Alors là les amis, c'est le moment de vous accrocher à vos vieux chargeurs Lightning de la guerre ! Parce que si vous avez un vieil iPhone 5s qui traîne dans un coin ou dans votre poche et que vous refusez catégoriquement de le foutre à la benne par pur respect pour le design de ce bon vieux Jony Ive, j'ai une nouvelle qui va vous redonner le smiiiiile.
Vous ne l'avez pas encore vu parce que la vie est un tourbillon qui vous emporte chaque jour loin de tout ça, mais sachez qu'Apple vient tout ju
Alors là les amis, c'est le moment de vous accrocher à vos vieux chargeurs Lightning de la guerre ! Parce que si vous avez un vieil iPhone 5s qui traîne dans un coin ou dans votre poche et que vous refusez catégoriquement de le foutre à la benne par pur respect pour le design de ce bon vieux Jony Ive, j'ai une nouvelle qui va vous redonner le smiiiiile.
Vous ne l'avez pas encore vu parce que la vie est un tourbillon qui vous emporte chaque jour loin de tout ça, mais sachez qu'Apple vient tout juste de sortir iOS 12.5.8. Hé oui, en 2026 la firme à la pomme a balancé un patch pour un téléphone sorti il y a plus de 12 ans. Je rappelle quand même que ce vieux machin a été déclaré officiellement « obsolète » par Cupertino en 2024.
Alors POURQUOI ?
Et bien c'est tout simple ! C'est en réalité une question de vie ou de mort pour les services de base sur le smartphone. En effet, sans cette mise à jour, vos certificats de sécurité allaient expirer et s'en était terminé de FaceTime, d'iMessage, et même de la possibilité d'activer le téléphone après une réinitialisation. En gros, votre iPhone 5s allait se transformer en cale porte.
Heureusement qu'ils ont réagi !
Grâce à ce patch (qui concerne aussi l'iPhone 6 et l'iPad Air 2 via iOS 15.8.6 et 16.7.13), les services essentiels vont donc continuer de ronronner jusqu'en janvier 2027 au moins. Même si ça devrait être la norme, c'est tellement rare de voir un constructeur s'occuper de son matériel si longtemps après la sortie qu'on est tous étonné ! Ça nous change de l'époque où on devait
braver l'obsolescence programmée avec du ruban adhésif
!
Après si vous sentez que
l'autonomie de votre vieux smartphone décline
, c'est peut-être le moment de lui offrir une petite batterie neuve pour fêter ça. Parce que faire tourner un OS de 2026 sur une puce A7, c'est un peu comme essayer de faire courir un marathon à votre grand-père... Faudra de la glace à l'arrivée !
Voilà, vous savez ce qu'il vous reste à faire concernant cet appareil !
D'ailleurs si vous voulez suivre mes découvertes tech au quotidien, je poste aussi des trucs sur
ma page Facebook
.
En novembre 2024,
je vous parlais d’un crack Windows
vieux de 17 ans qui fonctionnait encore. Et là, on est un an plus tard, et j’apprends que Microsoft l’a tué.
Mais c’est quoi ce bordel ??
En effet, selon plusieurs médias, Microsoft a bloqué
KMS38
, la méthode d’activation offline fournie par Massgrave. Le Patch Tuesday de novembre (KB5068861 pour Windows 11 24H2/25H2) a donc intégré ces changements apparus dans le build 26100.7019 qui ont déprécié gatherosstate.exe, l’outil que les entrepris
En novembre 2024,
je vous parlais d’un crack Windows
vieux de 17 ans qui fonctionnait encore. Et là, on est un an plus tard, et j’apprends que Microsoft l’a tué.
Mais c’est quoi ce bordel ??
En effet, selon plusieurs médias, Microsoft a bloqué KMS38, la méthode d’activation offline fournie par Massgrave. Le Patch Tuesday de novembre (KB5068861 pour Windows 11 24H2/25H2) a donc intégré ces changements apparus dans le build 26100.7019 qui ont déprécié gatherosstate.exe, l’outil que les entreprises utilisaient pour migrer leurs activations KMS lors des mises à jour. Mais cela permettait aux pirates de tricher avec la période d’activation KMS et de la prolonger jusqu’au 19 janvier 2038. Ah les brigands ! lol
Cette date, du 19/01/2038 à 03h 14m 07 UTC précisément, c’est la limite du timestamp Unix 32-bit, le fameux bug Y2K38 ! En gros, KMS38 ne crackait pas vraiment Windows mais repoussait le moment fatidique où une activation serait nécessaire… Bon et alors ? Est ce que c’est une nouvelle victoire de Microsoft contre le piratage ?
Nop, que dalle.
Car HWID et TSforge fonctionnent toujours pour activer Windows dans le dos de Microsoft. Massgrave a même sorti le 11 novembre dernier sa version 3.8 de MAS (Microsoft Activation Scripts) baptisée “R.I.P. KMS38”.
Alors c’est tout pareil ? Non, pas vraiment car KMS38 fonctionnait offline, ce qui permettait d’activer Windows sans jamais contacter Microsoft. Et malheureusement HWID et TSforge fonctionnent uniquement online. Ils nécessitent donc une connexion internet pour stocker votre licence sur les serveurs Microsoft.
Cela veut dire qu’avant, avec KMS38, vous pouviez activer Windows en mode avion, vous déconnectiez la machine du réseau, vous lanciez le script, et hop, c’était activé jusqu’en 2038 et Microsoft ne savait même pas que vous existiez ! Et aucun Hardware ID ni de télémétrie n’étaient envoyés !
Alors que maintenant, même pour pirater Windows, vous devez demander aux serveurs de Microsoft de vous accepter. Car HWID crée une licence numérique permanente liée à votre matériel et cette licence est stockée chez Microsoft. Vous devez donc vous connecter initialement à leurs serveurs pour l’activer et à chaque réinstallation, vous devez obligatoirement vous reconnecter.
Bref, votre Hardware ID et votre config matérielle sont donc enregistrés dans la base de données de Microsoft. Et pour TSforge, c’est pareil. Connexion obligatoire sur un serveur Microsoft !
Voilà, donc en gros, pour pirater Windows, il faut maintenant se déclarer à Microsoft. Les criminels que vous êtes esquivent ainsi les 145 euros de la licence, mais donnent leur Hardware ID en échange d’un Windows activé et d’une dépendance permanente aux serveurs de Redmond.
Voilà donc comment Microsoft a choisi délibérément de casser un outil utilisé par ses propres clients pour continuer à collecter de la data, même quand l’utilisateur est un “pirate”…
C’est l’histoire d’un mec qui a compressé 60 jeux Steam pour économiser 380 GB, et ainsi faire en sorte qu’ils se lancent plus vite qu’avant.
Ce mec a compris que sur un disque dur classique, décompresser en temps réel avec un CPU moderne est parfois plus rapide que de lire des gigaoctets bruts de données à 7200 tours/min. Et pour cela, il a utilisé
CompactGUI
!
On pourrait se dire qu’un fichier compressé, c’est forcément plus lent à ouvrir mais en fait non, car un CPU récent peut décompresser e
C’est l’histoire d’un mec qui a compressé 60 jeux Steam pour économiser 380 GB, et ainsi faire en sorte qu’ils se lancent plus vite qu’avant.
Ce mec a compris que sur un disque dur classique, décompresser en temps réel avec un CPU moderne est parfois plus rapide que de lire des gigaoctets bruts de données à 7200 tours/min. Et pour cela, il a utilisé
CompactGUI
!
On pourrait se dire qu’un fichier compressé, c’est forcément plus lent à ouvrir mais en fait non, car un CPU récent peut décompresser en RAM plus vite qu’un disque dur ne peut lire.
C’est en partant de ce constant que
IridiumIO
a imaginé CompactGUI qui exploite cette anomalie physique. C’est une interface graphique pour compact.exe, une commande Windows que Microsoft a discrètement re-boostée en 2015 avec des algorithmes de compression modernes (XPRESS4K, XPRESS8K, XPRESS16K, LZX), puis totalement oubliée dans un coin de Windows…
En gros, vous faites pointer CompactGUI vers un dossier qui contient vox jeux, vous choisissez un algorithme de compression, vous appuyez sur un bouton, et Windows compresse tous les fichiers de façon transparente. Quand je dis transparente, je veux dire que le jeu continue de tourner normalement quand vous le lancez. Les fichiers restent accessibles comme avant, ils apparaissent dans l’Explorateur Windows sans différence visible, mais ils prennent tout simplement moins de place sur le disque.
Et quand vous lancez un jeu, Windows décompresse les fichiers en RAM à la volée, et vous jouez comme d’habitude. Cette sorcellerie, on la doit aux algorithmes de compression modernes de Windows 10+ et il y en a quatre :
XPRESS4K : Le plus rapide, le plus faible en compression. Ratio moyen 50%. C’est celui par défaut, recommandé pour la plupart des usages.
XPRESS8K : Un cran au-dessus. Meilleur ratio, CPU encore léger. Selon les forums, c’est le meilleur compromis sur un PC récent.
XPRESS16K : Encore plus fort, mais commence à solliciter le CPU. Ratio autour de 57%.
LZX : Le plus puissant. Peut atteindre 66% de compression, mais CPU intensif. À réserver aux machines avec de la puissance à revendre.
Tenez par exemple,
sur un fichier de test
de 46.6 MB, LZX compresse à 15.7 MB, XPRESS16K à 20.1 MB, XPRESS8K à 21.1 MB, et XPRESS4K à 23.0 MB. En comparaison, la vieille compression NTFS classique (LZNT1) ne descend qu’à 26.2 MB. Les nouveaux algorithmes sont donc objectivement meilleurs, mais personne ne les utilise parce qu’il faut taper des commandes dans PowerShell.
Et c’est là que CompactGUI intervient puisqu’il transforme compact.exe en version compatible avec votre syndrome du clickopathe. C’est tout.
Doom 2016 : 67 GB → 51 GB (16 GB) ou même 62 GB → 38 GB (24 GB) selon la version
Tekken 7 : 60 GB → 30 GB (50% de gain)
Team Fortress 2 : 19.4 GB → 11 GB (8.4 GB)
Guild Wars 2 : 26.2 GB → 4.1 GB (22.1 GB !)
Hollow Knight : 9 GB → 1.65 GB avec LZX
Et ce qui est fou, c’est que dans la plupart des cas, l’impact sur les performances est dans la marge d’erreur des benchmarks. Les utilisateurs sur les forums racontent jouer tout à fait normalement, sans ralentissement perceptible. Certains équipés de disques durs plus anciens rapportent même des temps de chargement réduits.
Alors pourquoi ça marche aussi bien de compresser ?
Hé bien parce que les textures et les sons des jeux sont déjà compressés dans des formats spécialisés (DDS, OGG, MP3…etc), mais les assets bruts, eux, (scripts, configs, shaders, données de niveau…etc) sont souvent non compressés. XPRESS et LZX s’attaquent donc à ces fichiers non compressés et permettent ainsi de gagner beaucoup de place.
Et votre CPU dans tout ça ? Hé bien sur un processeur moderne dual ou quad-core, la décompression LZW (l’algo derrière LZX) est tellement légère qu’on ne la sent pas. XPRESS est encore plus rapide et le gain de temps sur la lecture disque compense largement le coût CPU de la décompression.
Mais attention, il y a un piège !!! Et ce piège c’est DirectStorage. Ce truc est une techno de Microsoft pour Windows 11 qui permet aux jeux de charger les assets directement du SSD vers la carte graphique, en contournant le CPU. C’est conçu pour les SSD ultra-rapides (NVMe) et ça réduit beaucoup les temps de chargement sur certains jeux.
Sauf que DirectStorage n’aime pas du tout la compression NTFS et les jeux qui l’utilisent peuvent planter ou avoir des performances dégradées si vous compressez leurs fichiers. Donc si vous êtes sur Windows 11 avec un NVMe récent et que vous jouez à des jeux AAA avec DirectStorage, n’utilisez pas CompactGUI. Mais si vous avez un bon vieux HDD, ou un SSD SATA classique, ou des jeux anciens qui n’utilisent pas la techno de DirectStorage, CompactGUI est une bénédiction.
Comme d’hab, ça dépend de vos jeux, de votre PC…etc. Donc y’a plus qu’à tester pour savoir si ça peut être bénéfique ou pas pour vous.
Pour l’installer, vous téléchargez CompactGUI depuis les
releases GitHub
, ou via Winget avec
winget install CompactGUI
Puis vous lancez l’app, vous sélectionnez un dossier de jeu (par exemple C:\Program Files (x86)\Steam\steamapps\common\Doom), vous choisissez un algorithme (XPRESS8K pour commencer), et vous cliquez sur Compress !
L’app vous affichera alors une barre de progression, le temps estimé, et le ratio de compression en temps réel. Et une fois terminé, votre jeu pèsera de 30 à 60% de moins, et vous pourrez le lancer normalement.
Et si jamais vous voulez décompresser, vous retournez dans CompactGUI et vous cliquez sur Uncompress. Ça restaurera tout à l’état d’origine !
CompactGUI intègre même une fonctionnalité de monitoring en arrière-plan. Vous configurez un dossier à surveiller (genre votre bibliothèque Steam), et CompactGUI compressera automatiquement les nouveaux jeux installés. Comme ça vous êtes tranquille !
Vous pouvez aussi ajouter
CompactGUI
au menu contextuel de l’Explorateur Windows ce qui vous permettra de faire un clic droit sur un dossier → Compress with CompactGUI.
Bref, un grand merci à Microsoft qui a développé des algos de compression dignes de WinRAR, les a intégrés nativement dans Windows 10, et les a laissé moisir dans un outil en ligne de commande que personne n’utilise.
Alors voilà, si vous habitez en Europe et que vous refusez obstinément de passer à Windows 11, j’ai une excellente nouvelle pour vous les amis !! Microsoft vient en effet de céder face à la pression européenne et rend les mises à jour de sécurité étendues (ESU) de Windows 10 complètement gratuites pour les utilisateurs de l’Espace Économique Européen. Oui, vous avez bien lu, gratuit. Enfin presque, on va voir ça…
Pour ceux d’entre vous qui ne savent pas ce que c’est l’EEA, ça regroupe les 27 pay
Alors voilà, si vous habitez en Europe et que vous refusez obstinément de passer à Windows 11, j’ai une excellente nouvelle pour vous les amis !! Microsoft vient en effet de céder face à la pression européenne et rend les mises à jour de sécurité étendues (ESU) de Windows 10 complètement gratuites pour les utilisateurs de l’Espace Économique Européen. Oui, vous avez bien lu, gratuit. Enfin presque, on va voir ça…
Pour ceux d’entre vous qui ne savent pas ce que c’est l’EEA, ça regroupe les 27 pays de l’Union Européenne, plus l’Islande, le Liechtenstein et la Norvège. Hé oui, si vous êtes au Royaume-Uni, désolé les gars, mais le Brexit ça se paye aussi en mises à jour Windows apparemment. Vous devrez donc casquer 30 dollars ou utiliser 1000 points Microsoft Rewards comme le reste du monde.
Mais attendez, pourquoi Microsoft fait ça ?
Hé bien parce que le groupe de défense des consommateurs Euroconsumers leur a mis une pression monstre en les accusant d’obsolescence programmée, car ils ont prévu d’arrêter le support en octobre.
D’après Euroconsumers
, 22% des utilisateurs européens ont encore des PC de 2017 ou avant, et ces machines ne peuvent tout simplement pas faire tourner Windows 11. Microsoft les forçait donc soit à acheter un nouveau PC, soit à prendre de gros risques de sécurité…
Car Windows 10 c’est encore 45% de parts de marché environ, ce qui représente presque la moitié des utilisateurs Windows dans le monde ! Complètement dingue !
À la base, Microsoft a quand même essayé de jouer au plus malin en proposant 3 options aux utilisateurs hors Europe à savoir soit payer 30 dollars, soit échanger 1000 points de fidélité, ou alors, tenez-vous bien… synchroniser toutes leurs données dans le cloud Microsoft (!!). C’était ça ou rien et Euroconsumers a immédiatement crié au scandale en disant que “lier l’accès aux mises à jour de sécurité essentielles à l’engagement avec les propres services de Microsoft” soulevait des doutes “raisonnables” sur le respect du Digital Markets Act européen (DMA).
Bref, Microsoft a plié (ahaha les faibles !) et annonce maintenant que dans l’EEA, les mises à jour seront gratuites jusqu’en octobre 2026. Mais attention, ce n’est pas non plus open bar total, car vous devrez quand même avoir un compte Microsoft et vous connecter au moins une fois tous les 60 jours. Si vous oubliez, paf, plus de mises à jour… C’est le seul compromis un peu mesquin que Microsoft ait réussi à garder.
Et voilà comment votre vieux PC de 2017 qui fait tourner Windows 10 vient de devenir un vrai symbole de résistance !! Microsoft a même publié un communiqué très corporate pour expliquer leur décision : “Dans l’Espace économique européen, nous apportons des modifications au processus d’inscription pour nous assurer qu’il réponde aux attentes locales et offre une expérience sécurisée et rationalisée”.
À vos souhaits !
Bref, on s’est fait taper sur les doigts et on préfère esquiver une joie amende de plusieurs milliards plutôt que de jouer les rebelzzz.
Et pour les utilisateurs hors Europe qui veulent quand même ces mises à jour gratuites, il existe visiblement des scripts open source et des méthodes de contournement dont on reparlera surement plus tard…
Et dire qu’ils auraient pu éviter ce bordel en rendant Windows 11 compatible avec plus de machines, mais non, ils ont voulu forcer leur TPM 2.0 et les processeurs de 8e génération, et voilà, ils se privent de plus de la moitié de leurs utilisateurs qui
vont surement migrer sous Linux…
Maintenant pour activer ces mises à jour gratuites si vous êtes en Europe, il faudra aller dans les paramètres de Windows Update après octobre 2025 et suivre le processus d’inscription. Et surtout, n’oubliez pas de vous connecter avec votre compte Microsoft tous les deux mois, sinon vous perdrez l’accès à ces updates… Oui, je sais, la vie est cruelle. Et si vous êtes hors Europe… bah venez habitez chez nous, c’est chouette !
Vous avez un PC qui tourne encore parfaitement sous Windows 10 mais Microsoft vous dit qu’il est comme vous, c’est à dire “trop vieux” pour Windows 11 ?
Et bien, bienvenue dans le club des 240 millions de machines destinées à la casse. Woohoo !
D’ailleurs selon cette étude
, si on empilait tous ces PC les uns sur les autres, la pile ferait 600 kilomètres de plus que le diamètre de la Lune. Sympa pour la planète.
Bref, face à ce gâchis monumental programmé pour le
14 octobre de cette année, da
Vous avez un PC qui tourne encore parfaitement sous Windows 10 mais Microsoft vous dit qu’il est comme vous, c’est à dire “trop vieux” pour Windows 11 ?
Et bien, bienvenue dans le club des 240 millions de machines destinées à la casse. Woohoo !
D’ailleurs selon cette étude
, si on empilait tous ces PC les uns sur les autres, la pile ferait 600 kilomètres de plus que le diamètre de la Lune. Sympa pour la planète.
Bref, face à ce gâchis monumental programmé pour le
14 octobre de cette année, date de fin du support de Windows 10
, un développeur connu sous le pseudo Belim (builtbybel sur GitHub) a créé FlyOOBE (prononcez “fly-oh-bee”, comme une petite abeille qui buzz). C’est un outil qui fait exactement ce que Microsoft ne veut pas à savoir installer Windows 11 sur n’importe quel PC, même sans TPM 2.0, sans Secure Boot, et avec un processeur de 2010. Et en bonus, il vire tous les bloatwares au passage.
FlyOOBE, c’est l’évolution de Bloatynosy devenu Flyby11, dont je vous ai déjà parlé en long, en large et en travers. C’était un simple patcher qui avait déjà permis à des milliers d’utilisateurs de contourner les restrictions matérielles de Windows 11.
Mais la version 2.2 qui vient de sortir
va beaucoup plus loin car au lieu de simplement bypasser les vérifications de compatibilité, FlyOOBE vous permet de personnaliser complètement l’expérience d’install et de post-install de Windows 11.
Comme ça, fini les écrans de configuration à rallonge, les applications préinstallées dont tout le monde se fout, et les paramètres de confidentialité douteux activés par défaut.
Mais avant de rentrer dans le détail, pour comprendre pourquoi FlyOOBE existe, il faut revenir sur les exigences matérielles de Windows 11. Microsoft demande actuellement pour Windows 11, un processeur de 8e génération Intel ou 2e génération AMD Ryzen minimum, 4 Go de RAM (8 Go pour une expérience correcte), le TPM 2.0, l’UEFI avec Secure Boot activé, et j’en passe.
Vous l’avez déjà compris, ce sont des exigences qui excluent automatiquement des millions de PC parfaitement fonctionnels.
Bien sûr, tout comme Retailleau ou Darmanin, Microsoft n’a qu’un seul mot à la bouche pour justifier ce massacre informatique : La sécurité. Hé oui car le TPM 2.0 est censé protéger vos données sensibles, et le Secure Boot quant à lui empêche le démarrage de malwares au niveau du bootloader.
Alors oui, Microsoft propose bien des
Extended Security Updates (ESU) pour 30 dollars par an
après octobre 2025, mais c’est juste repousser le problème. Et pour les entreprises, ces tarifs grimpent à 61 $ la première année, 122 $ la deuxième, et 244 $ la troisième. Ils abusent pas un peu là quand même ? Donc autant dire que pour beaucoup de boites, ces vieux PC ce sera direction la déchetterie.
Du coup, le principe de FlyOOBE est très malin, je trouve car au lieu de modifier Windows 11 directement,
il utilise une astuce découverte par la communauté
il y a quelques temps. Il lance en fait l’installation en mode “Windows Server”, qui n’a pas les mêmes restrictions que la version client. Une fois l’installation terminée, vous vous retrouvez alors avec un Windows 11 parfaitement fonctionnel, mais rassurez vous, pas une version serveur.
Selon le développeur de FlyOOBE, la méthode utilise exactement le même contournement que celui documenté par Microsoft pour les environnements virtuels sauf qu’au lieu de l’appliquer à une VM, FlyOOBE l’applique à votre vraie machine. Et il a fait un boulot de dingue car tout le processus est automatisé… L’outil télécharge l’ISO de Windows 11 via le script Fido (développé par
Pete Batard de Rufus
), applique les patchs nécessaires, et lance l’installation.
Pour ceux qui dormaient depuis 25 ans, OOBE signifie “Out-Of-Box Experience”. C’est cette série d’écrans à la con que vous voyez quand vous démarrez Windows pour la première fois : Création du compte, paramètres de confidentialité, connexion au Wi-Fi, tout ça. Microsoft en profite pour vous faire créer un compte Microsoft (obligatoire sur Windows 11 Home), activer la télémétrie, installer Office 365 en trial, et autres joyeusetés.
FlyOOBE vous permet donc de court-circuiter tout ça. Plus besoin de compte Microsoft, vous pouvez créer un compte local directement. Les paramètres de confidentialité sont configurés pour protéger vos données par défaut. Et surtout, l’outil peut automatiquement désinstaller toute une liste de bloatwares (traduction : logiciels à la con) comme Candy Crush, TikTok, les jeux Xbox que vous n’avez jamais demandés, Cortana, et même Teams si vous voulez.
Cette version 2.2 marque une vraie évolution puisque le développeur (qui avoue être “en guerre contre les choix de performance de Microsoft”) a bossé comme un fou pour transformer FlyOOBE en boite à outils pour Windows. Grâce à lui, on a maintenant une interface modernisée avec un mode compact élégant, des boutons qui passent en mode icônes seules quand ils sont actifs (comme les apps natives Windows 11, sauf que là ça marche bien). Le démarrage est plus rapide, la consommation mémoire réduite… Bref, c’est pas comme le menu Démarrer de Windows 11 ou l’Explorateur qui sont des monstres XAML/WinUI bourrés de bloat.
Le développeur a d’ailleurs un petit coup de gueule savoureux dans ses notes de version : “Peut-être qu’un jour Microsoft corrigera les vrais problèmes de performance au lieu d’ajouter un énième bouton Copilot lumineux. Honnêtement, ça fait mal de voir un OS qu’on a aimé être lentement ruiné par les mauvaises priorités.” On sent le mec qui en a ras-le-bol, et je le comprends…
FlyOOBE est donc passé d’un simple assistant OOBE à un véritable hub de contrôle Windows. Le moteur d’extensions a été complètement retravaillé, avec un système de catégories et de filtres. Certaines pages OOBE sont devenues de véritables mini-apps autonomes, comme Dumputer ou CoTweaker (des anciens outils standalone du même dev qui vivent maintenant leur meilleure vie à l’intérieur de FlyOOBE). Il y a aussi un nouveau tableau de bord Home qui catégorise et recommande intelligemment les options, un système de navigation avec historique complet (comme dans un navigateur), et un moniteur d’activité natif qui log les actions système en temps réel.
L’App Installer intégré propose aussi d’installer automatiquement des logiciels vraiment utiles tels que Firefox, VLC, 7-Zip, Notepad++, et autres essentiels. Pratique donc pour avoir une machine propre et fonctionnelle dès le départ, sans passer des heures à tout configurer manuellement.
Maintenant faut que je sois clair avec vous, utiliser FlyOOBE, c’est contourner les mesures de sécurité mises en place par Microsoft. Le développeur lui-même précise que les mises à jour futures ne sont pas garanties sur les machines “non supportées”. Donc si Microsoft décide de bloquer complètement les PC sans TPM 2.0 dans une future mise à jour, vous pourriez vous retrouver coincé.
Il y a aussi le cas du POPCNT, une instruction CPU que FlyOOBE ne peut pas contourner donc si votre processeur ne la supporte pas (généralement les CPU d’avant 2010), Windows 11 ne fonctionnera tout simplement pas, même avec FlyOOBE. L’outil intègre d’ailleurs un “compatibility checker” pour vérifier ce point avant l’installation.
Maintenant pour utiliser FlyOOBE, pas besoin d’un tuto à rallonge car c’est ultra simple. Vous téléchargez l’exécutable depuis
les releases GitHub
, vous le lancez, et vous avez quatre options :
Upgrade : Pour passer de Windows 10 à 11 sur une machine incompatible
Install Only : Pour une installation propre avec personnalisation OOBE
Experience : Pour configurer Windows après installation
Apps : Pour gérer les bloatwares et installer des apps utiles
Si vous choisissez l’upgrade, FlyOOBE téléchargera automatiquement l’ISO de Windows 11, appliquera les patchs, et lancera le processus. Comptez alors environ 30 minutes à 1 heure selon votre machine et votre connexion internet. Rassurez-vous, l’outil gardera vos fichiers et tous vos programmes car c’est une vraie mise à niveau, et pas une réinstallation. L’Autopilot intégré a d’ailleurs été amélioré pour vous guider de manière encore plus autonome pendant l’installation.
Petite note pour ceux qui cherchaient le script ConsumerESU (pour les mises à jour de sécurité étendues) : il a temporairement disparu de GitHub, probablement un faux positif qui a fait suspendre le repo, comme c’est déjà arrivé au profil de Belim lui-même. Les joies de la modération automatique…
Maintenant, pour ceux qui veulent aller plus loin, il y a même des builds “Nightly” mis à jour régulièrement avec les dernières fonctionnalités expérimentales. L’ancien Flyby11 3.0 “Classic” existe toujours mais est désormais marqué comme deprecated, donc le dev recommande de passer à FlyOOBE. Notez aussi que FlyOOBE n’est pas le seul outil pour contourner les restrictions de Windows 11.
Rufus permet aussi de créer une clé USB d’installation sans les checks TPM/Secure Boot
. Il y a aussi
les méthodes manuelles avec des modifications du registre
pendant l’installation. Ou carrément passer à Linux, comme le suggèrent certains barbus qui veulent entrainer encore plus de monde dans leur galère… Roooh, ça va, je rigole !
Mais FlyOOBE c’est mon préféré parce qu’il a plusieurs avantages. D’abord, c’est tout-en-un : bypass les restrictions, personnalisation OOBE, et debloating. Ensuite, c’est portable (moins de 400 Ko !), donc pas besoin d’installation et surtout, c’est maintenu activement avec des mises à jour régulières pour s’adapter aux changements de Microsoft. Le dev mentionne d’ailleurs son autre projet
CrapFixer
, une sorte de CCleaner 2.0 de l’époque dorée de Windows XP, si vous êtes nostalgiques.
Alors Microsoft va-t-il bloquer définitivement FlyOOBE et les outils similaires ? C’est possible car ils ont déjà resserré la vis plusieurs fois, mais les devs trouvent toujours de nouvelles méthodes de contournement.
Et c’est encore pire pour activer Windows…
Bref, si vous avez un PC sous Windows 10 qui ne passe pas les vérifications de compatibilité Windows 11, donnez une chance à FlyOOBE. Au pire, vous perdez une heure et au mieux, vous donnez une seconde vie à votre machine et vous évitez de participer à la montagne de déchets électroniques que ça va provoquer.
Bad news, la firme de Redmond vient tout juste de lancer une nouvelle mise à jour pour les Insiders sous Windows 10, la build 19045.4353 qui à première vue n’a rien de bien folichon… Mais si on y regarde de plus près, y’a quand même un truc qui risque de vous faire tiquer : Une bannière dans les Paramètres pour vous pousser à abandonner votre bon vieux compte local et passer à un compte Microsoft.
On se demande bien pourquoi Microsoft tient tant à ce qu’on ait tous un compte chez eux sur no
Bad news, la firme de Redmond vient tout juste de lancer une nouvelle mise à jour pour les Insiders sous Windows 10, la build 19045.4353 qui à première vue n’a rien de bien folichon… Mais si on y regarde de plus près, y’a quand même un truc qui risque de vous faire tiquer : Une bannière dans les Paramètres pour vous pousser à abandonner votre bon vieux compte local et passer à un compte Microsoft.
On se demande bien pourquoi Microsoft tient tant à ce qu’on ait tous un compte chez eux sur nos machines. Bon ok, je suppose que c’est lié à toutes leurs fonctionnalités en ligne, genre la synchro des paramètres, les sauvegardes dans le cloud, la gestion simplifiée des abonnements, tout ça mais bon, ça devient un peu pushy je trouve. On dirait presque une incitation à passer sous Linux ^^.
Cette guéguerre de Microsoft contre les comptes locaux sous Windows, ça gave tout le monde, même Elon Musk qui a pété un câble en découvrant qu’il pouvait pas installer Windows 11 sans compte Microsoft. La chance qu’on a sous Windows 10, c’est qu’on peut encore contourner ce forcing sans trop se prendre la tête lors de l’installation initiale mais sous Windows 11 par contre, c’est une autre paire de manches… Impossible d’utiliser un profil local, sauf si vous connaissez l’astuce à base de oobe\bypassnro.
Pour l’instant, ce changement se déploie progressivement, donc vous n’aurez peut-être pas tous droit à ce joli cadeau. Mais si vous voulez voir cette bannière par vous-même, pas de souci… il vous suffit de télécharger l’outil ViVeTool, ouvrez une invite de commande en mode administrateur, et hop, un petit
vivetool /enable /id:42563876
et le tour est joué. (et c’est /disable pour le désactiver)
Par contre, une fois que ce sera en place, pour mettre hors de vue ces satanées bannières, faudra aller dans Paramètres > Confidentialité > Général et décocher l’option « Afficher le contenu suggéré dans l’application Paramètres« . Ou alors, un bon vieux clic sur la croix à côté du bouton « Se connecter maintenant« , et basta.
Alors on migre ou pas ?
D’un côté, ça facilite pas mal de trucs d’avoir un compte Microsoft, surtout avec tous leurs machins à base d’IA qui vont arriver, mais de l’autre, j’aime bien garder un minimum de contrôle sur mes données et ma vie privée. Certains d’entre vous préfèrent d’ailleurs surement garder leurs infos perso pour eux, et ne pas se créer de compte Microsoft ce qui est bien légitime comme préoccupation.
J’ai juste peur qu’à un moment, cette incitation risque à un moment de se transformer en obligation… On verra bien.