Wikipedia, vous connaissez ça par cœur j'imagine... Hé bien vous allez redécouvrir la plus connue des encyclopédies grâce à Sami Smith qui a lancé
explorer.samismith.com
, qui transforme quasiment toute l'encyclopédie en fenêtres d'explorateur de fichiers Windows XP. Les catégories sont présentées comme des dossiers, les articles s'ouvrent dans une fenêtre façon WordPad, et le menu Démarrer est là, fidèle à l'original.
Vous double-cliquez sur l'icône Wikipedia du bureau, et vous tombez sur les g
Wikipedia, vous connaissez ça par cœur j'imagine... Hé bien vous allez redécouvrir la plus connue des encyclopédies grâce à Sami Smith qui a lancé
explorer.samismith.com
, qui transforme quasiment toute l'encyclopédie en fenêtres d'explorateur de fichiers Windows XP. Les catégories sont présentées comme des dossiers, les articles s'ouvrent dans une fenêtre façon WordPad, et le menu Démarrer est là, fidèle à l'original.
Vous double-cliquez sur l'icône Wikipedia du bureau, et vous tombez sur les grandes catégories qui ont l'apparence des fameux petits dossiers jaunes : Art, Music, Sports, Academic disciplines, Economy...(oui c'est en anglais). Vous fouillez de dossier en dossier comme dans Mes Documents en 2003, et quand vous ouvrez un article, il s'affiche dans une fenêtre WordPad avec le petit lien "Open on Wikipedia" en bas. Tout Wikipedia est ainsi navigable de cette façon, sauf, d'après Sami, la centaine de pages qui n'ont encore aucune catégorie assignée.
Y'a aussi une icône Media, et là c'est Wikimedia Commons qui se transforme en explorateur d'images par catégorie. Vous voulez voir des bousiers ? Vous descendez dans commons/animals/insects_by_common_named_groups/dung_beetles et vous avez 47 objets, photos et vidéos comprises. Et un petit clic droit sur n'importe quelle image et vous pouvez la mettre en fond d'écran du faux bureau XP.
Et le projet ne s'arrête pas là puisqu'il y a aussi un Geofile Explorer, encore en chantier, pour explorer la Terre. Pour ce projet, Sami s'est inspiré des
Wiki Files de Neal.fun
, de
Depths of Wikipedia
, le
nested d'Orteil
, ou encore
XP.css
. Bref, c'est une déclaration d'amour pour le web chelou et les interfaces d'antan, comme je les aime !
Et si ce genre de capsule rétro vous parle, je vous avais aussi parlé des
émulateurs DOS dans le navigateur
... c'est la même came nostalgique.
Voilà, c'est gratuit, ça tourne dans le navigateur, et c'est aussi inutile qu'indispensable (bisou à Jérôme Bonaldi, le GOAT !!). À découvrir ici :
explorer.samismith.com
!
Vous vous souvenez de FCKGW-RHQQ2-YXRKT-8TG6W-2B7Q8 ?
Si vous avez touché à un PC entre 2001 et 2005, y’a des chances que oui ! C’était LA clé magique qui activait Windows XP sans broncher, celle qui circulait sur tous les forums, qui était sur tous les CD gravés, et toutes les installations pirates de la planète ! Dave Plummer, le gars qui a créé le Gestionnaire des tâches et le système d’activation de produits Windows chez Microsoft, vient de raconter
sur son compte X toute l’histoire
et c’est
Vous vous souvenez de FCKGW-RHQQ2-YXRKT-8TG6W-2B7Q8 ?
Si vous avez touché à un PC entre 2001 et 2005, y’a des chances que oui ! C’était LA clé magique qui activait Windows XP sans broncher, celle qui circulait sur tous les forums, qui était sur tous les CD gravés, et toutes les installations pirates de la planète ! Dave Plummer, le gars qui a créé le Gestionnaire des tâches et le système d’activation de produits Windows chez Microsoft, vient de raconter
sur son compte X toute l’histoire
et c’est un régal à lire !
Déjà, pour les djeuns qui n’ont pas connu cette époque bénie, je vais vous donner un peu de contexte… Windows XP est sorti en octobre 2001 avec un super système d’activation antipiratage. E n gros, vous installiez le système, vous tapiez votre clé produit, et normalement ça vérifiait que vous n’utilisiez pas la même clé sur 50 machines. Sauf que FCKGW, elle, passait partout…. Des installations illimitées, aucune vérification, aucun blocage. Bref, le saint Graal du piratage Windows.
Et pendant des années, personne ne savait vraiment d’où elle venait. Une fuite ? Un employé de Microsoft rebelle ? Un hack génial ? Hé bien selon Dave Plummer, la vérité est à la fois plus simple et plus embarrassante pour Microsoft. En fait, cette clé, c’était une VLK, c’est à dire une Volume License Key. Les VLK ce sont des clés qui étaient faites pour les grandes entreprises qui devaient installer Windows sur des centaines de machines sans se taper l’activation à chaque fois. Microsoft les whitelistait directement dans le code d’activation de l’OS pour qu’elles passent sans contrôle.
Le problème, ou plutôt le GROS FUCKING PROBLEME, c’est que FCKGW a fuité seulement 5 petites semaines AVANT la sortie officielle de Windows XP. Oups la boulette !
C’est le groupe warez devils0wn a mis la main dessus et l’a balancée dans la nature et comme elle était whitelistée, Microsoft ne pouvait pas la désactiver sans casser toutes les installations légitimes des entreprises qui l’utilisaient. Du coup, bah y’avait plus rien à faire et ils ont laissé comme ça…
Dave Plummer explique que ça a été l’un des plus gros échecs de sécurité de Microsoft… la clé a circulé pendant des années, installée sur des millions de machines à travers le monde. Vous alliez chez un pote pour “réparer son PC”, vous sortiez votre CD Windows XP gravé, vous tapiez la FCKGW, et hop, il avait une installation propre et activée. Pas besoin de crack ni de keygen douteux. C’était royal !
Le truc marrant, c’est que pas mal de monde connaissait cette clé par cœur. Perso, j’ai pas été loin non plus de savoir la réciter par cœur les yeux fermés, à force de la taper. FCKGW-RHQQ2-YXRKT-8TG6W-2B7Q8 est gravée dans la mémoire collective de toute une génération de bidouilleurs PC, au même titre que les codes de GTA ou que la mélodie du modem 56k.
Voilà pour cette jolie histoire… Aujourd’hui, Windows XP n’est plus supporté depuis 2014, et cette clé ne sert plus à rien et Microsoft s’en fout d’ailleurs probablement. Mais 20 ans plus tard, on s’en souvient encore et c’est devenu un fail légendaire de plus dans l’histoire de l’informatique !
Ce serait pas foufou quand même si votre vieux PC sous Windows XP pouvait faire tourner des applications Rust compilées en 2025 ?
Bah c’est totalement ce que permet de faire
Thunk
, un outil qui réconcilie le passé et le présent pour les dev Rust qui veulent que leur app fonctionne partout, y compris sur de vieux Windows.
L’histoire commence avec ce constat simple : des millions de machines tournent encore sous Windows XP. Usines, hôpitaux, distributeurs automatiques, systèmes industriels… Ces
Ce serait pas foufou quand même si votre vieux PC sous Windows XP pouvait faire tourner des applications Rust compilées en 2025 ?
Bah c’est totalement ce que permet de faire Thunk, un outil qui réconcilie le passé et le présent pour les dev Rust qui veulent que leur app fonctionne partout, y compris sur de vieux Windows.
L’histoire commence avec ce constat simple : des millions de machines tournent encore sous Windows XP. Usines, hôpitaux, distributeurs automatiques, systèmes industriels… Ces dinosaures refusent de mourir, principalement parce qu’ils font tourner des logiciels critiques impossibles à migrer. Du coup, le souci c’est qu’il est impossible de développer de nouvelles applications pour ces systèmes avec les outils modernes.
Enfin, c’était impossible avant Thunk.
Car le créateur de Thunk, connu sous le pseudo felixmaker sur GitHub, a eu une idée trop cool. Plutôt que de forcer les développeurs à utiliser de vieux compilateurs et des langages datés, pourquoi ne pas adapter les outils modernes pour qu’ils produisent du code compatible avec les anciens systèmes ?
Son astuce repose sur deux bibliothèques chinoises méconnues :
VC-LTL5
et
YY-Thunks
. La première, VC-LTL5, fait quelque chose de très utile puisqu’au lieu d’embarquer toutes les dépendances runtime dans votre exécutable (ce qui le rend énorme), elle se branche directement sur les DLL système de Windows comme msvcrt.dll ou ucrtbase.dll. Du coup, vos binaires perdent entre 30 et 50% de leur taille.
La seconde bibliothèque, YY-Thunks, c’est la MacGyver des API Windows. Quand votre application appelle une fonction qui n’existe pas sur Windows XP (comme GetTickCount64 par exemple), YY-Thunks intercepte l’appel et propose une alternative. Comme ça, si la fonction existe, elle l’utilise. Sinon, elle improvise avec ce qui est disponible. C’est du bricolage, certes mais c’est intelligent et ça fonctionne vraiment bien.
L’atout dans la manche de Thunk c’est donc sa simplicité d’utilisation. Il est juste disponible sous 2 formes. Soit en ligne de commande, soit comme dépendance dans votre projet.
Ensuite, pour compiler une application Rust pour Windows XP, trois lignes suffisent :
cargo new build_for_xp
cd build_for_xp
thunk --os xp --arch x86 -- --release
Et voilà, votre application moderne tournera sans souci sur une machine de 2001. C’est presque de la magie noire, sauf que c’est documenté et surtout open source. Et vous savez comme j’aime l’open source !
Bien sûr,
felixmaker prévient dans sa documentation
: “USE AT YOUR OWN RISK!” en majuscules car il n’y a aucune garantie que tout fonctionne. Certaines fonctionnalités modernes peuvent rester inaccessibles, et les performances peuvent varier d’une machine à l’autre et d’un programme à l’autre. Mais pour beaucoup de cas d’usage, notamment dans l’industrie où la stabilité prime sur les dernières nouveautés, c’est un compromis, je trouve, acceptable.
L’outil supporte surtout une impressionnante gamme de systèmes : Windows XP (x86 et x64), Vista, Windows 7, 8 et même Windows 10. Oui, vous pouvez optimiser vos applications Windows 10 pour qu’elles soient plus légères ce qui est particulièrement intéressant pour les applications embarquées ou tous les systèmes avec peu de ressources.
Bref, Thunk répond à un réel besoin notamment des entreprises. C’est aussi pour ça que je vous en parle, parce que j’imagine que dans vos entreprises, vous avez peut-être des vieux bazars que vous aimeriez faire évoluer sans tout péter. Donc c’est l’occasion de faire du code propre qui tournera sous XP, Vista et j’en passe. Et pour les copains passionnés de rétrocomputing, c’est aussi l’occasion de créer des applications modernes pour vos machines vintage
Maintenant pour l’installer, il vous faudra Rust :
cargo install thunk-cli
pour la version ligne de commande, ou
cargo add thunk-rs --build
pour l’intégrer sous forme de lib dans vos projets. Il vous faudra aussi télécharger les binaires de VC-LTL5 et YY-Thunks et configurer quelques variables d’environnement, mais la documentation explique tout clairement.
Voilà, je trouve ça plutôt cool que Rust, un langage créé en 2010, puisse maintenant produire du code pour un système d’exploitation sorti en 2001. C’est un genre de pont temporel qui défie la logique habituelle de l’obsolescence programmée.
Vous pensiez que les vieux Windows étaient devenus inoffensifs avec le temps ? Détrompez-vous ! Le bidouilleur Eric Parker s’est récemment amusé à exposer directement sur Internet des machines tournant sous Windows XP, 2000 et 98, sans aucune protection… et le résultat est franchement flippant.
Parce que oui, même en 2024, quand on branche en direct un vieux Windows sur le net, sans pare-feu matériel pour filtrer les connexions non désirées, c’est le scénario catastrophe assuré. Votre antiq
Vous pensiez que les vieux Windows étaient devenus inoffensifs avec le temps ? Détrompez-vous ! Le bidouilleur Eric Parker s’est récemment amusé à exposer directement sur Internet des machines tournant sous Windows XP, 2000 et 98, sans aucune protection… et le résultat est franchement flippant.
Parce que oui, même en 2024, quand on branche en direct un vieux Windows sur le net, sans pare-feu matériel pour filtrer les connexions non désirées, c’est le scénario catastrophe assuré. Votre antiquité numérique se retrouve à poil sur les réseaux, à la merci du premier script kiddie venu. Et ça ne fera pas long feu avant que votre bécane ne soit infestée de malwares !
Commençons par Windows 98. Lors de son test, Eric a eu beau patienter, rien ne s’est passé. Pas l’ombre d’un ver, backdoor ou cheval de Troie à l’horizon. Il semblerait que la vieille bécane bénéficie d’une forme de « sécurité par l’obscurité ». Avec si peu de Windows 98 encore connectés, les hackers ne prennent plus la peine d’écrire des exploits dédiés. Ouf !
Passons à Windows 2000. Là, c’est une tout autre histoire ! À peine connecté, les scans de ports ont révélé la présence de SMB, le protocole d’échange de fichiers, réputé pour ses failles béantes. Et quelques minutes plus tard, patatra ! Un bel écran bleu, suivi d’un redémarrage en boucle. En inspectant le système, Eric a découvert une backdoor signée « Shang Xen Smartphone Technology », des modifications de fichiers systèmes et même un mystérieux exécutable caché dans un dossier Temp. De quoi transformer la machine en parfait zombie à la solde des pirates !
Et Windows XP dans tout ça ? Pareil, 10 minutes chrono pour chopper un premier trojan « conhost.exe ». S’en sont suivis la création d’un compte administrateur, l’apparition d’un serveur FTP ouvert aux quatre vents, et tout un tas de saletés en provenance de Russie, le tout bien planqué dans le système. En bonus, un malware s’est même amusé à éjecter Malwarebytes, l’anti-virus qu’Eric avait installé. Bref, un joyeux bazar et une prise de contrôle totale de la machine, malgré un semblant de résistance du pare-feu intégré de XP.
Alors oui, ces expériences peuvent paraître un peu artificielles. Après tout, qui serait assez fou pour connecter directement un Windows préhistorique sur le net aujourd’hui ? Mais elles illustrent bien les progrès en matière de sécurité, et l’importance cruciale des protections réseau modernes (merci le NAT et les pare-feu !).
Et la morale de l’histoire ?
Primo, ne jamais sous-estimer les vieux Windows, ils sont toujours aussi vulnérables qu’à l’époque. Deuxio, faites tourner vos antiquités dans une VM ou un réseau isolé si vous y tenez. Tertio, soyez vigilants même sur les OS récents, les hackers affinent toujours leurs techniques pour exploiter la moindre faille.