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  • Intuit lance sa carte de crédit
    Depuis une décennie, le spécialiste américain de la comptabilité Intuit poursuit tranquillement sa stratégie de développement d'une offre de services bancaires complète, à l'intention de sa clientèle de PME : après le compte de dépôt et diverses options de financement, il propose désormais une carte de crédit, élaborée avec Mastercard.L'ambition sous-jacente reste inchangée puisqu'il s'agit de fournir aux responsables de petites structures les outils financiers dont ils ont besoin tout en leur

Intuit lance sa carte de crédit

Par : Patrice
26 juillet 2026 à 21:35
Mastercard
Depuis une décennie, le spécialiste américain de la comptabilité Intuit poursuit tranquillement sa stratégie de développement d'une offre de services bancaires complète, à l'intention de sa clientèle de PME : après le compte de dépôt et diverses options de financement, il propose désormais une carte de crédit, élaborée avec Mastercard.

L'ambition sous-jacente reste inchangée puisqu'il s'agit de fournir aux responsables de petites structures les outils financiers dont ils ont besoin tout en leur simplifiant la vie au quotidien, notamment en ce qui concerne leurs tâches administratives, son métier historique. En l'occurrence, la nouvelle carte de crédit veut apporter ce même avantage à ceux qui souhaitent disposer d'un instrument plus flexible que les variantes d'emprunt classique déjà disponibles, y compris en vue d'équiper leurs employés.

Tout d'abord, pour les utilisateurs de la plate-forme QuickBooks à qui elle s'adresse spécifiquement, les dépenses effectuées avec la carte seront instantanément synchronisées dans la comptabilité de l'organisation, pour un suivi en temps réel de la trésorerie et des frais engagés. Par ailleurs (et c'est aujourd'hui une fonction incontournable), une simple photographie du reçu permet d'associer automatiquement celui-ci à l'achat correspondant, sans requérir la moindre intervention manuelle.

Plus intéressant, le produit est dédié à l'entreprise et peut donc être délégué à différents représentants habilités. Le gestionnaire peut ainsi très facilement créer une carte, physique ou virtuelle, pour chaque employé qui le nécessiterait, avec limite personnalisée et notification lors de chaque utilisation. Contrairement aux solutions traditionnelles focalisées exclusivement sur le contrôle des frais professionnels, celle d'Intuit autorise nativement le financement de ces derniers, quel qu'en soit l'auteur.

Intuit Business Credit Card

Grâce à sa position au cœur de l'activité des entreprises, l'éditeur est également en mesure de maîtriser ses risques avec quasiment autant d'efficacité qu'une banque. En particulier, les clients de QuickBooks sont évalués sur la base de leurs finances et ceux qui paraissent suffisamment solides peuvent alors souscrire en quelques minutes, sans autre formalité. L'invitation sera attractive, notamment, pour les dirigeants de TPE qui n'ont souvent d'autre recours que de mettre à contribution leur carte personnelle pour leurs dépenses et affectent de la sorte leur score de crédit individuel.

Dans la plupart des cas, les tentatives d'intégration entre compatibilité ou, plus largement, services de gestion et produits financiers sont circonscrites à quelques capacités élémentaires, en général autour d'un compte de paiement. Elles impliquent donc autant de compromis que les velléités des banques de créer leurs propres socle de pilotage de l'entreprise, aux possibilités réduites. L'approche d'Intuit s'avère différente : petit à petit, elle construit une offre extensive capable de rivaliser avec l'industrie.

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  • Mastercard lutte contre les marchands fantômes
    Je ne sais pas pour vous mais quand je vois certaines arnaques, surtout en ligne, je me demande toujours comment il est possible que leurs auteurs aient accès aux systèmes de paiement standards, notamment par carte. Heureusement, Mastercard prépare une nouvelle gamme de services permettant de les refuser à l'entrée. Il était temps.Le fléau a pris de l'ampleur avec l'explosion du e-commerce due à la pandémie de 2021 et il est aujourd'hui en progression exponentielle grâce au recours à l'intellig

Mastercard lutte contre les marchands fantômes

Par : Patrice
1 juin 2026 à 21:30
Mastercard
Je ne sais pas pour vous mais quand je vois certaines arnaques, surtout en ligne, je me demande toujours comment il est possible que leurs auteurs aient accès aux systèmes de paiement standards, notamment par carte. Heureusement, Mastercard prépare une nouvelle gamme de services permettant de les refuser à l'entrée. Il était temps.

Le fléau a pris de l'ampleur avec l'explosion du e-commerce due à la pandémie de 2021 et il est aujourd'hui en progression exponentielle grâce au recours à l'intelligence artificielle. Les escrocs sont en mesure de créer très rapidement des boutiques (parfois physiques, plus souvent virtuelles) imitant des enseignes connues, sur lesquelles ils attirent les gogos avec des articles rares ou à prix cassé… qu'ils ne livrent pas (ou pas tels que promis), voire qui leur servent à détourner des données de paiement.

Avec ses nouveaux « Merchant Trust Services », Mastercard veut (enfin !) s'attaquer au problème. S'appuyant sur ses capacités de collecte d'information sur les entreprises et ses compétences en analyse de données, qui autorisent une détection précoce des comptes suspects, il propose aux établissements acquéreurs et aux plates-formes d'encaissement de les identifier et de les filtrer au plus tôt dans la (coûteuse) phase d'enrôlement et donc avant même qu'ils ne puissent installer leur activité criminelle.

En parallèle, une deuxième option devrait être déployée prochainement en Europe et aux États-Unis (la généralisation mondiale étant prévue d'ici la fin de l'année), à l'intention des émetteurs, cette fois. Le « Merchant Scam & Risk Indicator » (MSRI) leur fournira une estimation de la fiabilité du bénéficiaire durant la procédure d'autorisation. Des tests préliminaires démontrent son efficacité, avec des alertes, émises jusqu'à 90 jours plus tôt, sur 80% des marchands signalés avec les mécanismes existants.

Mastercard Merchant Trust Services

La réactivité est évidemment critique car le temps est l'élément sur lequel comptent les malfaiteurs pour maximiser leurs profits. La possibilité de déployer en quelques heures des dizaines ou des centaines de plates-formes d'e-commerce fictives, d'en propager l'existence sur le web et d'attirer des milliers de consommateurs crédules n'a de valeur que si l'illusion peut perdurer suffisamment longtemps, de manière à pouvoir engranger une somme significative et la faire « disparaître » avant toute riposte.

Tous les participants de la chaîne de valeur ont intérêt à réduire ces fraudes… et par voie de conséquence à profiter de l'initiative de Mastercard. Les marchands légitimes jouent la confiance de leurs visiteurs et clients : le moindre doute sur leur site est synonyme de vente perdue. Les émetteurs de carte sont confrontés aux réclamations de leurs porteurs, qui leur coûtent extrêmement cher. Les acquéreurs, enfin, sont, en dernier recours, responsables des malversations qu'ils autorisent passivement.

Cependant, cette perspective de bénéfices soulève une question essentielle : pourquoi fallait-il attendre 2026 pour que les acteurs des paiements envisagent d'instaurer un protocole de validation des entreprises auxquelles ils prêtent leurs services ? Peuvent-ils réellement invoquer une complexité (technique, peut-être ?) à mettre en place des barrières robustes contre les arnaques qui écument le web (entre autres) ?

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  • Mastercard prépare un comité de direction virtuel
    Que ce soit par effet d'aubaine ou, espérons-le, en raison des réels progrès qu'elle rend possible, l'intelligence artificielle redonne un nouveau souffle et de nouvelles ambitions à des idées déjà abordées, avec des résultats souvent mitigés, à la grande époque de la science des données. Dans cette perspective, Mastercard présente une série d'agents destinés à aider les PME à mieux piloter leur activité.Le constat de départ est trivial et toujours identique : quand les grands groupes et autres

Mastercard prépare un comité de direction virtuel

Par : Patrice
14 mars 2026 à 21:45
Mastercard
Que ce soit par effet d'aubaine ou, espérons-le, en raison des réels progrès qu'elle rend possible, l'intelligence artificielle redonne un nouveau souffle et de nouvelles ambitions à des idées déjà abordées, avec des résultats souvent mitigés, à la grande époque de la science des données. Dans cette perspective, Mastercard présente une série d'agents destinés à aider les PME à mieux piloter leur activité.

Le constat de départ est trivial et toujours identique : quand les grands groupes et autres entreprises de taille moyenne possèdent les moyens de recruter des responsables spécialisés afin de prendre en charge les différentes dimensions de leurs affaires, les petites structures reposent généralement sur leur seul propriétaire pour assumer tous les rôles, pour lesquels il n'a pas nécessairement les compétences requises et ce qui, dans tous les cas, le détourne de ce qui devrait constituer le cœur de son métier.

C'est un peu dans le but de rétablir l'équilibre que Mastercard conçoit donc des assistants à base d'IA capables de raisonner et d'accompagner le décideur désemparé comme le font aujourd'hui les membres d'un comité de direction traditionnel. Les fonctions qu'assumeront leurs premières incarnations – finances, marketing, opérations et cybersécurité – répondent aux enjeux prioritaires de l'audience visée, soit en termes de développement soit, et l'option est plus originale, en termes de protection.

Au sein de cette future équipe de choc, le premier module disponible sera un directeur financier virtuel. Contrairement aux générations anciennes, qui se contentaient de produire une analyse de la performance et des événements passés, celui-ci porte d'autres ambitions, avec des capacités d'analyse de la situation et de ses tendances, d'identification des risques et opportunités, de prédiction des évolutions, et de conseil tactique ou de long terme pour la croissance des ventes et l'optimisation des résultats.

Mastercard Virtual C-Suite

Derrière le dispositif, Mastercard a construit des modèles propriétaires à partir des masses gigantesques de données qui transitent dans son réseau, qui lui permettent de promettre à la fois une qualité incomparable et un niveau de personnalisation élevé dans l'accompagnement de ses utilisateurs. Si l'approche semble légitime pour les fonctions opérationnelles d'une entreprise, elle interroge toutefois sur son applicabilité en matière de cybersécurité (où les besoins sont considérables), à moins qu'il ne soit question que de lutte contre la fraude dans les paiements, ce qui serait décevant.

Les directeurs virtuels seront commercialisés auprès des institutions financières, naturellement, mais également des plates-formes de comptabilité et, plus largement, des éditeurs de logiciels, qui souhaitent compléter leur offre aux TPE. Apparemment, la stratégie consisterait à intégrer profondément les agents IA dans leur environnement hôte, en autorisant ces derniers à interagir directement avec les systèmes en place, par exemple pour l'exécution de paiements ou le lancement de campagnes marketing. L'implémentation en sera d'autant plus complexe – et susceptible de faire reculer les clients potentiels – mais également beaucoup plus efficace et porteuse de valeur.

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  • Mastercard lance le versement de prêt sur carte
    Entre la transformation de son support historique en plastique et la désaffection des américains pour la version de la carte dévolue au crédit, Mastercard explore activement les nouvelles opportunités que lui offrent les technologies modernes : grâce à un partenariat avec LoanPro, elle s'apprête à lancer une option pour le prêt classique.En dehors des cas de financement d'un achat spécifique, le crédit à la consommation non affecté est généralement déboursé via un transfert vers le compte banca

Mastercard lance le versement de prêt sur carte

Par : Patrice
22 décembre 2025 à 22:25
Mastercard
Entre la transformation de son support historique en plastique et la désaffection des américains pour la version de la carte dévolue au crédit, Mastercard explore activement les nouvelles opportunités que lui offrent les technologies modernes : grâce à un partenariat avec LoanPro, elle s'apprête à lancer une option pour le prêt classique.

En dehors des cas de financement d'un achat spécifique, le crédit à la consommation non affecté est généralement déboursé via un transfert vers le compte bancaire de l'emprunteur… qui présente quelques inconvénients notables, entre autres de réactivité (quand les virements instantanés ne sont pas systématiques) ou d'exclusion (pour les personnes non bancarisées, nombreuses en Amérique du Nord). Aujourd'hui, les téléphone mobiles autorisent une expérience plus fluide et plus universelle.

La solution introduite par Mastercard consiste donc à fournir au client une carte virtuelle dès le crédit accordé – une déclinaison avec une carte physique est également possible… sans garantir la même instantanéité. Il lui suffit ensuite de l'enregistrer dans son porte-monnaie Google Wallet ou Apple Pay. En un tournemain, il peut alors régler ses achats dans tous les commerces affiliés. Le résultat est presque identique à une carte de crédit… avec un remboursement par échéances fixes, plus facile à maîtriser.

En arrière-plan, LoanPro mettra à la disposition des établissements de crédit intéressés sa plate-forme de distribution de prêts par API, qui leur procure un maximum de flexibilité en vue de l'intégrer à leurs propres services, en proposant un parcours utilisateur optimisé à leur clientèle. Ils peuvent de la sorte déployer facilement un produit attractif auprès du grand public et des entrepreneurs – les deux cibles principales visées –, en ligne avec leurs attentes à l'ère « digitale ». Ils bénéficieront même de la faculté d'enrichir l'expérience, par exemple à travers des programmes de fidélité dédiés.

L'initiative permet naturellement à Mastercard de prolonger la pertinence de son métier dans un monde qui non seulement voit les instruments de paiement se diversifier – avec, en particulier, une menace de plus en plus précise sur son réseau – mais combine aussi désormais fréquemment de manière transparente le paiement avec une forme ou une autre de financement (notamment via les facilités de fractionnement). Et ces arguments résonnent certainement tout autant chez les décideurs des pourvoyeurs de crédit…

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  • Mastercard à l'assaut du score de crédit
    À l'instar de nombreux autres acteurs de l'industrie qui manipulent des masses gigantesques de données financières, révélant une partie de la vie des utilisateurs de leurs services, Mastercard dévoile à son tour une suite de solutions permettant d'évaluer la fiabilité des consommateurs en complément – ou en remplacement ? – du score de crédit.Avec Credit Intelligence, la firme reprend une promesse maintes fois entendue : quand un emprunteur potentiel ne dispose pas d'un historique suffisant pou

Mastercard à l'assaut du score de crédit

Par : Patrice
4 décembre 2025 à 21:30
Mastercard
À l'instar de nombreux autres acteurs de l'industrie qui manipulent des masses gigantesques de données financières, révélant une partie de la vie des utilisateurs de leurs services, Mastercard dévoile à son tour une suite de solutions permettant d'évaluer la fiabilité des consommateurs en complément – ou en remplacement ? – du score de crédit.

Avec Credit Intelligence, la firme reprend une promesse maintes fois entendue : quand un emprunteur potentiel ne dispose pas d'un historique suffisant pour avoir établi sa réputation auprès des agences de notation spécialisées, il est possible de recourir à d'autres sources de données plutôt que d'écarter sa demande sans autre forme de procès. Avec son réseau qui traite les opérations de paiement par carte de ses porteurs, Mastercard est naturellement bien placée pour se positionner sur ce créneau.

Déjà exploitée par quelques-uns de ses partenaires aux États-Unis, au Brésil, en Australie…, la plate-forme propose d'accéder, via un jeu d'API spécifique, à des informations riches issues de l'analyse du profil et des transactions réalisées par la personne évaluée (dont elle dérive une connaissance, par exemple, des catégories principales de ses achats, des montants concernés…). Des modèles propriétaires transforment ensuite cette matière brute en une estimation du risque de défaillance.

En comparaison de ses concurrents, de plus en plus nombreux, Mastercard vante évidemment la portée étendue de son « radar », dans un monde où les règlements par carte deviennent majoritaires, et sa capacité à capturer les tendances en temps réel, ce qui joue à la fois sur la qualité des résultats fournis pour un individu mais également sur la performance de ses algorithmes, qui peuvent être réactualisés au fur et à mesure des évolutions conjoncturelles globales ou locales, par un entraînement permanent.

Mastercard Credit Intelligence

A priori, Credit Intelligence est destiné aux émetteurs désireux de développer leurs activités de prêt. Mais un autre scénario de mise en œuvre semble possible… du côté des acquéreurs. Imaginez un terminal de paiement reconnaissant un client grâce à sa carte de paiement, qui se verrait automatiquement proposer un financement, son éligibilité étant formellement validée en arrière-plan sans autre friction que la sollicitation de l'accord du porteur sur le partage de ses données (déjà intégrée, bien sûr).

Malgré son avantage considérable en termes d'accès à un trésor de matière première, Mastercard arrive tardivement sur le marché, encombré, de l'analyse des données de finances personnelles. Cependant, son métier d'origine est susceptible de lui offrir des opportunités d'usage inédites. A contrario, la marque n'étant pas en première ligne dans l'esprit des consommateurs, elle aura peut-être des difficultés à faire accepter son intrusion dans leur vie privée, même avec les précautions réglementaires nécessaires.

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  • PayPal adopte un outil de Mastercard
    Poursuivant sa stratégie d'expansion dans le commerce de proximité, PayPal adopte la solution « One Credential » présentée par Mastercard au début de l'année. Celle-ci permet aux porteurs de cartes de la marque d'affecter automatiquement les dépenses effectuées sur l'instrument de leur choix, en fonction de critères élémentaires.Comme son nom l'indique, la nouvelle fonction, proposée à tous les émetteurs partenaires du réseau rouge et orange, consiste à associer plusieurs moyens de paiement à u

PayPal adopte un outil de Mastercard

Par : Patrice
9 juin 2025 à 22:00
PayPal
Poursuivant sa stratégie d'expansion dans le commerce de proximité, PayPal adopte la solution « One Credential » présentée par Mastercard au début de l'année. Celle-ci permet aux porteurs de cartes de la marque d'affecter automatiquement les dépenses effectuées sur l'instrument de leur choix, en fonction de critères élémentaires.

Comme son nom l'indique, la nouvelle fonction, proposée à tous les émetteurs partenaires du réseau rouge et orange, consiste à associer plusieurs moyens de paiement à un seul identifiant (celui d'une carte « maîtresse », semble-t-il). Pour ce faire, un module applicatif, à intégrer dans l'application bancaire, invite l'utilisateur à sélectionner les outils qu'il possède ou auxquels il est éligible et à définir les gammes de montant pour lesquels chacun d'eux sera mis à contribution lors d'une transaction.

Selon l'établissement et son offre, il sera ainsi possible d'enregistrer une option de débit sur un compte, une carte prépayée, une carte de crédit, un règlement par tempéraments (voire, vraisemblablement, un règlement fractionné sans frais)… Le consommateur peut alors décider, via un simple paramétrage, que, par exemple, les opérations de moins de 100 dollars sont imputés sur la première, puis sur sa carte de crédit jusqu'à 500 dollars… et reporter les (rares) achats les plus importants sur une ligne de crédit.

Mastercard vante l'utilisation de « One Credential » pour encourager la prise de bonnes habitudes financières. Le raisonnement est un peu tiré par les cheveux mais il mérite de s'y attarder, ne serait-ce qu'en guise de source d'inspiration : à travers son pilotage de multiples outils, le dispositif procure la faculté aux émetteurs de débloquer progressivement de nouvelles solutions – dont la complexité et les risques qu'elles induisent vont croissant – au fur et à mesure des usages (raisonnables) constatés.

Mastercard One Credential

Malgré la promesse de répondre à la demande pressante, en particulier de la part des jeunes générations, de flexibilité dans le pilotage de leurs paiements, les capacités de configuration disponibles paraissent extrêmement limitées puisqu'elles ne portent que sur le montant unitaire de chaque transaction. Elles font pâle figure, notamment, face aux mécanismes de gestion intelligents mis en œuvre par les pionniers de la « super carte » tels que Curve, dont on ne peut éviter de rapprocher cette initiative.

On pourrait comprendre que l'approche parvienne à séduire des acteurs historiques, aujourd'hui dépassés par cette concurrence émergente, mais il est beaucoup plus surprenant que PayPal s'en empare, alors que son ADN comportait justement un principe d'identifiant unique au-dessus d'un moyen de paiement multi-sources (autorisant même, dans certaines circonstances, le changement a posteriori). Décidément, la stratégie de l'ex-trublion est désormais difficile à décrypter… et laisse entrevoir une certaine indécision, renforcée par l'irruption de sa filiale Venmo, historiquement focalisée sur les échanges entre pairs, dans les paiements marchands.

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  • Mastercard veut éradiquer les numéros de carte
    Le projet de Mastercard de faire disparaître d'ici à la fin de la décennie le modèle de paiement du commerce en ligne en vigueur depuis sa naissance est à la fois réaliste, les techniques à mettre en œuvre étant éprouvées, et radicalement ambitieux, par l'ampleur des transformations qu'il implique dans un univers plutôt conservateur.L'objectif visé n'est lui-même pas très original, puisqu'il ressort de deux constats presque aussi anciens que l'internet marchand. Il s'agit d'une part de lutter c

Mastercard veut éradiquer les numéros de carte

Par : Patrice
16 novembre 2024 à 22:10
Mastercard
Le projet de Mastercard de faire disparaître d'ici à la fin de la décennie le modèle de paiement du commerce en ligne en vigueur depuis sa naissance est à la fois réaliste, les techniques à mettre en œuvre étant éprouvées, et radicalement ambitieux, par l'ampleur des transformations qu'il implique dans un univers plutôt conservateur.

L'objectif visé n'est lui-même pas très original, puisqu'il ressort de deux constats presque aussi anciens que l'internet marchand. Il s'agit d'une part de lutter contre la fraude, sept fois plus élevée en moyenne que pour les opérations en face à face, en raison notamment de la facilité avec laquelle les informations de carte peuvent être détournées. D'autre part, l'expérience utilisateur, avec ses saisies fastidieuses, laisse toujours à désirer et engendre des taux d'abandon de panier anormalement élevés.

La réponse que propose Mastercard à ces deux handicaps n'étonnera guère, puisqu'elle correspond à ce à quoi nous a désormais habitués Apple Pay. Elle combine trois volets complémentaires, qui participent aux deux dimensions du défi à relever, de sécurité et de convivialité : la « tokénisation » qui remplace les données statiques par un jeton unique pour chaque transaction, le paiement en un clic (sans mots de passe, remplacés par une approche de « passkey ») et l'authentification biométrique. Bien sûr, chacun de ces composants est déjà exploité et maîtrisé, parfois depuis des années.

Mastercard Vision

En revanche, ce qui rend la promesse optimiste est l'espoir de leur généralisation simultanée en 2030, jusqu'à imaginer que, à cette échéance, les cartes physiques qui seront distribuées ne possèderont plus de numéro (il n'est pas seulement question d'en supprimer l'impression mais de l'éliminer totalement). Naturellement, avant d'envisager une telle rupture, il faudra que les commerçants aient tous implémenté le nouveau système… et que leurs clients aient tous adopté les comportements associés.

Pour les premiers, le surcroît de protection contre les malversations et de simplicité d'usage constituera un argument séduisant, qui pourrait même prendre une tournure coercitive si les émetteurs décident de pénaliser ceux qui rechigneraient à abandonner les anciens mécanismes, devenus trop fragiles. Pour les seconds, le changement de leurs habitudes, avec un recours obligatoire à un contrôle biométrique potentiellement perçu comme intrusif, sera peut-être plus difficile à faire accepter.

Dans une large mesure, Mastercard pose avec cette initiative un jalon important pour l'abandon du support matériel pour les paiements, qui n'a, en tout état de cause, jamais été qu'une incongruité dans l'histoire de l'e-commerce. Il faudra probablement quelques années supplémentaires pour que la carte cède la place aux porte-monnaie virtuels dans les magasins de proximité, mais la tendance paraît aujourd'hui inéluctable et l'enjeu sous-jacent est évidemment vital pour les réseaux historiques.

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  • Mastercard s'aventure dans l'identité digitale
    Alors que les besoins d'identité « digitale » se font plus pressants et que les solutions optimales peinent à émerger (par exemple celle de l'Europe), Mastercard proposera bientôt quelques fonctions essentielles – directement intégrées avec ses instruments de paiement – susceptibles de répondre aux cas d'utilisation les plus courants.Qu'il s'agisse de s'assurer du pays de résidence d'un visiteur sur un site administratif ou de l'âge de la personne qui achète de l'alcool sur une boutique en lign

Mastercard s'aventure dans l'identité digitale

Par : Patrice
15 octobre 2024 à 21:30
Mastercard
Alors que les besoins d'identité « digitale » se font plus pressants et que les solutions optimales peinent à émerger (par exemple celle de l'Europe), Mastercard proposera bientôt quelques fonctions essentielles – directement intégrées avec ses instruments de paiement – susceptibles de répondre aux cas d'utilisation les plus courants.

Qu'il s'agisse de s'assurer du pays de résidence d'un visiteur sur un site administratif ou de l'âge de la personne qui achète de l'alcool sur une boutique en ligne (ou, comme l'impose désormais la loi française, pour la consultation de contenus pornographiques), les occasions ne manquent pas dans le monde numérique de devoir prouver telle ou telle caractéristique d'identité. Et personne ne souhaite que ces contrôles induisent des frictions dans les expériences utilisateur qui en comportent déjà bien assez.

Bien que son périmètre fonctionnel soit limité (à ce stade ?), l'approche de Mastercard, qui s'appuie sur les nouvelles spécifications EMV (définissant les standards de paiement par carte), s'avère élégante. En effet, elle autorise, moyennant son intégration préalable par les émetteurs (seuls détenteurs des données correspondantes), la vérification instantanée et transparente, simultanément au paiement, de la date de naissance, de l'âge, de l'adresse…, en ne révélant que les informations strictement nécessaires.

Le service sera bientôt déployé dans quelques pays européens, avec un programme d'expansion sur d'autres marchés dans le courant de 2025. Naturellement, l'institution affirme son intention de collaborer avec des gouvernements et autres organisations pour son développement : le succès passe impérativement par une implication concrète de multiples parties prenantes, les consommateurs, bien sûr, mais également les entreprises qui requièrent ce type de capacité et les opérateurs qui les valident.

Mastercard – Digital ID

Le lancement initial de notre côté de l'Atlantique est particulièrement savoureux quand on considère que, outre le porte-monnaie d'identité numérique européen spécifiquement dédié à ce besoin (dans une perspective beaucoup plus large et générique), un groupe de banques du continent exprime l'ambition d'offrir un jour (probablement pas avant plusieurs années) sa propre réponse au sein de son outil de paiement Wero… positionné comme concurrent souverain des grands réseaux américains.

Voilà plus d'une décennie que quelques visionnaires répètent que l'identité « digitale » constitue une niche attractive, sur laquelle les banques ont longtemps bénéficié d'une fenêtre d'opportunité extraordinaire. En dehors de la poignée de pays où elle a été saisie, elle leur revient aujourd'hui en double boomerang, abordée comme un lointain sous-produit d'un futur instrument de paiement (qui confirme finalement leur intérêt, aussi tardif soit-il) pendant qu'un géant des paiements, justement, les invite à s'embarquer dès maintenant dans l'aventure, même sous une forme embryonnaire.

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  • Un moyen de paiement pour l'internet des objets
    Comme d'autres, la grande vogue de l'internet des objets est passée, mais le concept continue de vivre et se développer. Dans le domaine des paiements autonomes entre machines, par exemple, les initiatives ponctuelles ouvrent maintenant la voie à des approches extensives, telles que celle que lance Mastercard avec le spécialiste Pairpoint.Ce dernier, filiale commune de l'opérateur de télécommunication Vodafone et du groupe industriel Sumitomo, conçoit une plate-forme destinée à servir d'intermé

Un moyen de paiement pour l'internet des objets

Par : Patrice
12 octobre 2024 à 21:30
Mastercard
Comme d'autres, la grande vogue de l'internet des objets est passée, mais le concept continue de vivre et se développer. Dans le domaine des paiements autonomes entre machines, par exemple, les initiatives ponctuelles ouvrent maintenant la voie à des approches extensives, telles que celle que lance Mastercard avec le spécialiste Pairpoint.

Ce dernier, filiale commune de l'opérateur de télécommunication Vodafone et du groupe industriel Sumitomo, conçoit une plate-forme destinée à servir d'intermédiaire générique dans l'écosystème des objets. Dans des usages individuels comme dans des contextes d'entreprises, sa mission consiste à faciliter les échanges d'information et autres interactions entre toutes sortes de matériels, sans intervention humaine.

Grâce à sa collaboration avec Mastercard, les paiements font désormais leur entrée dans la panoplie de services proposés. Pour ce faire, chaque équipement connecté se voit attribuer une identité numérique propre, inscrite dans la carte SIM gérant ses communications. Dès lors, son propriétaire, agissant comme une sorte de mandataire, a la possibilité de l'autoriser à exécuter des transactions dans un périmètre prédéfini.

Les scénarios de mise en œuvre sont multiples, parmi lesquels sont évoqués les flottes de véhicules professionnels, auxquels serait allouée la faculté de régler directement les frais de carburant ou de recharge, de stationnement, de péages autoroutiers… indépendamment du conducteur présent au volant, ou encore l'hypothèse d'un conteneur capable de payer « lui-même » son transporteur, ses taxes portuaires en fonction de sa cargaison et de son poids, transmis aux systèmes d'encaissement.

Mastercard x Pairpoint

La solution, qui supporte tous les réseaux de paiement et est ouverte à tous les acteurs de téléphonie, sera déployée d'abord au Royaume-Uni, d'ici la fin de l'année, l'extension à l'Europe continentale étant prévue dans la foulée (vraisemblablement dans les zones d'influence de Vodafone, en capitalisant sur son offre IoT existante).

La prolifération des agents intelligents, dont on nous promet qu'ils pourront bientôt réaliser des opérations pour le compte d'un humain, rend de plus en plus pressant le besoin d'instruments de paiement adaptés. La réponse de Pairpoint, spécifique pour les incarnations matérielles, esquisse l'émergence de ce nouveau marché. Cependant, en particulier en l'absence de précisions sur son intégration dans l'univers des paiements actuels (faut-il renouveler tous les équipements en place aujourd'hui ?), il s'agit probablement d'une première étape sur un chemin encore très long…

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  • Les lents progrès de la lutte contre la fraude
    Quand Mastercard annonce, il y a quelques jours, une extension bienvenue de sa solution de lutte contre la fraude aux paiements volontaires (à base d'intelligence artificielle, bien sûr), elle dévoile en contre-jour une des failles béantes des approches existantes, qui restera malheureusement à combler de manière systémique.Prévu dans d'autres régions au cours de l'année qui vient, le déploiement de la dernière nouveauté est pour l'instant réservé au Royaume-Uni, où il coïncide avec l'évolution

Les lents progrès de la lutte contre la fraude

Par : Patrice
28 septembre 2024 à 22:00
Mastercard
Quand Mastercard annonce, il y a quelques jours, une extension bienvenue de sa solution de lutte contre la fraude aux paiements volontaires (à base d'intelligence artificielle, bien sûr), elle dévoile en contre-jour une des failles béantes des approches existantes, qui restera malheureusement à combler de manière systémique.

Prévu dans d'autres régions au cours de l'année qui vient, le déploiement de la dernière nouveauté est pour l'instant réservé au Royaume-Uni, où il coïncide avec l'évolution à partir du mois prochain de la réglementation qui va désormais rendre quasiment obligatoire le remboursement par les institutions financières des victimes des arnaques dites « APP » (pour « authorized push payment », c'est-à-dire les transactions initiées en toute légitimité par le client mais en réponse à une escroquerie).

La solution actuelle de Mastercard, déjà adoptée par 11 banques britanniques, est conçue pour identifier, à partir d'une analyse de données diverses, et intercepter les malversations au niveau de l'émission du règlement. Les statistiques nationales montrent que les outils de ce genre, avec les campagnes de prévention, ont permis de réduire l'impact des incidents, mais avec une baisse de seulement 12% des sommes détournées sur l'année 2023, leur efficacité reste manifestement marginale.

À défaut d'idée révolutionnaire, Mastercard introduit une fonction complémentaire, consistant à transmettre instantanément les scores de risque ainsi établis sur chaque opération à l'établissement de son bénéficiaire (qu'ils aient entraîné un blocage ou non). De cette manière, il devient plus facile de repérer les comptes de mules – utilisés dans le but d'encaisser les profits malhonnêtes – surtout si de multiples signalements indépendants convergent, puis de prendre les mesures qui s'imposent.

Naturellement, le principe paraît trivial, au point de se demander pourquoi il n'est pas généralisé depuis longtemps. Sans (évidemment) reprocher les progrès accomplis par une entreprise spécifique, il serait tellement logique que toutes les banques, quelles que soient leurs technologies et procédures de détection de la fraude (dont elles n'auraient rien à dévoiler de leurs « précieux » secrets pour ce faire), partagent avec leurs consœurs directement concernées leurs suspicions vis-à-vis de comptes exploités à des fins criminelles. Mais voilà, une telle collaboration à l'échelle de l'industrie semble aujourd'hui inconcevable… pour le plus grand bonheur des escrocs.

Mastercard Safety & Security

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    Apparu vers 2018, notamment grâce à Minna Technologies, le pilotage des abonnements à partir des comptes bancaires s'est largement répandu dans les institutions financières. Mais, hormis quelques initiatives marginales, il s'est toujours focalisé sur les besoins du grand public. Mastercard commence maintenant à l'offrir aux entreprises.Qu'il ait fallu attendre aussi longtemps pour décliner le concept à l'intention des professionnels est, une nouvelle fois, révélateur de la négligence dont ces d

Gestion des souscriptions pour les PME

Par : Patrice
12 septembre 2024 à 21:32
Mastercard
Apparu vers 2018, notamment grâce à Minna Technologies, le pilotage des abonnements à partir des comptes bancaires s'est largement répandu dans les institutions financières. Mais, hormis quelques initiatives marginales, il s'est toujours focalisé sur les besoins du grand public. Mastercard commence maintenant à l'offrir aux entreprises.

Qu'il ait fallu attendre aussi longtemps pour décliner le concept à l'intention des professionnels est, une nouvelle fois, révélateur de la négligence dont ces derniers font l'objet de la part de l'industrie. Après tout, les petites structures, en particulier, sont confrontées aux mêmes problématiques que les consommateurs face à la prolifération des produits et services distribués sous forme de souscription, dont il est si difficile de suivre les échéances et la pertinence au fil des renouvellements automatiques.

La solution, concoctée avec le prestataire indien Nuclei, que Mastercard déploie d'abord dans la région du Golfe Persique, avant une extension à son périmètre « EEMEA » (Europe de l'Est, Moyen-Orient et Afrique), n'est pas détaillée mais on peut imaginer qu'elle permet, en ligne avec les standards du genre, de détecter, via une analyse des transactions récurrentes de paiement, et inventorier les abonnements en cours, en proposant des facilités de résiliation, voire de substitution, en un clic (ou presque).

Il faut toutefois noter que – contrairement au produit indépendant que constitue l'offre grand public, capable d'explorer les comptes bancaires en général – la démarche est ici directement intéressée. Son périmètre d'application est en effet strictement limité aux cartes, l'objectif étant, en arrière-plan, d'encourager les PME à utiliser celles-ci sans réserves pour les règlements récurrents. Ses arguments sont plutôt raisonnables entre la simplicité par rapport à la mise en place de prélèvements, avec la possibilité de délégation aux collaborateurs, et la nouvelle capacité de suivi centralisée.

D'un autre côté, cette limitation n'en est pas vraiment une car les souscriptions imputées sur les comptes sont déjà, par essence, plus ou moins sous contrôle. Par ailleurs, tous ces mécanismes sont certainement adaptés aux plus petites organisations, dans lesquelles il est facile pour le responsable financier de s'assurer auprès des intéressés (et de leur hiérarchie, le cas échéant) de la légitimité de leurs engagements, mais les processus correspondants deviennent rapidement complexes pour les grosses PME.

Telle est peut-être la raison pour laquelle la gestion des abonnements n'est pas encore développée pour les entreprises : afin qu'elle soit réellement efficace, il faudrait qu'elle s'accompagne de facultés de « gestion distribuée », partagée entre les multiples parties prenantes. Et voilà une opportunité de créer une offre originale et distinctive !

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  • Mastercard facilite les transferts de compte
    En marge de son métier historique, Mastercard continue à développer ses activités dans le domaine de la banque ouverte. Son dernier ajout en date propose ainsi aux institutions financières un système de mise à jour automatique auprès des correspondants lors de l'ouverture d'un compte ou dans les cas de changement sur un compte existant.Ce sont en fait deux offres complémentaires, développées en collaboration avec le spécialiste Atomic, qui font leur apparition au catalogue de Mastercard (unique

Mastercard facilite les transferts de compte

Par : Patrice
8 juin 2024 à 23:30
Mastercard
En marge de son métier historique, Mastercard continue à développer ses activités dans le domaine de la banque ouverte. Son dernier ajout en date propose ainsi aux institutions financières un système de mise à jour automatique auprès des correspondants lors de l'ouverture d'un compte ou dans les cas de changement sur un compte existant.

Ce sont en fait deux offres complémentaires, développées en collaboration avec le spécialiste Atomic, qui font leur apparition au catalogue de Mastercard (uniquement aux États-Unis). L'une, « Deposit Switch » prend en charge les dépôts, principalement pour les versements de salaires, tandis que l'autre, « Bill Pay Switch », gère les prélèvements récurrents. Dans les deux cas, une connexion directe aux fournisseurs – plates-formes de gestion de paye et services en ligne des grands facturiers – autorise la modification des informations enregistrées de manière aussi transparente que possible.

Concrètement, en prenant l'exemple d'une intégration dans un parcours d'entrée en relation d'une banque, le prospect est invité, une fois son nouveau compte créé, à s'identifier sur le portail de chacune des organisations auxquelles il a transmis ses références bancaires, à sélectionner parmi la liste extensive d'options disponibles. Les anciennes données sont alors remplacées instantanément sans autre intervention. Naturellement, l'ensemble de la démarche se déroule sans rupture dans l'expérience.

Dans un contexte de maturité du marché, où la plupart des établissements se livrent à une lutte sans merci afin de conquérir les clients de leurs concurrents, la solution de Mastercard apporte un avantage incomparable : alors que les frictions habituelles de migration des engagements antérieurs conduisent souvent à un usage secondaire du compte ouvert, elle encourage, par sa simplicité et par son inclusion au cœur de la procédure de souscription, à en faire immédiatement un instrument primaire.

Le concept est loin d'être inédit – dans son volet des dépôts, il est commercialisé par Plaid depuis 2021 et U.S. Bank l'a déployé l'année dernière, notamment – mais, outre l'intérêt de cibler tous les échanges récurrents afin de faciliter la vie des consommateurs, l'arrivée de Mastercard sur ce terrain devrait stimuler son adoption. Et, si on en croit l'exemple du Royaume-Uni, via une approche certes différente, les efforts de portabilité, introduisant plus de fluidité dans les transitions, ont un impact réel sur la propension des clients à rechercher les meilleures offres et faire jouer la concurrence à plein.

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  • Mastercard étend son pilote de souscriptions
    Moins d'un an après la présentation de sa solution de pilotage des abonnements depuis le compte bancaire, Mastercard en expérimente une déclinaison multi-établissements et ouvre de la sorte (involontairement ?) la voie à une guerre concurrentielle dans l'industrie, probablement inévitable à terme, via l'« open banking ».La nouvelle offre « smart subscriptions », à l'intention des institutions financières, repose d'abord sur un principe désormais largement répandu : une analyse de l'historique d

Mastercard étend son pilote de souscriptions

Par : Patrice
12 mars 2024 à 21:30
Mastercard
Moins d'un an après la présentation de sa solution de pilotage des abonnements depuis le compte bancaire, Mastercard en expérimente une déclinaison multi-établissements et ouvre de la sorte (involontairement ?) la voie à une guerre concurrentielle dans l'industrie, probablement inévitable à terme, via l'« open banking ».

La nouvelle offre « smart subscriptions », à l'intention des institutions financières, repose d'abord sur un principe désormais largement répandu : une analyse de l'historique des transactions permet d'identifier les souscriptions du détenteur du compte. Outre la faculté de mieux suivre, et anticiper, ces paiements récurrents, des options contextuelles proposent alors de suspendre, résilier ou transférer chez un autre fournisseur, opportunément mis en avant, les services correspondants.

À ce socle, Mastercard ajoute donc maintenant une dimension supplémentaire qui change tout. En effet, alors que les systèmes existants sont conçus pour se « brancher » sur le système d'information de la banque qui l'adopte, celui-ci est intégré avec la plate-forme d'agrégation de l'enseigne (issue de l'acquisition de Finicity). Ainsi, au prix, il est vrai, d'un effort de la part du consommateur, qui doit connecter ses différents comptes, tous ses abonnements sont pris en charge, quel qu'en soit le mode de règlement.

Mastercard Open Banking

Pour les américains visés par le déploiement actuel, en mode pilote, l'avantage est de disposer d'un point de contrôle centralisé de leurs souscriptions, souvent réparties sur leurs multiples cartes de crédit. Pour les institutions financières, il n'est plus seulement question de procurer un outil d'optimisation des finances personnelles à leurs clients ni, comme avec la première version de son produit, de réduire le coût des interventions sur contestation des règlements, mais aussi d'attaquer frontalement la concurrence.

Si les quelques implémentations d'accès aux données d'établissements tiers dans les applications des banques se contentent aujourd'hui de fonctions peu stratégiques de consultation de soldes, de transactions et au mieux, de leur répartition par catégories, Mastercard suggère, en revanche, aux adeptes de « smart subscriptions » de s'immiscer dans les relations de leurs clients avec d'autres partenaires financiers en s'appropriant l'intermédiation de leurs abonnements par le biais de promotions.

En d'autres termes, la visibilité acquise sur les comptes des personnes, quel qu'en soit le teneur, sera potentiellement retournée contre ce dernier. Naturellement, de jeunes pousses se sont fait une spécialité de ce modèle mais elles sont rarement menaçantes pour les acteurs historiques. S'il commence à se généraliser au cœur du sérail, les réactions risquent d'être virulentes et de relancer les débats sur la légitimité du partage d'information de plus en plus fréquemment imposé par les régulateurs.

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  • Mastercard simplifie les ouvertures de compte
    Peu à peu, projet après projet, l'incursion de Mastercard dans l'univers de la banque ouverte, entamée en 2020 avec l'acquisition de Finicity, trouve sa place dans ses activités historiques. Sa dernière annonce en date propose aux émetteurs de cartes de débit et prépayées, aux États-Unis, de simplifier leurs procédures d'ouverture de compte.Le programme « Open Banking for Account Opening » est accessible, sans coût supplémentaire, à tous les partenaires de l'enseigne. Il leur permet d'intégrer

Mastercard simplifie les ouvertures de compte

Par : Patrice
29 février 2024 à 21:30
Mastercard
Peu à peu, projet après projet, l'incursion de Mastercard dans l'univers de la banque ouverte, entamée en 2020 avec l'acquisition de Finicity, trouve sa place dans ses activités historiques. Sa dernière annonce en date propose aux émetteurs de cartes de débit et prépayées, aux États-Unis, de simplifier leurs procédures d'ouverture de compte.

Le programme « Open Banking for Account Opening » est accessible, sans coût supplémentaire, à tous les partenaires de l'enseigne. Il leur permet d'intégrer dans leurs parcours d'enrôlement des clients, particuliers et petites entreprises, une étape (optionnelle, vraisemblablement) de connexion au compte bancaire, grâce à laquelle ils obtiennent instantanément l'authentification de l'identité du détenteur, la validation des informations transmises et une confirmation de disponibilité des fonds.

Les bénéfices d'une telle approche sont désormais bien connus. Outre la réactivité accrue pour l'utilisateur final, qui peut profiter de son compte sans délai, son fournisseur gagne en efficacité, avec des moyens de contrôle largement automatisés, en fiabilité, avec des échanges numériques de bout en bout réduisant la probabilité d'erreurs humaines, et sur sa maîtrise des risques, par la mise en place de vérifications en amont, entre autres lors du provisionnement, exposé aux rejets pour fonds insuffisants.

Mastercard – Open Banking for Account Opening

La solution est idéalement adaptée aux cartes de débit et prépayées puisque celles-ci sont fréquemment adossées à un compte bancaire, dans leur fonctionnement normal. Cette caractéristique devrait encourager son recours par la cible visée, alors que toutes les mises en œuvre des mécanismes de banque ouverte dans des cadres similaires montrent déjà un taux d'adoption élevé. Pour les émetteurs, son inclusion transparente dans l'offre de Mastercard représente donc un avantage considérable.

La maturation prend beaucoup de temps mais la prise de position des réseaux de paiement (Visa suit une démarche analogue) dans un domaine apparemment concurrent de leur métier d'origine, et longtemps maintenue sur une ligne de développement indépendante, finit par s'inscrire dans une stratégie de convergence qui prend progressivement tout son sens. Il reste que ces initiatives sont, par essence, nationales ou, au mieux, régionales… ce qui complique la tâche pour des acteurs globaux.

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