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  • ✇Korben
  • API fantôme - Quand l'IA crée des backdoors dans le dos des dev
    Si vous utilisez GitHub Copilot ou ChatGPT pour coder plus vite, voici une nouvelle qui va peut-être vous refroidir un peu. Une fintech a découvert que des attaquants avaient extrait des données clients via un endpoint API qui n'était documenté nulle part. Personne dans l'équipe ne se souvenait l'avoir créé et après 3 semaines d'enquête, le verdict est tombé : c'est Copilot qui l'avait généré pendant une session de code nocturne. Bienvenue dans l'ère des "phantom APIs" les amis ! J'avoue que le

API fantôme - Quand l'IA crée des backdoors dans le dos des dev

Par : Korben
23 décembre 2025 à 13:00

Si vous utilisez GitHub Copilot ou ChatGPT pour coder plus vite, voici une nouvelle qui va peut-être vous refroidir un peu. Une fintech a découvert que des attaquants avaient extrait des données clients via un endpoint API qui n'était documenté nulle part. Personne dans l'équipe ne se souvenait l'avoir créé et après 3 semaines d'enquête, le verdict est tombé : c'est Copilot qui l'avait généré pendant une session de code nocturne.

Bienvenue dans l'ère des "phantom APIs" les amis !

J'avoue que le concept m'a fait marrer car on parle quand même d'endpoints qui existent en production mais dont personne n'a connaissance. Ahahaha... y'a pas de documentation, pas de tests, pas de validation de sécurité. C'est juste un peu de code généré par une IA qui a trouvé ça "logique" de créer un /api/v2/admin/debug-metrics qui balance du PII à quiconque tombe dessus par hasard.

J'ai vu le dernier rapport Veracode GenAI Code Security et les chiffres font un peu flipper c'est vrai ! Ils ont testé plus de 100 LLM sur 80 tâches de codage différentes, et le résultat fait mal puisque 45% du code généré par IA contient des vulnérabilités classées OWASP Top 10. En gros, presque une fois sur deux, votre assistant IA vous pond du code troué comme une passoire. Java est le grand gagnant avec 72% de taux d'échec, suivi par Python, JavaScript et C# qui tournent autour de 38-45%.

En effet, l'IA ne pense pas comme un dev qui s'est déjà fait hacker. Par exemple, quand un dev crée un endpoint, il réfléchit authentification, rate limiting, exposition de données, documentation. Alors que l'IA, elle, génère juste ce qui lui semble statistiquement logique vu son dataset d'entraînement, sans comprendre les implications sécurité ou les politiques de l'organisation.

D'ailleurs une autre étude Apiiro montre que les assistants IA ont multiplié par 10 les vulnérabilités introduites en seulement 6 mois dans les dépôts étudiés. Les chemins d'escalade de privilèges ont explosé tout comme les défauts architecturaux. Et le pire c'est que les développeurs qui utilisent l'IA exposent leurs credentials cloud (clés Azure, Storage Access Keys) deux fois plus souvent que les autres.

Y'a aussi le problème du "slopsquatting". Oui, encore un gros mot, je sais... En fait, l'IA peut vous recommander d'installer un package qui n'existe tout simplement pas. Genre elle hallucine un nom de librairie et un attaquant un peu moins con que les autres, peut enregistrer ce nom sur npm ou PyPI et y foutre du code malveillant.

Et là que ça devient vraiment problématique, c'est que les outils de sécurité traditionnels ne voient rien. L'analyse statique compare votre code à des specs documentées, sauf que les phantom APIs n'existent dans aucune spec. Les API gateways protègent les endpoints enregistrés mais laissent passer des routes non déclarées sans authentification.

Pour s'en sortir, certaines boîtes commencent donc à analyser le trafic en temps réel pour détecter les endpoints qui traînent. Y'a aussi l'audit de code spécifique IA pour repérer les patterns de génération algorithmique, et la comparaison continue entre les specs et ce qui tourne vraiment en production.

Bref, relisez votre code généré par IA comme si c'était un stagiaire collégien de 3e qui l'avait écrit, et si vous découvrez un endpoint bizarre dans votre base de code dont personne ne se souvient, y'a des chances que ce soit un "fantôme" laissé par votre copilote préféré...

  • ✇Korben
  • Des distrib Linux commencent à interdire le code généré par l’IA
    Ça chauffe du côté des distributions UNIX open source, mes amis. Gentoo et NetBSD viennent de dégainer leur arme anti-IA en bannissant purement et simplement le code généré par de l’intelligence artificielle. Bye bye Copilot, au revoir ChatGPT, votre code IA devient persona non grata chez les irréductibles du libre ! Mais pourquoi tant de haine ? Eh bien nos amis de Gentoo et NetBSD ont plus d’un arguments dans leur sac banane. Premier grief : le copyright. Avec ces IA qui pompent allègreme

Des distrib Linux commencent à interdire le code généré par l’IA

Par : Korben
18 mai 2024 à 20:50

Ça chauffe du côté des distributions UNIX open source, mes amis. Gentoo et NetBSD viennent de dégainer leur arme anti-IA en bannissant purement et simplement le code généré par de l’intelligence artificielle. Bye bye Copilot, au revoir ChatGPT, votre code IA devient persona non grata chez les irréductibles du libre !

Mais pourquoi tant de haine ? Eh bien nos amis de Gentoo et NetBSD ont plus d’un arguments dans leur sac banane. Premier grief : le copyright. Avec ces IA qui pompent allègrement du code à droite à gauche, on ne sait plus trop à qui appartient quoi. Pas question donc de se retrouver avec du code « contaminé » qui violerait les sacrosaintes licences open source.

Deuxième point noir : la qualité. Vous avez déjà essayé de faire générer du code par ChatGPT ? C’est joli, ça a l’air de marcher… mais y’a quand même souvent des bugs ! Hors de question donc pour Gentoo et NetBSD de laisser entrer du code foireux dans leur précieux dépôts. Ils tiennent à leur réputation de stabilité et de fiabilité, nom d’un kernel en mousse !

Ah et puis il y a aussi la question de l’éthique. Leur point de vue, c’est qu’entre la consommation gargantuesque d’énergie, les violations de copyright pour les entraîner et leur utilisation pour spammer et arnaquer à tout-va, y a de quoi refuser tout ça en bloc. Ils ne veulent pas tremper là-dedans. Et d’un côté, je peux les comprendre.

Alors bien sûr, cette décision va à contre-courant de la hype actuelle mais Gentoo et NetBSD ne sont pas du genre à suivre la mode aveuglément et croient dur comme fer à l’importance du travail humain. Cela ne veut pas dire qu’ils rejettent complètement l’IA évidemment… Ils restent ouverts mais pour l’instant, c’est trop hasardeux. D’autres distrib comme Debian hésitent encore à rejoindre ce mouvement…

Perso, je pense que la question éthique et celle du copyright sont des vraies problématiques pour tous les projets libres car cela pourrait ruiner leurs efforts quand à la licence qu’ils s’attribuent ou leurs objectifs écolo… exactement comme Microsoft qui, en ce moment, est en train de ruiner tous ses efforts de développement durable de ces dernières années en poussant l’IA à fond…

Par contre, je ne suis pas vraiment d’accord avec eux sur la qualité du code produit. Certes, il y a des bugs mais exactement comme avec un humain. Donc, à mon sens, c’est pas pire ou pas mieux, surtout que le dev qui utilise l’IA est quand même censé repasser dessus et corriger les bugs éventuels.

On verra bien quelles distributions suivront ce mouvement éthique. Perso, je suis plutôt très chaud sur l’IA, comme vous le savez, mais en ce qui concerne ce cas spécifique du logiciel libre, je pense que Gentoo et NetBSD prennent la bonne décision en jouant la prudence. Pour le moment, ce n’est pas encore pour eux et ce serait prendre trop de risques.

Mais un jour, ça changera peut-être… On verra bien.

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  • ✇Korben
  • Les IA comme ChatGPT aident-elles réellement les étudiants en informatique ?
    Vous êtes un étudiant en informatique, tout frais, tout nouveau, et on vous balance des exercices de programmation à faire. Panique à bord ! Mais attendez, c’est quoi ce truc là-bas ? Ah bah oui, c’est ChatGPT, votre nouveau meilleur pote ! Il est capable de résoudre vos exos en deux temps trois mouvements, grâce à des techniques de traitement du langage naturel (NLP) et d’analyse de langage de programmation, mais attention, c’est pas si simple. Des chercheurs ont voulu creuser la

Les IA comme ChatGPT aident-elles réellement les étudiants en informatique ?

Par : Korben
15 avril 2024 à 12:13

Vous êtes un étudiant en informatique, tout frais, tout nouveau, et on vous balance des exercices de programmation à faire. Panique à bord !

Mais attendez, c’est quoi ce truc là-bas ?

Ah bah oui, c’est ChatGPT, votre nouveau meilleur pote ! Il est capable de résoudre vos exos en deux temps trois mouvements, grâce à des techniques de traitement du langage naturel (NLP) et d’analyse de langage de programmation, mais attention, c’est pas si simple.

Des chercheurs ont voulu creuser la question et voir comment ces générateurs de code IA influencent vraiment l’apprentissage des étudiants et pour cela, ils ont réalisé 2 études. Dans la première, ils ont pris 69 étudiants, des novices complets en Python et les ont séparés en deux groupes : Ceux qui utiliseront l’IA et ceux qui coderont à l’ancienne sans IA.

Durant 7 sessions, ils leur ont donné des exos à faire. Les Jedis boostés à l’IA avaient accès à un générateur de code basé sur Codex, un modèle d’apprentissage automatique qui utilise le NLP et l’analyse de langage de programmation pour générer du code à partir des entrées des utilisateurs. Les autres, eux, devaient se débrouiller.

Résultat des courses ?

Les dev augmenté à l’IA ont cartonné ! Ils ont fini 91% des tâches contre 79% pour les autres. En plus, leur code était beaucoup plus correct. Toutefois, sur les tâches où il fallait modifier du code existant, les deux groupes étaient au coude à coude. Ensuite, ils ont fait passer des tests de connaissance aux étudiants, sans l’IA. Et là, surprise ! Les deux groupes ont eu des scores similaires. Mais quand ils ont refait les tests une semaine plus tard, les étudiants du goupe boosté à l’IA ont mieux retenu ce qu’ils avaient appris.

Dans la deuxième étude, les chercheurs ont analysé comment les étudiants utilisaient vraiment le générateur de code. Et là, révélations ! Certains en abusaient grave, genre copier-coller direct la consigne sans réfléchir. Pas cool ! 😅 Mais d’autres étaient plus malins et s’en servaient pour décomposer le problème en sous-tâches ou vérifier leur propre code.

Alors, que faut-il en retenir ?

Et bien que l’IA peut être un super outil pour apprendre à coder, mais à condition savoir l’utiliser intelligemment. C’est pourquoi les concepteurs d’outils et les profs doivent encourager une utilisation responsable et auto-régulée de ces générateurs de code. Sinon, c’est le drame assuré !

Pour ma part, vous le savez, le développement, c’est pas mon truc. Mais depuis que l’IA a débarqué dans ma vie, « sky is the limit » et ça m’aide énormément. Et comme ces étudiants, si je pose mon cerveau que je passe en mode copié-collé IA, à la fin, je vais avoir du caca. Mais si je comprends ce que je veux faire, si je maitrise mon code plus comme un chef de projet bien technique et bien c’est redoutablement efficace. Et ce qui est encore plus cool, c’est que j’apprends plein de trucs. On dit souvent qu’il faut forger pour devenir forgeron. Et bien là c’est le cas, car je ne m’encombre plus des problématiques de syntaxe, et je construis brique par brique mes outils en comprenant tout ce que je fais. Donc l’IA pour développer, oui !! Mais en laissant le cerveau allumé.

En tout cas, une chose est sûre, c’est en train de révolutionner l’apprentissage du code. Ça promet pour le futur mais faudra veiller à ce que les étudiants apprennent vraiment à faire les choses et ne deviennent pas des zombies du copier-coller (on avait déjà le souci avec StackOverflow, cela dit…).

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  • ✇Korben
  • Continue – L’extension Visual Studio Code qui code à votre place
    Cursor est à ce jour l’éditeur de Code que je préfère, car il est basé sur Visual Studio et totalement boosté à l’IA. Cela me permet pour moi qui suis une quiche en dev, de mener à bien mes projets de conquête du monde. Toutefois, c’est payant. Et si vous ne voulez pas lâcher un peu de thunasse, et que vous voulez payer uniquement ce que vous consommez, c’est possible dans Cursor avec une clé OpenAI, mais également en installant ce plugin open source baptisé « Continue » directement dans un

Continue – L’extension Visual Studio Code qui code à votre place

Par : Korben
25 janvier 2024 à 09:00

Cursor est à ce jour l’éditeur de Code que je préfère, car il est basé sur Visual Studio et totalement boosté à l’IA. Cela me permet pour moi qui suis une quiche en dev, de mener à bien mes projets de conquête du monde.

Toutefois, c’est payant. Et si vous ne voulez pas lâcher un peu de thunasse, et que vous voulez payer uniquement ce que vous consommez, c’est possible dans Cursor avec une clé OpenAI, mais également en installant ce plugin open source baptisé « Continue » directement dans un bon vieux Visual Studio Code d’origine ou un JetBrains.

Concrètement, ce truc vous permet en surlignant un bout de code, de discuter avec l’IA pour mieux le comprendre, le compléter ou le corriger. Vous pouvez même apporter des modifs directement à votre code simplement en demandant ce que vous voulez en langage naturel du genre :

/edit réécrire ceci pour retourner une liste aplatie à partir d'une matrice 3x3
/edit refactoriser cela en une mise en page flex angulaire sur une seule ligne
/edit définir ici un type pour une liste de listes de dictionnaires

Continue permet aussi de générer des fichiers from scratch, c’est-à-dire de zéro ou de générer des tests unitaires, des commandes Shell ou des recherches sur StackOverflow pour en extraire uniquement le nécessaire.

Continue est compatible avec GPT-4 et GPT-3.5-turbo via l’API OpenAI. Et si vous voulez esquiver OpenAI, vous pouvez toujours la connecter sur un autre LLM en utilisant par exemple LM Studio ou Ollama.

Une fois installé, pour l’activer, il suffit de faire un CMD + M (ou ALT + M).

Amusez-vous bien et codez-moi des trucs de ouf !

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