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  • ✇Korben
  • Ubuntu 26.04 planque ses mises à jour (et c'est fait exprès)
    Ubuntu 26.04 LTS est disponible depuis avril, et si vous l'avez installée, vous avez peut-être remarqué un truc : **Plus aucune notification de mise à jour !**L'icône qui vous prévenait dans la barre du haut a disparu, les pop-ups aussi. Rassurez-vous, ce n'est pas un bug mais un choix de design assumé par Canonical. La clé show-updates-status-icon du paquet update-notifier est passée à false par défaut, du coup, votre système ne vous signale plus rien quand des paquets attendent d'être installé

Ubuntu 26.04 planque ses mises à jour (et c'est fait exprès)

Par : Korben ✨
23 juillet 2026 à 09:23

Ubuntu 26.04 LTS est disponible depuis avril, et si vous l'avez installée, vous avez peut-être remarqué un truc : **Plus aucune notification de mise à jour !**L'icône qui vous prévenait dans la barre du haut a disparu, les pop-ups aussi. Rassurez-vous, ce n'est pas un bug mais un choix de design assumé par Canonical.

La clé show-updates-status-icon du paquet update-notifier est passée à false par défaut, du coup, votre système ne vous signale plus rien quand des paquets attendent d'être installés. Pour le savoir, il faut ouvrir un terminal ou lancer l'App Center à la main.

Je précise quand même un truc avant que tout le monde s'énerve, parce que beaucoup de Linuxiens n'aiment pas le changement ^^. Sachez que cette icône de notification est toute récente et n'existait pas sur Ubuntu 24.04, elle est arrivée avec la 25.10 pour remplacer le vieux pop-up intrusif du Software Updater. Donc cette 26.04 ne supprime pas une fonction historique, mais achève juste un machin qui avait à peine un an.

Donc avant de changer de distro en panique, non, votre sécurité n'est pas en jeu. Ubuntu garde unattended-upgrades, le service qui installe les correctifs de sécurité tout seul en arrière-plan, actif par défaut. Les failles critiques continuent donc d'être colmatées, c'est juste que vous n'êtes plus au courant quand ça se produit.

Sauf qu'il y a un petit bémol bien réel : LTS. Une version LTS, c'est celle qu'on garde 5 ans, souvent installée sur le PC de quelqu'un qui n'ouvrira jamais un terminal (coucou l'ordi de vos parents). Et unattended-upgrades ne gère par défaut que la sécurité, et pas les mises à jour applicatives. Vos applis en Snap comme Firefox continuent donc bien de se mettre à jour toutes seules dans leur coin, mais vos paquets .deb non critiques, eux, vont s'empiler sans que personne ne vous prévienne. C'est la seule vraie critique à faire à Canonical sur ce coup. Après c'est un éditeur coutumier des choix qui divisent , donc on commence à avoir l'habitude, mais bon voilà, il faudra penser à faire les mises à jour non critiques.

Le plus gênant, c'est qu'il n'y a pas non plus de bouton dans les réglages pour réactiver cette icône. La seule voie passe donc par gsettings, et la valeur par défaut, elle, reste sur off.

Donc voici comment faire si l'idée de piloter vos mises à jour à l'aveugle vous refroidit. Une ligne de commande et l'icône revient :

gsettings set com.ubuntu.update-notifier show-updates-status-icon true

Voilà, voilà, vous retrouvez vos notifications comme avant sans avoir besoin de réinstaller quoi que ce soit.

Bref, rien de dramatique, mais un défaut trèèèès discutable notamment sur les versions LTS qu'on garde des années.

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  • Un boîtier Wi-Fi qui détecte les gens à travers les murs
    Ce serait marrant de détecter quelqu'un dans une pièce voisine, sans utiliser de caméra ou de capteur infrarouge. En fait, c'est possible avec juste du Wifi et c'est ce que nous prouve Talking Sasquach qui vient de se bricoler un petit boitier capable de faire ça. Je vous rassure, l'idée n'a rien de neuf. Notre corps est plein d'eau, et l'eau ça renvoie et ça absorbe les ondes radio. Du coup, dès que vous bougez un peu votre popotin, bah ça perturbe les signaux Wi-Fi qui traversent la pièce.

Un boîtier Wi-Fi qui détecte les gens à travers les murs

Par : Korben ✨
2 juillet 2026 à 23:05

Ce serait marrant de détecter quelqu'un dans une pièce voisine, sans utiliser de caméra ou de capteur infrarouge. En fait, c'est possible avec juste du Wifi et c'est ce que nous prouve Talking Sasquach qui vient de se bricoler un petit boitier capable de faire ça.

Je vous rassure, l'idée n'a rien de neuf. Notre corps est plein d'eau, et l'eau ça renvoie et ça absorbe les ondes radio. Du coup, dès que vous bougez un peu votre popotin, bah ça perturbe les signaux Wi-Fi qui traversent la pièce.

Et si vous êtes trop gros, PAF vous passez en zone blanche ! (et pas en sauce blanche !)

Non, ça je l'ai inventé, vous pouvez vous détendre. Mais pour le reste, j'en parlais déjà en 2009 , avec des chercheurs de l'Utah qui reconstituaient carrément une image des gens de l'autre côté du mur, ondes radio à l'appui.

Sauf que là, plus besoin d'un labo puisque tout tient dans la main. Le cœur de l'engin est un M5Stack Cardputer ADV (c'est un ESP32-S3 avec un mini-écran, un clavier et une batterie intégrés) auquel il a collé un second écran TFT dans un boîtier imprimé en 3D. Ça donne un petit look cyberdeck bi-écran à l'appareil et tout ça pour une cinquantaine de dollars!

Sur les 2 coeurs de l'ESP32, y'a un qui gère l'affichage animé du radar tandis que l'autre mouline en continu les données captées par le Wifi. En fait le boitier lit ce qui s'appelle le CSI (Channel State Information) qui est un genre de signature de la façon dont le signal wifi rebondit partout autour de vous. Il surveille alors les variations d'amplitude et de phase sur des dizaines de trames et quand ça dépasse, BOOM, un blip vient s'allumer sur l'écran du radar, comme dans "À la poursuite d'Octobre rouge" ^^.

Après, contrairement à d'autres projets fake que j'ai pu voir passer, vous ne verrez personne à poil avec ça. C'est juste une interférence qui est pointée et pas une silhouette qui est dessinée finement et encore moins une triangulation de votre position.

Le seul garde-fou que Talking Sasquach a mis en place sur son radar, c'est qu'il faut d'abord se connecter au réseau wifi pour capter des choses. Mais en réalité, il n'y était pas obligé et ça peut fonctionner sans avoir à demander un accès à une box internet.

Le code est dispo sur GitHub sous licence MIT, et c'est écrit avec le framework Arduino si vous voulez reproduire le bidule.

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  • OpenCAL - Imprimer un objet en quelques secondes, sans la moindre couche
    Une équipe issue de l'université de Berkeley vient de publier OpenCAL, une version libre et documentée d'une technique d'impression 3D qui ne ressemble à rien de ce qu'on connaît, et le projet est désormais reproductible chez soi avec des composants qu'on trouve dans le commerce. Le principe porte un nom un peu barbare, la lithographie axiale calculée (Computed Axial Lithography, ou CAL), mais l'idée derrière est étonnamment simple. Une imprimante 3D classique à résine fabrique un objet en empil

OpenCAL - Imprimer un objet en quelques secondes, sans la moindre couche

16 juin 2026 à 12:22

Une équipe issue de l'université de Berkeley vient de publier OpenCAL, une version libre et documentée d'une technique d'impression 3D qui ne ressemble à rien de ce qu'on connaît, et le projet est désormais reproductible chez soi avec des composants qu'on trouve dans le commerce.

Le principe porte un nom un peu barbare, la lithographie axiale calculée (Computed Axial Lithography, ou CAL), mais l'idée derrière est étonnamment simple.

Une imprimante 3D classique à résine fabrique un objet en empilant des centaines de tranches horizontales, l'une après l'autre, comme on poserait des feuilles de papier les unes sur les autres jusqu'à obtenir un volume. C'est lent, et chaque couche laisse une petite marque parfois visible.

La CAL fait l'inverse. Au lieu de découper l'objet en strates, elle projette de la lumière dans un petit récipient de résine liquide qui tourne lentement sur lui-même, et l'image projetée change en permanence selon l'angle de rotation.

Cette technique reprend en fait le fonctionnement d'un scanner médical, mais à l'envers. Un scanner prend une multitude de clichés d'un corps sous tous les angles pour reconstituer une image en volume. Ici, on part de l'objet en 3D et un logiciel calcule toutes les projections à renvoyer dans la résine pendant qu'elle tourne.

Là où la lumière s'accumule suffisamment, la résine durcit. Partout ailleurs, elle reste liquide. Et comme le calcul concentre l'énergie sur l'ensemble du volume en même temps, la pièce entière se solidifie d'un coup, en quelques dizaines de secondes parfois, là où une imprimante normale mettrait de longues minutes voire des heures.

Pas de couches, donc pas de stries, pas de film FEP à changer (cette membrane transparente au fond des bacs à résine qui s'use vite), et aucun de ces cycles d'arrêt et de redémarrage qui ralentissent les machines habituelles.

La technologie n'est pas nouvelle, elle est née vers 2019 d'une collaboration entre Berkeley et le laboratoire de Lawrence Livermore, mais elle restait cantonnée à la recherche, hors de portée du grand public. C'est tout l'intérêt d'OpenCAL.

Le projet propose désormais une documentation tout à fait complète, un dépôt GitHub avec tout le code source, les plans pour monter la machine et même la recette pour mélanger soi-même la résine adaptée. Le logiciel tourne sur un simple Raspberry Pi et la lumière vient d'un vidéoprojecteur grand public, en l'occurence ici un NexiGo Nova Mini.

Le tout est publié sous licence GPL3, libre pour un usage non commercial, recherche et éducation. L'équipe travaillait surtout sur un serveur Discord avant de tout formaliser proprement.

Une réserve quand même, et elle est importante. La résine maison repose sur des produits photochimiques toxiques, et la documentation ne s'en cache pas. Pour ceux qui préfèrent éviter de manipuler ça, un partenariat avec FormLabs propose une résine prête à l'emploi.

Côté qualité, la résolution reste comparable à celle de vieilles imprimantes à résine, rien de spectaculaire. Mais la vitesse, elle, n'a rien à voir.

Bref, voir une technologie de labo digne d'un réplicateur de Star Trek atterrir sur un Raspberry Pi et un projecteur à moins de 200 euros, c'est quand même bien sympa.

Source : Hackaday

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  • AudioHijack - Le son inaudible qui pirate votre assistant IA
    Meng Chen, doctorant à l'université Zhejiang, vient de prouver avec son équipe qu'on pouvait complétement détourner un assistant vocal IA avec un simple son que vous prendriez probablement pour un simple parasite. Avec sa bidouille, il a ainsi réussi à pousser les agents vocaux commerciaux de Microsoft et de Mistral à exécuter des actions que personne ne leur avait demandées. Gloups ! L'attaque s'appelle AudioHijack, et ça consiste à planquer des ordres dans un fichier audio, une vidéo, un clip

AudioHijack - Le son inaudible qui pirate votre assistant IA

Par : Korben ✨
19 mai 2026 à 07:46

Meng Chen, doctorant à l'université Zhejiang, vient de prouver avec son équipe qu'on pouvait complétement détourner un assistant vocal IA avec un simple son que vous prendriez probablement pour un simple parasite. Avec sa bidouille, il a ainsi réussi à pousser les agents vocaux commerciaux de Microsoft et de Mistral à exécuter des actions que personne ne leur avait demandées.

Gloups !

L'attaque s'appelle AudioHijack, et ça consiste à planquer des ordres dans un fichier audio, une vidéo, un clip musical, une note vocale. Comme ça, le modèle qui l'écoutera vous obéira à VOUS, plutôt qu'à l'utilisateur. C'est comme une injection de prompt sauf que celle-ci s'entend à peine.

"Une demi-heure pour entraîner le signal, et comme il ignore le contexte, vous attaquez quand vous voulez, peu importe ce que dit l'utilisateur", résume Chen dans son interview . Reste qu'il faut un accès complet au modèle pour fabriquer le signal, ce que Microsoft et Mistral ne donnent pas. Alors il suffit à l'attaquant de l'entraîner sur un modèle ouvert qu'il contrôle, puis de rejouer le même signal contre le modèle fermé et en général, ça se passe bien parce qu'ils partagent souvent les mêmes briques audio.

Voilà et ça une fois que c'est fait, il suffit de "polluer" une source, et d'attendre qu'un poisson morde à l'hameçon...

Et le menu des possibilités est plutôt copieux vous allez voir. Le modèle peut par exemple prétendre qu'il ne sait pas traiter l'audio, refuser vos demandes, sortir de fausses infos, glisser un lien piégé, changer de personnalité, ou pire, déclencher des outils tout seul. Genre envoyer un mail avec vos données, ou télécharger un fichier depuis un serveur de l'attaquant s'il en a la possibilité technique (coucou MCP). Ainsi, sur les treize modèles testés, la réussite moyenne grimpe entre 79 et 96% selon le méfait.

Mais pour fabriquer ce signal vérolé, l'attaquant doit sentir dans quelle direction "pousser" le son pour rapprocher le modèle de son but, un peu comme suivre une pente vers le bas.

Sauf que ces modèles transforment l'audio en le découpant par exemple. Et la pente peut du coup devenir un escalier, puis du plat, voire une arête cassante... c'est clairement impossible à suivre ! Mais l'équipe de Chen a réussi à reconstituer cette pente à grand coups d'échantillonnage, puis a maquillé le bruit en réverbération.

Et comme notre oreille est trop limitée pour flairer l'anomalie, ça passe tranquille... Je vous avais déjà parlé de l'injection de prompt avec une simple doc empoisonnée qui pilote une IA , mais là, ça pourrait même surgir de la bande son d'une simple vidéo Youtube...

Et pour se protéger de ça, y'a pas grand chose à faire à part faire relire le prompt final... Le plus sûr, c'est donc plutôt de ne pas brancher votre assistant vocal sur vos mails, vos fichiers ou vos paiements, et de regarder plus en détails ce qui se passe s'il refuse soudainement une tâche ou vous sort un lien après avoir écouté un audio douteux...

De leur côté, les modèles fermés d'OpenAI ou d'Anthropic sont plus durs à viser, faute d'accès à l'architecture mais comme ils s'appuient aussi sur des briques audio open source, l'équipe de Meng pense que l'attaque pourrait se faire aussi.

Méfiance donc...

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  • AirSnitch - L'isolation client WiFi ne vous protège pas
    Bon, vous connaissez la théorie du travailleur nomade... vous vous posez dans un café avec votre laptop, vous chopez du WiFi gratuit, et vous vous dites que l'isolation client du routeur vous protègera des autres branquignols connectés au même réseau. Hé ben non ! Car des chercheurs viennent de démontrer que cette protection, c'était du vent... Oui oui, tous les routeurs qu'ils ont testés se sont fait contourner en 2 secondes. Mais avant, pour ceux qui se demandent ce que c'est, l'isolation clie

AirSnitch - L'isolation client WiFi ne vous protège pas

Par : Korben
27 février 2026 à 09:25

Bon, vous connaissez la théorie du travailleur nomade... vous vous posez dans un café avec votre laptop, vous chopez du WiFi gratuit, et vous vous dites que l'isolation client du routeur vous protègera des autres branquignols connectés au même réseau.

Hé ben non ! Car des chercheurs viennent de démontrer que cette protection, c'était du vent... Oui oui, tous les routeurs qu'ils ont testés se sont fait contourner en 2 secondes.

Mais avant, pour ceux qui se demandent ce que c'est, l'isolation client c'est une option que les admins réseau activent sur les bornes WiFi pour empêcher les appareils connectés de communiquer entre eux. En gros, votre laptop ne peut pas voir celui du voisin. Enfin... ça c'est en théorie.

Parce qu'en fait, le truc c'est que cette fonctionnalité n'est même pas définie dans le standard WiFi (IEEE 802.11) ce qui oblige chaque fabricant à faire sa propre tambouille dans son coin, et du coup ça fuit de partout.

L'équipe derrière cette trouvaille, c'est des chercheurs de l'UC Riverside et de KU Leuven, dont Mathy Vanhoef, le même gars qui avait déjà mis le WPA2 à genoux avec KRACK en 2017. Pas un amateur, quoi. Et leur outil, baptisé AirSnitch, vient d'être présenté à la conférence NDSS 2026 .

Ils ont ainsi trouvé 3 méthodes différentes pour contourner la protection d'isolation. La première abuse de la clé de groupe (GTK), normalement réservée au broadcast, pour envoyer du trafic directement à un appareil ciblé. Le pire, c'est que macOS, iOS et Android acceptent ce trafic sans broncher (merci les gars !).

La seconde fait rebondir les paquets via la passerelle, et la troisième vole carrément l'adresse MAC de la victime sur un autre point d'accès pour intercepter son trafic.

Brrrrrr.... 11 routeurs testés, du Netgear R8000 au Cisco Catalyst 9130 en passant par TP-Link, ASUS, Ubiquiti et même OpenWrt 24.10. Et ils sont TOUS vulnérables, sans exception ! Et que vous soyez en WPA2 ou en WPA3, réseau perso ou entreprise, c'est pareil. Donc autant vous dire que ça pue !

Ils ont même réussi à effectuer un Man-in-the-Middle complet (interception de tout le trafic entre vous et Internet) en 2 secondes chrono. La "victime" qui regardait YouTube n'a même pas remarqué de lag et c'est comme ça qu'ils ont pu intercepter tout son trafic, ni vu ni connu.

Alors du coup, on fait quoi ? Hé bien si vous gérez un réseau, oubliez l'isolation client toute seule et passez aux VLANs avec un VLAN par client. Oui c'est lourdingue à mettre en place, mais c'est le prix à payer pour avoir une sécurité solide. Certains constructeurs bossent aussi sur des clés de groupe individuelles par client, ce qui règlerait le problème à la source.

Côté utilisateur, la solution est plus simple... VPN !! Attention, ça ne marche que si le VPN est activé AVANT de vous connecter au réseau, pas après. HTTPS vous protège déjà pour le contenu des sites, mais selon Google, 6 à 20% des pages ne sont toujours pas en HTTPS... et même quand elles le sont, l'attaquant voit quand même où vous surfez et peut tenter du DNS spoofing. Donc sur n'importe quel réseau WiFi public , partez du principe que quelqu'un peut voir votre trafic, parce que visiblement c'est le cas.

Le code source d' AirSnitch est dispo sur GitHub si vous voulez tester votre propre config mais notez que ça nécessitera une carte WiFi compatible avec le mode monitor comme les Alfa (lien affilié), donc pas celle de votre laptop de base.

Bref, la prochaine fois que le WiFi de l'hôtel vous demande d'accepter les CGU en échange d'un accès "sécurisé"... ben gardez votre VPN allumé, hein.

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  • Quand NVIDIA largue les GTX 1000 sur Linux et que ça part en cacahuète sur Arch
    Vous avez une vieille GTX 1060 qui tourne nickel sous Arch Linux ? C'est con, NVIDIA vient de vous mettre un beau coup de pied aux fesses car la boîte au caméléon vert a décidé d'abandonner le support des GPU Pascal (les GTX 10xx) dans son dernier driver 590 et ça crée un joyeux bordel, notamment sur Arch. Le problème, c'est que quand vous faites une mise à jour système sur Arch avec une vieille carte Pascal ou Maxwell, le nouveau driver refuse de charger. Résultat, vous vous retrouvez éjecté ve

Quand NVIDIA largue les GTX 1000 sur Linux et que ça part en cacahuète sur Arch

Par : Korben
28 décembre 2025 à 00:00

Vous avez une vieille GTX 1060 qui tourne nickel sous Arch Linux ? C'est con, NVIDIA vient de vous mettre un beau coup de pied aux fesses car la boîte au caméléon vert a décidé d'abandonner le support des GPU Pascal (les GTX 10xx) dans son dernier driver 590 et ça crée un joyeux bordel, notamment sur Arch.

Le problème, c'est que quand vous faites une mise à jour système sur Arch avec une vieille carte Pascal ou Maxwell, le nouveau driver refuse de charger. Résultat, vous vous retrouvez éjecté vers la ligne de commande sans interface graphique. Sympa pour débugger quand y'a plus d'écran qui fonctionne...

Faut dire que le modèle "rolling release" d'Arch fait que les utilisateurs ont reçu ce driver incompatible automatiquement avec leur mise à jour. Ils n'ont pas eu le temps de dire ouf que leur système était déjà cassé. Et les GTX 1060 et 1050 Ti, c'est pas exactement des cartes de musée... Y'en a encore pas mal qui tournent sur Steam, et même si parmi leurs propriétaires, seule une poignée utilise Linux, et encore moins Arch, ça fait quand même du monde impacté.

Pour s'en sortir, y'a deux solutions. La première, c'est d'installer le driver legacy nvidia-580xx-dkms depuis l'AUR, qui est maintenu par l'équipe CachyOS. Le hic, c'est que ça crée des problèmes de dépendances avec Steam, donc faut aussi installer lib32-nvidia-580xx-utils pour que les jeux 32 bits fonctionnent. La deuxième option, c'est de basculer sur Nouveau, le driver open source fait par reverse engineering. Ça marche, mais avec les limitations que ça implique niveau performances et fonctionnalités.

Ce qui me rend dingue dans cette histoire, c'est que pendant des années, NVIDIA a refusé de fournir de la documentation pour ses GPU, forçant la communauté Linux à utiliser le reverse engineering pour Nouveau. Et depuis 2022, ils ont ouvert les modules kernel pour les architectures Turing et plus récentes, mais les parties user-space et le firmware restent propriétaires. Et surtout, aucune aide pour les vieilles cartes comme Pascal !! Du coup, maintenant que NVIDIA abandonne ces générations de cartes, c'est aux bénévoles de la communauté de maintenir les drivers legacy... Pas cool.

D'ailleurs, l'annonce officielle d'Arch Linux précise que les cartes Turing et plus récentes (RTX 20xx et GTX 1650+) vont automatiquement basculer vers les modules kernel open source, donc pas d'intervention manuelle pour eux. C'est uniquement les propriétaires de vieilles Pascal/Maxwell qui doivent se taper le boulot.

Bref, si vous avez une carte Pascal sous Arch, basculez sur nvidia-580xx-dkms avant votre prochain pacman -Syu. Dans sa grande bonté, NVIDIA a aussi promis des patchs de sécu jusqu'en 2028, mais bon, on a vu ce que valent leurs promesses côté Linux...

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  • Mon test des routeurs TP-Link Deco BE68
    -- Article en partenariat avec TP-Link -- Vous vous souvenez de mon test du Deco BE65-5G avec son modem 5G intégré ? Hé bien, TP-Link m'a envoyé un autre joujou à tester, et cette fois c'est le pack de trois Deco BE68 , aussi connu sous le nom BE14000. Et je vais être honnête avec vous, ce truc a résolu un problème que je traînais depuis des mois à savoir une petite zone morte dans ma salle à manger où le Wi-Fi ramait comme un escargot asthmatique. Pour ceux qui découvrent la gamme Deco, c'est

Mon test des routeurs TP-Link Deco BE68

Par : Korben
17 décembre 2025 à 16:16
-- Article en partenariat avec TP-Link --

Vous vous souvenez de mon test du Deco BE65-5G avec son modem 5G intégré ? Hé bien, TP-Link m'a envoyé un autre joujou à tester, et cette fois c'est le pack de trois Deco BE68 , aussi connu sous le nom BE14000. Et je vais être honnête avec vous, ce truc a résolu un problème que je traînais depuis des mois à savoir une petite zone morte dans ma salle à manger où le Wi-Fi ramait comme un escargot asthmatique.

Pour ceux qui découvrent la gamme Deco, c'est le système mesh de TP-Link qui permet de couvrir toute une baraque avec un seul réseau Wi-Fi. Vous posez plusieurs bornes dans la maison, elles communiquent entre elles, et vous avez du réseau partout sans avoir à jongler entre différents SSID. Le BE68, c'est donc la version Wi-Fi 7 tri-bande qui promet jusqu'à 14 Gbps de débit combiné. C'est complètement délirant sur le papier, et évidemment personne n'atteindra jamais ça dans la vraie vie, mais ça donne une idée de la puissance du bouzin.

Côté specs, on a 8 647 Mbps sur la bande 6 GHz, 4 324 Mbps sur le 5 GHz, et 688 Mbps sur le 2.4 GHz. Chaque borne est équipée d'un port 10 Gbps (oui, 10 Gbps sur chaque noeud, pas juste sur le principal), d'un port 2.5 Gbps, d'un port Gigabit et d'un USB 3.0. 10 Gbps sur chaque satellite, c'est d'ailleurs l'un des gros avantages de ce modèle.

L'installation, comme d'hab avec les Deco, c'est d'une simplicité enfantine. On lance l'app sur le smartphone, on scanne le QR code, on attend que ça se configure, et c'est fini. J'ai posé une borne dans mon local technique (branchée sur ma box fibre), une dans le salon, et une dans la salle à manger, le tout en moins de 15 minutes, sans avoir à toucher une ligne de configuration. Pour les bidouilleurs qui veulent accéder aux réglages via un navigateur web, par contre, c'est toujours mort puisque tout passe par l'app mobile, ce qui peut frustrer les barbus que nous sommes ❤️.

Mais parlons de ce qui m'intéressait vraiment avec ces routeurs, à savoir ma fameuse salle à manger maudite. C'est une pièce avec des murs épais, coincée entre deux autres pièces, et jusqu'ici aucun de mes routeurs n'arrivait à y envoyer un signal correct.

Avec le pack de trois BE68, le problème a disparu puisque j'ai maintenant du 400-500 Mbps stable dans cette pièce, sans déconnexion. La différence, c'est le Wi-Fi 7 et son MLO (Multi-Link Operation) qui permet à chaque appareil de se connecter simultanément sur plusieurs bandes.

D'ailleurs, le backhaul combiné filaire + sans fil, c'est vraiment le game changer de ce modèle puisque grâce à la techno maison de TP-Link, les Deco BE68 peuvent utiliser à la fois le câble Ethernet et le Wi-Fi pour communiquer entre eux simultanément. Du coup, même si vous ne câblez qu'une partie de vos satellites, le système optimise automatiquement les flux.

Le pack de trois couvre dans les 700-750 m² et peut gérer jusqu'à 200 appareils simultanément. Chez moi, avec la cinquantaine de bidules connectés (ampoules, caméras, smartphones, ordis, consoles, aspirateur robot, et j'en passe), ça ne bronche pas et le système AI-Driven Mesh gère intelligemment les transitions quand on se balade dans la maison. Comme ça, j'ai pas les micro-coupures quand je passe d'une pièce à l'autre avec mon ordi portable.

Et côté tarif, on est sur du 800-900 euros pour le pack de 3. C'est pas donné, c'est clair mais quand on compare aux autres systèmes mesh Wi-Fi 7 du marché, c'est plutôt compétitif. Et avec du 10 Gbps sur chaque nœud, vous êtes tranquille pour les dix prochaines années niveau évolutivité réseau.

Les fonctions de sécurité HomeShield sont bien sûr toujours là : antivirus intégré, contrôle parental, QoS pour prioriser le gaming ou le streaming, support VPN client (OpenVPN, WireGuard), et la possibilité de créer un réseau IoT séparé en WPA3. Du classique TP-Link, bien foutu et suffisant pour 90% des usages sans avoir à payer l'abonnement Pro.

Bref, après 2 semaines d'utilisation, je suis conquis puisque ces Deco BE68 font exactement ce qu'on leur demande . C'est à dire couvrir toute la baraque en Wi-Fi 7 sans se prendre la tête. Alors si comme moi, vous avez des zones mortes chez vous ou que votre système mesh actuel commence à montrer ses limites avec tous vos appareils connectés, c'est clairement un excellent choix. Par contre, si vous cherchez un modem 5G intégré comme sur le BE65-5G, c'est pas le bon modèle.

En tout cas, j'ai enfin du Wi-Fi qui marche bien dans ma salle à manger, et ça, ça n'a pas de prix (enfin si, environ 800 balles, mais vous m'avez compris) !

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  • Dyad - Créer des apps web avec l'IA sans coder et sans sacrifier vos données perso
    Vous connaissez ces outils qui promettent de créer des apps web juste en discutant avec une IA ? Genre Lovable, v0, Bolt, Replit…etc. C’est magique, sauf que tout tourne dans le cloud, vos données passent par leurs serveurs et vous êtes du coup enfermés dans leur écosystème. Hé bien Dyad fait la même chose, mais un peu différemment puisque tout tourne en local sur votre machine. En plus c’est open-source et c’est gratuit. Votre navigateur ne supporte pas la lecture de vidéos HTML5. Voici un l

Dyad - Créer des apps web avec l'IA sans coder et sans sacrifier vos données perso

Par : Korben
9 octobre 2025 à 09:17

Vous connaissez ces outils qui promettent de créer des apps web juste en discutant avec une IA ? Genre Lovable, v0, Bolt, Replit…etc. C’est magique, sauf que tout tourne dans le cloud, vos données passent par leurs serveurs et vous êtes du coup enfermés dans leur écosystème.

Hé bien Dyad fait la même chose, mais un peu différemment puisque tout tourne en local sur votre machine. En plus c’est open-source et c’est gratuit.

Dyad, c’est donc un builder d’applications web piloté par IA. Vous lui expliquez ce que vous voulez, il génère le code directement chez vous sur votre machine et le truc cool, c’est qu’il vous laisse choisir votre modèle IA.

ChatGPT d’OpenAI, Gemini 2.5 Pro de Google, Claude Sonnet 4.5 d’Anthropic, prenez ce que vous voulez, vous mettez vos propres clés API et ça roule. Et si vous tenez vraiment à une vie privée totale, vous pouvez même utiliser Ollama pour faire tourner des modèles en local sans jamais que ça se connecte à internet.

Le projet est dispo sur GitHub , c’est codé en TypeScript, ça s’installe sur Mac et Windows, et y’a aucune inscription requise. Bref, vous téléchargez, vous lancez, et ça marche.

Dyad s’intègre avec Supabase pour la partie backendce qui permet d’avoir une bonne authentification, une base de données, des fonctions serveurr…etc. Tout y est, du coup vous pouvez créer des vraies apps full-stack, et pas juste des interfaces statiques comme on peut le faire avec mon petit LocalSite . Vous partez d’une idée, vous discutez avec l’IA, et vous sortez une application complète qui tourne sur votre machine en full vibe coding !

Il y a bien sûr des plans payants mais la version gratuite fait déjà le job pour du développement solo. Le créateur de Dyad s’appelle Will Chen et a même monté une communauté Reddit r/dyadbuilders où chacun montre un peu ce qu’il a fait. Ça peut vous donner des idées des capacités de cet outil.

Bref, si vous voulez jouer avec un vrai app builder IA sans dépendre du cloud et sans vendre votre âme à une plateforme propriétaire, Dyad fera très bien le job ! Vous pouvez même ensuite ouvrir les fichiers générés dans un VS Code ou Cursor si vous voulez mettre les mains dans le cambouis.

  • ✇Korben
  • mkcert - Un outil génial qui simplifie la mise en place de certificats HTTPS en local
    Vous aussi, vous en avez marre de cliquer sur “Continuer vers ce site (non sécurisé)” dans votre navigateur à chaque fois que vous testez votre app en local ? Puis surtout, ça fait peur à tout le monde pendant les démos client… Alors ça tombe bien car j’ai la solution parfaite pour vous. Ça s’appelle mkcert et c’est un outil transforme la galère des certificats HTTPS locaux en une simple commande. 2 minutes chrono et vous avez des certificats valides, reconnus par votre navigateur, sans avoir à

mkcert - Un outil génial qui simplifie la mise en place de certificats HTTPS en local

Par : Korben
5 septembre 2025 à 11:49

Vous aussi, vous en avez marre de cliquer sur “Continuer vers ce site (non sécurisé)” dans votre navigateur à chaque fois que vous testez votre app en local ? Puis surtout, ça fait peur à tout le monde pendant les démos client…

Alors ça tombe bien car j’ai la solution parfaite pour vous.

Ça s’appelle mkcert et c’est un outil transforme la galère des certificats HTTPS locaux en une simple commande. 2 minutes chrono et vous avez des certificats valides, reconnus par votre navigateur, sans avoir à fouiller dans les tréfonds d’OpenSSL.

Le truc cool avec mkcert, c’est qu’il crée automatiquement une autorité de certification locale sur votre machine. Cette CA est ensuite directement installée dans votre système et reconnue par tous vos navigateurs. Comme ça, plus besoin de jongler avec des certificats auto-signés auxquels personne ne fait confiance. Chrome, Firefox, Safari… tout le monde est content et affiche le petit cadenas vert. Trop chouette non ?

Alors, comment ça marche ? Sur macOS avec Homebrew, moi j’ai fait ça :

brew install mkcert nss
mkcert -install

Et voilà, votre autorité de certification locale est créée et installée. Maintenant, vous voulez un certificat pour votre projet ? Une ligne suffit :

mkcert example.com *.example.com localhost 127.0.0.1

Et vous avez alors vos fichiers .pem prêts à être utilisés avec n’importe quel serveur web. Pas de configuration prise de tête, pas de paramètres chelous, juste ce qu’il faut pour bosser tranquillement. Notez que si besoin, vous pouvez renommer le .pem en .crt et le -key.pem en .key, et ça fonctionnera.

Ce qui est vraiment bien pensé, c’est que mkcert gère tous les cas d’usage du développement moderne. Vous pouvez donc créer des certificats pour des domaines spécifiques, des wildcards pour couvrir tous vos sous-domaines, localhost évidemment, mais aussi des adresses IP. Vous développez une API qui doit être accessible depuis votre téléphone sur le réseau local ? Pas de problème, ajoutez l’IP de votre machine et c’est réglé.

D’ailleurs, pour ceux qui bossent sur Windows, l’installation peut se faire via Chocolatey ou Scoop. Et sous Linux, il faut d’abord installer les outils NSS avec libnss3-tools, puis vous pouvez récupérer les binaires directement depuis les URLs stables comme [https://dl.filippo.io/mkcert/latest?for=linux/amd64](https://dl.filippo.io/mkcert/latest?for=linux/amd64).

Un point super important c’est que mkcert n’est PAS fait pour la production. Le fichier rootCA-key.pem généré contient la clé privée de votre autorité de certification locale donc si quelqu’un met la main dessus, il peut créer des certificats valides pour n’importe quel domaine sur votre machine. Pour la prod, on reste donc sur Let’s Encrypt ou une vraie autorité de certification.

Mais après pour le développement local, c’est juste parfait. Plus besoin de se battre avec les configurations Apache ou Nginx pour faire accepter des certificats bidons. Plus de warnings et surtout, vous pouvez enfin tester correctement toutes les fonctionnalités qui nécessitent HTTPS : service workers, API de géolocalisation, caméra, micro… Tout fonctionne comme en prod.

L’outil supporte même des trucs avancés comme la génération de certificats ECDSA si vous préférez les courbes elliptiques, ou le format PKCS12 pour certaines applications Java. Vous pouvez personnaliser l’emplacement de sortie des certificats, créer des certificats pour l’authentification client…

Bref, malgré que ce soit simple à mettre en place, mkcert couvre en réalité tous les besoins. Je vous recommande donc de tester ça !

Merci à Lorenper pour la découverte !

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  • LocalSite - Créez des sites web avec l'IA 100% en local sur votre machine
    Y’a quelques mois, je me suis amusé à reprendre le projet DeepSite d’Enzostvs et à le transformer complètement pour fonctionner en 100% local. J’ai baptisé ça LocalSite , et ça permet en gros de générer des pages web ou des éléments HTML / CSS / JS à l’aide d’une IA mais en local. Ça s’appuie donc sur Ollama pour faire tourner les modèles d’IA directement sur votre ordinateur, comme ça, pas de connexion cloud, pas d’abonnement à payer, pas de données qui partent on ne sait où en Chine ou ailleur

LocalSite - Créez des sites web avec l'IA 100% en local sur votre machine

Par : Korben
29 août 2025 à 09:30

Y’a quelques mois, je me suis amusé à reprendre le projet DeepSite d’Enzostvs et à le transformer complètement pour fonctionner en 100% local. J’ai baptisé ça LocalSite , et ça permet en gros de générer des pages web ou des éléments HTML / CSS / JS à l’aide d’une IA mais en local.

Ça s’appuie donc sur Ollama pour faire tourner les modèles d’IA directement sur votre ordinateur, comme ça, pas de connexion cloud, pas d’abonnement à payer, pas de données qui partent on ne sait où en Chine ou ailleurs. Vous tapez une description de ce que vous voulez, vous sélectionnez un modèle Ollama, et hop, votre site web se génère sous vos yeux.

L’installation est assez simple. Il vous faut d’abord Ollama installé sur votre machine et ensuite, vous récupérez un modèle, par exemple deepseek-r1:7b avec la commande

ollama pull deepseek-r1:7b.

Et une fois Ollama lancé avec

ollama serve

il ne reste plus qu’à installer LocalSite avec npm :

git clone https://github.com/Korben00/LocalSite.git
npm instal
npm run dev

Ensuite, direction localhost:3001 et c’est parti.

Pour l’interface, vous avez donc un éditeur Monaco intégré (le même que dans VS Code), une preview en temps réel qui s’adapte aux différentes tailles d’écran (desktop, tablette, mobile), et la possibilité de basculer entre génération et édition manuelle du code. C’est super pratique pour peaufiner le résultat une fois que l’IA a fait le gros du travail.

Pour ceux qui se demandent quels modèles utiliser, d’après les benchmarks 2025 , CodeLlama 34B reste une référence pour la génération de code HTML/CSS/JavaScript. Mais si votre machine est plus modeste, les versions 7B ou 13B font déjà très bien le job. Qwen2.5-Coder est aussi une excellente alternative, surtout si vous voulez intégrer du code plus complexe dans vos pages. Vous pouvez aussi tenter avec des modèles “Thinking” comme GPT OSS si ça vous chauffe…

Bref, là où DeepSite original nécessite obligatoirement une connexion à Hugging Face et utilise les serveurs API de DeepSeek (donc ça coûte aussi des sous), mon petit LocalSite fait tout en local. Vos données restent chez vous, vous pouvez bosser offline, et surtout, pas de limite d’utilisation. Vous pouvez donc générer autant de sites que vous voulez, tester différents modèles, expérimenter sans compter comme dirait Macron.

L’aspect vie privée n’est pas négligeable non plus car ça permet de prototyper rapidement, et avoir une solution 100% locale évite pas mal de questions juridiques sur la confidentialité des données.

Techniquement, l’architecture repose sur Node.js côté serveur et communique avec Ollama via son API locale. Le code généré est du pur HTML/CSS/JavaScript vanilla, donc compatible partout. Et vous pouvez directement copier-coller le résultat ou télécharger le projet HTML complet (j’ai ajouté un import / export de projets zip). Pas de framework lourd, pas de dépendances obscures, juste du code web standard.

Pour les développeurs qui veulent pousser plus loin, le code source est bien sûr disponible et modifiable. Vous pouvez ajouter vos propres templates, personnaliser les prompts système, ou même intégrer d’autres modèles compatibles avec Ollama.

Il vous faudra quand même un minimum de RAM pour faire tourner les modèles (comptez 8 Go pour les modèles 7B, 16 Go pour les 13B, et 32 Go pour les gros modèles 33B+) mais vu les capacités de génération et l’indépendance totale vis-à-vis du cloud, ça vaut le coup surtout que les modèles dispo dans Ollama progressent rapidement et deviennent de plus en plus optimisés. Je pense par exemple à GPT-OSS.

Bref, j’ai pris une idée cool (DeepSite), et je l’ai réadapté à l’aide de Claude Code et de mes maigres connaissances, pour la rendre accessible et respectueuse de la vie privée et du coup, je trouve ça encore plus cool ^^. Par contre, je suis un garçon assez occupé et je ne suis pas mainteneur de projet open source donc si vous voulez des modifs dedans ou si vous voyez des bugs, faudra vous y coller vous-même ^^.

Si ça vous dit de tester, c’est par ici.

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  • Multipass de Canonical devient enfin 100% open source - Fini les VM propriétaires !
    Alors là, c’est le genre de nouvelle qui fait plaisir ! Canonical vient de rendre Multipass, leur gestionnaire de machines virtuelles Ubuntu, 100% open source. Fini les bouts propriétaires cachés, on peut maintenant fouiller dans absolument tout le code ! Bon, je sais que vous connaissez déjà Multipass. C’est cet outil génial qui vous pond une VM Ubuntu en une seule commande. Super pratique pour tester des trucs sans pourrir votre système principal, ou pour simuler des environnements cloud en lo

Multipass de Canonical devient enfin 100% open source - Fini les VM propriétaires !

Par : Korben
1 juillet 2025 à 11:54

Alors là, c’est le genre de nouvelle qui fait plaisir ! Canonical vient de rendre Multipass, leur gestionnaire de machines virtuelles Ubuntu, 100% open source. Fini les bouts propriétaires cachés, on peut maintenant fouiller dans absolument tout le code !

Bon, je sais que vous connaissez déjà Multipass. C’est cet outil génial qui vous pond une VM Ubuntu en une seule commande. Super pratique pour tester des trucs sans pourrir votre système principal, ou pour simuler des environnements cloud en local. Mais jusqu’à maintenant, il y avait un hic : une partie du code tournant sur Windows et macOS était encore propriétaire. Et ça, ça faisait grincer des dents dans la communauté.

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  • NormCap - Un OCR gratuit pour capturer directement le texte
    Vous aussi vous avez déjà passé 10 minutes à retaper ligne par ligne un bout de code trouvé dans un screenshot de Stack Overflow ? Félicitations, vous faites partie du club des masochistes cyber-digiteaux ! Heureusement, je vous ai trouvé le remède miracle : NormCap, un petit outil qui capture directement le texte au lieu de faire des images inutiles. Au lieu de prendre une capture d’écran classique qui vous donnera une image à stocker quelque part, NormCap utilise l’OCR (reconnaissance optique

NormCap - Un OCR gratuit pour capturer directement le texte

Par : Korben
16 juin 2025 à 09:30

Vous aussi vous avez déjà passé 10 minutes à retaper ligne par ligne un bout de code trouvé dans un screenshot de Stack Overflow ?

Félicitations, vous faites partie du club des masochistes cyber-digiteaux ! Heureusement, je vous ai trouvé le remède miracle : NormCap, un petit outil qui capture directement le texte au lieu de faire des images inutiles.

Au lieu de prendre une capture d’écran classique qui vous donnera une image à stocker quelque part, NormCap utilise l’OCR (reconnaissance optique de caractères) pour extraire directement le texte. Vous sélectionnez une zone de votre écran, et hop, le texte se retrouve dans votre presse-papiers, prêt à être collé où vous voulez.

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  • Sortie de Lazarus 4.0, l'IDE pour Free Pascal
    Le 5 mai, jour qui se prête aux manipulations numériques, l'environnement de développement Lazarus est sorti en version 4.0. Lazarus est écrit en Pascal et permet de développer en Pascal Objet, c'est à dire en Delphi. Il accompagne le compilateur libre Free Pascal. Le langage Pascal est toujours très utilisé, l'index TIOBE de mai 2025 le classe en neuvième position (et ça progresse), loin devant PHP ou Rust. Et si on en parle peu malgré ses qualités c'est peut-être parce qu'il n'est pas porté p

Sortie de Lazarus 4.0, l'IDE pour Free Pascal

Par : orfenor
10 mai 2025 à 15:12

Le 5 mai, jour qui se prête aux manipulations numériques, l'environnement de développement Lazarus est sorti en version 4.0. Lazarus est écrit en Pascal et permet de développer en Pascal Objet, c'est à dire en Delphi. Il accompagne le compilateur libre Free Pascal.

Le langage Pascal est toujours très utilisé, l'index TIOBE de mai 2025 le classe en neuvième position (et ça progresse), loin devant PHP ou Rust. Et si on en parle peu malgré ses qualités c'est peut-être parce qu'il n'est pas porté par de grandes corporations.

Lazarus 4.0 est dispo sur Linux, *BSD, Macos, Windows, il y a même des paquets debian pour RapsberryPi. Il est compilé avec FreePascal 3.2.2. La LCL (Lazarus component library) fournit des widgets graphiques multi-plateformes pour

  • Linux/FreeBSD (GTK2, Qt4, Qt5 and Qt6)
  • Windows depuis Windows 2000 (y compris WinCE)
  • macOS (Cocoa, Carbon, GTK2, Qt4, Qt5, Qt6)

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  • FileKey - Chiffrez vos fichiers simplement avec des passkeys, 100% local et open source
    Je viens de tomber sur un outil open source qui s’utilise sous la forme d’une web app et qui est plutôt cool puisqu’il permet de crypter des fichiers à l’aide de passkeys (clés d’accès) pour ensuite les partager. Si je vous en parle, c’est parce que concernant le cryptage de fichiers, c’est toujours un peu compliqué. Soit c’est trop complexe avec des clés PGP et des commandes dans le terminal à n’en plus finir, soit trop léger avec des solutions cloud qui stockent vos données sur leurs serveurs

FileKey - Chiffrez vos fichiers simplement avec des passkeys, 100% local et open source

Par : Korben
7 mai 2025 à 10:12

Je viens de tomber sur un outil open source qui s’utilise sous la forme d’une web app et qui est plutôt cool puisqu’il permet de crypter des fichiers à l’aide de passkeys (clés d’accès) pour ensuite les partager.

Si je vous en parle, c’est parce que concernant le cryptage de fichiers, c’est toujours un peu compliqué. Soit c’est trop complexe avec des clés PGP et des commandes dans le terminal à n’en plus finir, soit trop léger avec des solutions cloud qui stockent vos données sur leurs serveurs sans qu’on sache forcement bien comment c’est CRYPTÉ.

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  • Qwen3 - Un équivalent de o3-mini capable de tourner sur votre PC
    Je suis content d’avoir investi dans un Mac Studio pour faire tourner des modèles IA un peu plus balèzes du coup, je surveille un peu ce qui sort en ce moment comme modèles, notamment pour coder, et voilà que la famille de modèles Qwen3 vient d’être officiellement lancée, et franchement, ça a l’air plutôt pas mal ! Surtout si vous aimez jouer avec du LLM sans passer par les API payantes de géants de la tech comme OpenAI.

Qwen3 - Un équivalent de o3-mini capable de tourner sur votre PC

Par : Korben
29 avril 2025 à 17:56

Je suis content d’avoir investi dans un Mac Studio pour faire tourner des modèles IA un peu plus balèzes du coup, je surveille un peu ce qui sort en ce moment comme modèles, notamment pour coder, et voilà que la famille de modèles Qwen3 vient d’être officiellement lancée, et franchement, ça a l’air plutôt pas mal ! Surtout si vous aimez jouer avec du LLM sans passer par les API payantes de géants de la tech comme OpenAI.

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  • LLocalSearch – Le moteur de recherche local basé sur des agents IA
    LLocalSearch est un moteur de recherche qui fonctionne entièrement en local sur votre machine, qui utilise des agents IA pour effectuer des recherches directement sur votre ordinateur. Le concept est simple mais diablement efficace. Lorsque vous lui posez une question, le système va enchaîner plusieurs modèles de langage pour trouver la réponse la plus pertinente. Tout le processus est transparent, vous pouvez suivre en temps réel la progression des agents et voir comment ils arrivent à la

LLocalSearch – Le moteur de recherche local basé sur des agents IA

Par : Korben
25 août 2024 à 09:00

LLocalSearch est un moteur de recherche qui fonctionne entièrement en local sur votre machine, qui utilise des agents IA pour effectuer des recherches directement sur votre ordinateur.

Le concept est simple mais diablement efficace. Lorsque vous lui posez une question, le système va enchaîner plusieurs modèles de langage pour trouver la réponse la plus pertinente. Tout le processus est transparent, vous pouvez suivre en temps réel la progression des agents et voir comment ils arrivent à la réponse finale, tout ça sans qu’aucune donnée ne soit envoyée sur des serveurs distants.

Mais il ne se contente pas d’être un simple moteur de recherche en local. Il propose également des fonctionnalités avancées comme la possibilité de poser des questions de suivi pour affiner votre requête initiale. Vous pouvez ainsi avoir un véritable dialogue avec le système pour obtenir exactement l’information dont vous avez besoin.

Un autre atout de LLocalSearch est sa capacité à fonctionner sur du matériel abordable. Pas besoin d’une machine de guerre avec des dizaines de gigaoctets de RAM et une carte graphique dernier cri. Le système est optimisé pour tourner sur des configurations modestes, comme le montre la vidéo de démo qui utilise un modèle de seulement 7 milliards de paramètres.

Côté interface, LLocalSearch mise sur la simplicité et l’efficacité. Que vous utilisiez le système sur ordinateur ou sur mobile, vous bénéficiez d’une interface épurée avec un champ de recherche central et un affichage clair des résultats, le tout avec un joli design soigné qui propose un mode clair et un mode sombre pour s’adapter à vos préférences.

De plus, il est très simple à déployer grâce à Docker. Quelques lignes de commande suffisent pour lancer le système et commencer à l’utiliser.

git clone https://github.com/nilsherzig/LLocalSearch.git
cd ./LLocalSearch
# 🔴 vérifier les variables d'environnement dans le fichier compose (et le fichier `env-example`) et les changer si nécessaire
docker-compose up 

Bien sûr, comme tout projet en phase de démarrage, LLocalSearch n’est pas exempt de bugs et de limitations. Toutes les fonctionnalités prévues ne sont pas encore implémentées et il faudra sans doute un peu de temps avant d’arriver à un système aussi complet et robuste que les moteurs de recherche en ligne que nous connaissons. Mais le potentiel est là et il ne fait aucun doute que ça va rapidement progresser grâce à une communauté open source motivée et passionnée.

En attendant, n’hésitez pas à tester cet outil et à vous faire votre propre idée.

  • ✇Korben
  • 01 – L’appareil open-source basé sur un modèle de langage IA
    Imaginez un appareil qui comprend tout ce que vous lui dites, qui répond à vos questions avec intelligence et s’adapte à vos besoins… Et bien c’est exactement ce que propose le projet 01, un framework open-source qui allie intelligence artificielle et interface vocale. Inspiré par l’iconique ordinateur de Star Trek, et développé par les mêmes personnes que ceux qui ont créé Open Interpreter que j’adore, 01 ambitionne de devenir le GNU/Linux des assistants vocaux. Son écosystème ouvert et mo

01 – L’appareil open-source basé sur un modèle de langage IA

Par : Korben
13 juin 2024 à 09:00

Imaginez un appareil qui comprend tout ce que vous lui dites, qui répond à vos questions avec intelligence et s’adapte à vos besoins… Et bien c’est exactement ce que propose le projet 01, un framework open-source qui allie intelligence artificielle et interface vocale.

Inspiré par l’iconique ordinateur de Star Trek, et développé par les mêmes personnes que ceux qui ont créé Open Interpreter que j’adore, 01 ambitionne de devenir le GNU/Linux des assistants vocaux. Son écosystème ouvert et modulaire permet aux développeurs de créer des applications innovantes et de personnaliser l’expérience utilisateur. Comme ça, que vous soyez maker ou un néophyte curieux, vous allez pouvoir construire votre propre appareil 01 en suivant les instructions détaillées fournies sur le dépôt GitHub.

Le modèle 01 Light, basé sur un ESP32, est un excellent point de départ pour découvrir cette technologie fascinante. Évidemment, tout est open source et vous pouvez créer votre propre device ou le faire tourner sur un appareil existant.

Pour une expérience optimale, 01 fonctionne de pair avec un serveur qui s’exécute sur votre ordinateur personnel ou votre NAS et qui grâce à des outils comme Whisper pour la reconnaissance vocale et GPT pour la génération de réponses, permet des interactions naturelles et pertinentes.

Tout cela est rendu possible notamment grâce au format LMC (Language Model Computer), inspiré par le concept de « LLM OS » d’Andrej Karpathy. 01 utilise donc un modèle de langage qui interprète du code pour réagir à des événements système. Les messages LMC sont donc une extension du format d’OpenAI en ajoutant un rôle « ordinateur » qui exécute du code Python directement dans les instructions système.

Son architecture flexible permet de l’intégrer à une multitude d’objets du quotidien, de l’assistant vocal au robot domestique en passant par la voiture intelligente. Les possibilités sont infinies et ne demandent qu’à être explorées.

En tant que projet open-source, 01 compte sur une communauté dynamique de contributeurs pour se développer et s’améliorer et y’a même un serveur Discord pour échanger avec d’autres enthousiastes du projet.

  • ✇Korben
  • Microsoft va inciter les utilisateurs de Windows 10 à passer sur un compte Microsoft
    Bad news, la firme de Redmond vient tout juste de lancer une nouvelle mise à jour pour les Insiders sous Windows 10, la build 19045.4353 qui à première vue n’a rien de bien folichon… Mais si on y regarde de plus près, y’a quand même un truc qui risque de vous faire tiquer : Une bannière dans les Paramètres pour vous pousser à abandonner votre bon vieux compte local et passer à un compte Microsoft. On se demande bien pourquoi Microsoft tient tant à ce qu’on ait tous un compte chez eux sur no

Microsoft va inciter les utilisateurs de Windows 10 à passer sur un compte Microsoft

Par : Korben
18 avril 2024 à 12:32

Bad news, la firme de Redmond vient tout juste de lancer une nouvelle mise à jour pour les Insiders sous Windows 10, la build 19045.4353 qui à première vue n’a rien de bien folichon… Mais si on y regarde de plus près, y’a quand même un truc qui risque de vous faire tiquer : Une bannière dans les Paramètres pour vous pousser à abandonner votre bon vieux compte local et passer à un compte Microsoft.

On se demande bien pourquoi Microsoft tient tant à ce qu’on ait tous un compte chez eux sur nos machines. Bon ok, je suppose que c’est lié à toutes leurs fonctionnalités en ligne, genre la synchro des paramètres, les sauvegardes dans le cloud, la gestion simplifiée des abonnements, tout ça mais bon, ça devient un peu pushy je trouve. On dirait presque une incitation à passer sous Linux ^^.

Cette guéguerre de Microsoft contre les comptes locaux sous Windows, ça gave tout le monde, même Elon Musk qui a pété un câble en découvrant qu’il pouvait pas installer Windows 11 sans compte Microsoft. La chance qu’on a sous Windows 10, c’est qu’on peut encore contourner ce forcing sans trop se prendre la tête lors de l’installation initiale mais sous Windows 11 par contre, c’est une autre paire de manches… Impossible d’utiliser un profil local, sauf si vous connaissez l’astuce à base de oobe\bypassnro.

Pour l’instant, ce changement se déploie progressivement, donc vous n’aurez peut-être pas tous droit à ce joli cadeau. Mais si vous voulez voir cette bannière par vous-même, pas de souci… il vous suffit de télécharger l’outil ViVeTool, ouvrez une invite de commande en mode administrateur, et hop, un petit

vivetool /enable /id:42563876

et le tour est joué. (et c’est /disable pour le désactiver)

Par contre, une fois que ce sera en place, pour mettre hors de vue ces satanées bannières, faudra aller dans Paramètres > Confidentialité > Général et décocher l’option « Afficher le contenu suggéré dans l’application Paramètres« . Ou alors, un bon vieux clic sur la croix à côté du bouton « Se connecter maintenant« , et basta.

Alors on migre ou pas ?

D’un côté, ça facilite pas mal de trucs d’avoir un compte Microsoft, surtout avec tous leurs machins à base d’IA qui vont arriver, mais de l’autre, j’aime bien garder un minimum de contrôle sur mes données et ma vie privée. Certains d’entre vous préfèrent d’ailleurs surement garder leurs infos perso pour eux, et ne pas se créer de compte Microsoft ce qui est bien légitime comme préoccupation.

J’ai juste peur qu’à un moment, cette incitation risque à un moment de se transformer en obligation… On verra bien.

Source

  • ✇Korben
  • AirChat – Le Twitter (X) vocal qui fait le buzz
    Depuis son lancement en version bêta il y a quelques jours, Airchat, cette application de messagerie entièrement vocale fait un buzz d’enfer dans la Silicon Valley. C’est vraiment un concept aussi original que bizarre (c’est mon avis) puisque l’idée, c’est de permettre aux utilisateurs de communiquer uniquement par messages audio asynchrones, un peu à la manière des bons vieux répondeurs d’antan. Concrètement, sur votre fil d’actualité, défilent des blocs de texte qui sont en fait des tran

AirChat – Le Twitter (X) vocal qui fait le buzz

Par : Korben
16 avril 2024 à 08:59

Depuis son lancement en version bêta il y a quelques jours, Airchat, cette application de messagerie entièrement vocale fait un buzz d’enfer dans la Silicon Valley.

C’est vraiment un concept aussi original que bizarre (c’est mon avis) puisque l’idée, c’est de permettre aux utilisateurs de communiquer uniquement par messages audio asynchrones, un peu à la manière des bons vieux répondeurs d’antan. Concrètement, sur votre fil d’actualité, défilent des blocs de texte qui sont en fait des transcriptions de messages vocaux et si vous voulez réagir, pas besoin de clavier : vous appuyez sur un bouton, vous enregistrez votre voix, et hop, c’est envoyé ! Vous pouvez également poster des photos et des vidéos si vous le souhaitez.

Je l’ai testé (mon pseudo c’est korben.info) et c’est vrai que l’interface utilisateur est similaire à d’autres plateformes de médias sociaux. On peut suivre d’autres utilisateurs, faire défiler un flux de publications, puis répondre, aimer et partager ces publications. C’est Twitter, c’est Threads, c’est Bluesky… Sauf que la grande différence, c’est que tout se fait à la voix !

Ce qui est bluffant, c’est quand même la qualité de la transcription des messages audio. L’app utilise de l’IA pour ça, et franchement, ça marche hyper bien, même en français ! J’ai eu très peu de « bug » de transcription pendant mes tests.

Et niveau ambiance, pour l’instant ça se la touche beaucoup en mode « Vocal Fry from Silicon Valley », donc j’espère que des franc-comtois vont rapidement s’emparer de l’application pour rafraichir un peu ça. Mais ça ouvre pas mal de débats avec des conversations intéressantes.

Bon après, j’ai quand même quelques petites réserves hein. Déjà, la vitesse de lecture par défaut est en 2x. Alors ok, ça permet d’aller plus vite, mais ça gâche un peu l’expérience. On a l’impression d’écouter parfois des robots. Le défilement automatique des messages est également un peu chiant, avec un petit retour haptique à chaque message qu’on passe, et parfois des enchainements vers le message suivant qu’on n’a pas souhaité.

Maintenant reste à voir comme ça va se passer. Parce que autant, écrire de la merde sur Twitter (oui, j’aime pas dire X) c’est facile. Autant bablater toute la journée à l’oral avec ses amis ou de parfait inconnus sur ce genre de réseau, j’ai pas l’impression que ce soit naturel pour tout le monde, hormis les gens déjà habitués à parler en public ou en podcast.

Mais bon, on verra bien. AirChat reste quand même une belle surprise qui dépoussière un peu le concept de réseau social. Si Twitter c’est du « micro-blogging » comme on disait à l’époque, et bien pour moi Airchat c’est du « micro-podcasting ». Après je me pose plein de questions sur ce qu’ils vont faire de nos empreintes vocales, si ça ne va pas permettre à la NSA d’encore plus nous profiler dans leurs grandes bases de données, ou si des mafieux vont pas pouvoir s’en servir pour alimenter des deepfakes vocaux à grande échelle. Tellement d’interrogations, et j’ai même pas encore bu mon café.

Par contre, si vous voulez rejoindre la bêta fermée, il faudra vous faire inviter par l’un de vos amis.

En attendant, comme d’hab, je vais voir comment ça se développe avant d’aller rajouter des banalités sur cet espace mais j’ai déjà des idées à la con, comme ralentir l’audio avant de le publier pour avoir quelque chose de plus naturel, et proposer des threads geek épiques façon Reflets d’Acide ou ASMR ou je sais pas, j’ai trop d’idées débiles… raaaah.

Le silence est d’or de toute façon.

  • ✇Korben
  • Jan – Le « ChatGPT » local et open source à installer sur votre machine
    Afin de rendre l’IA accessible à tous, y compris gratuitement puisque la plupart des modèles fonctionnent sur un système open source, une équipe de développeurs talentueux a créé Jan un outil pour les développeurs et les utilisateurs souhaitant profite d’une alternative à ChatGPT, totalement indépendante, fonctionnant hors ligne, open source et libre. Il faut donc voir Jan comme un client de chat qui permet de télécharger des modèles comme Trinity, Mistral, Llama, OpenChat…etc. et de les fa

Jan – Le « ChatGPT » local et open source à installer sur votre machine

Par : Korben
23 mars 2024 à 09:00

Afin de rendre l’IA accessible à tous, y compris gratuitement puisque la plupart des modèles fonctionnent sur un système open source, une équipe de développeurs talentueux a créé Jan un outil pour les développeurs et les utilisateurs souhaitant profite d’une alternative à ChatGPT, totalement indépendante, fonctionnant hors ligne, open source et libre.

Il faut donc voir Jan comme un client de chat qui permet de télécharger des modèles comme Trinity, Mistral, Llama, OpenChat…etc. et de les faire tourner 100% hors ligne. Comme ça, pas de fuite de conversations privées ni de réutilisation de vos données pour entrainer de nouvelles IA. Et si comme moi, vous êtes accro à l’IA d’OpenAI, vous pourrez toujours y ajouter votre clé API et discuter avec ChatGPT (au tarif fixé par OpenAI évidemment).

Jan fonctionne sous Linux (Appimage et .deb dispo), sous Windows et macOS (Intel / Silicon) et propose une prise en charge des modèles open source tels que GGUF via llama.cpp, TensorRT via TensorRT-LLM ou des API externes. Jan utilise également le moteur d’inférence Nitro, des mêmes développeurs, qui se veut être rapide et léger.

Je teste ici le modèle Trinity 1.2 7B Q4 :

Et ici un modèle spécialisé en code Python nommé Wizard Coder Python 13B Q5.

Un truc cool avec Jan c’est que toutes les conversations sont conservées sur votre disque au format JSON, donc si le coeur vous en dit, vous pourrez ensuite les exploiter comme bon vous semble dans vos outils.

Jan propose également un serveur REST qui permet d’interroger via une API compatible OpenAI n’importe quel modèle que vous y feriez tourner. Ça permet de brancher vos outils ou vos scripts directement sur le LLM ouvert de votre choix.

Dans la lignée de Ollama ou LM Studio, Jan rempli ses promesses et vous permettra de vous éclater avec l’IA (abus de langage, je sais…) sans mettre en péril vos données personnelles.

Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site de Jan ou sur leur page Github pour les sources et la doc.

Merci à Lorenper

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  • Revue de presse de l’April pour la semaine 10 de l’année 2024
    Cette revue de presse sur Internet fait partie du travail de veille mené par l’April dans le cadre de son action de défense et de promotion du logiciel libre. Les positions exposées dans les articles sont celles de leurs auteurs et ne rejoignent pas forcément celles de l’April. [Next] Le CNRS veut que ses logiciels libres génèrent des revenus [Le Monde Informatique] Priyanka Sharma (General Manager CNCF): «En France il y a une communauté open source vibrante» [Le Temps] Au Tribunal fédéral, l'

Revue de presse de l’April pour la semaine 10 de l’année 2024

Par : echarp
11 mars 2024 à 15:45

Cette revue de presse sur Internet fait partie du travail de veille mené par l’April dans le cadre de son action de défense et de promotion du logiciel libre. Les positions exposées dans les articles sont celles de leurs auteurs et ne rejoignent pas forcément celles de l’April.

[Next] Le CNRS veut que ses logiciels libres génèrent des revenus

✍ Martin Clavey, le vendredi 8 mars 2024.

Le logiciel libre a une place importante dans l’univers de la recherche publique. De nombreux chercheurs contribuent à des projets du libre ou en créent. Le CNRS veut maintenant aider ses chercheurs à intégrer leurs logiciels dans une «logique de satisfaction d’objectifs économiques viables» avec un programme de financement appelé «OPEN».

[Le Monde Informatique] Priyanka Sharma (General Manager CNCF): «En France il y a une communauté open source vibrante»

✍ Dominique Filippone, le vendredi 8 mars 2024.

Un mois avant la première édition en France de la Kubecon Europe, la directrice exécutive de la Cloud Native Computing Foundation, qui gère Kubernetes, revient sur les projets et ambitions et apporte son regard sur l’évolution de la place de l’open source dans les entreprises.

Et aussi:

[Le Temps] Au Tribunal fédéral, l'informatique se passe des géants américains (€)

✍ Grégoire Barbey, le jeudi 7 mars 2024.

La plus haute autorité judiciaire du pays a fait le choix de la souveraineté numérique pour son infrastructure informatique. Une approche qui tranche avec d’autres institutions publiques et privées

[ZDNet France] Canonical fête ses 20 ans: comment Ubuntu a changé le monde de Linux

✍ Steven Vaughan-Nichols, le mercredi 6 mars 2024.

La société mère d’Ubuntu, qui équipe aujourd’hui des millions d’ordinateurs de bureau, de serveurs et d’instances cloud, continue de rechercher l’équilibre entre la fourniture de ‘Linux pour les humains’ et sa responsabilité croissante sur le marché mondial de la technologie.

[Le Monde.fr] Open data publique: «On voit les limites dès que les données pourraient remettre en cause le pouvoir établi» (€)

✍ Raphaëlle Aubert et Léa Sanchez, le mardi 5 mars 2024.

Dans un entretien au «Monde», le sociologue Samuel Goëta dresse un bilan de l’ouverture des données publiques en France.

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[Next] Orange condamnée à 860 000 euros pour contrefaçon et violation de la licence libre GNU GPL

Le mardi 5 mars 2024.

Après plus de douze ans de procédure, rapporte l’association April, Orange vient d’être condamnée pour contrefaçon. Elle a violé les termes de la licence GNU GPL v2, et donc le droit d’auteur d’Entr’ouvert, société coopérative autrice de la bibliothèque libre de gestion d’identité LASSO (Liberty Alliance Single Sign On).

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[Place Gre'net] Échirolles va accueillir AlpOSS, rendez-vous dédié à l'Open Source

✍ Florent Mathieu, le lundi 4 mars 2024.

Échirolles accueille AlpOSS le 21 mars 2024, première édition d’un rendez-vous dédié aux solutions numériques Open Source.

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  • ✇Korben
  • Lumos – Le copilote IA de vos séances de surf
    Allez, aujourd’hui, on va faire un peu d’IA. J’sais pas si vous vous souvenez, mais il y a quelque temps, je vous avais fait une jolie démo de Ollama permettant de faire tourner des LLM (modèles de langage comme ChatGPT) en local avec des modèles ouvert comme Mistral ou Vigogne. Sauf que voilà, c’est pas forcément pratique à utiliser ailleurs que dans vos propres scripts. Mais c’était sans compter sur Lumos, une extension Chrome propulsée par Ollama qui permet d’avoir sous la main, votre LL

Lumos – Le copilote IA de vos séances de surf

Par : Korben
2 mars 2024 à 09:00

Allez, aujourd’hui, on va faire un peu d’IA. J’sais pas si vous vous souvenez, mais il y a quelque temps, je vous avais fait une jolie démo de Ollama permettant de faire tourner des LLM (modèles de langage comme ChatGPT) en local avec des modèles ouvert comme Mistral ou Vigogne.

Sauf que voilà, c’est pas forcément pratique à utiliser ailleurs que dans vos propres scripts. Mais c’était sans compter sur Lumos, une extension Chrome propulsée par Ollama qui permet d’avoir sous la main, votre LLM durant vos séances de surf. Ainsi, vous pourrez lui demander des résumés de longs posts de forums, de vous expliquer le dernier rapport de bug d’un projet Github, de résumer les articles trop longs à lire de korben.info ^^ ou encore lui poser des questions par rapport à de la documentation technique ou des fiches produits que vous consulteriez en ligne.

Bref, c’est génial ! Vous devrez bien évidemment avoir un Ollama fonctionnel sur votre machine… Voici d’ailleurs ma vidéo à ce sujet :

Installez ensuite l’extension sous Chrome.

Puis lancez le serveur à l’aide de cette commande :

OLLAMA_ORIGINS=chrome-extension://* ollama serve

Ou comme ceci si vous utilisez Docker:

docker run -e OLLAMA_ORIGINS="chrome-extension://*" -d -v ollama:/root/.ollama -p 11434:11434 --name ollama ollama/ollama

Et vous pourrez ensuite profiter de la puissance du LLM de votre choix directement dans votre navigateur au travers d’une fenêtre de chat.

Si vous voulez plus d’infos, c’est par ici que ça se passe.

  • ✇LinuxFr.org : les dépêches
  • Un annuaire des producteurs locaux en Open-Source
    J’ai le plaisir de vous présenter l’association OpenProduct qui se donne pour mission de faire connaître les producteurs locaux. Dans cette perspective, nous avons lancé un site web ainsi qu’une application mobile avec une carte et un wiki. Tout est Open-Source, du code source des softs, aux comptes de l’association en passant par la base de donnée. lien nᵒ 1 : Site web principallien nᵒ 2 : Dépot Gitlien nᵒ 3 : ParticipationSommaire Présentation Historique Le lancement Existant Financement Op

Un annuaire des producteurs locaux en Open-Source

J’ai le plaisir de vous présenter l’association OpenProduct qui se donne pour mission de faire connaître les producteurs locaux. Dans cette perspective, nous avons lancé un site web ainsi qu’une application mobile avec une carte et un wiki. Tout est Open-Source, du code source des softs, aux comptes de l’association en passant par la base de donnée.

Logo de OpenProduct

Sommaire

Présentation

Le but du projet est de constituer un annuaire des producteurs locaux le plus exhaustif possible. On considère comme producteur une entreprise qui produit en France un produit destiné au grand public (pas de constructeur de robots industriels par exemple). Je ne me limite pas aux artisans ni aux PME, mais je vois mal une multi-nationale non plus. Je pense que les plus grosses entreprises sont celles du textile avec à peine une centaine d’employés maximum. J’ai aussi quelques biscuiteries peut-être. J’aimerais bien avoir de l’électronique par exemple, mais je n’ai pas trouvé de source dessus.
Attention, parfois la frontière est un peu fine, et il y a parfois des grossistes proches des producteurs qui peuvent un peu s’immiscer dans la base de données. L’idée n’est pas non plus de mettre tous les boulangers (scandale, ils fabriquent bien en France quoique parfois certains utilisent du surgelé industriel). Mais par contre les boulangers qui fabriquent avec de la farine locale avec un four solaire ou au bois ont une raison d’y être.
Pour faire simple (et simpliste) il faut rentrer dans l’ « esprit producteur local ».

Le site web est assez basique avec une carte et pour chaque producteur son site web, son numéro, son courriel, son adresse (obligatoire pour se trouver sur la carte) et un texte descriptif. Il est possible de filtrer par catégorie, mais cet élément gagnerait à être largement amélioré. Sur le site, on dispose d’un Wiki qui est pour le moment famélique. L’idée est qu’il serve de page web à certains producteurs qui n’en disposeraient pas. Pour ceux qui ont un site complet, leur site est sans doute plus intéressant. La question reste ouverte de savoir si le wiki gagnerait à être complété par d’autres informations. J’ai dernièrement ajouté des « Guides pratiques ».

Aujourd’hui, l’on considère que le site web, c’est seulement 30% du trafic. Une application mobile est dès lors absolument indispensable. Une application Android existe et est installable avec l’APK (Disponible sur le site web). Évidemment, qu’à l’avenir, elle devra être rendue disponible le play store de Google (Et sur FDroid). En théorie, cette application pourrait être compilée pour iPhone et placée sur l’AppStore. Mais je n’ai pas encore investi dans ces magasins car le ticket d’entrée n’est pas négligeable et que l’appli est encore perfectible (et c’est un euphémisme).

Historique

Au départ, mon idée était, dans un but personnel, d’avoir des objets purement open-source (réparable, bidouillable…). Ne trouvant pas souvent mon bonheur, je me suis dit : « et si je créais une entreprise qui produit un objet Open-Source ? » Peu importe lequel. Mais je me suis vite rendu compte que je n’arriverai jamais à le vendre à quelqu’un d’autre que moi… Les entreprises qui ont tenté ont toutes abandonné genre NumWorks ou alors ont marginalisé cette démarche au cours de leur croissance. A priori, la raison n’est pas que cela ne soit pas viable en soi mais plutôt que pour croître, ils ont dû faire appel à des investisseurs qui n’achetaient pas le concept d’Open-Source. Et s’ils n’ont pas pu grossir sans ces investisseurs, c’est qu’il est très difficile de vendre (pas vraiment de fabriquer). En fait, les gens ne voient pas l’intérêt de l’Open-Source si c’est « réparable ». Autrement dit, il « suffit » pour l’entreprise de dire qu’elle continue de vendre les pièces détachées. Mais si l’entreprise ne fournit ni pièces, ni plans, c’est trop galère à faire soi-même (ou trop cher par un réparateur). Il y a un autre problème qui se cumule, c’est la multiplication des versions. Il n’y a pas 1, 5 mais près d’une centaine de lave-vaisselles différents, aucune communauté ne pourra modéliser toutes les versions en service (pas seulement celle commercialisée, mais aussi toutes celles qui l’ont été depuis 15 ans). En fait si je fabrique moi-même un produit open-source, je vais avoir énormément de mal à en faire la promotion.

Mais je ne suis pas le seul dans ce cas, tous les petits producteurs locaux connaissent ce problème. Ils ont des articles de bien meilleurs qualité que le commerce standard (certes un peu plus cher) mais ils peinent à se faire connaitre. Ils utilisent généralement assez peu de brevets et c’est bien ça qui attire le client, il sait d’où ça vient, comment c’est fait (en gros). Sa force, c’est donc de ne pas cacher sa chaine de production, c’est donc en quelque sorte au minimum d’être open-source sur la chaine de production. Et on peut les aider à être plus transparents. D’où OpenProduct. Enfin, c’est l’idée à long terme.

Le lancement

Tout ça en serait resté au stade d’idée si je n’avais pas été au chômage. Au départ j’ai fait des travaux dans la maison puis faute de finance et de courage, j’ai dû réduire. Je me suis donc attelé à la tâche.

La tâche la plus simple pour moi c’était de faire le site web (je ne parle pas du design). Il n’y avait là aucune difficulté majeure, j’ai pas mal travaillé avec HTML/JavaScript/PHP dans mes précédentes activités professionnelles et un peu avec Leaflet. Je voulais penser performances et sécurité. Et pour moi, le plus évident c’était de faire du statique. Cela ne demande que les ressources minimales pour le serveur et c’est inattaquable. Aujourd’hui, on peut faire beaucoup en JavaScript. En plus, comme c’est statique, je n’ai pas de cookies… Donc pas cette satanée popup ce qui rend tout de suite le site plus plaisant.

Il y a bien du dynamique tout de même (dont les scripts), et là, j’avais envie d’explorer des technos que je trouve performantes :

  • j’ai utilisé Julia comme langage interprété pour les scripts et pour le Web (Avec le framework Genie)
  • j’ai utilisé Svelte pour un formulaire « dynamique » en JavaScript.
  • j’ai choisi React-Native pour le développement mobile car c’est du multi-plateforme et en JavaScript. Je pensais réutiliser le code javascript du web mais au final c’est tellement différent, qu’un autre langage n’aurait pas changé grand-chose. Du coup, je pense que Flutter aurait été plus performant (Il compile vraiment en langage machine : Java sous Android.)

Existant

Mais il existe déjà plein de solutions qui marchent très bien pensez-vous. Je vous ferrai une réponse de normand (bien que je sois breton) « Oui et non ».

Il existe des sites publics qui recensent certaines catégories :

  • l’alimentaire avec jours-de-marche.fr et mon-producteur.com.
  • Les métiers d’arts avec annuaire-metiersdart.com.
  • Ou encore dans l’habillement comme cocorico.store et madefrance.fr mais ils n’identifient même pas toujours les producteurs.
  • Des offices de tourisme mais chacun a une politique différente et l’on ne s’y retrouve pas facilement.
  • Parfois des sites publics de départements/régions…
  • Des groupes Facebook à la pelle.

Mais aucun ne propose une carte de localisation des producteurs et aucun n’est généraliste (Alimentaire, art et autres). Pire, ils ne recensent pas tous les producteurs (sans doute car ils demandent de l’argent) et en plus ils ne sont pas toujours à jour. Je soupçonne certains d’être un peu délaissés. Si bien que ce n’est pas si simple de connaitre les producteurs quand on se promène dans une région alors que pourtant la demande est là.

Aujourd’hui, les petits producteurs locaux peinent à se faire connaître. En fait, une part importante de leur travail est consacrée à cet effort ou ils ne sont pas toujours très bons. Ils mettent beaucoup d’énergie à faire un site web, à faire leur promotion sur les réseaux sociaux, à se vendre auprès de leurs amis et voisins pour le bouche-à-oreille. Mais c’est en grande partie en vain. En fait, ils comptent surtout sur quelques clients fidèles et sur un bouche-à-oreille de connaisseurs/passionnés. Or nous ne sommes pas tous connaisseurs/passionnés mais juste intéressés. Pire, même connaisseurs, quand nous traversons une région, nous ne pouvons pas y connaître les producteurs locaux. Je pense qu’OpenProduct peut aider à développer un tourisme de producteurs.

Financement

La question que l’on me pose souvent : mais quel est votre business-plan ? Mais ici, peut-être est-on entre personnes un peu plus sensibilisées à l’open-source et son financement.

Alors tout d’abord, je n’ai clairement pas un objectif de rentabilité avec ce projet. Ensuite, je ne vois pas comment je pourrais demander de l’argent aux producteurs alors que je n’ai pas de visiteurs (ou si peu aujourd’hui). De toute façon, concrètement, un hébergement web ne coute pas grand-chose (j’ai payé 50 euros pour un an). Par contre évidemment, que si je veux publier mon application sur Android et Apple, il faudra un peu plus de sous. Ensuite il y a un travail énorme à accomplir pour améliorer la base et l’IHM donc évidemment que j’aimerais des financements.

  • Mon objectif premier serait de financer le projet avec des dons de producteurs et consommateurs qui seraient sensibilisés à la cause.
  • Ensuite, j’aimerais, en tant qu’association d’utilité publique (J’estime en quelque sorte être un annuaire universel) réussir à toucher des fonds publics.
  • Enfin, il me faudra sans doute rendre certaines options payantes. Tout dépendra du résultat au bout d’un an environ.

Vous le comprenez, la variable d’ajustement, ce sont les fonds disponibles étant donné qu’il y a très peu de charge fixe. Le projet n’en est pas dépendant pour survivre.

D’ailleurs je pense que pour un site web être payant n’est pas vraiment une option pour percer. J’entends par là, que l’essentiel est avant tout d’arriver à générer du trafic et à devenir important. Si de base vous bridez que ce soit côté producteurs ou côté consommateurs vous devenez in-intéressant pour les deux (à moins d’être réservé à une « élite »). C’est un peu ce qui se passe actuellement avec la plupart des existants (jours-de-marche.fr et mon-producteur.com). Pour prendre un autre domaine, c’est ce qui plombe un peu Twitter (il perd 30% des utilisateurs ce qui entraine une baisse de 60% de ses revenus et c’est un cercle vicieux). C’est aussi ce qui fait la force de Facebook ou Google. Ce n’est pas d’être gros qui importe mais d’être très gros pour ça, il n’y a pas 36 solutions. Je suis peut-être un peu ambitieux mais je sais que sans ça, il est évident que le projet ne grossira pas assez pour vivre bien.

Il doit sans doute miser, plus que sur l’argent, sur la coopération d’une communauté façon Wikipédia/LinuxFR. C’est pourquoi je suis ouvert aux contributions. Cela peut-être du code mais même pour des informaticiens ce n’est pas simple (il faut rentrer dans le code installer… il faut compter des heures) mais aussi et surtout pour compléter la base de donnée. Vous me signalez les producteurs qui n’existe plus ou ceux oubliés. Pour l’instant cela ce fait par mail. Je souhaite aussi développer le Wiki avec des comptes « administrateurs ». J’ai un ersatz d’interface d’administration pour les producteurs…

Open-Source

Je suis un archi-convaincu du bien fondé de l’Open-Source et de l’Open-Data en général. C’est pourquoi j’essaye de pousser le concept d’Open-Source le plus loin possible. Tout mon code est sous licence GPL y compris la base de donnée et pour ce qui ne rentre pas dedans (images ou autres) c’est Créative Common Attribution. Cependant je ne me suis pas penché sur la question plus que cela.
Je pense notamment au logo/marque. Je n’ai pas envie de m’attribuer le concept OpenProduct, mais je n’ai pas envie qu’on en fasse n’importe quoi non plus. Faut-il un système à la Firefox ? En tout cas, en l’état mon logo n’intéresse personne.
Il y a aussi la question de la version de GPL. Je dirais la dernière v3 même si j’avoue ne pas avoir étudié les différences. Je sais qu’il y a des résistances sur la v2. S’il y en a qui sont partisans, merci de me le dire en commentaires.

Concrètement

Sur mon dépot Github (Ouais, ce serait mieux Gitlab), il y a six repository concernant ce projet:

  • openproduct-web : Le projet principal (Il contient la partie web statique et dynamique)
  • openproduct-web-svelte : C’est un sous-projet web destiné à svelte. On y trouve le formulaire svelte.
  • openproduct-app-android : C’est le repository de ma toute première application Android. C’est un simple navigateur web sur la page web d’OpenProduct… Une sorte de marque-page. Elle est obsolète.
  • openproduct-app : C’est une application React-Native destiné à Android (Qui doit pouvoir tourner sous Apple en théorie). Elle est loin d’être parfaite mais c’est vrai que c’est mieux que le web sur smartphone.
  • openproduct-docs : Ce n’est pas du public dans les entreprises/associations normales, mais ce sont toutes les ressources autres. On y trouve:
    • les scripts de récupération de données pour la DB.
    • Les documents administratifs de l’association
    • Les comptes financiers.
    • Les démarches de communications externes.
  • openproduct-db : Il contient la database (mysqldump).

Parmi les astuces, je ne sais pas si c’est une pratique courante, j’utilise le format plat pour les fichiers de LibreOffice. FODT au lieu d’OST, FODS au lieu d’ODS… Par défaut le format est un tar-gz de fichier XML, autrement dit c’est en quelque sorte du binaire. Or sur Git, il vaut mieux éviter le binaire. Git ne fait pas de diff sur du binaire, et de ce fait chaque modification renvoi tout au lieu de n’ajouter que les différences.

L’architecture

Pour celles et ceux que ça amuse, voici quelques détails au sujet de l’architecture technique.

En fait openproduct-web est un projet en langage Julia du Framework Genie. Pourquoi ? Tout simplement car j’avais envie de tester et que normalement, Julia est un langage très performant (Il est utilisé pour le calcul scientifique en « successeur » de Pascal).

J’ai dit que le site web est statique. C’est vrai pour l’essentiel: La page d’accueil, la carte… Il est stocké dans openproduct-web/public.

Mais j’ai un wiki qui est dynamique sur openproduct-web/wiki (Pas sur Git, c’est déjà un repo Git: médiawiki). Et j’ai aussi la page "unsubscribe.php" qui est dans openproduct-web/around/var.www.openproduct.wiki.unsubscribe.php.

Dans openproduct-web/around est un peu un fourre tout des fichiers qui doivent être mis à un endroit précis mais hors du projet. On trouve ma config NGinX, ma config Wiki (Enfin la version de mon PC de dev, pas celle de prod à cause des mots de passe). Le fichier unsubscribe.php (Il est dynamique et seul mon répertoire wiki est dynamique sur mon PC).

La partie dynamique pour l’essentiel est en Julia. Elle ne peut pas tourner sur le serveur qui est un hébergement mutualisé ou Julia n’est pas disponible. Elle tourne donc seulement sur mon PC (le PC de dev : https://openproduct.freeboxos.fr/ quand je la lance). Elle est destinée à ceux qui voudraient m’aider à compléter corriger la base de donnée. Elle permet de renseigner des producteurs dans la table openproduct.producer sans avoir à connaitre MySQL (Ni même à utiliser DBeaver).

La communication

Ce n’est pas vraiment mon fort mais c’est assez essentiel en ce moment. Maintenant que c’est en ligne il faut absolument que je crée une dynamique pour qu’il prenne.

Ma première étape a consisté à prévenir les producteurs par mail, du moins ceux dont j’ai le mail. Évidemment, j’en profite pour leur demander de me faire un peu de promotion. J’ai donc écrit un script qui se connecte à ma boite Gmail (ouuuuuh pas bien) et qui envoie les mails à la chaine. Le problème, c’est que mon compte de l’association est en fait un compte standard limité en nombre de mail envoyé. J’ai donc saturé les envois, je suis passé avec ma boite perso. Par paquets de 200 à 300, il m’a fallu cinq jours pour envoyer les 3 584 mails dont je dispose sur les 5 050 producteurs. Et j’ai reçu 720 mails d’erreurs… j’ai donc écrit un script pour lire ces mails et les noter dans ma base. J’ai aussi reçu des retours pour me corriger des erreurs (adresse, téléphone, cession d’activité…) et quelques encouragements. J’ai reçu un seul retour négatif car il estimait que son art ne devait pas être mêlé a de vulgaires produits.

Parmi les retours, j’ai eu la remarque intéressante qu’il me manquait un flyer. Je me suis donc dépêché de faire un flyer. Je ne suis vraiment pas expert dans l’exercice.

Ensuite mon moyen de promotion est Facebook. J’ai créé une page et je me suis inscrit à tous les groupes de producteurs. Et j’y publie partout une annonce. J’ai quelques retours, mais la plupart de mes annonces sont encore en attente de modération.

Il faudrait la diffuser sur d’autres réseaux sociaux. Mais je n’ai pas envie d’installer les applications privatrices et je constate qu’à part Facebook, il n’existe pas beaucoup de réseaux ou l’on peut s’inscrire sans installer une application sur smartphone…

Maintenant, il faudrait aussi passer à l’étape supérieure : la presse. On va dire que LinuxFr constitue mon premier pas. Pour le reste on verra, ça peut encore attendre.

J’ai une autre étape à faire : solliciter les services publics pour des subventions. J’ai légèrement commencé mais tant que je n’avais rien en ligne j’étais peu crédible. Depuis j’ai simplement envoyé au département des Côtes d’Armor qui est mon département (peut-être pas le plus riche ;) ).

Anecdotes

Question piège : que représente mon logo ? Logo OpenProduct

Réponse: une hutte de Hobbit avec la porte en bois et la Hutte en terre. La lumière verte qui en sort, est la couleur exacte du logo OpenSource, et si vous regardez, elle forme un O ouvert comme dans le Logo OpenSource (Pour cette raison même).
Cette cabane symbolise, selon moi, le lieu de fabrication d’objets mystérieux. Et on entre-ouvre la porte pour laisser y échapper les secrets ou pour que le client y entre.

Vous ne l’aviez pas deviné ? C’est normal, c’est du made in moi. Mon frère est susceptible de le refaire en 3D.

Conclusion

Je pense me concentrer plus sur le non-alimentaire car le domaine alimentaire est déjà pas mal investi par d’autres. Pour le reste, il y a un grand besoin. J’aimerais avoir plus de producteurs « petit-industriels » ou du moins d’objets. Et mettre à part les producteurs d’arts (d’objets d’arts : ferronnerie, verrier, potier, vannerie…).

Il reste beaucoup de travail à faire. On verra si la graine prend. ;)

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