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  • Ce kit de phishing ouvre les comptes Microsoft 365 sans voler le mot de passe
    Voler un mot de passe ? C'est presque devenu accessoire. Le FBI a lancé une alerte sur Kali365, un kit de piratage qui s'introduit dans les comptes Microsoft 365 d'une entreprise sans jamais avoir besoin du mot de passe, ni du fameux code de la double authentification. La protection que beaucoup imaginent solide ne sert plus à grand-chose ici. Hélas. Kali365 n'est pas un virus classique. C'est ce qu'on appelle un kit de phishing en location : un service clé en main, vendu un peu comme un abonnem

Ce kit de phishing ouvre les comptes Microsoft 365 sans voler le mot de passe

22 mai 2026 à 15:55

Voler un mot de passe ? C'est presque devenu accessoire. Le FBI a lancé une alerte sur Kali365, un kit de piratage qui s'introduit dans les comptes Microsoft 365 d'une entreprise sans jamais avoir besoin du mot de passe, ni du fameux code de la double authentification.

La protection que beaucoup imaginent solide ne sert plus à grand-chose ici. Hélas.

Kali365 n'est pas un virus classique. C'est ce qu'on appelle un kit de phishing en location : un service clé en main, vendu un peu comme un abonnement à un logiciel, sauf qu'il sert à pirater. Repéré depuis avril et distribué via la messagerie Telegram, il permet à n'importe quel apprenti pirate de lancer une campagne sans compétences techniques particulières. Le kit fournit les emails piégés rédigés par une IA, des modèles de campagne tout prêts, et même un tableau de bord pour suivre ses victimes en temps réel, la totale donc.

Cette méthode porte un nom, le device code phishing, et elle est redoutable de simplicité. La victime reçoit un email qui imite un service de partage de documents, avec un petit code et une consigne : aller sur une page Microsoft pour rentrer le code. Sauf que cette page-là est la vraie page de Microsoft, du coup zéro méfiance.

Rien à signaler du côté de l'antivirus, rien de suspect dans l'adresse du site. La personne entre le code en toute confiance. Et là, sans s'en rendre compte, elle vient d'autoriser l'appareil du pirate à se connecter à son compte.

À partir de là, l'attaquant récupère un jeton d'accès, ce que le jargon appelle un token OAuth. C'est un laissez-passer numérique : une fois qu'on l'a, plus besoin du mot de passe ni d'un nouveau code pour entrer.

Avec ce jeton, le pirate conserve un accès continu à la boîte mail Outlook, à la messagerie Teams et au stockage OneDrive de sa victime. Et comme il n'a jamais touché au mot de passe, le réinitialiser en urgence ne bloque même pas l'intrus.

Le procédé n'a rien de marginal. Sur des campagnes de ce genre, des chercheurs en sécurité ont compté des centaines de comptes piégés chaque jour, avec une nette préférence pour les profils liés à la paie et à la comptabilité, là où l'argent circule le plus.

Le FBI conseille aux entreprises de carrément désactiver ce mode de connexion par code dans les réglages d'administration de Microsoft. Encore faut-il que les services informatiques prennent le temps de s'en occuper.

Source : The Register

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  • Euro-Office veut remplacer Microsoft 365, mais OnlyOffice crie au vol
    Une coalition d'entreprises européennes vient de lancer Euro-Office, une suite bureautique open source qui ambitionne de concurrencer Microsoft 365. Le problème, c'est que le projet est un fork d'OnlyOffice, et ce dernier accuse Nextcloud et IONOS de violer sa licence. Un projet présenté au Bundestag Euro-Office a été dévoilé le 27 mars à Berlin, directement au Bundestag. Derrière le projet, on retrouve huit organisations européennes : IONOS, Nextcloud, Eurostack, XWiki, OpenProject, Soverin, Ab

Euro-Office veut remplacer Microsoft 365, mais OnlyOffice crie au vol

Par : Korben
1 avril 2026 à 10:07

Une coalition d'entreprises européennes vient de lancer Euro-Office, une suite bureautique open source qui ambitionne de concurrencer Microsoft 365. Le problème, c'est que le projet est un fork d'OnlyOffice, et ce dernier accuse Nextcloud et IONOS de violer sa licence.

Un projet présenté au Bundestag

Euro-Office a été dévoilé le 27 mars à Berlin, directement au Bundestag. Derrière le projet, on retrouve huit organisations européennes : IONOS, Nextcloud, Eurostack, XWiki, OpenProject, Soverin, Abilian et BTactic.

L'idée est de proposer une suite bureautique capable d'éditer documents, tableurs et présentations, avec une compatibilité Microsoft complète, le tout sous contrôle européen.

Plutôt que de repartir de zéro, la coalition a choisi de forker le code open source d'OnlyOffice, jugé plus moderne et performant dans un navigateur que les alternatives dérivées de LibreOffice. Une préversion est d'ailleurs déjà proposée sur GitHub, et la première version stable est annoncée pour cet été.

OnlyOffice accuse de violation de licence

Et voilà que ça se complique. Deux jours après l'annonce, OnlyOffice a publié un billet de blog accusant Nextcloud et IONOS de violer les conditions de sa licence AGPL v3.

Le reproche est précis : Euro-Office aurait supprimé toutes les références à la marque OnlyOffice, alors que la licence impose de conserver le logo et les attributions dans les travaux dérivés. Ces conditions supplémentaires ont été ajoutées en mai 2021 via la section 7 du fichier LICENSE.txt.

Côté Nextcloud, on se défend en affirmant que les forks font partie de l'ADN de l'open source. L'entreprise dit avoir consulté Bradley M. Kuhn, le créateur de la licence AGPL, qui soutiendrait leur position "à 100 %".

La Free Software Foundation serait aussi de leur côté. Nextcloud avance par ailleurs que la collaboration directe avec OnlyOffice était compliquée, pointant les origines russes de l'équipe fondatrice. OnlyOffice rétorque que sa propriété intellectuelle est détenue en Lettonie (Ascensio System SIA) depuis 2009, que sa holding est à Singapour, et que l'activité russe a été cédée à des investisseurs locaux en 2019.

La souveraineté numérique en toile de fond

Le timing n'est pas anodin. Partout en Europe, des administrations et des entreprises cherchent à réduire leur dépendance aux outils américains.

Euro-Office arrive avec un argument fort : une suite bureautique développée et hébergée en Europe, sans dépendance vis-à-vis d'acteurs non européens. C'est exactement ce que réclament plusieurs gouvernements depuis des années.

C'est quand même un drôle de démarrage pour un projet censé incarner la souveraineté numérique européenne. On lance une alternative à Microsoft en forkant le code d'une société enregistrée en Lettonie mais aux racines russes, et trois jours plus tard on se retrouve avec une accusation de violation de licence sur les bras.

Le fond du débat juridique est intéressant : est-ce qu'on peut forker un logiciel AGPL et retirer les mentions de la marque originale ?

Source : OnlyOffice.com

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