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  • Les Google Glass bientôt de retour ?
    Séquence nostalgie (encore !). Une douzaine d'années après sa première tentative, qui s'est soldée par un retrait du marché, Google se lance à nouveau dans l'aventure des lunettes connectées, probablement sous la pression concurrentielle du partenariat conclu entre Meta et Ray-Ban. Les évolutions apportées à cette itération suffiront-elles cette fois à lui ouvrir les portes du succès ?Il faut d'abord préciser que, pour l'instant, il n'est pas directement question pour le géant du web de produir

Les Google Glass bientôt de retour ?

Par : Patrice
18 février 2026 à 21:30
Android
Séquence nostalgie (encore !). Une douzaine d'années après sa première tentative, qui s'est soldée par un retrait du marché, Google se lance à nouveau dans l'aventure des lunettes connectées, probablement sous la pression concurrentielle du partenariat conclu entre Meta et Ray-Ban. Les évolutions apportées à cette itération suffiront-elles cette fois à lui ouvrir les portes du succès ?

Il faut d'abord préciser que, pour l'instant, il n'est pas directement question pour le géant du web de produire et distribuer ses propres matériels. Seules sont proposées des recommandations de design pour les développeurs d'applications qui souhaiteront adapter à ces futurs appareils leurs solutions conçues pour le système Android XR. Elles s'accompagnent de divers indices sur les exigences que devront respecter les constructeurs, l'ensemble donnant une idée du mode de fonctionnement envisagé.

Deux versions de lunettes sont prises en charge, avec ou sans un écran privé, qui complète l'affichage superposé au champ de vision normal. Les composants d'interaction physique ne rompent pas avec les traditions et se limitent essentiellement à un interrupteur général et une petite surface sur une branche jouant un rôle de pavé tactile. De toutes manières, la première préconisation de Google est un pilotage multi-modal des logiciels, reposant largement sur les commandes vocales et par gestes.

En termes de fonctions natives, aucune révolution non plus : le principal attrait de ce genre d'équipement réside dans sa caméra et sa capacité à prendre des photos ou capturer des séquences vidéo. S'y ajoute tout au plus un accès direct à l'agent d'intelligence artificielle générative maison, Gemini, qui remplace le moteur de recherche historique et autorise une prise en compte du contexte de l'utilisateur (par exemple pour le guidage sur les trajets). Les développeurs tiers devront inventer le reste.

Google AI Glasses

À la découverte de ces caractéristiques, je ne peux manquer de remarquer une forte similarité avec les Google Glass d'antan. Peut-être les progrès techniques permettent-ils d'améliorer le confort de l'utilisateur, physique et visuel, indispensable alors que l'objectif affiché est d'encourager le port permanent. Mais il ne s'agit pas d'un bouleversement majeur, d'autant plus que des limitations physiques surprenantes subsistent (cf. le conseil de modérer le recours à certaines couleurs dans l'interface afin d'éviter la surchauffe). L'introduction de l'IA, mise aussi à la disposition des développeurs, constitue donc la seule véritable avancée par rapport à la première génération mais rien ne montre à ce stade qu'elle suscitera des usages disruptifs.

L'apparente réticence de la firme à créer son propre matériel donne l'impression que cette initiative est avant tout une réponse à un frémissement de l'industrie, dont elle espère mollement qu'elle trouvera maintenant son audience (justifiant son précédent échec par l'excuse d'avoir été en avance sur son temps). Indépendamment de l'exemple à ce jour peu concluant de Meta, les inconnues sont encore nombreuses avant de pouvoir valider l'hypothèse : il lui faudra convaincre des fabricants (ou se lancer) et des éditeurs capables de concevoir des applications incontournables, les uns attendant l'engagement des autres avant d'investir dans ce qui peut se révéler une impasse…

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  • Meta ferme son métavers professionnel
    Personne ne vous reprochera de l'avoir oublié mais Facebook, dans sa passion frénétique pour le métavers (ayant entraîné son changement de nom), présentait en 2021 une solution de collaboration virtuelle pour les entreprises. Nouvelle victime de la vague de désengagement initialisée depuis plusieurs mois, elle disparaîtra le mois prochain.Bien que l'entreprise tente discrètement de réécrire l'histoire, en évoquant une réorientation vers une approche sociale assortie de quelques outils professio

Meta ferme son métavers professionnel

Par : Patrice
20 janvier 2026 à 21:30
Oculus
Personne ne vous reprochera de l'avoir oublié mais Facebook, dans sa passion frénétique pour le métavers (ayant entraîné son changement de nom), présentait en 2021 une solution de collaboration virtuelle pour les entreprises. Nouvelle victime de la vague de désengagement initialisée depuis plusieurs mois, elle disparaîtra le mois prochain.

Bien que l'entreprise tente discrètement de réécrire l'histoire, en évoquant une réorientation vers une approche sociale assortie de quelques outils professionnels, Meta Horizon Workrooms était bien envisagée, dès ses premières expérimentations, comme une nouvelle vision du travail à distance stimulée dans l'urgence par la généralisation massive du télétravail quelques mois après le début de la pandémie. L'objectif était alors de lutter contre les limitations des outils de visioconférence classiques.

Aujourd'hui, deux phénomènes convergents ont annihilé les ambitions. D'une part, le concept de métavers a perdu de son lustre. En dehors de quelques aficionados, plus personne ne croit aux promesses faramineuses initiales et Meta, qui en est particulièrement consciente, réduit rapidement ses investissements dans le domaine, après y avoir englouti des milliards de dollars. D'autre part, le segment commercial retenu s'est avéré être une impasse, ce qui, rétrospectivement, était prévisible.

En effet, si l'idée paraissait séduisante (y compris pour moi, j'avoue) au premier abord d'offrir aux employés un environnement immersif pour leurs échanges en ligne, qui leur donne une impression de présence réduisant la fatigue des interactions via vidéo interposée, la technologie mise en place ne peut faire oublier ses propres inconvénients, au premier plan desquels l'équipement individuel requis constitue à la fois un obstacle pour les organisations visées et pour les personnes le portant.

Meta Horizon Workrooms

Sur cet aspect, ce n'est certainement pas un hasard si, au même moment, ont ressurgi des solutions rappelant ce que Cisco qualifiait de téléprésence il y a deux décennies. Avec elles, la gêne de l'utilisateur est totalement éliminée, puisqu'il peut converser comme s'il était dans la même pièce que son interlocuteur. En revanche, outre son coût, le manque de flexibilité de l'installation devient son principal handicap… et mène droit à l'échec. Et les salariés revenus au bureau se satisfont de la visioconférence.

Au démarrage de Workrooms, Facebook pensait peut-être convaincre plus facilement les entreprises de dépenser des sommes conséquentes pour de meilleures conditions de travail (à domicile). Mais elle oubliait alors que, depuis la bulle internet, la plupart des technologies de ruptures s'imposent ou sont défaites par le marché grand public. En l'occurrence, le métavers n'a pas pris sur ce dernier, il n'avait donc quasiment aucune chance de révolutionner les méthodes de collaboration professionnelles.

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  • Paiement à l'œil sur les lunettes connectées
    Une douzaine d'années après une première vague finalement dissipée, les lunettes connectées connaissent aujourd'hui un retour en grâce dans toutes les grandes entreprises technologiques. Une des frustrations rencontrées dans leur utilisation au quotidien restait pourtant sans solution… jusqu'à ce qu'Ant International s'en mêle.Je parle évidemment des paiements, qui représentent la clé de nombreux usages et pas uniquement de commerce en ligne. Dans les incarnations des débuts, sans aucune imagin

Paiement à l'œil sur les lunettes connectées

Par : Patrice
14 novembre 2025 à 21:30
Ant International
Une douzaine d'années après une première vague finalement dissipée, les lunettes connectées connaissent aujourd'hui un retour en grâce dans toutes les grandes entreprises technologiques. Une des frustrations rencontrées dans leur utilisation au quotidien restait pourtant sans solution… jusqu'à ce qu'Ant International s'en mêle.

Je parle évidemment des paiements, qui représentent la clé de nombreux usages et pas uniquement de commerce en ligne. Dans les incarnations des débuts, sans aucune imagination, le porteur était invité à fournir les coordonnées de sa carte bancaire à travers un système de saisie virtuelle aussi approximatif que malcommode. Une première amélioration était ensuite apportée avec une approche de reconnaissance vocale, plus accessible mais qui peut engendrer des situations embarrassantes.

La maison mère d'Alipay, quant à elle, propose une option de reconnaissance de l'iris de l'œil, qui semble naturellement mieux adaptée au média sur lequel elle sera déployée. D'abord ajoutée à GlassPay, sa plate-forme de paiement multi-modale dédiée aux lunettes, elle permettra de confirmer un règlement de manière totalement transparente, sans compromettre la sécurité. Mais le système est également envisagé comme un mécanisme d'authentification générique, supportant d'autres cas d'usage.

Le géant chinois ne manque pas de citer le développement de cette méthode biométrique dans divers contextes… mais elle souffrait jusqu'à maintenant d'un défaut majeur, par son implémentation centralisée, imposant que les données personnelles soient conservées par le fournisseur (pour comparaison). Son installation sur un appareil réalisant la capture des caractéristiques requises autorise un traitement local beaucoup plus satisfaisant pour la protection des informations (et, incidemment, aligné avec les règlementations européennes). Rien ne dit toutefois qu'Ant ait choisi cette voie.

Alipay GlassPay

Testée dans le porte-monnaie mobile Alipay à Hong-Kong, la nouvelle fonction est proposée à tous les e-marchands qui souhaitent créer une expérience client optimale sur une gamme d'outils en pleine expansion. En parallèle, des démarches sont entamées afin de convaincre les fabricants de l'adopter sur leurs matériels à l'échelle globale (Xiaomi faisant partie des pionniers), sous la forme d'un socle de sécurité à la portée plus large, déclinable notamment sur toutes sortes d'applications.

Si les stars de la Silicon Valley, entre autres, croient à un renouveau des lunettes connectées, elles ne donnent pas l'impression d'avoir tiré les leçons du passé. En l'occurrence, elles persistent à se concentrer sur les capacités techniques de leurs produits sans se préoccuper suffisamment de leurs usages, ce qui a déjà fait capoter la génération précédente. Avec GlassPay, Ant ne propose pas une réponse universelle mais, à tout le moins, travaille sérieusement sur des modèles d'interaction « natifs ».

D'un autre côté, je m'interroge sur la pertinence de ces efforts quand le cabinet d'analyse IDC prédit un marché de moins de 20 millions d'appareils à l'horizon 2029…

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  • La réalité mixte ne prend pas
    Il y a quelques jours, nous apprenions l'abandon de HoloLens par Microsoft, dont le contrat de dernier recours, avec l'armée, est repris par un tiers. Puis vint le tour du patron des technologies de Meta, fixant un ultimatum à ses équipes sur la réalité virtuelle (et le métavers). Retour sur l'échec d'une aventure pourtant prometteuse.Pour Microsoft, le produit, lancé en 2015, aurait enregistré un total cumulé de 300 000 ventes, éclairant la décision d’arrêter les frais, qui, dans ces condition

La réalité mixte ne prend pas

Par : Patrice
13 février 2025 à 16:39
Microsoft
Il y a quelques jours, nous apprenions l'abandon de HoloLens par Microsoft, dont le contrat de dernier recours, avec l'armée, est repris par un tiers. Puis vint le tour du patron des technologies de Meta, fixant un ultimatum à ses équipes sur la réalité virtuelle (et le métavers). Retour sur l'échec d'une aventure pourtant prometteuse.

Pour Microsoft, le produit, lancé en 2015, aurait enregistré un total cumulé de 300 000 ventes, éclairant la décision d’arrêter les frais, qui, dans ces conditions, paraît même bien tardive. Du côté de Meta, 2025 est officiellement déclarée année de la dernière chance : sans résultats probants, les initiatives finiront dans les annales comme un désastre spectaculaire. Enfin, l'Apple Vision Pro, dernier entrant sur le marché, fait l'objet de rumeurs de capitulation moins de deux ans après son annonce.

Les ambitions étaient pourtant gigantesques et justifiait à l’époque d’y engouffrer des milliards de dollars. Comment expliquer une telle déconvenue, alors que les exemples de technologies censées révolutionner nos vies quotidiennes se multiplient et absorbent elles aussi des budgets colossaux dans les entreprises qui rêvent de saisir leurs opportunités… sans certitude de succès ? Tous les innovateurs peuvent (et doivent) profiter de ce retour d’expérience exceptionnel pour affiner leurs stratégies.

Naturellement, il n’existe pas une raison simple derrière le fiasco, il faut plutôt explorer une combinaison de facteurs. Les deux principaux touchent évidemment au coût et aux applications. Le prix de l’équipement est en effet rédhibitoire quand les utilisations proposées restent marginales, par exemple sans une « killer app », sachant que cette dernière est d'autant plus difficile à inventer qu'elle implique de convaincre les utilisateurs de porter un casque peu confortable. Inversement, les éditeurs potentiels sont frileux vis-à-vis des investissements massifs requis pour créer des logiciels exploitant toutes ses capacités tant que le marché est réduit.

Pour prendre une comparaison avec la naissance de l’iPhone, nous avions là un appareil certes coûteux mais qui offrait immédiatement une expérience inédite de l'internet mobile, sur laquelle n’importe quelle entreprise pouvait ensuite se greffer, d’abord via le web puis via des applications natives, sans trop de complications et avec des niveaux de budgets raisonnables (ce qui n’est plus tout à fait le cas aujourd’hui mais nous sommes passés, depuis longtemps, dans une phase de généralisation).

Cependant, si vous ne vous contentez pas de ces explications relativement superficielles, je propose d’en décrypter les causes sous-jacentes. Un second étage d’analyse, en quelque sorte. Il faut alors se pencher sur les acteurs à l’origine des initiatives, Microsoft et Meta. Tous deux ont envisagé la réalité mixte (et le métavers, incidemment) en priorité comme un média additionnel pour leur principale source de revenus, l’informatique professionnelle pour l’un et les réseaux sociaux pour l’autre.

En bridant d’emblée leur vision, ils étaient quasiment assurés de manquer l’application et le marché qui auraient pu faire décoller les ventes, et qui se révèleront (peut-être) un jour dans un domaine totalement étranger à la zone de confort de ces géants de la technologie. En ce sens, l’irruption d’Apple représentait une tentative mieux conçue, plus ouverte à la sérendipité et aux accidents heureux. Mais elle n’a pas encore abouti, bien sûr, et nul ne sait combien de temps peut durer la gestation de cette rupture.

Pour devenir une innovation réussie, une idée doit se matérialiser ET conquérir une cible de clients. Très clairement, c'est cet aspect que la réalité mixte a (pour l'instant) raté, à travers un déséquilibre excessif entre fonction – dans un contexte de liberté d'imagination doublement contrariée – et prix – celui-ci étant à prendre au sens large, incluant les coûts pour l'utilisateur final et pour les indispensables partenaires et qui pourraient également intégrer des coûts dérivés (par exemple environnementaux)

Apple Vision Pro

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  • Liens vagabonds : YouTube, le nouveau géant de la télévision ?
    YouTube à la conquête de la télé - Lors de son événement Made On YouTube du mercredi 18 septembre, la plateforme de Google a dévoilé un plan ambitieux de transformation. Ce remaniement s’appuie sur l’intégration de l’intelligence artificielle et l’introduction de nouvelles fonctionnalités conçues pour séduire créateurs et utilisateurs, tout en accentuant la pression sur ses rivaux dans le marché du streaming. « YouTube est la plus grande chaîne de télévision au monde et un acteur clé de l’écosy

Liens vagabonds : YouTube, le nouveau géant de la télévision ?

YouTube à la conquête de la télé - Lors de son événement Made On YouTube du mercredi 18 septembre, la plateforme de Google a dévoilé un plan ambitieux de transformation. Ce remaniement s’appuie sur l’intégration de l’intelligence artificielle et l’introduction de nouvelles fonctionnalités conçues pour séduire créateurs et utilisateurs, tout en accentuant la pression sur ses rivaux dans le marché du streaming.

« YouTube est la plus grande chaîne de télévision au monde et un acteur clé de l’écosystème télévisuel. Contrairement à TikTok ou Facebook, YouTube est présent sur les téléviseurs de salon », avait déjà déclaré Evan Shapiro, cartographe de l'écosystème médias, lors d’un débat sur les prévisions 2024 pour le secteur des écrans, à la Royal Television Society à Londres. Malgré les prédictions concernant sa disparition, la télévision reste une composante majeure dans de nombreux foyers à travers le monde, et YouTube s’y implante de plus en plus. 60 % des enfants âgés de 4 à 15 ans au Royaume-Uni regardent YouTube régulièrement sur leur télévision connectée, selon des données de Barb. 

Ce repositionnement de YouTube en tant que chaîne de télévision marginalise progressivement les autres plateformes de streaming. En août, selon Nielsen, YouTube représentait 10,6 % du temps de visionnage sur les télévisions connectées, contre 7,9 % pour Netflix et 3,1 % pour Prime Video. Pour Robyn Summer, directeur commercial à l'agence marketing Essence Mediacom, YouTube pourrait même dépasser Netflix en termes d'audience quotidienne moyenne d'ici décembre 2024.

introducing fresh features to supercharge your creativity, community & business, including:

✨ AI-powered tools to ignite your imagination
🤗 deeper ways to connect with *your* people
💰 fun new opportunities to make money pic.twitter.com/0V2yWolR11

— YouTube (@YouTube) September 18, 2024

Dans cette même dynamique, YouTube introduit les « Creator Show Pages », une nouveauté qui s'inspire de la mise en page des plateformes comme Netflix ou Prime Video. D’après le vice-président des produits chez Youtube, cette fonctionnalité permettra aux consommateurs de « voir clairement l’intégralité d’une saison, ce qui pourrait les inciter à continuer à regarder ou même à télécharger la saison entière avant un vol ». Cette nouveauté s’ajoute aux avantages déjà mis en place pour optimiser l’impact des créateurs et faciliter leur portée. La place de Youtube sur les téléviseurs permet aux créateurs de considérer leur programmation, leur contenu et leurs investissements dans leurs communautés avec la même perspective que les médias traditionnels.

L'adoption de l'IA est bien sûr un élément crucial dans ce "pivot to tv". L'un des outils phares permet aux créateurs de recevoir des suggestions de concepts de vidéos, des titres, des miniatures, voire même un plan et les premières lignes du script. Le modèle vidéo de DeepMind, « Veo », désormais intégré à YouTube Shorts, sera principalement utilisé dans la fonctionnalité « Dream Screen », qui révolutionne l’écran vert en générant des arrière-plans virtuels. De plus, un nouveau bouton « Hype » placé à côté du bouton “like” permettra aux spectateurs de soutenir leurs créateurs favoris d’un simple clic, le faisant grimper dans un classement des vidéos les plus populaires.  « YouTube semble convaincu que l'IA peut simplifier presque toutes les facettes du travail des créateurs — et peut-être les inciter à produire encore plus de contenu », relate The Verge.

Malgré ces avancées technologiques prometteuses, YouTube fait encore face à des défis majeurs. Selon Les Echos, le géant de la vidéo en streaming peine encore à s'imposer comme la plateforme privilégiée pour la diffusion de programmes à gros budget. « Il faut un énorme volume de vues pour couvrir les coûts. La plupart des youtubeurs dépendent d'autres sources de revenus en plus des recettes publicitaires ». La prolifération des vidéos générées par l’IA pourrait exacerber cette problématique en rendant la compétition encore plus féroce. Dans une course où l'innovation ne laisse aucune place à l'hésitation, YouTube se prépare non seulement à consolider sa domination, mais à redéfinir les règles du jeu.

CETTE SEMAINE EN FRANCE

  • Streaming : Arte multiplie les partenariats de distribution pour sa plateforme (Les Echos)
  • La Poste sur le point d’abandonner les tarifs spéciaux pour la presse ? (Phrases)
  • Le JDNews, nouveau magazine d’actualité lié au JDD, sort en kiosque ce mercredi (Le Parisien)
  • Cafeyn se réinvente (CBNews)
  • Les Etats généraux de l’information à la rescousse de la presse locale et de ses journalistes (Laurent Brunel)
  • Inoxtag sur l’Everest, un documentaire viral qui rappelle la pollution de la plus haute montagne du monde (Le Monde)
  • Thierry Breton démissionne de son poste de commissaire européen en se disant désavoué par Ursula von der Leyen (Le Monde)

🚨Breaking news:

My official portrait for the next European Commission term ⤵ pic.twitter.com/BolWcdYiPU

— Thierry Breton (@ThierryBreton) September 16, 2024

3 CHIFFRES

LE GRAPHIQUE DE LA SEMAINE

Plus de la moitié des utilisateurs de TikTok se tournent désormais régulièrement vers la plateforme pour s'informer

 

Source : Pew Research Center

NOS MEILLEURES LECTURES / DIGNES DE VOTRE TEMPS / LONG READ

  • Quand vos collègues découvrent que vous êtes un influenceur sur les réseaux sociaux (Wall Street Journal)
  • X a été bloqué au Brésil. Est-ce important pour le journalisme ? (Reuters Institute)
  • Les nouveaux adversaires des Big Tech en Europe (Wired)
  • Le monde de l'Information en 2050 : Des scénarios possibles (INA / EGI)

DISRUPTION, DISLOCATION, MONDIALISATION

  • Près de la moitié de la génération Z souhaiterait que TikTok « n'ait jamais été inventé », selon un sondage (Fortune)

DONNEES, CONFIANCE, LIBERTÉ DE LA PRESSE, DÉSINFORMATION

  • Les journalistes de Hong Kong harcelés dans une "attaque systématique et organisée" (The Guardian)
  • RSF, CFI, SINGA et la MDJ lancent un projet de soutien des journalistes en exil à Paris : “Voix en Exil” (RSF)
  • L’autorité américaine de la concurrence accuse les géants des réseaux sociaux de «surveillance de masse» (Le Figaro)
  • LinkedIn a besoin de vos données pour entraîner l'IA (Medium)

LÉGISLATION, RÉGLEMENTATION

  • TikTok va bientôt comparaître devant les tribunaux (The Verge)
  • Elon Musk qualifie le gouvernement australien de « fasciste » à la suite de sa loi sur la désinformation (Reuters)
  • Le gouverneur de Californie signe des lois visant à réprimer les « deepfakes » électoraux générés par l'intelligence artificielle (AP News)
  • Publicités en ligne : Google gagne son recours en justice contre l'Union européenne (euronews)

JOURNALISME

  • "Good enough is perfect" - The Economist lance des articles en traduction automatique, sans intervention humaine (PressGazette)
  • 4 $ pour une semaine ? 7 $ ? 10 $ ? Le Washington Post teste les « paiements flexibles » (NiemanLab)
  • Allemagne : le célèbre journal « taz » va arrêter sa version papier en 2025 (Ouest-France)
  • Le Guardian en pourparlers pour vendre le plus ancien journal dominical du Royaume-Uni à une start-up numérique (New York Times)
  •  La campagne de Harris dit qu'elle rencontrera la presse (selon ses conditions) (New York Times)
  • BBC News intensifie sa couverture de l'élection américaine (Adweek)
  • Le personnel technique du New York Times menace de faire grève pendant la période électorale (Semafor)

STORYTELLING, NOUVEAUX FORMATS

  • Comment Substack transforme l'information locale (inews)
  • Substack se fait une place dans le monde de la mode (Washington Post)

ENVIRONNEMENT 

  • L'IA a permis à Shein de devenir le plus grand pollueur de la fast fashion (Wired)
  • Les scientifiques deviennent une source d'espoir et d'information sur TikTok et Instagram (Los Angeles Times)

RÉSEAUX SOCIAUX, MESSAGERIES, APPS

  • Instagram rend les comptes des adolescents privés par défaut (New York Times)
  • Meta suspend les médias d'État russes pour « activités d'ingérence étrangère » (The Guardian)
  • Patreon lance des fonctionnalités pour automatiser la charge administrative des créateurs et les aider à gagner plus d'argent (TechCrunch)
  • Kameto, streameur et patron de la KCorp : « Je ne pensais pas être un leader, moi » (Le Monde)

STREAMING, OTT, SVOD

  • La ruée vers l'or du streaming à Los Angeles est révolue, laissant les travailleurs du cinéma et de la télévision sur le banc de touche (Sherwood)
  • Comment Netflix a gagné la guerre du streaming (Financial Times)

AUDIO, PODCAST, BORNES

  • Les narrateurs de livres audio d'Amazon peuvent désormais créer leurs propres clones vocaux en IA (Wired)

INTELLIGENCE ARTIFICIELLE, DATA, AUTOMATISATION

  • Les Nations Unies veulent traiter l'IA avec la même urgence que le changement climatique (Wired)
  • BlackRock et Microsoft s'associent pour un nouveau fonds massif d'infrastructure en IA (Wall Street Journal)
  • YouTube annonce des fonctionnalités d'IA de Google DeepMind pour les créateurs de Shorts (CNBC)
  • Google présente des plans pour vous aider à distinguer les vraies images des fausses (The Verge)

MONÉTISATION, MODÈLE ÉCONOMIQUE, PUBLICITÉ

  • Forbes Marketplace : La société SEO parasite essayant de dévorer son hôte (Lars Lofgren)
  • Pourquoi Politis devient une coopérative (Politis)

 

... et une petite dose de "cuteness" fabriquée avec l'IA :

 

AI's Tiny, elegant white peacock pic.twitter.com/cDIrUnsnvE

— March (@theXofficially) September 19, 2024

Par Kati Bremme, Alexandra Klinnik et Océane Ansah

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  • Liens vagabonds : Telegram au cœur d'une bataille juridique inédite
    L'arrestation de Pavel Durov marque une première historique dans le monde de la technologie.  Le 24 août, le PDG de l’application Telegram, a été arrêté à l’aéroport du Bourget, à Paris. Une information judiciaire est ouverte contre le milliardaire franco-émirati par le pôle cyber du parquet de Paris. Parmi les six chefs d'accusation, on reproche au dirigeant tech une « complicité de diffusion en bande organisée d’images de mineur présentant un caractère pornographique ». En cause, l’absence qu

Liens vagabonds : Telegram au cœur d'une bataille juridique inédite

L'arrestation de Pavel Durov marque une première historique dans le monde de la technologie.  Le 24 août, le PDG de l’application Telegram, a été arrêté à l’aéroport du Bourget, à Paris. Une information judiciaire est ouverte contre le milliardaire franco-émirati par le pôle cyber du parquet de Paris. Parmi les six chefs d'accusation, on reproche au dirigeant tech une « complicité de diffusion en bande organisée d’images de mineur présentant un caractère pornographique ». En cause, l’absence quasi-totale de modération et de coopération avec les autorités judiciaires françaises. La France surveille Telegram de près depuis que le réseau a été utilisé pour la coordination des attaques terroristes de Paris en 2015. Pour Wired, « Pavel Durov est le premier de sa génération de fondateurs de grandes plateformes à faire face à de telles conséquences sévères ». Ce cas pourrait créer un précédent pour toute l'industrie. 

Pourquoi Pavel Durov, le 'Robin Hood' d'Internet, est-il arrêté ? 

Telegram, "le dark web de poche" qui revendique 900 millions d’utilisateurs dans le monde, est critiqué pour avoir laissé prospérer des groupes diffusant des images pédopornographiques, des fausses informations, et des contenus criminels. Contrairement à d'autres réseaux sociaux, Telegram ne coopère pas par exemple avec des organisations telles que le National Center for Missing & Exploited Children (NCMEC), qui centralise la plus grande base de données mondiale de contenus pédopornographiques. Cette non-coopération avec les demandes de suppression de contenus et les réquisitions judiciaires fait de Telegram une plateforme à part : « Parmi les dirigeants des plus grands réseaux sociaux, Pavel Durov a toujours été un outsider », observe Wired. Contrairement à ses pairs, comme Mark Zuckerberg de Facebook ou Shou Zi Chew de TikTok, il a refusé de répondre aux convocations des autorités pour s'expliquer sur sa politique de gestion de contenu. 

⚖ Telegram abides by EU laws, including the Digital Services Act — its moderation is within industry standards and constantly improving.

✈ Telegram's CEO Pavel Durov has nothing to hide and travels frequently in Europe.

😵‍💫 It is absurd to claim that a platform or its owner…

— Telegram Messenger (@telegram) August 25, 2024

Les motivations derrière cette action judiciaire 

Telegram, dont la santé financière repose essentiellement sur la crypto-monnaie, se positionne en "outsider" en affirmant ne pas être soumis aux mêmes règles de modération que les autres grands réseaux sociaux. En effet, la plateforme considère qu'elle n'est pas concernée par le Digital Services Act (DSA), la loi européenne qui oblige les plateformes de plus de 45 millions d'utilisateurs actifs à lutter contre les contenus illégaux sous peine de sanctions. Le DSA impose des règles telles que l'interdiction de cibler les publicités selon la religion, le sexe ou l'orientation sexuelle, la transparence sur la lutte contre la désinformation, et de nouvelles protections pour les mineurs. 

Telegram déclare officiellement avoir 41 millions d'utilisateurs actifs en Europe, juste en dessous de ce seuil. Cependant, des responsables de l'UE soupçonnent l'application d'avoir sous-estimé ce chiffre pour éviter d'être classée parmi les « très grandes plateformes ». En ne fournissant pas un chiffre actualisé ce mois-ci, Telegram se trouve déjà en infraction avec le DSA, note The Financial Times

L'affaire est aussi hautement politique, avec un accusé qui détient les nationalités de quatre puissances mondiales. Il y a six ans, selon le Wall Street Journal, Emmanuel Macron avait tenté de convaincre Durov de déplacer Telegram à Paris et lui a offert la nationalité française. Bien que Durov a depuis reçu le cadeau de la nationalité française (tout comme Evan Spiegel, patron de Snapchat), le siège de Telegram se trouve actuellement à Dubaï. La Russie, de son côté, prétend ne pas être au courant d'autres nationalités détenues par son ressortissant (également fondateur de VKontakte, le Facebook russe), et défend l'application de messagerie la plus populaire du pays dans un élan qui réunit gouvernement et opposition politique. Et en Ukraine, où Telegram bénéficie de la même popularité, on se demande toujours si est-elle un cheval de Troie russe.

Enjeux pour les autres plateformes 

Cette affaire pourrait créer un précédent significatif pour d'autres plateformes numériques. Evelyn Austin, de la fondation Bits of Freedom, déclare : « L’arrestation de Durov intervient à un moment particulièrement volatile pour les plateformes en ligne et leurs utilisateurs. » L'idée que les entreprises puissent être tenues responsables des actions criminelles de leurs utilisateurs gagne du terrain. Un sondage récent au Royaume-Uni montre que deux tiers des personnes interrogées estiment que les entreprises tech devraient être tenus responsables d'héberger du contenu incitant à la violence

Selon Casey Newton, journaliste spécialisé dans les technologies, la poursuite éventuelle de Telegram par la France pourrait encourager d'autres pays à adopter des mesures similaires contre les dirigeants de plateformes pour non-divulgation des données des utilisateurs. « Nous nous sommes déjà dangereusement rapprochés de cette réalité », avertit-il. « L'Inde et la Russie ont été parmi les premiers pays à utiliser des « lois de prise d'otage » pour menacer les employés des plateformes de prison en raison de décisions de modération de contenu, et d'autres pays pourraient suivre. » 

Un changement de paradigme pour l'industrie numérique ? 

L'arrestation de Pavel Durov (qui a été libéré sous caution de 5 millions d'euros mercredi) marque un tournant dans la façon dont les gouvernements traitent les plateformes numériques, en soulignant une volonté croissante de tenir les dirigeants responsables de la diffusion de contenus illégaux. À l'heure où l'équilibre entre liberté d'expression et sécurité en ligne est de plus en plus débattu, cette affaire représente un test pour Telegram et pour toutes les autres entreprises technologiques. 

En attendant, Marc Zuckerberg se retrouve de l'autre côté du mirroir de la censure, en avouant cette semaine que Meta a cédé aux pressions de l'administration Biden pour censurer du contenu sur le COVID-19 en 2021.

🚨🇺🇸BREAKING: ZUCKERBERG REGRETS CAVING TO BIDEN'S CENSORSHIP DEMANDS, CUTS DEM FUNDING

Mark Zuckerberg, in a bombshell letter to House Judiciary Chairman Jim Jordan, expresses deep regret over Meta's compliance with Biden Administration pressure to censor COVID-19 content in… pic.twitter.com/FPXdFWd55n

— Mario Nawfal (@MarioNawfal) August 26, 2024

CETTE SEMAINE EN FRANCE

  • L’UMICC annonce la nomination de Gaspard G en tant que secrétaire général (Influencia)
  • Agnès Vahramian nommée à la tête de France Info et Céline Pigalle à la direction de l'information de Radio France (Le Figaro)
  • Une rentrée des radios et des télévisions marquée par les Jeux paralympiques, des nouveaux castings et toujours plus de Cyril Hanouna (Le Monde)
  • « Télématin » : Julien Arnaud quitte TF1 et remplace Thomas Sotto sur France 2 (Le Parisien)
  • Le personnel politique face à une défiance généralisée de l’électorat (Le Monde)
  • L'irruption de l'IA dans la chaîne éditoriale suscite des inquiétudes au Figaro (La Lettre)
  • L'Equipe s'excuse à propos de sa Une (L'Equipe)

3 CHIFFRES

  • Près de la moitié des utilisateurs de TikTok âgés de moins de 30 ans déclarent l'utiliser pour se tenir au courant de la politique et de l'actualité, selon le Pew Research Center.
  • 56 % des utilisateurs ont déjà cessé de suivre un créateur à cause de ses opinions politiques. Pourtant, 82 % des influenceurs américains prévoient de partager leur orientation politique durant cette période électorale, selon Business Insider.
  • 4 500 années-développeur et 260 millions de dollars - c'est ce que l'IA générative aurait déjà fait économiser à Amazon, selon son directeur 

LE GRAPHIQUE DE LA SEMAINE

Deux tiers des Britanniques estiment que les entreprises tech devraient être tenues responsables des publications incitant aux émeutes

Source : YouGov

NOS MEILLEURES LECTURES / DIGNES DE VOTRE TEMPS / LONG READ

  • Pourquoi les femmes n'utilisent-elles pas l'intelligence artificielle ? (The Economist)
  • Les Républicains inondent la télévision de publicités trompeuses sur l'immigration et les frontières (The Washington Post)
  • La plupart des avatars d'IA sont féminins, jeunes et séduisants. S'agit-il d'une tendance passagère ou d'une tendance durable ? (Reuters)
  • Les stars de YouTube veulent du respect (Wall Street Journal)
  • Le problème de Kamala avec la génération Z (Business Insider)

Crédit image : Anna Moneymaker/Getty Images

DISRUPTION, DISLOCATION, MONDIALISATION

  • Des pirates iraniens ont ciblé les comptes WhatsApp d'employés des administrations Biden et Trump, selon Meta (APNews)
  • Comment l'IA va fusionner le cinéma et les jeux (A16z)

DONNEES, CONFIANCE, LIBERTÉ DE LA PRESSE, DÉSINFORMATION 

  • Les gens sont-ils plus susceptibles d'évaluer correctement la désinformation lorsque les enjeux politiques sont élevés ? Haha, non (NiemanLab)
  • L'UE est exhortée à annuler son accord commercial avec Israël en raison des meurtres de journalistes (PressGazette)
  • L'outil d'IA Grok d'X (anciennement Twitter) d'Elon Musk manque de garde-fous efficaces pour prévenir la désinformation électorale (independent)
  • Persécutés par le régime Maduro, les journalistes vénézuéliens ont recours à l'IA (The Guardian)

Source : The Guardian

LÉGISLATION, RÉGLEMENTATION

  • Brésil : le réseau social X bloqué après un ordre de la Cour suprême (AP)
  • Sarah Palin obtient un nouveau procès dans l'affaire de diffamation contre le New York Times (Reuters)
  • OpenAI soutient le projet de loi californien sur l'IA exigeant le 'filigrane' du contenu synthétique (Reuters)

JOURNALISME

  • Comment le journalisme est devenu la profession la plus dangereuse au Mexique (Financial Times)
  • Lors de la Mostra de Venise, le manque d'accès aux vedettes de cinéma laisse les journalistes internationaux frustrés (Variety)
  • Écart générationnel, rhétorique militaire et polarisation : ce qui doit changer dans le journalisme sportif italien (The Fix)
  • Un conseiller en sécurité de Reuters tué, deux journalistes blessés à Kramatorsk, en Ukraine (Reuters)
  • "Le point de non-retour" : la chute de Stand News, autrefois principal média en ligne de Hong Kong (Reuters)
  • Les lecteurs préfèrent cliquer sur un titre clair et simple, comme celui-ci (NiemanLab)

Crédit image : NiemanLab

STORYTELLING, NOUVEAUX FORMATS

  • Cet agrégateur de nouvelles/application de rencontre aide les passionnés d'actualité à se rencontrer (NiemanLab)
  • Est-ce que nous faisons fondre notre cerveau en faisant défiler des vidéos courtes sans fin ? (Sophia Smith Galer)

ENVIRONNEMENT 

  • Le gouvernement Albanese accusé d’essayer d’‘enterrer les mauvaises nouvelles’ concernant l’état de santé de la Grande Barrière de Corail (The Guardian)
  • La longue bataille du climat dans les pages du « Monde » (Le Monde)

RÉSEAUX SOCIAUX, MESSAGERIES, APPS

  • Si TikTok est interdit, les créateurs de haut niveau pourraient se tourner vers Facebook plutôt que vers Instagram (emarketer)
  • La lutte de marques autour de ‘Demure’ révèle un changement massif dans le pouvoir des mèmes (Wired)
  • Pizza Hut permet aux clients de payer leur pizza avec des danses TikTok (gizmodo)
  • La tournure politique marquée d'Elon Musk (Wall Street Journal)
  • X se prépare à une interdiction au Brésil (BBC)

Source : Wall Street Journal

 STREAMING, OTT, SVOD

AUDIO, PODCAST, BORNES

  • Les frères Kelce signent un accord de podcast 'New Heights' avec Wondery d'Amazon pour plus de 100 millions de dollars (The Wrap)
  • Qu'est-ce qui fait une bonne alchimie ? Pour les podcasts de discussion, c'est fondamental (New York Times)

Web3, BLOCKCHAIN, CRYPTO, NFT

  • Le plus grand défenseur de Telegram : l’industrie mondiale de la crypto-monnaie (New York Times)

INTELLIGENCE ARTIFICIELLE, DATA, AUTOMATISATION

  • Le nouvel assistant vocal Alexa d'Amazon utilisera Claude AI (The Verge)
  • Le nouvel outil d'IA du Washington Post passe au crible d'énormes ensembles de données (Axios)
  • SAG-AFTRA obtient l'adoption d'une loi en Californie pour limiter les répliques d'IA (Variety)
  • La prise de notes automatique par IA de Google Meet est disponible (The Verge)
  • Gannett ferme un site accusé de publier des critiques de produits basées sur l'IA (The Verge)
  • Bonjour, vous êtes ici parce que vous avez dit que l'édition d'images par IA était comme Photoshop (The Verge)
  • Des grands sites internet disent non à l'extraction de données par l'IA d'Apple (Wired)
  • GameNGen Google : Les modèles de diffusion sont des moteurs de jeu en temps réel (GitHub)

MONÉTISATION, MODÈLE ÉCONOMIQUE, PUBLICITÉ

  • Les éditeurs font la promotion du jeu sur leurs plateformes (Axios)
  • Voici comment 7 directeurs d'audience de médias envisagent les résumés générés par l'IA de Google (NiemanLab)
  • Apple réduit ses effectifs dans ses applications Livres et News (The Verge)

 

 

Par KATI BREMME, ALEXANDRA KLINNIK ET AUDE NEVO

 

 

 

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  • ✇C'est pas mon idée !
  • NatWest s'installe sur l'Apple Vision Pro
    Après sa sortie aux États-Unis au début de cette année, Apple a commencé à commercialiser son casque d'informatique spatiale Vision Pro dans quelques pays européens la semaine passée. Sans attendre de voir sa réception par les consommateurs, la britannique NatWest a immédiatement dévoilé une application bancaire dédiée.Bien que différent des matériels des générations précédentes, avec sa combinaison de réalité virtuelle et augmentée, celui du constructeur à la pomme n'est pas le premier de sa c

NatWest s'installe sur l'Apple Vision Pro

Par : Patrice
18 juillet 2024 à 21:55
NatWest
Après sa sortie aux États-Unis au début de cette année, Apple a commencé à commercialiser son casque d'informatique spatiale Vision Pro dans quelques pays européens la semaine passée. Sans attendre de voir sa réception par les consommateurs, la britannique NatWest a immédiatement dévoilé une application bancaire dédiée.

Bien que différent des matériels des générations précédentes, avec sa combinaison de réalité virtuelle et augmentée, celui du constructeur à la pomme n'est pas le premier de sa catégorie a attirer l'attention des institutions financières. Mais l'aura de la marque, sinon son originalité, continue à influencer les décideurs, surtout quand émerge une nouvelle catégorie de produits promettant de transformer l'expérience utilisateur. Voilà probablement pourquoi (au moins) une banque se précipite sur l'opportunité.

Même si les ventes à ce stade ne présagent pas forcément de l'avenir, le dernier né des systèmes immersifs ne semble pourtant pas parti pour un succès retentissant, entre un prix rédhibitoire pour nombre de porte-monnaie et un catalogue logiciel limité. Ce dernier défaut est d'autant plus sensible qu'une partie des titres disponibles, à l'instar de celui que déploie NatWest, ont été conçus rapidement et ne sont de la sorte pas nécessairement parfaitement ajusté aux vastes possibilités offertes par l'interface.

Sans surprise, la solution proposée par la banque ne cherche donc pas à réinventer son approche et se contente d'intégrer les modalités d'interaction spécifiques de l'appareil au service des fonctions classiques de ses outils en ligne – telles que la consultation des comptes, la gestion des virements, la surveillance du score de crédit ou les conseils personnalisés – qui profitent tout au plus des options de pilotage par le regard ou d'un espace de visualisation infini, dans lequel le client peut naviguer à son gré.

Comme je le répète à chaque apparition d'une technologie, ce n'est pas par une simple déclinaison de l'existant que les entreprises peuvent espérer séduire les utilisateurs et encore moins les adeptes de la première heure. En revanche, la démarche fournit bien sûr une excellente occasion aux équipes de développement de NatWest de se familiariser avec un autre environnement et d'explorer ses capacités et limites.

Contrairement à ce qu'évoque l'établissement, il ne faut toutefois pas rêver d'un retour utile de la part des testeurs sur ces balbutiements, à la fois parce que leur petit nombre et leur appartenance à un groupe bien particulier d'accros aux produits d'Apple limitent la portée de leurs réactions mais également parce que nul ne sait encore ce qui rendra l'Apple Vision Pro indispensable. C'est aux fournisseurs d'applications d'imaginer et de créer les expériences susceptibles de révolutionner l'informatique grand public.

Apple Vision Pro

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  • La débâcle des métavers
    Qui se souvient encore des métavers et de la révolution qu'ils promettaient dans nos interactions avec le monde ? Voilà une tendance dont la vogue a été particulièrement éphémère. À tel point que, à peine plus de 2 ans après son lancement, AXA Investment Managers se voit aujourd'hui contrainte de diversifier le fonds qui leur était dédié.Entre sa performance inférieure à 5%, nettement en retrait par rapport à son indice de référence (malgré sa récente reprise de vigueur), et son faible volume d

La débâcle des métavers

Par : Patrice
5 juillet 2024 à 21:30
AXA
Qui se souvient encore des métavers et de la révolution qu'ils promettaient dans nos interactions avec le monde ? Voilà une tendance dont la vogue a été particulièrement éphémère. À tel point que, à peine plus de 2 ans après son lancement, AXA Investment Managers se voit aujourd'hui contrainte de diversifier le fonds qui leur était dédié.

Entre sa performance inférieure à 5%, nettement en retrait par rapport à son indice de référence (malgré sa récente reprise de vigueur), et son faible volume d'actifs sous gestion, aux alentours de 65 millions d'euros, le produit ne semble pas rencontrer le succès escompté à l'époque où les grands acteurs technologiques comme les analystes nous assuraient que ces univers virtuels immersifs supplanteraient le web tel qu'on le connaît aujourd'hui. C'est, en fait, une bulle qui a éclaté.

Ce qui constitue sans conteste un revers pour AXA IM, bien qu'il soit présenté comme une évolution naturelle, reflète en effet un retournement de conjoncture total pour la lubie passagère car le fonds en question cherchait à couvrir la thématique du métavers dans toutes ses dimensions : d'abord les technologies sous-jacentes, puis les usages à l'intention du grand public – ludiques, sociaux ou autres – mais également les applications professionnelles (pour la formation et l'assistance, notamment)…

D'autre part, la sanction est double, apparemment, puisque, d'un côté, les résultats obtenus montrent un affaissement du marché, que l'abandon par Facebook de ses efforts massifs dans le domaine a clairement mis en lumière depuis un certain temps, et, de l'autre, le niveau de collecte enregistré révèle un désintérêt des investisseurs et donc, dans une certaine mesure, des utilisateurs potentiels, ce qui est de mauvais augure pour ceux qui considèrent que l'essor viendra avec le temps et la maturité.

AXA IM Métavers

Cependant, le gestionnaire préfère étendre le périmètre de son fonds plutôt que d'en reconnaître l'échec et de le fermer purement et simplement (ce qui serait certes peu apprécié pour un support visant le long terme). Invoquant l'étroite imbrication qui existerait entre les deux sujets, c'est l'intelligence artificielle qui vient compléter les orientations initiales. En résumé, il s'agit ainsi de doper un produit élaboré sur une mode en déclin grâce à celle qui a pris sa place dans les unes des médias… en rêvant, peut-on supposer, qu'elle concrétise cette fois les espoirs qu'elle suscite.

La transition est « intéressante » dans un contexte où l'IA prend de plus en plus les apparences de la prochaine bulle d'attentes excessives. Comme pour les métavers, il n'est (évidemment) pas question de remettre en cause les progrès accomplis et le potentiel de disruption de la technologie. Encore faut-il prendre garde aux communications abusives – l'IA-washing bat son plein – et aux promesses irréalistes, qui font retomber le soufflé bien plus rapidement qu'il n'a levé. Naviguer dans un tel environnement peut s'avérer extrêmement périlleux pour un investisseur institutionnel.

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  • Les réseaux sociaux, nicotine des jeunes ?
    Vivek Murthy, principal conseiller de santé auprès de l’exécutif américain, tire la sonnette d'alarme : il est vital d'afficher des messages de prévention sur les réseaux sociaux, à l'instar des avertissements présents sur les paquets de cigarettes. « Il est temps que les autorités requièrent un message de prévention sur les réseaux sociaux pour alerter des dangers importants qu’ils représentent pour la santé mentale des adolescents », déclare le médecin chef, dans une tribune publiée par le Ne

Les réseaux sociaux, nicotine des jeunes ?

Vivek Murthy, principal conseiller de santé auprès de l’exécutif américain, tire la sonnette d'alarme : il est vital d'afficher des messages de prévention sur les réseaux sociaux, à l'instar des avertissements présents sur les paquets de cigarettes. « Il est temps que les autorités requièrent un message de prévention sur les réseaux sociaux pour alerter des dangers importants qu’ils représentent pour la santé mentale des adolescents », déclare le médecin chef, dans une tribune publiée par le New York Times.

« La crise de santé mentale chez les jeunes est une urgence »

Les données révèlent une véritable crise nationale de la santé mentale chez les jeunes, exacerbée par l’utilisation excessive des réseaux sociaux. Selon Jonathan Haidt dans son livre « The Anxious Generation », le nombre d’enfants et d’adolescents souffrant de dépression et d’anxiété a bondi de près de 30% ces dernières années, aboutissant à une "épidémie de maladie mentale". Vivek Murthy souligne que les adolescents passant plus de trois heures par jour sur les réseaux sociaux courent deux fois plus de risques de présenter des symptômes d’anxiété et de dépression. En moyenne, les adolescents y passent près de cinq heures par jour, augmentant considérablement leur risque de problèmes de santé mentale. Une récente étude de l’Ofcom « Children’s Media Lives » révèle même que les enfants passent entre six à huit heures par jour sur ces plateformes.

Un cercle vicieux

Piégés, les enfants ne peuvent pas quitter les plateformes parce qu’elles sont conçues sournoisement pour les maintenir captifs. « Imaginez un adolescent face aux meilleurs ingénieurs produits du monde, utilisant les sciences cérébrales les plus avancées pour maximiser le temps passé sur une plateforme », déplore le médecin chef. S'y ajoute la pression sociale quand le principal sujet de discussion dans la cour de récréation est telle ou telle nouvelle tendance découverte sur les réseaux. D'emblée, le combat s'annonce inégal.

Des effets néfastes

Les réseaux sociaux ne se contentent pas de rendre les jeunes addicts ; ils poussent à la dépression et exposent intensément à des contenus choquants. Comme un poison lent, ils minent lentement mais sûrement l'estime, en construction, des adolescents. En 2021, la série « Facebook Files » du Wall Street Journal a révélé que la plateforme exacerbait les problèmes d’image corporelle chez un tiers des adolescentes. Récemment, ce même journal a dévoilé qu’Instagram recommandait régulièrement des vidéos à caractère sexuel aux comptes d'enfants de 13 ans, et ce, quelques minutes après leur première connexion ! 

TikTok n'est pas en reste. En novembre, Amnesty International avait publié un rapport intitulé « Poussés vers les ténèbres », soulignant que le fil « Pour toi » de TikTok encourageait la mutilation et les idées suicidaires chez les jeunes. « Ils sont rapidement entraînés dans des spirales de contenus potentiellement dangereux, notamment des vidéos idéalisant et encourageant les pensées dépressives », avertissait le rapport.

Les messages de prévention : un début de lutte

Bien que les messages de prévention puissent sembler cosmétiques, ils favorisent bel et bien la prise de conscience et le changement des pratiques. Mais ce n'est qu'un début. Le Congrès doit agir pour renforcer les efforts de protection : empêcher les plateformes de collecter des données sensibles sur les enfants, restreindre l’utilisation de fonctionnalités telles que les notifications push, la lecture automatique, et le défilement infini. Les entreprises doivent être tenues de partager toutes leurs données sur les effets sur la santé avec des scientifiques indépendants et le public. « Pourquoi avons-nous échoué à répondre aux dangers des réseaux sociaux alors qu’ils ne sont ni moins urgents ni moins répandus que ceux posés par des voitures, des avions ou des aliments dangereux ? », interroge Vivek Murthy. « Ces dangers ne sont pas un échec de volonté et de parentalité : ils sont la conséquence de la libération de technologies puissantes sans mesures de sécurité adéquates, sans transparence, ni responsabilité ». Le commissaire européen Thierry Breton a justement rappelé sur Twitter au mois d'avril un message important : « Nos enfants ne sont pas les cobayes des réseaux sociaux ».

Prendre des mesures à l'échelle individuelle

À titre individuel, il est aussi nécessaire de prévoir des « zones sans technologie ». Dans les Cévennes, des collégiens addicts aux réseaux sociaux ont passé ainsi quatre jours à randonner sans smartphone, rapporte Le Monde. L'objectif : les aider à se déconnecter des écrans, avec pour seuls réseaux sociaux... des ânes.

CETTE SEMAINE EN FRANCE

  • Législatives 2024 : l'effet dissolution booste les médias d'information (Les Echos)
  • Bardella adulé sur TikTok, la gauche contre-attaque (Mediapart)
  • Législatives 2024 : comment les médias de Vincent Bolloré orchestrent l’alliance du RN et de la droite (Le Monde)
  • Le Rassemblement National déclare qu'il privatiserait la télévision publique française s'il obtient la majorité (The Guardian)
  • Davantage « d’éditorialistes de droite et droite + » : la consigne de BFMTV à ses programmateurs (Mediapart)
  • La famille Arnault s’invite dans le capital de Webedia (CB News)
  • Burkina Faso : la chaîne d’information TV5Monde suspendue pour six mois (Le Monde)
  • La France se place en tête du financement de l’IA générative en Europe (TechCrunch)
  • Radio : l’Arcom fixe l’objectif de basculer au tout-numérique en 2033 (The Media Leader)

3 CHIFFRES

  • La NBC a acquis les droits de diffusion des JO jusqu’en 2032 contre 7,8 milliards de dollars, selon Variety.
  • Cafeyn devient le principal acteur des kiosques numériques français en rachetant pour 4,5 millions d’euros son concurrent principal, Toutabo/ePresse, selon la Correspondance de la Presse.
  • Facebook est le réseau social le plus utilisé par 67 % des Français, suivi d'Instagram selon YouGov.

It's going to be a scene on the Seine. 🤩

Don't miss the #ParisOlympics Opening Ceremony on Friday, July 26 on @nbc and streaming on @peacock. pic.twitter.com/NMgOwL5kC8

— NBC Olympics & Paralympics (@NBCOlympics) June 18, 2024

LE GRAPHIQUE DE LA SEMAINE

La France se classe toujours parmi les pays ayant le moins de confiance dans les médias.

Source : Reuters Institute

NOS MEILLEURES LECTURES / DIGNES DE VOTRE TEMPS / LONG READ

  • A l’ère numérique, les magazines haut de gamme spécialisés dans les activités de plein air prospèrent en version imprimée (New York Times)
  • Perplexity, machine à “bullshit” (Wired)
  • Les influenceurs des médias sociaux ne deviennent pas riches - ils peinent à joindre les deux bouts (Wall Street Journal)
  • Milliardaires, secrets, Zegnas : la soif de pouvoir de Will Lewis (Daily Beast)

Illustration par Thomas Levinson / Daily Beast / Gettty

DISRUPTION, DISLOCATION, MONDIALISATION

  • Apple propose l'enregistrement et la transcription gratuits des appels sur les iPhones ; les journalistes se réjouissent (NiemanLab)
  • Stanford met fin à son programme anti-fake news : une première victoire pour Donald Trump (Platformer)
  • Hugo Décrypte est plus cité comme source d’info que Le Monde, Le Figaro et Libé réunis (Huffington Post)

DONNEES, CONFIANCE, LIBERTÉ DE LA PRESSE,DÉSINFORMATION 

  • L'État islamique a propagé de fausses vidéos imitant CNN et Al Jazeera (Wired)
  • L’Unesco alerte sur la « réécriture de l’Holocauste » par l’intelligence artificielle (La Croix)
  • Comment attaquer la BBC est devenu une constante des élections au Royaume-Uni (The Guardian)

LÉGISLATION, RÉGLEMENTATION

  • DMA : plusieurs médias européens demandent une pression accrue sur Google et Apple (mindmedia)
  • « Chat control » : dans la lutte contre la pédopornographie, revers pour le projet de règlement européen de surveillance des messageries (Le Monde)

Signal strongly opposes this proposal.

Let there be no doubt: we will leave the EU market rather than undermine our privacy guarantees.

This proposal--if passed and enforced against us--would require us to make this choice.

It's surveillance wine in safety bottles. https://t.co/i8D4Mlcrgd

— Meredith Whittaker (@mer__edith) May 31, 2024

JOURNALISME

  • Le Washington Post se penche sur une histoire difficile : la sienne (New York Times)
  • En Suède, l'assaut de l'extrême droite contre les médias met à mal le modèle nordique (The Guardian)

STORYTELLING, NOUVEAUX FORMATS

  • Militantisme créatif : l’univers graphique du FrontPopulaire ne ressemble à aucun autre (Télérama)

Un point de branding électoral intéressant : l’univers graphique du #FrontPopulaire ne ressemble à aucun autre. 🎨

La raison : il est très décentralisé. Pour une fois, il vient moins des partis que de créations spontanées.

Petit thread décryptage de ce militantisme créatif !👇 pic.twitter.com/vfd7S2rMxm

— François d’Estais (@fdestais) June 15, 2024

ENVIRONNEMENT

  • L'Azerbaïdjan accusé de réprimer les médias avant d'accueillir la Cop29 (The Guardian)

RÉSEAUX SOCIAUX, MESSAGERIES, APPS

  • YouTube copie la fonction la plus intéressante de X (Washington Post)
  • Le milliardaire américain Frank McCourt, propriétaire de l’Olympique de Marseille, envisage de racheter TikTok (La Provence)
  • Pourquoi l'élection britannique n'est pas dominée par TikTok (The Economist)
  • Le Daily Mail prévoit de lancer une douzaine d'émissions sur YouTube en 2024 dans le cadre de sa stratégie de vidéos longues (Digiday)
  • Le débat des mèmes : Trump et Biden entrent sur le champ de bataille viral (Axios)

Capture d'écran Axios

Les utilisateurs d'Instagram s'inquiètent du fait que l'IA récupère leurs photos (Fast Company)

YouTube accentue son combat contre les adblockers (TechCrunch)

IMMERSION, 360, VR, AR

  • Aux Etats-Unis, Netflix lance des expériences immersives permanentes (Variety)

STREAMING, OTT, SVOD

  • Le Netflix brésilien qui triomphe avec des valeurs ultraconservatrices (El Pais)
  • Comment Tubi est devenu le meilleur service de streaming gratuit en Amérique (The Guardian)
  • X souhaite produire davantage de docu-séries sportives pour les fans 'acharnés' (Axios)

INTELLIGENCE ARTIFICIELLE, DATA, AUTOMATISATION

  • Nvidia devient la société la plus valorisée au monde avec le boom de l'IA (The Guardian)
  • Une vidéo deepfake de Nigel Farage jouant à Minecraft 'bien sûr' pas réelle, selon le parti (The Guardian)

  • L'IA ne rapporte pas encore beaucoup d'argent aux entreprises de logiciels — pour l'instant (Bloomberg)
  • Au Japon, SoftBank lance une IA « anti-émotions » qui adoucit la voix des clients mécontents (SCMP)
  • Elle a remporté un prix pour des images générées par IA. Juste un problème : c'était une vraie photo (Washington Post)
  • ILya Sutskever, l'ancien scientifique en chef d'OpenAI, lance une nouvelle entreprise d'IA (TechCrunch)
  • Forbes menace Perplexity d'une action en justice pour plagiat de ses contenus (Axios)
  • OpenAI interdit, Apple cherche un partenaire IA sur le marché chinois (Wall Street Journal)

Superintelligence is within reach.

Building safe superintelligence (SSI) is the most important technical problem of our​​ time.

We've started the world’s first straight-shot SSI lab, with one goal and one product: a safe superintelligence.

It’s called Safe Superintelligence…

— SSI Inc. (@ssi) June 19, 2024

MONÉTISATION, MODÈLE ÉCONOMIQUE, PUBLICITÉ

  • TikTok lance des avatars IA pour les publicités alors que la FTC met en garde les entreprises contre cette pratique (404media)
  • Discord se refait une beauté pour attirer les marques et les marketeurs sur la plateforme et améliorer l'expérience utilisateur (Digiday)
  • Les annonceurs digitaux recherchent du "contenu haut de gamme" — mais sont en désaccord sur sa définition (Business Insider)
  • Elon Musk vole à Cannes pour reconquérir les annonceurs (Financial Times)

Kati Bremme et Alexandra Klinnik

 

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  • Fatie Toko : le bon côté de la tech
    Comment se débarrasser de sa peur des nouvelles technologies ? Fatie Toko, directrice de l’innovation du groupe La Poste, propose quelques pistes éclairées dans son essai « techno-optimiste » : Et si la tech pouvait sauver le monde ? Propos recueillis par Alexandra Klinnik du MediaLab de l'Information de France Télévisions La société, totalement pervertie par les nouvelles technologies ? « Nos ados sont toujours plus affectés par un chagrin d’amour que par un sevrage temporaire de leur smartphon

Fatie Toko : le bon côté de la tech

Comment se débarrasser de sa peur des nouvelles technologies ? Fatie Toko, directrice de l’innovation du groupe La Poste, propose quelques pistes éclairées dans son essai « techno-optimiste » : Et si la tech pouvait sauver le monde ?

Propos recueillis par Alexandra Klinnik du MediaLab de l'Information de France Télévisions

La société, totalement pervertie par les nouvelles technologies ? « Nos ados sont toujours plus affectés par un chagrin d’amour que par un sevrage temporaire de leur smartphone », nuance Fatie Toko. La directrice de l’innovation du groupe de la Poste veut croire au bien-fondé et aux effets positifs de la tech sur la société. Dans son essai Et si la tech pouvait sauver le monde ?, la franco-ivoirienne choisit de voir « le remède, pas le poison » et fustige les « discours alarmistes de certains médias ». La nouvelle vague d’innovations technologies offre un immense potentiel pour résoudre les crises à venir, assure-t-elle. Celle qui livre un récit « techno-optimiste » mais pas « techno-naïf » déroule les raisons de se réjouir : des plateformes pour accélérer le développement économique durable et la sécurité alimentaire dans les pays à faibles revenus, des capacités d’analyses d’images satellitaires et de données géographiques pour réduire la pollution, la vision par ordinateur pour protéger les écosystèmes terrestres et marins… Entretien sur les initiatives et les défis à venir du monde de la tech.

Que reprochez-vous à la couverture tech des médias ?

Les médias ont un biais négatif général sur les nouvelles technologies. Ils ont tendance à faire appel à des experts, qui complexifient des sujets déjà difficiles à appréhender pour le grand public. Je regrette ce manque de vulgarisation. Les questions posées sont souvent alarmistes : « est-ce qu’il va y avoir des robots tueurs ? », « L’IA va-t-elle nous remplacer ? ». Cette approche détourne l’attention des questions essentielles telles que la manière de s’informer, de se protéger, de tirer profit des nouvelles technologies. La peur n’est pas une fatalité, ni une nécessité absolue. Dans mon travail, je m’intéresse notamment aux initiatives émergentes en Afrique et je refuse de céder à la peur qui entoure souvent les avancées technologiques. Il existe de nombreuses initiatives, tant au niveau de politiques publiques que dans le domaine scientifique, visant à promouvoir des technologies plus éthiques, responsables et durables. Mon livre vise à mettre en lumière ces aspects positifs souvent méconnus et présenter une vision équilibrée des nouvelles technologies.  

Quelles initiatives vous incitent à être aussi optimiste ?   

Des initiatives émergent en matière de santé, d’environnement, de lutte contre les vulnérabilités et l’éducation. J’ai ainsi découvert des couveuses connectées au Cameroun qui permettent de mettre des sondes et des caméras dans les cabines des prématurés pour surveiller les signaux vitaux et la température à l’intérieur. De nombreuses solutions technologiques, des caméras par vision par ordinateur, nous permettent de voir comment les animaux réagissent aux aléas climatiques. Dans le domaine de la santé, le recours à l’intelligence artificielle, l’analyse et la visualisation des données, la réalité augmentée et immersive, permet par exemple de voir l’environnement du « bloc » à travers les yeux d’un chirurgien qui opère. Il s’agit d’une plateforme médicale tout-en-un unique, conçue pour couvrir l’ensemble du cycle d’une intervention. Cette solution peut être une assistance vitale dans la médecine humanitaire et notamment les premiers actes de secours des civils en temps de guerre.   

Si vous évoquez les raisons d’être optimiste, vous mentionnez également les défis à venir. Vous écrivez notamment que la menace la plus importante pour l’État est celle constituée par la concentration inédite des géants du numérique. « Les GAFAM risquent de devenir des véritables États plateformes qui portent atteinte à la souveraineté des nations ». Mais n’est-ce pas déjà le cas ?  

En effet. Elles sont les plus grandes bénéficiaires de la mondialisation. Elles se moquent des lois, car les outils de régulation ne peuvent pas les soumettre. Les problèmes actuels ne sont pas uniquement dus à la technologie, mais aussi à des questions de régulation et d’idéologie favorables à certaines puissances économiques. Les géants du numérique ne sont pas surpuissants juste parce qu’ils exploitent les données, mais aussi parce qu’ils bénéficient d’un environnement mondialisé et de politiques qui les favorisent. Il est crucial de mettre en place des normes mondiales pour protéger les citoyens contre les risques liés à la cybersécurité et à la manipulation de l’information. Cela nécessite une collaboration internationale pour établir une base éthique et réglementaire solide afin de protéger les individus et les consommateurs.   

 La régulation de l’IA par exemple est devenue un énorme défi pour le législateur. Dans son livre que vous citez « Les algorithmes font-ils la loi ? », Aurélie Jean explique que « la réflexion et la conception de lois pour l’encadrement des algorithmes sont fortement impactés par la discipline elle-même. Intangible, complexe et en perpétuelle évolution, elle impose son rythme avec un certain flou artistique sur sa compréhension chez les acteurs de la loi voire les lobbystes eux-mêmes ». Et souligne le manque de formation des élites et du personnel politique…  

La compréhension de ces questions est extrêmement complexe pour ceux qui ne sont pas des data scientistes. Le personnel politique ne possède pas nécessairement les compétences scientifiques requises pour appréhender la complexité de l’intelligence artificielle. L’IA pose un défi en raison de sa complexité multidisciplinaire et de sa convergence de domaines. On est tous fragile face à cette révolution technologique, car elle est difficile à lire.  

Vous expliquez que l’Afrique devient le nouveau terrain de jeu des GAFAM.   

 Le contexte de régulation est très peu contraignant dans ces régions. Cette absence de règles facilite l’adoption de technologies nouvelles. Contrairement à d’autres régions où chaque innovation suscite un débat et des craintes, en Afrique, l’adoption est rapide et sans préambule. Si une technologie démontre son utilité, elle est immédiatement intégrée et déployée. Il n’y a pas ce débat d’experts qui précède l’usage. Sous couvert de philanthropie et au nom de la connectivité, des entreprises installent des centres de données et des laboratoires d’expérimentation sur le continent. La jeunesse de la population et l’absence de régulation offrent un terrain propice à ces essais à grande échelle, à l’instar de Google qui a établi en 2019 son centre de recherche en intelligence artificielle à Accra (Ghana) et installé à Lomé (Togo) en 2022 un câble internet sous-marin dans le cadre de son projet d’infrastructure réseau pour relier l’Afrique à l’Europe. Ces initiatives amplifient les risques en termes de protection de données et de dépendance économique et infrastructurelle.   

Comment adopter une relation plus sereine avec les nouvelles technologies ?  

Il est essentiel de ne pas les craindre. Il faut commencer par chercher à comprendre. Les technologies offrent cet avantage : l’information est accessible à tous. Je mentionne Objectif IA, une formation accessible en ligne pour tous les Français, qui sensibilise et explique l’intelligence artificielle dans notre quotidien, tout en prodiguant des conseils sur l’hygiène numérique et le consentement éclairé. Il s’agit de s’informer encore et toujours. Il est crucial de réfléchir à l’usage que l’on en fait. Prenez l’exemple de ChatGPT : je l’utilise pour gagner du temps dans l’organisation de mes cours, la préparation du matériel pédagogique, la rédaction de scénarios, etc. Enfin un mot pour les jeunes : soyons modestes et tolérants envers la jeunesse. Arrêtons, nous les adultes, d’être nostalgique. Ce ne sont pas eux qui ont l’utilisation la plus compulsive de leurs écrans. Notre devoir est de les guider vers une utilisation intelligente. Le consentement est un aspect souvent négligé : nous devons accompagner les jeunes en leur posant des questions sur les implications de leurs actions en ligne, sur les coûts, les impacts. Trop souvent, nous les culpabilisons. C’est contre-productif et encourage même les jeunes à dissimuler leurs activités numériques à leurs parents, plutôt que d’en parler ouvertement. Cela les pousse à se replier dans un monde virtuel, coupés de la réalité, plutôt que d’engager des conversations sur une utilisation raisonnée des technologies.  

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  • Liens vagabonds : Google veut révolutionner notre travail, OpenAI, notre vie
    « Les robots conversationnels ont-ils franchi une nouvelle frontière cette semaine ? » Pour la communauté commentatrice de l'actualité IA, il n'y a aucun doute. Lundi et mardi, les deux géants de l’IA générative se sont affrontés en dévoilant leurs nouveautés lors de leurs conférences de presse respectives. Les objectifs des deux entreprises diffèrent légèrement. Bien que ces outils soient destinés à s’immiscer encore plus dans notre quotidien, ce ne sera sans doute pas de la même manière.  Cha

Liens vagabonds : Google veut révolutionner notre travail, OpenAI, notre vie

« Les robots conversationnels ont-ils franchi une nouvelle frontière cette semaine ? » Pour la communauté commentatrice de l'actualité IA, il n'y a aucun doute. Lundi et mardi, les deux géants de l’IA générative se sont affrontés en dévoilant leurs nouveautés lors de leurs conférences de presse respectives. Les objectifs des deux entreprises diffèrent légèrement. Bien que ces outils soient destinés à s’immiscer encore plus dans notre quotidien, ce ne sera sans doute pas de la même manière. 

ChatGPT veut révolutionner notre vie  

  • De son côté, OpenAI a dévoilé lundi 13 mai la nouvelle version de son assistant : ChatGPT-4o. Et surprise, il ne s’agit pas d’un chatbot ordinaire. Son abréviation « o » provient du mot anglais « omni », c’est-à-dire multimodal en français. Il s’agit donc d’un modèle capable de traiter du texte, de l'audio et des images en temps réel. 
  • Toutefois, il ne s’agit pas d’un nouvel outil comme Alexa ou Siri. La véritable révolution réside dans sa capacité à tenir une véritable conversation comme utiliser des onomatopées, faire des blagues, imiter une émotion (à la façon du film Her), permettre à l'utilisateur d'interrompre ou de changer totalement de sujet. « Parler à un ordinateur ne m'a jamais semblé vraiment naturel ; maintenant, c'est le cas », s’est félicité Sam Altman, PDG d'OpenAI. 
  • Auparavant, les assistants vocaux, y compris ChatGPT, pouvaient déjà répondre à des questions. Aujourd'hui, elle est fait en temps réel, et avec le sourire (en tout cas dans la vidéo démo).
  • S’il était déjà possible de prendre une photo de notre frigo avec ChatGPT4, il est désormais possible de prendre son téléphone pour filmer directement notre environnement et le montrer à l’IA. Elle comprend le contexte et peut décrire des scènes en temps réel, comme « décris-moi la ville ». 
  • La version de ChatGPT-4o est progressivement déployée pour les utilisateurs gratuits. Toutefois, le nouveau mode vocal n’est pas encore intégré à l’application. Difficile donc de vérifier s’il est à la hauteur des promesses marketing de la start-up. Sam Altman a en effet expliqué dans un tweet : « le nouveau mode vocal n'a pas encore été livré (bien que le mode texte de GPT-4o l'ait été). Ce que vous pouvez actuellement utiliser dans l'application est l'ancienne version ». 
  • Demain, ce sympathique assistant nous lira-t-il une sélection de news (fabriquées elles-mêmes par une IA ?)

Démonstration des capacités de ChatGPT-4o par OpenAI 

Gemini 1.5 veut révolutionner notre travail 

  • Mardi 14 mai, c’est au tour de Google de montrer une série de nouveautés au cours de sa conférence de presse. La promesse ? intégrer son IA Gemini 1.5 dans toutes ses gammes d’outils.
  • Cette innovation révolutionnera notre façon de travailler. Google bénéficie de l'avantage (comme Microsoft) d'avoir déjà des outils déployés dans les entreprises et sur les ordinateurs personnels. L'IA pourra analyser nos courriels et nous aider à organiser notre agenda par exemple. 
  • À partir de cette semaine, les utilisateurs aux États-Unis découvriront les résumés par IA dans leur moteur de recherche Google au-dessus des liens vers les sites web. Une nouveauté qui risque d’accentuer encore plus les inquiétudes des éditeurs de site web (une bataille des droits voisins puissance 10 est déjà en cours).
  • Enfin, Google a dévoilé son projet « Astra », assistant vocal multimodal voulant faire concurrence ChatGPT-4o. Si Astra ne montre pas encore d’émotion, Google souhaite améliorer son agent dans les prochaines semaines. 

Démonstration du projet Astra par Google 

Révolution technologique ou simple coup de communication ? 

Alors, demain, rira-t-on avec les robots pour mieux vivre avec eux, comme nous l'annonçait Laurence Devillers déjà en 2015 ? Ce qui semble être une promesse technologique révolutionnaire doit néanmoins être nuancé. Les assistants conversationnels d’OpenAI et de Google affichent toujours un taux d’erreur d’environ 20 %. Il reste donc primordial de vérifier les informations fournies avec d'autres sources. De plus, pour Benoit Raphael, journaliste expert en IA, « la hype de l'IA générative semble avoir atteint un plateau », tant en termes d’utilisateurs qu’en termes techniques. Il explique : « GPT-4o, le nouveau modèle d'OpenAI, est à peine meilleur que GPT-4, même s'il est plus rapide. Aujourd'hui, la plupart des modèles se valent ». Le principal enjeu est maintenant le marketing (plusieurs vidéos sur YouTube ont d'ailleurs transformé cette semaine en battle entre les deux géants)...

Mais ces entreprises sont bien en train de construire un avenir où les modèles d'IA recherchent, vérifient et évaluent les informations pour nous fournir une réponse concise à nos questions. Et pour Melissa Heikkilä, journaliste experte IA au MIT, "Encore plus qu'avec des chatbots plus simples, il est judicieux de rester sceptique par rapport à ce qu'ils vous disent".

CETTE SEMAINE EN FRANCE

  • Une future entreprise unique de l’audiovisuel public sans France Médias Monde (Le Monde)
  • Le journal gratuit «20 Minutes» va supprimer son édition papier, 56 postes menacés (Libération)
  • Fréquences TNT ; plusieurs nouveaux entrants veulent lancer leur chaîne télé (Les Echos)
  • Streaming vidéo, IA... La France veut réduire le coût environnemental des services des géants du numérique (Le Figaro)
  • Le blocage de TikTok dans un territoire d'outre-mer crée un « dangereux précédent », avertissent les critiques (Politico)
  • Cannes : TikTok sur le tapis rouge (France Culture)

3 CHIFFRES

  • Selon des données collectées par Ecoprod, l’impact moyen d’un long-métrage de cinéma est de 188,7 tonnes CO2-équivalent, soit une centaine de voyages aller-retour en avion entre Paris et New York.
  • Au premier trimestre 2024, les recettes publicitaires nettes de l’ensemble des médias s’élèvent à 3,996 milliards d’euros, soit une hausse de 3,8 % par rapport au premier trimestre 2023, selon le Baromètre unifié du marché publicitaire (BUMP).
  • Les responsables de l'information sont légèrement plus optimistes quant à l'impact de l'IA. Un peu plus de la moitié des personnes interrogées (52 %) ont déclaré être « optimistes » ou « très optimistes » quant à l'effet qu'aura l'IA sur leur entreprise d'ici quelques années, d'après WAN-IFRA.

LE GRAPHIQUE DE LA SEMAINE

Les renvois vers les sites d'infos en provenance de Facebook ont chuté de 50 % en un an

Source : Mediapost

NOS MEILLEURES LECTURES / DIGNES DE VOTRE TEMPS / LONG READ

  • « Au début, on se fait agresser et à 45 ans, on est trop vieille pour travailler » - la misère secrète des femmes travaillant à la télévision (The Guardian)
  • Les moteurs de réponses remplacent les moteurs de recherche : carnage attendu pour les éditeurs (Washington Post)
  • Les liens rompus de Google avec le web (Platformer)
  • Comment les streamers de Twitch pourraient influencer les élections de 2024 (Wired)

Capture d'écran : Washington Post

DISRUPTION, DISLOCATION, MONDIALISATION

  • Les adolescents qui se lient d'amitié avec les chatbots d'IA (The Verge)
  • Le PDG de YouTube : il est temps que les Emmys s'intéressent aux créateurs (Hollywood Reporter)

DONNEES, CONFIANCE, LIBERTÉ DE LA PRESSE,DÉSINFORMATION

  • L'IA me ment-elle ? Les scientifiques mettent en garde contre une capacité de tromperie croissante (The Guardian)
  • « Goodbye, Delhi » : forcée à partir après 25 ans en Inde, la correspondante de « La Croix » raconte (La Croix)
  • Un tribunal guatémaltèque ordonne la libération d'un journaliste emprisonné depuis près de deux ans pour blanchiment d'argent (AP)
  • Comment le gouvernement indien utilise les lois pour réduire au silence et intimider les journalistes (ijnet)

LÉGISLATION, RÉGLEMENTATION

  • Le gouvernement français a-t-il le droit d’interdire TikTok en Nouvelle-Calédonie? (Le Figaro)
  • La Quadrature du Net attaque en justice le blocage de TikTok en Nouvelle-Calédonie (Quadrature du Net)
  • Après TikTok et X, Facebook et Instagram accusés par Bruxelles d'attenter à la santé mentale des enfants (Les Echos)

JOURNALISME

  • La nouvelle série spin-off de The Office prendra place dans un journal local en difficulté (Washington Post)
  • Sous-payé et sous-évalué : Ce que c'est que d'être un étudiant journaliste palestinien à l'heure actuelle (Teen Vogue)

STORYTELLING, NOUVEAUX FORMATS

  • TikTok teste le téléchargement de vidéos de 60 minutes et continue de s'attaquer à YouTube (TechCrunch)

ENVIRONNEMENT

  • « Permacomputing » : la discrète communauté qui défend des outils numériques libres, sobres et décroissants (Le Monde)
  • Sous l'eau, Correio do Povo couvre la tragédie humaine des inondations dans le sud du Brésil (Latin American Journalism Review)
  • Comment les compagnies pétrolières manipulent les journalistes (Drilled)
  • Les déserts d'information occultent l'ampleur des catastrophes climatiques (The Nation)

RÉSEAUX SOCIAUX, MESSAGERIES, APPS

  • L'utilisation d'Internet est statistiquement associée à un plus grand bien-être, selon une nouvelle étude mondiale d'Oxford (University of Oxford)
  • Threads teste un flux semblable à TweetDeck (The Verge)
  • Pourquoi Jack Dorsey a abandonné Bluesky (The Washington Post)
  • Les réseaux sociaux chinois effacent les messages « ostentatoires de richesse et de glorification de l'argent » (The Guardian)
  • Comment WhatsApp est devenu une machine de campagne en Inde (Rest of World)
  • Reddit et OpenAI créent un partenariat (Reddit)
  • Twitter est officiellement X. com maintenant (The Verge)

 

Publié par @zuck
Voir dans Threads

 

IMMERSION, 360, VR, AR

  • Stanford vient-il de créer le prototype des lunettes AR du futur ? (The Verge)

STREAMING, OTT, SVOD

  • Qu'est-ce qu'on regarde à la télé ? Pour de nombreux Américains, c'est YouTube (Wall Street Journal)
  • Le retour des bouquets (The Atlantic)
  • Pour le marché du film de Cannes, les conditions sont mûres pour le succès après les premières années de pandémie (Reuters)

AUDIO, PODCAST, BORNES

  • Sony Music met en garde les entreprises technologiques et les diffuseurs de musique contre l'utilisation de ses artistes par l'IA (Financial Times)
  • Spotify est accusé de violation du droit d’auteur par une association américaine (Billboard)

Web3, BLOCKCHAIN, CRYPTO, NFT

  • L'Oklahoma adopte un projet de loi historique protégeant les droits des utilisateurs de Bitcoin (Forbes)

INTELLIGENCE ARTIFICIELLE, DATA, AUTOMATISATION

  • Le cofondateur d'OpenAI, Ilya Sutskever, annonce son départ (New York Times)
  • Claude d’Anthropic propose maintenant son propre générateur de prompts (Anthropic)
  • Google et OpenAI se livrent une bataille pour remodeler Internet (The Verge)
  • ChatGPT sera capable de vous parler comme Scarlett Johansson dans Her (The Verge)

You can now generate production-ready prompts in the Anthropic Console.

Describe what you want to achieve, and Claude will use prompt engineering techniques like chain-of-thought reasoning to create more effective, precise and reliable prompts. pic.twitter.com/TqylVRkfP5

— Anthropic (@AnthropicAI) May 10, 2024

MONÉTISATION, MODÈLE ÉCONOMIQUE, PUBLICITÉ

  • Comment la publicité télévisée a perdu de son importance (Wall Street Journal)
  • Les groupes de presse britanniques mettent en garde Apple contre les projets de blocage des publicités (Financial Times

Kati Bremme, Alexandra Klinnik et Aude Nevo

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  • Liens vagabonds : Ces « ingénieurs du chaos » qui alimentent les fake news
    Contrairement à ce que l'on peut penser, certains individus diffuseurs de fake news n'agissent pas dans le seul but de promouvoir une idéologie spécifique ou de discréditer un adversaire politique. Il existe une catégorie d’individus motivés par un désir pur et simple de « chaos ». Ces derniers semblent intéressés par des histoires qui sapent la confiance dans tous les systèmes de pouvoir. Une étude de la Cambridge University, intitulée « Le Besoin de Chaos et les Motivations derrière le Partage

Liens vagabonds : Ces « ingénieurs du chaos » qui alimentent les fake news

Contrairement à ce que l'on peut penser, certains individus diffuseurs de fake news n'agissent pas dans le seul but de promouvoir une idéologie spécifique ou de discréditer un adversaire politique. Il existe une catégorie d’individus motivés par un désir pur et simple de « chaos ». Ces derniers semblent intéressés par des histoires qui sapent la confiance dans tous les systèmes de pouvoir.

Une étude de la Cambridge University, intitulée « Le Besoin de Chaos et les Motivations derrière le Partage de Rumeurs Politiques Hostiles » (The « Need for Chaos » and Motivations to Share Hostile Political Rumors) explore cette tendance. Les participants, indépendamment de leur affiliation politique, ont montré une propension à partager des fausses informations concernant divers politiciens américains, qu'ils soient démocrates ou républicains, tels que Bernie Sanders, Ted Cruz, Hillary Clinton et Donald Trump. Selon le chercheur Michael Bang Peterson, les « ingénieurs du chaos » sont plus susceptible d’être en accord avec les affirmations telles que : « Nous ne pouvons pas résoudre les problèmes de nos institutions, nous devons les démolir et tout recommencer à zéro » ou « J'ai besoin de chaos autour de moi, c'est trop ennuyeux s'il ne se passe rien ».

Qui sont ces ingénieurs du chaos ?

« Ces individus ne sont pas des idéalistes qui cherchent à détruire l'ordre établi afin de construire une société meilleure pour tous » explique Michael Bang Peterson dans une interview dans The Atlantic. Par exemple, un électeur du New Hampshire, bien établi financièrement, a exprimé son désir que Donald Trump « brise le système » pour engendrer « quatre années misérables pour tout le monde ».

Pour certains, le besoin de chaos représente une stratégie de dernier recours pour obtenir une reconnaissance du système. Une métaphore du journaliste Derek Thompson décrit le phénomène :

« Vous êtes un homme d'âge moyen et vous jouez à un jeu, qu'il s'agisse de dames ou d'échecs. Vous avez l'habitude de gagner. Mais vous avez perdu plusieurs fois de suite, et toujours contre les mêmes personnes. Aujourd'hui, vous perdez à nouveau et cela ne vous semble pas normal. Vous n'avez pas fait de faux pas. Quelque chose ne va pas. Quelque chose doit être truqué. Ils doivent tricher. Dans un accès de rage, vous renversez la table et les pièces s'éparpillent et se brisent. Pourquoi faire cela ? Casser le jeu rend la situation pire pour tout le monde. Mais il ne s'agit pas d'améliorer les choses. Il s'agit d'avoir le sentiment d'agir et de contrôler la situation. Il s'agit de ne pas se sentir perdant. On pourrait parler de chaos. Mais au moins, c'est le chaos que vous avez choisi ».

Bien que l’étude ne prenne en compte que la population américaine, on observe des tendances similaires en France. La vieille rumeur, selon laquelle Brigitte Macron serait en réalité un homme transgenre, a récemment repris de l’ampleur après avoir été relayée par la figure américaine pro-Trump Candace Owens. Raphael Llorca, chercheur à la fondation Jean-Jaurès souligne : « Qu’importe le flacon, pourvu qu’on ait l’ivresse de porter atteinte aux puissants qui nous dirigent ». Selon lui, cette tendance à propager le chaos n'est pas le fait d'extrémistes, mais plutôt de « citoyens lambdas » qui se laissent emporter par le besoin de déstabiliser les structures de pouvoir établies. Lors de son intervention à l’édition 2023 de Médias en Seine, David Chavalarias, directeur de recherche au CNRS s’alarmait : « la pandémie a créé un terrain très favorable à la remise en cause du système ». Par exemple, les climatosceptiques, issus principalement de la mouvance antivax, propagent des théories du complot visant à déstabiliser les institutions et à semer le doute sur les politiques environnementales. D’après l’étude du chercheur, les algorithmes de recommandation de X concentreraient le pouvoir social entre les mains des comptes les plus toxiques avec une estimation de +80 à +180% de compte nocifs dans le top 1% des influenceurs depuis 2023.

Des chiffres alarmants, d'autant plus que de nombreux politiciens privilégient désormais les influenceurs aux journalistes pour diffuser leur message. Un exemple frappant est celui de Joe Biden, qui a organisé jeudi 28 mars une soirée de levée de fonds, entouré d'influenceurs. Wired explique que la presse était quant à elle « dans la loge ». Les influenceurs ont désormais autant accès au président que les journalistes, et les messages politiques se noient dans le chaos des réseaux sociaux... 

CETTE SEMAINE EN FRANCE

  • Des ministres entraînés à la « prise de parole médiatique » par des journalistes (Le Monde)
  • « HugoDécrypte » lance son site d’annonces d’emploi, pour "rapprocher les jeunes des entreprises" (Le Monde)
  • Quels sites bloquent GPTbot d’OpenAI, Gemini de Google et Claude d’Anthropic en France le 4 avril 2024? (Olivier Martinez)
  • L’Équipe applique l’IA générative aux commentaires de ses internautes (Mind media)

3 CHIFFRES

  • Les médias français investissent 3 milliards d’euros par an dans la production de l’information, d'après une étude menée dans le cadre des États généraux de l’information.
  • Les start-up françaises ont levé seulement 454 millions d'euros en mars, selon le Journal du net.
  • D'après The Information, OpenAI et Microsoft élaborent des plans pour un centre de données de 100 milliards de dollars connu sous le nom de code Stargate.

LE GRAPHIQUE DE LA SEMAINE

Parmi toutes les offres du New York Times, les utilisateurs passent désormais plus de temps sur les applications de jeux du NYT que sur n'importe quel autre contenu.

Source : Graphique créé par ValueAct Capital, basé sur des données de Yipit et apparu dans un récent rapport de la Sec

NOS MEILLEURES LECTURES / DIGNES DE VOTRE TEMPS / LONG READ

  • L'histoire de Disney+ (Puck)
  • La "beastification de YouTube" touche peut-être à sa fin (Washington Post)

DISRUPTION, DISLOCATION, MONDIALISATION

  • YouTube TV est en passe de devenir la plus grande plateforme de télévision payante aux États-Unis (The Desk.net)
  • Le New York Times va bientôt vendre ses publicités en fonction de l'"attention", une alternative aux normes du secteur telles que la visibilité et les impressions (Marketing Brew)
  • Le search génératif de Google est arrivé au Royaume-Uni (BBC)
  • Comment Google a perdu du terrain dans la course à l'IA (FT)
  • Google envisage de rendre payante la recherche assistée par l'IA, ce qui constituerait un changement majeur de son modèle économique (Financial Times)

DONNEES, CONFIANCE, LIBERTÉ DE LA PRESSE,DÉSINFORMATION

  • Après des mois de persécution, Al Jazeera sera bientôt interdite en Israël (RSF)
  • Du pizzagate aux élections de 2020, les procès en diffamation obligent les menteurs à payer ou à s’excuser (New York Times)
  • Un pirate informatique vigilant a mis hors service Internet en Corée du Nord. Maintenant, il retire son masque (Wired)
  • TrueMedia.org propose des outils pour lutter contre les contenus manipulés par l’intelligence artificielle (New York Times)

LÉGISLATION, RÉGLEMENTATION

  • Google accepte de détruire les données de navigation collectées en mode Incognito (The Verge)
  • Les États-Unis et le Royaume-Uni signent un accord historique sur les tests de sécurité de l'IA (Financial Time)

JOURNALISME

  • Comment les dirigeants de Vice ont brûlé leur salle de rédaction (The Verge)
  • Journalistes victimes de la guerre entre Israël et Gaza (CPJ)
  • Comment l'écosystème de l'information pourrait-il se présenter à l'ère de l'IA générative ? (Reuters Institute)

STORYTELLING, NOUVEAUX FORMATS

  • Wonder Chase, La BBC arrive dans Roblox (BBC)

  • Le NYT proposera bientôt la plupart des articles via une voix automatisée (Axios)
  • Comment les écrivains et les créateurs se rapprochent de leurs lecteurs, et en trouvent de nouveaux, grâce à leur voix (Substack)
  • Une newsletter sur notre relation inconfortable avec les téléphones devient l'e-mail à la croissance la plus rapide du Guardian (Nieman Lab)
  • Facebook s'attaque à TikTok avec un nouveau lecteur vidéo vertical (TechCrunch)

 

Voir cette publication sur Instagram

 

Une publication partagée par The Guardian US (@guardian_us)

ENVIRONNEMENT 

  • Le Haut Conseil pour le climat alerte sur un « risque de recul de l’ambition » de la France (Le Monde)

RÉSEAUX SOCIAUX, MESSAGERIES, APPS

  • Yahoo annonce l'acquisition d'Artifact, la plateforme de découverte de l'actualité créée par les cofondateurs d'Instagram, Kevin Systrom et Mike Kriege (Yahoo)
  • Les imitations de RuPaul's Drag Race générées par l'IA inondent Instagram et TikTok (Wired)
  • Substack prépare les écrivains à une implosion semblable à celle de Twitter (Home with The Armadillo)
  • Comment les médias sociaux se sont transformés en centre commercial (Wired)
  • Pour échapper à l'algorithme, les fashionistas font leur shopping via Substack (Vogue Business)
  • La campagne Premium "gratuite" de X donne aux gens des chèques bleus qu'ils n'ont pas demandés (The Verge)
  • TikTok s'adresse à des religieuses, des vétérans et des éleveurs dans le cadre d'une campagne de marketing éclair (New York Times)

IMMERSION, 360, VR, AR

  • Le jeu de pêche en réalité virtuelle sud-coréen attire 1 million d'utilisateurs (Financial Times)

STREAMING, OTT, SVOD

  • Le diffuseur de K-Entertainment Kocowa+ poursuit son déploiement avec des lancements en Europe et en Océanie (Deadline)

AUDIO, PODCAST, BORNES

  • Apple s'intéresse aux podcasts par abonnement (Semafor)
  • Les PDG de la tech trouvent des animateurs de podcast sympathiques qui les aident à faire passer leurs messages (Bloomberg)
  • Google Podcasts a disparu - et ma confiance en Google s'en trouve amoindrie (The Verge)

Web3, BLOCKCHAIN, CRYPTO, NFT

  • Google poursuit des escrocs en crypto-monnaies pour avoir incité les gens à investir dans des produits qu'ils ne récupéreront jamais (The Verge)

INTELLIGENCE ARTIFICIELLE, DATA, AUTOMATISATION

  • ChatGPT devient accessible (aux US) sans avoir à créer un compte (TechCrunch)
  • Jon Stewart sur les fausses promesses de l'IA
  • "J'ai vu mon visage parler une autre langue" : les influenceurs clonés par l'IA (Financial Times)
  • L'art délicat de l'ingénierie de prompt humaine : Comment parler à une personne comme ChatGPT (ArsTechnica)
  • Un laboratoire révèle comment les dispositifs de sécurité de l'IA peuvent être facilement contournés (The Guardian)
  • Une exposition sur la Seconde Guerre mondiale alimentée par l'IA permet aux visiteurs de parler aux héros de la "Grande Génération" (Straight Arrow News)
  • La boutique GPT d'OpenAI déclenche des plaintes pour violation du droit d'auteur (Wired)
  • "L'IA vous aide à compenser vos faiblesses", rapporte l’auteur qui a remporté le plus grand prix littéraire japonais avec l’aide de ChatGPT. (El Pais)
  • On peut désormais éditer des images dans DALL-E (The Verge)

MONÉTISATION, MODÈLE ÉCONOMIQUE, PUBLICITÉ

  • Le plan de Spotify pour monétiser les événements en direct (Adweek)
  • Des marques ont payé pour des publicités sur Forbes.com. Certaines l’ont fait sur un site copié (Wall Street Journal)

 

Kati Bremme, Alexandra Klinnik et Aude Nevo

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  • Liens vagabonds : TikTok sur le banc des accusés
    États-Unis VS TikTok – Ce mercredi 13 mars, la Chambre des représentants a voté une potentielle interdiction de l’application chinoise dans le pays. Si le sujet est sur la table depuis quelques années (Donald Trump avait lancé les hostilités en 2020, avant de changer d'avis récemment), la menace est cette fois prise très au sérieux par ByteDance, société mère de l’application. Phénomène assez rare, les Démocrates et Républicains semblent s’accorder sur la décision à prendre : « L'impulsion bipa

Liens vagabonds : TikTok sur le banc des accusés

États-Unis VS TikTok – Ce mercredi 13 mars, la Chambre des représentants a voté une potentielle interdiction de l’application chinoise dans le pays. Si le sujet est sur la table depuis quelques années (Donald Trump avait lancé les hostilités en 2020, avant de changer d'avis récemment), la menace est cette fois prise très au sérieux par ByteDance, société mère de l’application. Phénomène assez rare, les Démocrates et Républicains semblent s’accorder sur la décision à prendre : « L'impulsion bipartite récente pour forcer l'entreprise à se désinvestir marque le défi le plus sérieux pour l'application jusqu'à présent, et elle est maintenant confrontée à un vote incertain au Sénat » analyse the Guardian.

Contexte d’une guerre froide numérique

Mercredi, la Chambre a voté massivement en faveur d'une interdiction, avec 352 membres du Congrès votant pour le projet de loi et seulement 65 s'y opposant. Le Sénat a cependant freiné en proposant d'éventuelles modifications à la mesure, brisant les espoirs des partisans d'une adoption rapide et offrant un sursis potentiel à l'application populaire de courtes vidéos. L’entreprise chinoise a quant à elle qualifié le projet de loi « d'inconstitutionnel ». Dans cette guerre froide numérique, il est loin d'être évident que les États-Unis sortiraient vainqueurs.

La vente de TikTok serait rendue obligatoire dans un délai de six mois à un acheteur approuvé par le gouvernement américain. Si ByteDance refuse de vendre TikTok, il serait illégal pour les magasins d'applications et les sociétés d'hébergement web de distribuer ou de mettre à jour l'application aux États-Unis. Celles qui dérogeraient à la règle s’exposeraient à des pénalités. Une interdiction totale semble donc difficile à mettre en place, mais l’accès pourrait être drastiquement limité. La raison ? Les législateurs craignent un risque pour la sécurité nationale des États-Unis et les données de ses utilisateurs.

reminder why lawmakers are considering a tiktok ban:

-bytedance answers to the ccp
-beijing can weaponize americans’ data
-it's in xi’s best interest to control the algorithm + further polarize americanshttps://t.co/KWCf8dxjD4

— ian bremmer (@ianbremmer) March 14, 2024

La réponse de ByteDance

De son côté Bytedance affirme que « 60% de l'entreprise appartient à des investisseurs institutionnels mondiaux ». L'entreprise indique également avoir investi plus de 1 milliard de dollars dans un plan visant à stocker les données sensibles des utilisateurs américains sur des serveurs exploités par Oracle, société américaine de cloud computing. Lors de la récente audition des géants de la tech au Congrès, Shou Zi Chew, le CEO de TikTok, avait insité sur ses origines singapouriennes. Pour Wang Wenbin, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, le vote de la Chambre suivrait une « logique du voleur ». Il souligne : « Quand vous voyez les bonnes choses des autres, vous tentez de vous les approprier ».

Un rachat est-il réellement possible ?

Avec ses 170 millions d'utilisateurs aux États-Unis, TikTok est une acquisition hors de portée pour la plupart des entreprises. Microsoft, Google et Meta sont sous le coup de la loi antitrust, ce qui limite leurs possibilités d'achat. Steven Mnuchin, ancien secrétaire au Trésor controversé sous Donald Trump, a cependant manifesté son intérêt « C'est une excellente entreprise et je vais constituer un groupe d’investisseurs pour acheter TikTok ».

L’hécatombe pour les créateurs de contenu

Face à la perspective d'une interdiction imminente, plusieurs créateurs expriment leur crainte : « J'achète des articles à des petites entreprises et je les présente sur ma plateforme - je les mets en valeur », a déclaré Ophelia Nichols, une créatrice basée en Alabama aux 12 millions d’abonnés. En Inde où l’application a été interdite en 2020, de nombreux créateurs peinent à faire repartir leur modèle économique : « La manière dont on gagnait en visibilité et en abonnés sur TikTok est [encore] incomparable à toute autre plateforme disponible pour le moment », a déclaré Clyde Fernandes, directeur exécutif chez Opraahfx, une agence de marketing et de gestion d'influenceurs.

De son côté, Jason Koebler, le cofondateur de 404 Media se demande comment le gouvernement américain peut supprimer TikTok « sans violer les droits de liberté d'expression de millions d'Américains et nous mettre sur la voie où un internet relativement ouvert et mondial devient de plus en plus géographiquement cloisonné ».

Affaire à suivre…

CETTE SEMAINE EN FRANCE

  • L'AI Act : un premier texte qui omet les enjeux informationnels (RSF)
  • Le marché français de la musique pénalisé par la faiblesse des abonnements en streaming (Le Monde)
  • Intelligence artificielle : un accord de partenariat entre « Le Monde » et OpenAI (Le Monde)
  • 25 recommandations pour l'IA en France (Élysée)
  • BFM-TV et RMC vendus à l'armateur Rodolphe Saadé (Le Figaro)

Le message envoyé ce matin par Rodolphe Saadé aux collaborateurs de CMA CGM pour annoncer son rachat de BFM-TV et RMC. https://t.co/ifm6CHtSv0 pic.twitter.com/bfqv7kLCBH

— Alexandre Berteau (@aberteau_) March 15, 2024

3 CHIFFRES

LE GRAPHIQUE DE LA SEMAINE

Les Français préfèrent les journalistes aux algorithmes

Source : Arcom 

NOS MEILLEURES LECTURES / DIGNES DE VOTRE TEMPS / LONG READ

  • Comment lutter contre la pollution du web ? (The Atlantic)
  • Bernard Arnault rivalise avec Bezos et Musk en termes de richesse et d'influence sur les médias (Wall Street Journal)
  • L'IA au service de l'information : le nouveau responsable de l'IA du New York Times explique ce que cette technologie puissante peut apporter au journalisme (Reuters Institute)
  • Kate Middleton et la fin de la réalité partagée (The Atlantic)
  • Mettre fin à l’enfance basée sur le téléphone dès maintenant (The Atlantic)
  • Lueurs d’espoirs dans un paysage médiatique morose (New York Times)
  • Kate Middleton et l'espoir dans l'enfer de l'information (CJR)

DISRUPTION, DISLOCATION, MONDIALISATION

    • L'IA pourrait constituer une menace d'extinction pour l'homme, selon un nouveau rapport commandé par le département d'État américain (CNN)
    • OpenAI a signé avec le plus grand groupe de média espagnol Prisa et le Monde (OpenAI)

Le Monde devient le premier média français à signer un partenariat avec OpenAI.

🧠 ChatGPT utilisera les contenus du journal pour plus de pertinence.
💸 Le Monde touchera des revenus conséquents en contrepartie et pourra développer des fonctionnalités IA.https://t.co/WpA6UEuBdw

— François d’Estais  (@fdestais) March 14, 2024

DONNEES, CONFIANCE, LIBERTÉ DE LA PRESSE,DÉSINFORMATION

  • Le projet de filigrane d'IA de Meta est fragile, au mieux (Spectrum)
  • Google interdit au chatbot Gemini de répondre à des questions sur les élections de 2024 (The Guardian)
  • Midjourney a interdit l'accès à son service à tous les employés de Stability AI, les accusant de collecte de données (The Verge)

LÉGISLATION, RÉGLEMENTATION

  • Les régulateurs ont besoin d'une expertise en IA. Ils n'en ont pas les moyens (Wired)
  • L'AI Act a été voté au Parlement Européen (European Parliament)
  • Une « loi sur la liberté des médias » en UE, pour protéger les journalistes et lutter contre les ingérences politiques, a été votée par le Parlement (Le Monde)

🚨BREAKING: The European Commission sent formal requests to Bing, Facebook, Google Search, Instagram, Snapchat, TikTok, YouTube, and X:

Following these companies' designation as Very Large Online Platforms (VLOPs) or Very Large Online Search Engines (VLOSEs) by the DSA, the… pic.twitter.com/OTeFS3OeWC

— Luiza Jarovsky (@LuizaJarovsky) March 15, 2024

JOURNALISME

  • La baisse de la diffusion des quotidiens britanniques s'élève en moyenne à 19 % au second semestre 2023 (Press Gazette)
  • Les gens se font plus confiance qu'ils ne font confiance aux informations. Ils ne devraient pas (Columbia Review)
  • Meta est prêt à abandonner l'information dans l'Illinois s'il est contraint de payer les éditeurs locaux (The Verge)
  • Une liste de subventions et de bourses destinées spécifiquement aux personnes qui s’identifient comme femmes et / ou à la réalisation de reportages sur les femmes (GIJN)

STORYTELLING, NOUVEAUX FORMATS

  • Mona Chalabi parle de la narration, du pouvoir des données et de la couverture de la Palestine (The Verge)

ENVIRONNEMENT 

  • Les réparations de téléphones et d'ordinateurs portables deviennent mainstream, grâce à l'action d'iFixit (Cnet)

RÉSEAUX SOCIAUX, MESSAGERIES, APPS

  • Comment ByteDance pourrait sauver TikTok d'une interdiction aux États-Unis (Axios)
  • Le long et difficile chemin de Reddit vers l'introduction en bourse (New York Times)
  • L'ancien secrétaire au Trésor Steven Mnuchin est intéressé par le rachat de TikTok (CNN)
  • L'autorité de régulation italienne inflige une amende de 11 millions de dollars à TikTok (Reuters)
  • Les contenus violents en ligne sont "inévitables" pour les enfants britanniques, selon l'Ofcom (The Guardian)
  • Le New York Times rejette l'allégation de "piratage" de l'OpenAI dans le cadre de la lutte contre le droit d'auteur (Reuters)
  • Ces enfants ont enrichi leurs parents influenceurs. Verront-ils un centime de cet argent ? (Cosmopolitan)
  • Qui pourrait acheter TikTok ? Découvrez les personnes susceptibles d'acquérir l'application (NBC News)
  • Instagram joue la carte du long terme face à TikTok, et est en train de gagner (Business Insider)

IMMERSION, 360, VR, AR

  • L'ancien directeur d'Oculus chez Meta (et auparavant cadre chez Google) donne son avis sur le Vision Pro (Hugo’s Blog)

STREAMING, OTT, SVOD

  • YouTube remanie son application TV pour faciliter les achats (The Verge)

AUDIO, PODCAST, BORNES

  • Neil Young reviendra sur Spotify après un boycott de deux ans en raison de Joe Rogan (Wall Street Journal)
  • Spotify ajoute des vidéos musicales en version bêta dans certains pays - les Etats-Unis n'en font pas partie (TechCrunch)

Web3, BLOCKCHAIN, CRYPTO, NFT

  • Un juge estime qu'un informaticien n'est pas l'inventeur du bitcoin (BBC)
  • Ce que l'histoire de Kate Middleton nous apprend sur le bitcoin (Financial Times)

INTELLIGENCE ARTIFICIELLE, DATA, AUTOMATISATION

  • Entretien avec Mira Murati, directrice technique d'OpenAI, à propos de Sora et de son plan de déploiement (Wall Street Journal)
  • Les vidéos IA de Sora sont facilement confondues avec des images réelles lors d'un test auprès de consomateurs US (Variety)
  • Les journalistes alimentent l'engouement pour l'IA (BBC)
  • Les accords d'OpenAI avec les éditeurs pourraient poser des problèmes à ses rivaux (TechCrunch)
  • Oubliez les chatbots. Les agents d'intelligence artificielle sont l'avenir (Wired)
  • Apple a discrètement acheté la startup canadienne d'IA DarwinAI (Bloomberg)
  • Google Deep Mind présente SIMA : un agent d'intelligence artificielle polyvalent pour les environnements 3D (DeepMind)

MONÉTISATION, MODÈLE ÉCONOMIQUE, PUBLICITÉ

  • NewsGuard propose aux marques une veille sur les “fake news” (CBNews)
  • L'éventuelle interdiction de TikTok aux États-Unis préoccupe les spécialistes du marketing (Digiday)
  • AP lance un site de commerce électronique avec Taboola (Axios)

Kati Bremme, Alexandra Klinnik et Aude Nevo

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  • ✇C'est pas mon idée !
  • Quelle place pour l'informatique spatiale ?
    Après 15 ans de tâtonnements avec la réalité augmentée, la réalité virtuelle et, maintenant, l'informatique spatiale, les géants de la Silicon Valley persistent à voir dans ces technologies les futurs remplaçants de nos ordinateurs personnels et autres smartphones. Nonobstant les intérêts en jeu, leurs prophéties se réaliseront-elles ?Que ce soit l'annonce officielle du lancement de l'Apple Vision Pro ou, plus récemment, la vision partagée par Mark Zuckerberg, prompt à vanter la supériorité de

Quelle place pour l'informatique spatiale ?

Par : Patrice
18 février 2024 à 21:30
Apple
Après 15 ans de tâtonnements avec la réalité augmentée, la réalité virtuelle et, maintenant, l'informatique spatiale, les géants de la Silicon Valley persistent à voir dans ces technologies les futurs remplaçants de nos ordinateurs personnels et autres smartphones. Nonobstant les intérêts en jeu, leurs prophéties se réaliseront-elles ?

Que ce soit l'annonce officielle du lancement de l'Apple Vision Pro ou, plus récemment, la vision partagée par Mark Zuckerberg, prompt à vanter la supériorité de son concurrent Meta Quest, le message est clair : oubliez vos habitudes numériques, à base de claviers, virtuels ou réels, et d'écrans, petits ou grands, l'avenir des interactions numériques est à l'immersion, par l'intermédiaire de lunettes à porter en permanence ou de casques plus encombrants, offrant une expérience incomparable.

Naturellement, les esprits chagrins rappelleront l'échec de l'aventure Google Glass comme un motif de rejet de ces projections. Mais ce n'est pas le meilleur argument à leur opposer, car les systèmes proposés et les comportements des utilisateurs potentiels évoluent. Dans ce registre, le temps qu'il a fallu à l'informatique de poche pour s'imposer constitue un cas d'école. Cependant, il reste d'autres raisons objectives de douter de la prédominance de ces outils au sein de la panoplie « digitale » de demain.

Je pense surtout à l'effet de rupture. En effet, l'irruption du PC pour tous, coïncidant avec la démocratisation du web, et, bien plus tard, la naissance de l'iPhone ont représenté chacun une petite révolution dans la vie des citoyens, en introduisant dans chaque domicile des capacités jusque là inaccessibles puis en permettant de porter ces dernières sur soi en permanence. Or le degré de nouveauté des solutions de réalité augmentée paraît plus limité : une autre interface pour des fonctions existantes.

Apple Vision Pro

Certes, ce seul changement suffit à justifier une adoption rapide (qui restera toutefois à confirmer) dans des usages particulièrement propices. Les exemples qui viennent immédiatement à l'esprit sont ceux qui suscitent le plus d'attention : la vidéo en trois dimension, le jeu, le coaching sportif, peut-être les communications en visiophonie… Pour le reste, l'avantage de l'immersion est loin d'être flagrant et peut même se transformer en inconvénient, notamment avec les applications de productivité.

Dans ce contexte, les personnes désormais largement accoutumées à leurs appareils actuels pour ces besoins quotidiens seront peu enclines à les abandonner au profit d'une plate-forme exigeant un ré-apprentissage sans bénéfice majeur. La meilleure perspective pour l'informatique spatiale est donc, à mon avis, une cohabitation raisonnée… pour ceux qui ont les moyens d'accumuler les équipements, comme pour les consoles de jeu, les montres connectées ou, souvent, les tablettes.

Enfin, il faut également évoquer un autre aspect du sujet, beaucoup plus politique et volontairement ignoré par les leaders de la technologie (à moins qu'il ne fasse justement partie de leur projet) : est-il vraiment souhaitable pour l'humanité de populariser des outils qui vont encore aggraver l'isolement social entre les individus et le repli sur soi (ou sur sa communauté), déjà terriblement accentués par le smartphone ?

En synthèse, les interfaces immersives restent, au fil de près de deux décennies d'améliorations, une innovation purement technologique qui continue à chercher ses domaines d'usage privilégiés. À moins d'une idée radicale qui les rendraient irrésistibles pour les applications d'aujourd'hui, elles se cantonneront à des niches, plus ou moins vastes. Nos micro-ordinateurs et téléphones actuels ont certainement quelques années devant eux avant de voir émerger la solution susceptible de les rendre obsolètes.

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  • Liens vagabonds : La France en Pôle Position IA ?
    Paris, jeudi 15 janvier - Google annonce l'inauguration de son nouveau centre de recherche en intelligence artificielle à Paris, en présence de son PDG Sundar Pichai. L’objectif ? « Faire émerger de nouveaux partenariats académiques et former des professionnels à cette technologie ». Le nouveau Lab réunira pas moins de 300 chercheurs et ingénieurs travaillant en collaboration avec les universités et les instituts de recherche français.  "La France possède des atouts considérables dans le domaine

Liens vagabonds : La France en Pôle Position IA ?

Paris, jeudi 15 janvier - Google annonce l'inauguration de son nouveau centre de recherche en intelligence artificielle à Paris, en présence de son PDG Sundar Pichai. L’objectif ? « Faire émerger de nouveaux partenariats académiques et former des professionnels à cette technologie ». Le nouveau Lab réunira pas moins de 300 chercheurs et ingénieurs travaillant en collaboration avec les universités et les instituts de recherche français. 

"La France possède des atouts considérables dans le domaine scientifique, avec ses 500 000 chercheurs et des institutions de premier plan tels que le CNRS, Inria, Paris Saclay, l'Institut Curie, ou encore l'Université PSL (Paris Sciences & Lettres)," souligne Google. Cette collaboration avec des institutions françaises de renom vise à stimuler la recherche fondamentale et appliquée en IA, consolidant ainsi la position de la France comme leader dans ce domaine. Google prévoit également de former 100 000 professionnels français aux outils de l'IA d'ici la fin de 2025. 

Oui, la France est le pays le plus attractif en Europe pour les investissements étrangers et notamment des entreprises de la tech !

L’ouverture du hub Google dédié à l’intelligence artificielle, ouvert à tout l’écosystème français, en est le parfait exemple.

Nous sommes… pic.twitter.com/wn0cTbm2YD

— Bruno Le Maire (@BrunoLeMaire) February 15, 2024

Une démarche qui soulève des questions sur le monopole numérique de Google 

On pourrait pointer du doigt cette initiative comme un moyen pour Google de maintenir son hégémonie dans le domaine de l'IA, en monopolisant les ressources et les talents. C’était déjà le cas avec l’ouverture d’un laboratoire Meta en 2015, puis Google en 2018. « A l’époque, certains regrettaient l’aspiration par les géants américains des cerveaux français, dont Yann LeCun, un des parrains de l’IA moderne, chez Meta » explique Alexandre Piquard, journaliste du Monde

TechCrunch, dans son analyse, tente de disséquer cette inauguration à la vue de tous « Google aurait pu envoyer un courriel à ses employés pour leur dire quand ils pourraient récupérer leurs badges pour le nouveau bureau. Au lieu de cela, l'entreprise a décidé qu'il s'agissait d'une opportunité de relations publiques. L'entreprise doit montrer qu'elle se préoccupe de l'IA et qu'il s'agit d'une priorité. » 

Le nouveau bâtiment accueillera certes des projets d’IA, mais aussi des programmes autour de YouTube et Chrome. « Google aurait pu simplement l'appeler « Google hub » » affirme le média américain, mais l’entreprise souhaite « affirmer haut et fort qu'elle est spécialisée dans l’IA ».  

Paris, un écosystème florissant de startups spécialisées dans l’IA 

Pendant ce temps, des entreprises telles que Nabla, Dust, Gladia et Giskard témoignent de l'essor de l'IA en France. Les importantes levées de fond de Mistral AI, la start-up française valorisée à 2 milliards de dollars, ainsi que l'implantation de la startup californienne Poolside AI à Paris, mettent en lumière la dynamique croissante de ce secteur. 

« En quelques années, nous sommes parvenus à créer plusieurs instituts de recherche interdisciplinaire, des chaires de recherche, à doubler le nombre de diplômés en IA et à augmenter de 500 le nombre de doctorants », s'était félicité Emmanuel Macron en novembre, à l'occasion du lancement du laboratoire Kyutai, porté notamment par Xavier Niel (Iliad) et Rodolphe Saadé (CMA-CGM) et basé également à Paris. 

Un des avantages du pays ? Son attractivité financière (même si elle reste toute relative face aux Etats-Unis), combinée à un soutien gouvernemental. Bpifrance, un fonds soutenu par l'État, a participé à la fois au financement de Mistral et Poolside. Paul Barbaste, cofondateur d'Inclusive Brains, une startup spécialisée dans les neurosciences, explique : « C'est quatre fois moins cher. Et le gouvernement français en paie la moitié ». Au sein d'une approche européenne dans la course à l'IA, la France souhaite définitivement défendre ses atouts. 

Et la protection du travail journalistique français face aux IA dans tout ça ?  

Bruno Le Maire, ministre de l’économie a affirmé refuser « que les systèmes d’intelligence artificielle aient un libre accès au travail des journalistes » lors de son intervention au World AI Cannes Festival vendredi 9 février. S’agirait-il d’un premier réveil officiel sur les risques de l’IA pour la profession en France ? « Quel est l’avenir d’un métier dont les informations, recueillies au prix d’un travail très exigent sont récupérés gratuitement par les systèmes d’intelligence artificielle ? » s’est-il demandé. A la question : bloquer ou ne pas bloquer les « crawlers » des intelligences artificielles sur les sites d’information on n'obtient pas la même réponses selon le média concerné. 

Sur le plan européen, le ministre a appelé à la création d’un marché unique de la donnée régulée et équitable pour contrer la monopolisation des données par les géants du numériques.

La France n’en a pas fini de faire parler d’elle en matière d’IA, mais Bloomberg nuance que la France n’a représenté que 2,9 % du financement mondial du capital-risque et la pénurie d'offres d'actions et d'acquisitions sur le marché local de la technologie ne sera pas réglé de sitôt par les nouveaux venus de l’IA. 

Cela ne va pas empêcher le pays d’accueillir le prochain sommet sur la sécurité de l’intelligence artificielle en 2024, ...à Paris bien-sûr. 

CETTE SEMAINE EN FRANCE

  • Le Conseil d’Etat ordonne à l’Arcom de réexaminer le respect, par CNews, de ses obligations en matière de pluralisme (Le Monde)
  • M6 : Nicolas de Tavernost passe la main (Les Echos)
  • Bruno Le Maire a réaffirmé la volonté de la France de se positionner comme leader européen de l’IA (Siècle Digital)

 

  • Ce qu’il faut retenir du festival mondial de l'IA de Cannes (AI Business)
  • La marque France Bleu disparaîtra pour devenir « Ici » à la rentrée 2024 (Le Monde)
  • Google va créer un nouveau centre d'intelligence artificielle (IA) en France (Reuters)

« Nous allons changer de marque : nous allons nous appeler ICI » indique ce matin @celinepigalle directrice de @francebleu
pic.twitter.com/4NlNssdgk6

— Brulhatour (@Brulhatour) February 14, 2024

3 CHIFFRES

Nous avons passé au crible les contenus publiés par plus de 550 influenceurs actifs en Europe 🔍

Si la quasi-totalité (97%) des comptes analysés publient du contenu commercial, seuls 20% le présentaient systématiquement comme étant de la publicité ↓https://t.co/uRcouMIEMZ

— Commission européenne 🇪🇺 (@UEFrance) February 14, 2024

LE GRAPHIQUE DE LA SEMAINEInfographie: La menace de la désinformation plane sur les élections en 2024 | Statista

Vous trouverez plus d'infographies sur Statista

NOS MEILLEURES LECTURES / DIGNES DE VOTRE TEMPS / LONG READ

  • Le journalisme est-il préparé face à sa potentielle extinction de masse ? (The New Yorker)
  • Comment les séries réconfortantes ont conquis la télévision en streaming  (The Hollywood Reporter)
  • Comment Elon Musk a cassé Twitter en le transformant en X (Washington Post)
  • Les licenciements et les fermetures d'entreprises ont bouleversé le secteur des médias. Qu'adviendra-t-il des jeunes qui étudient le journalisme ? (Boston Globe)
  • Ce qu'il faut pour réussir en tant qu'influenceur sur les médias sociaux (The Wall Street Journal)

DISRUPTION, DISLOCATION, MONDIALISATION

  • Les autres grands gagnants du Super Bowl... sont les créateurs ? (Rolling Stone)

DONNEES, CONFIANCE, LIBERTÉ DE LA PRESSE,DÉSINFORMATION

  • Une campagne d'influence chinoise favorise la désunion avant les élections américaines (New York Times)
  • La nouvelle ère de l'IA et des "Deepfakes" complique les élections de 2024 (Wall Street Journal)
  • OpenAI suspend le développeur d'un chatbot se faisant passer pour un homme politique (AINews)
  • Guerre Israël-Gaza : le nombre de journalistes tués atteint un niveau quasi record (CPJ)

LÉGISLATION, RÉGLEMENTATION

  • Intelligence artificielle : des députés proposent de faire de la CNIL l’autorité régulatrice (Le Monde)

JOURNALISME

  • Des suppressions d'emplois s'annoncent au Guardian alors que la baisse des revenus publicitaires frappe les éditeurs de plein fouet (The Times)
  • CBS News va licencier 20 journalistes dans le cadre de la réduction des effectifs de la Paramount (Los Angeles Times)
  • Accepter l'argent ou se battre ? Les magnats des médias sont divisés sur les accords relatifs à l'IA (The Hollywood Reporter)
  • L'année la plus faste pour Slate (Semafor)
  • Les journalistes font la grève alors que l'industrie de l'information se porte mal (npr)
  • Où tous ces journalistes vont-ils trouver un sens à leur vie ? (Hazlitt)

STORYTELLING, NOUVEAUX FORMATS

  • Oubliez le A1. Les "unes" les plus convoitées du New York Times sont désormais The Daily et son bulletin phare The Morning (Vanity Fair)
  • YouTube vous permet désormais d'intégrer des vidéos musicales dans vos Shorts (TechCrunch)

ENVIRONNEMENT 

  • L’intelligence artificielle va-t-elle donner le coup de grâce au climat ? (Vert)

RÉSEAUX SOCIAUX, MESSAGERIES, APPS

  • L'endroit le plus civilisé pour consulter les actualités en ligne pourrait être Reddit (Columbia Journalism Review)
  • Dans une bataille avec X, Threads ajoute des sujets de tendance où la politique sera autorisée (TechCrunch)
  • TikTok prend de l'avance en tant que lieu de discussion sur les campagnes électorales (Bloomberg)
  • Le paradoxe des applications de rencontre : Pourquoi les applications de rencontre peuvent être pires que jamais (npr)
  • L’algorithme de TikTok amplifie de manière alarmante les contenus misogynes (L’ADN)
  • Ils voulaient faire carrière dans la technologie. Ils sont coincés dans un "atelier clandestin" de modération de contenu chez TikTok (Rest of The World)

IMMERSION, 360, VR, AR

  • Après avoir essayé le Vision Pro, Mark Zuckerberg déclare que le Quest 3 "est le meilleur produit, point final" (The Verge)

 

Voir cette publication sur Instagram

 

Une publication partagée par Mark Zuckerberg (@zuck)

  • Cette organisation à but non lucratif utilise la réalité virtuelle pour former les journalistes ukrainiens à couvrir la guerre en toute sécurité (Reuters Institute)
  • Les fans d'Apple commencent à renvoyer leurs Vision Pros (The Verge)
  • TikTok lance une application "réimaginée" pour l'Apple Vision Pro (TechCrunch)

STREAMING, OTT, SVOD

  • Mickey, Minnie, Donald et Goofy de Disneyland veulent se syndiquer (CNN)
  • Amazon facture désormais aux membres Prime un supplément pour le streaming sans publicité. Pour certains, c'est un deal-breaker (The Wall Street Journal)
  • Le troisième exportateur de télévision n'est pas celui auquel on pourrait s'attendre (The Economist)

AUDIO, PODCAST, BORNES

  • Le secteur de l'audio se contracte malgré l'essor de la diffusion en continu (Axios)

Web3, BLOCKCHAIN, CRYPTO, NFT

  • Le bitcoin retrouve une capitalisation boursière de 1 000 milliards de dollars, la crypto-monnaie atteignant son plus haut niveau en deux ans (CNBC)

INTELLIGENCE ARTIFICIELLE, DATA, AUTOMATISATION

  • OpenAI présente Sora (OpenAI)

here is sora, our video generation model:https://t.co/CDr4DdCrh1

today we are starting red-teaming and offering access to a limited number of creators.@_tim_brooks @billpeeb @model_mechanic are really incredible; amazing work by them and the team.

remarkable moment.

— Sam Altman (@sama) February 15, 2024

Introducing Sora, our text-to-video model.

Sora can create videos of up to 60 seconds featuring highly detailed scenes, complex camera motion, and multiple characters with vibrant emotions. https://t.co/7j2JN27M3W

Prompt: “Beautiful, snowy… pic.twitter.com/ruTEWn87vf

— OpenAI (@OpenAI) February 15, 2024

 

https://t.co/qbj02M4ng8 pic.twitter.com/EvngqF2ZIX

— Sam Altman (@sama) February 15, 2024

  • L'IA commence à menacer les emplois de cols blancs. Peu d'industries sont à l'abri (Wall Street Journal)
  • L'IA fait revivre les voix d'enfants tués dans des fusillades (Wall Street Journal)
  • Le prochain compagnon de jeu de votre enfant pourrait être un jouet IA alimenté par ChatGP (Forbes)
  • OpenAI en passe d'atteindre le cap des 2 milliards de dollars de chiffre d'affaires grâce à une croissance fulgurante (Financial Times)
  • Intelligences artificielles, les mille et une façons de les faire dérailler (Le Monde)

MONÉTISATION, MODÈLE ÉCONOMIQUE, PUBLICITÉ

Kati Bremme, Alexandra Klinnik et Aude Nevo

 

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  • CES 2024 : L’IA pour tous, tous ensemble
    C'était prévisible : un peu plus d'un an après le lancement de ChatGPT, le Consumer Electronics Show de 2024 a célébré le centenaire de l’association organisatrice, en mettant à l'honneur l'intelligence artificielle. Le thème a attiré les foules : 135 000 visiteurs se sont empressés aux stands pour mieux comprendre comment intégrer les avancées de l'IA générative dans les appareils du quotidien, du réfrigérateur au téléviseur, en passant par le maquillage. ChatGPT s’installe au volant, Alexa, bo

CES 2024 : L’IA pour tous, tous ensemble

C'était prévisible : un peu plus d'un an après le lancement de ChatGPT, le Consumer Electronics Show de 2024 a célébré le centenaire de l’association organisatrice, en mettant à l'honneur l'intelligence artificielle. Le thème a attiré les foules : 135 000 visiteurs se sont empressés aux stands pour mieux comprendre comment intégrer les avancées de l'IA générative dans les appareils du quotidien, du réfrigérateur au téléviseur, en passant par le maquillage. ChatGPT s’installe au volant, Alexa, boosté par les LLM, gagne en intelligence (bien qu’il reste du chemin à parcourir) et s’intéresse à l'actualité. La Corée du Sud était présente massivement, avec son métavers axé sur l'apprentissage et le divertissement. Et dans une démarche durable, des innovations des éditions précédentes ont été remises au goût du jour, avec en vedette Ballie de Samsung, l'assistant intelligent connecté déjà dévoilé en 2020.

Par Kati Bremme, Directrice de l’Innovation, Vincent Nalpas, Directeur Innovation Produits et Yves-Marie Poirier, Ingénieur direction de l’Innovation

Ces dernières années, le CES s'était peu à peu muté en salon de l'automobile, jusqu’aux tracteurs connectés. Cette année, il devient salon des médias, avec l’intégration dans les véhicules d’écrans de plus en plus impressionnants et d’interfaces (vocales) toujours plus intelligentes. D'ailleurs, comme l'a souligné Gary Shapiro lors de la conférence d'ouverture, ici, les défis sont identiques à ceux de l'Europe : trouver l’équilibre délicat entre réglementation et innovation, au bénéfice des consommateurs... et des constructeurs. Aux États-Unis, on n'oublie pas que "Money makes the World go round".

BlueAnt Soundblade, une barre de son placée sous l'écran qui promet de révolutionner l'expérience audio et visuelle sur le bureau

Le CES reste aussi le lieu de ce que l'on appelle les vaporware, les grandes promesses qui s'évanouissent rapidement. Le CES, c’est un show TV, un salon de l'automobile, un salon de la maison intelligente et un salon pour à peu près tous les autres types de technologie. Voici nos inspirations de retour de Las Vegas.

Les objets intelligents plus ou moins utiles

Retour dans le futur : Nous sommes en 2024 et les téléphones portables à touches semblent être redevenus cool. Clicks, qui propose une coque d'iPhone avec un clavier est probablement le gadget qui a suscité le plus d'excitation sur les médias sociaux avant le CES. Que ce soit en raison d'une nostalgie évidente pour le BlackBerry, de la couleur vive ou parce qu'un clavier physique peut être vraiment utile pour les personnes qui ont des problèmes avec les claviers tactiles, par exemple en raison d'une déficience visuelle.

Come by Showstoppers @CES #CES2024 to get your thumbs on Clicks for #iPhone! pic.twitter.com/ro9lO2VHGj

— Clicks (@clickskeyboard) January 10, 2024

Rabbit R1 est un autre appareil qui a fait du buzz sur les réseaux sociaux (10.000 ventes en 24 heures suite à sa présentation), Pourtant, on a un peu de mal à comprendre son dessein :  appareil vocal intelligent, 2 fois plus petit qu'un smartphone et sans applications, il fonctionne entièrement à la voix et fournit des retours soit visuels, soit sonores. En quelque sorte, un talkie-walkie IA. Pour Jesse Lyu, le fondateur de Rabbit: "It's that simple". Et Rabbit n'est pas simplement un assistant Alexa-Siri avec IA : via un portail web appelé The Rabbit Hole (évidemment), le R1 peut être connecté à différents services.

 

This pocket-friendly, walkie-talkie-style-operated, touch screen with 360° camera and analogue scroll wheel is keen to unleash its rabbits (a series of automated scripts) to carry out your daily mundane tasks. @JulianChokkattu gives us the full rundown on the Rabbit R1. #CES2024 pic.twitter.com/lwgeYCUgpW

— WIRED (@WIRED) January 11, 2024

À côté des robots-chiens de Boston Dynamics, qui se déplacent (accompagnés) entre les halls du salon, on a donc retrouvé Ballie, objet mignon au nom mignon, et LG avec le LG AI Agent, également très mignon, mais au nom très basique, qui ressemble à un petit chien avec des écouteurs. On peut s'imaginer ces deux robots comme une Alexa sur roulettes. A propos d'Alexa, Amazon va bien sûr également intégrer les avancées des LLM dans Alexa (avec laquelle la conversation reste à ce jour assez pénible). Selon nos entretiens au CES, l’entreprise a en tête des contenus d’actualité résumés « alimentés par des sources fiables ». Le produit sera lancé en 2024 aux Etats-Unis, y compris avec des contenus européens. Affaire à suivre.

Les CES vient aussi avec son lot de voitures volantes (comme chaque année, sans jamais les voir arriver dans la vraie vie) :  La société DTA présentait l’« Evitol » premier véhicule électrique volant entièrement autonome à destination des particuliers et professionnels qui promet de se déplacer simplement d’un point à un autre, en rentrant les coordonnées GPS du point d’arrivée. Il permet de transporter deux personnes pour un poids de 180 KG sur une distance de 200 KM. Ce véhicule sera commercialisé à partir de 2026 au prix de 200 000€.

Supernal, de son côté, la division eVTOL du constructeur automobile Hyundai, affirme que son concept S-A2 peut rouler à 120 miles par heure et atteindre une altitude de 1 500 pieds. La capacité de la batterie est suffisante pour les trajets de 25 à 40 miles que les hélicoptères effectuent couramment entre les centres-villes et les aéroports pour les hommes d'affaires fortunés. La société affirme que son "avion" "fonctionne aussi silencieusement qu'un lave-vaisselle", émettant 65 décibels lors des phases de décollage et d'atterrissage à la verticale et 45 dB en croisière à l'horizontale. Et si ce modèle paraît familier, c'est parce que l'entreprise a présenté un même prototype au CES en 2020.

Vu également au LVCC, la très impressionnante première voiture volante « L’Aeroht eVTOL Flying Car» du constructeur Chinois XPeng, permettra de se déplacer sur des distances de 20 km à la vitesse de 60 km/h. Elle devrait être commercialisée fin 2025 et son prix n’est pas encore connu.

Pendant ce temps, Samsung présente aussi un téléphone qui se plie dans les deux sens ("Flex In & Out"), et les écrans deviennent de plus en plus transparents.

Des téléviseurs toujours plus grands et toujours plus lumineux…

Cette édition du CES 2024 n’a pas dérogé à la règle du « toujours plus » ! Ainsi TCL a dévoilé un écran de 115 pouces miniLED (292 cm de diagonale) qui en fait le plus grand écran du monde. Celui-ci devrait être commercialisé au premier semestre 2024. Samsung a annoncé le lancement d’une nouvelle gamme de téléviseurs microLED (de 76 pouces à 140 pouces) qui sera commercialisée en début d’année 2024 (compter 1000 €/pouce).

Samsung MicroLed

LG annonce équiper sa gamme de téléviseurs OLED 2024 « M4 & G4 » du nouveau processeur Alpha 11 AI au profit d’une optimisation de l’image et du son et qui permet notamment aux écrans de passer de 120 à 144 HZ avec une certification G-Sync.

LG et Samsung dévoilent leurs écrans transparents

Sans doute destinés aux professionnels dans un premiers temps, et à des prix qui restent prohibitifs (jusqu’à 150 000 € ) ces écrans (MicroLED pour Samsung et OLED T pour LG) permettent d’afficher, en transparence, un décor ou une animation avec une qualité d’image exceptionnelle ! Ces écrans permettent également de retrouver l’usage de la télé traditionnelle grâce à un système d’opacification de la dalle. L’écran LG sera disponible à la vente fin 2024 et celui de Samsung n’est pas encore annoncé.


Ecrans 3D sans lunettes

Les écrans 3D sans lunettes sont de retour cette année. En plus de Leia Inc présente l’année dernière, des constructeurs comme Samsung et TCL présentent des moniteurs gaming permettant de voir ses jeux et films en relief sans porter de lunettes ou casque. 

Le CES reste un salon de l’auto 2.0 où les entreprises comme Sony et Samsung présentent leurs futurs systèmes d’infodivertissement embarqués dans les voitures. Concernant la partie intelligence artificielle, ces deux sociétés ont annoncé leur collaboration avec Microsoft sur les sujets de la data et l’IA dans le domaine de la voiture autonome. TCL, Panasonic, LG ont également dévoilé leurs visions de l’intégration des téléviseurs dans les tableaux de bords des voitures et pour les passagers.

Le métavers, pour l’industrie

Pour Dr. Roland Busch, président et CEO de Siemens, 2024 est un point tournant : on peut construire et utiliser les technologies plus vite que jamais parce que nous pouvons combiner réel et digital en donnant, entre autres, accès à des talents à travers le monde virtuel.

Pour lui, le métavers industriel est un monde virtuel, un espace immersif où les humains et les IA peuvent collaborer en temps réel pour résoudre les problèmes du monde réel, un lieu qui combine le réel et le numérique, pour accélérer l'innovation. On peut y simuler ce que l’on veut à moindre coût, avant de le construire dans le monde réel, tout en utilisant moins de ressources naturelles.

Dr Roland Busch lors de sa keynote Siemens

L’entreprise en a fait la démonstration à travers l’exemple de la construction d’une usine, avec une première version en jumeau numérique (mais qui peut bien sûr s’appliquer sur tout autre sujet) : les capacités de production sont augmentées de 200%, l’efficacité de 20%, et la consommation d’énergie y est de moins 20%.

A propos de métavers, dans une des tables rondes, Dan Reed, le COO de Meta Reality Labs, a mis en avant l’importance de l’interaction sociale dans son espace immersif (qui ne semble toujours pas mort). Pour lui, des plateformes comme Roblox sont massivement adoptées dans les casques Quest, et l’évolution du monde digital ne s’arrête pas au smartphone : les lunettes connectées (également vues chez Amazon, entre autres) sont un moyen d’ajouter une interaction avec des informations bien plus étendues qu’un simple écran. Il les a d’ailleurs fièrement présentées sur scène.

Dan Reed, COO de Meta, avec Nickole Tara, Cirque du Soleil

Le virtuel s'immisce en tout cas aussi de plus en plus dans la production, exemple avec Sony Extended Reality. Smode Japan, filiale de la société française Smode Tech, a pour cela apporté son soutien à Sony. En s'appuyant sur la technologie XR, qui permet aux utilisateurs de fusionner les mondes réel et virtuel, Smode XR facilite la création et l'étalonnage d'expériences immersives pour les tournages de productions virtuelles, ainsi que pour les émissions de télévision, les films et les événements en direct.

Smart lunettes, casques et expériences immersives

Les lunettes connectées et casques de réalité mixte étaient bien présents également sur le salon. TCL montre ses lunettes RayNeo Air 2 et les décrit comme un moniteur portable géant compatible avec tout type de console ou de devices. Xreal présente des lunettes de réalité augmentées Xreal Air 2 Ultra en mettant en avant un écosystème virtuel “spatial” modulable basculant entre travail et divertissement, permettant d’afficher tout un ensemble de fenêtres virtuelles et de faire du “spatial computing”, terme devenu clef voulant regrouper les termes AR, VR, XR des années précédentes.

Les sociétés comme LetinAR ou Cellid présentent quant à elles des prototypes de verres avec des écrans toujours mieux intégrés qui permettent d’imaginer qu’on se rapproche de plus en plus de lunettes connectées qui aient sensiblement la même forme et un poids similaire à des lunettes traditionnelles.

MeganeX superlight

Shiftall (Panasonic) présente également un prototype de sa nouvelle version de casque de réalité virtuelle PCVR MeganeX, plus léger et confortable. Sony a dévoilé un partenariat avec Siemens pour produire un nouveau casque de réalité virtuelle, sans nom officiel pour l’instant, ciblant contrairement au PSVR 2 une cible professionnelle. Le casque, accompagné d’une bague et d’un contrôleur, est conçu pour le design et l’ingénierie, et peut être utilisé de façon autonome ou connecté à un ordinateur.

Bague connectée

Dans les objets connectés il y a également cette année l’arrivée des premières bagues connectées de la société chinoise RingConn permettant de monitorer la santé de leurs porteurs sur les mobiles.

Création/Génération d’expérience immersive

Afin de créer les expériences que les consommateurs verront à l’avenir dans tous ces appareils immersifs, plusieurs innovations autour de la génération de contenus 3D étaient présentes. Sony remet en avant ses filiales HawkEye et BeyondSports qui créent des expériences immersives notamment sur Roblox, grâce à des données capturées pendant des évènements sportifs. Sony présente également les expériences créées par sa filiale musicale sur Roblox et Fortnite. Canon a mis en avant son système de captation de terrain de basket en vidéo volumétrique permettant de suivre un match en direct suivant n’importe quel angle sur mobile ou en réalité mixte.

La génération (grâce à l’intelligence artificielle) de contenu 3D était également présente dans les allées de l’Eureka Park, la zone “Start-Up” du CES. Chat3D propose de générer des modèles 3D à partir de prompt et travaillerait déjà avec des grands noms du monde du jeu vidéo pour accélérer leurs process. Nation A, une société coréenne propose elle de générer des animations pour des personnages 3D et il semblerait que cela soit très utilisé chez les créateurs de jeux Roblox. Les avatars étaient également présents et on notera par exemple la société COprésence présente au pavillon Suisse dont la technologie permet de créer des avatars très réalistes et d’animer leurs visages en temps réel en se filmant avec une caméra.  

Et s’il n’y a pas encore suffisamment de contenus 3D, les sociétés comme Leia et son logiciel LeiaPix ou encore Owl3D proposent de nouveaux outils pour convertir les films et les vidéos 2D vers la 3D grâce à l’IA.

Demain, des Turbo-Humains ? 

Dans le futur, nous serons tous un peu des cyborgs, du moins si l'on en croit certains des exposants du CES. Les Moonwalkers de Shift Robotics en sont un bon exemple. Ils ressemblent à des patins à roulettes aux allures de Starlight Express, mais sont plutôt un accélérateur pour notre propre démarche. On y monte avec des chaussures de ville, on marche normalement et, sous le contrôle de l'intelligence artificielle - comme il se doit pour le CES 2024 - les roulettes assurent une vitesse de marche trois fois plus élevée, sans risque de basculer en avant : Les boots s'adaptent à votre démarche.

Photo : Shift Robotics

L'IA s'associe aussi à la Santé : parmi toutes ces sociétés, SQUAREMIND, start-up Parisienne, propose, en première mondiale, un robot dont l’objectif consiste à numériser, à très haute résolution l’intégralité de la peau en quelques minutes. Une IA permet de mettre en évidence les évolutions significatives des différents grains de beauté entre deux visites. Cette solution, qui a sollicité 4 ans de R&D, permettra d’augmenter les capacités diagnostiques des médecins dans le cadre du dépistage du cancer de la peau. Elle devrait être commercialisée en fin d’année 2024. La société IVès, de son côté, propose une solution de chatbot basée sur une IA capable de répondre, en temps réel, à une question d’utilisateur posée en langage des signes. La réponse est également apportée en langage des signes par un avatar.

Des partenariats pour survivre dans un monde en crise

Dans un monde en pleine crise, les partenariats entre entreprises sont un moyen de survie stratégique. Les associations et partenariats entre industriels étaient en pléthore au CES 2024 :

Intérieur Sony Afeela

Sony et Honda unissent leurs forces pour créer la voiture électrique Afeela, Volkswagen, de son côté, innove en intégrant un chatbot ChatGPT dans ses véhicules, tandis que L'Oréal s'associe à Alphabet pour développer Hapta, un dispositif rendant le maquillage accessible aux personnes en situation de handicap. Delta Airlines permet à ses clients de payer un café avec des miles accumulés, et Mercedes Benz collabore avec Will.i.am pour créer une expérience musicale immersive adaptée au style de conduite, transformant ainsi la voiture en orchestre symphonique. Mercedes-Benz, toujours, veut aussi, avec l'aide des graphismes de jeu haute résolution de Unity, réinventer l'assistant vocal "Hey Mercedes" en lui conférant une nouvelle dimension visuelle. Ola Källenius, le PDG de Mercedes-Benz, a déclaré : « Mercedes-Benz réinvente l'expérience numérique des passagers en tirant parti de l'intelligence artificielle pour offrir une interaction semblable à celle d'un humain avec l'assistant virtuel intelligent MBUX.


L'expérience de shopping se réinvente avec Walmart, dont le président et CEO Doug McMillon annonce une révolution par l'IA, marquant potentiellement la fin des supermarchés tels que nous les connaissons. La compagnie a présenté une application utilisant des modèles de langage avancés, permettant une recherche par cas d'usage plutôt que par des requêtes spécifiques, rivalisant ainsi avec la nouvelle expérience de recherche générative de Google (SGE, Search Generative Experience). Cette innovation offre une personnalisation poussée, où, plutôt que de fournir une liste de courses précise, on pourra demander au chatbot "Que faut-il pour ma prochaine fête d'anniversaire". McMillon a aussi mis en lumière le partenariat avec Microsoft, en invitant Satya Nadella sur scène lors de sa keynote, révélant l'utilisation conjointe de modèles de langage OpenAI Azure et de modèles spécifiques à la vente au détail de Walmart.

Partenariat AWS + Siemens

AWS et Siemens se sont aussi retrouvés ensemble sous les feux de la rampe lorsque Matt Wood, vice-président des produits, a rejoint Roland Busch, PDG de Siemens Global, sur scène lors de la conférence d'ouverture pour expliquer comment les deux entreprises facilitent l'accès aux outils d'IA générative dans tous les secteurs d'activité. Siemens intègre Amazon Bedrock - un service qui offre un choix de modèles de base très performants de grandes entreprises d'IA via une API unique, ainsi que des capacités en matière de sécurité, de confidentialité et d'IA responsable - à Mendix, la principale plateforme à code bas qui fait partie du portefeuille Siemens Xcelerator. Cela permettra à un plus grand nombre de clients de créer, de mettre à l'échelle et d'optimiser les applications existantes avec la puissance de l'IA générative sur AWS.

La célèbre Martha Stewart, de son côté, s'est associée avec Samsung, pour proposer un show culinaire SmartThings

@marthastewart What’s better than @samsungUS #SmartThings kitchen innovations at #CES2024? ♬ G.A.B - Official Sound Studio


Apple a annoncé que la nouvelle expérience CarPlay serait différente dans chaque véhicule, avec une interface et un design spécifiques, et des fonctionnalités qui pourraient évoluer selon le moment de la journée, en citant Porsche comme exemple lors de cette présentation.

Le service de streaming live TuneIn a, de son côté, mis en place des partenariats avec presque tout le monde : il rassemble des sports, des actus, de la musique, des podcasts et des radios du monde entier. Avec plus de 75 millions d'utilisateurs actifs par mois, TuneIn est l'une des plateformes de streaming audio les plus utilisées au monde. TuneIn diffuse plus de 100 000 stations de radio détenues, opérées et partenaires. Avec une distribution de premier plan sur plus de 200 plateformes et appareils connectés, TuneIn permet aux auditeurs d'écouter ce qu'ils aiment, où qu'ils se trouvent. Les abonnés à TuneIn Premium bénéficient d'un accès exclusif à des informations sans publicité de grands réseaux comme CNN, Fox News Radio, CSPAN, MSNBC, CNBC et Bloomberg, ainsi qu'à des retransmissions en direct de MLB, NFL, NHL et à des programmes sportifs universitaires et des chaînes de musique sans publicité. Au CES, TuneIn a annoncé offrir son service de radio aux téléviseurs intelligents VIZIO.

Amazon FireTV s'apprête à lancer ses chaînes en 2025 avec un modèle FAST, offrant une expérience gratuite et soutenue par la publicité. L'objectif est de rassembler des vidéos courtes dans un flux unique sur les TV et les produits Alexa, avec des pages d'accueil éditorialisées et un partage des revenus. Un contrat unique avec chaque source est recherché pour les droits globaux, et des partenariats comme celui récemment annoncé avec Panasonic sont essentiels pour la distribution du matériel FireTV Stick, qui continue de bien se vendre. Alexa et Character AI offriront aussi bientôt aux utilisateurs la possibilité de "parler" avec différentes personnalités, de Socrate à Elon Musk, apportant "une dimension plus humaine et interactive à l'expérience utilisateur".

Les téléviseurs LG se transformeront bientôt en centres de commande pour la maison intelligente Google Home, comme annoncé lors de la conférence de presse CES de LG. Erik Kay de Google y a été invité sur scène, pour expliquer que les téléviseurs LG agiront comme des contrôleurs pour Google Home, permettant de configurer et de contrôler les dispositifs Matter, ainsi que de voir et de contrôler les appareils LG, Google et Google Home directement depuis le téléviseur ou l'application ThinQ.

Sonos, enfin, cherche à améliorer son intégration avec Spotify, percevant les options actuelles comme très limitées, notamment parce que la plupart des services de musique en streaming ne sont pas lucratifs et ne peuvent pas utiliser la publicité.

Côté politique, le Bureau du Gouverneur de Pennsylvanie s'associe avec OpenAI pour intégrer ChatGPT Enterprise, ce qui en fait le premier État américain à adopter cette initiative. L'objectif ? Améliorer l'efficacité à tous les niveaux. Dans un premier temps, le Bureau de l'Administration utilisera ChatGPT pour des tâches telles que la simplification du langage de politique publique dépassé, la rédaction de descriptions de postes, la résolution de problèmes de redondance dans les politiques internes des employés, la génération de code, entre autres applications.

Le marketing à l'ère de l'IA

Lors de tables rondes très prisées par les professionnels de divers secteurs, une question revient souvent : comment l'intelligence artificielle générative influence-t-elle notre façon de travailler ? Pour le Weather Channel, qui repose sur les données et prévisions météorologiques depuis des années, l'IA promet de rendre le storytelling encore plus captivant. Dès 2015, Nora Zimmet s'est penchée sur les plateformes de jeux vidéo pour mieux cerner les attentes du public. L'IA générative devrait permettre de fournir des contenus plus locaux, plus ciblés et encore plus pertinents.

Il est largement reconnu que l'IA devrait être utilisée comme un outil, et non comme un jouet. Elle est destinée à renforcer la créativité et incarne la technologie du « Et si ? » (What if). L'IA accélère aussi le passage d'une mentalité de diffusion large (broadcasting) à une diffusion personnalisée (narrowcasting).

Evan Spiegel, fondateur de Snap, a souligné comment sa société se distingue de ses concurrents : les services de messagerie remplaceront-ils les réseaux sociaux traditionnels ?

Michael Kassan de MediaLink a clôturé chaque table ronde en résumant ses « Media Links T's and C's » (Terms and Conditions) : T pour trust (confiance), transparency (transparence), technology (technologie), talent (talent) et transformation (transformation). C pour content (contenu), commerce, culture, creativity (créativité), community (communauté), creation (création) et curation. La curation, dans ce contexte, signifie faire face à un excès de choix tout en augmentant la commodité.

La maîtrise d'une marque poussée à ses limites, sur une table au CES 2024

Lors de la table ronde dédiée à la guerre du streaming, Roku était l'invité vedette, définissant le streaming comme un contenu diffusé via Internet sur un téléviseur. Roku offre plus de 400 chaînes FAST. Pour Kristina Shepard, VP Global Advertising Sales de Roku , les chaînes FAST représentent une solution au problème de l'attrition des abonnés, avec un ciblage très précis qui nécessite une créativité tout aussi affinée. Elles pourraient également être un moyen d'attirer la Génération Z, qui, d'après Amie Owen de UM, fait défiler l'équivalent de 8 kilomètres de contenu sur son téléphone chaque jour, un fait qui pourrait intéresser particulièrement les applications de fitness.

Publicité "shoppable" chez Disney

Disney, de son côté, se joint à Walmart, Amazon, Home Depot et d'autres pour tester la "shoppable TV" avec des publicités d'Unilever. Disney a annoncé le lancement d'un programme bêta pour ses premières publicités "shoppables". Les consommateurs pourront effectuer des achats par l'intermédiaire de la nouvelle boutique Gateway dans Hulu sans rupture de leur expérience de visionnage. Cette annonce donne un aperçu de ce que Disney prévoit de faire avec Hulu. La société a conclu un accord en 2023 pour acquérir la participation précédemment détenue par Comcast. Les téléspectateurs verront des publicités personnalisées pour des produits qui seront envoyées aux téléphones par le biais de notifications push ou par courrier électronique, selon Disney. Au cours des prochains mois, Disney développera les fonctions d'achat interactif en streaming.

Bodyfriend

Dans une discussion sur l'avenir de l'industrie du divertissement, Cynthia Littleton, co-rédactrice en chef chez Variety, a mentionné une publicité vue dans un aéroport pour une entreprise qui, grâce à l'IA, crée des publicités en quelques minutes pour quelques centimes. Pour les diffuseurs, TikTok devient une mesure culturelle importante : un vieux programme peut soudainement devenir le nouveau sujet tendance (comme c'était le cas avec Judge Judy). Cette table ronde a également été l'occasion pour NBC d'annoncer une nouvelle émission nature, en partenariat avec la BBC (5 ans de production), avec Tom Hanks "dans le rôle de David Attenborough". Les marques et chaînes historiques voient de plus en plus l'intérêt de partenariats avec TikTok, selon Catherine Halaby, Head of Entertainment chez TikTok, à l'instar de Disney pour célébrer les 100 ans de sa marque. TikTok devient un vecteur incontournable de trafic. Netflix et Paramount l'ont vite compris, en voyant des fans publier du contenu, ils ont décidé de le faire eux-mêmes avec comme devise : Créez comme un créateur (Create like a creator).

@disneyanimation 100 years of stories. 100 years of magic. 🧚🪄✨ Once Upon A Studio, a new Original short film, premieres on ABC during “The Wonderful World of Disney: Disney’s 100th Anniversary Celebration!” on October 15 at 8/7c. #Disney #Disney100 #D100 #OnceUponAStudio #MickeyMouse ♬ original sound - Walt Disney Animation Studios

Adobe, quant à lui, s'est positionné comme un accélérateur de créativité, éliminant la peur de la page blanche. Les cycles de création qui duraient plusieurs semaines et aboutissaient à peut-être deux campagnes par an se sont raccourcis à quelques minutes. Kristen O'Hara, CMO de Google, considère aussi l'IA comme la technologie salvatrice de l'éducation, offrant un accès à des assistants de formation personnels, une idée déjà soulignée lors du Google Zeitgeist. Enfin, le monde virtuel s'infiltre dans l'espace de travail. Nickole Tara du Cirque du Soleil, pionnier dans l'utilisation de l'IA pour ses spectacles, affirme que, grâce aux outils technologiques, le jeudi est désormais le nouveau vendredi.

Dans table ronde intitulée "Embrace the Power of Fandom to Connect Content and Commerce", Alexys Coronel, responsable des loisirs et des télécommunications aux États-Unis chez Amazon Ads, s'est entretenu avec Andrew Wallenstein, président de Variety Intelligence Platform et analyste en chef des médias, sur la manière dont les marques peuvent se rapprocher des fans - et sur la manière dont cela se rapporte à la transition de Prime Video vers un service financé par la publicité. Alexys Coronel a révélé que l'objectif d'Amazon est de fournir 115 millions d'utilisateurs uniques à sa communauté d'annonceurs américains. "À moins que vous ne choisissiez de ne pas participer, vous commencerez à profiter de ce que nous pensons être des expériences publicitaires très convaincantes au sein de Prime Video", a-t-elle déclaré.

Conclusion

Dans un monde rempli d’IA générative, essayons de garder un pied dans le réel. Pour Jason Carmel, Global Creative Data Lead chez VML, l’IA c’est juste un logiciel [sic] (même très smart), et on a tout de suite l’air très bête lorsque l’on remplace « un ordinateur boosté à l’IA » par « un ordinateur boosté par un logiciel ». Ce qui est sûr : le CES est désormais autant (voire plus) une conférence sur les médias qu'un salon technologique, car la technologie et les médias fusionnent en un seul écosystème. Et la question pour les médias n'est plus s'il faut être présent dans telle voiture connectée ou sur telle télé connectée : les systèmes d'exploitation sont en train de fusionner, n'importe le support de diffusion. La question est désormais : comment être visible dans ces nouvelles interfaces pilotées par la voix (devenues sophistiquées grâce à l'IA générative), quelle expérience utilisateur y sera proposée, quels contenus seront diffusés et comment seront-ils protégés ?

Du côté des médias et du divertissement, les innovations technologiques matérielles telles que les écrans invisibles de LG et Samsung (qui ne semblent pas correspondre à un cas d'utilisation vital) ont presque paru insignifiantes par rapport aux nouvelles concernant l'entrée d'Amazon dans la publicité sur Prime, ou aux annonces majeures de Disney en matière de technologie publicitaire, y compris une avancée majeure dans le domaine des médias de détail avec des publicités "shoppables".

Du point de vue d'un expert en médias, le CES de cette année a marqué l'achèvement d'une évolution entamée bien avant le salon international. Ce qui était autrefois considéré comme un événement centré sur les gadgets est désormais reconnu comme un lieu de discussion sur l'impact et l'évolution de la technologie dans le secteur des médias. L'ironie des licenciements annoncés par Amazon, Google et NBC en parallèle du CES n'a pas échappé aux participants. De même, la semaine difficile pour Apple à la Bourse s'est produite en même temps que la mise en vente publique de Paramount. Ces événements, survenus à Las Vegas et ailleurs au cours de ces quatre jours, ont clairement démontré l'interconnexion croissante entre les industries du divertissement et de la technologie.

Illustration : Montage du logo CES sur The Sphere, une version XXL de la Géode

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  • ✇C'est pas mon idée !
  • Le Web3 selon Visa
    Avec la fin des grands espoirs (à court terme) pour le métavers, les promesses du web3 se sont elles aussi éloignées, en attendant des jours meilleurs. Qu'à cela ne tienne, Visa profite du déclin pour s'approprier le concept, ou, du moins, son titre, dans le lancement d'une nouvelle plate-forme de fidélisation des consommateurs.Selon la définition généralement admise, le web3 est une notion relativement théorique – ou, à tout le moins, aux frontières floues – embrassant des principes de décentr

Le Web3 selon Visa

Par : Patrice
8 janvier 2024 à 21:30
Visa
Avec la fin des grands espoirs (à court terme) pour le métavers, les promesses du web3 se sont elles aussi éloignées, en attendant des jours meilleurs. Qu'à cela ne tienne, Visa profite du déclin pour s'approprier le concept, ou, du moins, son titre, dans le lancement d'une nouvelle plate-forme de fidélisation des consommateurs.

Selon la définition généralement admise, le web3 est une notion relativement théorique – ou, à tout le moins, aux frontières floues – embrassant des principes de décentralisation, des technologies de blockchain et une économie à base de jetons (ou tokens), le tout étant fréquemment orchestré dans des univers immersifs au sein desquels ces composants nativement « digitaux » prennent tout leur sens. Naturellement, un tel pedigree le réserve pour l'instant à une minorité de passionnés.

Et, avec la même évidence, ce n'est pas ce qui intéresse Visa… Sous couvert d'une dénomination qui ne fait pourtant plus rêver grand monde, le géant des paiements évoque des outils destinés à stimuler l'engagement des porteurs de carte de paiement dans le contexte de 2024, donc en prenant pleinement en compte leurs comportements en ligne et leurs attentes correspondantes, en parallèle de leurs parcours dans le monde physique. Tout cela paraît loin d'une troisième génération du web.

Visa Web3 Loyalty Engagement Solution

Concrètement, il est question de programmes de fidélité intégrés en quelques gestes grâce à un porte-monnaie virtuel et pilotés via une application mobile, assortis de récompenses qui, outre les systèmes de points en vigueur, prennent aussi la forme de cadeaux, réels ou virtuels… dont, seule référence effective au web3, des jetons numériques, à convertir ou de collection. Sont également évoqués des possibilités d'animations hybrides, telles que des chasses au trésor en réalité augmentée.

En soi, l'approche est plutôt raisonnable. Partant du constat d'un décalage entre les modèles de cashback traditionnels (et leurs variantes) et l'évolution des habitudes de leurs bénéficiaires, il semble pertinent de les compléter, d'une part sur le volet de l'acquisition des avantages, en misant sur les actes et événements autres que les seuls achats (par exemple l'incontournable partage sur les réseaux sociaux, la participation à une enquête ou à un jeu…), et, d'autre part, côté rétributions, à travers des primes dématérialisées ou virtuelles.

Certes, présenté de la sorte, la nouveauté perd beaucoup de son originalité. Alors un brillant cerveau marketing (à moins qu'ils ne s'y soient mis à plusieurs) a décidé d'intituler le dispositif « Visa Web3 Loyalty Engagement Solution » afin de lui donner une aura futuriste. Encore quelques opérations similaires et le web3, qui avait déjà du plomb dans l'aile, achèvera sa brève carrière dans la dérision et l'oubli général.

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