Vue normale

Il y a de nouveaux articles disponibles, cliquez pour rafraîchir la page.
À partir d’avant-hierinformatique général
  • ✇Korben
  • DNSforge - Le DNS qui coupe la pub et le tracking
    Je ne sais pas si vous en avez déjà entendu parler, mais DNSforge est un résolveur DNS allemand qui a une particularité plutôt cool : il refuse de résoudre les noms de domaine qui sont liés à la publicité, au pistage et au malware. Cela veut dire que la pub n'est pas bloquée dans votre navigateur, elle n'arrive tout simplement jamais à lui. En arrivant sur la home de DNSforge, vous pouvez voir quatre portes d'entrée, selon ce que vous voulez laisser passer. En mode normal, c'est

DNSforge - Le DNS qui coupe la pub et le tracking

Par : Korben ✨
4 septembre 2026 à 15:30

Je ne sais pas si vous en avez déjà entendu parler, mais DNSforge est un résolveur DNS allemand qui a une particularité plutôt cool : il refuse de résoudre les noms de domaine qui sont liés à la publicité, au pistage et au malware. Cela veut dire que la pub n'est pas bloquée dans votre navigateur, elle n'arrive tout simplement jamais à lui.

En arrivant sur la home de DNSforge, vous pouvez voir quatre portes d'entrée, selon ce que vous voulez laisser passer. En mode normal, c'est le DNS par défaut, avec blocage des pubs, blocage des trackers et blocage des malwares. Cela représente environ 1,4 million de noms de domaine.

De son côté, le mode Hard vise les mêmes catégories, mais avec des listes de blocage bien plus agressives, ce qui couvre environ 2,8 millions de noms de domaine et surtout, aucune exception n'est tolérée. Et cela même si cela nécessite de péter des bouts de Facebook.

Clean, quant à lui, c'est une version identique au mode normal qui bloque en plus le contenu adulte et les jeux d'argent, ainsi que le mode SafeSearch forcé sur les moteurs de recherche et sur YouTube. C'est pour ça qu'il couvre 8 millions de noms de domaine. Mais ça ne veut pas forcément dire que ça protège mieux que le mode Hard.

Quant au mode Blank, c'est un DNS qui n'est pas filtrant, il laisse tout passer.

Pour ces listes de blocage, DNS Forge se repose sur des listes tierces rafraîchies chaque nuit, notamment celles de hagezi ou d'oisd. Mais en cas de faux positif, rassurez-vous, vous pouvez toujours signaler ça sur le forum.

Après, comme tout ce qui est gratuit, il y a un petit plafond : DNSForge accepte 100 requêtes par tranche de 10 secondes. Et si vous dépassez ce chiffre, c'est que vous bombardez trop le résolveur, et votre adresse IP sera bannie durant 900 secondes. Voilà, ça représente un quart d'heure durant lequel vous n'avez plus accès à aucun site web. Mais bon, si ça vous arrive, il suffit de rebasculer sur un autre DNS et vous êtes tranquille.

Après 100 requêtes par tranche de 10 secondes, moi je trouve ça plutôt large pour un utilisateur seul, mais c'est vrai que si vous avez toute votre maison qui sort derrière une seule IP, que ce soit vos ordinateurs, vos téléviseurs, vos applications, vos robots, etc., on peut y être très, très vite...

Reste la question qui compte quand on confie son DNS à un inconnu : peut-on faire confiance à DNSForge ? Est-ce qu'ils conservent nos requêtes ? Eh bien, leur site dit que non : "keine Aufzeichnung von Zugriffen". À voir maintenant si c'est vrai et pour cela, il n'y a qu'une réquisition judiciaire qui saura nous le dire un jour.

Je note quand même qu'en mai 2026, un utilisateur a réclamé un rapport de transparence sur le forum et la réponse qu'il a obtenue, raconte que la police et le BKA (Office fédéral de la police criminelle) ont envoyé quelques demandes, et que DNSforge n'a rien pu leur remettre, faute d'adresses IP et de logs.

Et surtout, DNSForge indique qu'aucune requête n'est censurée... Je pense par exemple à quand les ayants droit commencent à s'exciter un petit peu trop. Maintenant, si la zone grise vous gêne, allez voir DNS4EU , le résolveur public européen. Là, c'est clean, garanti sans logs et respectueux du droit européen.

Pour tester ce DNS allemand sponsorisé par les dons, vous collez dnsforge.de dans le DNS privé d'Android, ou son adresse DoH dans Firefox, Chrome ou Edge . Sur iOS par contre, il faudra installer un profil de configuration, ce qui est un peu plus contraignant. Sinon, vous pouvez opter pour les bonnes vieilles adresses IPv6 ou IPv4 mais là, tout passera en clair.

Et si ça coince, vous remettez vos anciens DNS et on n'en parle plus.

Source : dnsforge.de

  • ✇Korben
  • Holeberry - Le Pi-hole dans la barre de menus du Mac
    Si vous avez un serveur Pi-hole à la maison, il a dû vous arriver qu'un site déconne, qu'une image ne charge pas, ou qu'un simple bouton ne réponde plus. Alors pour remédier à ça, vous ouvrez un onglet vers l'admin Pi-hole, vous fouillez dans les requêtes bloquées, vous whitelistez au jugé, puis vous rechargez pour voir si ça marche. Ça prend 30 secondes à chaque fois, ça casse les couilles et ça arrive plus souvent que ce qu'on aimerait... Mais heureusement, Holeberry met tout ça dans la barre

Holeberry - Le Pi-hole dans la barre de menus du Mac

Par : Korben ✨
15 août 2026 à 19:13

Si vous avez un serveur Pi-hole à la maison, il a dû vous arriver qu'un site déconne, qu'une image ne charge pas, ou qu'un simple bouton ne réponde plus. Alors pour remédier à ça, vous ouvrez un onglet vers l'admin Pi-hole, vous fouillez dans les requêtes bloquées, vous whitelistez au jugé, puis vous rechargez pour voir si ça marche. Ça prend 30 secondes à chaque fois, ça casse les couilles et ça arrive plus souvent que ce qu'on aimerait...

Mais heureusement, Holeberry met tout ça dans la barre de menus de macOS pour vous faire gagner grave de temps

L'app détecte l'onglet actif de Safari, Chrome ou Firefox et débloque le domaine correspondant en un clic. Comme ça, plus besoin de deviner lequel des quarante domaines bloqués casse la page. Elle affiche aussi les derniers blocages en direct, et permet de couper le filtrage pour une durée choisie, le temps de finir un achat en ligne qui n'aime pas les bloqueurs.

Elle peut aussi gérer deux instances Pi-hole en parallèle avec synchronisation, pratique quand on a un Pi principal et un secondaire qui prend le relais. Les identifiants partent dans la Keychain macOS et pas dans un fichier de conf qui traîne comme ça c'est sécurisé. Et surtout, ça supporte Pi-hole v5 et v6 aussi bien en local qu'à distance.

Si ça vous branche, notez que l'app n'est pas notarisée, donc Gatekeeper va faire la gueule. La commande pour passer outre est indiquée dans le README :

xattr -cr /Applications/Holeberry.app

Mais vous pouvez aussi utiliser Sentinel pour faire ça.

À récupérer sur GitHub pour ceux qui veulent !

  • ✇Korben
  • Un demi-million de domaines anti-pub stockés dans 50 Ko de RAM
    Pi-hole sur un Raspberry Pi, c'est cool, mais ça vous coûte quand même quelques dizaines d'euros (lien affilié) et ça squatte une prise en permanence. C'est pourquoi M-Abozaid a fait tenir la même chose dans une clé ESP32-C3 à pas cher (lien affilié). Son firmware bloque ainsi 537 000 domaines de pub en utilisant à peine 50 Ko de RAM, et est capable de répondre à une requête bloquée en 10 millisecondes. Maintenant que j'ai toute votre attention, je vais vous expliqu

Un demi-million de domaines anti-pub stockés dans 50 Ko de RAM

Par : Korben ✨
20 juillet 2026 à 08:13

Pi-hole sur un Raspberry Pi, c'est cool, mais ça vous coûte quand même quelques dizaines d'euros (lien affilié) et ça squatte une prise en permanence. C'est pourquoi M-Abozaid a fait tenir la même chose dans une clé ESP32-C3 à pas cher (lien affilié). Son firmware bloque ainsi 537 000 domaines de pub en utilisant à peine 50 Ko de RAM, et est capable de répondre à une requête bloquée en 10 millisecondes.

Maintenant que j'ai toute votre attention, je vais vous expliquer comment ça marche. En fait, un Pi-hole classique charge toute sa liste de blocage en RAM, sauf que l'ESP32 lui, comme il n'a que quelques centaines de Ko de mémoire vive et pas de PSRAM, il est donc techniquement impossible d'y caser un demi-million de domaines comme ça simplement. Du coup notre cher développeur a dû ruser en hashant chacun des domaines bloqués à max 5 octets chacun (40 bits max).

Tous ces hashes sont ensuite triés une fois pour toutes, puis gravés directement dans la flash de la puce (4 Mo suffisent). Puis quand une requête DNS arrive, le firmware hashe le domaine demandé et fait une recherche par dichotomie dans la flash. Environ 18 lectures suffisent pour trancher parmi les 537 000 entrées, d'où les fameux 10 ms. Et la RAM ne sert jamais à stocker la liste, mais juste à faire tourner le bazar réseau.

Et là où c'est vraiment malin, c'est que 40 bits de hash restent quasi sans collision. Il n'en a eu aucune jusqu'à 141 000 domaines, et une seule à 537 000 donc autant dire rien du tout !

Voir cette vidéo sur YouTube

Après il y a peu de chances que ça remplace Pihole, en tout cas pour le moment, parce qu'il n'y a pas de serveur DHCP. Et activer les mises à jour OTA du firmware demande d'avoir deux partitions, du coup la capacité de l'ESP 32 tombe à 250 000 domaines.

Après le dashboard est plutôt sympa, ça tourne en mDNS sur l'adresse c3adblock.local, avec des compteurs de blocage par client, le bannissement d'un appareil et la possibilité d'ajouter vos propres noms de domaines à bloquer.

Voilà moi je vois vraiment ça comme un espèce de résolveur de secours plutôt qu'un vrai remplaçant pour Pi-hole. Vous le placez derrière votre serveur DNS principal et le jour où celui-ci est en panne, la petite clé prendra le relais pour pas cher. En plus comme on le voit dans la vidéo, ça peut s'alimenter sur le port USB de n'importe quel routeur, donc c'est pratique.

C'est totalement open source sous licence MIT et c'est livré avec un script python qui permet de construire la table des hashes à partir des listes StevenBlack et Hagezi. Pour plus tard, le développeur prévoit un Bloomfilter en mémoire RAM pour zapper la lecture flash sur les 99 % des requêtes qui ne matchent aucun domaine et puis le serveur DHCP dont je vous parlais.

Si les DNS auto-hébergés vous parlent, je vous ai déjà présenté Technitium qui remplace carrément Pi-hole, Unbound et BIND . Et pour les bidouilles ESP32 à quelques euros, y'en a plein, genre celle qui remplace le Touch ID d'Apple .

Bref, un demi-million de domaines de pub bloqués par une puce plus petite qu'une clé USB c'est bien joué !! Le repo est sur GitHub si ça vous tente.

Source

  • ✇Korben
  • La Belgique bloque wawacity.pizza, mais les pirates se sont déjà mis au poker
    La Belgique vient de bloquer wawacity.pizza. Et wawacity.rodeo. Ah et aussi wawacity.taxi, wawacity.futbol, wawacity.motorcycles, wawacity.irish, sans oublier zone-telechargement.meme et zone-telechargement.monster ( la liste est ici ). 113 domaines au total, classés le 3 juillet dernier comme contrefaisants par le président du tribunal de l'entreprise francophone de Bruxelles dont 37 pour Wawacity et 36 pour Zone-Téléchargement . Y'a même un zone-telechargement.gratis

La Belgique bloque wawacity.pizza, mais les pirates se sont déjà mis au poker

Par : Korben ✨
17 juillet 2026 à 12:02

La Belgique vient de bloquer wawacity.pizza. Et wawacity.rodeo. Ah et aussi wawacity.taxi, wawacity.futbol, wawacity.motorcycles, wawacity.irish, sans oublier zone-telechargement.meme et zone-telechargement.monster ( la liste est ici ).

113 domaines au total, classés le 3 juillet dernier comme contrefaisants par le président du tribunal de l'entreprise francophone de Bruxelles dont 37 pour Wawacity et 36 pour Zone-Téléchargement . Y'a même un zone-telechargement.gratis, qui est au moins honnête sur le prix de la marchandise ^^ !

Sauf que depuis le 9 juillet, les deux sites tournent à nouveau sur un TLD en .poker. Soit la veille du jour où la BAPO, le service belge de lutte contre la contrefaçon en ligne, a publié sa décision d'exécution. Autrement dit, la liste était déjà obsolète avant que Telenet, Proximus, Orange Belgium, Mobile Vikings et DIGI aient eu le temps d'y toucher ! Et les anciennes adresses en .codes et .expert, ne sont pas dans la liste belge non plus.

Du coup, vous vous demandez peut-être pourquoi ces deux sites collectionnent les TLD les plus improbables du registre. Hé bien c'est pas du folklore, c'est une réponse directe à l'ARCOM. À chaque fois que les FAI français appliquent une salve de blocages DNS , les opérateurs enregistrent un nouveau domaine et redirigent leur public via des pages d'atterrissage et des canaux Telegram. La Belgique hérite donc d'un stock de domaines cramés par la France, et les bloque consciencieusement, un par un, avec plusieurs coups de retard.

Après, les ayants droit ne sont pas con non plus puisqu'ils ont explicitement demandé au tribunal de bloquer les pages "panneau indicateur", c'est à dire celles qui vous disent où le site a déménagé cette semaine.

Résultat, wawacity-info.com et zone-telechargement-info.com sont aussi dans la liste. Ces deux pages n'hébergent aucun contenu protégé et ne pointent vers aucun fichier illégal, elles se contentent de vous annoncer quelle est l'adresse active du moment. Le tribunal a validé quand même, au motif qu'elles "facilitent l'accès".

Et là, si vous mettez ces deux pages indicatrices côte à côte, vous voyez tout de suite qu'elles sont quasiment identiques. Même mise en page, même messages sur Telegram, où les deux comptes arrosent des dizaines de milliers d'abonnés avec un texte identique au mot près. Wawacity et Zone-Téléchargement, c'est donc très probablement la même équipe, ce qui explique pourquoi les deux changent de domaine en même temps, comme un couple qui déménage.

Movix, visé par la même décision, a lui aussi déjà migré vers un nouveau TLD et reste accessible. Le reste de la fournée complète les 113 comme Lookmovie et ses treize variantes, KissKH, animepahe, anime-sama, WatchSeries, voir-anime, Streamex. La liste noire belge dépasse maintenant les 1000 domaines depuis le lancement du dispositif en 2025, et elle peut être mise à jour chaque semaine avec 50 nouveaux noms.

50 par semaine, c'est impressionnant ! Face à des gars qui basculent leur trafic sur un nouveau TLD en quelques minutes, montre en main, la justice est dépassée ! Et pas parce qu'elle est nulle hein, mais parce que le blocage DNS n'a jamais empêché personne de taper une autre adresse qui renvoie vers le même service... On avait déjà vu le même théâtre quand la Belgique a censuré Internet Archive , et quand le Conseil d'État a éteint la riposte graduée d'Hadopi après 17 ans .

Prochaine étape probable, les ayants droit s'attaqueront surement aux canaux Telegram. En attendant, quelqu'un devrait leur dire que cette .pizza était déjà bien froide ^^.

Source : TorrentFreak

  • ✇Korben
  • Le blocage DNS casse tout sauf le piratage (dixit Google)
    Google est allé raconter à la Commission européenne ce que les gens qui s'y connaissent un peu en réseau répètent depuis 15 ans : Bloquer les résolveurs DNS, les VPN et les adresses IP pour lutter contre le piratage, ça ne marche pas. Dans un document envoyé pour la consultation sur la révision de la directive copyright, Mountain View écrit que "bloquer les résolveurs DNS, les IP ou les VPN est inefficace, car cela ne supprime pas du tout le contenu et se contourne facilement en u

Le blocage DNS casse tout sauf le piratage (dixit Google)

Par : Korben ✨
13 juillet 2026 à 11:26

Google est allé raconter à la Commission européenne ce que les gens qui s'y connaissent un peu en réseau répètent depuis 15 ans : Bloquer les résolveurs DNS, les VPN et les adresses IP pour lutter contre le piratage, ça ne marche pas.

Dans un document envoyé pour la consultation sur la révision de la directive copyright, Mountain View écrit que "bloquer les résolveurs DNS, les IP ou les VPN est inefficace, car cela ne supprime pas du tout le contenu et se contourne facilement en utilisant des résolveurs DNS alternatifs".

Le plus marrant ??? Bah c'est que Google sait très exactement de quoi il parle, vu que la justice française l'oblige déjà à filtrer son propre résolveur 8.8.8.8 pour protéger les matchs de foot de Canal+ (Fun fact : J'ai pas vu une seule image, ni score, ni entendu une seule histoire à propos de la Coupe du Monde cette année, tellement les algos savent que ça ne m'intéresse pas.... loool)

Pour ceux qui débarquent (oué oué), le blocage DNS, c'est demander aux annuaires du net (souvent ceux de votre FAI) de faire semblant de ne pas connaître l'adresse d'un site. Le site reste en ligne, ses serveurs tournent, et vous le retrouvez facilement en moins de 2 min, en changeant de résolveur ou en allumant un VPN.

Le blocage d'adresses IP, c'est encore pire, parce qu'une même adresse est souvent partagée par des milliers de sites sans aucun rapport entre eux... En bloquer une, ça revient donc souvent à couper l'électricité de tout l'immeuble pour punir un seul locataire.

Et des immeubles plongés dans le noir, la soumission de Google en aligne toute une collection. Je pense par exemple à ce document étiquetté "Privileged and Confidential" que la Commission a quand même publié (lol, des champions, je vous dis !) et qui cite le nom de clients de Google Cloud parfaitement en règle, qui pourtant ont été entièrement coupés à Internet fin 2019 au Portugal. Tout ça parce que des fournisseurs d'accès Internet locaux avaient bloqué des ASIP partagés pour viser certains sites pirates...

Ou encore un sous-domain de Google Drive ainsi que des IP Cloudflare sur lequel reposaient plus de 42 millions de domaines victimes du Piracy Shield italien. Ah et j'ai oublié l'Espagne qui vient compléter ce joli bingo parce que là-bas les blocages réclamés par LaLiga (la ligue de foot locale) durant les matchs, on fait carrément tomber +550 000 dont les sites d'Amnesty International, de l'UNICEF, du Sénat australien, de la Stanford Law Review et même des serveurs Amazon S3.

Et en France, je ne sais pas si vous vous souvenez, mais Cisco a carrément préféré débrancher son service OpenDNS plutôt que de se plier aux ordonnances de la justice. Quelle bonne ambiance dans ce terreau fertile à la dictature qui nous fonce dessus comme un train de la Deutsche Reichsbahn. (Point Godwin atteint, j'm'en fous, je fais ce que je veux, c'est mon site ^^).

Du coup, les ayants droit réclament maintenant de bloquer aussi les résolveurs alternatifs et les VPN eux-mêmes... et c'est exactement cette fuite en avant que Google demande d'arrêter. En tout cas dans son message, Google rappelle vivement ce que l'industrie du divertissement refuse d'entendre depuis l'époque de Napste : Quand vous avez un catalogue de merde émietté entre des dizaines de plateformes pour des prix exorbitants, avec de la pub, une qualité assez basse et des tas d'œuvres manquantes, eh bien, il ne faut pas s'étonner que le téléchargement illégal reparte de plus belle.

Maintenant, c'est vrai que Google ne joue pas les chevaliers blancs par pure bonté d'âme. En fait, ce qu'ils défendent, c'est leur résolveur maison, leur cloud et leurs clients. Elle reste par exemple très silencieuses sur tous les projets de loi de blocage qui avancent en ce moment même au Congrès américain.

Mais sur le fond, on ne peut pas leur donner le tort surtout quand je vois que le DNS4EU, le résolveur souverain européen, se fait déjà mettre la pression pour filtrer les sites pirates.

Voilà, la consultation est close depuis le 25 juin dernier et la commission est actuellement en train d'éplucher toutes les contributions pour décider des futures conneries qu'elle va faire. On croise les doigts quand même.

Source

  • ✇Korben
  • DNS4EU refuse de bloquer les sites pirates de la BREIN
    DNS4EU dont je vous ai causé y'a pas longtemps, c'est le service de DNS co-financé par l'UE et opéré par une société tchèque nommée Whalebone. Et bizarrement, depuis des mois, cette société récupère auprès de l'organisation anti-piratage néerlandaise (la BREIN) des listes de sites pirates. Du coup, les utilisateurs commencent à se poser des questions... Pourquoi faire ? Et bien d'après les dernières nouvelles, ils ne s'en servent pas. La BREIN envoie automatiquement sa liste contenant +300 s

DNS4EU refuse de bloquer les sites pirates de la BREIN

Par : Korben ✨
27 juin 2026 à 17:19

DNS4EU dont je vous ai causé y'a pas longtemps, c'est le service de DNS co-financé par l'UE et opéré par une société tchèque nommée Whalebone. Et bizarrement, depuis des mois, cette société récupère auprès de l'organisation anti-piratage néerlandaise (la BREIN) des listes de sites pirates.

Du coup, les utilisateurs commencent à se poser des questions... Pourquoi faire ?

Et bien d'après les dernières nouvelles, ils ne s'en servent pas.

La BREIN envoie automatiquement sa liste contenant +300 sites bloqués vers DNS4EU comme ils le font déjà avec les FAI, et je pense qu'ils voyaient ça comme une bonne astuce pour bloquer un maximum de sites illégaux.

Mais pas de bol, Whalebone a fini par expliquer que comme la BREIN n'était pas une vraie autorité de régulation, bah y'avait aucune raison qu'ils utilisent leur liste pour faire du DNS filtrant. Hé ouiiii.

Vous allez voir la nuance... En fait dans le cadre de l'appel d'offre de la Commission européenne en 2022, il était demandé à ce que le prestataire filtre le contenu illégal "sur base légale", donc sur ordonnance d'un tribunal. Par exemple, ça a déjà été le cas avec la France, qui a ordonné par décision de justice de bloquer certains sites sur DNS4EU .

Mais cette liste de la BREIN s'appuie uniquement sur des décisions de justice obtenues CONTRE les FAI néerlandais et pas contre DNS4EU. Ah ils sont trop malins !

Après côté usage, ça reste un DNS classique avec cinq profils au choix, un qui bloque juste le malware et le phishing, un qui ajoute le blocage des pubs, un avec protection des enfants, la combinaison des deux, et un "unfiltered" sans le moindre filtre (86.54.11.100 si ça vous tente). Le filtrage, c'est vous qui choisissez, les blocages imposés par la justice mis à part.

Et sur les 63 millions de blocages décidés par DNS4EU lui-même, l'écrasante majorité c'est du phishing et des arnaques, pas du téléchargement. On est donc trèèèès loin de ces cinglés de flics du copyright. Pour l'instant en tout cas...

Je dis "pour l'instant" parce qu'actuellement, on est dans un contexte où la justice européenne serre la vis partout, avec par exemple la France qui ordonne aux VPN de filtrer ou encore l' Italie avec son Piracy Shield qui veut faire plier Cloudflare. Mais bon, pour le moment, ce DNS souverain a su dire qui dit "nee" (c'est comme ça qu'on dit "non" en néerlandais) à ces fifous d'ayants droit et pour ça, je les remercie.

Après, un DNS qui propose en option de bloquer ou non les pubs, ça ne me gêne pas une seconde. Mais si un jour c'est pour faire du DNS menteur histoire de faire plaisir aux ayants droit, là ce sera boycott direct pour moi. Bref, je surveille ça de près et je ne manquerai pas de vous tenir au courant.

Source

  • ✇Korben
  • Piratage : Google, Cloudflare et Cisco contraints de bloquer des sites pirates en France
    La cour d'appel de Paris vient de confirmer que les fournisseurs de DNS alternatifs doivent bloquer l'accès aux sites de streaming et d'IPTV pirates. Google, Cloudflare et Cisco ont perdu leur appel face à Canal+. Cinq appels rejetés d'un coup La cour d'appel de Paris a tranché cinq affaires distinctes dans lesquelles Canal+ demandait à Google (Google Public DNS), Cloudflare (1.1.1.1) et Cisco (OpenDNS) de bloquer des centaines de noms de domaine liés à du streaming illégal. Les trois entreprise

Piratage : Google, Cloudflare et Cisco contraints de bloquer des sites pirates en France

Par : Korben
2 avril 2026 à 10:06

La cour d'appel de Paris vient de confirmer que les fournisseurs de DNS alternatifs doivent bloquer l'accès aux sites de streaming et d'IPTV pirates. Google, Cloudflare et Cisco ont perdu leur appel face à Canal+.

Cinq appels rejetés d'un coup

La cour d'appel de Paris a tranché cinq affaires distinctes dans lesquelles Canal+ demandait à Google (Google Public DNS), Cloudflare (1.1.1.1) et Cisco (OpenDNS) de bloquer des centaines de noms de domaine liés à du streaming illégal. Les trois entreprises avaient fait appel des ordonnances rendues en première instance par le tribunal judiciaire de Paris.

C'est la première fois qu'une cour d'appel française valide ce type de blocage DNS en s'appuyant sur l'article L.333-10 du Code du sport, qui permet aux détenteurs de droits d'exiger le blocage de domaines en cas de piratage grave et répété.

Les arguments qui n'ont pas fonctionné

Cloudflare et Cisco avaient plaidé que leurs services avaient une fonction "neutre et passive", comparable à un annuaire qui traduit des noms de domaine en adresses IP. La cour a estimé que cette neutralité était tout simplement hors sujet : ce qui compte, c'est la capacité technique à bloquer un accès, pas la nature du service.

Google a tenté un autre angle en expliquant que le blocage DNS était inefficace puisqu'il suffit d'un VPN pour le contourner. La cour a balayé l'argument en rappelant que tout système de filtrage peut être contourné, et que ça ne le rend pas inutile pour autant.

Cisco avait aussi chiffré le coût de mise en place à 64 semaines-personne de travail. Pas suffisant non plus pour convaincre les juges.

Canal+ continue de pousser

Cette décision s'ajoute à celle obtenue contre les fournisseurs de VPN fin 2025, quand NordVPN, ExpressVPN et d'autres avaient eux aussi été contraints de bloquer des sites pirates en France.

Canal+ verrouille progressivement tous les moyens de contournement. Et la chaîne ne compte visiblement pas s'arrêter là : le blocage d'adresses IP serait déjà en test, avec un premier essai lors de Roland-Garros.

Les frais de mise en place sont à la charge de Google, Cloudflare et Cisco.

Canal+ est en train de poser des briques une par une. D'abord les FAI, puis les VPN, maintenant les DNS. On imagine bien que le blocage IP est la prochaine étape.

Côté efficacité, ça reste un jeu du chat et de la souris, mais la justice française envoie un signal clair : si un service technique peut aider à bloquer du piratage, il devra le faire. Et à ses frais, en plus.

Source : Torrent Freak

  • ✇Korben
  • DNS-collector - Pour comprendre enfin ce qui se passe sur votre réseau
    Le DNS, c'est un peu la tuyauterie planquée d'Internet. Tout le monde l'utilise, mais personne ne regarde vraiment ce qui se passe dans les tuyaux... jusqu'à ce que ça pète ou qu'un petit con s'en serve pour exfiltrer des données. Et là, bon courage pour fouiller dans les logs en mode brutasse pour comprendre qui a fait quoi sur votre réseau. En fait, pour ceux qui se demandent encore qu'est-ce que le DNS (Domain Name System), c'est simplement l'annuaire qui traduit les noms de domaine comme kor

DNS-collector - Pour comprendre enfin ce qui se passe sur votre réseau

Par : Korben
7 février 2026 à 08:38

Le DNS, c'est un peu la tuyauterie planquée d'Internet. Tout le monde l'utilise, mais personne ne regarde vraiment ce qui se passe dans les tuyaux... jusqu'à ce que ça pète ou qu'un petit con s'en serve pour exfiltrer des données. Et là, bon courage pour fouiller dans les logs en mode brutasse pour comprendre qui a fait quoi sur votre réseau.

En fait, pour ceux qui se demandent encore qu'est-ce que le DNS (Domain Name System), c'est simplement l'annuaire qui traduit les noms de domaine comme korben.info en adresses IP. Sans lui, on serait tous en train de mémoriser des suites de chiffres à la con.

Et il y a quelques jours, j'ai reçu un mail de Denis, un fidèle lecteur (qui traîne sur le blog depuis 2005, ça nous rajeunit pas !) qui m'a écrit pour me présenter son projet sur lequel il bosse depuis 5 ans : DNS-collector .

DNS-collector, c'est un outil écrit en Go qui sert de "chaînon manquant" entre vos serveurs DNS et votre pile de données. En gros, il capture le trafic DNS, le nettoie, l'enrichit et l'envoie là où vous en avez besoin. C'est l'outil parfait pour ceux qui ont la flemme de se palucher des fichiers PCAP de 4 Go à la main ou de debugger des flux DNStap illisibles.

Le point fort de DNS Collector, c'est sa flexibilité. Côté entrées, ça avale tout : du DNStap via socket Unix ou TCP (le protocole standard utilisé par BIND, Unbound ou PowerDNS), du sniffing réseau classique avec AF_PACKET ou même XDP pour la très haute performance. Attention quand même, pour XDP, apparemment le kernel Linux doit être récent (version 5.x minimum) et les drivers réseau doivent suivre, sinon ça va faire pshitt. Ensuite, par défaut, le bousin écoute pépouze sur le port UDP/6000 en attendant ses flux.

Mais là où ça devient vraiment balaise, c'est dans le traitement des données. DNS-collector embarque des "Transformers" (rien à voir avec Optimus Prime hein ^^) qui font tout le boulot ingrat à votre place dans le pipeline de traitement. Hop, ça normalise les noms de domaine en minuscules (le fameux qname-lowercase dans le fichier de config), ça ajoute la géolocalisation via GeoIP (genre MaxMind ou IP2Location), et on peut même détecter les trucs louches.

Il peut aussi détecter le tunneling DNS ou les domaines générés par algorithme (DGA) qui sont souvent les signes d'une infection sur une machine. Petit bémol cependant, pour la géolocalisation, pensez à télécharger vos bases GeoIP au préalable (fichiers .mmdb), sinon l'outil va vous faire une petite grimace au démarrage.

Vous pouvez aussi protéger la vie privée de vos utilisateurs en anonymisant les adresses IP via un hachage SHA1 ou du masquage. C'est propre, ça respecte le RGPD, et ça permet de garder des stats utiles (genre le top des ASN consultés) sans fliquer tout le monde. Les données sortent proprement en JSON ou en Protobuf, prêtes à être ingérées.

Une fois que vos données sont propres, vous les envoyez où vous voulez. J'ai choisi de vous citer ClickHouse ou InfluxDB car c'est parfait pour stocker des millions de requêtes sans mettre votre serveur à genoux, mais la liste est longue : Prometheus pour les métriques, ElasticSearch, Kafka, Redis, ou même Slack via des webhooks pour être alerté en temps réel quand un domaine louche pointe le bout de son nez.

Alors si ça vous chauffe, comment récupérer cet outil et le mettre en place ?

Hé bien c'est hyper fastoche comme d'hab puisque le projet est dispo en binaire ou via Docker. Ensuite, vous lancez la commande ./dnscollector -config config.yml, vous branchez vos sources, et roule ma poule. Taaadaaaa ! DNS-collector s'occupera du reste sans vous bouffer toute votre RAM (contrairement à certaines usines à gaz Java qui demandent un sacré paquet de mémoire vive ^^).

Voilà, perso, je trouve l'approche très saine. C'est léger, modulaire et ça répond à un vrai besoin pour les admins sys qui veulent enfin "voir" ce qui transite par leurs serveurs. Le bousin encaisse des milliers de requêtes par seconde sans broncher... enfin sauf si votre serveur est une patate de 2012, là je garantis rien.

Mortecouille, c'est quand même mieux d'avoir des logs lisibles avec un simple tail -f /var/log/syslog, non ? Et d'ailleurs, le projet est déjà adopté par pas mal d'acteurs de la sécu, donc vous pouvez y aller sereinement.

Merci Denis !

  • ✇Korben
  • Dead Domain Discovery DNS - Une veille mortuaire pour les domaines
    Vous naviguez sur le web en mode pépouze comme tous les jours… Et comme tous les jours, votre navigateur charge des scripts, des CSS, des cookies, des images, parfois des iframes. Et malheureusement, certains de ces trucs viennent de domaines qui n’existent plus. Vous ne vous en rendez pas compte et votre navigateur non plus. Mais Dead Domain Discovery DNS le sait, lui. Et il va vous le dire. Dead Domain Discovery DNS , c’est un outil créé par Lauritz Holtmann , un chercheur en sécurité alleman

Dead Domain Discovery DNS - Une veille mortuaire pour les domaines

Par : Korben
10 novembre 2025 à 08:57

Vous naviguez sur le web en mode pépouze comme tous les jours… Et comme tous les jours, votre navigateur charge des scripts, des CSS, des cookies, des images, parfois des iframes. Et malheureusement, certains de ces trucs viennent de domaines qui n’existent plus. Vous ne vous en rendez pas compte et votre navigateur non plus. Mais Dead Domain Discovery DNS le sait, lui. Et il va vous le dire.

Dead Domain Discovery DNS , c’est un outil créé par Lauritz Holtmann , un chercheur en sécurité allemand et c’est un DNS forwarder UDP super léger codé en Python qui écoute sur le port 53 de votre ordinateur et note tous les domaines qui ne répondent plus. Ce n’est donc pas un scanner actif mais plutôt un observateur passif qui regarde passer les requêtes DNS et repère les morts.

Vous configurez Dead Domain Discovery comme votre serveur DNS primaire comme ça, toutes vos requêtes DNS passent par lui. Il forward ensuite ça vers un resolver upstream, genre Google DNS ou Cloudflare. Si un domaine ne résout pas, il réessaye sur un resolver secondaire mais si le secondaire échoue aussi, il marque alors le domaine comme “potentiellement mort” puis toutes les 15 secondes, il vous envoie un message contenant les nouveaux domaines HS découverts.

Les notifications partent sur Telegram, par email, ou via un webhook selon ce que vous voulez. Rassurez-vous, y’aura pas de fausse alerte à répétition puisqu’un domaine notifié une fois ne l’est plus pendant un certain temps.

L’intérêt pour les chercheurs en sécurité, c’est que les domaines morts sont une surface d’attaque intéressante. Un domaine expire, quelqu’un d’autre le réenregistre mais comme les enregistrements DNS qui pointaient vers l’ancien propriétaire existent toujours, ça ouvre des portes pour mettre en place des sous-domaines, des CNAME, charger des scripts externes autorisés…etc car tout continue de pointer vers le domaine mort. Ça permet de contrôler une partie du trafic autorisé.

Cette attaque est connue et s’appelle le subdomain takeover ou domain hijacking. Par exemple en 2024, l’attaque Sitting Ducks a mis plus d’un million de domaines à risque , exploitée par des cybercriminels russes. Et début 2025, des domaines expirés ont permis de contrôler plus de 4000 backdoors sur des systèmes gouvernementaux, académiques et privés. La campagne SubdoMailing a même utilisé plus de 8000 domaines légitimes pour envoyer des emails de phishing, en exploitant leur réputation pour contourner les filtres anti-spam. Donc autant vous dire que c’est un vrai problème…

Dead Domain Discovery vous aide donc à trouver ces domaines avant qu’un attaquant ne le fasse. Ensuite, si le domaine est réenregistrable, vous avez 2 options. Soit vous le réenregistrez vous-même pour sécuriser votre infrastructure, soit vous signalez le problème au propriétaire du site qui référence ce domaine HS.

L’infra recommandée par Lauritz pour faire tourner Dead Domain Discovery est un Raspberry Pi configuré comme DNS primaire de votre réseau. Faible conso, c’est toujours allumé, et ça permet de tout surveiller en continu. Mais vous pouvez aussi le déployer sur un VPS si vous voulez monitorer un réseau distant.

Notez que les notifications Telegram nécessitent un bot API token et un chat ID. L’email passe par du SMTP classique et les webhooks acceptent des headers personnalisés, ce qui est pratique si vous voulez intégrer ça dans votre système de monitoring existant.

L’outil dispose aussi d’une extension Chrome qui fais la même chose et scanne les pages web pour iframes, scripts et autres styles externes, puis vérifie si leurs domaines résolvent. Même auteur, même principe, mais côté navigateur. L’extension utilise l’API Google DNS pour vérifier les domaines et ne communique aucune donnée à son auteur. Vous scannez, vous voyez les morts au combat, et ensuite, vous pouvez agir.

Bref, vous l’aurez compris, Dead Domain Discovery ne vous protègera pas directement mais vous dira juste quels cadavres traînent dans votre réseau.

À vous ensuite de les enterrer comme il se doit.

  • ✇Korben
  • Networking Toolbox - La boite à outil open source de l'admin réseau
    Vous êtes admin réseau et vous en avez marre de jongler entre différents outils pour calculer un masque de sous-réseau, vérifier un enregistrement DNS, ou tester une config DHCP ? Ça tombe bien puisque Networking Toolbox débarque avec tous les outils réseau dont vous avez besoin dans une seule interface plutôt propre et carrée. Le projet est développé par Alicia Sykes , une développeuse qui a déjà pas mal de projets open-source à son actif et son idée c’est de regrouper plus d’une centaine d’uti

Networking Toolbox - La boite à outil open source de l'admin réseau

Par : Korben
7 novembre 2025 à 12:00

Vous êtes admin réseau et vous en avez marre de jongler entre différents outils pour calculer un masque de sous-réseau, vérifier un enregistrement DNS, ou tester une config DHCP ?

Ça tombe bien puisque Networking Toolbox débarque avec tous les outils réseau dont vous avez besoin dans une seule interface plutôt propre et carrée.

Le projet est développé par Alicia Sykes , une développeuse qui a déjà pas mal de projets open-source à son actif et son idée c’est de regrouper plus d’une centaine d’utilitaires réseau au même endroit, sans dépendances tierces, sans tracking, et avec une interface qui fonctionne aussi bien sur desktop que sur mobile.

Le site propose des outils dans cinq grandes catégories. Du calcul de sous-réseaux, avec des calculateurs IPv4 et IPv6, de la planification VLSM, des outils CIDR pour convertir des masques ou générer des plages IP. Ensuite, les diagnostics réseau : lookups DNS, vérifications TLS, tests de connectivité, analyses HTTP et email. Vous avez aussi des générateurs pour DHCP et DNS, avec création d’enregistrements, validation DNSSEC, et configuration de zones complètes. Et bien sûr, tout un tas d’utilitaires divers pour convertir, valider, et manipuler des données réseau.

Ce qui est pratique, c’est que vous pouvez bookmark n’importe quel outil avec un clic droit. Ça le rend accessible offline et l’épingle en haut de votre page d’accueil. Si vous utilisez souvent les mêmes choses, ça évite de naviguer dans les menus à chaque fois. L’interface supporte ausis plusieurs langues, plusieurs thèmes visuels, et se contrôle entièrement au clavier.

Niveau techno, c’est du Svelte avec TypeScript, compilé en SvelteKit. Les calculs se font côté client, donc pas de latence serveur et le code est publié sous licence MIT. Vous pouvez donc le déployer sur votre propre infrastructure si vous ne voulez pas utiliser l’instance publique.

3 options principales s’offrent à vous : un conteneur Docker qui se lance avec une ligne de commande, un déploiement sur des plateformes cloud comme Vercel ou Netlify, ou un build statique que vous hébergez où vous voulez.

Pour Docker, c’est hyper fastoche. Vous tapez

docker run -p 3000:3000 lissy93/networking-toolbox

et l’interface est alors accessible sur localhost:3000. Si vous préférez compiler depuis les sources, le repo est ici sur Codeberg . Vous le clonez, vous installez les dépendances avec yarn, et vous lancez le serveur de dev avec yarn dev. Le projet se compile en build statique, en build Node.js, ou avec des adaptateurs pour GitHub Pages et autres hébergeurs statiques…

Le plus intéressant, c’est que Networking Toolbox propose aussi une API gratuite, sans clé, sans restrictions CORS. Si vous développez vos propres outils ou scripts d’automatisation réseau, vous pouvez interroger l’API directement sans config particulière pour par exemple, convertir un masque, valider une plage IP, ou générer un enregistrement DNS programmatiquement !

Voilà, si vous administrez des réseaux ou si vous étudiez les infras, testez-le. Je pense que vous gagnerez du temps et vous arrêterez de chercher “subnet calculator” sur Google toutes les cinq minutes.

Merci à Lorenper et Letsar pour l’info !

  • ✇Korben
  • La véritable histoire des noms de domaine
    Vous vous êtes déjà demandé comment on est passé de six extensions de domaine en 1985 à plusieurs milliers aujourd’hui ? Ou qui a enregistré le tout premier .com de l’histoire ? Hé bien vous allez pouvoir découvrir tout ça grâce au site dotcom.press qui a compilé 40 ans d’histoire des noms de domaine dans une chronologie interactive plutôt bien foutue. Si comme moi, vous aimez vous plonger dans l’Histoire d’Internet, allez jeter un œil ! L’idée du projet, c’est donc de raconter l’évolution techn

La véritable histoire des noms de domaine

Par : Korben
5 novembre 2025 à 16:12

Vous vous êtes déjà demandé comment on est passé de six extensions de domaine en 1985 à plusieurs milliers aujourd’hui ? Ou qui a enregistré le tout premier .com de l’histoire ? Hé bien vous allez pouvoir découvrir tout ça grâce au site dotcom.press qui a compilé 40 ans d’histoire des noms de domaine dans une chronologie interactive plutôt bien foutue.

Si comme moi, vous aimez vous plonger dans l’Histoire d’Internet, allez jeter un œil !

L’idée du projet, c’est donc de raconter l’évolution technique et humaine du web à travers le prisme des noms de domaine. Car derrière chaque .com, .org ou .net, il y a une histoire faite de batailles juridiques, de décisions politiques, d’arnaques monumentales, et parfois d’anecdotes complètement WTF.

La page couvre la période allant de 1983 à 2026, avec des événements clés présentés chronologiquement. Vous découvrirez par exemple que les 5 premières extensions (.com, .org, .edu, .gov, .mil) ont été définies en octobre 1984 dans la RFC 920, mais n’ont été mises en ligne qu’en 1985 accompagné de .net ajouté sur le tard. Ou encore que Network Solutions a eu le monopole complet de l’enregistrement des domaines jusqu’en 1999, quand l’ICANN a fini par leur imposer de la concurrence.

Le site explique aussi les enjeux autour des noms de domaine. Par exemple pourquoi Verisign détient toujours le monopole du .com et du .net en 2025, avec plus de 170 millions de domaines enregistrés et 1,5 milliard de dollars de revenus annuels. Ou comment le prix de gros d’un domaine est passé de 100 dollars dans les années 90 à 9 dollars en 1999, puis 6 dollars en 2000.

Il y a aussi des trucs plus exotiques comme l’histoire du .yu yougoslave volé pendant les guerres des Balkans ou comment voice.com a été acheté pour 30 millions de dollars en 2019, et n’affiche aujourd’hui qu’un texte moche et une adresse email.

Bref c’est une super timeline avec des images d’époque, des citations d’experts comme Tim Berners-Lee (évidemment), et des liens vers des tas de ressources complémentaires si vous voulez creuser un sujet.

Voilà, je me suis dit que si vous enseignez l’informatique, ou si vous bossez dans le web, ça devrait vous plaire.

Bonne lecture !

  • ✇LinuxFr.org : les dépêches
  • Netlibre, un service libre et un nom de domaine gratuit
    Le service netlibre, revu et corrigé Le service netlibre fournit gratuitement des noms de domaine et une interface simple pour les modifier. Récemment, ce service a été mis à jour. Vous voulez en savoir plus sur le service ? Vous êtes déjà bénéficiaire du service ou souhaitez le devenir ? Venez lire la suite ! Dans cet article, je vais me focaliser sur le service netlibre. L’histoire, l’ancienne version, la nouvelle et le futur du service. Et en bonus, les problèmes rencontrés. Les aspects pu

Netlibre, un service libre et un nom de domaine gratuit

25 décembre 2024 à 01:13

Le service netlibre, revu et corrigé

Le service netlibre fournit gratuitement des noms de domaine et une interface simple pour les modifier. Récemment, ce service a été mis à jour.

Vous voulez en savoir plus sur le service ? Vous êtes déjà bénéficiaire du service ou souhaitez le devenir ? Venez lire la suite !

Dans cet article, je vais me focaliser sur le service netlibre. L’histoire, l’ancienne version, la nouvelle et le futur du service. Et en bonus, les problèmes rencontrés. Les aspects purement techniques feront l’objet d’autres articles.

Sommaire

Trop Long ; Pas Lu (note aux utilisateurs actuels et pressés)

La nouvelle version de netlibre représente une réécriture complète du service. Points à retenir : bien meilleure stabilité, les domaines peuvent être gérés à plusieurs et même transférés entre utilisateurs, et bien davantage de vérifications sont faites sur les entrées des utilisateurs pour prévenir un maximum d’erreurs.

Pour les utilisateurs actuels : votre compte a été migré. Vous pouvez voir vos domaines depuis la nouvelle interface. Le contenu des zones n’a cependant pas été repris (pour des contraintes techniques), il faudra les re-remplir mais je pourrai vous fournir vos zones sur demande.

Pas d’inquiétude : les zones actuelles sont toujours servies, il n’y a pas eu de coupure du service DNS. Tant que vous ne faites pas de modification de votre zone sur l’interface, l’ancienne zone reste servie.

Une adresse email vous est demandée lors de votre connexion, elle est désormais obligatoire. Elle permet la récupération de mot de passe, de vous tenir informé des interruptions (volontaires ou non) du service ainsi que des mises à jour.

Connectez-vous au moins une fois dans les 6 mois. Pour faire du ménage je supprimerai les comptes qui ne se connectent pas au moins une fois dans les 6 mois suivant la publication de cet article.

Présentation du service

Le service netlibre fournit des noms de domaines (ou noms de SOUS-domaines si vous préférez) gratuitement. Ainsi, n’importe qui peut se réserver un nom de domaine en « *.netlib.re » ou « *.codelib.re ». L’administration du domaine se fait en quelques clics, sans compétences requises. Ce service est donc utile pour n’importe qui souhaitant un nom de domaine, à titre individuel ou pour une association par exemple.

Il est également possible de mettre à jour dynamiquement une adresse IP d’un enregistrement. Avoir une adresse IP dynamique n’est donc pas un frein à l’utilisation du service ; ce qui est courant pour les connexions à Internet chez les particuliers.

Le code source du service est entièrement libre, que ce soit l’interface, le service d’authentification ou le service dnsmanager qui lie l’interface web au serveur de noms. Tout est libre, sous licence ISC.

Histoire

Cela fait désormais plus de 9 ans que le site netlibre permet de réserver et de gérer des noms de domaines, gratuitement (le service est même encore plus vieux que ça, mais c’était beaucoup plus confidentiel). Un article sur LinuxFr.org avait été posté, puis 9 ans se sont écoulés non sans peine.

L’objectif initial était de me permettre de gérer des zones simplement et mettre à jour des adresses IP de manière automatique. De mémoire, selon mes recherches de l’époque, rien n’existait en libre pour faire cela ; les outils s’en approchant étaient trop complexes pour la simple gestion d’une zone. J’ai donc développé un outil permettant de visualiser de manière claire une zone et de modifier les entrées comme on pouvait le voir sur des sites professionnels. C’était à la fois directement utile pour moi, et un petit défi technique qui m’intéressait. Comme cela semblait utile pour d’autres personnes, j’ai partagé avec grand enthousiasme mon petit bricolage.

Malgré l’engouement du début, le site a très peu évolué par la suite, par manque de temps et d’énergie. Il remplissait son rôle pour mon usage, donc pendant des années je n’y ai pas touché du tout. Quand j’ai voulu m’y remettre, avec quelques années d’expérience supplémentaires, le code me semblait trop bancal pour m’y investir davantage. Les problèmes rencontrés demandaient une réécriture complète. La dernière section de l’article donne des détails.

netlibre, c’est désormais 9 ans, 7000+ utilisateurs et 32 000 zones. Qu’on s’entende bien, une bonne partie de ces comptes et de ces zones sont à jeter car des robots sont passés par là. D’ailleurs, le service, avec ses quelques dizaines de milliers de domaines, reste assez modeste. Néanmoins, j’ai été contacté par de nombreux utilisateurs au fil des années. Le site est réellement utilisé, et ça, c’est à la fois une victoire et une vraie surprise.

L’ancienne version

L’ancienne version du site a été modifiée jusqu’à très récemment (quelques mois) pour corriger de gros problèmes, notamment d’infrastructure. Cette version permettait de s’inscrire, demander des zones et les gérer (ajout, suppression, modification) avec une interface simple, comme on peut voir sur OVH ou Gandi. Mais elle n’était pas finie : impossible de se désinscrire ou récupérer son mot de passe, de nombreux enregistrements DNS étaient inaccessibles, etc.

Sauf que voilà, l’architecture logicielle rend la modification assez désagréable. J’ai donc décidé de repartir de 0, avec un meilleur découpage du service et des techno adaptées.

La nouvelle version

Depuis quelques semaines déjà, la nouvelle version est désormais en ligne. Les détails techniques derrière le service (code, langages, infra, sécurité, outils…) feront l’objet d’autres articles. Dans cette section, je vais parler des changements par rapport à l’ancien service.

Le partage de domaines est désormais possible, ce qui est utile pour des associations. Plusieurs personnes pourront donc posséder le même domaine et modifier la zone. Pas d’inquiétude si un membre de l’association n’est pas disponible, vous gardez le contrôle.

Des enregistrements protégés. Certains enregistrements DNS sont désormais en lecture seule pour éviter de supprimer des informations nécessaires au bon fonctionnement des zones. Ainsi, les enregistrements SOA et NS sont maintenant protégés.

De nouveaux enregistrements sont disponibles : SPF, DKIM et DMARC. Comme vous le savez probablement, ce sont des enregistrements qui se traduisent par des entrées textes (« TXT »). Des interfaces dédiées sont maintenant disponibles pour éviter une longue lecture de RFC pour savoir comment formater certaines options. Ces enregistrements sont plutôt complexes, donc aider les utilisateurs (même expérimentés) me semblait nécessaire.

De même, l’enregistrement CAA est désormais disponible. N’hésitez pas à me faire des suggestions pour de futurs enregistrements.

Une adresse email est désormais nécessaire. Les utilisateurs peuvent donc enfin récupérer leur mot de passe perdu. Ils seront également prévenus d’une panne, d’une mise à jour, d’un changement sur le site, etc.

Suppression de compte. Les utilisateurs peuvent désormais supprimer leur compte. Cela supprimera l’ensemble de leurs domaines (et zones) par la même occasion.

Un jeton de mise à jour. Afin de mettre à jour une adresse IP (enregistrement A ou AAAA) pour un serveur avec une IP dynamique, un mécanisme à base de jetons a été implémenté. Ainsi, accéder à une URL telle que https://www.netlib.re/token-update/<jeton> permet au service netlibre d’associer l’adresse IP du client à un enregistrement A ou AAAA (pour lequel on a généré ce jeton).

Par exemple, la zone toto.netlib.re possède un enregistrement A serveur.toto.netlib.re. L’utilisateur génère un jeton (ressemblant à 65b609fc-4a53-4a58-aae3-9824551a0fa5) pour cet enregistrement. Enfin, l’utilisateur lance (depuis son serveur) curl https://www.netlib.re/token-update/65b609fc-4a53-4a58-aae3-9824551a0fa5 pour que l’enregistrement serveur.toto.netlib.re pointe vers son adresse IP.

Je ne pense pas qu’il soit possible de faire plus simple. Un simple wget ou curl dans un crontab suffit pour maintenir à jour l’adresse de son serveur. Ce mécanisme permet probablement beaucoup moins de choses qu’un vrai service DynDNS, mais le cœur du service est là et sans aucune configuration !

Fin du mode « expert » qui permettait d’écrire soi-même le fichier de zone bind9. Entrer soi-même le fichier de zone semblait être une bonne idée, mais cela mène surtout à des problèmes d’infrastructure. Pour bien faire, il aurait fallu que les utilisateurs aient accès aux logs pour apprendre de leurs erreurs et corriger leurs zones, sauf que c’est inutilement complexe. Le mode « expert » devait pallier quelques lacunes de l’interface qui ne gérait qu’une petite partie des enregistrements possibles. Maintenant que l’interface permet de configurer les enregistrements DNS les plus courants, le mode expert perd une grande partie de son intérêt.

Plein de vérifications supplémentaires pour éviter des erreurs (simples et moins simples). Ces vérifications portent sur les adresses IPv4 et IPv6, les adresses email (grammaire décrite dans la RFC 5322), les noms de domaine et les labels (grammaires décrites dans les RFC), ou encore les options SPF, DKIM et DMARC. Cela est utile à tout le monde, y compris à des administrateurs expérimentés mais inattentifs.

Une interface didactique. L’interface se veut agréable à utiliser et rappelle régulièrement les bases aux novices. Par exemple, pas besoin d’aller chercher des informations complémentaires dans des RFC pour manipuler du SPF, DKIM ou DMARC. J’espère apporter à l’avenir ce niveau d’aide à la configuration pour d’autres enregistrements.

Inclusion de netlibre dans la PSL. Le domaine netlibre est désormais dans la Public Suffix List, le domaine codelib.re devrait suivre.

Migration : pourquoi une migration partielle

Comme décrit en début d’article, les comptes sont repris dans la nouvelle version du site. Votre identifiant et votre mot de passe sont toujours valides. De même, les zones sont toujours servies, il n’y a pas eu de coupure de service. En revanche, les zones n’ont pas été traduites dans la nouvelle interface, vous les verrez donc vierges. La raison est simple : le temps et l’énergie. Traduire des zones Bind9 (dans un format non trivial et parfois pleines d’erreurs) est assez long et peu engageant.

Maintenant que le service a été migré, vos domaines sont toujours présents et vous sont toujours réservés. L’ancien contenu des zones peut vous être envoyé pour vous aider à les reconfigurer sur la nouvelle interface, si c’est réellement nécessaire pour vous.

Le futur

Dans cette section je parlerai de propositions d’évolution pour le service, mais rien n’est gravé dans le marbre. J’ai par ailleurs encore du travail à faire sur cette nouvelle version. Tout ce qui est présenté ici viendra après ce qu’il me reste à faire, c’est-à-dire de nombreuses vérifications côté serveur (y compris de la surveillance de l’infra et autres joyeusetés inhérentes au développement de services en ligne) et une bonne pause bien méritée !

Traduire l’application. Contrairement à l’ancienne version, le site est désormais en anglais, pour diverses raisons. J’aimerais donc y apporter une traduction en Français, puis d’autres langues si des gens veulent bien s’y atteler.

Gérer vos zones. netlibre pourrait permettre de gérer des zones venant d’ailleurs. Par exemple, vous possédez « toto.fr » et vous souhaitez utiliser l’interface de gestion de netlibre. L’interface a été pensée pour être agréable à utiliser, ce serait dommage de ne pas en profiter pour d’autres domaines.

Déléguer des zones. À l’inverse, il serait également intéressant de permettre la délégation des zones netlibre. Cela reviendrait à prendre un nom de domaine de chez netlib.re sans utiliser l’interface de gestion.

Ouverture d’une API. La création de comptes, la réservation de noms de domaines et la modification de zones pourraient être automatisées. Cela pourrait être utile par exemple à une association qui souhaiterait automatiser la procédure pour ses membres. Cela était déjà prévu il y a 9 ans, et maintenant que le code est un peu plus sérieux, il est désormais pertinent de se re-poser la question.

De nouveaux enregistrements DNS. Divers enregistrements pourraient être implémentés pour offrir une interface toujours plus complète, y compris pour des utilisateurs avancés. Ainsi, des enregistrements tels que LOC, RP ou HINFO pourraient voir le jour. DNSSec pourrait être de la partie également. Je n’utilise pas personnellement ces fonctionnalités donc je ne me sens pas non plus pressé de les implémenter. Si cela vous tient à cœur, merci de m’en informer, ça pourrait me motiver.

De nouveaux domaines ? Le service propose actuellement des noms de domaines en « .netlib.re » ou « .codelib.re ». Je suis ouvert à la discussion si des gens veulent financer d’autres noms de domaines ou céder les leurs.

Le retour du mode « expert » ? Pour des personnes expérimentées, cela a du sens. En lieu et place de l’écriture d’un réel fichier de zone Bind9, une entrée libre avec un format proche d’un fichier de zone Bind9 serait envisageable. Les enregistrements seraient compris et vérifiés par l’interface puis traduits dans la représentation intermédiaire utilisée par netlibre. Le meilleur des deux mondes. Pas de fausse joie cependant, comme cela nécessiterait pas mal de code, ce n’est pas au programme pour tout de suite.

Alternatives à netlib.re

J’ai vu de nombreux sites proposant des services autour du DNS. Pour citer quelques exemples :

  • eu.org n’est pas pour des novices, et visiblement tout est géré à la main sans interface pour s’inscrire… difficile de faire plus éloigné des objectifs de netlib.re ;
  • freedns.afraid.org ne fournit pas le code source et n’est pas très ouvert aux novices, mais à part ça le service semble assez complet ;
  • ydns.io ne fournit pas le code source et ne propose pas une gestion d’un domaine qu’ils offrent, seulement un enregistrement A ou AAAA ;
  • nsupdate.info les inscriptions sont fermées ;

Ces services sont sans doute très bien. J’envie même certaines de leurs fonctionnalités, que j’implémenterai peut-être plus tard pour netlibre. Mais il manque systématiquement le code source, ou l’interface n’est pas faite pour un novice, ou le service ne propose pas tout à fait les mêmes fonctionnalités.

Je pense donc sincèrement que netlibre a sa place au milieu de tous les autres. Il se démarque ne serait-ce que par son code libre et son interface simple. À l’avenir, j’espère qu’il se démarquera par sa complétude.

Bonus : les problèmes survenus ces 9 dernières années (pour les curieux)

De nombreux problèmes sont survenus au fil du temps. Le site a été instable pendant longtemps, pour de multiples raisons :

  • une des bibliothèques utilisées gère mal les enregistrements sur plusieurs lignes, menant à des boucles infinies. Cela a été corrigé il y a quelques mois à peine (!) et seulement en local car je n’ai pas pris le temps d’envoyer mes corrections (!!). Pour cette raison, il n’était même pas possible d’avoir un enregistrement DKIM via l’interface de netlibre ;
  • une maintenance quasi-absente pendant longtemps, par manque de temps et d’énergie ;
  • des plantages à répétition à cause de l’infrastructure (bind9 qui redémarre en boucle à cause d’une erreur de configuration en crachant des tonnes de logs qui saturent le disque) ;
  • des mises à jour qui cassent tout (à cause d’un déploiement un peu bancal) ;
  • une architecture logicielle en mode bricolage avec des lancements de commandes lorsque l’utilisateur appuie sur certains boutons ;
  • des lancements de commandes qui ne libèrent pas correctement leur descripteur de fichier (je n’ai pas trouvé pourquoi ni comment corriger) ;
  • un manque de vérifications (notamment à cause du mode expert), menant à des erreurs côté Bind9 sans que l’utilisateur en soit informé.

Le plus gros problème a surtout été un manque de vérifications. Les bénéficiaires du service ont régulièrement innové pour détruire leurs zones. Entre la suppression des entrées NS et SOA (merci le mode expert) et les nombreuses valeurs invalides (auxquelles il fallait s’attendre, bien entendu), beaucoup de zones sont invalides sans même que les utilisateurs ne le sachent (autrement qu’en faisant des requêtes DNS).

Et j’en oublie sans doute bien d’autres. Tout ça parce que… netlibre à la base, c’est un projet perso, vite-fait, pour moi. J’avais espoir qu’il serve à quelques dizaines d’autres personnes, max. Le service netlibre s’est beaucoup plus développé que prévu et j’ai bon espoir que le service soit désormais un peu plus à la hauteur.

Commentaires : voir le flux Atom ouvrir dans le navigateur

  • ✇LinuxFr.org : les dépêches
  • Petites brèves : UUID, FSF, opendata, JO, linux, grafana, RoR, Docker et d'autres en vrac
    Déversons un peu ici la veille du moment pour libérer des onglets ailleurs et partager des liens mais aussi des sources : il s’agit bien évidemment de liens en rapport avec les thématiques du site (en l’occurrence dans cette fournée on trouvera logiciel libre, opendata, développement et vie privée par exemple), et ils sont plutôt variés ; les sources sont des sites web, des lettres d’actus et des réseaux sociaux (dans le cas présent, tous arrivés jusqu’à moi via des flux RSS/Atom), et c’est aus

Petites brèves : UUID, FSF, opendata, JO, linux, grafana, RoR, Docker et d'autres en vrac

Déversons un peu ici la veille du moment pour libérer des onglets ailleurs et partager des liens mais aussi des sources : il s’agit bien évidemment de liens en rapport avec les thématiques du site (en l’occurrence dans cette fournée on trouvera logiciel libre, opendata, développement et vie privée par exemple), et ils sont plutôt variés ; les sources sont des sites web, des lettres d’actus et des réseaux sociaux (dans le cas présent, tous arrivés jusqu’à moi via des flux RSS/Atom), et c’est aussi une manière de les partager et de vous inviter à les suivre aussi. Dans la suite de la dépêche, on parlera donc en vrac UUID, FSF, opendata, JO, linux, grafana, RoR, Docker et bien d’autres choses encore.

    Commentaires : voir le flux Atom ouvrir dans le navigateur

    • ✇Korben
    • ZTDNS – Microsoft renforce la sécurité DNS pour Windows
      Tiens, Microsoft nous prépare un nouveau bébé baptisé Zero Trust DNS, ou ZTDNS pour les intimes. Alors c’est quoi encore ce truc ? Eh bien c’est tout simplement un système permettant de sécuriser le DNS sur nos chers Windows. Pour ceux qui auraient loupé un épisode, le DNS c’est un peu comme l’annuaire téléphonique d’Internet. Il permet de traduire les noms de domaine tout mignons comme korben.info en adresses IP bien moins sexy. Le problème, c’est que jusqu’à présent, le DNS c’était un peu

    ZTDNS – Microsoft renforce la sécurité DNS pour Windows

    Par : Korben
    7 mai 2024 à 08:00

    Tiens, Microsoft nous prépare un nouveau bébé baptisé Zero Trust DNS, ou ZTDNS pour les intimes. Alors c’est quoi encore ce truc ? Eh bien c’est tout simplement un système permettant de sécuriser le DNS sur nos chers Windows.

    Pour ceux qui auraient loupé un épisode, le DNS c’est un peu comme l’annuaire téléphonique d’Internet. Il permet de traduire les noms de domaine tout mignons comme korben.info en adresses IP bien moins sexy. Le problème, c’est que jusqu’à présent, le DNS c’était un peu le maillon faible de la sécurité. Les communications n’étaient pas chiffrées, ce qui ouvrait la porte à plein de menaces comme l’espionnage, le détournement de trafic ou même les attaques de type « DNS spoofing« . D’ailleurs, selon une étude de Cisco, plus de 70% des attaques de phishing utilisent des techniques de DNS spoofing pour tromper leurs victimes.

    Mais ça, c’était avant ! Avec ZTDNS, Microsoft promet de changer la donne. Déjà, toutes les communications entre les clients Windows et les serveurs DNS seront chiffrées et authentifiées grâce aux protocoles DNS over HTTPS (DoH) ou DNS over TLS (DoT), ce qui devrait rendre la vie plus difficile aux vilains cyber criminels qui voudraient mettre leur nez dans nos petites affaires.

    Ensuite, et c’est là que ça devient vraiment intéressant, ZTDNS va permettre aux admins réseau de contrôler finement quels domaines peuvent être résolus par les serveurs DNS. En gros, si un domaine n’est pas sur la liste blanche, et bien le client Windows ne pourra tout simplement pas s’y connecter !

    Mais attention, mettre en place un truc pareil, ça ne va pas être une partie de plaisir. Il va falloir bien planifier son coup pour éviter de tout casser, du genre bloquer sans faire exprès l’accès à des services importants ! Mais bon, c’est le prix à payer pour renforcer la sécurité et se rapprocher doucement d’un modèle « Zero Trust » où on ne fait confiance à personne par défaut.

    Alors concrètement, comment ça va marcher ?

    Eh bien déjà, il faudra que les serveurs DNS supportent les protocoles de chiffrement comme DoH ou DoT. Ça tombe bien, ZTDNS est conçu pour être compatible avec tout ça. Pas besoin de réinventer la roue.

    Ensuite, lorsqu’un client Windows aura besoin de résoudre un nom de domaine, il va discuter avec un des fameux serveurs DNS « protecteurs » et si le domaine est autorisé, le serveur lui filera l’adresse IP correspondante. Et hop, le pare-feu Windows sera dynamiquement mis à jour pour autoriser la connexion vers cette IP. Par contre, pour le reste, c’est niet ! Le trafic sera bloqué direct !

    Bon après, faut quand même avouer qu’il y aura des trucs qui vont morfler à cause de ZTDNS. Tous les protocoles réseaux un peu exotiques qui n’utilisent pas le DNS, comme le multicast DNS (mDNS) par exemple, ça va être coupé. Pareil pour les partages de fichiers sur le réseau local ou les imprimantes qui utilisent des protocoles de découverte archaïques. Ça risque donc de râler dans les chaumières !

    Mais heureusement, les ingénieurs de Microsoft ne sont pas nés de la dernière pluie et ont prévu pas mal de mécanismes pour « mitiger » ces problèmes. Par exemple, on va pouvoir définir des exceptions pour autoriser certaines plages d’adresses IP sans passer par le DNS. Ou encore favoriser des solutions plus modernes et sécurisées, comme l’impression via Universal Print qui passe, lui, gentiment par le DNS.

    Un autre truc à prendre en compte, c’est que certaines applications un peu spéciales risquent de ne plus fonctionner du tout avec ZTDNS. Celles qui utilisent des adresses IP codées en dur ou des mécanismes de résolution maison, c’est mort. Mais bon, ce sera l’occasion de faire le ménage et de moderniser tout ça.

    Microsoft a d’ailleurs prévu un mode « Audit » qui permet dans un premier temps de voir ce qui serait bloqué par ZTDNS, sans pour autant péter la prod. Comme ça, on peut analyser tranquillement les flux réseau et identifier les applications ou les flux problématiques. C’est un bon moyen d’anticiper les éventuels soucis avant de passer en mode bloquant !

    Bon après, faut pas non plus se voiler la face. Même avec ZTDNS, il restera toujours des failles de sécurité potentielles. Les connexions VPN ou SASE/SSE par exemple, qui encapsulent le trafic dans un tunnel chiffré, pourront toujours passer entre les mailles du filet si on n’y prend pas garde. Sans parler des technologies de virtualisation qui court-circuitent carrément la pile réseau de Windows !

    Mais bon, rien n’est parfait et il faut bien commencer quelque part… ZTDNS représente déjà une sacrée avancée pour renforcer la sécurité réseau des parcs Windows et avec un peu de rigueur et de persévérance, les admins sys pourront en tirer le meilleur parti.

    Pour l’instant, ZTDNS est en preview privée chez Microsoft. On ne sait pas encore exactement quand il débarquera dans nos Home Sweet Home. En attendant, je vous invite à aller jeter un œil à l’article sur le blog Techcommunity qui rentre dans les détails techniques de la bête. C’est dense mais ça vaut le coup de s’y plonger si vous voulez être informé.

    Source

    • ✇Korben
    • SharpCovertTube – Pour contrôler un PC à distance en passant par Youtube
      Vous n’allez pas en croire vos yeux ! Je viens de tomber sur un truc de malade qui s’appelle SharpCovertTube et qui permet de contrôler des systèmes Windows à distance en uploadant des vidéos sur Youtube. Si si, je vous jure, c’est pas une blague ! En gros, le programme surveille en permanence une chaîne Youtube jusqu’à ce qu’une nouvelle vidéo soit uploadée. Et là, attention les yeux, il décode un QR code planqué dans la miniature de la vidéo et exécute la commande cachée dedans. Francheme

    SharpCovertTube – Pour contrôler un PC à distance en passant par Youtube

    Par : Korben
    10 avril 2024 à 09:00

    Vous n’allez pas en croire vos yeux ! Je viens de tomber sur un truc de malade qui s’appelle SharpCovertTube et qui permet de contrôler des systèmes Windows à distance en uploadant des vidéos sur Youtube. Si si, je vous jure, c’est pas une blague !

    En gros, le programme surveille en permanence une chaîne Youtube jusqu’à ce qu’une nouvelle vidéo soit uploadée. Et là, attention les yeux, il décode un QR code planqué dans la miniature de la vidéo et exécute la commande cachée dedans. Franchement, les mecs qui ont pondu ça sont des génies du mal ! Ce projet c’est en fait un portage d’un autre projet vachement cool réalisé en Python en 2021 qui s’appelle covert-tube.

    Le plus dingue, c’est que les QR codes dans les vidéos peuvent contenir du texte en clair ou même des valeurs chiffrées en AES. Autant vous dire que ça rigole pas niveau sécurité. Et en plus, y a même deux versions du programme : un binaire classique et un binaire qui s’installe comme un service. Ils ont vraiment pensé à tout ces petits malins.

    Ah oui, j’oubliais de vous dire, y a même un script Python fourni avec pour générer les vidéos piégées. En gros, ce truc est une méthode de persistance qui utilise juste des requêtes web vers l’API Google. C’est quand même super vicieux comme technique !

    Bon, je vous explique un peu comment ça marche. Déjà, faut lancer le listener sur votre système Windows. Ensuite, il va checker la chaîne Youtube toutes les 10 minutes par défaut, jusqu’à ce qu’une nouvelle vidéo soit uploadée.

    Et devinez quoi ? Dès qu’il a détecté la nouvelle vidéo sur la chaîne, il décode directement le QR code planqué dans la miniature, exécute la commande et tadaaaa : la réponse a été encodée en base64 puis exfiltrée par une requête DNS. Sérieux, c’est super smart comme méthode d’exfiltration !

    Ça fonctionne aussi avec des QR codes qui contiennent des payloads.

    Bon après, c’est sûr, y a quelques petits trucs à configurer pour que ça marche nickel. Déjà faut renseigner son ID de chaîne Youtube et sa clé API dans un fichier de configuration. Là c’est obligatoire sinon vous pouvez aller vous brosser. Après si vous voulez utiliser le chiffrement AES pour vos QR codes, faudra aussi mettre une clé et un IV (Initialization Vector), mais c’est optionnel, on n’est pas non plus obligés d’être parano.

    Autre détail qui peut être pratique : on peut choisir le délai en secondes entre chaque check de nouvelle vidéo sur la chaîne. Par défaut c’est 10 minutes, mais faut pas trop abuser non plus, sinon on va vite se prendre un gros râteau par l’API à cause du nombre de requêtes.

    Plein d’autres petits paramètres sont configurable comme la journalisation dans un fichier, l’exfiltration par DNS, le nom d’hôte pour l’exfiltration, etc. Bref, c’est du solide, bien pensé. Et même si on a les droits admin, on peut installer une version « service » pour plus de discrétion. Bien vu les artistes !

    Le seul petit hic, c’est qu’il faut que le binaire soit en 64 bits à cause du code utilisé pour décoder les QR codes. Mais bon, on va pas chipoter, ça reste quand même mega impressionnant comme outil.

    Bref, j’espère que cet article vous aura donné envie de tester ! Perso je trouve ça fascinant ce genre de projets un peu border-line. Évidemment, n’allez pas utiliser ce genre de trucs à des fins malveillantes hein ? Mais bon, avouez que d’un point de vue techno et créativité, c’est quand même hyper cool !

    Allez, la bonne journée, et la prochaine fois, essayez de mater d’un peu plus près les miniatures des vidéos Youtube, on sait jamais sur quoi vous allez tomber !

    • ✇Korben
    • Utilisez Surfshark VPN pour protéger votre smart TV
      — Article en partenariat avec Surfshark — Alors les amis, quoi de neuf dans le cyberespace ? Une des dernières fois que je vous ai parlé de Surfshark VPN c’était pour vous présenter les améliorations qui vont nous accompagner dés cette année 2024. Et oui, je dis nous, car c’est mon outil VPN au quotidien, celui que j’utilise depuis plusieurs années maintenant. Et s’il y a une fonctionnalité qui est présente depuis assez longtemps et que je n’ai jamais détaillée, c’est la protection Smart

    Utilisez Surfshark VPN pour protéger votre smart TV

    Par : Korben
    22 février 2024 à 10:00

    Surfshark Logo

    — Article en partenariat avec Surfshark

    Alors les amis, quoi de neuf dans le cyberespace ? Une des dernières fois que je vous ai parlé de Surfshark VPN c’était pour vous présenter les améliorations qui vont nous accompagner dés cette année 2024. Et oui, je dis nous, car c’est mon outil VPN au quotidien, celui que j’utilise depuis plusieurs années maintenant.

    Et s’il y a une fonctionnalité qui est présente depuis assez longtemps et que je n’ai jamais détaillée, c’est la protection Smart TV. Comme tous les outils du genre, vous savez déjà que Surfshark protège la gamme de base : vos ordinateurs, laptops et autres smartphones. Mais va plus loin et prends aussi en charge vos consoles et routeurs ainsi que votre télévision intelligente, quel que soit le type de modèle (Fire TV, Apple TC …).

    Tout les VPNs du marché ne le font pas. Surtout il n’y a pas besoin de sacrifier l’un de vos appareils pour protéger la TV puisque votre abonnement vous permettra de sécuriser un nombre illimité de machines. Le tout en supportant l’utilisation simultanée, donc pas besoin de s’amuser à couper certaines connexions pour éviter les ralentissements.

    Alors oui il est toujours possible d’utiliser des services de Smart DNS pour accéder à certains contenus sur votre TV (restreint géographiquement, etc.). Mais cela ne vous protégera pas aussi bien qu’un vrai VPN et cela demande quelques manipulations comme d’aller modifier les adresses IP et la configuration DNS sur votre TV, etc. Rien d’hyper complexe non plus, mais ce n’est pas obligatoire si votre télétubbie tourne sur Amazon Fire, Android ou Google.

    L’autre méthode c’est simplement d’installer l’application Surfshark depuis votre smart TV (depuis le Google Play Store), de connecter votre compte et ensuite de choisir un serveur. Situé à l’étranger si vous voulez apparaitre comme un utilisateur de ce pays, ou dans votre propre pays si vous voulez une connexion plus rapide. Vous pouvez aussi utiliser votre PC en tant que hotspot wi-fi et vous en servir comme routeur virtuel pour votre TV. Ou passer par un routeur, ou un simple câble Ethernet. À vous de voir la meilleure solution selon votre situation !

    Surfshark va transformer votre télévision en une porte d’entrée mondiale vers le divertissement. Aucune frontière ne résistera à son pouvoir, que vous souhaitiez débloquer des bibliothèques Netflix (ou Prime & Co) exclusives ou accéder à des émissions en direct de n’importe où dans le monde.

    Si tous les modèles n’ont pas une application native comme c’est le cas pour les modèles sous Android ou Amazon, toutes ont au moins la possibilité de faire fonctionner le VPN via Smart DNS (Samsung, LG, Roku …). Votre TV intelligente bénéficiera donc des avantages d’un VPN : meilleure protection de votre vie privée, meilleure sécurité, accès aux contenus bloqués, etc.

    Vous disposez aussi toujours de toute la panoplie de fonctionnalités utiles de l’outil : chiffrement AES-256, bloqueur de pubs, bouton kill switch, split tunneling, MultiHop dynamique, IP fixe ou rotative, camouflage de votre activité pour votre FAI, etc., etc. Je ne vous refais pas le topo complet (que vous pouvez trouver ici). Et avec l’upgrade récent de son parc de 3200 serveurs répartis dans 100+ pays (passage de 1Gb/s à 10 Gb/s) cela rend le streaming encore plus rapide. La plupart du temps c’est même difficilement perceptible.

    Bref, il n’y a aucune raison de ne pas inclure votre smart TV dans votre réseau. Ce n’est pas forcément le premier appareil auquel on va penser, mais une fois que toute votre famille est sécurisée sur les appareils les plus communs (téléphones, ordinateurs perso/pro …) autant l’intégrer à la liste. Il y a quelques jours ils ont encore été élus choix de l’année 2024 par Tech Advisor comme meilleur VPN pour multiples devices.

    En ce moment Surfshark VPN, propose son abonnement sur 2 ans (24 mois + 2 offerts) pour moins de 2.75€/mois TTC. CB, PayPal, Google Pay, Amazon Pay … et même les paiements en crypto sont toujours acceptés (c’est plutôt une bonne période pour en profiter vu que les prix sont bien montés). De même que la garantie 30 jours satisfait ou remboursé pour le cas où vous ne seriez pas satisfait.

    Testez Surfshark VPN par vous-mêmes !

    ❌
    ❌