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  • ✇Korben
  • Moonshine - Et votre serveur Linux sans écran devient une console
    NVIDIA a débranché GameStream, son système maison pour envoyer les jeux de votre PC vers une Shield ou un laptop. Sauf que le protocole, lui, n'est pas mort : Moonlight , le client open source qui le réimplémente, tourne toujours sur Windows, macOS, Linux, Steam Link, Raspberry Pi 4, Apple TV et Xbox, et même sur des Switch et des Vita en homebrew. Et surtout, Hans Gaiser bricole depuis début 2024 une pièce qui manquait côté serveur, Moonshine , qui commence à être sé

Moonshine - Et votre serveur Linux sans écran devient une console

Par : Korben ✨
20 juillet 2026 à 13:51

NVIDIA a débranché GameStream, son système maison pour envoyer les jeux de votre PC vers une Shield ou un laptop. Sauf que le protocole, lui, n'est pas mort : Moonlight , le client open source qui le réimplémente, tourne toujours sur Windows, macOS, Linux, Steam Link, Raspberry Pi 4, Apple TV et Xbox, et même sur des Switch et des Vita en homebrew.

Et surtout, Hans Gaiser bricole depuis début 2024 une pièce qui manquait côté serveur, Moonshine , qui commence à être sérieusement utilisable.

Moonlight n'étant qu'un client, il affiche l'image et renvoie votre clavier, votre souris et votre manette. Derrière, il faut donc forcément une machine qui capture le jeu et qui encode la vidéo en temps réel.

Bref, comme je vous le disais, depuis que NVIDIA a rangé GameStream au placard début 2023, ce rôle revient à des serveurs communautaires. Le seul que la FAQ Moonlight recommande, c'est Sunshine , du collectif LizardByte. C'est codé en C++ sous licence GPL-3 et ça tourne sous Windows, Linux, macOS et FreeBSD. Sauf que Sunshine capture une session de bureau existante ce qui veut dire que sur une machine sans écran, il faut composer avec ça, et c'est de là que vient toute la littérature sur les dongles HDMI factices et autres écrans virtuels...

Alors que Moonshine, lui, est codé en Rust et prend un autre chemin. En fait, chaque session de streaming tourne dans son propre environnement isolé, qui est totalement séparé de votre bureau. Du coup, vous n'avez plus besoin de session active du tout... Une simple tour sans écran fera parfaitement le boulot.

Voilà, si vous avez une machine Linux qui dort dans votre placard avec un GPU dedans, ça peut vous permettre de lancer Moonlight depuis votre canapé à distance, et c'est le serveur qui gérera la session rien que pour vous.

Après, c'est du Linux uniquement, testé sur Arch même si ça remonte que ça tourne aussi sur d'autres distribs, avec systemd obligatoire pour lancer et gérer tout ce qui est processus. Et du côté du GPU, il vous faudra de l'encodage vidéo Vulkan, donc, vous l'aurez compris, une Nvidia RTX ou une AMD RDNA2 ou plus récente, voire une Intel Arc pour les plus motivés.

Voilà, toutes vos vieilles GTX resteront sur le banc de touches... Sans oublier que vous aurez besoin du client Moonlight en version 6.0.0 minimum et que la compatibilité avec les portages non officiels n'est pas garantie.

Les codecs supportés, c'est du H.264, H.265 et AV1, avec du HDR en 10 bits. L'AV1 est marqué expérimental et Hans Gaiser prévient lui-même qu'il fait gonfler la taille des images au fil du temps sur les cartes NVIDIA. Sauf que c'est réglé depuis : NVIDIA a sorti le correctif dans son pilote Vulkan beta 595.44.3.0 et Hans Gaiser a confirmé début avril, mesures à l'appui, que la qualité était revenue à la normale. Son README, lui, n'a pas suivi et vous conseille encore de rester en H.264 ou H.265. Donc si l'AV1 vous tente, prévoyez le pilote Vulkan beta, pas celui de votre distrib.

Notez aussi que Moonshine n'est pas conçu pour être utilisé sur des réseaux publics puisque le protocole GameStream sous-jacent a des limites qui font que le trafic n'est pas entièrement chiffré au niveau applicatif. Donc, si vous vous y mettez, n'exposez jamais les ports de Moonshine directement sur internet. Préférez passer par Tailscale ou un WireGuard par exemple.

Bref, Moonlight, Sunshine, Moonshine... si comme moi, vous vous emmêlez dans les noms, c'est parfaitement normal. N'empêche que c'est un super truc, encore en dev, certes, mais ça promet pour le futur...

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  • Cette Atari Jaguar de 1993 boote sous Linux avec 2 Mo de RAM
    Une Atari Jaguar, la console de 1993 qu'Atari vendait comme la première machine 64 bits et que le marché a snobée, vient de booter sous Linux pour la première fois ! Derrière ce hack, un développeur connu sous le pseudo de Cakehonolulu , qui a collé un vrai noyau sur le Motorola 68000 de la bécane. Le 68000 n'a pas de MMU , ce circuit qui gère la mémoire virtuelle et dont dépend le Linux que vous faites tourner sur votre PC. Sauf que le noyau embarque depuis toujours une branche pour les puces q

Cette Atari Jaguar de 1993 boote sous Linux avec 2 Mo de RAM

Par : Korben ✨
8 juillet 2026 à 14:12

Une Atari Jaguar, la console de 1993 qu'Atari vendait comme la première machine 64 bits et que le marché a snobée, vient de booter sous Linux pour la première fois ! Derrière ce hack, un développeur connu sous le pseudo de Cakehonolulu , qui a collé un vrai noyau sur le Motorola 68000 de la bécane.

Le 68000 n'a pas de MMU , ce circuit qui gère la mémoire virtuelle et dont dépend le Linux que vous faites tourner sur votre PC. Sauf que le noyau embarque depuis toujours une branche pour les puces qui en sont privées, l'antique μClinux , et c'est elle qui fait tout le taf ici.

La Jaguar offre seulement 2 Mo de RAM et jusqu'à 6 Mo de ROM sur la cartouche, du coup Cakehonolulu a coupé le noyau en deux : le code qui ne bouge pas, le .text et le .rodata, reste dans la ROM et s'exécute directement depuis là en XIP, pendant que les données qui changent atterrissent dans les 2 Mo de RAM. Bref, chaque octet compte.

Après, ce n'était pas simple non plus parce que le 68000 ne sait pas lire une donnée qui serait mal alignée en mémoire. Alors que les processeurs modernes savent le faire sans broncher. Et comme le cross-compilateur d'Ubuntu générait quand même ce type de données mal alignées, alors qu'on lui précise bien que la cible c'était un 68000, ça faisait des plantages en cascade.

L'astuce a donc été de recompiler tout le toolchain à la main, puis de bâtir un user space minimal avec BusyBox et uClibc, tout ça en binaire FLAT au lieu du classique format ELF.

Et voilà, la Jaguar affiche maintenant fièrement ses 1,04 BogoMIPS. Soit une puissance de feu qui ferait chialer une calculatrice. Mais bon, elle boote et c'est le principal. Si vous avez encore une Jaguar dans un placard, vous pouvez parfaitement installer ça dessus, puisque le code est disponible sur GitHub .

Voilà, c'est assez génial parce qu'en fait, ça montre bien que Linux est vachement résilient. On est en 2026 et pourtant, le support des 68000 est encore présent dans le noyau, et bien vivant même !

Voilà, tant que ce bon vieux noyau gardera tous ses vieux pilotes, eh bien n'importe quelle console oubliée pourra toujours renaître avec un petit terminal dessus. Et ça, je trouve que ça clôt tous les débats sur la conservation et le poids du code legacy dans le kernel.

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  • Januscape - La faille KVM qui dormait depuis 16 ans dans le cloud
    Depuis 16 ans, il y a une énorme faille qui fait dodo dans le coeur de tout ce qui gère la virtualisation sous Linux et personne ne l'avait remarqué, jusqu'à ce que Hyunwoo Kim, un chercheur en sécurité connu sous le pseudo @v4bel débarque. Ce dernier vient de dénicher un use-after-free dans le shadow MMU de KVM, ce bout de code que KVM partage entre les processeurs Intel et AMD. Il a baptisé sa trouvaille Januscape (CVE-2026-53359), et croyez-moi, le scénario a de quoi filer des sueurs froides

Januscape - La faille KVM qui dormait depuis 16 ans dans le cloud

Par : Korben ✨
7 juillet 2026 à 11:55

Depuis 16 ans, il y a une énorme faille qui fait dodo dans le coeur de tout ce qui gère la virtualisation sous Linux et personne ne l'avait remarqué, jusqu'à ce que Hyunwoo Kim, un chercheur en sécurité connu sous le pseudo @v4bel débarque. Ce dernier vient de dénicher un use-after-free dans le shadow MMU de KVM, ce bout de code que KVM partage entre les processeurs Intel et AMD. Il a baptisé sa trouvaille Januscape (CVE-2026-53359), et croyez-moi, le scénario a de quoi filer des sueurs froides à n'importe quel hébergeur...

En pratique, quand vous louez une VM dans le cloud, vous y êtes root (normal, c'est votre instance). Mais si l'hôte autorise la virtualisation imbriquée, hé bien la faille vous ouvre en grand la porte vers la machine physique. Le code de démonstration que Kim a publié se contente de faire planter l'hôte, et il garde sous le coude un second exploit, non divulgué publiquement celui-là, qui transforme le même bug en exécution de code root sur l'hôte. Et il n'a pas trouvé tout ça par hasard, puisqu'il participait au kvmCTF de Google, un programme qui paie jusqu'à 250 000 dollars pour une évasion complète d'une VM vers son hôte...

À ce stade, l'isolation censée séparer les locataires d'un même serveur vole en éclats, les VM de vos voisins de palier comprises.

Le code fautif traîne depuis août 2010, du temps du noyau 2.6.36 et Kim présente d'ailleurs Januscape comme la première évasion d'une VM vers son hôte qui fonctionne aussi bien sur Intel que sur AMD, à sa connaissance en tout cas.

Maintenant, avant de couper le wifi et de partir élever des chèvres dans le Larzac, deux petites nuances quand même car l'attaque réclame deux conditions réunies : être root dans la VM invitée, et que l'hôte expose la virtualisation imbriquée. Pas mal d'hébergeurs ne l'activent pas, donc c'est pas non plus une apocalypse universelle. Par contre, pour ceux qui l'activent, c'est game over.

Mais bonne nouvelle, le correctif est déjà là donc si vous administrez des serveurs KVM, mettez à jour maintenant. Et si vous ne pouvez pas patcher tout de suite, la parade consiste à désactiver la virtualisation imbriquée en attendant, avec kvm_intel.nested=0 sur de l'Intel ou kvm_amd.nested=0 sur de l'AMD.

VENOM s'échappait déjà d'une VM en 2015 via un vieux driver de disquette, et plus récemment une faille kernel planquée neuf ans offrait un accès root sur une machine Linux. Ces "fantômes" dorment longtemps dans le noyau, et ils choisissent toujours le pire moment pour se réveiller. Voilà, comme d'autres failles Linux à patcher d'urgence , celle-ci mérite tout de suite votre attention.

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  • PS5-Linux - La Slim peut enfin tourner sous Linux
    Il y a trois mois, Andy Nguyen (theflow0 pour les intimes) lâchait PS5-Linux et posait direct cette limite bien nette, à savoir que ça ne concernerait que les PS5 Phat, et pas les Slim ni les Pro. Bon ben cette limite vient de sauter pour les Slim. En effet, depuis fin juin, son ps5-linux-loader supporte le firmware 7.61, et comme c'est justement celui qui équipe les consoles fines, votre Slim peut à son tour se transformer en PC Linux complet. Le rythme de sortie des nouvelles releases est d'ai

PS5-Linux - La Slim peut enfin tourner sous Linux

Par : Korben ✨
1 juillet 2026 à 15:13

Il y a trois mois, Andy Nguyen (theflow0 pour les intimes) lâchait PS5-Linux et posait direct cette limite bien nette, à savoir que ça ne concernerait que les PS5 Phat, et pas les Slim ni les Pro. Bon ben cette limite vient de sauter pour les Slim. En effet, depuis fin juin, son ps5-linux-loader supporte le firmware 7.61, et comme c'est justement celui qui équipe les consoles fines, votre Slim peut à son tour se transformer en PC Linux complet.

Le rythme de sortie des nouvelles releases est d'ailleurs assez dingue. En avril, le hack se limitait aux firmwares 3.xx et 4.xx , autant dire à des consoles oubliées au fond d'un placard et aujourd'hui la liste grimpe jusqu'à la 7.61, en passant par les 5.xx et 6.xx. Attention quand même, ce n'est pas open bar sur tout ce qui est en dessous de 7.61, puisque PS5-Linux ne prend en charge que ce qu'il y a sur une liste bien précise de versions. Et puis surtout, les tout premiers firmwares 1.xx et 2.xx restent sur le carreau.

Pour les anciennes versions, faudra toujours passer par l'exploit umtx2. Et pour tout ce qui va de la 6.00 à la 7.61, Andy est passé par une autre faille touchant l'hyperviseur que Sony a déjà colmatée dans ses mises à jour récentes. Mais comme la 7.61 date de 2023, ça ouvre le hack à un sacré paquet de Slim vendus ces dernières années. Filez dans Paramètres, Système, Informations console pour vérifier votre numéro de firmware et s'il figure dans la liste supportée par le projet (jusqu'à la 7.61 incluse), vous êtes bon.

Par contre, rien pour la PS5 Pro qui elle est coincée en firmware 8.0.

Puis au-delà du support firmware, le reste avance également puisque le Bluetooth interne, le lecteur Blu-ray et l'Ethernet sont enfin fonctionnels... ça grossit, ça grossit... Après comme ça reste un soft mod, y'a pas de dual boot possible et faudra relancer l'exploit à chaque fois que vous voulez lancer Linux. Mais c'est pas grave, on est dans l'expérimental et peut-être que le multi boot pérenne arrivera bientôt.

Si vous n'avez pas peur de la ligne de commande, je vous renvoie vers mon article d'avril pour la procédure d'install complète et la liste du matos nécessaire. Une fois en place, ça vous ouvrira surtout les portes de Steam et des émulateurs !

Reprendre la main sur une bécane qu'on a payée plein pot, c'est quand même la base quand on est bidouilleur de l'extrême ^^. Puis couplé à la fuite des clés BootROM de la PS5 fin 2025 , je trouve que l'écosystème commence enfin à respirer un air plus libre.

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  • ✇Korben
  • LinuxMD - du Linux sur la Sega Megadrive
    Une Megadrive qui fait tourner du bon gros Linux qui tâche, vous en avez rêvé ? Hé bien Daniel Palmer l'a fait !! Le souci, c'est que le processeur 68000 de la console n'a pas de MMU, ce petit composant que Linux réclame normalement pour gérer la mémoire. Du coup Daniel a compilé le kernel dans un mode spécial qui s'en passe, ce qui est déjà un joli exploit. Autre problème, une Megadrive toute seule n'a pas assez de mémoire pour un kernel. L'astuce, c'est donc de passer par une cartouche. Un Meg

LinuxMD - du Linux sur la Sega Megadrive

Par : Korben ✨
29 juin 2026 à 15:13

Une Megadrive qui fait tourner du bon gros Linux qui tâche, vous en avez rêvé ? Hé bien Daniel Palmer l'a fait !!

Le souci, c'est que le processeur 68000 de la console n'a pas de MMU, ce petit composant que Linux réclame normalement pour gérer la mémoire. Du coup Daniel a compilé le kernel dans un mode spécial qui s'en passe, ce qui est déjà un joli exploit.

Autre problème, une Megadrive toute seule n'a pas assez de mémoire pour un kernel. L'astuce, c'est donc de passer par une cartouche. Un Mega EverDrive de chez Krikzz vient glisser 4 Mo de RAM dans la console, et hop, comme ça elle se transforme en mini-ordinateur le temps d'un boot. Welcome LinuxMD !!

Le menu de la cartouche Mega EverDrive, par lequel on lance le démarrage.

Vous branchez ensuite la cartouche à votre PC en USB, et là, le kernel se met à cracher du log sur votre terminal, comme une vraie machine !

Et il y a même un mode qui affiche le shell directement sur la télé, avec un petit carré vert qui clignote pour dire que le kernel tourne, et un rouge pour l'activité du disque. Plutôt classe !

Le shell Linux affiché sur la télé via la puce graphique de la Megadrive. Le carré vert qui clignote = le kernel tourne.

Après c'est lent. Daniel le dit lui-même, y'a de quoi vous faire un café entre deux commandes. Et si vous n'avez pas de Megadrive sous la main parce que les brocantes de geeks c'est pas votre truc, c'est pas grave, il a prévu un émulateur pour jouer avec sans avoir le matos.

Bref, c'est pas très praticable, vous ne pourrez pas vous en servir comme d'un PC au quotidien mais c'est beau quand même !

Source : Hackaday

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  • Cache-aware scheduling - Le patch Linux qui vise +360% de perf sur MySQL
    L' ordonnanceur du noyau Linux vient de recevoir une proposition de mise à jour qui fait grimper les perfs de façon assez spectaculaire sur certaines charges. Hygon, le fondeur chinois qui fabrique des x86 sous licence de l'architecture Zen d'AMD, a envoyé une série de patches pour étendre le cache-aware scheduling, et les chiffres annoncés montent jusqu'à 360% de mieux en termes de transactions par seconde sur MySQL. Pour comprendre le délire, faut revenir au cache-aware scheduling de base, le

Cache-aware scheduling - Le patch Linux qui vise +360% de perf sur MySQL

Par : Korben ✨
25 juin 2026 à 18:22

L' ordonnanceur du noyau Linux vient de recevoir une proposition de mise à jour qui fait grimper les perfs de façon assez spectaculaire sur certaines charges. Hygon, le fondeur chinois qui fabrique des x86 sous licence de l'architecture Zen d'AMD, a envoyé une série de patches pour étendre le cache-aware scheduling, et les chiffres annoncés montent jusqu'à 360% de mieux en termes de transactions par seconde sur MySQL.

Pour comprendre le délire, faut revenir au cache-aware scheduling de base, le fameux CAS, conçu par les ingénieurs d'Intel (Tim Chen, Chen Yu et Peter Zijlstra) et tout juste mergé dans Linux 7.2. Sur un CPU moderne avec plusieurs caches de dernier niveau, le fameux LLC, l'ordonnanceur essaie de regrouper sur le même domaine de cache les tâches qui partagent des données. Du coup, moins de ratés de cache, moins de données qui font des allers-retours entre les caches, et donc de la perf en plus sans toucher au matos mais juste en plaçant mieux les tâches.

Le hic, c'est que ce CAS de base raisonne au niveau d'un seul LLC. Tant que votre charge tient dans un domaine de cache, nickel. Mais dès que la charge dépasse ce que peut contenir un seul cache partagé, l'ordonnanceur ne sait pas regrouper les tâches au niveau du dessus : elles se dispersent sur des cœurs qui ne partagent plus le même cache, et toute la localité s'évapore. Et ça tombe mal pour Hygon, dont les puces récentes ne sont pas un bloc unique mais un assemblage de chiplets (le C86-7490 en réunit quatre), avec plusieurs caches partagés éparpillés sur la galette.

D'où l'idée de développer ces patches, qui permettent un regroupement hiérarchique et offrent la possibilité de s'étendre ou de se contracter dynamiquement selon la taille de la charge et la topologie de la machine.

Hygon annonce donc jusqu'à +49% sur Hackbench , +20% sur Schbench (non, pas le rappeur), et ce fameux +360% sur MySQL !! C'est le feu !

Maintenant, avant de revendre votre PC pour en prendre un sous Hygon, attention ! Ces chiffres, ce sont des "jusqu'à", mesurés sur des topologies multi-domaines, donc typiquement de gros serveurs à plusieurs chiplets. Sur votre laptop avec un seul LLC, vous ne verrez donc sans doute rien passer.... Ouais, je sais, sniiiif. Le 360% n'est pas un gain universel, mais plutôt le pic sur la config qui souffrait le plus du problème.

Un fondeur chinois qui, parti d'une licence Zen d'AMD, en vient à pousser du code dans Linux pour faire tourner tout le monde plus vite, Intel et AMD compris, c'est chouette quand même. Si ça vous intéresse, les patches viennent d'être postés sur la mailing list du kernel , donc rien n'est encore intégré mais si ça passe la revue, c'est de la perf gratuite pour les machines qui en bavent le plus.

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  • ✇Korben
  • USB4STREAM - Le transfert direct entre 2 machines sous Linux
    Admettons que vous ayez besoin de transmettre des fichiers d'une machine A à une machine B, le plus vite possible et sans vous prendre la tête ? Et bien j'ai ce qu'il vous faut et ça s'appelle USB4STREAM, qui vient d'être fraîchement mergé dans Linux 7.2. C'est Intel qui a pondu ce protocole "super simple" (c'est leur expression) pour balancer des paquets bruts d'une machine à une autre, directement par le câble USB4 ou Thunderbolt sans serveur intermédiaire... Juste deux bécanes et un fil. Et e

USB4STREAM - Le transfert direct entre 2 machines sous Linux

Par : Korben ✨
24 juin 2026 à 09:15

Admettons que vous ayez besoin de transmettre des fichiers d'une machine A à une machine B, le plus vite possible et sans vous prendre la tête ?

Et bien j'ai ce qu'il vous faut et ça s'appelle USB4STREAM, qui vient d'être fraîchement mergé dans Linux 7.2. C'est Intel qui a pondu ce protocole "super simple" (c'est leur expression) pour balancer des paquets bruts d'une machine à une autre, directement par le câble USB4 ou Thunderbolt sans serveur intermédiaire... Juste deux bécanes et un fil.

Et effectivement, comme ils le disent, c'est super simple ! Une fois le module chargé et le stream configuré (un petit tour par ConfigFS pour faire apparaître le device), votre noyau expose des périphériques /dev/tbstreamX, et n'importe quelle application qui sait faire un read/write peut alors taper dedans.

Vous branchez le câble, et il vous suffit ensuite d'écrire dans le device qui doit expédier les données d'un côté, puis de les recevoir sur l'autre machine. C'est tout... Du Unix pur jus, où tout est un fichier.

Et les usages sont beaucoup plus larges qu'on ne croit... Y'a donc du transfert de fichiers d'un ordinateur à un autre, évidemment (un peu comme Croc , mais sans passer par le réseau du tout) mais aussi, pourquoi pas, du partage de webcam entre deux systèmes, ou permettre un accès à n'importe quel flux de données brutes en basse latence. Ainsi, plus besoin de passer par des serveurs tiers dans le cloud, ou d'installer un outil de transfert en réseau local .

Ça me rappelle quand je jouais avec les copains à des jeux vidéos en utilisant un port série sur le PC... À l'ancienne comme on aime, sauf qu'on est en 2026 et qu'on a maintenant 40 Gb/s dans le tuyau !

Puis contrairement à Thunderbolt qui nous promettait la vitesse de l'éclair il y a plus de dix ans (ouais, je vous sors les archives là...lol), là c'est natif Linux, et dispo pour tout le monde via un simple device !

Le choix raffiné : le câble, pas le cloud

Le patch d'Intel est d'ailleurs passé tranquillou puisqu'ils l'ont glissé dans le pull USB/Thunderbolt de la merge window, et c'est Linus Torvalds lui-même qui l'a mergé sur master sans la moindre objection. Et quand Linus laisse passer sans râler, c'est plutôt bon signe.

Le reste du lot vaut le coup d'œil aussi puisque cette même pull améliore l'allocation des tunnels DisplayPort en multi-écran sur Thunderbolt, et ajoute un pilote de température pour le contrôleur xHCI du chipset AMD Promontory 21. Notez que ce dernier a été écrit en partie par Codex, l'agent de codage d'OpenAI... Mais balek tant que c'est propre et que ça fonctionne.

Bref, si vous avez deux machines en USB4 sous la main, gardez un œil sur le noyau Linux 7.2...

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  • Un bug qui gèle l'écran des portables AMD sous Linux traîne depuis 2017, et c'est Claude qui a aidé à le corriger
    Si vous utilisez un ordinateur portable à puce graphique AMD Radeon sous Linux, vous avez peut-être déjà vu l'écran se figer d'un coup, sans raison apparente, à peu près une fois par semaine. Ce bug agace les utilisateurs depuis des années, et un correctif vient enfin de pointer le bout de son nez. Le coupable se cache dans AMDGPU, le pilote graphique libre qu'AMD maintient pour Linux. On parle ici du logiciel qui fait le lien entre la carte graphique et le système d'exploitation. Le problème ne

Un bug qui gèle l'écran des portables AMD sous Linux traîne depuis 2017, et c'est Claude qui a aidé à le corriger

19 juin 2026 à 11:47

Si vous utilisez un ordinateur portable à puce graphique AMD Radeon sous Linux, vous avez peut-être déjà vu l'écran se figer d'un coup, sans raison apparente, à peu près une fois par semaine. Ce bug agace les utilisateurs depuis des années, et un correctif vient enfin de pointer le bout de son nez.

Le coupable se cache dans AMDGPU, le pilote graphique libre qu'AMD maintient pour Linux. On parle ici du logiciel qui fait le lien entre la carte graphique et le système d'exploitation.

Le problème ne date pas d'hier. En fouillant l'historique du code, le développeur à l'origine du correctif a remonté la piste jusqu'à une modification introduite en 2017. Presque huit ans de gels d'écran.

Le symptôme typique, c'est une erreur "flip_done timed out" dans les journaux du système. Pour faire simple, l'ordinateur attend que l'écran affiche l'image suivante, ce signal n'arrive jamais. Et tout gèle.

Le souci touche plusieurs machines, bien connues du monde Linux, comme le Lenovo ThinkPad T14 Gen1 en version AMD ou le Framework Laptop 13 équipé d'un processeur Ryzen 7 7840U. Jusqu'ici, le seul remède consistait à désactiver le PSR, pour "Panel Self Refresh".

Cette fonction d'économie d'énergie laisse l'écran réafficher tout seul sa dernière image fixe sans réveiller la carte graphique, histoire d'économiser de la batterie. Pratique sur un portable, sauf que c'est précisément elle qui déclenchait les gels.

Le plus intéressant, c'est la méthode employée. Le correctif a été mis au point en "vibe debugging" avec Claude Code, l'assistant de programmation d'Anthropic, le concurrent direct d'OpenAI. Le développeur a décrit le bug à l'IA, qui l'a aidé à explorer le code et à affiner les correctifs, plutôt que de dérouler une procédure de débogage classique.

Concrètement, les patchs revoient la gestion du "vblank" et du "page-flip" dans le bloc d'affichage DCN, c'est-à-dire la mécanique interne qui synchronise le moment où une nouvelle image remplace l'ancienne à l'écran. D'autres tentatives avaient échoué par le passé, mais cette série semble enfin tenir la route.

Maintenant patience, rien n'est encore intégré dans le noyau Linux officiel. Les correctifs doivent passer par les tests et la validation des mainteneurs avant d'arriver chez tout le monde, ce qui peut quand même prendre plusieurs versions du kernel.

Bref, on est là devant un bug fantôme qui date d'lil y a huit ans, débusqué en discutant avec une IA, voilà qui résume assez bien l'année 2026 côté développement.

Source : Phoronix

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  • Flipper One - Le Linux de poche qui terrifie ses propres créateurs
    Flipper Devices, les gens derrière le fameux Flipper Zero , viennent de dévoiler leur prochain joujou, le Flipper One . Et leur annonce démarre par cette phrase de Pavel Zhovner, le co-fondateur : « on est franchement terrifiés, et on a besoin de vous ». Apparemment, ce nouveau projet l'angoisse et faut être honnête, y'a de quoi. Car le Flipper One, ce n'est pas un Flipper Zero en plus gros. C'est carrément un mini-PC Linux ARM de poche, pensé comme un couteau suisse pour le réseau. Et là où le

Flipper One - Le Linux de poche qui terrifie ses propres créateurs

Par : Korben ✨
21 mai 2026 à 15:16

Flipper Devices, les gens derrière le fameux Flipper Zero , viennent de dévoiler leur prochain joujou, le Flipper One . Et leur annonce démarre par cette phrase de Pavel Zhovner, le co-fondateur : « on est franchement terrifiés, et on a besoin de vous ».

Apparemment, ce nouveau projet l'angoisse et faut être honnête, y'a de quoi. Car le Flipper One, ce n'est pas un Flipper Zero en plus gros. C'est carrément un mini-PC Linux ARM de poche, pensé comme un couteau suisse pour le réseau. Et là où le Zero causait uniquement aux protocoles de proximité (NFC, RFID, sub-GHz, infrarouge), le One joue dans la cour du dessus, en s'adressant également au monde IP, donc tout ce qui est Wi-Fi, Ethernet, 5G et même satellite. Ahaha, j'adore !

Et côté tripes, s'ils tiennent leurs promesses, ça va envoyer du lourd ! En effet, on va y retrouver un Rockchip RK3576 8 cœurs cadencé avec GPU Mali et un NPU pour faire tourner des modèles d'IA en local, 8 Go de RAM, deux ports Gigabit Ethernet indépendants, du Wi-Fi 6E qui gère le monitor mode, un modem 5G en module M.2, et une sortie HDMI 2.1 en 4K.

En gros, vous avez un routeur, un analyseur de signaux et un thin client réunis dans un truc qui tient dans la poche.

Puis y'a surtout ce truc de "double cerveau" avec à côté du gros CPU, un microcontrôleur RP2350 (celui du Raspberry Pi Pico 2) en plus qui pilote l'écran, les boutons et l'alimentation. Comme ça, même quand le Linux est éteint, l'appareil reste vivant et vous pouvez toujours gérer le boot et l'affichage sans réveiller le monstre.

Mais le vrai sujet de cette annonce, ce n'est pas la fiche technique. C'est l'ouverture du bestiau car le Flipper One vise un noyau Linux pur, celui de kernel.org, sans patch vendeur, ni blob binaire ou autres drivers proprio. C'est un truc de puriste qui va faire plaisir à tous les barbus !

Parce que oui, chez Flipper Devices, ils en ont marre des fabricants ARM qui balancent leurs « board support packages » crades que personne ne comprend, comme le fait Raspberry Pi au passage. Alors pour y arriver, ils bossent à fond avec Collabora afin de pousser le support du RK3576 directement dans le kernel officiel.

Et c'est là qu'arrive le « we need your help » car plutôt que de bidouiller dans leur coin, ils ouvrent d'un coup tout le processus de développement dès le premier jour. Leurs trackers de tâches, leurs débats d'architecture, leurs docs à moitié finies, bref tout le bazar que les boîtes planquent d'habitude, bah eux, ils le mettent à dispo ! Et c'est pour cela qu'ils cherchent des gens pour le support du kernel, pour tester le Wi-Fi en audit et injection, pour trancher le choix du bureau (KDE Plasma ou un gestionnaire en tiling plus léger ?), et même pour entraîner un petit modèle d'IA maison.

Et au-dessus de tout ça, ils préparent leur Flipper OS, une couche sur du Debian qui introduit une notion de « profils » qui n'est ni plus ni moins qu'un instantané complet du système avec ses paquets préconfigurés. Vous bootez dessus, vous le clonez, vous le cassez, et hop vous revenez à une copie propre sans tout reflasher.

Ils bossent aussi sur FlipCTL, un framework pour habiller les utilitaires Linux en menus sur petit écran, avec comme objectif de le rendre installable d'un simple apt install ailleurs que sur leur produit.

Après, j'espère que ça va bien se passer pour eux car malgré leur succès, Flipper Devices traîne un passif chargé. Le Flipper Zero s'est écoulé à plus d'un million d'exemplaires, mais il a été viré d'Amazon en 2023, étiqueté « appareil de skimming », puis carrément banni au Canada début 2024 sous prétexte qu'il servait à voler des voitures.

C'était d'ailleurs des accusations bidons vu que le bestiau dans sa forme de base est incapable de mener les attaques par relais qu'on utilise en général pour voler des voitures. Heureusement pour eux, la justice canadienne a fini par reculer, mais bon, leur réputation grand public est faite malheureusement.

L'autre point qui va vous calmer, c'est que vous ne pourrez pas encore l'acheter... Le moyen le plus rapide sera de lâcher 350 $ dans leur prochaine campagne Kickstarter prévue cette année. Et encore, le projet pourrait ne jamais sortir...

Voilà, du coup, si l'idée d'un Linux de poche sans compromis vous parle, le mieux pour aider, c'est peut-être d'aller mettre les mains dans le cambouis sur leur portail dev.

Perso, un cyberdeck ouvert jusqu'au noyau, moi ça me plait bien. Le Flipper Zero, ça m'a jamais convaincu mais ce Flipper One, déjà pour moi, il est beaucoup plus convaincant... On verra s'ils tiennent la distance maintenant. Et si vous voulez creuser le genre, jetez un œil à ce cyberdeck fait maison , au WiFi Pineapple côté audit sans fil, et à Intercept pour l'analyse radio.

À suivre de très près !

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  • Vim passe à GTK4, et Claude est crédité dans les commits
    gVim, la version avec interface graphique du légendaire éditeur de texte Vim, récupère le support de GTK4. Pour situer, GTK c'est la boîte à outils qui dessine les fenêtres, les boutons et les menus des applications sous Linux. Vim tournait jusqu'ici sur GTK2 et GTK3, deux versions vieillissantes. GTK4 modernise tout ça. Et le détail qui fait causer : le commit indique noir sur blanc que le portage a été co-écrit par Claude, l'IA d'Anthropic. Le boulot a pris plusieurs semaines. Le support GTK4

Vim passe à GTK4, et Claude est crédité dans les commits

20 mai 2026 à 09:34

gVim, la version avec interface graphique du légendaire éditeur de texte Vim, récupère le support de GTK4. Pour situer, GTK c'est la boîte à outils qui dessine les fenêtres, les boutons et les menus des applications sous Linux.

Vim tournait jusqu'ici sur GTK2 et GTK3, deux versions vieillissantes. GTK4 modernise tout ça. Et le détail qui fait causer : le commit indique noir sur blanc que le portage a été co-écrit par Claude, l'IA d'Anthropic.

Le boulot a pris plusieurs semaines. Le support GTK4 est maintenant intégré au code de Vim, activable avec une option de compilation, --enable-gui=gtk4. GTK4 apporte un rendu plus moderne et un meilleur support des écrans haute densité, là où GTK2 commençait sérieusement à dater.

GTK2 n'est d'ailleurs plus vraiment maintenu côté GNOME depuis un bon moment, donc rester dessus n'était pas tenable éternellement. Pour l'instant, le script de configuration garde quand même GTK3 par défaut si vous ne précisez rien, le temps que la nouvelle version soit éprouvée. Aucune installation existante n'est donc affectée, et ça débarquera en option dans la prochaine version de Vim.

Le plus intéressant, ce n'est pas le code mais le tag "Co-authored-by: Claude" dans l'historique Git. Vim, c'est un projet open source vénérable, démarré en 1991, l'éditeur des barbus et des serveurs Linux du monde entier. L'éditeur n'a pas bougé sur ses fondamentaux depuis des décennies, et ce genre de modernisation graphique traîne souvent faute de bras pour s'en occuper.

Voir une IA créditée comme co-autrice sur une toolkit graphique de trente ans, c'est quand même un signal fort. Et personne n'a planqué la contribution : elle est assumée et tracée.

C'est exactement le bon réflexe. Le débat sur les contributions d'IA dans l'open source n'est pas nouveau, Greg Kroah-Hartman, un des mainteneurs du noyau Linux, avait déjà posé le sujet sur la table. Le vrai problème n'a jamais été "l'IA a écrit du code", mais "est-ce que c'est transparent et est-ce qu'un humain a relu et validé".

Ici, les deux cases sont cochées. Le code est passé par la revue habituelle du projet, et le crédit est explicite. Un curieux peut remonter le commit et voir précisément ce qui a été fait.

Bref, une IA qui aide à dépoussiérer une toolkit de trente ans en le disant clairement, c'est plutôt la version saine du truc.

Source : Phoronix

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  • Claude a fait tourner Adobe Lightroom CC sous Linux
    Faire tourner les logiciels Adobe sous Linux, c'est la quête éternelle des photographes et graphistes qui voudraient bien quitter Windows ou macOS mais qui n'ont rien de comparable côté Linux. Adobe n'a jamais voulu porter sa suite officiellement. Du coup, depuis des années, des développeurs tentent de la faire fonctionner via Wine, le logiciel libre qui sait exécuter des programmes Windows sur Linux. Avec un succès souvent partiel, et beaucoup de bidouille manuelle. Un développeur connu sous le

Claude a fait tourner Adobe Lightroom CC sous Linux

18 mai 2026 à 16:00

Faire tourner les logiciels Adobe sous Linux, c'est la quête éternelle des photographes et graphistes qui voudraient bien quitter Windows ou macOS mais qui n'ont rien de comparable côté Linux.

Adobe n'a jamais voulu porter sa suite officiellement. Du coup, depuis des années, des développeurs tentent de la faire fonctionner via Wine, le logiciel libre qui sait exécuter des programmes Windows sur Linux. Avec un succès souvent partiel, et beaucoup de bidouille manuelle.

Un développeur connu sous le pseudo sander110419 vient de publier une recette reproductible pour faire fonctionner Adobe Lightroom CC sur Linux. Pas Lightroom Classic, attention, mais bien la version Creative Cloud avec la synchronisation, qui dépend de plus de composants Windows.

Tout est documenté sur GitHub, avec les scripts, les DLL patchées et le mode d'emploi. La particularité, c'est qui a fait le travail. Le développeur a simplement donné une consigne à Claude Code, l'assistant de programmation d'Anthropic en ligne de commande, et il a regardé l'IA bosser.

La consigne tenait en une phrase : faire tourner Lightroom CC sur Linux, puis publier une recette reproductible. Et Claude Opus 4.7, le modèle utilisé, a tout fait en autonomie. Il a identifié les composants Windows manquants, écrit des stubs, des fausses DLL qui simulent le comportement attendu, patché celles qui posaient problème, testé le tout sous Wine 11.8 staging, puis rédigé le README et la documentation. L'humain a juste validé derrière.

Côté résultat, ça marche raisonnablement bien sur la dernière version testée (Lightroom CC 9.3.1). La synchronisation cloud fonctionne, l'interface répond, les fonctions de base sont là. Quelques boîtes de dialogue plantent encore, et certaines fonctions accélérées par la carte graphique ne sont pas complètement opérationnelles. Mais on est sur un usage réel possible, ce qui n'avait jamais été le cas auparavant pour cette version.

Au passage, c'est un cas d'école intéressant pour ceux qui suivent l'évolution des assistants IA. La tâche est typiquement le genre de travail que personne n'a vraiment envie de faire : ingrat, plein de tâtonnements, qui demande de lire de la doc obscure et de tester en boucle. Et c'est précisément le terrain où une IA en mode agentique tient le mieux la route aujourd'hui.

Source : Phoronix

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  • Un fan de Linux a transformé son bureau en niveau de Minecraft
    Sur Linux, certains utilisateurs passent des heures à customiser leur bureau pour le rendre joli. Cette pratique a même un nom dans la communauté : le "ricing", de l'anglais "to rice", qui veut dire bichonner sa machine comme on bichonnerait une voiture tunée. Un utilisateur vient de publier un projet baptisé "Waylandcraft" qui pousse le concept assez loin : tout son bureau ressemble à l'intérieur du jeu Minecraft, le célèbre bac à sable où l'on construit avec des blocs cubiques. Pour comprendre

Un fan de Linux a transformé son bureau en niveau de Minecraft

18 mai 2026 à 13:41

Sur Linux, certains utilisateurs passent des heures à customiser leur bureau pour le rendre joli. Cette pratique a même un nom dans la communauté : le "ricing", de l'anglais "to rice", qui veut dire bichonner sa machine comme on bichonnerait une voiture tunée.

Un utilisateur vient de publier un projet baptisé "Waylandcraft" qui pousse le concept assez loin : tout son bureau ressemble à l'intérieur du jeu Minecraft, le célèbre bac à sable où l'on construit avec des blocs cubiques.

Pour comprendre la blague du nom, il faut savoir que la majorité des Linux modernes utilisent un environnement graphique appelé GNOME, c'est-à-dire la couche qui dessine les fenêtres, les menus et le bureau (l'équivalent visuel de Windows ou macOS). Cet environnement tourne par-dessus un système d'affichage techniquement nommé Wayland, le successeur récent du très vieux Xorg. Le créateur a donc fusionné "Wayland" et "Minecraft" pour donner "Waylandcraft", et le nom n'aurait pas eu de sens il y a encore deux ans.

Visuellement, le thème reprend tous les codes du jeu : icônes en cubes texturés style terre et bois, fond d'écran avec un paysage de plaine herbeuse, police pixelisée façon Minecraft, et même les boutons et menus qui ressemblent à des inventaires de joueur. C'est du travail de précision, chaque détail a été retravaillé pour coller à l'esthétique du jeu de Mojang.

Le projet a immédiatement explosé les échanges autour de son intérêt dans la communauté. C'est typiquement le genre de truc qui finit publié en libre accès, avec une notice détaillant chaque thème, chaque police, chaque petit script utilisé pour arriver au résultat. Et si vous voulez vous lancer dans la customisation Linux, sachez que ça peut vite devenir un loisir chronophage. Très chronophage.

Source : Reddit

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  • Ne jetez pas votre vieux PC : le noyau Linux s'apprête à booster ses performances en jeu
    Sur un PC, l'ordonnanceur du système (le scheduler en anglais), c'est ce petit bout du noyau qui décide quelle tâche tourne sur quel cœur du processeur, et pendant combien de temps. Plus il est malin, plus la machine est fluide. Peter Zijlstra, l'un des développeurs historiques du noyau Linux, vient de proposer un patch baptisé "sched: Flatten the pick" qui réorganise la façon dont l'ordonnanceur attribue les priorités. Et les résultats sur le gaming, surtout sur du vieux matériel, sont étonnant

Ne jetez pas votre vieux PC : le noyau Linux s'apprête à booster ses performances en jeu

16 mai 2026 à 11:01

Sur un PC, l'ordonnanceur du système (le scheduler en anglais), c'est ce petit bout du noyau qui décide quelle tâche tourne sur quel cœur du processeur, et pendant combien de temps. Plus il est malin, plus la machine est fluide.

Peter Zijlstra, l'un des développeurs historiques du noyau Linux, vient de proposer un patch baptisé "sched: Flatten the pick" qui réorganise la façon dont l'ordonnanceur attribue les priorités. Et les résultats sur le gaming, surtout sur du vieux matériel, sont étonnants.

Pour le test, le développeur a sorti un PC d'époque : un Intel Core i7-2600K, processeur de 2011, accompagné d'une carte graphique AMD Radeon RX 580. Le tout fait tourner Shadows: Awakening, un jeu disponible sur la boutique GOG, lancé via Lutris et Proton, l'écosystème qui permet de faire tourner les jeux Windows sous Linux. Et là, surprise.

Avant le patch, le jeu pédalait à environ 4 images par seconde au minimum et 48 en moyenne. Après application, on monte à 20 images par seconde au minimum et 57 en moyenne. Le temps maximum entre deux images, l'autre indicateur clé pour la fluidité, passe de 107 millisecondes à 37. On passe d'injouable à correct. Sur une machine de 2011, c'est presque un miracle.

Le patch touche à la gestion des cgroups, des conteneurs de processus qui regroupent et hiérarchisent les tâches, sur les systèmes multi-cœurs. Plusieurs niveaux de sélection étaient empilés, et le patch les "aplatit" pour gagner en réactivité.

Les vieux processeurs ont moins de cœurs et moins de marge, donc chaque mauvaise décision de l'ordonnanceur coûte cher. Sur un processeur récent avec dix ou douze cœurs, on ne le remarque presque pas. Sur un quadri-cœur d'il y a quinze ans, ça se voit immédiatement à l'écran.

Attention quand même, on n'est pas encore au point d'être intégré dans le noyau Linux officiel. Il reste des relectures et des validations avant que le code finisse en production. C'est la version 2 du patch, donc la discussion technique a déjà bien avancé.

Pour les distributions Linux orientées jeu, qui chassent la moindre milliseconde gagnée, ce genre de patch est exactement le type d'amélioration qu'on suit de près.

Bref, si vous traînez un vieux PC qui peine, un futur noyau Linux pourrait bien lui offrir une deuxième jeunesse pour le jeu.

Source : Itsfoss

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  • Fragnesia - Une nouvelle faille Linux dans la lignée de Dirty Frag
    Bon, accrochez vous les amis, car ça enchaine sec sur le kernel Linux en ce moment... Le chercheur William Bowling de l'équipe V12 security vient de lâcher Fragnesia (CVE-2026-46300, CVSS 7.8), un nouvel exploit kernel Linux qui permet d'obtenir un accès root sur toutes les distros majeures, et ce, 8 jours seulement après le patch de Dirty Frag. Et la mauvaise nouvelle, en fait, c'est que Fragnesia tape dans la même surface d'attaque que Dirty Frag , mais via un bug logique différent qui n'est p

Fragnesia - Une nouvelle faille Linux dans la lignée de Dirty Frag

Par : Korben ✨
15 mai 2026 à 09:33

Bon, accrochez vous les amis, car ça enchaine sec sur le kernel Linux en ce moment... Le chercheur William Bowling de l'équipe V12 security vient de lâcher Fragnesia (CVE-2026-46300, CVSS 7.8), un nouvel exploit kernel Linux qui permet d'obtenir un accès root sur toutes les distros majeures, et ce, 8 jours seulement après le patch de Dirty Frag.

Et la mauvaise nouvelle, en fait, c'est que Fragnesia tape dans la même surface d'attaque que Dirty Frag , mais via un bug logique différent qui n'est pas fixé par le patch initial. Donc si vous aviez sagement mis à jour votre noyau le 8 mai dernier en pensant être tranquille, hé bah désolé, vous êtes toujours à poil !

La lignée "Dirty" continue donc tout simplement de s'allonger... Dirty COW en 2016, Dirty Pipe en 2022, Copy Fail le 1er mai 2026, Dirty Frag le 8 mai, et maintenant Fragnesia le 14 mai. Quatre LPE (local privilege escalation) kernel Linux en deux semaines, c'est un record je crois !

Alors comment ça marche ?

Le bug se planque dans la partie du kernel qui gère le chiffrement réseau IPsec. C'est le truc qu'on utilise pour faire du VPN d'entreprise et l'attaque détourne le moteur de chiffrement pour qu'il écrive là où il ne devrait surtout pas écrire.

Le déroulé ensuite est assez simple à comprendre. Il prend un fichier sensible déjà ouvert en lecture (genre /usr/bin/su, le programme qui fait passer en root), il le balance dans une connexion réseau, et il dit au kernel "tiens, chiffre-moi tout ça en IPsec". Le kernel obéit gentiment, sauf qu'au lieu d'envoyer le résultat chiffré sur le réseau, il vient écraser la version du fichier qui est en mémoire avec les octets chiffrés. Du coup /usr/bin/su contient maintenant du code choisi par l'attaquant. Suffit ensuite de taper su pour devenir root.

Et là c'est le drame !

Le pire, c'est qu'il n'y a aucun "tirage au sort" dans tout ça. Pas besoin de gagner une condition de course une fois sur mille comme à l'époque de Dirty COW. Là, c'est 100% reproductible à chaque exécution, ça marche du premier coup.

La cause profonde, c'est une fonction kernel qui assemble des morceaux de paquets réseau et qui oublie au passage que certains morceaux pointent vers de la mémoire qui ne lui appartient pas vraiment (genre la mémoire d'un fichier qu'un autre process est en train de lire). Bowling appelle ça la "famille Dirty Frag" parce que c'est exactement le même genre d'amnésie qui avait permis Dirty Frag la semaine dernière.

Et le patch du 8 mai n'a pas suffi parce qu'il a juste rebouché un trou particulier, sans toucher à la fonction d'origine. D'où la sortie immédiate du PoC le 14 mai, parce qu'autant prévenir tout le monde, plutôt que de laisser un 0-day silencieux circuler dans les milieux moins recommandables d'Internet.

Testez sur votre Linux

Si vous voulez reproduire ça dans un environnement isolé (genre une VM Ubuntu 24.04 avec un kernel 6.8.0-111-generic), c'est simple :

git clone https://github.com/v12-security/pocs.git
cd pocs/fragnesia
gcc -o exp fragnesia.c && ./exp

Petite subtilité à connaître sur Ubuntu, AppArmor restreint les "user namespaces" (les bacs à sable du kernel) pour les utilisateurs non-privilégiés depuis Ubuntu 24.04. Du coup, avant de lancer l'exploit, faut faire sauter ce verrou de sécurité :

sudo sysctl -w kernel.apparmor_restrict_unprivileged_userns=0

Et là vous récupérez un shell root sans crasher le kernel... vous allez voir, c'est presque magique !

⚠️ Attention, après le test, le /usr/bin/su en mémoire est toujours pété (il contient encore le code de l'attaquant). Donc avant de continuer à utiliser la machine, faut nettoyer ce cache mémoire :

echo 3 > /proc/sys/vm/drop_caches

Ou plus simple, vous rebootez la VM puisque la corruption est uniquement en RAM.

Alors on fait quoi maintenant ?

D'abord, du côté patch, AlmaLinux a déjà sorti des kernels corrigés (kernel-4.18.0-553.124.3.el8_10 pour AL8, kernel-5.14.0-611.54.5.el9_7 pour AL9, et kernel-6.12.0-124.56.3.el10_1 pour AL10). Ensuite, pour les autres distros (Ubuntu, Debian, RHEL, SUSE, Fedora, Gentoo, Amazon Linux, CloudLinux), c'est en cours, mais pas encore disponible partout à l'heure où j'écris ces lignes.

En attendant, la mitigation est exactement la même que pour Dirty Frag, ce qui est plutôt cool, et même pratique, si vous l'aviez déjà appliquée la semaine dernière (rien à refaire, vous êtes déjà protégé contre la nouvelle bête, c'est cadeau). Si ce n'est pas le cas, voici la commande à coller en root, à exécuter sur chaque machine concernée :

sh -c "printf 'install esp4 /bin/false\ninstall esp6 /bin/false\ninstall rxrpc /bin/false\n' > /etc/modprobe.d/fragnesia.conf; rmmod esp4 esp6 rxrpc 2>/dev/null; echo 3 > /proc/sys/vm/drop_caches; true"

Cette ligne bloque les trois modules vulnérables (esp4, esp6 et rxrpc) pour qu'ils ne se rechargent pas au reboot, les décharge s'ils tournent déjà, et nettoie le cache mémoire au cas où il serait déjà corrompu.

Pour rappel, ces trois modules ne servent qu'à du VPN IPsec en mode transport et à un protocole réseau exotique d'Andrew File System. Du coup, 99% des desktops et serveurs classiques ne perdent rien à les désactiver. Si vous opérez du VPN IPsec en prod par contre, là attention, faudra attendre le patch officiel de votre distro et bricoler une rotation de modules en attendant.

Une fois que votre distro pousse le patch officiel (espérons que ce sera très bientôt côté Ubuntu et Debian), vous mettez à jour le noyau, vous rebootez la bécane, et vous retirez tranquillement la conf de modprobe.

Source : github.com/v12-security/pocs

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  • Intel améliore les performances de ses GPU Arc dans les jeux sous Linux
    Le pilote Vulkan open source d'Intel pour Linux vient de recevoir une optimisation qui améliore les performances des jeux DirectX 12 tournant via Proton. La modification a été intégrée à Mesa 26.1 et concerne les cartes graphiques Arc Alchemist et Battlemage. Le patch avait été proposé pour la première fois en 2020, il aura donc fallu plus de cinq ans pour le voir arriver. Ce qui change pour les joueurs Linux L'optimisation porte sur la façon dont le pilote ANV gère le cache d'état graphique. En

Intel améliore les performances de ses GPU Arc dans les jeux sous Linux

Par : Korben
25 mars 2026 à 13:51

Le pilote Vulkan open source d'Intel pour Linux vient de recevoir une optimisation qui améliore les performances des jeux DirectX 12 tournant via Proton.

La modification a été intégrée à Mesa 26.1 et concerne les cartes graphiques Arc Alchemist et Battlemage. Le patch avait été proposé pour la première fois en 2020, il aura donc fallu plus de cinq ans pour le voir arriver.

Ce qui change pour les joueurs Linux

L'optimisation porte sur la façon dont le pilote ANV gère le cache d'état graphique. En utilisant une combinaison de deux identifiants internes (Binding Table Pointer et Binding Table Index) au lieu d'un seul pour référencer les textures, le pilote peut supprimer certaines étapes de synchronisation qui ralentissaient le rendu.

Les développeurs d'Intel indiquent que le gain est mesurable sur tous les jeux DirectX 12 qu'ils ont testés via VKD3D-Proton, la couche de traduction utilisée par Steam pour faire tourner les jeux Windows sur Linux.

Pas de chiffres précis dans la note technique, mais une autre modification récente du même pilote (un simple changement d'une ligne de code pour le prefetch des tables de textures) avait déjà montré des gains allant jusqu'à 3 à 4 % sur God of War et Destiny 2.

Un patch qui a mis cinq ans à arriver

L'anecdote vaut quand même le détour. Ce patch a été proposé pour la première fois en novembre 2020, et il vient d'être fusionné dans Mesa en mars 2026.

Plus de cinq ans entre la proposition et l'intégration, ce qui donne une idée du rythme de développement des pilotes graphiques open source. Le code nécessite aussi un correctif au niveau du noyau Linux (dans le pilote Xe), qui devrait arriver avec Linux 7.1.

Les GPU concernés sont les Intel Arc à partir de la génération Alchemist (Arc A770, A750, etc.) et les plus récents Battlemage (Arc B580, B570).

Quelques limites quand même

L'optimisation ne fonctionne bien qu'avec les jeux DirectX 12. Sur les titres DirectX 11, les développeurs ont constaté des baisses de performances, ce qui fait que le mécanisme est activé automatiquement pour DX12 et désactivé pour DX11. Il est aussi possible de forcer son activation ou sa désactivation via un réglage dans la configuration DRI.

C'est le genre de petite avancée qui, mise bout à bout avec les autres, finit par rendre les GPU Intel Arc de plus en plus viables sous Linux pour le jeu. Cinq ans pour un patch, c'est long, mais le résultat est là. Et puis ça montre aussi que l'approche open source d'Intel sur ses pilotes graphiques continue de porter ses fruits, même si le chemin est quand même un peu plus lent que chez NVIDIA ou AMD.

Source : Phoronix

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  • sudo-rs - 40 ans de silence cassés par des astérisques
    Si vous utilisez Ubuntu 26.04, vous avez peut-être remarqué un truc bizarre dernièrement en tapant votre mot de passe sudo... Ouiiiiii, y'a des petites étoiles qui apparaissent !! Pas de panique, c'est "normal". Enfin, c'est nouveau... En effet, sudo-rs, la réécriture en Rust de la bonne vieille commande sudo, a décidé d'activer pwfeedback par défaut. En gros, quand vous faites un sudo apt install bidule, au lieu du trou noir habituel, vous voyez maintenant des ***** défiler pendant la saisie du

sudo-rs - 40 ans de silence cassés par des astérisques

Par : Korben
27 février 2026 à 09:33

Si vous utilisez Ubuntu 26.04, vous avez peut-être remarqué un truc bizarre dernièrement en tapant votre mot de passe sudo... Ouiiiiii, y'a des petites étoiles qui apparaissent !! Pas de panique, c'est "normal". Enfin, c'est nouveau...

En effet, sudo-rs, la réécriture en Rust de la bonne vieille commande sudo, a décidé d'activer pwfeedback par défaut. En gros, quand vous faites un sudo apt install bidule, au lieu du trou noir habituel, vous voyez maintenant des ***** défiler pendant la saisie du mot de passe. C'est un changement qui casse une convention vieille de 40 ans... et ça, forcément, ça fait du bruit !

Pour rappel, Ubuntu a basculé sur sudo-rs (le remplaçant en Rust du bon vieux sudo en C) depuis la version 25.10. Ça fait partie du même mouvement de réécriture des outils système en Rust, comme les coreutils dont je vous avais parlé. Et la 26.04 vient de "cherry-picker" comme on dit, un patch upstream qui active le feedback visuel par défaut.

Un bug report sur Launchpad ( #2142721 ) est bien sûr arrivé direct, en mode vénère genre "*ÇA FAIT DES DÉCENNIES qu'on n'affiche pas la longueur du mot de passe pour empêcher le shoulder surfing ! C'est quoi ce bordel !!?? *"

Et la réponse des devs : Won't Fix. Circulez les relous !

En fait, leur argument c'est que le bénéfice sécurité est "infinitésimal". Parce que bon, votre mot de passe sudo c'est le même que celui de votre session (celui que vous tapez à l'écran de login, devant tout le monde). Et le bruit des touches trahit déjà la longueur de toute façon. Du coup, ils ont préféré régler le problème UX qui paume les débutants depuis le début des années 80.

D'ailleurs, en 2013 je vous expliquais comment activer ces étoiles manuellement avec sudo visudo (ça date de fou !!) et maintenant c'est l'inverse, faut expliquer comment les virer ! Linux Mint avait d'ailleurs déjà sauté le pas de son côté depuis un moment.

Perso, le truc qui me gonfle c'est pour les tutos vidéo. Quand vous faites un screencast, les astérisques révèlent la longueur de votre mot de passe à tous vos spectateurs. Du coup faut aller reparamétrer chaque machine avant de filmer ou faire du masquage en post prod. C'est pas la fin du monde, mais bon, la flemme...

Alors pour désactiver ces jolies zétoiles :

sudo visudo

Et ajoutez cette ligne à la fin de /etc/sudoers :

Defaults !pwfeedback

Sauvegardez (Ctrl+X sous nano), et c'est réglé. Attention, ne touchez à rien d'autre dans ce fichier, une erreur de typo et sudo ne marchera plus. Grâce à cette manip, ce sera retour au trou noir ! Youpi !

Source

  • ✇Korben
  • VirtualBox - Oracle adopte enfin KVM sur Linux
    VirtualBox, le bon vieux logiciel de virtualisation d'Oracle, vient de franchir un cap plutôt inattendu. Le code de développement supporte désormais KVM comme backend sur Linux ! En gros, au lieu de s'appuyer uniquement sur son propre module noyau (qui, soyons honnêtes, a toujours été un poil galère à maintenir), l'outil de virtualisation peut maintenant utiliser l'hyperviseur natif de Linux. Et c'est pas rien quand on sait que le logiciel d'Oracle et KVM se marchaient dessus depuis des années.

VirtualBox - Oracle adopte enfin KVM sur Linux

Par : Korben
6 février 2026 à 14:52

VirtualBox, le bon vieux logiciel de virtualisation d'Oracle, vient de franchir un cap plutôt inattendu. Le code de développement supporte désormais KVM comme backend sur Linux ! En gros, au lieu de s'appuyer uniquement sur son propre module noyau (qui, soyons honnêtes, a toujours été un poil galère à maintenir), l'outil de virtualisation peut maintenant utiliser l'hyperviseur natif de Linux.

Et c'est pas rien quand on sait que le logiciel d'Oracle et KVM se marchaient dessus depuis des années. C'était impossible de faire tourner les deux en même temps... Du coup, plutôt que de continuer à se battre, Oracle a décidé de faire copain-copain avec KVM. C'est pas bête !

L'idée vient à l'origine de Cyberus Technology qui avait pondu une implémentation open source en 2024. Et aujourd'hui, c'est Oracle qui intègre le truc directement dans le code officiel. Alors pour l'instant, c'est dispo uniquement en version de dev dans les dépôts Git et les builds de test et ça fonctionne "à peu près".

Vous pouvez dès à présent activer le backend KVM quand le module noyau classique de VirtualBox refuse de coopérer. C'est pratique mais attention par contre, si vous avez besoin du réseau NAT avancé ou du mode pont avec VLAN, ça passera pas encore via KVM... faudra rester sur le module maison.

Notez aussi que l'hyperviseur maison d'Oracle garde quand même des avantages notamment pour tout ce qui est modes réseau avancés, émulation précise pour les vieux OS, et émulation fine de périphériques.

Mais n'empêche, la tendance est claire, tout le monde converge vers l'hyperviseur du noyau Linux. Faut dire que QEMU/KVM c'est devenu tellement solide ces dernières années que ça n'a plus trop de sens de réinventer la roue dans son coin.

Voilà, donc pour ceux qui utilisent l'outil d'Oracle au quotidien sur Linux, c'est une bonne nouvelle. Moins besoin de jongler avec le module vboxdrv, moins de conflits avec d'autres solutions de virtualisation , et surtout des mises à jour noyau qui cassent moins souvent.

Bref, gardez un œil sur les prochaines releases car Oracle a l'air d'y aller sérieusement. Le support KVM final et officiel devrait atterrir pour tous dans une version stable courant 2026. J'ai hâte !

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  • ✇Korben
  • GeForce Now Linux - NVIDIA lâche enfin son client natif pour les gamers manchots
    Ça y est les amis, NVIDIA a enfin lâché son client GeForce Now natif pour Linux ! Après des années à bidouiller avec des solutions non officielles ou à passer par le navigateur (beurk ^^), on a ENFIN droit à une vraie app qui tourne en natif. Pour ceux qui débarquent, GeForce Now c'est donc le service de cloud gaming de NVIDIA. En gros, vous jouez à vos jeux sur des serveurs surpuissants équipés de RTX 5080, et le flux vidéo est streamé sur votre machine. Du coup, même si votre PC date de Mathus

GeForce Now Linux - NVIDIA lâche enfin son client natif pour les gamers manchots

Par : Korben
1 février 2026 à 08:36

Ça y est les amis, NVIDIA a enfin lâché son client GeForce Now natif pour Linux ! Après des années à bidouiller avec des solutions non officielles ou à passer par le navigateur (beurk ^^), on a ENFIN droit à une vraie app qui tourne en natif.

Pour ceux qui débarquent, GeForce Now c'est donc le service de cloud gaming de NVIDIA. En gros, vous jouez à vos jeux sur des serveurs surpuissants équipés de RTX 5080, et le flux vidéo est streamé sur votre machine. Du coup, même si votre PC date de Mathusalem, vous pouvez faire tourner Cyberpunk 2077 en Ultra comme si de rien n'était.

Après y'a quand même un truc important à piger c'est que vos jeux, faut les acheter à côté. GeForce Now ne vend rien, il se connecte à vos bibliothèques Steam, Epic Games Store, Ubisoft Connect et compagnie. Ainsi, si vous possédez déjà des jeux sur ces plateformes, vous les retrouvez directement dans l'interface. Par contre, tous les jeux ne sont pas compatibles, mais il y a un catalogue d'environ 2000 titres supportés.

Ce qu'il vous faut

Côté config, c'est pas trop exigeant vu que c'est votre connexion internet qui fait le gros du boulot :

  • Ubuntu 24.04 LTS (officiellement supporté, mais ça tourne aussi sur d'autres distros via Flatpak)
  • Un GPU compatible Vulkan Video pour le décodage H.264/H.265 (GeForce série 10 minimum, ou Intel/AMD récent)
  • Une connexion internet correcte : 15 Mbps pour du 720p, 25 Mbps pour du 1080p, et 65 Mbps si vous voulez taper dans le 5K à 120 fps
  • Latence réseau inférieure à 80ms (privilégiez l'Ethernet ou le WiFi 5 GHz)

Comment installer le bazar

L'installation est carrément simple puisque NVIDIA distribue l'app via Flatpak, donc c'est universel. La première méthode qui est à mon sens la plus rapide c'est que vous téléchargiez le fichier .bin depuis le site officiel . Ensuite vous le rendez exécutable et vous le lancez :

chmod +x GeForceNOWSetup.bin
./GeForceNOWSetup.bin

Deuxième méthode, si vous préférez tout faire en ligne de commande :

flatpak remote-add --user --if-not-exists GeForceNOW https://international.download.nvidia.com/GFNLinux/flatpak/geforcenow.flatpakrepo

flatpak install flathub org.freedesktop.Platform//24.08

flatpak install -y --user GeForceNOW com.nvidia.geforcenow

Attention, petit piège : si vous êtes sous Wayland et que la fenêtre refuse de s'ouvrir, y'a un fix :

flatpak override --user --nosocket=wayland com.nvidia.geforcenow

Les abonnements... parce que faut bien payer

NVIDIA propose trois formules :

  • Gratuit : sessions d'une heure max, qualité standard 1080p/60fps, et vous aurez des pubs. C'est suffisant pour tester le service.
  • Performance à 10,99€/mois : là ça devient intéressant. Sessions de 6 heures, qualité jusqu'à 1440p/60fps avec le ray tracing activé, et plus de pubs. C'est le sweet spot pour la plupart des joueurs.
  • Ultimate à 21,99€/mois : le Graal. Vous jouez sur des serveurs équipés de RTX 5080, avec du DLSS 4, jusqu'à 5K à 120 fps ou 1080p à 360 fps si vous avez un écran gaming qui suit. Sessions de 8 heures.

Petit détail qui peut piquer, depuis janvier 2026, y'a un cap de 100 heures de jeu par mois sur les abos payants. Si vous dépassez, c'est 2,99€ (Performance) ou 5,99€ (Ultimate) par tranche de 15 heures supplémentaires. Bon, 100 heures par mois ça fait quand même 3h20 par jour... sauf si vous faites des sessions marathon le week-end, ça devrait aller.

En tout cas, avoir le DLSS 4 et le ray tracing natifs sur Linux via le cloud, c'est quand même un sacré pas en avant. D'ailleurs, ça tombe bien au moment où 90% des jeux Windows tournent maintenant sur Linux grâce à Proton... Entre le cloud gaming et la compatibilité native, y'a jamais eu de meilleur moment dans l'histoire de l'Humanité pour lâcher Windows si vous êtes un gamer ^^.

Dépannage rapide

Si l'installation plante avec « Flatpak not found », installez d'abord Flatpak via votre gestionnaire de paquets (sudo apt install flatpak sur Ubuntu).

Si vous avez des saccades, vérifiez que votre GPU supporte bien Vulkan Video. Sur les cartes NVIDIA, passez sur une session X11 plutôt que Wayland... sauf si vous avez une RTX série 30 ou plus récente, là ça devrait passer.

Pour les problèmes de latence, branchez-vous en Ethernet si possible. Le WiFi 5 GHz ça passe, mais attention au 2.4 GHz qui ajoute un sacré jitter.

Bref, si vous voulez jouer à des jeux AAA sur Linux sans vous prendre la tête avec Wine ou Proton, GeForce Now est maintenant une option carrément viable.

Amusez-vous bien !

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  • Wine 11.0 est là - NTSYNC, WoW64 et des perfs en hausse pour le jeu sous Linux
    Bon, les amis linuxiens (et ceux qui n'ont pas encore sauté le pas), asseyez-vous confortablement sur votre tabouret parce que Wine 11.0 vient de pointer le bout de son nez et c'est du lourd. Si vous pensiez que le projet s'essoufflait, détrompez-vous puisque après un un an de boulot, plus de 6 000 changements et 600 bugs corrigés, c'est pas juste une petite mise à jour de routine, c'est une sacrée étape ! Je commence direct, le gros morceau qui va faire plaisir aux gamers, c'est l'intégration d

Wine 11.0 est là - NTSYNC, WoW64 et des perfs en hausse pour le jeu sous Linux

Par : Korben
14 janvier 2026 à 07:45

Bon, les amis linuxiens (et ceux qui n'ont pas encore sauté le pas), asseyez-vous confortablement sur votre tabouret parce que Wine 11.0 vient de pointer le bout de son nez et c'est du lourd. Si vous pensiez que le projet s'essoufflait, détrompez-vous puisque après un un an de boulot, plus de 6 000 changements et 600 bugs corrigés, c'est pas juste une petite mise à jour de routine, c'est une sacrée étape !

Je commence direct, le gros morceau qui va faire plaisir aux gamers, c'est l'intégration de NTSYNC. Pour faire simple, c'est un module noyau Linux (qui devrait arriver avec le noyau 6.14) qui permet de gérer la synchronisation entre les processus de façon beaucoup plus efficace. Concrètement, ça veut dire que les jeux Windows qui tournent sur Linux vont arrêter de galérer sur les accès concurrents et gagner en fluidité. On est sur du gain de performance pur et dur.

L'autre révolution sous le capot, c'est la finalisation de l'architecture WoW64. Si vous vous souvenez, on en parlait déjà dans les versions précédentes comme d'une expérimentation, mais là c'est bon, c'est prêt. Ça permet de faire tourner des applications 32 bits (et même du 16 bits pour les nostalgiques) dans des préfixes 64 bits de manière totalement propre. Adieu le binaire wine64 séparé, maintenant on a un seul exécutable unifié qui gère tout. C'est plus propre, plus stable et ça simplifie vachement la vie.

Côté graphisme, Wine 11.0 passe à Vulkan 1.4.335 et apporte enfin le décodage matériel H.264 via les API Direct3D 11 sur Vulkan Video. En gros, vos vidéos et vos jeux vont moins pomper sur le CPU. Le pilote Wayland continue aussi de s'améliorer avec une meilleure gestion du presse-papier et des méthodes de saisie.

On sent que le futur sans X11 approche à grands pas...

Et pour ceux qui aiment brancher tout et n'importe quoi sur leur bécane, il y a du nouveau côté Bluetooth. On a maintenant un support initial pour le scan des appareils, la découverte et même l'appairage basique sur Linux via BlueZ. C'est encore le début, mais pouvoir connecter sa manette ou son casque sans bidouiller pendant trois heures, c'est ça l'objectif. Les joysticks et les volants à retour de force ont aussi eu droit à leur petit coup de polish pour une meilleure précision.

Ça me rappelle forcément la sortie de Wine 10.0 l'année dernière qui avait déjà posé de grosses bases, sans oublier que Win32 est devenu la couche de compatibilité la plus stable sur Linux !

On notera aussi que le support de TWAIN 2.0 pour le scan 64 bits est de la partie, tout comme des améliorations sur MSHTML pour le rendu web et même le support de Ping pour l'ICMPv6. Bref, c'est une version hyper complète qui prouve une fois de plus que le pont entre Windows et Linux est de plus en plus solide.

Voilà, si vous voulez tester tout ça, c'est dispo dès maintenant sur le site officiel. Comme d'hab, il faudra peut-être attendre quelques jours pour que ça arrive dans les dépôts de votre distrib préférée, mais ça vaut le coup d'œil.

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  • GNOME et Firefox veulent tuer le copier-coller au clic molette
    Bon, si vous êtes un vieux de la vieille sous Linux, j'ai une nouvelle qui va vous faire verser une petite larme ! GNOME et Firefox envisagent tous les deux de désactiver la possibilité de coller avec le clic milieu par défaut. Vous savez, ce truc où vous sélectionnez du texte, puis un coup de clic molette et hop, c'est collé ailleurs sans passer par Ctrl+C/Ctrl+V. Jordan Petridis, développeur chez GNOME, vient de soumettre une merge request pour désactiver cette fonctionnalité dans les paramètr

GNOME et Firefox veulent tuer le copier-coller au clic molette

Par : Korben
6 janvier 2026 à 08:45

Bon, si vous êtes un vieux de la vieille sous Linux, j'ai une nouvelle qui va vous faire verser une petite larme ! GNOME et Firefox envisagent tous les deux de désactiver la possibilité de coller avec le clic milieu par défaut. Vous savez, ce truc où vous sélectionnez du texte, puis un coup de clic molette et hop, c'est collé ailleurs sans passer par Ctrl+C/Ctrl+V.

Jordan Petridis, développeur chez GNOME, vient de soumettre une merge request pour désactiver cette fonctionnalité dans les paramètres par défaut. D'après lui ce serait un véritable désastre... Des mots forts pour une fonctionnalité que beaucoup adorent mais faut dire que le mec n'a pas tort car avec les trackpads modernes et les souris à molette cliquable un peu sensibles, on finit souvent par coller des trucs sans faire exprès.

Du coup, c'est quoi exactement ce "primary paste" ? Hé bien c'est une spécificité historique de X11, le système de fenêtrage qui fait tourner les bureaux Linux depuis des lustres. Quand vous sélectionnez du texte, il est automatiquement copié dans un buffer séparé (le "PRIMARY selection"), différent du presse-papier classique . Et le clic du milieu colle ce buffer directement. C'est comme avoir deux presse-papiers en parallèle, c'est pratique mais ça peut foutre le bordel si vous cliquez au mauvais moment.

Et Firefox n'est pas en reste puisqu'une révision chez Mozilla propose exactement la même chose à savoir désactiver le collage au clic molette par défaut. Les arguments sont similaires... surtout que les utilisateurs qui découvrent cette fonctionnalité par accident (coucou les Windowsiens) ne comprennent pas d'où sort le texte qui vient de s'afficher dans leur barre de recherche. Perso, j'avoue que ça m'est arrivé de coller des trucs gênants dans un chat parce que j'avais cliqué sur la molette sans faire gaffe ^^.

La bonne nouvelle, c'est que ça reste réactivable pour ceux qui y tiennent. Sous GNOME, il suffira de taper :

gsettings set org.gnome.desktop.interface gtk-enable-primary-paste true

Bref, c'est un peu la fin d'une époque. Avec l'arrivée de Wayland qui remplace progressivement X11 (et les solutions pour faire cohabiter les deux ), ces vieilles conventions Unix passent à la trappe. Les nouveaux utilisateurs Linux n'auront probablement jamais connu ce confort du triple clic + clic molette pour copier-coller une ligne entière. C'était pourtant bien pratique ! Mais bon, c'est vrai que ça pouvait aussi poser des problèmes de sécurité quand on collait accidentellement un mot de passe dans le mauvais champ.

Adieu l'artiste !

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  • Quand Sony vendait Linux pour PlayStation 2
    Vous vous rappelez de votre PlayStation 2, cette bonne vieille console qui a bercé les années 2000 avec ses GTA, ses Final Fantasy et ses Pro Evolution Soccer ? Et bien figurez-vous que Sony avait sorti à l'époque un kit officiel pour transformer la machine en PC sous Linux. D'abord au Japon en 2001, puis aux États-Unis en 2002. Oui, officiellement, fait par Sony. C'était complètement dingue quand on y pense ! Le kit PS2 Linux (compatible uniquement avec les modèles "fat" avec baie d'extension)

Quand Sony vendait Linux pour PlayStation 2

Par : Korben
30 décembre 2025 à 09:29

Vous vous rappelez de votre PlayStation 2, cette bonne vieille console qui a bercé les années 2000 avec ses GTA, ses Final Fantasy et ses Pro Evolution Soccer ? Et bien figurez-vous que Sony avait sorti à l'époque un kit officiel pour transformer la machine en PC sous Linux. D'abord au Japon en 2001, puis aux États-Unis en 2002. Oui, officiellement, fait par Sony.

C'était complètement dingue quand on y pense !

Le kit PS2 Linux (compatible uniquement avec les modèles "fat" avec baie d'extension) comprenait tout un attirail de ouf : un disque dur IDE de 40 Go, un adaptateur réseau (qui faisait aussi office d'interface IDE), un adaptateur VGA pour brancher la console sur un moniteur compatible (sync-on-green requis), une carte mémoire de 8 Mo (requise mais non incluse), et même un clavier et une souris USB aux couleurs de la PlayStation. Sony avait vraiment mis le paquet sur la qualité de ces périphériques, avec un clavier qui avait un toucher plutôt agréable pour l'époque.

Côté électronique, la PS2 embarquait un processeur MIPS R5900 (le fameux Emotion Engine) et le système tournait sur un kernel Linux 2.2.1 basé sur Kondara MNU/Linux (une distro japonaise dérivée de Red Hat). Par contre, avec seulement 32 Mo de RAM, fallait pas s'attendre à des miracles. Le système incluait quand même l'environnement de bureau Window Maker, un gestionnaire de fenêtres old school mais terriblement classe avec son petit pingouin.

L'installation se faisait via un disque (CD ou DVD selon l'édition) qu'on insérait comme un jeu, et la carte mémoire stockait les fichiers de boot. Ensuite il fallait partitionner le disque dur à la main en suivant la doc, parce que y'avait pas d'assistant automatique. Une fois installé, on pouvait lancer des applications, compiler du code, et même faire tourner des navigateurs comme Mozilla Suite (Firefox étant arrivé plus tard via des ports communautaires).

Le lecteur DVD-ROM n'était pas utilisable sous PS2 Linux (pas de driver), ce qui empêchait de copier des jeux, par contre, rien n'empêchait de développer ses propres programmes. D'ailleurs, le kit était principalement destiné aux développeurs et aux bidouilleurs qui voulaient explorer l'architecture de la console.

Aujourd'hui ces kits sont devenus assez rares et se revendent à prix d'or pour les collectionneurs. Toutefois vous pouvez en trouver un à un prix raisonnable par exemple ici sur eBay . Il est vendu par l'éditeur du journal Le Virus Informatique afin de financer le prochain numéro avec cette vente. Y'a même des distributions Linux plus modernes comme Black Rhino qui ont été portées sur PS2 par la communauté.

C'était vraiment une autre époque où les constructeurs osaient ce genre d'expérimentations... Une console de jeu grand public qui peut officiellement booter sur Linux, ça n'arriverait plus aujourd'hui et c'est bien dommage je trouve...

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  • Wattage - Surveillez l'état de santé de votre batterie Linux comme un chef
    Je trouve que ce qui manque sous Linux, c'est un petit outil sympa pour garder un œil sur l'état de sa batterie de portable. Alors oui, y'a des trucs par-ci par-là, mais rien de vraiment moderne et surtout complet. Mais c'était sans compter sur Wattage vient combler ce vide aussi immense que votre amour pour mon site ^^. C'est donc une petite appli GTK4/libadwaita toute fraîche qui vous affiche tout un tas d'infos sur votre batterie. Et quand je dis tout un tas, c'est vraiment tout un tas du gen

Wattage - Surveillez l'état de santé de votre batterie Linux comme un chef

Par : Korben
24 décembre 2025 à 09:00

Je trouve que ce qui manque sous Linux, c'est un petit outil sympa pour garder un œil sur l'état de sa batterie de portable. Alors oui, y'a des trucs par-ci par-là, mais rien de vraiment moderne et surtout complet. Mais c'était sans compter sur Wattage vient combler ce vide aussi immense que votre amour pour mon site ^^.

C'est donc une petite appli GTK4/libadwaita toute fraîche qui vous affiche tout un tas d'infos sur votre batterie. Et quand je dis tout un tas, c'est vraiment tout un tas du genre le nombre de cycles de charge, la capacité actuelle, le voltage, l'état de santé, les métriques d'énergie, les infos constructeur, etc.

L'appli est codée en Vala, ce qui veut dire qu'elle compile en C et que c'est plutôt rapide. Elle va récupérer toutes ses données directement dans /sys/class/power_supply, le dossier système où Linux stocke les infos de vos périphériques d'alimentation.

Le truc cool avec Wattage, c'est qu'elle supporte plusieurs batteries ou sources d'alimentation en même temps, donc si vous avez un setup un peu particulier avec plusieurs batteries, hop, tout s'affiche proprement dans l'interface.

L'interface justement, elle est assez minimaliste et bien fichue puisque vous avez toutes vos stats batterie dans une seule fenêtre, sans menus compliqués, ni options inutiles.

Voilà, alors plutôt que de vous fier uniquement à l'indicateur système classique qui vous dit juste le pourcentage, vous pourrez maintenant voir l'état réel de votre batterie. Comme ça, si elle commence à décliner, ou si le nombre de cycles grimpe trop, vous le saurez. Même chose si la capacité maximale baisse par rapport à la capacité d'origine... Plus rien ne vous échappera.

C'est développé par v81d, dispo sur GitHub , et sous licence GPL v3 et comme tout bon logiciel Linux moderne, Wattage est dispo sur Flathub , donc vous pouvez l'installer sur à peu près n'importe quelle distribution en deux clics. Ubuntu, Fedora, Arch, Mint... tant que vous avez Flatpak installé, vous êtes bons.

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  • Ladybird - J'ai compilé le navigateur "anti-Chrome" et... c'est pas encore ça
    Vous en avez marre du duo Chrome/Safari ? Moi aussi. Alors quand j’ai entendu parler de Ladybird , ce navigateur web développé from scratch sans une seule ligne de code en provenance de Blink, WebKit ou Gecko, j’ai voulu tester la bête. Direction donc le terminal, pour une petite compilation sur mon Mac ARM ! Ladybird, c’est le projet fou d’ Andreas Kling , un ancien ingénieur WebKit chez Apple qui a décidé de créer son propre système d’exploitation ( SerenityOS ) pour se remettre d’une addi

Ladybird - J'ai compilé le navigateur "anti-Chrome" et... c'est pas encore ça

Par : Korben
5 décembre 2025 à 11:32

Vous en avez marre du duo Chrome/Safari ? Moi aussi. Alors quand j’ai entendu parler de Ladybird , ce navigateur web développé from scratch sans une seule ligne de code en provenance de Blink, WebKit ou Gecko, j’ai voulu tester la bête. Direction donc le terminal, pour une petite compilation sur mon Mac ARM !

Ladybird, c’est le projet fou d’ Andreas Kling , un ancien ingénieur WebKit chez Apple qui a décidé de créer son propre système d’exploitation ( SerenityOS ) pour se remettre d’une addiction. Code un OS entier comme thérapie, je trouve ça assez cool… Et dedans, il y avait un petit visualiseur HTML qui a fini par devenir un projet à part entière avec 8 développeurs full time et des sponsors comme Shopify, Cloudflare ou encore le co-fondateur de GitHub.

Le concept de Ladybird, c’est zéro code emprunté aux moteurs existants. Tout est écrit en C++ (avec une migration vers Swift prévue), du moteur de rendu LibWeb au moteur JavaScript. C’est donc actuellement le seul navigateur vraiment indépendant en développement actif. Et ça, dans un monde où même Firefox commence à faire un peu polémique sur son indépendance, ça fait du bien.

Mais parlons de mon test. J’ai cloné le repo, lancé la compilation sur mon ordi, et… ça compile. Déjà, c’est une victoire… Le navigateur se lance, affiche des pages, gère le CSS, fait tourner du JavaScript. Les bases sont là.

MAIS on est clairement en pré-alpha car ça rame pas mal et sur YouTube les vidéos refusent même de se lancer. C’est parfaitement normal car le navigateur ne supporte pas encore tous les codecs et APIs nécessaires pour le web moderne et l’alpha est prévue pour l’été 2026, avec une bêta en 2027 et une version stable en 2028. Donc on n’y est pas encore.

Mais c’est encourageant ! En octobre dernier, l’équipe a même fait passer 1,9 million de tests de conformité web (Web Platform Tests) et verdict, le pinch-to-zoom fonctionne sur Mac, le local storage est OK et même Windows commence à être supporté par la communauté.

L’autre truc cool, c’est leur business model. Comme y’a pas de deal avec un moteur de recherche par défaut qui vous piste ni de crypto-tokens chelou et pas de monétisation de données des utilisateurs, le projet se doit d’être financé uniquement par des dons et des sponsors corporate via une structure à but non lucratif. C’est cool et ça nous change de ce monde où Google paie des milliards à Apple pour être le moteur par défaut de Safari.

Donc mon verdict après mes tests, c’est qu’en l’état, Ladybird n’est pas utilisable au quotidien. Et c’est complètement normal vu le stade de développement. Ce n’est donc pas encore un Firefox-killer, mais un projet de recherche et développement qui pourrait, dans 3 ans, devenir une vraie alternative.

Voilà, donc en attendant, Firefox reste mon navigateur principal mais je garde un œil sur cette petite coccinelle parce qu’avoir un quatrième moteur de rendu vraiment indépendant sur le marché, sans les tentacules de Google, Apple ou des régies pub, c’est top !

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  • Ce mec héberge son site web sur un vieux smartphone
    Vous avez surement un vieux smartphone qui traîne au fond d’un tiroir, non ? Bah au lieu de le laisser pourrir ou de le balancer à la déchetterie, pourquoi ne pas en faire un vrai serveur web ? Je sais ce que vous pensez… Ce mec est fou. Et pourtant, c’est exactement ce qu’a fait Louis Merlin avec son projet Far Computer . Son site tourne littéralement sur un Fairphone 2 posé dans un tiroir, avec PostmarketOS comme système d’exploitation. Le site affiche en temps réel les stats de la machine don

Ce mec héberge son site web sur un vieux smartphone

Par : Korben
26 novembre 2025 à 06:40

Vous avez surement un vieux smartphone qui traîne au fond d’un tiroir, non ? Bah au lieu de le laisser pourrir ou de le balancer à la déchetterie, pourquoi ne pas en faire un vrai serveur web ?

Je sais ce que vous pensez… Ce mec est fou. Et pourtant, c’est exactement ce qu’a fait Louis Merlin avec son projet Far Computer . Son site tourne littéralement sur un Fairphone 2 posé dans un tiroir, avec PostmarketOS comme système d’exploitation. Le site affiche en temps réel les stats de la machine donc au moment où j’écris ces lignes, 5% de CPU, 280 Mo de RAM utilisés sur 1.8 Go disponibles… C’est presque de la puissance gâchée pour servir quelques pages statiques, mdr.

Ce projet s’inscrit dans cette mouvance du “sustainable computing” où l’idée c’est de donner une seconde vie aux appareils qu’on jette après 2-3 ans alors qu’ils ont encore plein de ressources à offrir. D’ailleurs, PostmarketOS est parfait pour ça puisque c’est une vraie distrib Linux basée sur Alpine, ultra légère, et qui supporte plus de 200 appareils différents, des vos vieux Nokia N900 aux tablettes en passant par les liseuses…

D’ailleurs le guide d’installation dispo sur far.computer/how-to est hyper bien fait si vous voulez vous lancer. En gros vous avez besoin d’un PC Linux (ou une VM), vous installez pmbootstrap, vous flashez le téléphone en mode bootloader, et hop, une fois PostmarketOS installé, vous vous connectez en SSH, vous configurez le WiFi avec nmcli, vous créez votre dossier /var/www/html/, vous lancez httpd et voilà. Votre vieux téléphone est devenu un serveur web.

Alors bien sûr, pour mon site avec son million de visiteurs uniques par mois, ça le ferait moyen et faudrait quand même coller un CDN devant pour encaisser la charge, mais pour un projet perso, un blog à faible trafic, une API interne ou juste pour le plaisir de dire aux inconnus dans la rue, “Hey bonjour, on ne se connait pas mais mon site tourne sur un téléphone”, c’est vraiment cool (et un peu creepy).

Certains vont même plus loin en montant des clusters Kubernetes avec plusieurs vieux smartphones . Quand on sait que ces machins ont souvent des specs supérieures à un Raspberry Pi et qu’ils consomment que dalle en électricité, je me dis qu’il y a vraiment un truc à explorer.

Point important à garder en tête quand même, évitez de laisser le téléphone branché en permanence sur le chargeur car les batteries n’aiment pas trop ça, et ça peut finir en feu de joie improvisé. Idéalement faut virer la batterie si c’est possible ou mettre en place une gestion de charge intelligente.

Le code source du projet Far Computer est dispo sous licence CC BY-NC-SA 4.0 donc vous pouvez vous en inspirer, le modifier, le partager… tant que c’est pas pour du commercial bien sûr et que vous gardez la même licence.

Voilà, vous savez ce qu’il vous reste à faire si vous avez des vieux smartphones qui prennent la poussière.

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  • Ackify - Pour confirmer la lecture d'un document
    Benjamin, lecteur de korben.info, m’a envoyé un email pour me parler d’ Ackify , son nouveau projet open-source. L’idée avec Ackify c’est de pouvoir confirmer qu’un document a bien été lu ! Je parle pas de signature électronique, hein. Pour ça y’a déjà DocuSign, Adobe Sign, HelloSign…etc. Non, je vous parle des cas où vous avez juste besoin de prouver que Thérèse de la compta a bien reçu, ouvert et lu le PDF de la nouvelle procédure RGPD. Et pour ça, les solutions du marché sont soit surdimensio

Ackify - Pour confirmer la lecture d'un document

Par : Korben
21 novembre 2025 à 08:34

Benjamin, lecteur de korben.info, m’a envoyé un email pour me parler d’ Ackify , son nouveau projet open-source. L’idée avec Ackify c’est de pouvoir confirmer qu’un document a bien été lu !

Je parle pas de signature électronique, hein. Pour ça y’a déjà DocuSign, Adobe Sign, HelloSign…etc. Non, je vous parle des cas où vous avez juste besoin de prouver que Thérèse de la compta a bien reçu, ouvert et lu le PDF de la nouvelle procédure RGPD. Et pour ça, les solutions du marché sont soit surdimensionnées, soit inexistantes, du coup, les boîtes bidouillent avec des Google Forms pourris ou des macros Excel qui traînent dans le coin depuis 2003.

Ackify tourne en Docker distroless, s’installe en 5 minutes avec un script, et fonctionne sur PostgreSQL 16. L’authentification se fait via Magic Link sans mot de passe, ou OAuth 2 si vous préférez Google, GitHub ou GitLab. Ensuite, une fois connecté, vous lisez le document, vous cliquez sur “J’ai lu”, et c’est terminé. Une signature cryptographique Ed25519 est générée, le checksum SHA-256 du document est vérifié, et tout part dans un audit trail immuable.

Le principe est donc super solide et chaque utilisateur ne peut signer qu’une seule fois par document. Ensuite, vous en tant qu’admin, vous avez un dashboard pour tracker qui a lu quoi. Il y a également des rappels automatiques par email pour ceux qui traînent et des widgets que vous pouvez intégrer dans votre intranet si ça vous amuse !

Sans oublier que c’est multi-lingue !

Bref, que ce soit pour obtenir des attestations de lecture de politiques de sécurité, des formations internes avec validation, la prise en compte de directive RGPD, des procédures de conformité…etc, Ackify pourra vous aider sans avoir à sortir l’artillerie lourde de la signature électronique traditionnelle.

Voilà, c’est gratuit, open source et vous pouvez avoir tous les détails sur le site officiel du projet : ackify.eu .

  • ✇Korben
  • Magicbrake - Handbrake en mode facile
    HandBrake c’est un chef-d’œuvre open source qui fait, en gros, tout ce qu’on peut rêver en terme de conversion vidéo… Ainsi, si vous voulez juste transformer une vidéo en MP4 qui marche sur votre téléphone, HandBrake est capable de vous proposer 147 options, 23 presets différents, des onglets pour les codecs, les sous-titres, les filtres, l’audio multi-pistes. Ensuite, vous cliquez sur OK en priant pour que le preset par défaut fasse le taf ! Et c’est ça le problème car c’est un super outil mai

Magicbrake - Handbrake en mode facile

Par : Korben
19 novembre 2025 à 09:34

HandBrake c’est un chef-d’œuvre open source qui fait, en gros, tout ce qu’on peut rêver en terme de conversion vidéo…

Ainsi, si vous voulez juste transformer une vidéo en MP4 qui marche sur votre téléphone, HandBrake est capable de vous proposer 147 options, 23 presets différents, des onglets pour les codecs, les sous-titres, les filtres, l’audio multi-pistes. Ensuite, vous cliquez sur OK en priant pour que le preset par défaut fasse le taf !

Et c’est ça le problème car c’est un super outil mais pour le maitriser, faut faire 18 formations ;-). Heureusement Magicbrake dit stop à cette folie !

Car Magicbrake c’est une app macOS qui ne permet de faire qu’UNE chose. Vous glissez une vidéo dessus, vous cliquez sur le bouton, et vous récupérez un MP4. Y’a pas de menu, pas d’options et encore moins de documentation à lire et ça c’est cool !

Techniquement, c’est un wrapper GUI qui utilise HandBrakeCLI avec le preset “Very Fast 1080p30” préconfigué. C’est con mais ça fera plaisir aux gens qui n’ont pas envie de se prendre la tête avec l’interface d’Handbrake qui ressemble à un cockpit d’Airbus.

Voilà, Magicbrake c’est juste un problème réel résolu avec le moins de code possible et également un bon rappel que des fois, la meilleure solution c’est la simplicité.

Bref, pour la majorité des gens qui veulent juste convertir une vidéo de leur GoPro, leur drone, ou récupérer un vieux fichier AVI des années 2000, Magicbrake fera bien le taf. Après vous voulez vous lancer dans le choix d’un bitrate ou l’incrust de sous titres, pas le choix, faudra aller sur Handbrake.

Le site officiel Magicbrake est ici !

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  • Quand le hasard fait mieux les choses !
    En 1971, un psychiatre américain a écrit un roman culte sur un mec qui prenait toutes ses décisions en lançant un dé… Carrière, mariage, déménagement, tout passait par les six faces du hasard. La BBC l’a classé parmi les 50 livres les plus influents du 20e siècle et en 45 ans, il a vendu plus de 2 millions d’exemplaires. Ce livre c’est L’Homme-Dé (lien affilié) ou en anglais, The Dice Man de Luke Rhinehart et il a fait des petits car aujourd’hui, des tas de gens ont adopté le “dice living”. Moi

Quand le hasard fait mieux les choses !

Par : Korben
12 novembre 2025 à 15:53

En 1971, un psychiatre américain a écrit un roman culte sur un mec qui prenait toutes ses décisions en lançant un dé… Carrière, mariage, déménagement, tout passait par les six faces du hasard. La BBC l’a classé parmi les 50 livres les plus influents du 20e siècle et en 45 ans, il a vendu plus de 2 millions d’exemplaires. Ce livre c’est L’Homme-Dé (lien affilié) ou en anglais, The Dice Man de Luke Rhinehart et il a fait des petits car aujourd’hui, des tas de gens ont adopté le “dice living”. Moi j’ai découvert ça y’a quelques années grâce notamment à ce documentaire sur M6 diffusé dans l’émission 66 Minutes où on voyait des français appliquer ce genre de principes à leur vie quotidienne.

Alors évidemment, vivre 100% en suivant l’ordre d’un dé, ça finit rarement bien. Le roman de Rhinehart explore autant cette liberté enivrante que les conséquences destructrices de ce mode de vie mais vous savez j’aime le concret alors j’ai cherché ce que la science pouvait dire là dessus. Et j’ai trouvé des chercheurs de l’Université de Chicago qui se sont posés la bonne question : Est-ce que le hasard rend vraiment plus heureux ?

Ces derniers ont fait une étude avec des milliers de gens qui devaient prendre une décision majeure via pile ou face, puis suivre ou pas le résultat. Et la conclusion, c’est que ceux qui ont fait un changement majeur décidé par le hasard étaient significativement plus heureux que ceux qui sont restés bloqué dans un statu quo.

En fait, le résultat de la pièce ou du dé, on s’en fout au final. Ce qui compte vraiment, c’est surtout votre réaction qui suit. Si vous êtes déçu que ça tombe sur “pile”, vous savez instantanément ce que vous vouliez vraiment. Le hasard devient un révélateur de vos préférences cachées, et pas un décideur.

Le psychologue Albert Bandura, une figure majeure de la psychologie cognitive, a même admis que toute sa carrière avait été façonnée par le hasard. Le choix d’un cours décidé par un horaire aléatoire, la rencontre de sa femme sur un parcours de golf par pur accident…etc. Le hasard a construit sa vie sans qu’il ait besoin de lancer le moindre dé.

Vivre selon le hasard, ça pose un problème pratique. Il faut lancer un dé 50 fois par jour pour savoir quel café commander, quelle série regarder, quel dessert choisir…etc… c’est épuisant. Et ridicule socialement, il faut bien le dire.

C’est pourquoi, Nishan Devaiah a résolu ça avec une bonne vieille app qui s’appelle Luck by Chance . C’est sans pub, sans tracking, et dedans, y’a plein d’outils pour vous permettre de déléguer vos micro-décisions quotidiennes au Dieu du hasard.

Dans cette app, vous avez donc un pile ou face classique, du lancer de dé standard ou personnalisé (vous définissez le nombre de faces), un générateur de nombres aléatoires avec plage min/max, un outil “Oui / Non / Peut-être” qui fera plaisir aux normands. Et également une roue personnalisable où vous entrez vos propres options, une Magic 8 Ball pour les questions existentielles, un sélecteur d’émojis et de couleurs. Et même un “Qui commence ?” pour les soirées jeux.

Y’a TROP DE TRUCS dedans, je peux pas tout vous détailler donc le mieux pour vous c’est de l’installer et de la tester ! Et puis ça vous sera utile, je pense, non pas pour les décisions qui vont façonner votre vie mais plutôt pour les petits trucs qui vous cassent les couilles, genre quel t-shirt choisir ou quoi manger ce soir. D’ailleurs, des études en psychologie cognitive ont montré qu’on a tous un quota quotidien de “bonnes décisions” limité. Plus vous prenez des décisions banales, moins vous avez de jus mental pour les décisions importantes !

C’est pour ça que Zuckerberg porte le même t-shirt noir tous les jours, c’est pour ça qu’Obama ne choisissait que des costumes bleus ou gris et c’est pour ça que Donald Trump utilise qu’une dizaine d’adjectifs. C’est moins dur de choisir comme ça !

Luck by Chance automatise donc ce principe. Vous externalisez vos décisions insignifiantes au hasard pour préserver votre énergie mentale pour ce qui compte, par exemple, me suivre en live sur Twitch ! Et surtout, en faisant ça, vous désactiverez votre biais de contrôle, ce qui vous forcera à essayer des trucs que vous n’auriez jamais choisis consciemment.

Je vous laisse deviner ma question…

Par exemple, si la roue magique vous dit “pizza hawaïenne” alors que vous détestez l’ananas sur la pizza, bah vous fermez votre gueule et vous testez comme le ferait un vrai adulte et en plus, vous vous rendrez compte que c’est vachement bon !

Maintenant, à vous de jouer ! Lancez l’appli, et faites un pile ou face pour savoir si vous devez ou non me soutenir sur Patreon !

Merci à Lorenper pour la découverte !

  • ✇Korben
  • LeechBlock - L'extension qui vous sauve de la procrastination
    650 milliards de dollars, c’est ce que coûte la procrastination aux entreprises américaines chaque année selon les dernières études sur la productivité . En gros, on passe en moyenne 2 heures par jour à glander sur des sites qui n’ont rien à voir avec le boulot. Et je suis le premier concerné, surtout quand YouTube décide de me proposer une vidéo de 3 heures sur l’histoire complète des processeurs alors que j’ai un article urgent à finir et que je dois avancer dans Cyberpunk 2077 ! Heureusement,

LeechBlock - L'extension qui vous sauve de la procrastination

Par : Korben
12 novembre 2025 à 10:21

650 milliards de dollars, c’est ce que coûte la procrastination aux entreprises américaines chaque année selon les dernières études sur la productivité . En gros, on passe en moyenne 2 heures par jour à glander sur des sites qui n’ont rien à voir avec le boulot. Et je suis le premier concerné, surtout quand YouTube décide de me proposer une vidéo de 3 heures sur l’histoire complète des processeurs alors que j’ai un article urgent à finir et que je dois avancer dans Cyberpunk 2077 !

Heureusement, c’est là qu’intervient LeechBlock NG , une extension gratuite qui fait exactement ce que son nom suggère : elle bloque toutes ces sangsues virtuelles qui aspirent votre temps. Et contrairement à ce que vous pourriez penser, ce n’est pas juste un bête bloqueur de sites… Non non, c’est bien plus que ça, vous allez voir !

L’extension vous permet de configurer jusqu’à 30 ensembles de sites ou de mots clés différents, chacun avec ses propres règles. Vous pouvez par exemple bloquer X, et Mastodon de 9h à 17h en semaine, limiter Reddit à 10 minutes par heure, et interdire complètement YouTube après 22h pour éviter de tomber dans le trou noir des vidéos recommandées avant de dormir.

Ce que j’aime bien aussi c’est la possibilité d’utiliser des wildcards. Comme ça, au lieu de bloquer juste facebook.com, vous pouvez bloquer *.facebook.com pour couvrir toutes les sous-domaines. Pareil pour les sites de streaming avec *.netflix.com, *.youtube.com, etc. Et si vous avez besoin d’accéder à une page spécifique pour le travail, vous pouvez créer des exceptions. Par exemple, bloquer tout YouTube sauf les chaînes tech dont vous avez vraiment besoin.

La fonction “Lockdown” est aussi cool que brutale car ça boque instantanément tous vos sites configurés pendant une durée déterminée. C’est parfait quand vous sentez que votre volonté commence à faiblir et que l’envie de juste vérifier vite fait ce que partagent vos potes nazincels sur X.com devient irrésistible.

Il est aussi possible de recevoir un avertissement avant tout blocage pour que vous sachiez que le moment fatidique approche.

Et pour les plus malins qui pensent pouvoir contourner le système en désinstallant l’extension, LeechBlock propose une protection par mot de passe. Mettez un mot de passe aléatoire et donnez le à un collègue ou un ami et comme ça, vous serez bloqué pour de vrai. Sinon, vous pouvez aussi configurer un mot de passe de 32, 64 ou 128 caractères aléatoires que l’app vous obligera à recopier lettre par lettre pour accéder aux options. C’est bien relou, mais efficace !

LeechBlock reste à ce jour l’option gratuite la plus complète du marché. Y’a aussi StayFocusd sur Chrome a une interface plus jolie, mais LeechBlock offre beaucoup plus de flexibilité niveau configuration.

L’extension fonctionne sur Firefox, Chrome, Edge et tous les navigateurs basés sur Chromium comme Brave, Opera ou Vivaldi. Et surtout, son code est open source et dispo sur GitHub !!

Voilà, LeechBlock ne va pas changer votre vie du jour au lendemain, mais c’est un bon premier pas pour reprendre le contrôle de votre temps passé en ligne. Et vu que c’est gratuit et open source, vous n’avez vraiment aucune excuse pour ne pas essayer !

  • ✇Korben
  • NoLongerEvil - Un nouveau souffle pour les thermostats NEST
    Vous vous souvenez quand Google avait pour devise “Don’t Be Evil” ? Hé bien, ils ont tellement bafoué sur leurs valeurs qu’un hacker vient de sortir un firmware appelé “No Longer Evil” pour ressusciter les thermostats Nest que Google vient également d’assassiner froidement. En effet, le 25 octobre dernier, Google a coupé le support technique de ses thermostats Nest Gen 1 et Gen 2. Plus d’app, plus de contrôle à distance et plus d’intégrations smart home… Les thermostats continuent de chauffer se

NoLongerEvil - Un nouveau souffle pour les thermostats NEST

Par : Korben
11 novembre 2025 à 09:42

Vous vous souvenez quand Google avait pour devise “Don’t Be Evil” ?

Hé bien, ils ont tellement bafoué sur leurs valeurs qu’un hacker vient de sortir un firmware appelé “No Longer Evil” pour ressusciter les thermostats Nest que Google vient également d’assassiner froidement.

En effet, le 25 octobre dernier, Google a coupé le support technique de ses thermostats Nest Gen 1 et Gen 2. Plus d’app, plus de contrôle à distance et plus d’intégrations smart home… Les thermostats continuent de chauffer selon les presets enregistrés, mais tout le reste est mort. Du coup, Google vous propose gentiment d’upgrader vers la Gen 4 à 149,99 dollars au lieu de 279 euros… Presque 50% de réduc, comme c’est généreux !

Cody Kociemba , le développeur derrière le projet collaboratif Hack/House, a décidé que non et c’est pour cela qu’il a lancé NoLongerEvil , un firmware custom qui redonne vie aux Gen 1 et 2.

Ce firmware modifié intercepte la couche de communication du thermostat comme ça, au lieu de parler aux serveurs Google, il redirige tout le trafic vers un serveur qui héberge une réplique de l’API Nest, développée par reverse engineering. Votre thermostat croit donc toujours qu’il cause avec Google, mais en réalité il parle à nolongerevil.com . Et vous, vous retrouvez le contrôle à distance, les réglages fins, et tout et tout sans Google dans la boucle.

L’installation passe par le bootloader OMAP en mode DFU. Vous flashez trois composants : x-load.bin (first-stage bootloader), u-boot.bin (second-stage bootloader), et uImage (kernel Linux). Vous aurez donc besoin d’un ordi Linux ou macOS, d’un câble USB, et d’au moins 50% de batterie sur le thermostat. Windows marche théoriquement avec MingW ou CygWin, mais les retours sont mitigés pour le moment…

Le mec a même reçu 15 000 balles de la part de la FULU Foundation qui “crowdfunde” des récompenses pour les développeurs qui libèrent des appareils proprios. Bien joué !

Et l’intégration Home Assistant est prévue dans son projet. Le firmware backend et l’API server seront d’ailleurs open sourcés bientôt donc chacun pourra aussi héberger son serveur. Kociemba prévient quand même que son projet est hyper expérimental donc ne flashez pas un thermostat qui serait critique pour votre chauffage parce que si ça foire, vous allez vous les geler cet hiver ^^.

En tout cas, maintenant les propriétaires de Nest Gen 1 ou 2 ont maintenant le choix de garder leur matos pleinement fonctionnel ! Et ça c’est cool !

Source

  • ✇Korben
  • Bash-screensavers - Des économiseurs d'écran pour votre terminal
    Un économiseur d’écran, je pense que tout le monde voit ce que c’est. Bon c’était très utile à l’époque des vieux écrans CRT pour éviter qu’ils ne gardent une trace fantôme à cause d’une image statique, mais aujourd’hui sur nos écrans modernes c’est devenu complétement inutile. Toutefois on continue à les utiliser parce que c’est joli et sympa. Et bien bash-screensavers c’est pareil. Ce projet transforme non pas votre écran, mais juste votre terminal en feu d’artifice ASCII, en matrice, ou en si

Bash-screensavers - Des économiseurs d'écran pour votre terminal

Par : Korben
10 novembre 2025 à 10:00

Un économiseur d’écran, je pense que tout le monde voit ce que c’est.

Bon c’était très utile à l’époque des vieux écrans CRT pour éviter qu’ils ne gardent une trace fantôme à cause d’une image statique, mais aujourd’hui sur nos écrans modernes c’est devenu complétement inutile. Toutefois on continue à les utiliser parce que c’est joli et sympa.

Et bien bash-screensavers c’est pareil. Ce projet transforme non pas votre écran, mais juste votre terminal en feu d’artifice ASCII, en matrice, ou en simulation de vie cellulaire. C’est tout aussi joli et sympa même si bien sûr faire tourner ces screensavers comme ça consomme probablement plus d’énergie CPU que de laisser votre terminal en pause avec du texte statique.

Bash-screensavers propose donc 11 thèmes différents … Il y a l’alpha qui affiche des pixels colorés aléatoires, le bouncing avec son “O” qui rebondit façon Pong, le classique matrix qui simule la pluie de code vert des films Wachowski, pipes qui génère un labyrinthe de tuyaux infini, fireworks qui lance des feux d’artifice ASCII, life qui implémente le jeu de la vie de Conway, rain pour une pluie apaisante, speaky qui parle de façon dramatique, stars qui affiche un champ d’étoiles scintillantes, tunnel qui vous fait voler dans un tunnel digital, et vibe pour tout ce qui est simulation de vibe coding.

L’installation est également hyper simple :

git clone https://github.com/attogram/bash-screensavers.git
cd bash-screensavers
./screensaver.sh

Vous arrivez alors sur un menu interactif qui vous propose de choisir parmi les 11 screensavers. Ou vous pouvez lancer directement un screensaver spécifique avec ./screensaver.sh matrix, ou un random avec ./screensaver.sh -r. Ctrl+C pour sortir.

Chaque screensaver est en réalité un script bash autonome placé dans le dossier gallery/. Par exemple, gallery/matrix/matrix.sh contient tout le code pour recréer l’effet Matrix et quand vous regardez le code, vous réalisez que c’est de l’interprété ligne par ligne un peu nul, pas super optimisé, avec des boucles while true, des sleep 0.05 pour ralentir l’animation, et des appels à tput cup pour positionner le curseur à chaque frame.

Tenez, prenons bouncing. Le script doit calculer la position du “O”, détecter les collisions avec les bords du terminal, inverser la vélocité, effacer l’ancienne position, afficher la nouvelle, attendre un peu, et recommencer. Ça consomme du CPU pour un effet visuel qu’on pourrait obtenir en CSS avec 5 lignes de code et zero conso de CPU dès le premier rendu. Mais bon, c’est du script bash alors c’est trop cooool !

Quoiqu’il en soit, mon préféré c’est life. C’est le Jeu de la Vie de Conway où vous avez une grille de cellules, et chaque cellule peut être vivante ou morte. ET à chaque génération, vous appliquez ces règles : une cellule vivante avec 2 ou 3 voisins vivants survit, sinon elle meurt. Et une cellule morte avec exactement 3 voisins vivants redevient vivante. Implémenter ça en bash, ça veut donc dire parcourir une matrice 2D, compter les voisins pour chaque cellule, stocker l’état suivant, et redessiner le tout.

Le vrai but de bash-screensavers, vous l’aurez compris, ce n’est donc pas de protéger votre écran. Ça on s’en fout. Non, le vrai but, c’est de signaler à vos collègues les boulzors que : “Je travaille, ne touchez pas à mon terminal”. Hé oui, la nature humaine est mal faites car si quelqu’un voit un terminal avec du texte statique, il peut penser que la session est abandonnée alors que s’il voit un terminal avec des pipes ASCII qui poussent en temps réel, il sait que quelqu’un a lancé ça volontairement.

Le projet inclut même une section Not Ready For Primetime avec des screensavers expérimentaux qui ne sont pas encore assez bien pour figurer dans la galerie principale. Et tout le monde peut apporter sa petite contribution.

Merci à Lorenper pour l’info.

  • ✇Korben
  • Networking Toolbox - La boite à outil open source de l'admin réseau
    Vous êtes admin réseau et vous en avez marre de jongler entre différents outils pour calculer un masque de sous-réseau, vérifier un enregistrement DNS, ou tester une config DHCP ? Ça tombe bien puisque Networking Toolbox débarque avec tous les outils réseau dont vous avez besoin dans une seule interface plutôt propre et carrée. Le projet est développé par Alicia Sykes , une développeuse qui a déjà pas mal de projets open-source à son actif et son idée c’est de regrouper plus d’une centaine d’uti

Networking Toolbox - La boite à outil open source de l'admin réseau

Par : Korben
7 novembre 2025 à 12:00

Vous êtes admin réseau et vous en avez marre de jongler entre différents outils pour calculer un masque de sous-réseau, vérifier un enregistrement DNS, ou tester une config DHCP ?

Ça tombe bien puisque Networking Toolbox débarque avec tous les outils réseau dont vous avez besoin dans une seule interface plutôt propre et carrée.

Le projet est développé par Alicia Sykes , une développeuse qui a déjà pas mal de projets open-source à son actif et son idée c’est de regrouper plus d’une centaine d’utilitaires réseau au même endroit, sans dépendances tierces, sans tracking, et avec une interface qui fonctionne aussi bien sur desktop que sur mobile.

Le site propose des outils dans cinq grandes catégories. Du calcul de sous-réseaux, avec des calculateurs IPv4 et IPv6, de la planification VLSM, des outils CIDR pour convertir des masques ou générer des plages IP. Ensuite, les diagnostics réseau : lookups DNS, vérifications TLS, tests de connectivité, analyses HTTP et email. Vous avez aussi des générateurs pour DHCP et DNS, avec création d’enregistrements, validation DNSSEC, et configuration de zones complètes. Et bien sûr, tout un tas d’utilitaires divers pour convertir, valider, et manipuler des données réseau.

Ce qui est pratique, c’est que vous pouvez bookmark n’importe quel outil avec un clic droit. Ça le rend accessible offline et l’épingle en haut de votre page d’accueil. Si vous utilisez souvent les mêmes choses, ça évite de naviguer dans les menus à chaque fois. L’interface supporte ausis plusieurs langues, plusieurs thèmes visuels, et se contrôle entièrement au clavier.

Niveau techno, c’est du Svelte avec TypeScript, compilé en SvelteKit. Les calculs se font côté client, donc pas de latence serveur et le code est publié sous licence MIT. Vous pouvez donc le déployer sur votre propre infrastructure si vous ne voulez pas utiliser l’instance publique.

3 options principales s’offrent à vous : un conteneur Docker qui se lance avec une ligne de commande, un déploiement sur des plateformes cloud comme Vercel ou Netlify, ou un build statique que vous hébergez où vous voulez.

Pour Docker, c’est hyper fastoche. Vous tapez

docker run -p 3000:3000 lissy93/networking-toolbox

et l’interface est alors accessible sur localhost:3000. Si vous préférez compiler depuis les sources, le repo est ici sur Codeberg . Vous le clonez, vous installez les dépendances avec yarn, et vous lancez le serveur de dev avec yarn dev. Le projet se compile en build statique, en build Node.js, ou avec des adaptateurs pour GitHub Pages et autres hébergeurs statiques…

Le plus intéressant, c’est que Networking Toolbox propose aussi une API gratuite, sans clé, sans restrictions CORS. Si vous développez vos propres outils ou scripts d’automatisation réseau, vous pouvez interroger l’API directement sans config particulière pour par exemple, convertir un masque, valider une plage IP, ou générer un enregistrement DNS programmatiquement !

Voilà, si vous administrez des réseaux ou si vous étudiez les infras, testez-le. Je pense que vous gagnerez du temps et vous arrêterez de chercher “subnet calculator” sur Google toutes les cinq minutes.

Merci à Lorenper et Letsar pour l’info !

  • ✇Korben
  • EuroLLM - Le LLM européen qui tourne sur votre laptop
    Faire tourner un modèle de langage européen sur votre machine sans avoir besoin d’un serveur surpuissant branché sur une centrale nucléaire, c’est maintenant possible, les amis ! Hé oui, EuroLLM vient de prouver qu’on pouvait faire tourner un modèle à 9 milliards de paramètres dans un peu moins de 6 GB de RAM sur un simple laptop. Une seule commande Ollama , et c’est parti mon kiki !!! Bien sûr, il est encore loin des gros modèles proprio comme GPT-5 mais c’est le enfin le premier LLM européen q

EuroLLM - Le LLM européen qui tourne sur votre laptop

Par : Korben
6 novembre 2025 à 10:00

Faire tourner un modèle de langage européen sur votre machine sans avoir besoin d’un serveur surpuissant branché sur une centrale nucléaire, c’est maintenant possible, les amis ! Hé oui, EuroLLM vient de prouver qu’on pouvait faire tourner un modèle à 9 milliards de paramètres dans un peu moins de 6 GB de RAM sur un simple laptop.

Une seule commande Ollama , et c’est parti mon kiki !!!

Bien sûr, il est encore loin des gros modèles proprio comme GPT-5 mais c’est le enfin le premier LLM européen que VOUS pouvez faire tourner en local. C’est respectueux de votre vie privée, des droits d’auteurs et c’est gratuit !

Un projet 100% européen

EuroLLM, c’est en réalité une coalition de labos européens : Instituto Superior Técnico (Lisbonne), University of Edinburgh , Université Paris-Saclay , Unbabel , et d’autres et c’est financé par Horizon Europe et l’ EuroHPC , et ce modèle supporte les 24 langues officielles de l’UE, plus 11 langues supplémentaires (arabe, chinois, hindi, japonais, coréen, russe, turc…).

EuroLLM-9B , le modèle de base, a été entraîné sur 4 trillions de tokens avec le supercalculateur MareNostrum 5 à Barcelone (400 GPUs Nvidia H100) et l’architecture utilise du Grouped Query Attention, RoPE, SwiGLU et RMSNorm, comme tout LLM moderne qui se respecte.

Mais il existe d’autres versions comme EuroLLM-1.7B pour smartphones et bientôt EuroLLM-22B pour plus de puissance, ainsi qu’une version vision-language (EuroVLM-9B) et un modèle Mixture-of-Experts (EuroMoE-2.6B).

Et surtout c’est sous licence Apache 2.0. Donc l’usage commercial est autorisé, vous pouvez le fine-tuner sur vos données, et les modifications sont libres, sans redevance à payer. Ce n’est pas la première fois qu’il y a des LLM européens mais ils étaient soit sous licence trop restrictives ou un peu trop lourd pour être utilisé localement par les gens normaux comme vous et moi.

Maintenant comment l’installer ?

La méthode la plus simple, c’est via Ollama :

ollama run hf.co/bartowski/EuroLLM-9B-Instruct-GGUF

Ollama télécharge le modèle en version GGUF (format optimisé CPU/GPU), et vous pouvez commencer à discuter. Il existe aussi une version pré-packagée alibayram/erurollm-9b-instruct (attention, erurollm avec un “u”), quantized en Q4_K_M pour réduire la taille à 5,6 GB.

Si vous préférez Python et Hugging Face Transformers :

from transformers import AutoTokenizer, AutoModelForCausalLM

model_name = "utter-project/EuroLLM-9B-Instruct"
tokenizer = AutoTokenizer.from_pretrained(model_name)
model = AutoModelForCausalLM.from_pretrained(model_name)

inputs = tokenizer("Explique-moi ce qu'est un LLM en français simple", return_tensors="pt")
outputs = model.generate(**inputs, max_length=200)
print(tokenizer.decode(outputs[0]))

Une fois téléchargé, le modèle reste en cache local. Vous pouvez alors l’utiliser offline, sans connexion internet. Et pour les machines avec moins de RAM, la version 1.7B tourne même sur des Raspberry Pi :

ollama run cas/eurollm-1.7b-instruct-q8

Alors pourquoi c’est important ?

EuroLLM ouvre l’IA européenne à des cas d’usage impossibles avec des API cloud. Par exemple une administration publique ne peut pas envoyer ses documents dans le cloud d’OpenAI… ce serait tout livrer aux américains. Elle peut donc fine-tuner EuroLLM localement. Un journaliste en zone sensible sans connexion fiable peut aussi embarquer le modèle sur son ordi portable. Même un chercheur qui manipule des données médicales confidentielles peut le faire en toute confiance avec EuroLLM puisque tout reste sur sa machine.

C’est cool quand même que l’Europe nous file un modèle gratuit qu’on peut installer chez soi et utiliser sans limite. Après c’est vrai que EuroLLM ne bat pas GPT-4 (pas encore) mais il est suffisamment bon pour 80% des cas d’utilisation réels tels que des résumés, de la traduction, des questions-réponses simples, de la génération de code basique.

La roadmap prévoit d’ajouter de la vision et de la voix aux modèles. D’ailleurs, comme je vous le disais, EuroVLM-9B est déjà en preview sur Hugging Face , ce qui ouvre la voie à de l’OCR multilingue, de l’analyse de documents visuels, ou encore à la création d’assistants vocaux dans n’importe quelle langue…

Voilà j’ai trouvé ça cool à tester et un grand merci à Letsar pour le partage !

  • ✇Korben
  • SendMe - Pour partager des fichiers en P2P comme au bon vieux temps
    Vous avez besoin de partager un gros fichier avec un pote au travers d’Internet ? Bon, y’a WeTransfer et ce genre de choses mais ça reste limité en taille de fichier et c’est stocké on ne sait où… Après vous pouvez tenter scp en priant pour qu’il n’ait pas 15 couches de NAT, mais bon galère quoi… Bienvenue dans sur le nouvel Internet, où le peer-to-peer est mort et enterré sous des tonnes de NAT, de pare-feu et de FAI qui bloquent tout. Du coup, on a tous abandonné le P2P pour le cloud et on upl

SendMe - Pour partager des fichiers en P2P comme au bon vieux temps

Par : Korben
4 novembre 2025 à 12:31

Vous avez besoin de partager un gros fichier avec un pote au travers d’Internet ? Bon, y’a WeTransfer et ce genre de choses mais ça reste limité en taille de fichier et c’est stocké on ne sait où… Après vous pouvez tenter scp en priant pour qu’il n’ait pas 15 couches de NAT, mais bon galère quoi…

Bienvenue dans sur le nouvel Internet, où le peer-to-peer est mort et enterré sous des tonnes de NAT, de pare-feu et de FAI qui bloquent tout. Du coup, on a tous abandonné le P2P pour le cloud et on upload nos fichiers comme des cons, lentement, parfois en payant, au lieu de balancer la sauce en direct.

Heureusement, y’a SendMe qui vient nous rappeler qu’Internet peut fonctionner autrement. C’est un outil de transfert de fichiers qui connecte deux machines directement, sans serveur intermédiaire. Vous lancez sendme send ~/mes_photos, ça génère un ticket unique, vous envoyez ce ticket à votre destinataire, il tape sendme receive blobQmFoo..., et c’est parti mon kiki pour un transfert direct à l’ancienne, device-to-device.

Pas de compte, pas de limite, que dalle à configurer, juste deux machines qui se parlent directement, comme au bon vieux temps !

Le truc cool, c’est que SendMe utilise Iroh , un protocole P2P qui contourne tous les problèmes de NAT et compagnie puisqu’il fonctionne avec un système de “dial by public key” où chaque endpoint a une clé publique unique de 256 bits. Et ensuite, vous vous connectez en utilisant cette clé plutôt qu’une adresse IP.

Quand vous générez un ticket avec SendMe, ce ticket contient la clé publique de votre machine que le destinataire utilise pour se connecter chez vous. Peu importe que vous soyez derrière un NAT, que votre adresse IP change, ou que vous n’ayez aucune idée de ce qu’est un port forwarding. Iroh gère le NAT hole punching automatiquement, et si vraiment la connexion directe est impossible, il passe par un serveur relai en fallback.

Iroh, c’est du QUIC pur jus, un protocole de transport moderne dont je vous ai déjà parlé, qui apporte pas mal de trucs cools comme du chiffrement, de l’authentification par défaut (TLS 1.3), du multiplexage de streams, pas de head-of-line blocking, et connexion en zéro round-trip. Du coup, une fois connecté, les transferts peuvent saturer une connexion 8 Gbps sans problème !

Les fichiers sont ainsi streamés avec vérification Blake3, donc vous êtes sûr de l’intégrité des données et si le transfert est interrompu, pas de problème, il reprend là où il s’était arrêté. Et comme tout passe en chiffrement de bout en bout via QUIC, personne ne peut voir ce qui transite dans les tutubes de votre Internet.

L’installation sur Unix/Linux/macOS, un petit curl et hop, c’est plié :

curl -fsSL https://iroh.computer/sendme.sh | sh

Sur Windows:

iwr https://www.iroh.computer/sendme.ps1 -useb | iex

Vous vous retrouvez avec un binaire sendme prêt à l’emploi.

Maintenant, si vous préférez une interface graphique plutôt que la ligne de commande, il existe aussi AltSendme , une application desktop cross-platform qui utilise le même protocole Iroh. L’app est développée en Rust avec Tauri pour le backend et React + TypeScript pour le frontend et le gros avantage, c’est qu’elle est compatible avec SendMe CLI. Vous pouvez donc générer un ticket avec l’interface graphique et quelqu’un peut le recevoir en ligne de commande, ou vice-versa.

AltSendme ajoute également une couche d’interface utilisateur sympa tout en gardant toute la puissance technique d’Iroh… Même chiffrement de bout en bout (QUIC + TLS 1.3), même NAT hole punching, même vérification Blake3, mêmes téléchargements résumables. C’est dispo sous Windows, macOS (Intel et Apple Silicon), et Linux (deb et AppImage) et comme d’hab, le projet est open-source sous licence AGPL-3.0.

En février dernier, les dev ont ajouté le support navigateur via WebAssembly, ce qui signifie qu’à terme, vous pourrez faire du P2P directement depuis votre navigateur. Ils bossent aussi sur QUIC Multipath, une extension qui permet d’utiliser plusieurs chemins réseau simultanément pour encore plus de performance et de résilience.

L’idée derrière Iroh, c’est donc de redonner aux internautes le contrôle de leurs réseaux plutôt que de tout centraliser comme des teubés sous crack sur des serveurs Amazon, Google ou Microsoft. Ce protocole permet ainsi aux machines de se parler directement, comme Internet était censé fonctionner à l’origine.

SendMe et AltSendme ne sont que deux applications construites sur Iroh et ce protocole lui-même offre d’autres modules comme iroh-blobs (pour le transfert de fichiers verified) et iroh-gossip (pour la communication en temps réel). Vous pourriez donc construire du streaming vidéo avec priorisation de streams, du networking de jeux, de la communication temps réel, ou n’importe quelle app qui a besoin de connexions directes rapides et sécurisées entre devices, avec ce truc.

Merci à Lorenper pour le partage de cette découverte.

  • ✇Korben
  • Silverbullet - Le wiki markdown dans lequel vous pouvez tout coder en LUA
    En ce magnifique mardi matin, moi et mon mal de crâne, nous avons découvert un truc assez cool qui est un genre de wiki personnel en markdown, comme Obsidian ou Notion, mais avec un super pouvoir qui est que vous pouvez y écrire du code qui s’exécute directement dans vos notes !! Hé oui, du vrai code ! Pas des plugins, pas des extensions, mais du code Lua intégré dans votre texte comme si vos notes étaient devenues un environnement de dev à part entière. Ça s’appelle SilverBullet , c’est open so

Silverbullet - Le wiki markdown dans lequel vous pouvez tout coder en LUA

Par : Korben
4 novembre 2025 à 10:53

En ce magnifique mardi matin, moi et mon mal de crâne, nous avons découvert un truc assez cool qui est un genre de wiki personnel en markdown, comme Obsidian ou Notion, mais avec un super pouvoir qui est que vous pouvez y écrire du code qui s’exécute directement dans vos notes !! Hé oui, du vrai code ! Pas des plugins, pas des extensions, mais du code Lua intégré dans votre texte comme si vos notes étaient devenues un environnement de dev à part entière.

Ça s’appelle SilverBullet , c’est open source (licence MIT), et franchement, si vous avez déjà bidouillé des configs Neovim ou des scripts Redis, vous allez kiffer car c’est beaucoup plus simple ^^.

Ça ressemble à n’importe quel wiki markdown moderne. Vous écrivez vos notes en local, elles sont stockées en fichiers statiques .md, vous avez des liens bidirectionnels pour connecter vos idées, et l’interface est optimisée avec des raccourcis clavier. C’est évidemment une Progressive Web App qui fonctionne 100% hors ligne ( comme expliqué sur leur site ), et vous gardez le contrôle total sur vos données, puisque tout est auto-hébergé sur votre machine ou votre serveur.

Ainsi, avec le scripting Lua intégré, vous pouvez littéralement taper ${10 + 2} dans une note et le résultat s’affichera en temps réel : 12 (vous l’aviez les matheux ?? ^^). Et si vous voulez une liste de vos 5 dernières pages modifiées qui se met à jour automatiquement, suffit d’écrire un petit bout de Lua, et hop, votre wiki devient “vivant”.

Alors oui, je sais ce que vous allez me dire, Obsidian a Dataview, Logseq a ses requêtes en Datalog…etc donc c’est pareil non ?

Et bien pas vraiment parce que Dataview ça vous demande quand même d’apprendre un DSL (Domain Specific Language) avec une syntaxe bizarroïde et de vous palucher les 50 pages de doc. Logseq quand à lui vous balance du Datalog sans trop d’explications. Alors que SilverBullet, lui, vous laisse écrire du Lua. Et le Lua, c’est simple, c’est dispo partout (Neovim, Redis, les addons World of Warcraft, OSB, etc.), c’est documenté, et c’est fait pour être embarqué dans des applications.

Si vous êtes data scientist, vous connaissez sûrement les Jupyter Notebooks qui sont markdown avec du code Python exécutable dedans. Hé bien SilverBullet fait exactement la même chose, mais pour vos notes personnelles. Vos notes ne sont plus des fichiers inertes, mais deviennent des mini-programmes qui peuvent calculer, générer du contenu, réagir à des événements…etc

Tenez par exemple, vous pouvez définir une fonction custom directement dans une page :

-- Additionner deux nombres
function adder(a, b)
 return a + b
end

Et ensuite l’utiliser n’importe où dans votre wiki avec la syntaxe ${adder(5, 7)}. Vous pouvez créer des commandes personnalisées qui apparaissent aussi dans la palette de commandes (Ctrl+K ou Cmd+K) :

command.define {
 name = "Insérer signature",
 run = function()
 local date = os.date("%Y-%m-%d")
 editor.insertAtCursor("---\nÉcrit le " .. date, false, true)
 end
}

Ou même des slash commands comme dans Notion, mais que vous codez vous-même :

slashCommand.define {
 name = "todo",
 run = function()
 editor.insertAtCursor("- [ ] |^|", false, true)
 end
}

Tapez /todo dans votre éditeur, et boum, ça insère une checkbox markdown avec le curseur au bon endroit. Vous voulez un compteur de mots qui s’affiche à chaque sauvegarde ? Un event listener comme ceci suffit :

event.listen {
 name = "page:save",
 run = function(e)
 local content = editor.getText()
 local word_count = select(2, content:gsub("%S+", ""))
 editor.flashNotification("Nombre de mots : " .. word_count)
 end
}

SilverBullet est développé en TypeScript (frontend avec Preact et CodeMirror 6) et Go (backend) et la doc officielle est disponible ici .

Même si ça fait bientôt 3 ans que c’est en dev, c’est encore un peu jeune et il y a d’ailleurs quelques limitations à connaître. Par exemple, y’a pas de gestion d’upload d’images pour l’instant (vous devez linker des images externes ou les placer manuellement dans le dossier), et comme c’est récent, l’écosystème de plugins n’est pas aussi fourni qu’Obsidian. Mais bon, quand vous pouvez coder vos propres fonctionnalités en Lua directement dans vos notes, la notion de “plugin” devient un peu inutile.

Alors plutôt que de vous expliquer encore pendant 10 paragraphes comment ça fonctionne, voici comment l’installer et tester vous-même.

Téléchargez d’abord le binaire qui correspond à votre OS (macOS, Linux, Windows) en cliquant ici .

Pour macOS et Linux , ouvrez votre terminal et tapez :

chmod +x silverbullet
mkdir mes-notes
./silverbullet mes-notes

Pour Windows, créez un dossier mes-notes, puis lancez dans PowerShell :

.\silverbullet.exe mes-notes

Le serveur démarre alors sur le port 3000 par défaut. Ouvrez votre navigateur sur http://localhost:3000 et vous y êtes. Vous pouvez aussi l’installer en Progressive Web App (PWA) pour l’utiliser comme une vraie application desktop, même hors ligne.

Et si vous préférez Docker, c’est encore plus simple :

docker run -p 3000:3000 -v ~/mes-notes:/space ghcr.io/silverbulletmd/silverbullet

Ça fonctionne sur Intel et ARM (Raspberry Pi, Apple Silicon), donc vous pouvez l’héberger sur à peu près n’importe quoi.

Voilà, donc si vous voulez une note qui génère automatiquement un journal de vos tâches incomplètes, une page d’accueil qui affiche vos stats d’écriture du mois ou encore un système de tags auto-généré avec des filtres dynamiques, tout est possible ! Et tout ça en écrivant du Lua directement dans le navigateur, sans plugins chelous.

Une fois que vous aurez goûté à ça, vous verrez que revenir à des notes statiques sera trèèèès compliqué.

Merci à friendly_0day pour m’avoir fait découvrir SilverBullet !

  • ✇Korben
  • Notefox - Prenez des notes directement sur les sites que vous visitez
    Vous êtes en train de lire un truc, vous avez une idée géniale comme d’habitude, et là vous vous dites que vous noterez ça plus tard… Sauf que si vous êtes comme moi, plus tard, c’est jamais. Snif ! Et bien Notefox règle exactement ce problème. Il s’agit d’une extension Firefox qui vous permet d’associer des notes directement sur les pages web / domaines que vous visitez. Un peu comme des post-it virtuels, mais en mieux fichus… Avec Notefox, vous pouvez donc créer des notes à deux niveaux. Soit

Notefox - Prenez des notes directement sur les sites que vous visitez

Par : Korben
3 novembre 2025 à 10:09

Vous êtes en train de lire un truc, vous avez une idée géniale comme d’habitude, et là vous vous dites que vous noterez ça plus tard… Sauf que si vous êtes comme moi, plus tard, c’est jamais. Snif !

Et bien Notefox règle exactement ce problème. Il s’agit d’une extension Firefox qui vous permet d’associer des notes directement sur les pages web / domaines que vous visitez. Un peu comme des post-it virtuels, mais en mieux fichus…

Avec Notefox, vous pouvez donc créer des notes à deux niveaux. Soit une note pour un domaine entier (genre tous vos meilleurs passages de Korben.info, le site préféré de votre informaticien préféré), soit une note pour une page précise (genre ce tuto que vous venez de lire sur mon site et sur lequel vous avez quelques petites réserves à ajouter). Et voilà !! Les notes se sauvegardent alors automatiquement, et quand vous revenez sur le site, hop, elles sont là !

L’extension propose de l’import / export, un système d’étiquettes de couleurs, de la mise en forme (gras, italique, liens… vous connaissez), de la recherche et vous avez bien sûr la possibilité de supprimer des trucs. Et tout est synchronisé entre vos machines. Vous pouvez aussi personnaliser les raccourcis clavier si vous aimez aller vite.

Mon point noir par contre, c’est que le thème par défaut est vraiment pas terrible. Mais avant de fuir, sachez que vous pouvez tout personnaliser dans les options de l’extension. Couleurs, apparence, police…etc y’a tout et après c’est nickel !

L’extension est développée par Saverio Morelli et le code est en open source sur GitHub si vous voulez jeter un œil sous le capot.

Après si vous cherchez des alternatives, il en existe quelques unes sur Firefox comme Notes by Firefox qui est l’extension officielle de Mozilla, mais elle est très minimaliste, et plus mise à jour depuis 2020.

Bref, si vous passez votre temps à perdre vos idées entre deux onglets, ça vaut le coup d’essayer !

  • ✇Korben
  • Handy - Un outil de reconnaissance vocale incroyable (et open source)
    Je suis dégoûté parce que je viens de payer un abonnement pour un logiciel qui fait exactement ça, sauf que bah là, Handy , c’est gratuit. L’idée derrière ce logiciel, c’est un outil de speech to text qui fonctionne uniquement en local. Pas d’abonnement, tout est gratuit, et pas de cloud… il faut juste configurer un raccourci clavier. Et ensuite vous parlez et le texte apparaît comme par magie. A la base, l’idée de cet outil est venue d’un accident. CJ se casse le doigt et il est plâtré pendant

Handy - Un outil de reconnaissance vocale incroyable (et open source)

Par : Korben
28 octobre 2025 à 08:38

Je suis dégoûté parce que je viens de payer un abonnement pour un logiciel qui fait exactement ça, sauf que bah là, Handy , c’est gratuit. L’idée derrière ce logiciel, c’est un outil de speech to text qui fonctionne uniquement en local. Pas d’abonnement, tout est gratuit, et pas de cloud… il faut juste configurer un raccourci clavier. Et ensuite vous parlez et le texte apparaît comme par magie.

A la base, l’idée de cet outil est venue d’un accident. CJ se casse le doigt et il est plâtré pendant six semaines. Du coup il lui est impossible de taper normalement. Il cherche alors des outils de transcription vocale.

Par exemple, Dragon NaturallySpeaking, mais bon, 100 balles, ça fait chier. Google Docs aussi propose ce genre de fonctionnalités, mais uniquement en ligne. Et ça envoie tout dans le cloud, donc bonjour à confidentialité. Quant à Windows Speech Recognition, c’est bugué et assez limité. Bref, toutes les alternatives qu’il a trouvées étaient soit payantes, soit nécessité une connexion permanente vers des serveurs tiers.

Alors CJ a fait ce que font les devs quand un problème les agace. Non pas aller sur Reddit pour dire de la merde random sur moi, mais plutôt coder une solution qui fonctionne super bien !

Et au lieu de la garder pour lui ou de la rendre payante lui il a décidé de tout mettre en open source avec une licence MIT.

Et ce que vous êtes en train de lire précisément maintenant, et bien je suis en train de le dicter. Et ça marche dans les emails, les formulaires web, les éditeurs de texte, peu importe. Et comme je vous le disais, toute la transcription se fait localement sur votre machine. Et tout ça grâce à quoi ? Et bien grâce à Whisper d’OpenAI, dont je vous ai déjà parlé beaucoup de fois.

Handy est codé en Rust pour la performance et la sécurité et surtout cross plateforme, c’est-à-dire qu’il marche ou Linux, macOS et Windows. Et au niveau de la config, il y a quelques options comme le choix de la langue ou le mode d’enregistrement avec le raccourci clavier, soit vous faites du push to talk, soit vous faites une écoute en continu.

Ce truc est génial aussi bien pour l’accessibilité que pour la reconnaissance vocale en elle-même qui est plutôt utile dans la vie de tous les jours. D’ailleurs, il y a plusieurs modèles IA disponibles, comme tous les modèles Whisper, mais aussi un modèle que je ne connaissais pas, qui s’appelle Parakeet et qui franchement fonctionne très bien. C’est celui que j’utilise actuellement.

Testez si ce truc fonctionne bien sur votre vieux PC mais moi en tout cas sur mon Mac de dernière génération c’est encore plus rapide que ce que j’avais avec un modèle Whisper sur mon outil payant.

Voilà, si vous cherchiez un outil de reconnaissance vocale, vous pouvez vous arrêter là parce que vous venez de trouver. Et non pas parce qu’il est parfait, mais parce que comme c’est open source, vous pouvez vous-même le rendre parfait pour vos usages (Le code est sur GitHub ).

Merci à Lilian pour le partage de ce projet absolument génial !

Article dictée intégralement à l’aide de Handy (et corrigé manuellement pour les quelques erreurs de transcription)

  • ✇Korben
  • LADA - L'IA qui dé-pixelise les aubergines
    Vous connaissez l’Article 175 du Code Pénal japonais ? Non ? Hé bien croyez le ou non, mais c’est une loi de 1907 qui interdit les représentations explicites d’appareils reproducteurs. Les japonais sont des anges, ils n’ont ni zézette, ni pépette ^^. Du coup, tous les films adultes japonais sont pixelisés depuis plus d’un siècle. 118 ans que ça pixelise à tout va mais LADA vient de sortir et va changer cela ! En fait c’est une IA open source qui retire la pixelisation sur les vidéos. Mais avant,

LADA - L'IA qui dé-pixelise les aubergines

Par : Korben
27 octobre 2025 à 14:50

Vous connaissez l’Article 175 du Code Pénal japonais ?

Non ? Hé bien croyez le ou non, mais c’est une loi de 1907 qui interdit les représentations explicites d’appareils reproducteurs. Les japonais sont des anges, ils n’ont ni zézette, ni pépette ^^. Du coup, tous les films adultes japonais sont pixelisés depuis plus d’un siècle. 118 ans que ça pixelise à tout va mais LADA vient de sortir et va changer cela ! En fait c’est une IA open source qui retire la pixelisation sur les vidéos.

Mais avant, revenons un peu sur cette loi bizarre. L’Article 175 date de la période Meiji, et il classe comme obscènes les représentations explicites d’organes génitaux. Cette définition légale de l’obscénité, c’est donc du contenu qui excite sexuellement, offense la pudeur, et viole les concepts moraux. Et les sanctions sont assez élevées : 2 ans de prison et 2,5 millions de yens d’amende. Du coup, tous les studios auto-censurent leurs productions à base de pixelisation, floutage, barres de censure et j’en passe. Leur traditionnelle mosaïque, n’est donc pas une coutume, mais un moyen de contourner cette loi centenaire.

C’est pour cela qu’ un dev anonyme a sorti LADA , un outil Python open source qui retire la pixelisation des vidéos. Vous prenez une vidéo JAV censurée (Japanese Adult Video), vous la passez dans LADA, et l’IA détecte alors les zones pixelisées et les restaure. Et tout cela en temps réel si vous avez un bon GPU ou via un export si vous êtes plus patient.

Techniquement, LADA utilise deux types de modèles IA . Le premier pour la détection et le second pour la restauration. Plusieurs déclinaisons des modèles sont dispo si vous voulez plus de précision ou de qualité… Et pour les faire tourner, vous avez besoin d’un GPU Nvidia CUDA, idéalement une RTX 20xx ou plus récent, avec 4 à 6GB de VRAM pour du 1080p. Et pour les fans de 4K, comptez 6 à 8GB de RAM.

Après au niveau des résultats, c’est assez aléatoire. Parfois ce sera bien, parfois ce ne sera pas foufou(ne).

Et sinon comme ça s’installe ? Et bien ce sera via Flatpak pour Linux via Flathub , Docker en CLI si vous aimez les conteneurs, ou en décompressant l’archive .7z standalone sur Windows.

Y’a une interface CLI pour les puristes, une GUI pour les autres puis vous chargez votre vidéo, vous choisissez vos modèles de détection et restauration, vous lancez, et ça traite. Vous pouvez regarder ensuite le résultat (en temps réel si votre GPU suit).

Maintenant, concernant la légalité de la dé-censure, j’imagine que c’est OK si c’est pour une utilisation personnelle hors du Japon. Par contre, si vous êtes au japon, interdiction d’utiliser ce truc évidemment !

Merci à ce coquin de Lorenper pour la découverte 🙏

  • ✇Korben
  • Neura Hustle Tracker - Surveiller sa productivité en respectant sa vie privée
    Quand je bossais comme consultant y’a genre 10 000 ans, je devais tracker le temps que je passais pour chaque client dans un fichier Excel. Et ça mes amis, c’était super chiant mais nécessaire. Après peut-être que vous de votre côté, vous n’êtes pas tropfliqué mais vous vous imposez l’envoi de messages Slack stratégiques juste avant de vous déconnecter, ou vous faites partir des emails à 23h pour montrer que vous êtes un esclave acharné du capitalisme ? Bienvenue dans l’ère du grand théâtre de l

Neura Hustle Tracker - Surveiller sa productivité en respectant sa vie privée

Par : Korben
27 octobre 2025 à 12:16

Quand je bossais comme consultant y’a genre 10 000 ans, je devais tracker le temps que je passais pour chaque client dans un fichier Excel. Et ça mes amis, c’était super chiant mais nécessaire. Après peut-être que vous de votre côté, vous n’êtes pas tropfliqué mais vous vous imposez l’envoi de messages Slack stratégiques juste avant de vous déconnecter, ou vous faites partir des emails à 23h pour montrer que vous êtes un esclave acharné du capitalisme ?

Bienvenue dans l’ère du grand théâtre de la productivité.

Après quand on est freelance ou qu’on essayer de bien équilibrer son temps de travail, c’est sympa aussi de pouvoir tracker ce qu’on fait en temps réel, pour nous-même, sans forcement que personne d’autre ne regarde.

Hé bien c’est exactement ce que propose Neura Hustle Tracker qui est un tracker de temps open-source, écrit en Rust, qui tourne dans votre terminal et stocke TOUT en local sur votre machine dans un PostgreSQL. Comme ça, aucune donnée ne quitte votre ordinateur.

L’idée, c’est donc de reprendre le pouvoir sur vos propres données de productivité en enregistrant automatiquement les applications que vous utilisez, le temps passé sur chacune, et afficher ça sous la forme de graphiques directement dans votre terminal.

Comme ça vous verrez le temps pharamineux que vous passez sur Korben.info ou Slack au lieu de vraiment bosser. Pour l’installer, ça marche sous Windows, macOS et Linux et ça peut tourner dans un Docker. La doc est ici.

Vous pouvez même le lancer au démarrage de l’ordi, comme ça, le tracking démarre instantanément dès que vous commencez à bosser. Par contre, n’oubliez pas de le couper quand vous voulez faire un truc en dehors des radars hein ^^.

Le projet est encore jeune, mais il évolue rapidement. Adolfo, le développeur principal, a d’ailleurs récemment ajouté des commandes pour naviguer dans l’historique complet (touches h pour history et b pour breakdown) et améliore régulièrement la qualité des visualisations.

Voilà, donc si vous en avez marre que votre productivité soit transformée en KPI pour votre manager, et que vous voulez juste comprendre comment vous passez vraiment votre temps sans avoir à rendre de comptes à personne, Neura Hustle Tracker mérite le coup d’oeil. C’est gratuit, et c’est open-source !

Un grand merci à Lorenper pour le partage !

  • ✇Korben
  • Le driver NTFSPLUS devient NTFS et progresse vers le kernel Linux
    Vous vous souvenez quand Paragon Software a sorti son driver NTFS3 pour Linux en 2021 ? Bien sûr que vous ne vous en souvenez pas parce que vous êtes gens normaux. Mais le titi barbus sous Linux étaient très contents !! Enfin un driver NTFS kernel-space performant et maintenu par une boite sérieuse ! Mais le problème c'est qu'un an plus tard, le développeur principal du driver a disparu de la circulation. Silence radio total et depuis les bugs se sont accumulés et il n'y a plus eu de patch. Et a

Le driver NTFSPLUS devient NTFS et progresse vers le kernel Linux

Par : Korben
30 décembre 2025 à 11:50

Vous vous souvenez quand Paragon Software a sorti son driver NTFS3 pour Linux en 2021 ? Bien sûr que vous ne vous en souvenez pas parce que vous êtes gens normaux. Mais le titi barbus sous Linux étaient très contents !! Enfin un driver NTFS kernel-space performant et maintenu par une boite sérieuse !

Mais le problème c'est qu'un an plus tard, le développeur principal du driver a disparu de la circulation. Silence radio total et depuis les bugs se sont accumulés et il n'y a plus eu de patch. Et aujourd'hui en 2025, les utilisateurs Linux continuent d'utiliser ce vieux ntfs-3g (driver FUSE) préhistorique de 2008.

Heureusement, Namjae Jeon a décidé de tout refaire from scratch !! C'est super ça non ? Alors moi je connaissais pas Namjae, mais c'est lui qui a créé le driver exFAT pour Linux et qui maintient le code du serveur KSMBD dans le kernel (à vos souhaits !). Le gars sait coder proprement, et surtout contrairement à l'autre qui a disparu, il maintient ses projets sur la durée.

Son nouveau driver s'appelait NTFSPLUS à l'origine, mais bonne nouvelle : il vient d'être renommé tout simplement "NTFS" pour sa soumission v3 sur la mailing list du kernel Linux. Pourquoi ce changement ? Parce que Namjae est reparti de l'ancien driver NTFS read-only qui existe depuis des années dans le kernel, un code beaucoup plus propre et bien commenté. Comme ça au lieu de partir sur une base Paragon qui ressemble à un champ de mines mal documenté, il a juste repris le code legacy et y a ajouté le support en écriture. Et maintenant que ça s'appelle "NTFS" tout court, c'est plus clair pour tout le monde.

Le résultat c'est donc un gros patch qu'il vient de soumettre et niveau features, ça envoie du paté de manchot : implémentation iomap, suppression des buffer-head, des utilitaires user-space publics, support IDMAPPED mount, fonctionnalité readahead pour le fichier $MFT, et surtout la suppression de la limitation 2TB sur les systèmes 32-bit. Bref, tout ce que NTFS3 devait faire mais n'a jamais vraiment fait.

Et niveau perfs, les benchmarks sont encore meilleurs que prévu. On parle de +3 à 5% en écriture single-thread et carrément +35 à 110% en multi-thread par rapport à NTFS3. Le listing des fichiers est 12-14% plus rapide, et le montage d'une partition de 4 To prend moins d'une seconde (contre plus de 4 secondes avec NTFS3). Techniquement, c'est mieux sur tous les tableaux !

Par contre, faut pas s'emballer trop vite non plus. Le driver est toujours marqué comme expérimental et le journaling complet n'est pas encore fonctionnel. Y'a juste le replay du journal qui existe, et d'après Namjae lui-même, ça marche pas correctement pour l'instant. Le support complet du journaling est prévu après l'intégration upstream.

Maintenant la vraie question c'est : est-ce que les gens vont faire confiance à ce nouveau driver ? Parce que NTFS3, ça avait l'air super aussi au début pour finalement être boudé par la communauté. Les utilisateurs Linux ont été hypés et déçus une fois... Et ça c'est dramatique car on peut tromper 1 linuxiens mille fois...non, c'est pas ça mais vous avez compris...

Bref, nos barbus en culottes courtes ne sont pas pressés je pense, de retenter l'expérience NTFS en écriture car même si le nouveau driver affiche +110% de perfs sur le papier, ça ne garantit rien sur la fiabilité à long terme et surtout sur la maintenance. Mais bon j'ai confiance en Namjae Jeon qui a un excellent track record avec exFAT et KSMBD ! Donc je garde la foiiiii !

Et puis il y a la question de l'adoption par les distributions car même si le driver NTFS est intégré dans le kernel Linux principal, ça ne veut pas dire que Debian, Ubuntu ou Fedora vont switcher dessus par défaut. Elles ont encore les doigts un petit peu brûlés avec NTFS3 et vont probablement attendre 2-3 ans pour voir comment ça évolue avant de faire le changement. En attendant, ntfs-3g continuera de vivre sa vie peinarde malgré ses 17 ans d'âge.

En attendant que ce jour de gloire arrive pour NTFS, si vous voulez tester le nouveau driver, le code est dispo sur Github !

Source

Article publié le 21 octobre 2025 et mis à jour le 30 décembre 2025

  • ✇Korben
  • WinBoat - Lancez des applications Windows sous Linux comme si elles étaient natives
    Les Linuxiens ont beau dire que Linux peut TOUT faire, ils gardent presque tous un dual-boot ou une VM Windows planquée quelque part pour lancer Photoshop ou remplir une page web administrative qui plante sous Firefox. C’est ça la définition du déni, les amis ^^. Alors bien sûr, y’a Wine qui existe depuis plus de 20 ans, mais bon faut bidouiller des préfixes, installer des DLL manquantes, fouiller sur WineHQ et au final, c’est toujours du rafistolage à se taper. Alors comme le fait Winapps , il

WinBoat - Lancez des applications Windows sous Linux comme si elles étaient natives

Par : Korben
20 octobre 2025 à 11:32

Les Linuxiens ont beau dire que Linux peut TOUT faire, ils gardent presque tous un dual-boot ou une VM Windows planquée quelque part pour lancer Photoshop ou remplir une page web administrative qui plante sous Firefox. C’est ça la définition du déni, les amis ^^.

Alors bien sûr, y’a Wine qui existe depuis plus de 20 ans, mais bon faut bidouiller des préfixes, installer des DLL manquantes, fouiller sur WineHQ et au final, c’est toujours du rafistolage à se taper.

Alors comme le fait Winapps , il y a aussi WinBoat , un outil capable de faire tourner un Windows dans un container Docker. Pas d’émulation, pas de traduction d’API, pas de prière à saint Wine pour que votre app se lance. Ça lance de vraies apps Windows !

Techniquement, WinBoat utilise donc Docker et KVM pour faire tourner Windows dans un container. Electron gère l’interface, FreeRDP se connecte à Windows via le protocole RemoteApp, et vos apps Windows apparaissent comme des fenêtres normales sur votre bureau Linux.

Vous cliquez sur une icône, hop, l’app se lance, et vous oubliez qu’il y a une VM qui tourne en arrière-plan.

L’installation de Windows est également automatisée. Vous lancez WinBoat, ça télécharge et configure tout, tout seul, et après c’est prêt. L’intégration filesystem permet d’accéder vos fichiers Linux depuis les apps Windows et le passthrough USB et smartcard fonctionne, ce qui règle le problème des signatures électroniques pour les démarches administratives dont je parle un peu plus haut.

Photoshop, Illustrator, InDesign, c’est clair que ces apps ne tourneront jamais correctement sous Wine parce qu’Adobe n’a jamais pensé son code pour être portable alors qu’avec WinBoat, elles tournent. Office 365 aussi, pour les boîtes qui imposent Teams et SharePoint. Ah et Affinity Photo pareil ça roule impecc aussi.

WinBoat assume quand même ses limites dès le départ car y’a pas de passthrough GPU pour le moment, donc les apps lourdes en 3D rameront. Pas de support non plus des jeux avec anti-cheat, mais le Steam Deck fait ça mieux de toute façon. Et notez qu’il vous faudra minimum 4 Go de RAM rien que pour WinBoat, parce qu’un Windows léger ça n’existe pas !

Le projet est open source sous licence MIT, gratuit, dispo en AppImage, .deb, .rpm, ou via AUR pour Arch. Docker CLI est obligatoire, mais pas Docker Desktop et FreeRDP 3.x.x avec le support son aussi. KVM aussi doit être activé sur votre système.

Bref, WinBoat c’est comme Winapps, très sympa à tester car ça marche très bien même si les perfs ne seront jamais celles d’un Windows natif. C’est dispo sur GitHub avec toute la doc si ça vous chauffe.

Merci à Lorenper pour le soft.

  • ✇Korben
  • Si vous disparaissiez demain, qui s'en rendrait compte ?
    Question flippante, hein ? Vous postez des stories Instagram, vous faites des snaps, des TikToks, en bon nazi vous likez des tweets, vous répondez à des emails pro…etc. Votre vie numérique ronronne comme un chat sous coke mais si demain, tout ça s’arrêtait…? A votre avis, Combien de temps avant que quelqu’un ne toque à votre porte pour vérifier que vous allez bien ? Un jour ? Deux jours ? Une semaine ? On est tous hyperconnectés 24/7 mais personne ne surveille vraiment notre silence et vos 500 m

Si vous disparaissiez demain, qui s'en rendrait compte ?

Par : Korben
17 octobre 2025 à 15:45

Question flippante, hein ?

Vous postez des stories Instagram, vous faites des snaps, des TikToks, en bon nazi vous likez des tweets, vous répondez à des emails pro…etc. Votre vie numérique ronronne comme un chat sous coke mais si demain, tout ça s’arrêtait…? A votre avis, Combien de temps avant que quelqu’un ne toque à votre porte pour vérifier que vous allez bien ?

Un jour ? Deux jours ? Une semaine ?

On est tous hyperconnectés 24/7 mais personne ne surveille vraiment notre silence et vos 500 meilleurs amis de Facebook ne prendront jamais la peine de signaler votre disparition.

C’est de ce constat un peu morbide qu’est né Wellness Ping, un projet open source développé par micr0 et hébergé sur GitHub qui fonctionne comme ceci : Vous vous inscrivez dessus, et vous recevez un email régulier pour confirmer que vous allez bien. Si vous ne répondez pas, vos contacts d’urgence sont alors automatiquement alertés.

C’est ce qu’on appelle un dead man’s switch, le joujou préféré des cons de terroristes qui se font exploser dans les films des années 80. En gros, tant que vous confirmez votre présence, tout va bien mais si le silence se prolonge, l’alarme se déclenche.

Vous pouvez l’auto-héberger vous-même ou utiliser directement le site wellness-p.ing (C’est gratuit). Vous choisissez alors la fréquence des pings, soit quotidien ou hebdomadaire, selon votre niveau de paranoïa ou de solitude et quand vous recevez l’email, vous cliquez sur un lien ou vous répondez “PONG” et c’est tout. Pas de dashboard compliqué, pas de machins de gamification débiles…

Et si vous ne répondez pas parce que vous êtes coincé au chiottes depuis 3 jours, le système vous envoie un rappel. Si vous ne répondez toujours pas, il attend encore un peu. Et si le silence persiste, vos contacts d’urgence reçoivent alors automatiquement une alerte.

C’est clairement fait pour activistes, les journalistes, les chercheurs, et les gens qui vivent seuls. Bref, tous ceux dont la vie pourrait basculer sans que personne ne s’en rende compte immédiatement. Je pense pas exemple à tous ceux qui bossent en remote et qui n’ont pas de collègues pour remarquer leur absence.

Au Japon, il y a un mot pour ça d’ailleurs. Ils disent kodokushi pour “Mort solitaire” car là bas, des milliers de personnes par an meurent seules chez elles, et on ne les découvre que des jours ou des semaines plus tard. C’est d’ailleurs souvent parce que les voisins sentent que ça schlingue ou parce que le courrier s’entasse sous la porte. Je sais, c’est gore mais c’est la triste réalité.

Avec Wellness Ping on inverse donc la logique… Au lieu d’attendre que quelqu’un remarque votre absence, vous créez un système proactif où vous choisissez les contacts, vous qui décidez de la fréquence et comme ça, si un jour vous ne pouvez plus répondre, le filet de sécurité se déploie automatiquement.

Côté technique, le projet est développé en Go donc c’est léger, rapide, et la démo tourne sur un serveur en Suède parce que ce pays a une législation stricte sur les données personnelles.

Bref, c’est Wellness Ping, c’est une idée simple mais qui protège alors pensez-y !

  • ✇Korben
  • GoBackup - Pour sauvegarder vos bases de données facilement
    Vous savez, ce script bash de backup que vous avez écrit en 2018 et que vous n’osez plus toucher ? Celui avec les 150 lignes de mysqldump + tar + gzip + aws s3 cp qui marche à moitié et que vous relancez manuellement quand il plante ? Hé bien vous allez pouvoir le foutre à la poubelle parce que maintenant y’a GoBackup ! GoBackup c’est un binaire codé en Go qui remplace tous vos scripts de backup maison d’un coup. MySQL, PostgreSQL, MongoDB, Redis, peu importe. Local, FTP, S3, Google Cloud, Azure

GoBackup - Pour sauvegarder vos bases de données facilement

Par : Korben
15 octobre 2025 à 11:14

Vous savez, ce script bash de backup que vous avez écrit en 2018 et que vous n’osez plus toucher ? Celui avec les 150 lignes de mysqldump + tar + gzip + aws s3 cp qui marche à moitié et que vous relancez manuellement quand il plante ?

Hé bien vous allez pouvoir le foutre à la poubelle parce que maintenant y’a GoBackup !

GoBackup c’est un binaire codé en Go qui remplace tous vos scripts de backup maison d’un coup. MySQL, PostgreSQL, MongoDB, Redis, peu importe. Local, FTP, S3, Google Cloud, Azure, peu importe. Vous installez, vous configurez un fichier YAML, et c’est fini.

Ensuite, vous n’aurez plus jamais besoin de retoucher à tout ce bordel.

Avant GoBackup y’avait backup/backup, une gem Ruby qui faisait exactement ce job avec de la sauvegarde automatique, multi-bases, multi-destinations et c’était bien. Sauf que Ruby c’est lourd et les dépendances Ruby c’est l’enfer. Du coup le projet est mort tout doucement. Heureusement, huacnlee, un dev chinois, en a eu marre alors il a tout réécrit en Go. Zéro dépendance externe et un seul binaire compilé (installable aussi avec Brew pour ceux qui sont sous macOS).

Vous pouvez l’installer comme ceci (vérifiez le script) :

curl -sSL https://gobackup.github.io/install | sh

Ou via homebrew comme ceci :

brew install gobackup

Avec GoBackup, vous définissez vos bases de données, vos fichiers à archiver, vos destinations de stockage, votre planning, tout dans un fichier YAML propre et ensuite le binaire gère tout : Compression, chiffrement, upload, rotation des backups, notifications si ça échoue…etc. Bref, tout ce que vous faisiez à la main avec vos scripts pourris.

Et GoBackup est pas juste un CLI (Interface en ligne de commande). C’est un CLI + un daemon + une Web UI + un scheduler. Comme ça vous lancez “gobackup start” et ça tourne en background.

Le daemon surveille alors le planning défini dans votre config et lance les backups automatiquement. Et l’interface web vous permet de voir l’état des backups, les logs, les erreurs.

Avec GoBackup, vous remplacez littéralement 5 outils en un : votre script bash + cron + un monitoring pourri + un truc pour lire les logs + l’interface d’admin que vous avez jamais eu le temps de faire.

Votre config ressemble à ça :

models:
 mon_app:
 compress:
 type: tgz
 databases:
 mon_mysql:
 type: mysql
 host: localhost
 database: ma_base
 username: user
 password: $MYSQL_PASSWORD
 storages:
 mon_s3:
 type: s3
 bucket: mes-backups
 region: eu-west-1
 access_key_id: $AWS_KEY
 secret_access_key: $AWS_SECRET
 schedule:
 every: 1day
 at: "04:05"

Et c’est tout. Avec ce fichier, GoBackup dump votre base MySQL tous les jours à 4h05, compresse en .tar.gz, chiffre si vous voulez, et upload sur S3. Et si ça échoue vous recevez une notif. Et si ça marche vous avez les logs comme ça, pas besoin de surveiller, ni de débugger à 3h du matin parce que le backup a planté et que vous avez perdu 6 mois de données.

Notez quand même que GoBackup fait du backup classique, et pas du backup incrémental intelligent à la Restic ou à la Borg donc si vous avez 500 GB de données à backup tous les jours vous allez peut-être préférer un outil plus sophistiqué mais pour 90% des cas d’usage sysadmin standard, GoBackup suffira largement.

Votre script bash dégeu a eu une belle vie, il peut maintenant partir à la retraite.

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  • SSHM - Un super gestionnaire pour SSH
    Guillaume, fidèle lecteur de Korben.info depuis un looong moment, s’était bricolé un script bash pour gérer ses connexions SSH. Vous savez, c’est le genre de script qu’on améliore petit à petit, puis qu’on finit par ne plus oser toucher de peur de tout casser. C’est pratique, mais pour reprendre les mots de Guillaume dans le mail qu’il m’a écrit, c’est pas très “élégant”. Puis il est tombé sur deux articles que j’avais écrits : un sur ssh-list , un sur ggh qui sont deux outils sympas pour gérer

SSHM - Un super gestionnaire pour SSH

Par : Korben
8 octobre 2025 à 16:06

Guillaume, fidèle lecteur de Korben.info depuis un looong moment, s’était bricolé un script bash pour gérer ses connexions SSH. Vous savez, c’est le genre de script qu’on améliore petit à petit, puis qu’on finit par ne plus oser toucher de peur de tout casser. C’est pratique, mais pour reprendre les mots de Guillaume dans le mail qu’il m’a écrit, c’est pas très “élégant”.

Puis il est tombé sur deux articles que j’avais écrits : un sur ssh-list , un sur ggh qui sont deux outils sympas pour gérer les connexions SSH depuis le terminal. Mais de son point de vue, incomplets. Et là, il a eu un déclic : “Et si je combinais les deux, en ajoutant ce qui me manque ?

Et un mois plus tard, SSHM était né . On est loin du script du départ puisqu’il a codé un véritable outil en Go avec Bubble Tea , dans une interface TUI moderne, avec un support complet du ~/.ssh/config, une organisation par tags, un historique des connexions, et même du port forwarding avec mémoire. Bref un truc super abouti.

Puis environ 1 mois après la sortie de la première version, Guillaume a continué à implémenter pas mal de nouveautés : gestion interactive des hôtes SSH, recherche intelligente multi-mots, indicateurs de statut en temps réel, support ProxyJump, directives Include gérées correctement, personnalisation des raccourcis clavier, compatible Linux/macOS/Windows. Le tout dans un binaire unique sans dépendances.

Faut vraiment que vous testiez car c’est c’est chouette. Je trouve que SSHM a dépassé largement ses inspirations. Par exemple, ssh-list organise vos serveurs en groupes alors que SSHM utilise des tags. Ça permet de marquer un serveur “prod” + “web” + “urgent” et du coup c’est beaucoup plus flexible que de ranger ça dans des dossiers statiques.

ggh fait également du session recall. Cela veut dire qu’il se souvient de vos dernières connexions SSH et vous permet de les relancer rapidement. Et bien SSHM fait ça AUSSI, mais en plus il gère toute votre config SSH : Ajout, édition, suppression d’hôtes, directement depuis l’interface TUI. En vrai, Guillaume n’a pas copié-collé les idées de ces outils mais a repensé totalement l’organisation même de la gestion SSH.

Prenez le port forwarding. Combien de fois vous avez perdu vos notes sur vos tunnels SSH ? Hé bien SSHM lui se souvient de vos dernières configs de tunnels locaux, distants, SOCKS…etc. Si vous forwardez toujours le port 3306 de votre base MySQL de dev, SSHM retiendra les paramètres. Ça fait gagner grave de temps car vous n’avez plus à vous rappeler de la syntaxe “ssh -L 3306:localhost:3306 user@serve” à chaque fois. C’est un petit détail qui prouve bien que cet outil a été créé par quelqu’un qui UTILISE vraiment SSH au quotidien, et pas juste pour faire un script vite fait.

L’interface TUI est plutôt fluide, avec des raccourcis clavier configurables et vous pouvez même désactiver ESC si vous êtes un puriste vim qui déteste les touches d’échappement. Les indicateurs de connectivité SSH s’affichent en couleur en temps réel (vous voyez d’un coup d’œil quels serveurs répondent) et il y a une superbe recherche (un filtre en réalité) par nom et par tags, qui supporte plusieurs mots. Et si vous préférez scripter, SSHM fonctionne aussi en CLI pur. Par exemple, “sshm connect prod-web-01” dans un script bash, et ça marchera en gardant l’historique des connexions.

Un autre point technique important pour les admins qui ont des configs SSH complexes : SSHM gère correctement les directives Include . Hé oui, beaucoup d’outils cassent quand vous avez un ~/.ssh/config qui include des fichiers séparés comme ~/ssh/work et ~/ssh/perso. SSHM est capable non seulement de les lire mais aussi de les éditer correctement.

Concernant l’installation c’est ultra-simple. Sur macOS, Homebrew fait le job. Sur Unix/Linux, il suffit d’un script d’une ligne. Enfin, sous Windows, y’a un script PowerShell. Ou alors vous pouvez télécharger direct le binaire depuis les releases GitHub .

Homebrew pour macOS :

brew install Gu1llaum-3/sshm/sshm

Unix/Linux/macOS :

curl -sSL https://raw.githubusercontent.com/Gu1llaum-3/sshm/main/install/unix.sh | bash

Windows (PowerShell):

irm https://raw.githubusercontent.com/Gu1llaum-3/sshm/main/install/windows.ps1 | iex

Bref, Guillaume a plutôt bien géré son truc je trouve ! Comme quoi, la barrière entre “bidouille perso” et “outil communautaire reconnu” n’a jamais été aussi basse. Avec un bon framework comme Bubble Tea, une idée claire sur ce qui manque aux outils existants, et un ou deux mois de travail sérieux, et hop, on fait un miracle !

Voilà, donc si vous gérez plusieurs serveurs SSH au quotidien, SSHM vaut vraiment le coup d’œil. Un grand merci à Guillaume pour le partage, c’est trop cool !

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  • Hyperswitch - La plateforme d'orchestration de paiements open source
    Vous connaissez le job de payment engineer ? Ce métier n’existait même pas il y a 3 ans et aujourd’hui, les paiements en ligne sont devenus tellement complexes qu’il existe carrément une nouvelle catégorie de développeurs… Et au centre de cette petite révolution, il y a Hyperswitch , un projet open source qui est en train de servir de base à toute une génération de spécialistes des paiements. Sorti en 2022, Hyperswitch est une plateforme d’orchestration de paiements écrite en Rust. Le pitch mark

Hyperswitch - La plateforme d'orchestration de paiements open source

Par : Korben
6 octobre 2025 à 18:31

Vous connaissez le job de payment engineer ? Ce métier n’existait même pas il y a 3 ans et aujourd’hui, les paiements en ligne sont devenus tellement complexes qu’il existe carrément une nouvelle catégorie de développeurs… Et au centre de cette petite révolution, il y a Hyperswitch , un projet open source qui est en train de servir de base à toute une génération de spécialistes des paiements.

Sorti en 2022, Hyperswitch est une plateforme d’orchestration de paiements écrite en Rust. Le pitch marketing vous dira que c’est le “Linux des paiements”, un outil modulaire, flexible, open source, mais dans les faits, ça permet surtout de connecter votre boutique en ligne à +50 processeurs de paiement différents via une seule API… Stripe, Adyen, PayPal, tout ce que vous voulez.

Le projet est développé par Juspay, une boîte indienne qui gère déjà les paiements de 400 entreprises et traite 175 millions de transactions par jour et quand ils ont décidé d’open-sourcer leur infrastructure, ils ont vraiment tapé dans le mille ! Rien que le dépôt GitHub affiche maintenant plus de 36 000 étoiles, ce qui est assez dingue pour un outil d’infrastructure B2B.

Et cela arrive au bon moment parce que les paiements en ligne sont devenus un cauchemar technique. Entre les différents processeurs, les méthodes de paiement locales (UPI en Inde, WeChat Pay en Chine, Bancontact en Belgique), les réglementations qui changent, les taux d’autorisation qui varient selon les pays, les frais cachés qui s’accumulent et les webhooks qui plantent au pire moment, il faut vraiment être un spécialiste pour s’y retrouver.

C’est un peu ce qui s’est passé avec le terme DevOps il y a 10 ans. J’sais pas si vous vous souvenez, mais au début c’était juste un buzzword. Puis Docker et Kubernetes sont arrivés, la complexité a explosé, et boom, aujourd’hui tout le monde cherche des ingés DevOps. Même délire avec les “data engineers” quand les boîtes ont commencé à avoir des pétaoctets de données à gérer.

Hé bien les paiements suivent la même trajectoire. Vous ne pouvez plus juste intégrer Stripe et oublier le problème. Si vous faites du volume, vous devez optimiser vos coûts (car les frais peuvent varier de 1 à 3% selon le processeur), améliorer vos taux d’autorisation (parfois 5 à 10 points de différence entre processeurs), gérer le retry intelligent quand une carte est refusée, faire de la réconciliation automatique…etc.

Bref, vous avez besoin d’un spécialiste.

Et c’est exactement ce que fait Hyperswitch qui indirectement forme des ingénieurs en paiement, car quand vous passez 6 mois à bidouiller Hyperswitch , à comprendre comment fonctionne le routing intelligent ou la réconciliation automatique, vous devenez au bout d’un moment spécialiste des paiements.

C’est un peu le même coup qu’a fait Red Hat avec Linux, ou HashiCorp avec Terraform. Vous créez une communauté de gens qui connaissent votre outil à fond, et les membres de cette communauté deviennent ensuite vos meilleurs ambassadeurs et des experts d’un domaine qui recrute à tour de bras. Hyperswitch surfe donc sur cette vague en proposant son outil en self hosting pour l’auto-hébergement ou du managé qu’ils gèrent pour vous. Et c’est clairement un business model qui a fait ses preuves.

Bref, si vous êtes développeur et que vous cherchez une niche où vous spécialiser, les paiements c’est visiblement un secteur qui monte. Et comme Hyperswitch est open source, vous pouvez vous former gratuitement en installant leur stack. Au pire, vous aurez appris quelques trucs utiles et au mieux, vous découvrirez un nouveau métier…

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  • Lue - Lisez vos ebooks en audio dans le terminal
    Pour en avoir testé quelques uns, je trouve que les lecteurs de livres audio, c’est jamais très pratique à utiliser. Heureusement, je viens de découvrir Lue , un lecteur d’e󠄳󠅕󠄐󠅤󠅕󠅨󠅤󠅕󠄐󠅕󠅣󠅤󠄐󠅣󠅟󠅥󠅣󠄐󠅓󠅟󠅠󠅩󠅢󠅙󠅗󠅘󠅤󠄐󠅔󠅕󠄐󠄻󠅟󠅢󠅒󠅕󠅞󠄞󠅙󠅞󠅖󠅟books qui lit vos livres à voix haute directement dans le terminal. Bah oui, moi j’adore mon terminal.. Pas besoin de cliquer, pas d’interface laggy, pas de pub ni d’abonnement premium… On lance juste une commande et hop, la lecture du livre se lance. C’est ça que j’aime, quand la tec

Lue - Lisez vos ebooks en audio dans le terminal

Par : Korben
24 septembre 2025 à 15:17

Pour en avoir testé quelques uns, je trouve que les lecteurs de livres audio, c’est jamais très pratique à utiliser. Heureusement, je viens de découvrir Lue , un lecteur d’e󠄳󠅕󠄐󠅤󠅕󠅨󠅤󠅕󠄐󠅕󠅣󠅤󠄐󠅣󠅟󠅥󠅣󠄐󠅓󠅟󠅠󠅩󠅢󠅙󠅗󠅘󠅤󠄐󠅔󠅕󠄐󠄻󠅟󠅢󠅒󠅕󠅞󠄞󠅙󠅞󠅖󠅟books qui lit vos livres à voix haute directement dans le terminal.

Bah oui, moi j’adore mon terminal.. Pas besoin de cliquer, pas d’interface laggy, pas de pub ni d’abonnement premium… On lance juste une commande et hop, la lecture du livre se lance. C’est ça que j’aime, quand la tech me fout la paix et fonctionne bien !

Le truc cool avec Lue, c’est que l’outil utilise Edge TTS de Microsoft par défaut. Oui, Microsoft qui fait un truc bien et gratuit, c’est foufou, mais en gros, ça permet de récupérer les voix ultra réalistes utilisées dans Edge sans payer un centime et sans même avoir Windows. Après si vous êtes un parano de la vie privée, vous pouvez aussi utiliser Kokoro TTS qui tournera à 100% en local sur votre machine.

Pour installer Lue, il vous faut d’abord FFmpeg, espeak et Antiword. Sous Mac c’est donc brew install ffmpeg espeak antiword``, et sous Linux sudo apt install ffmpeg espeak antiword, et sous Windows… bah vous allez sur le site de FFmpeg, espeak et antiword et vous galérez un peu comme d’hab.

Et après, c’est tout simple :

pip install git+https://github.com/superstarryeyes/lue.git

Et voilà, vous êtes prêts à transformer votre terminal en studio d’enregistrement de livres audio. Pour lancer la lecture d’un bouquin, c’est aussi simple que :

lue votre-livre.epub

Perso, j’aime beaucoup la synchronisation mot par mot que permet l’outil… Car pendant que la voix lit, le texte se surligne en temps réel dans le terminal. C’est hypnotisant, on dirait un karaoké pour rats de bibliothèques. Après vous pouvez mettre en pause avec p, ajuster la vitesse de lecture, naviguer dans les phrases avec j et k. C’est comme vim mais pour les oreilles.

Alors je sais que le TTS c’est pas toujours foufou, mais je vous invite à en tester plusieurs pour trouver celle qui vous plait le plus. Moi ma préférée, c’est fr-CH-ArianeNeural qui est hyper propre et assez classe. Vous pouvez lancer une lecture avec la voix comme ceci :

lue --voice "fr-CH-ArianeNeural" livre.epub

Voici la liste complète des voix disponibles que vous pouvez utiliser :

  • fr-BE-CharlineNeural (Female) - Belgique
  • fr-BE-GerardNeural (Male) - Belgique
  • fr-CA-AntoineNeural (Male) - Canada
  • fr-CA-JeanNeural (Male) - Canada
  • fr-CA-SylvieNeural (Female) - Canada
  • fr-FR-DeniseNeural (Female) - France
  • fr-FR-EloiseNeural (Female) - France
  • fr-FR-HenriNeural (Male) - France
  • fr-CH-ArianeNeural (Female) - Suisse
  • fr-CH-FabriceNeural (Male) - Suisse

Et Lue lit vraiment tout : EPUB, PDF, TXT, DOCX, HTML, RTF, et même le Markdown. La lecture PDF c’est particulièrement bien foutue parce qu’il retire automatiquement les numéros de page et les en-têtes qui pourrissent toujours la lecture audio.

Voilà, Lue c’est un coup de cœur car on commence vraiment à s’habituer à des services IA avec des technologies de synthèse vocale qui rivalisent avec des vrais humains, mais c’est souvent caché derrière des APIs payantes et des interfaces merdique. Et là arrive un développeur qui dit “non mais attendez, c’est quoi ce bordel ?? Je vais vous faire un truc simple qui marche”.

Et hop !

La progression de lecture est même sauvegardée automatiquement. Vous fermez votre terminal en plein milieu du chapitre 12, vous relancez le lendemain, et hop, ça reprend pile où vous en étiez. Très cool, hein ?

Bref, si vous êtes du genre à préférer la ligne de commande aux interfaces clinquantes, ou si vous voulez juste écouter vos ebooks sans vous prendre la tête, allez tester Lue dispo sur GitHub .

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  • TernFS - Un système de fichiers distribué capable de gérer des exaoctets
    Et encore un article un peu technique pour finir la journée en beauté ! Si je vous disais que votre serveur Linux pouvait gérer 10 exaoctets de données sans broncher ? Vous ne me croiriez pas je pense… D’ailleurs c’est quoi 10 exaoctets ?? Et bien ça correspond à 10 millions de To. C’est pas mal hein ? Hé bien c’est exactement ce que permet de gérer TernFS, le système de fichiers qu’XTX Markets vient de libérer après trois ans d’utilisation intensive. XTX Markets est une boîte d’algo-trading qui

TernFS - Un système de fichiers distribué capable de gérer des exaoctets

Par : Korben
22 septembre 2025 à 22:14

Et encore un article un peu technique pour finir la journée en beauté ! Si je vous disais que votre serveur Linux pouvait gérer 10 exaoctets de données sans broncher ? Vous ne me croiriez pas je pense… D’ailleurs c’est quoi 10 exaoctets ?? Et bien ça correspond à 10 millions de To. C’est pas mal hein ?

Hé bien c’est exactement ce que permet de gérer TernFS, le système de fichiers qu’XTX Markets vient de libérer après trois ans d’utilisation intensive. XTX Markets est une boîte d’algo-trading qui brasse 250 milliards de dollars par jour et j’avoue que c’est un joli cadeau de presque-Noël qu’elle vient de nous faire…

D’après ce qu’ils expliquent sur leur site , NFS et les autres solutions classiques ne tenaient plus la charge face à leurs 650 pétaoctets de données utilisées leur machine learning. Alors ils ont fait ce que font les vrais geeks, ils ont codé leur propre solution… et après trois ans de production sans perdre “un seul octet”, ils ont tout balancé en en open source sur GitHub .

Le truc génial avec TernFS, c’est qu’il a été pensé pour les fichiers immuables, vous savez, ces gros datasets de plusieurs gigaoctets qu’on écrit une fois et qu’on relit des milliers de fois pour entraîner des modèles. Pas de modification après création, pas de prise de tête avec les locks et la cohérence. C’est simple et efficace.

L’architecture repose sur quatre composants principaux qui bossent ensemble : les metadata shards (256 shards logiques pour gérer les métadonnées), le CDC (Cross-Directory Coordinator) pour les opérations entre répertoires, les block services pour stocker les données, et un registry pour orchestrer tout ce petit monde. Le tout communique en UDP/TCP avec du Reed-Solomon pour l’erasure coding et du CRC32-C pour vérifier l’intégrité. Bref, ça semble être du solide.

Et les chiffres qu’ils donnent sur leur production sont assez dingues. Ils parlent de 500+ pétaoctets répartis sur 30 000 disques durs et 10 000 SSD, dans 3 datacenters différents, avec des débits qui montent à plusieurs téraoctets par seconde en vitesse de pointe. Et leur système gère ça tranquille, avec du multi-région natif et une tolérance aux pannes qui ferait pâlir d’envie n’importe quel admin sys.

Si ça vous chauffe, pour installer TernFS, c’est du classique. Vous clonez le repo, vous lancez ./build.sh alpine ou ./build.sh ubuntu selon votre distrib, et c’est parti. Il y a un module kernel Linux pour gratter les perfs maximales et toucher les étoiles, mais vous pouvez aussi utiliser FUSE si vous préférez rester en userspace. Ils ont même implémenté une API S3 pour ceux qui veulent migrer depuis AWS sans tout réécrire.

git clone https://github.com/XTXMarkets/ternfs
cd ternfs
./build.sh alpine
# Et pour tester en local
./scripts/ternrun

Par contre, attention aux limitations ! Car TernFS n’est pas du tout fait pour les petits fichiers (genre les millions de fichiers de 1KB d’un projet Node.js). C’est vraiment optimisé pour du gros volume du style datasets ML, logs d’applications, archives, ce genre de trucs. Et y’a pas de système de permissions intégré non plus, car ils ont préféré garder ça basique et laisser chacun implémenter sa propre couche de sécurité.

Ils ont mis au point également un système de “block proofs” où chaque bloc de data a une preuve cryptographique qui permet de vérifier que le client n’a pas corrompu les données avant de les écrire. Ça évite qu’un client bugué ou malveillant ne pourrisse tout le filesystem. Ils ont aussi un système de “scrubbing” automatique qui détecte et remplace les secteurs défaillants sur les disques.

Chouette non ?

D’après Bloomberg , XTX Markets investit actuellement 1 milliard d’euros dans de nouveaux datacenters en Finlande. Avec leurs 25 000 GPUs (dont 10 000 A100 et 10 000 V100) et maintenant TernFS en open source, ils montrent surtout qu’ils ne rigolent pas avec l’infrastructure. C’est pas pour rien qu’ils arrivent à traiter un trillion d’enregistrements par jour pour leurs algos de trading.

Leur code est disponible sous double licence à savoir GPLv2+ pour le core et Apache 2.0 avec exception LLVM pour les bibliothèques client et les définitions de protocole. Ça permet d’intégrer TernFS dans à peu près n’importe quel projet, commercial ou non.

Bref, si vous gérez des pétaoctets de données et que ZFS commence à tirer la langue, TernFS vaut vraiment le coup d’œil. Reste à voir si d’autres géants du big data vont l’adopter ou si ça restera un outil de niche pour les vraiment gros volumes, mais avec l’explosion du Machine Learning et des LLMs, je parie qu’on va en entendre parler de plus en plus…

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  • Le Multikernel - La prochaine révolution Linux
    Et si votre serveur Linux était comme un appart en coloc où tout le monde partage la même cuisine, le même salon, les mêmes chiottes ?? Forcément, ça finit toujours mal avec quelqu’un qui monopolise les toilettes pendant que vous avez une urgence en spray, un autre fait crasher la machine à laver avec ses expérimentations douteuses de voyage dans le temps, et au final personne n’est content. Hé bien figurez-vous qu’un développeur nommé Cong Wang de Multikernel Technologies vient de proposer une

Le Multikernel - La prochaine révolution Linux

Par : Korben
22 septembre 2025 à 12:43

Et si votre serveur Linux était comme un appart en coloc où tout le monde partage la même cuisine, le même salon, les mêmes chiottes ?? Forcément, ça finit toujours mal avec quelqu’un qui monopolise les toilettes pendant que vous avez une urgence en spray, un autre fait crasher la machine à laver avec ses expérimentations douteuses de voyage dans le temps, et au final personne n’est content.

Hé bien figurez-vous qu’un développeur nommé Cong Wang de Multikernel Technologies vient de proposer une solution radicale qui consiste à donner à chaque processus son propre kernel Linux, avec ses propres core CPU, comme des colocataires qui auraient enfin chacun leur studio…

Selon le patch soumis sur la Linux Kernel Mailing List (LKML), cette architecture “multikernel” permettrait de faire tourner plusieurs noyaux Linux indépendants sur la même machine physique. C’est pas vraiment de la virtualisation classique façon VMware ou KVM, mais c’est plutôt comme si vous découpiez votre ordinateur en tranches et que chaque tranche vivait sa vie. Le truc marrant, c’est que Cong Wang n’est pas un petit nouveau qui débarque avec ses idées folles. Le bonhomme a déjà contribué à plus de 1000 patches au noyau Linux et il maintient le sous-système de traffic control . Autant dire qu’il sait de quoi il parle quand il touche au code du noyau.

D’ailleurs cette idée de séparer les kernels rappelle furieusement le projet Barrelfish que Microsoft Research et l’ETH Zurich avaient lancé il y a quinze ans. À l’époque, ils voulaient traiter l’OS comme un système distribué où chaque core CPU aurait son propre kernel qui communique avec les autres par messages. Sauf que voilà, c’était trop tôt. Les processeurs n’avaient pas assez de cores pour qu’on puisse se permettre ce genre de luxe, et puis franchement, qui avait besoin de ça en 2009 ?

Aujourd’hui avec nos CPU à 128 cores et nos problèmes de sécurité qui explosent, l’idée prend soudainement tout son sens.

Selon Phoronix et les patches sur la LKML, l’implémentation de Wang utilise kexec, ce mécanisme qui permet normalement de redémarrer directement dans un nouveau noyau sans repasser par un reboot. Sauf qu’ici, au lieu de remplacer le noyau existant, on en charge plusieurs qui vont cohabiter. Chaque kernel se voit attribuer ses propres cores CPU et ils communiquent entre eux via un système d’interruptions inter-processeurs (IPI) spécialement conçu pour l’occasion. Et dans les 7 patches proposés en RFC, Wang prévoit des mécanismes de surveillance pour gérer tous ces petits mondes parallèles.

Et pendant que Cong Wang bricolait son multikernel dans son coin, les géants du cloud comme Amazon, Microsoft et Google ont développé en parallèle une technologie appelée KHO ( Kexec HandOver ) qui permet de préserver l’état système lors du changement de kernel. En gros, ils veulent pouvoir mettre à jour le noyau Linux de leurs serveurs sans perdre les VMs qui tournent dessus. Sauf que si le multikernel de Wang fonctionne vraiment, ça pourrait rendre leur stack de virtualisation complètement obsolète.

Car pourquoi s’embêter avec des hyperviseurs complexes quand on peut juste donner à chaque workload son propre kernel ?

Le plus drôle dans tout ça, c’est que Wang admet candidement dans son RFC que pour l’instant, ça marche “que sur sa machine de dev avec des paramètres hardcodés”.

Maintenant si cette techno décolle, on pourrait voir des trucs assez dingues. Genre un kernel temps réel qui gère les processus critiques pendant qu’un kernel classique s’occupe du reste. Ou alors des kernels spécialisés pour différents types de workloads : un pour le machine learning, un pour les bases de données, un pour le réseau. Vous pourriez même imaginer des kernels avec différents niveaux de sécurité du genre un kernel ultra-paranoia pour vos données sensibles et un kernel plus relax pour Netflix. Et le plus beau c’est que si un kernel plante, les autres continuent de tourner tranquillement.

C’est comme avoir plusieurs systèmes de secours intégrés directement dans la machine.

Mais attention, on parle quand même d’une RFC, et pas encore d’un truc prêt pour la prod. La communauté des barbus du noyau va probablement passer des mois à débattre de chaque ligne de code, et c’est tant mieux parce que toucher à l’architecture fondamentale de Linux, c’est pas comme patcher un bug dans Firefox. Si ça merde, c’est potentiellement des millions de serveurs qui partent en vrille.

Au final, que ce patch soit accepté ou pas, ça montre surtout que Linux continue d’évoluer de manière radicale pour toujours aller plus loin ! Et si vous l’évolution de ce projet, tout se passe sur la LKML .

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  • 1517 clones open source de vos jeux cultes préférés - Le trésor caché des gamers nostalgiques
    Depuis que j’ai découvert OSGameClones, je kiffe chercher et retrouver certains de mes jeux d’enfance en version open source et bien sûr gratuite ! Car oui, le projet OSGameClones c’est un peu la caverne d’Ali Baba pour tous ceux qui ont grandi avec une manette dans les mains (ou un clavier pour ma part). Le site répertorie méticuleusement tous les remakes, clones et réimplémentations open source de jeux commerciaux, et le meilleur c’est que la plupart sont jouables sur des machines modernes, y

1517 clones open source de vos jeux cultes préférés - Le trésor caché des gamers nostalgiques

Par : Korben
10 septembre 2025 à 11:52

Depuis que j’ai découvert OSGameClones, je kiffe chercher et retrouver certains de mes jeux d’enfance en version open source et bien sûr gratuite !

Car oui, le projet OSGameClones c’est un peu la caverne d’Ali Baba pour tous ceux qui ont grandi avec une manette dans les mains (ou un clavier pour ma part). Le site répertorie méticuleusement tous les remakes, clones et réimplémentations open source de jeux commerciaux, et le meilleur c’est que la plupart sont jouables sur des machines modernes, y compris Linux et même votre Steam Deck.

Vous y retrouvez donc des pépites comme OpenRCT2 pour RollerCoaster Tycoon 2, qui non seulement fait tourner le jeu original mais ajoute le support des hautes résolutions et du multijoueur. Ou encore OpenMW qui réimplémente complètement le moteur de Morrowind avec des graphismes améliorés. Sans oublier CorsixTH pour Theme Hospital, qui fonctionne maintenant sur n’importe quel OS moderne.

Le projet est hébergé sur GitHub , et est activement maintenu. Tout est organisé dans des fichiers YAML structurés qui catégorisent les jeux par langages de programmation (50+ langages différents !), genres (30+ catégories), et même par thèmes comme fantasy ou sci-fi.

Ce qui est vraiment cool je trouve, c’est surtout la distinction que fait le site entre les différents types de projets. Un “remake” c’est quand l’exécutable et parfois les assets sont recréés en open source. Un “clone” c’est un jeu très similaire ou inspiré par l’original. Et parfois on trouve même des “projets officiels” où les créateurs originaux ont libéré le code source eux-mêmes.

D’ailleurs, pour les fans de jeux de stratégie, vous avez OpenXcom qui réimplémente UFO: Enemy Unknown et X-COM: Terror From the Deep. Pour les amateurs d’action, DevilutionX fait revivre Diablo sur pratiquement n’importe quelle plateforme. Et si vous êtes plutôt RPG, Daggerfall Unity a recréé tout Daggerfall dans le moteur Unity avec des mods et des améliorations graphiques de malade.

Tous ces projets sont utiles pour les joueurs ayant des machines peu puissantes ou pour ceux qui veulent faire tourner leurs classiques préférés sous Linux. C’est aussi top pour la préservation du patrimoine JV, vu que beaucoup de ces vieux jeux ne fonctionnent de toute façon plus sur les systèmes modernes.

Un autre aspect sympa, c’est que comme tout est open source, n’importe qui peut contribuer à améliorer ces jeux. Vous pouvez donc corriger des bugs qui existaient dans l’original, ajouter de nouvelles fonctionnalités, ou même porter le jeu sur de nouvelles plateformes.

Et pour ceux qui veulent explorer d’autres ressources similaires, il existe aussi Awesome Game Remakes sur GitHub, qui est une liste maintenue activement de remakes open source ainsi que cette page de SensCritique qui recense des remakes open source vraiment chouettes, même si la plupart nécessitent les données du jeu original pour fonctionner.

Puis quand on voit des projets comme Julius pour Caesar III, fheroes2 pour Heroes of Might and Magic II, ou OpenTTD pour Transport Tycoon Deluxe, je le dit que la communauté open source fait un boulot incroyable pour préserver et améliorer ces classiques. Ces développeurs permettent à toute une génération de redécouvrir ces jeux mythiques sans avoir à galérer avec DOSBox ou des émulateurs.

Le plus impressionnant reste peut-être re3 et ses dérivés qui ont reverse-engineered GTA III et Vice City, même si Rockstar n’a pas vraiment apprécié l’initiative et l’a fait disparaitre. Ou OpenJK qui maintient et améliore Jedi Academy et Jedi Outcast pour la communauté Star Wars.

Voilà et si vous cherchez par où commencer, le site propose des tags “complete” et “playable” pour identifier rapidement les projets les plus aboutis. Vous pouvez aussi filtrer par langage de programmation si vous voulez contribuer à un projet dans votre langage de prédilection.

Bref, OSGameClones c’est la ressource ultime pour tous les nostalgiques du gaming qui veulent revivre leurs souvenirs d’enfance tout en profitant des bénéfices du monde de l’open source !

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  • Microsoft libère enfin le code source du BASIC 6502
    Allez, on va jouer à un jeu ! Tapez “STORD0” dans un vieil émulateur Commodore et regardez ce qui se passe. Non, ce n’est pas une commande documentée mais bien un Easter egg planqué dans Microsoft BASIC depuis 1977. Et si je vous parle de ça, c’est parce que j’ai une bonne nouvelle. En effet, Microsoft vient de libérer le code source de ce BASIC 6502 historique sous licence MIT. Quarante-sept ans après sa création donc, on peut enfin fouiller dans les entrailles du programme qui a fait tourner

Microsoft libère enfin le code source du BASIC 6502

Par : Korben
4 septembre 2025 à 16:09

Allez, on va jouer à un jeu !

Tapez “STORD0” dans un vieil émulateur Commodore et regardez ce qui se passe. Non, ce n’est pas une commande documentée mais bien un Easter egg planqué dans Microsoft BASIC depuis 1977.

Et si je vous parle de ça, c’est parce que j’ai une bonne nouvelle. En effet, Microsoft vient de libérer le code source de ce BASIC 6502 historique sous licence MIT. Quarante-sept ans après sa création donc, on peut enfin fouiller dans les entrailles du programme qui a fait tourner des millions de machines mythiques de l’ère 8-bits. Et croyez-moi, c’est une mine d’or pour comprendre comment deux jeunes de 20 ans ont posé les fondations de ce qui deviendrait plus tard, le plus gros empire logiciel de la planète.

L’histoire commence donc en 1975 . Gates et Allen viennent de créer Microsoft (encore avec un tiret à l’époque : Micro-Soft) et leur premier produit, c’est un interpréteur BASIC pour l’Altair 8800. Le truc, c’est qu’ils n’avaient même pas la machine, du coup, ils ont développé l’émulateur sur un PDP-10 de Harvard, en se basant uniquement sur les specs du processeur Intel 8080. Et quand ils ont finalement testé leur code sur une vraie machine, ça a marché du premier coup.

La chance des débutants, on va dire ^^.

Deux ans plus tard, le MOS 6502 débarque. Moins cher que l’Intel 8080, plus simple, il va devenir LE processeur de la révolution micro-informatique. Chuck Peddle, son créateur chez MOS Technology, avait un objectif simple qui était de concevoir un processeur à 25 dollars au lieu de 300 pour l’Intel 8080. Mission accomplie évidemment… et devinez qui voulait absolument un BASIC pour accompagner son nouveau processeur ?

Commodore, qui venait de racheter MOS Technology.

La négociation entre Jack Tramiel (le légendaire patron de Commodore) et Bill Gates est même devenue mythique dans l’industrie. Tramiel, survivant de l’Holocauste devenu roi de la calculatrice puis de l’informatique, était réputé pour être un négociateur impitoyable. Sa philosophie c’était “Business is war” … Je vous laisse imaginer la mentale du bonhomme.

Et face à lui, Bilou Gates, 22 ans, lunettes énormes, qui demandait initialement 3 dollars par machine vendue. Tramiel a ri et proposé un deal unique : 25 000 dollars cash pour une licence perpétuelle. Gates a accepté…

Aujourd’hui, si Microsoft avait gardé les royalties à 3 dollars par unité comme Gates le voulait initialement, avec 17 millions de Commodore 64 vendus selon Guinness World Records , ils auraient touché plus de 50 millions de dollars rien que sur cette machine.

Mais le génie de Gates et Allen, c’était pas forcement le commerce, c’était surtout leurs capacités technique car adapter un BASIC conçu pour l’Intel 8080 au 6502, c’était pas de la tarte. Les deux processeurs avaient des architectures complètement différentes. L’Intel 8080 avait plus de registres, le 6502 compensait avec sa page zéro ultra-rapide. L’équipe Microsoft (qui comptait alors une dizaine de personnes) a dû réécrire une bonne partie du code en assembleur 6502, optimiser chaque routine pour tenir dans la mémoire limitée de l’époque… Je vous parle quand même de machines avec 4 Ko de RAM, hein, pas 4 Go !

Le code source qu’on peut consulter aujourd’hui révèle tous ces détails fascinants sur ces optimisations. Par exemple, la routine de multiplication utilise une technique de décalage et addition super élégante pour économiser des cycles processeur. Les chaînes de caractères sont gérées avec un système de garbage collection rudimentaire mais efficace. Chaque octet comptait, chaque cycle processeur était précieux. C’est de l’artisanat pur du code, à des années-lumière de nos frameworks JavaScript de 500 Mo.

L’impact de ce BASIC 6502 sur l’industrie a d’ailleurs été monumental. Steve Wozniak s’en est inspiré pour créer Integer BASIC puis Applesoft BASIC sur l’Apple II. Atari l’a utilisé comme base pour son Atari BASIC. Le TRS-80 Color Computer de Tandy/Radio Shack tournait avec. Des millions d’enfants et d’adolescents dont je fais parti, ont appris à programmer avec, tapant leurs premiers “10 PRINT HELLO” et “20 GOTO 10” sur ces machines.

Microsoft explique dans l’annonce officielle que cette libération fait partie d’un effort plus large pour préserver l’histoire de l’informatique. Certes, le Computer History Museum avait déjà publié certaines versions en 2014, mais là, c’est Microsoft directement qui ouvre ses archives. Le dépôt GitHub contient plusieurs versions historiques, incluant celles pour l’OSI Challenger 1P, le KIM-1, et bien sûr les différentes révisions Commodore.

Pour les nostalgiques et les curieux, le code est donc un vrai régal. Les commentaires en assembleur racontent une histoire. On voit l’évolution des bugs corrigés, les optimisations ajoutées version après version. Le fameux Easter egg STORD0/STORDO dont je vous parlais en intro est là aussi dans le code source. C’est un simple saut conditionnel vers une routine qui affiche “MICROSOFT!”, probablement ajouté lors d’une session de coding nocturne, quand Gates et Allen se permettaient un peu de fun dans leur code ultra-sérieux.

Au-delà de la nostalgie, cette libération a une vraie valeur éducative. Les étudiants en informatique peuvent étudier comment on programmait quand chaque byte comptait. Les développeurs d’émulateurs peuvent corriger des bugs vieux de 40 ans. Les historiens de l’informatique ont accès aux sources primaires d’un moment clé de notre industrie. C’est comme si on ouvrait les carnets de Léonard de Vinci, mais pour les geeks.

Microsoft a également choisi la licence MIT, ultra-permissive donc vous pouvez forker, modifier, vendre, faire ce que vous voulez avec ce code.

C’est un peu ironique quand on pense que Gates avait écrit sa fameuse “Open Letter to Hobbyists” en 1976 , se plaignant du piratage de son BASIC Altair. Le jeune Bill qui pestait contre le partage gratuit de logiciels se serait bien marré en voyant Microsoft open-sourcer son travail aujourd’hui.

Ce qui est fou, c’est quand même de réaliser que ce petit bout de code a généré une industrie de plusieurs trilliards de dollars. Sans ce BASIC 6502, pas de Commodore 64 (la machine la plus vendue de l’histoire), pas d’Apple II tel qu’on le connaît, pas de génération de programmeurs formés dans les années 80. Microsoft aurait peut-être mis la clé sous la porte sans ces revenus initiaux et l’histoire de l’informatique personnelle aurait été complètement différente.

L’équipe de Microsoft en 1978

Maintenant, pour ceux qui veulent jouer avec, le code compile toujours avec les assembleurs modernes comme ca65. Vous pouvez donc le faire tourner dans n’importe quel émulateur 6502. Certains ont déjà commencé à créer des versions modernisées, ajoutant des commandes, corrigeant des bugs historiques, ou portant le code sur des architectures modernes. Le projet est donc hyper vivant sur GitHub, avec déjà des dizaines de forks et de pull requests.

Un détail amusant c’est que ce code révèle que Microsoft avait prévu dès le départ la possibilité d’étendre le langage avec des commandes custom. Une architecture modulaire en 1977, c’est fort ! Certains constructeurs comme Commodore ont d’ailleurs ajouté leurs propres extensions pour gérer les sprites, le son, les graphismes. Et le code BASIC de Microsoft, solide comme un roc, continuait de tourner de la même façon sur toutes les machines.

Cette libération arrive également à un moment symbolique car l’informatique rétro n’a jamais été aussi populaire. Des projets comme le Commander X16 de David Murray tentent de recréer l’esprit des machines 8-bits avec du hardware moderne et ce BASIC 6502 open source pourrait devenir la base de nouveaux projets éducatifs, de nouvelles machines rétro, ou simplement servir à comprendre d’où on vient.

Alors oui, c’est juste du vieux code. Mais c’est LE vieux code. Celui qui a permis à une génération entière de découvrir la programmation. Celui qui a transformé Microsoft de startup dans un garage en empire mondial. Celui qui cache encore, 47 ans plus tard, des Easter eggs et des secrets.

Donc, si vous avez 5 minutes, allez jeter un œil au repo GitHub . C’est un voyage dans le temps, à l’époque où 16 Ko de RAM c’était le futur, et où deux jeunes pouvaient changer le monde avec quelques milliers de lignes d’assembleur.

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  • Firefox va ENFIN lire les MKV !
    Attendez, attendez, attendez… Kewaaah ? Firefox va ENFIN pouvoir lire des fichiers MKV ? En 2025 ? Non mais j’hallucine ! Bah oui parce que pendant des années, on a dû jongler avec des extensions pourries ou convertir nos fichiers comme des barbares, et là Mozilla se réveille tranquillement en mode “ah oui tiens, on pourrait peut-être supporter ce format que tout le monde utilise depuis 10 ans”. Mieux vaut tard que jamais comme on dit ! D’après le bug tracker officiel (mis à jour le 30 août dern

Firefox va ENFIN lire les MKV !

Par : Korben
3 septembre 2025 à 14:35

Attendez, attendez, attendez… Kewaaah ?

Firefox va ENFIN pouvoir lire des fichiers MKV ? En 2025 ? Non mais j’hallucine ! Bah oui parce que pendant des années, on a dû jongler avec des extensions pourries ou convertir nos fichiers comme des barbares, et là Mozilla se réveille tranquillement en mode “ah oui tiens, on pourrait peut-être supporter ce format que tout le monde utilise depuis 10 ans”. Mieux vaut tard que jamais comme on dit !

D’après le bug tracker officiel (mis à jour le 30 août dernier), Mozilla a donc enfin assigné un ingénieur sur le projet. L’implémentation devrait prendre 1 à 2 mois.

Pour ceux qui ne connaissent pas, le MKV (Matroska Video) c’est ce conteneur multimédia flexible qui peut embarquer plusieurs pistes audio, vidéo et sous-titres dans un seul fichier. C’est le format préféré de tous ceux qui téléchargent des films en haute qualité (légalement bien sûr, hein ^^). Chrome et Edge le supportent depuis des lustres et même Windows 10 et 11 le gèrent nativement ! Mais Firefox ? Que dalle…

Le déploiement va donc se faire progressivement, histoire de pas tout casser d’un coup. D’abord il y aura des tests dans Firefox Nightly avec les configs les plus courantes (vidéo H.264 avec audio AAC), puis on étendra aux codecs plus modernes comme VP9 ou AV1 avec Opus ou FLAC. C’est prudent, mais bon, vu le temps qu’ils ont mis à s’y mettre, on va pas chipoter.

Le plus drôle dans tout ça, c’est que le ticket de bug date de… attendez… 2017 ! 8 ans donc pour décider d’implémenter un format vidéo standard.

Pour les développeurs web, ça va simplifier la vie car plus besoin de maintenir deux versions de chaque vidéo sur les sites ou de forcer les utilisateurs Firefox à installer VLC ou autre. On pourra enfin utiliser le MKV pour les vidéos embarquées, avec tous ses avantages : meilleure compression, support des sous-titres softsub (les .srt, ce genre de trucs), le chapitrage…

Notez que l’implémentation ne couvrira pas TOUTES les fonctionnalités du MKV (le format est une usine à gaz quand même), mais comme je vous le disais plus haut, au moins les codecs déjà supportés par Firefox pourront être encapsulés en MKV. C’est déjà ça. On pourra enfin arrêter de convertir nos fichiers ou de changer de navigateur juste pour une vidéo.

En attendant, pour ceux qui ont absolument besoin de lire des MKV dans Firefox aujourd’hui, il reste les solutions de contournement habituelles : extensions tierces (qui marchent une fois sur deux), conversion en MP4 (en perdant des fonctionnalités), ou simplement… utiliser un autre navigateur. Mais bientôt, très bientôt, on pourra enfin rester sur notre bon vieux Firefox pour tout faire.

Alléluia !

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