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  • Open Archiver - L'archiveur qui perdait des emails (mais c'est corrigé, ouf !)
    Un import qui affiche "terminé" et qui a mangé une partie de vos mails au passage, c'est le genre de bug qu'on ne voit jamais venir... Hé bien Open Archiver vient d'en corriger quatre d'un coup. Open Archiver c'est une plateforme d'archivage d'emails auto-hébergée développée par Weishest, dont la seule et unique mission est d'aspirer vos boîtes et de les stocker en .eml sur votre serveur. Mais attention, le mot "archivage" a son importance, parce que ce n'est pas un backup. Je m'

Open Archiver - L'archiveur qui perdait des emails (mais c'est corrigé, ouf !)

Par : Korben ✨
27 juillet 2026 à 18:24

Un import qui affiche "terminé" et qui a mangé une partie de vos mails au passage, c'est le genre de bug qu'on ne voit jamais venir... Hé bien Open Archiver vient d'en corriger quatre d'un coup.

Open Archiver c'est une plateforme d'archivage d'emails auto-hébergée développée par Weishest, dont la seule et unique mission est d'aspirer vos boîtes et de les stocker en .eml sur votre serveur.

Mais attention, le mot "archivage" a son importance, parce que ce n'est pas un backup. Je m'explique... l'idée c'est de garder un dépôt consultable et inaltérable de tout ce qui est passé par vos boîtes, ce qui intéresse surtout les structures ou les personnes comme moi qui doivent pouvoir retrouver un échange trois ans plus tard parce qu'on leur demande tout un tas de trucs tout le temps ^^.

Côté sources, il avale de l'IMAP, du Google Workspace, du Microsoft 365, des fichiers PST, des .eml zippés et du mbox. Ensuite, vos mails archivés finissent chez vous, sur votre disque ou dans un bucket S3, chacun accompagné de son empreinte SHA256 pour repérer une altération.

La grosse news de cette nouvelle release, c'est la recherche avancée. En effet, un panneau de filtres est apparu à côté du champ de mots-clés. Vous restreignez à une source d'ingestion, à une boîte précise, à une fenêtre de dates, aux mails qui ont une pièce jointe ou à ceux qui n'en ont pas et expéditeurs et destinataires s'excluent autant qu'ils s'incluent.

Le panneau de filtres de la recherche avancée, ajouté en v0.5.2

Le mot-clé, lui, peut viser une partie précise du message. Chercher "facture" dans les noms de pièces jointes ne remonte plus tous les mails qui prononcent le mot, juste ceux qui transportent un fichier facture.pdf. Et comme la recherche entière vit dans l'URL, une requête se met en favori et se rejoue à l'identique. L'API suit, avec un GET /v1/search qui accepte les mêmes paramètres que l'interface.

Attention quand même si vous faites la MAJ, faudra relancer un reindex . Et comme les mails existants sont marqués "déjà indexés" à la montée de version, c'est une reconstruction complète qu'il vous faut, pas le simple rattrapage des trous.

Puis surtout, ces notes de version annoncent que plusieurs correctifs "ferment des chemins où un import pouvait sauter ou dupliquer des messages tout en signalant un succès". Le cas le plus vicieux vient d'un composant qui découpe le fichier en messages et qui rendait la main trop tôt. Node recollait alors les morceaux et plusieurs mails arrivaient soudés et finissaient archivés comme un seul. Les imports PST, eux, fabriquaient des messages malformés que les lecteurs affichaient de travers, et une simple re-synchronisation ré-archivait le fichier entier en doublons.

Le plus spectaculaire reste quand même le nom de pièce jointe trop long. Au-delà de 255 octets, l'écriture sur le disque échouait et emportait l'email complet avec elle. Bref, beaucoup de soucis quoi...

Donc si vous tournez déjà dessus, la question à se poser, c'est de savoir si votre archive est déjà foireuse ou pas car un reindex ne la réparera pas. Comme il reconstruit l'index de recherche à partir de ce qui est sur le disque, un message jamais écrit ne réapparaîtra pas. Mais bon, voilà, le découpeur de mbox journalise maintenant son nombre de messages, ce qui rend l'écart visible entre le fichier source et l'archive. Pour le reste, il faudra réimporter ce qui manque

Pour le faire fonctionner, comptez 4 Go de RAM, ou 2 Go si vous branchez PostgreSQL, Valkey et Meilisearch en externe. Le cœur est en AGPL, ça se lance avec un docker compose up, et une démo publique tourne en ligne si vous voulez tâter le truc avant. Pour ma part, je pense que c'est intéressant en entreprise, mais clairement, une usine à gaz, si vous avez juste un compte Gmail à archiver. A la place, je vous avais déjà montré Eonvelope et Bichon , qui sont deux archiveurs autrement plus légers !

Et si c'est pour faire de la recherche, ce que je vous conseille, c'est de faire comme moi, c'est-à-dire un RAG qui indexe tous vos emails en local et qui vous permet de chercher dedans facilement avec n'importe quel LLM qui supporte les outils MCP. Moi je fais ça avec LEANN et ça marche très bien .

Open Archiver est à découvrir ici !

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  • Zimbra pas à jour ? Un APT russe lit peut-être déjà vos mails
    Hier, le 23 juillet 2026, la CISA, la NSA et le FBI ont sorti une alerte conjointe avec une douzaine d'agences alliées, et pour une fois leur message est assez court : Si vous auto-hébergez un serveur de messagerie Zimbra pas à jour, considérez que des espions russes lisent peut-être déjà vos mails !! Voilà, le groupe s'appelle Laundry Bear (aussi connu sous le nom Void Blizzard chez Microsoft, ou TA488 chez Proofpoint), il est lié à l'État russe, et il exploite une faille connue de Zimbra depui

Zimbra pas à jour ? Un APT russe lit peut-être déjà vos mails

Par : Korben ✨
24 juillet 2026 à 18:04

Hier, le 23 juillet 2026, la CISA, la NSA et le FBI ont sorti une alerte conjointe avec une douzaine d'agences alliées, et pour une fois leur message est assez court : Si vous auto-hébergez un serveur de messagerie Zimbra pas à jour, considérez que des espions russes lisent peut-être déjà vos mails !!

Voilà, le groupe s'appelle Laundry Bear (aussi connu sous le nom Void Blizzard chez Microsoft, ou TA488 chez Proofpoint), il est lié à l'État russe, et il exploite une faille connue de Zimbra depuis juillet 2025.

La faille, c'est la CVE-2025-66376. Il s'agit d'une XSS stockée dans la vieille interface Classic de Zimbra Collaboration, déclenchée par des directives CSS @import planquées dans un email HTML piégé. Le truc vicieux c'est qu'il n'y a pas besoin de cliquer pour se faire infecter. Vous ouvrez le mail, le JavaScript s'exécute tout seul, et voilà !! NVD note cette vuln 6.1 (interaction requise) quand le MITRE la monte à 7.2 (aucune interaction).

Et ce qu'ils récupèrent nos amis russes, là, c'est du lourd ! Une fois dedans, Laundry Bear siphonne vos 90 derniers jours d'emails, les adresses et mots de passe des comptes, l'annuaire complet de l'organisation (la Global Address List), et surtout vos jetons 2FA et codes de récupération. Autrement dit, même votre double authentification saute. Ils ont carrément développé un outil maison pour ça, baptisé "Ulej" (Улей, "ruche" en russe), qui exfiltre tranquillement les archives par requêtes DNS et HTTPS.

Zimbra a bien sûr corrigé la faille le 6 novembre 2025, dans les versions 10.0.18 et 10.1.13. Le patch existe donc depuis 8 mois ! Sauf que la campagne, elle, tournait déjà comme 0-day depuis juillet 2025, soit 4 mois avant le correctif. Résultat, entre les serveurs jamais mis à jour et ceux compromis avant le fix, on ne s'en sort plus. La CISA a même inscrit cette CVE à son catalogue KEV des failles activement exploitées. L'advisory conjoint des américains ne donne pas de décompte des victimes, mais le casting des cibles fait froid dans le dos puisque vous vous en doutez, l'Ukraine est en première ligne, ainsi qu'une tripotée de gouvernements sans parler des secteurs de la défense et l'énergie côté OTAN.

Si vous êtes concerné, et là je parle aux admins qui font tourner leur propre Zimbra, pas aux gens sur Gmail ou Outlook ^^, la marche à suivre est simple. Vous mettez à jour vers 10.0.18 ou 10.1.13 minimum, tout de suite. Et comme un serveur laissé sans patch durant des mois a de bonnes chances d'avoir déjà reçu de la visite, partez du principe que vous êtes compromis. Donc vous devez remettre à zéro tous les mots de passe, invalider les sessions actives, régénérer des codes 2FA, et jeter un coup d'œil dans les logs à la recherche de la commande CreateAppSpecificPasswordRequest ou de la chaîne "ZimbraWeb". Ce sont les traces que laisse le groupe Laundry Bear.

Ce genre d'attaque qui passe par un client mail, c'est devenu une spécialité des APT russes. Je vous en parlais quand APT28 transformait Outlook en backdoor avec NotDoor , et plus récemment quand des espions russes se faisaient piéger sur Signal . En général, la messagerie, c'est le coffre-fort d'une organisation, et ça ils le savent très bien.

Bref, si un Zimbra traîne quelque part sur votre infra, arrêtez de lire mon site et allez le patcher immédiatement !

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  • Reviewer des patches git par mail sans quitter Thunderbird
    Marc Coquand avait très envie d'embarquer son équipe dans un nouveau genre de workflow Git à base d'emails et c'est pour ça qu'il a créé thunderbird-patch-review . Il s'agit d'une extension pour Thunderbird qui, lorsque vous ouvrez un mail qui contient une série de patchs, vous propose un bouton "Review" vous permettant d'accéder à une interface de relecture Git qui va vous être très familière, vous allez voir. Ensuite, si la sé

Reviewer des patches git par mail sans quitter Thunderbird

Par : Korben ✨
20 juillet 2026 à 15:02

Marc Coquand avait très envie d'embarquer son équipe dans un nouveau genre de workflow Git à base d'emails et c'est pour ça qu'il a créé thunderbird-patch-review .

Il s'agit d'une extension pour Thunderbird qui, lorsque vous ouvrez un mail qui contient une série de patchs, vous propose un bouton "Review" vous permettant d'accéder à une interface de relecture Git qui va vous être très familière, vous allez voir.

Ensuite, si la série des patchs vous convient, vous pouvez tous les approuver directement sur votre dépôt local avec la commande git-am sans jamais avoir à quitter votre client mail.

Pour lancer Git, l'extension utilise une API expérimentale maison qui embarque tout le nécessaire dans son paquet sans host de messagerie native à installer séparément. Ça fait un truc en moins à configurer et l'addon vérifie que tout est OK dans un worktree jetable, avant de valider la review.

Comme ça, s'il y a un conflit, le bouton Apply se grise et les erreurs remontent dans l'interface pour que vous puissiez toutes les revoir une par une et faire un retour propre à l'auteur.

Cet add-on a été vibe-codé avec GLM 5.2 et construit pour répondre aux besoins de son équipe. Il hésitait sincèrement à le partager parce que le monde n'est pas encore prêt pour le Vibe Coding, mais il explique sur son site qu'il y avait un sérieux manque d'outils dans l'écosystème pour pouvoir travailler sur des revues de patch directement dans son client mail.

Donc tant pis, yolo, il l'a publié quand même et je pense que ça devrait vous intéresser. Comme quoi faire bosser un agent pour soi n'oblige pas à le planquer.

Maintenant, les patches qui arrivent en pièce jointe ne sont pas encore gérés, les mails en HTML seul non plus, et la collecte d'une série ne cherche que dans le dossier du message ouvert. De plus, l'add-on n'est pas encore publié sur le store Thunderbird, donc vous devrez le packager vous-même en .xpi depuis la racine du projet :

git clone git://mccd.space/thunderbird-patch-review
cd extension && zip -qrX ../patch-review.xpi .

Ensuite, vous chargez le fichier obtenu via le menu engrenage du gestionnaire de modules complémentaires (Installer un module depuis un fichier) et c'est réglé ! Rien de méchant si vous avez déjà bidouillé des extensions Thunderbird, genre Send Later pour planifier vos envois dont je vous parlais il y a un petit moment maintenant.

Voilà, si vous faites déjà du git par email, ça vaut le détour. Le code est en EUPL 1.2, et tout se passe ensuite sur la mailing list de Marc.

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  • OWA Light - Le webmail de secours Exchange passe l'arme à gauche
    OWA Light vit ses derniers mois. Microsoft l'a annoncé le 8 juillet, la déclinaison allégée du webmail d'Exchange Server sera coupée dans une prochaine mise à jour, attendue pour août 2026. Presque 20 ans de service, c'est beau. Il est maintenant temps de prendre sa retraite (Qui a dit : "Toi aussi". Ah vous le connaissez pas OWA Light ? J'ai envie de dire tant mieux pour vous ! OWA (Outlook Web App), c'est le webmail livré avec Exchange, le serveur de messagerie que votre boîte héberge elle-mêm

OWA Light - Le webmail de secours Exchange passe l'arme à gauche

Par : Korben ✨
9 juillet 2026 à 15:05

OWA Light vit ses derniers mois. Microsoft l'a annoncé le 8 juillet, la déclinaison allégée du webmail d'Exchange Server sera coupée dans une prochaine mise à jour, attendue pour août 2026. Presque 20 ans de service, c'est beau. Il est maintenant temps de prendre sa retraite (Qui a dit : "Toi aussi".

Ah vous le connaissez pas OWA Light ? J'ai envie de dire tant mieux pour vous !

OWA (Outlook Web App), c'est le webmail livré avec Exchange, le serveur de messagerie que votre boîte héberge elle-même (parfois dans un placard qui chauffe). Et la version Light, arrivée avec Exchange 2007, dépannait tous les oubliés du web de l'époque tels que les navigateurs privés d'Internet Explorer (coucou Firefox 1.5, Safari, Opera), les connexions poussives et les lecteurs d'écran.

OWA Light, figée dans son jus depuis Exchange 2007

Alors pourquoi tout couper ???

Eh bien c'est parce que chaque couche de compatibilité, c'est du code en plus à surveiller face aux menaces web actuelles, pour un machin que plus personne n'utilise (ou presque). L'équipe Exchange ne s'en cache pas dans son annonce , retirer le client léger va "réduire la surface des systèmes hérités, simplifier les travaux d'ingénierie en cours" sans oublier l'oraison funèbre qui va bien : "OWA Light a été une expérience importante en matière de compatibilité à un moment où le Web en avait besoin".

Du coup, qui est concerné ? Eh bien si vous êtes sur Exchange SE, son successeur avec abonnement, la mise à jour d'août 2026 fera le ménage directement chez vous, et vos utilisateurs basculeront tous vers Outlook on the web, la version moderne, sans option de repli.

Par contre, si vous vous traînez encore une version 2016 ou 2019, ce n'est pas une surprise car ça avait été annoncé par Microsoft en août 2024. Du coup, ce n'est plus pris en compte dans le support depuis octobre 2025, donc il n'y a plus de patch. Mais soyez rassurés, cette mise à jour ne viendra jamais rien couper chez vous, donc vous pouvez rester comme ça à la merci des failles de sécurité ou faire la mise à jour à la main.

Pour la mise à jour, c'est assez simple :

Set-OwaMailboxPolicy -OwaLightEnabled $false
Set-OwaVirtualDirectory -LogonPageLightSelectionEnabled $false

La première commande désactive totalement l'interface via la politique de boîte aux lettres, en précisant bien sûr le nom de la vôtre (C'est Powershell qui vous le réclamera). Vérifiez ensuite qu'elle est bien assignée à toutes les boîtes avec Set-CasMailbox.

Et la seconde commande retire l'option de la page de connexion. À vous ensuite de faire la chasse à tout ce qui pointe encore vers le webmail de secours dans vos process, genre ce vieux script helpdesk de 2012 ^^.

Bon, enfin bref, même si on savait que ça allait arriver, tout ça tombe dans des mois déjà bien sportifs côté Exchange, entre la grosse panne Microsoft 365 et le correctif qui cassait les règles de transport ... Mais c'est pour le bien de tous, car moins de code legacy, c'est moins de trucs qui vous pètent à la figure un vendredi soir !

Bref, prévenez les irréductibles de la version Light qui travaillent avec vous, que c'est le moment de lui faire un petit bisou et de lui dire au revoir !

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  • Tuta veut déménager vos 22 ans de Gmail sans rien perdre
    Quitter Gmail, c'est vrai, tout le monde y pense. Pour ma part, c'est fait depuis très longtemps, mais c'est vrai qu'abandonner des années et des années de mails, de factures, de photos, etc., tout ce qu'on a reçu, il n'y a personne qui est très motivé pour ça. Alors il y a bien sûr des possibilités de transférer, mais c'est toujours un peu la galère. Toutefois, j'ai une bonne nouvelle pour vous. Il y a Tuta qui vient de dégainer One-Click Migration , un outil de migration automatique de votre a

Tuta veut déménager vos 22 ans de Gmail sans rien perdre

Par : Korben ✨
9 juillet 2026 à 13:05

Quitter Gmail, c'est vrai, tout le monde y pense. Pour ma part, c'est fait depuis très longtemps, mais c'est vrai qu'abandonner des années et des années de mails, de factures, de photos, etc., tout ce qu'on a reçu, il n'y a personne qui est très motivé pour ça. Alors il y a bien sûr des possibilités de transférer, mais c'est toujours un peu la galère.

Toutefois, j'ai une bonne nouvelle pour vous. Il y a Tuta qui vient de dégainer One-Click Migration , un outil de migration automatique de votre ancienne boîte, pour l'instant en bêta fermée.

Si vous débarquez, Tuta c'est anciennement TutaNota et c'est une messagerie allemande qui chiffre tout de bout en bout par défaut. Et sa nouvelle fonction permet de lier votre ancienne boîte mail, donc ça peut être Gmail, Outlook, tout ce qui cause en IMAP. Et une fois que c'est fait, tout l'historique de vos e-mails se déverse dans Tutamail, avec même la structure des dossiers qui est répliquée à l'identique.

Et ce n'est pas juste un simple import puisque la synchro tourne ensuite en continu à sens unique. Ça veut dire qu'un nouveau mail qui arrive dans votre Gmail atterrira aussi dans votre nouvelle boîte tuta. Tant que vous n'avez pas coupé ce lien ou fermé l'ancien compte, les mails seront acheminés de manière tout à fait transparente. Et vous pourrez les ranger par exemple dans un dossier dédié type "Archives" si vous préférez repartir vraiment sur un compte propre.

Maintenant côté sécurité, c'est comme d'hab avec Tuta, c'est du solide. Le chiffrement se fait directement sur votre ordinateur avant même que vos vieux e-mails ne partent chez eux sur leur serveur. Donc comme ça, il n'y a rien qui se balade en clair sur les serveurs. Tout ce que vous faites chez TUTA est chiffré en respectant des principes de zéro knowledge.

Notez que Proton propose déjà son Easy Switch, avec le même type de connexion continue pour Gmail, mais comme Tuta supporte l'IMAP au complet, ils sont compatibles avec n'importe quel fournisseur. C'est d'ailleurs assez marrant quand on sait que Tuta ne propose pas d'IMAP, de POP3 et ce genre de choses nativement sur ses services... Il faut soit passer par une app dédiée, soit passer par le site web pour accéder à ses emails sur Tuta.

Voilà pour la bonne nouvelle, donc en attendant si l'envie de larguer Gmail comme une vieille chaussette vous démange, sachez que j'ai déjà fait le tour des messageries sécurisées qui tiennent la route . Et pour les impatients, la bonne vieille migration IMAP à la main fonctionne toujours. Ah et en même temps que cette annonce, Tuta en a aussi profité pour annoncer l'arrivée de son application native Tuta Drive sur iOS et Android, pour ceux qui veulent aussi déménager leurs fichiers.

Voilà, la dernière bonne excuse pour rester chez Google vient de sauter ! Je vais surveiller ça de près.

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  • Hide My Email - La faille qui crame votre vraie adresse mail
    Si vous utilisez Hide My Email d'Apple pour éviter de balancer votre vraie adresse mail à tous les sites qui vous la réclament, j'ai une mauvaise nouvelle les amis ! Tyler Murphy, cofondateur d'EasyOptOuts a découvert une entourloupe qui permettrait de remonter jusqu'à votre vraie adresse email... Ça craint ! Et cette faille serait dans la nature depuis plus d'un an ! Argh ! Alors petit rappel pour ceux qui ne connaissent pas Hide My Email. C'est une fonction liée à iCloud+ qui vous permet de gé

Hide My Email - La faille qui crame votre vraie adresse mail

Par : Korben ✨
1 juillet 2026 à 13:19

Si vous utilisez Hide My Email d'Apple pour éviter de balancer votre vraie adresse mail à tous les sites qui vous la réclament, j'ai une mauvaise nouvelle les amis ! Tyler Murphy, cofondateur d'EasyOptOuts a découvert une entourloupe qui permettrait de remonter jusqu'à votre vraie adresse email... Ça craint ! Et cette faille serait dans la nature depuis plus d'un an !

Argh !

Alors petit rappel pour ceux qui ne connaissent pas Hide My Email. C'est une fonction liée à iCloud+ qui vous permet de générer des adresses jetables en @icloud.com. Vous vous inscrivez quelque part avec un alias bidon, et ensuite les mails sont redirigés vers votre boîte réelle, et comme ça le site ne voit jamais votre adresse perso. Mais dans ses tests d'exploitation, Tyler Murphy a eu un taux de succès de 100% avec tous ces alias révélant leur vrai propriétaire. Donc si vous avez des alias Hide My Email en cours d'usage, partez du principe qu'ils sont peut-être grillés.

C'est 404 Media, qui a sorti l'info, et malheureusement, ils ne détaillent pas la technique parce que pour le moment, ça fonctionne encore et ce n'est pas patché. Faut dire qu'une fois votre vraie adresse récupérée par quelqu'un de mal intentionné, celui-ci peut la recouper du contenu trouvable en ligne ou sur le dark net pour retrouver votre nom, vos autres comptes, et tout ce que Hide My Email était censé empêcher.

Mais le plus gênant dans cette histoire, c'est la gestion merdique du problème par Apple. En effet, Murphy signale le bug en juin 2024 et Apple répond un mois plus tard qu'ils ont lancé une enquête en interne. Puis en mars de cette année, ils annoncent avoir corrigé le souci, sauf que non. Murphy vérifie et la faille est toujours là. Alors en mai, Apple change de disque et lui demande carrément de la fermer : "nous vous serions reconnaissants de ne pas divulguer ces informations tant que notre enquête n'est pas terminée". Bref, taisez-vous pendant qu'on ne corrige rien ^^.

Alors le gars en a eu marre. Il a estimé que les utilisateurs de Hide My Email méritaient de savoir alors il a décidé de parler et je pense que pour ça, on peut le remercier ! Apple va peut-être finir par se bouger le cul.

Et nous en attendant, on fait quoi alors ? Hé bien pas grand-chose parce que tant que côté Apple y'a pas de patch, y'a rien à faire. Mais sachez le, rien ne vous oblige à mettre tous vos œufs dans le même panier donc si vous voulez des alias sur lesquels vous gardez vraiment la main, il existe des solutions maison comme générer vos propres adresses jetables via Cloudflare avec votre nom de domaine ou encore passer par la crème de la crème des services d'emails jetables .

Source : 404 Media

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  • Emails jetables - Yopmail et les meilleures alternatives européennes
    Vous devez tester un service en ligne et là, PAF 🥲 formulaire d'inscription 🥲 Ouiiiin !!! Et bien sûr, même si vous pouvez remplir tous les champs avec un tas de conneries, forcement à un moment, ça vous demande votre email. Et là, impossible d'y échapper... Heureusement pour éviter ça, il existe des services d'emails jetables et je vous propose qu'ensemble qu'on fasse un petit point dessus parce que ça a beaucoup bougé ces dernières années.. Yopmail , c'est un peu le vétéran du domaine. J'suis

Emails jetables - Yopmail et les meilleures alternatives européennes

Par : Korben
2 février 2026 à 08:57

Vous devez tester un service en ligne et là, PAF 🥲 formulaire d'inscription 🥲 Ouiiiin !!!

Et bien sûr, même si vous pouvez remplir tous les champs avec un tas de conneries, forcement à un moment, ça vous demande votre email. Et là, impossible d'y échapper... Heureusement pour éviter ça, il existe des services d'emails jetables et je vous propose qu'ensemble qu'on fasse un petit point dessus parce que ça a beaucoup bougé ces dernières années..

Yopmail , c'est un peu le vétéran du domaine. J'suis certain que vous le connaissez par cœur car ce site tourne quand même depuis 2004 (22 ans au compteur ! Comme mon site en fait !) et le principe c'est que vous choisissez un nom au pif, genre " monpseudo@yopmail.com ", et hop, vous avez une boîte mail temporaire. Pas d'inscription, pas de mot de passe, rien. Les messages restent 8 jours puis disparaissent et le truc cool c'est qu'ils ajoutent un nouveau domaine tous les jours pour éviter les blacklists, du coup y'a moins de chances que votre adresse jetable soit refusée.

Sauf que Yopmail a une limitation importante... En effet, n'importe qui peut accéder à votre boîte si il en devine le nom. J'ai testé avec "test123@yopmail.com" et effectivement, on tombe sur les mails de dizaines d'autres personnes qui ont eu la même idée... pas ouf pour du confidentiel. Côté envoi de mails, c'est un peu plus nuancé : vous ne pouvez pas initier une conversation vers l'extérieur, mais vous pouvez répondre à un mail reçu d'une adresse externe, à condition que le message n'ait pas été identifié comme spam et que l'expéditeur soit authentifiable (merci Fred, le créateur de Yopmail, pour la précision !).

Pour ceux qui veulent du "privacy first" radical, y'a aussi MephistoMail qui ne garde aucun log. Attention par contre, l'inbox peut disparaître à tout moment sans prévenir. J'ai failli me faire avoir la première fois, j'ai fermé l'onglet avant de récupérer mon lien de confirmation et pouf, game over. Pensez donc à copier ce dont vous avez besoin AVANT de fermer.

Dans la catégorie "je veux juste une inbox vite fait", j'ai aussi croisé pas mal de services qui font le job pour récupérer un lien de confirmation ou un code OTP en 10 secondes chrono. TrashMail.de par exemple, c'est du mail jetable basique mais efficace. Byom.de est marrant également parce que c'est un peu en mode "catch-all" où vous inventez n'importe quelle adresse, vous la balancez au site qui vous demande un email, puis seulement ensuite vous allez lire ce qui est arrivé. Et si vous trouvez que le "10 minutes mail" c'est trop court, Muellmail.com joue justement la carte "10 min, c'est pas assez" sans vous prendre la tête.

Ah, et pour les devs / QA qui aiment automatiser des tests de signup (oui, je vous vois 😄), y'a aussi mail.tm qui propose des boîtes temporaires avec mot de passe, plus une API, et des services comme Temp-Mail qui ont carrément une API officielle pour tester des workflows email en boucle. Pratique quand vous devez valider "inscription -> email -> clic -> compte OK" sans y passer votre vie.

Et puis y'a une autre catégorie qui m'intéresse de plus en plus : les gestionnaires d'alias. J'ai d'abord hésité entre SimpleLogin et addy.io, mais j'ai fini par choisir Addy.io (anciennement AnonAddy) parce que c'est open source sous licence AGPL-3.0 et que vous pouvez l'héberger vous-même si vous êtes parano. Le principe c'est qu'au lieu d'avoir un mail jetable, vous créez des alias illimités qui redirigent vers votre vraie boîte. Si un alias se fait spammer, vous le désactivez en un clic sans toucher au reste. Y'a une version gratuite et des abonnements entre 1 et 3$/mois (Lite à 1$/mois, Pro à 3$/mois). Par contre attention, si vous self-hostez, faut quand même gérer un serveur mail et ça c'est pas une mince affaire...

Et du coup, si vous voulez le même délire qu'addy.io mais avec une autre approche, SimpleLogin est une très bonne option aussi puisque c'est open source, auto-hébergeable, et le gros plus c'est que vous pouvez répondre / envoyer depuis vos alias (Et ça c'est trop bien quand faut valider un truc ou parler à un support sans exposer votre vraie adresse). Bref, c'est le genre d'outil qui passe mieux que les domaines jetables quand un site commence à sortir la sulfateuse anti-temp-mail.

Et si vous êtes déjà chez un fournisseur mail orienté privacy, y'a des alternatives "pas jetables mais ultra pratiques". Je pense à Tuta par exemple permet d'avoir des alias (et même du catch-all sur domaine perso selon les offres). Migadu aussi est très cool dans le genre "j'ai mon domaine, je veux créer plein d'adresses/alias sans payer par boîte", et ils annoncent être une boite suisse avec des datacenters en France. C'est pas du "mail jetable", mais pour garder le contrôle sur le long terme, c'est une approche qui se défend.

Et pour les plus motivés (ou les plus masochistes 😅), y'a la voie du "je self-host tout" avec des stacks comme mailcow , Mailu ou docker-mailserver . Mais je vous le dis cash patate, monter son propre serveur mail, c'est la porte ouverte aux joies de SPF/DKIM/DMARC, de la réputation d'IP, des mails qui finissent en spam "parce que lol", et des heures à se demander pourquoi Outlook vous boude. Donc oui c'est souverain de votre village de ploucs, oui c'est stylé, oui c'est gratuit si votre temps vaut tripette, mais c'est pas un petit dimanche tranquille.

Côté souveraineté européenne, tout ce que je viens de vous présenter peut aider à limiter l'exposition aux joies du Cloud Act... mais attention, faut regarder au cas par cas où c'est hébergé et qui opère le service. Dans tous les cas, gardez en tête que certains sites comme Amazon ou PayPal bloquent carrément les domaines de mails jetables connus. Dans ce cas, les alias (surtout si vous avez votre propre domaine) passent généralement mieux parce que ça ressemble à une adresse "normale" qui redirige vers votre vraie boîte.

Bref, pour le quotidien Yopmail fera bien le taf (le gars sûr !), mais si vous voulez envoyer des mails, éviter les blacklistages (c'est comme ça qu'on dit ??), ou garder le contrôle sur vos alias à long terme, regardez du côté de TempMail, SimpleLogin ou addy.io.

Et si vous aimez bricoler et souffrir, vous savez ce qu'il vous reste à faire... 😈

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  • Gmail va supprimer la fonction "Consulter d'autres comptes de messagerie"
    Hé bien, mauvaise nouvelle pour ceux qui utilisaient Gmail comme hub central pour récupérer leurs mails depuis plusieurs comptes externes. Google vient en effet d’annoncer qu’à partir de janvier 2026, la fonctionnalité “Check mail from other accounts” (Consulter d’autres comptes de messagerie) allait disparaître. Et avec elle, Gmailify qui permettait d’appliquer les filtres anti-spam et les outils de Gmail à vos comptes externes. C’était pourtant bien pratique ce truc. Quand on avait plusieurs a

Gmail va supprimer la fonction "Consulter d'autres comptes de messagerie"

Par : Korben
20 novembre 2025 à 15:58

Hé bien, mauvaise nouvelle pour ceux qui utilisaient Gmail comme hub central pour récupérer leurs mails depuis plusieurs comptes externes. Google vient en effet d’annoncer qu’à partir de janvier 2026, la fonctionnalité “Check mail from other accounts” (Consulter d’autres comptes de messagerie) allait disparaître. Et avec elle, Gmailify qui permettait d’appliquer les filtres anti-spam et les outils de Gmail à vos comptes externes.

C’était pourtant bien pratique ce truc. Quand on avait plusieurs adresses mail chez différents fournisseurs, on pouvait tout centraliser dans Gmail via le protocole POP. Ça évitait d’avoir à jongler entre 3 ou 4 webmails différents. Tout arrivait au même endroit, c’était parfait.

Mais bon, c’est finito ! A croire que la NSA n’a plus besoin de ces data… Rooooh ^^

Google n’a pas vraiment donné d’explication claire sur les raisons de cette décision mais certains fifous spéculent que ça pourrait être lié aux problèmes de filtrage spam sur les emails transférés. Quoiqu’il en soit, pour le moment, rien d’officiel.

Du coup, qu’est-ce qu’il vous reste comme options ?

Hé bien Google propose deux alternatives. La première, c’est de configurer un transfert automatique (forwarding) chez votre autre fournisseur pour que les nouveaux mails arrivent directement dans votre boîte Gmail. Ça reproduit à peu près le comportement du POP fetching, mais c’est à configurer côté fournisseur externe. Et la deuxième option que propose Google, c’est d’ajouter vos comptes externes dans l’app Gmail mobile qui elle, utilise une connexion IMAP standard.

Par contre sur desktop, vous perdez cette possibilité…

Perso, je vous recommande plutôt de passer sur un vrai client mail comme Thunderbird ou Betterbird . Les deux sont gratuits, open source, et ils gèrent sans problèmes le multi-comptes. En plus, bonne nouvelle, Thunderbird vient justement d’ajouter le support natif de Microsoft Exchange, donc c’est le bon moment pour migrer si en plus, vous avez des boites Exchange.

Bref, si vous faisiez partie des utilisateurs qui centralisaient tout dans Gmail via POP3, vous avez jusqu’à janvier 2026 pour trouver une alternative.

Dommage, c’était bien pratique.

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  • Ce quiz prouve que vous ne savez pas ce qu'est une adresse email
    Un développeur a créé un quiz qui va détruire votre ego en 21 questions sur les adresses email. La mauvaise nouvelle, c’est donc que vous allez découvrir que 👉@👈 est techniquement une adresse valide. Sniiif… Hé bien oui, car e-mail.wtf est un petit quiz vicieux créé par samwho qui teste vos connaissances sur ce qui est autorisé ou non dans une adresse email. Et croyez-moi, même si vous bossez dans l’informatique depuis 20 ans, vous allez vous planter. Le truc marrant, c’est que ce quiz se bas

Ce quiz prouve que vous ne savez pas ce qu'est une adresse email

Par : Korben
21 septembre 2025 à 07:54

Un développeur a créé un quiz qui va détruire votre ego en 21 questions sur les adresses email. La mauvaise nouvelle, c’est donc que vous allez découvrir que 👉@👈 est techniquement une adresse valide. Sniiif…

Hé bien oui, car e-mail.wtf est un petit quiz vicieux créé par samwho qui teste vos connaissances sur ce qui est autorisé ou non dans une adresse email. Et croyez-moi, même si vous bossez dans l’informatique depuis 20 ans, vous allez vous planter.

Le truc marrant, c’est que ce quiz se base sur les RFC officielles (RFC 822, RFC 2822, RFC 5322, et RFC 6532 pour les curieux) qui sont les documents qui définissent depuis 1982 ce qu’est vraiment une adresse email valide. Et spoiler alert, c’est le bordel total. Même les experts qui connaissent ces RFC par cœur se font avoir par certaines questions de ce quiz.

Par exemple, saviez-vous que “John Doe"@example.com est parfaitement valide ? Les guillemets permettent d’utiliser des espaces et des caractères spéciaux dans la partie locale. Ou que john.smith@(commentaire)example.com est équivalent à john.smith@example.com ? Les commentaires entre parenthèses sont autorisés et ignorés.

C’est dingue non ?

Techniquement, vous pouvez donc avoir des caractères comme !#$%&’*+-/=?^_`{|}~ dans votre adresse. Vous pouvez même utiliser des crochets pour mettre une adresse IP au lieu d’un domaine, genre user@[192.168.1.1]. Bon, après, c’est pas dit que ça fonctionne sur des outils comme Gmail…

D’ailleurs, c’est là tout le paradoxe. Gmail refuse plein de caractères pourtant valides selon les RFC. Pas de &, =, _, ‘, -, + ou de virgules dans les nouvelles adresses Gmail et interdiction d’avoir deux points consécutifs. Pourtant les RFC disent que c’est OK.

Mais le plus fou, c’est l’arrivée des emojis dans les adresses email. Selon les RFC 6530 à 6532 , depuis 2012, vous pouvez théoriquement avoir une adresse 100% emoji. Genre 🍕@🍔.com. Ou même коля@пример.рф en cyrillique, अजय@डाटा.भारत en hindi, ou 用户@例子.广告 en chinois. Le futur est là, mais personne n’est prêt.

Sam Rose, le créateur du quiz avoue lui-même avoir appris plein de trucs en créant ce quiz. C’est dire si le sujet est compliqué. En vrai ce qui ressort des discussions à ce sujet, c’est que la seule vraie validation d’email, c’est d’envoyer un email de confirmation. Sinon vous risquez de filtrer des utilisateurs légitimes.

Le quiz commence donc facilement avec des trucs comme test@example.com , puis ça part en vrille avec des adresses à rallonge, des caractères bizarres, et des cas limites que même les RFC ont du mal à expliquer. C’est humiliant mais instructif, faites moi confiance, vous allez apprendre des trucs.

Allez faire le quiz sur e-mail.wtf , c’est gratuit, ça ne prend 5 minutes, et ça va vous faire réaliser que l’informatique, c’est vraiment n’importe quoi parfois. Et la prochaine fois qu’un site refuse votre adresse email parce qu’elle contient un + ou un point de trop, vous saurez que c’est eux les incompétents et pas vous !!

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  • Mikerosoft – Oups la boulette chez Microsoft
    Imaginez le bazar si quelqu’un ajoutait par erreur tous les Jean-Michel de votre entreprise dans une conversation de groupe ! C’est un peu ce qui est arrivé chez Microsoft cette semaine. De nombreux employés prénommés Mike ou Michael ont eu la surprise de se retrouver sans le vouloir dans une boucle d’échanges par mail. Michael Schechter, le VP de Bing, raconte s’être réveillé avec une quantité inhabituelle d’emails non lus. Sur le coup, il a cru à un gros plantage en prod pendant la nuit,

Mikerosoft – Oups la boulette chez Microsoft

Par : Korben
19 avril 2024 à 18:46

Imaginez le bazar si quelqu’un ajoutait par erreur tous les Jean-Michel de votre entreprise dans une conversation de groupe ! C’est un peu ce qui est arrivé chez Microsoft cette semaine. De nombreux employés prénommés Mike ou Michael ont eu la surprise de se retrouver sans le vouloir dans une boucle d’échanges par mail.

Michael Schechter, le VP de Bing, raconte s’être réveillé avec une quantité inhabituelle d’emails non lus. Sur le coup, il a cru à un gros plantage en prod pendant la nuit, mais non, en fait c’est juste une personne qui s’est amusée à créer un groupe avec beaucoup de gens qui s’appellent Mike ou Michael chez Microsoft. Et pas de bol pour eux, ils sont nombreux !

Face à cette situation ubuesque, Michael a eu le réflexe de demander à Copilot (l’assistant d’IA de krosoft) de résumer le fil de discussion et croyez-moi, ça vaut son pesant de cacahuètes ! D’après Copilot, les participants ont commencé par demander des explications sur le but de ce groupe, tout en notant avec amusement qu’ils avaient le même prénom. Évidemment, ça n’a pas manqué de partir en vrille et chacun y est allé de sa petite blague, de jeux de mots rigolos comme renommer le groupe en « Mikerosoft« . Certains se sont même demandé avec humour si ce n’était pas un piège pour les virer !

Le plus drôle dans l’histoire, c’est que malgré les nombreux messages, personne n’a compris qui avait créé ce groupe ni pourquoi. Un beau mystère ! En attendant, les participants en ont profité pour faire connaissance. Si ça se trouve, il y en a même qui en ont profité pour corriger des bugs… roooh.

Ça rappelle quand même qu’il faut toujours faire attention avec les emails de groupe ou les mises en copie. Une erreur est vite arrivée et on a vite fait d’envoyer des conneries et de les regretter après ! Une histoire similaire a d’ailleurs eu lieu dans les années 90 selon Eric Lippert. Un type voulait contacter « Mike de Microsoft » qu’il avait rencontré à une conf sauf qu’il a réussi à chopper les adresses des 600 Mike de la boîte. La presse avait titré à l’époque « Heureusement qu’ils ne cherchaient pas Bill » !

L’histoire ne dit pas s’il vont s’organiser un barbecue ou séminaire entre Mike, mais je troue que « Mikerosoft », ça sonne quand même mieux que Microsoft, non ?

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  • ProtonMail Bridge – Pour envoyer des emails chiffrés via Docker
    Vous voulez envoyer des emails chiffrés de bout en bout avec votre client mail favori, mais sans vous prendre la tête ? J’ai ce qu’il vous faut les amis : le projet open source ProtonMail Bridge pour Docker de mon gars sûr DaTux, un fidèle lecteur de Korben.info que je croise souvent sur mon live Twitch. Ce mec a passé plus de temps à rédiger le README.md de son projet qu’à le coder, mais le résultat est là : une version dockerisée de l’interface en ligne de commande de ProtonMail Bridge q

ProtonMail Bridge – Pour envoyer des emails chiffrés via Docker

Par : Korben
19 mars 2024 à 14:53

Vous voulez envoyer des emails chiffrés de bout en bout avec votre client mail favori, mais sans vous prendre la tête ? J’ai ce qu’il vous faut les amis : le projet open source ProtonMail Bridge pour Docker de mon gars sûr DaTux, un fidèle lecteur de Korben.info que je croise souvent sur mon live Twitch.

Ce mec a passé plus de temps à rédiger le README.md de son projet qu’à le coder, mais le résultat est là : une version dockerisée de l’interface en ligne de commande de ProtonMail Bridge qui crée un serveur SMTP local. Comme ça, vos autres conteneurs Docker peuvent envoyer des mails via votre compte ProtonMail. La classe, non ?

Bon par contre, petit bémol : pour l’instant, il faut un compte payant (Mail Plus, Proton Unlimited ou Proton Business) pour se connecter. Ça marchera pas avec les comptes gratuits. Mais vu le niveau de confidentialité et de sécurité que ça apporte à vos échanges d’emails pro, ça les vaut !

Pour commencer, récupérez la dernière image Docker avec :

docker pull ghcr.io/videocurio/proton-mail-bridge:latest

Ou la version allégée basée sur Alpine Linux :

docker pull ghcr.io/videocurio/proton-mail-bridge-alpine:latest

Ensuite, lancez le conteneur en exposant les ports TCP 12025 pour SMTP et 12143 pour IMAP sur votre interface réseau locale.

docker run -d --name=protonmail_bridge -v /path/to/your/volume/storage:/root -p 127.0.0.1:12025:25/tcp -p 127.0.0.1:12143:143/tcp --network network20 --restart=unless-stopped ghcr.io/videocurio/proton-mail-bridge:latest

N’oubliez pas de fournir un volume pour la persistance des données (mkdir /path/to/your/volume/storage).

Maintenant, ouvrez un terminal dans le conteneur en cours d’exécution et utilisez l’interface de commande interactive de ProtonMail Bridge :

docker exec -it protonmail_bridge /bin/bash

À l’intérieur, killez d’abord l’instance de bridge par défaut car une seule peut tourner à la fois :

pkill bridge

Puis connectez-vous à votre compte ProtonMail (rappel : faut un compte payant) :

/app/bridge --cli

Suivez les instructions à l’écran, renseignez votre nom d’utilisateur, mot de passe et code 2FA. Une synchro de votre compte va commencer. Prenez un café en attendant ! Si vous utilisez plusieurs domaines ou adresses email, passez en mode « split » qui va vous permettre de définir des identifiants pour chaque adresse du compte.

Ensuite re-faite ceci pour resynchroniser encore un petit coup :

change mode 0

Quand c’est fini, tapez info pour récupérer les infos de connexion SMTP/IMAP générées par ProtonMail Bridge. Copiez bien l’username ET le mot de passe (différent de celui de votre compte ProtonMail !!). Vous pouvez maintenant configurer votre client mail favori avec ces identifiants, en précisant les ports SMTP 12025 et IMAP 12143 qu’on a exposés au lancement du conteneur Docker.

Et voilà, vous pouvez envoyer des emails chiffrés de bout en bout dans la plus grande des discrétion ! Évidemment, le destinataire devra aussi avoir un compte ProtonMail pour les déchiffrer de son côté.

Pour aller plus loin, j’vous conseille de jeter un œil au README hyper complet de DaTux, avec tous les détails d’install et d’utilisation. Il a même prévu une version optimisée pour tourner sur un serveur TrueNAS Scale, le bienheureux.

En soutien, n’hésitez pas à lui mettre une petite étoile sur son repo GitHub et à partager ce tuto autour de vous !

A la prochaine !

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