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  • Chat Control - 314 contre, 112 absents, et le texte passe
    314 députés européens ont voté jeudi pour enterrer Chat Control et 276 ont voté pour le garder. Et c'est quand même passé OKLM. Et oui, pas la peine de vous frotter les yeux, je vais vous expliquer tout ça. En seconde lecture, le Parlement a besoin d'une majorité absolue de ses membres pour rejeter un texte du Conseil, soit 360 voix. Et cette "majorité", c'est pas une majorité des présents dans l'hémicycle, mais une majorité d'élus, absents compris. Du coup les 314 sont tombés à 46 voix du compt

Chat Control - 314 contre, 112 absents, et le texte passe

Par : Korben ✨
10 juillet 2026 à 10:59

314 députés européens ont voté jeudi pour enterrer Chat Control et 276 ont voté pour le garder.

Et c'est quand même passé OKLM.

Et oui, pas la peine de vous frotter les yeux, je vais vous expliquer tout ça. En seconde lecture, le Parlement a besoin d'une majorité absolue de ses membres pour rejeter un texte du Conseil, soit 360 voix. Et cette "majorité", c'est pas une majorité des présents dans l'hémicycle, mais une majorité d'élus, absents compris.

Du coup les 314 sont tombés à 46 voix du compte, 17 députés se sont abstenus, et 112 qui n'ont pas pris part au vote ont terminé le boulot à leur place puisque leur chaise vide valait pour un oui.

Je rappelle quand même que ces 112 là touchent 359 euros d'indemnité journalière, et qu'il leur suffit de signer un registre le matin pour encaisser leur thune. Je pense que si ces feignasses d'absentéistes faisaient correctement leur boulot en étant là, au moins pour les choses importantes, on n'aurait pas des problèmes comme ça qui impactent tous les citoyens européens. Ils ne méritent vraiment ni leur poste, ni leurs indemnités de merde.

Maintenant que ça c'est dit, je vous propose qu'on fasse une petite séance de cohérence cardiaque tous ensemble pour se détendre, car y'a quand même un peu de positif dans cette seconde lecture.

Le texte voté, c'est Chat Control 1.0, c'est à dire la dérogation qui autorise les plateformes à scanner volontairement les messages de leurs utilisateurs. Ce n'est donc pas un scan obligatoire, ni des ordres de détection, ni de la vérification d'âge qui vous ferait montrer vos papiers pour ouvrir un compte sur une messagerie. Tout ça, c'est prévu dans Chat Control 2.0, un règlement séparé, qui n'est toujours pas adopté, mais qui revient à l'automne !!

L'autre bonne nouvelle dans notre malheur, c'est que les députés (ceux qui bossent hein, pas les autres paresseux) ont arraché un amendement qui exclut du texte tout ce qui est chiffré de bout en bout. Donc Signal, WhatsApp, iMessage, et les salons Matrix que vous avez pris soin de chiffrer vont passer entre les mailles du filet de Big Brother.

Restent quand même Gmail , Outlook, Discord, Snapchat, iCloud Mail, les publications et les groupes Facebook, et tout ce qui transite en clair sur des serveurs... C'est-à-dire là où vous comme moi, écrivons la plupart de nos trucs.

Cette dérogation "temporaire", Chat Control 1.0, est née en 2021 et a expiré le 3 avril dernier, quand le Parlement avait refusé de la prolonger. Alors le Conseil l'a renvoyée au Parlement et ils veulent maintenant qu'elle coure jusqu'au 3 avril 2028. Ça c'est du bon gros provisoire reconduit à coups de 2 ans... Ce genre de provisoire, moi j'appelle ça du permanent mais bon, bref...

Et le pire, les amis, c'est que ce scan qu'on vous vend comme une protection contre tous les criminels et autres pédophiles nazis terroristes NE FONCTIONNE PAS. Et c'est pas moi qui le dis !

En effet 807 chercheurs et cryptographes dans 37 pays ont signé une lettre ouverte, la quatrième depuis 2023, où ils écrivent qu'il est "tout simplement impossible de détecter, avec un niveau de précision acceptable, les contenus pédopornographiques connus et nouveaux pour des centaines de millions d'utilisateurs.".

C'est donc simplement pas faisable à cette échelle, avec une suffisance de précision. Et les chiffres leur donnent raison puisque quand l'Irish Council for Civil Liberties a épluché les signalements automatiques atterris chez la police irlandaise, à peine 20 % étaient réellement des contenus pédocriminels, et moins de 10 % étaient exploitables par un enquêteur.

Le reste, bah c'est du bruit... Ce sont vos photos de vacances, vos consultations médicales, vos ados qui s'écrivent entre eux. Et chaque faux positif, c'est un inconnu payé pour regarder vos photos à la plage ou vos sextapes. Sans parler des erreurs humaines ou IA qui viendront se glisser là-dedans et qui vous enverront en zonzon pour pédocriminalité pour une photo de Sphinx (les chats sans poil, vous savez) ou autre...

Quatorze pointures de la crypto, dont Ron Rivest, Whitfield Diffie et Bruce Schneier, ont posé le diagnostic dans un document, Bugs in our Pockets où ils expliquent que le scan côté client "ne garantit pas une prévention efficace de la criminalité et n'empêche pas la surveillance".

Et c'est à nous de payer toutes ces conneries avec notre vie privée.

Puis j'sais pas si vous vous souvenez, mais Apple s'y est cassé les dents en public. Ils avaient annoncé un système de détection en août 2021, et des chercheurs ont conçu dans la foulée, des collisions de hash (deux images différentes, même empreinte), qui a poussé Apple à enterrer le projet en décembre 2022 parce qu'ils se sont rendu compte que ce n'était pas suffisamment fiable et efficace.

Reste la question qui nous intéresse tous : Comment se protéger de ce viol de notre vie privée ?

D'abord, débarrassez-vous de deux illusions. Votre VPN ne sert à rien contre ce truc, parce qu'il chiffre le tuyau, mais pas votre message au moment où vos doigts le tapent. Et votre navigation privée non plus.

Le scan côté client en fait, c'est un mouchard qui lit sur votre appareil, avant le chiffrement et ni le VPN ni le chiffrement de bout en bout ne peuvent faire quoi que ce soit si l'application ou le système d'exploitation coopère. Et une app dont vous ne pouvez pas lire le code, bah vous n'avez aucun moyen de savoir ce qu'elle regarde avant d'envoyer.

Ce qui marche vraiment par contre, c'est de foutre le camp des services que ce texte vise, c'est à dire ceux qui ne chiffrent pas de bout en bout. J'avais fait le tour des messageries sécurisées il y a un moment, et où on en est en 2026.

  • Messageries : Signal (AGPL, mais l'inscription réclame toujours un numéro de téléphone, les usernames introduits en 2024 servent juste à ne pas le filer à vos contacts), SimpleX Chat (aucun identifiant utilisateur, ni numéro ni email, c'est le seul), Molly (un Signal durci pour Android, sans les services Google), Briar (pas de serveur du tout, ça passe par Tor, le Wi-Fi local ou le Bluetooth).
  • Mail : Tuta chiffre le corps, le sujet et le nom de l'expéditeur. Mais pas les adresses ni la date (le protocole ne le permet pas). Proton Mail chiffre le sujet et les adresses au repos, sans aller jusqu'au bout en bout, une limite héritée de PGP. Les deux savent quand même envoyer un vrai message chiffré à quelqu'un qui n'est pas chez eux, par mot de passe partagé ou avec PGP. Dans les deux cas vous quittez Gmail, c'est déjà l'essentiel.
  • Chiffrer avant d'envoyer : Cryptomator , age ou GnuPG. Votre fichier part déjà illisible, l'app qui le transporte n'a plus rien à lire. Hop, problème réglé, quelle que soit votre messagerie.
  • Le téléphone : GrapheneOS , uniquement sur Pixel. Le bac à sable durci et les Storage Scopes limitent ce qu'une app peut fouiller. Honnêtement, ça ne bloque rien si c'est l'app elle-même qui scanne. Mais ça réduit la surface.

Tout ceci est parfaitement légal, et non, vous n'avez pas à vous cacher pour le faire. L'article 30 de la LCEN le dit noir sur blanc depuis 2004 : "L'utilisation des moyens de cryptologie est libre."

Sachez seulement que dans une procédure judiciaire, l'article 434-15-2 du code pénal punit le refus de remettre une clé de déchiffrement aux autorités. Vous avez donc le droit de chiffrer, mais pas de mentir au juge.

Le site exitchatcontrol.org recense tout ça et beaucoup plus, service par service, avec les alternatives testées et l'argumentaire qui va avec. Allez y faire un tour, c'est du bon boulot ! Et si vous voulez écrire à votre eurodéputé, fightchatcontrol.eu vous prépare le mail.

exitchatcontrol.org existe en français, avec son encart daté du 9 juillet

Ensuite, pour les recours, je vais être franc avec vous, attaquer le texte devant la Cour de justice de l'UE, ça va être compliqué car depuis l'arrêt Plaumann de 1963, un particulier doit prouver qu'un règlement le touche "individuellement", ce que vous ne pourrez jamais démontrer face à une surveillance de masse qui vise tout le monde pareil.

La vraie porte de sortie est ailleurs je pense. Elle se trouve dans la question préjudicielle, quand une juridiction nationale interroge la Cour. C'est en tout cas comme ça que La Quadrature du Net a fait tomber la conservation généralisée des données en 2020.

Et la Cour européenne des droits de l'homme a déjà tranché sur le chiffrement, dans Podchasov contre la Russie en février 2024 : affaiblir le chiffrement "permettrait apparemment, d'un point de vue technique, de mener une surveillance systématique, générale et sans distinction".

Voilà, maintenant le VRAI rendez-vous, c'est septembre. Le texte de jeudi repart au Conseil, qui a 3 mois pour avaler l'exclusion du chiffrement ou la recracher, auquel cas tout le monde part en conciliation. Et surtout, Chat Control 2.0 reprend à l'automne sous présidence irlandaise, avec le scan obligatoire, la vérification d'âge et la fin de l'anonymat dans le paquet. Devant le même Parlement, avec j'imagine les mêmes branles couilles absents, ceux-là mêmes qui, quand l'Allemagne avait dit non , s'étaient bien gardés de dire quoi que ce soit.

Alors oui, Big Brother a avancé ses pions ce jeudi mais moi ce que je retiens aussi c'est qu'un texte rejeté par la majorité des votants est passé grâce à des chaises vides et ça recommencera en septembre si vous n'allez pas secouer vos députés européens. Trois ans de débats pour en arriver là, avec un truc médiocre qui marche pas et qui met nos démocraties en danger, je trouve ça tellement triste...

Bref, n'oubliez pas, ACTA aussi c'était plié d'avance, jusqu'à ce que tout le monde s'y mette.

Rendez-vous en septembre !

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  • ✇Korben
  • wacli - Archivez tout WhatsApp en local et faites-y des recherches hors ligne
    Peter Steinberger, le papa de PSPDFKit , s'est mis en tête de faire sortir WhatsApp de sa prison dorée. Et pour cela, il a mis au point wacli, un client WhatsApp qui tourne exclusivement dans votre terminal. Ça se compose donc de commandes que vous pouvez scripter dans la joie et la bonne humeur pour enchaîner et automatiser toutes vos idées folles sur Whatsapp comme avec n'importe quel outil Unix. Wacli se connecte à votre compte comme un appareil lié, exactement comme WhatsApp Web, vous scanne

wacli - Archivez tout WhatsApp en local et faites-y des recherches hors ligne

Par : Korben ✨
4 juillet 2026 à 10:00

Peter Steinberger, le papa de PSPDFKit , s'est mis en tête de faire sortir WhatsApp de sa prison dorée. Et pour cela, il a mis au point wacli, un client WhatsApp qui tourne exclusivement dans votre terminal. Ça se compose donc de commandes que vous pouvez scripter dans la joie et la bonne humeur pour enchaîner et automatiser toutes vos idées folles sur Whatsapp comme avec n'importe quel outil Unix.

Wacli se connecte à votre compte comme un appareil lié, exactement comme WhatsApp Web, vous scannez un QR code depuis votre téléphone et hop, l'outil rapatrie vos conversations dans une base SQLite locale, sur votre machine. À partir de là, la recherche se fait hors ligne.

Un wacli messages search "réunion" et vous ressortez un vieux message noyé dans la masse, sans même être connecté. Pour envoyer un message, un wacli send file --to maman --file ./photo.jpg et c'est parti. Et les groupes et les contacts se pilotent de la même façon, réactions comprises, au clavier.

Côté technique, c'est du Go bâti sur whatsmeow , la bibliothèque de référence qui parle le protocole WhatsApp Web multi-device. Comme ça vos messages restent chiffrés de bout en bout. Et de son côté, la base locale offre une recherche plein texte instantanée (FTS5), et à peu près tout ressort en JSON avec le flag --json, ce qui veut dire que vous pouvez brancher wacli sur vos propres scripts, un cron, un pipeline de sauvegarde, ou tout ce que vous voulez.

Les données atterrissent ensuite dans ~/.wacli sur votre Mac, et vous en faites ce que bon vous semble. Un brew install openclaw/tap/wacli et c'est installé (Oui, le projet est passé sous l'organisation openclaw).

Et comme le tout est sous licence MIT, vous pouvez bidouiller ça comme bon vous semble.

Maintenant, la partie où je dois être franc avec vous c'est que wacli n'est pas un outil officiel. Il passe par le protocole WhatsApp Web récupéré par rétro-ingénierie via whatsmeow, et Meta n'aime pas trop ça.

Le README le dit noir sur blanc, c'est un outil tiers non affilié à WhatsApp. En clair, vous jouez avec les conditions d'utilisation, et un compte repéré sur ce genre de manip peut se faire suspendre. À réserver donc à un usage perso et raisonnable, et pas pour faire du spam de masse.

Reste que pour qui veut reprendre la main sur ses données, c'est pile le genre d'outil que j'aime. Dans le même esprit que msgvault qui libère vos emails de la prison Gmail , mais pour la messagerie de Meta.

Merci Camille Roux pour le lien !

Source : https://github.com/openclaw/wacli

  • ✇Korben
  • Careless Whisper - La faille WhatsApp qui permet de vous traquer
    Vous pensiez encore que WhatsApp était secure grâce au chiffrement de bout en bout ? Pauvres fous ^^ ! En fait, des chercheurs de l’Université de Vienne viennent (!!) de démontrer qu’on peut vous espionner à distance via Whatsapp sans que vous receviez la moindre notif. L’attaque s’appelle “Careless Whisper” (oui, comme la chanson de George Michael) et elle exploite un truc tout bête : les accusés de réception, ces petits checks bleus qui vous indiquent qu’un message a été délivré puis vu… Ainsi

Careless Whisper - La faille WhatsApp qui permet de vous traquer

Par : Korben
8 décembre 2025 à 11:50

Vous pensiez encore que WhatsApp était secure grâce au chiffrement de bout en bout ?

Pauvres fous ^^ !

En fait, des chercheurs de l’Université de Vienne viennent (!!) de démontrer qu’on peut vous espionner à distance via Whatsapp sans que vous receviez la moindre notif.

L’attaque s’appelle “Careless Whisper” (oui, comme la chanson de George Michael) et elle exploite un truc tout bête : les accusés de réception, ces petits checks bleus qui vous indiquent qu’un message a été délivré puis vu…

Ainsi, en envoyant des messages spécialement conçus pour l’occasion, notamment des réactions à des messages qui n’existent pas, un attaquant peut déclencher des accusés de réception 100% silencieux. Vous ne voyez rien, pas de notif, pas de message qui apparaît, mais de l’autre côté, votre stalker psychopathe mesure le temps que met votre téléphone à répondre.

Et en analysant ces temps de réponse, on peut savoir si votre écran est allumé ou éteint, si WhatsApp est ouvert au premier plan, quel système d’exploitation vous utilisez, combien d’appareils sont connectés à votre compte, et même déduire vos horaires de sommeil. Tout sans que vous ayez le moindre indice qu’on vous surveille, évidemment !

La recherche, disponible ici , a d’ailleurs reçu le Best Paper Award à la conférence RAID 2025. Les chercheurs ont testé sur WhatsApp et Signal, et les deux sont vulnérables. Mais sur WhatsApp, c’est le pire, car l’application autorise des payloads de réaction jusqu’à 1 Mo, ce qui permet de générer 13 Go de trafic par heure sur le téléphone de la victime, donc ça permet même de vider tranquillement sa batterie de 15 à 18% par heure sans qu’elle ne s’en rende compte.

Un développeur a même créé un outil open source pour tester la faille de manière responsable et en respectant la loi évidemment. Si vous voulez tester, faites-le uniquement sur votre matériel. L’interface de ce PoC permet de traquer en temps réel l’activité d’un numéro de téléphone. En dessous d’un certain seuil sur le délai de réponse, la personne est active, et au-dessus, elle dort ou son téléphone est en veille.

Les chercheurs ont bien sûr signalé la faille à Meta en septembre 2024, qui a “accusé réception” (lol), mais aucune correction n’a été apportée depuis. Et chez Signal ils n’ont pas répondu du tout.

Alors comment on fait pour se protéger de ça ? Et bien dans Whatsapp, il y’a une option qui se trouve dans Paramètres → Confidentialité et autoriser seulement “Mes Contacts” à voir ce qu’on partage, ce qui permet de limiter les accusés de réception à vos contacts uniquement. Ça ne règle pas tout, mais ça complique la tâche des inconnus qui voudraient vous traquer.

Voilà, une fois encore, même sur les apps avec du chiffrement de bout en bout qui protège le contenu des messages, ça ne fait pas tout, car il y a toujours des métadonnées qui peuvent être exploitées de manière frauduleuse, donc soyez vigilant :)

  • ✇Korben
  • Quand une simple photo transforme votre Samsung Galaxy en micro espion
    Pendant que Samsung vous vendait ses Galaxy S22, S23 et S24 en vantant Knox, leur forteresse de sécurité niveau Pentagone, quelqu’un au Moyen-Orient transformait ces téléphones en micros espions à partir d’une simple photo de vacances envoyée à ses victimes sur WhatsApp. Et ce petit manège a duré 9 putain de mois. Hé oui, toute cette histoire vient d’être révélée par l’ Unité 42 de Palo Alto Networks . Ce spyware s’appelle LANDFALL, et c’est un produit commercial vendu par Stealth Falcon (aussi

Quand une simple photo transforme votre Samsung Galaxy en micro espion

Par : Korben
10 novembre 2025 à 09:59

Pendant que Samsung vous vendait ses Galaxy S22, S23 et S24 en vantant Knox, leur forteresse de sécurité niveau Pentagone, quelqu’un au Moyen-Orient transformait ces téléphones en micros espions à partir d’une simple photo de vacances envoyée à ses victimes sur WhatsApp.

Et ce petit manège a duré 9 putain de mois. Hé oui, toute cette histoire vient d’être révélée par l’ Unité 42 de Palo Alto Networks . Ce spyware s’appelle LANDFALL, et c’est un produit commercial vendu par Stealth Falcon (aussi connu sous le nom de FruityArmor), une boîte du Moyen Orient, spécialisée dans la surveillance, avec probablement un support client et tout le bazar qui va avec.

Et ce malware utilise une technique d’une simplicité terrifiante. Un fichier DNG (Digital Negative, le format RAW d’Adobe) forgé spécialement pour l’occasion est envoyé via WhatsApp à la victime (genre, au hasard, VOUS ! ^^). Vous recevez la photo, WhatsApp tente de l’afficher, et boum badaboum, la faille CVE-2025-21042 s’active joyeusement dans la lib libimagecodec.quram.so de Samsung. C’est un joli dépassement de mémoire tampon qui permet d’exécuter du code arbitraire… donc autant dire qu’à ce stade, c’est fini pour vous.

Car une fois LANDFALL installé, votre Galaxy devient une station d’écoute complète. Micro activé à distance, tracking GPS en temps réel, copie de vos photos, contacts, SMS, logs d’appels. La totale et ce spyware est modulaire, avec un loader (b.so) qui sert de backdoor principale, et un gestionnaire de politiques de sécurité SELinux (l.so) qui élève les permissions.

Techniquement, c’est solide car même si Whatsapp nous vante son chiffrement de bout en bout “inviolable”, ils oublient que le E2E (end to end) protège le transport mais pas le traitement. Selon SecurityAffairs , la campagne était active depuis juillet 2024 et Samsung n’a patché la faille qu’en avril 2025. Donc faites le calcul les amis… Les acheteurs du Galaxy S24, sorti en février 2024, qui pensaient avoir le top du top de la sécurité mobile ont bien été pigeonnés sur ce coup…

Mais alors qui s’est fait cibler ? Hé bien The Record précise que les cibles sont en Irak, Iran, Turquie et au Maroc. Comme d’hab, ce sont des dissidents politiques, des journalistes, des activistes…etc… C’est à dire des gens qui ont vraiment besoin de sécurité pour littéralement rester en vie.

Bref, si vous êtes un acteur à risque dans une région sensible, gardez en tête que les mises à jour de sécurité ne sont pas optionnelles et que même à jour, vous n’êtes jamais totalement safe malheureusement, car des société privées ayant pignon sur rue, s’amusent à mettre votre vie en jeu.

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  • Google force Gemini dans vos apps Android - Voici comment reprendre le contrôle
    Et voilà, c’est toujours les mêmes qui font de la merde !! Google vient de jouer encore un de ses coups de maitre dont il a le secret puisque depuis lundi 7 juillet, Gemini (leur IA maison) peut maintenant fouiner dans vos apps Android tout comme WhatsApp, Messages et companie, même si vous aviez explicitement désactivé cette option auparavant. Oui, vous avez bien lu, Google a décidé de changer les règles du jeu sans vous demander votre avis.

Google force Gemini dans vos apps Android - Voici comment reprendre le contrôle

Par : Korben
8 juillet 2025 à 09:22

Et voilà, c’est toujours les mêmes qui font de la merde !! Google vient de jouer encore un de ses coups de maitre dont il a le secret puisque depuis lundi 7 juillet, Gemini (leur IA maison) peut maintenant fouiner dans vos apps Android tout comme WhatsApp, Messages et companie, même si vous aviez explicitement désactivé cette option auparavant. Oui, vous avez bien lu, Google a décidé de changer les règles du jeu sans vous demander votre avis.

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  • WhatsApp remporte son procès contre NSO et son logiciel espion Pegasus
    – Article invité, rédigé par Vincent Lautier – Un jury fédéral américain a condamné NSO Group à verser 168 millions de dollars à WhatsApp pour avoir utilisé le logiciel espion Pegasus sur plus de 1 400 utilisateurs. Une décision inédite, qui pourrait avoir des répercussions importantes contre l’industrie du spyware. NSO Group condamné pour piratage massif de WhatsApp La justice américaine vient donc de porter un coup sévère à NSO Group. Un jury fédéral a ordonné à l’entreprise israélienne de ver

WhatsApp remporte son procès contre NSO et son logiciel espion Pegasus

Par : Korben
7 mai 2025 à 11:07

– Article invité, rédigé par Vincent Lautier –

Un jury fédéral américain a condamné NSO Group à verser 168 millions de dollars à WhatsApp pour avoir utilisé le logiciel espion Pegasus sur plus de 1 400 utilisateurs. Une décision inédite, qui pourrait avoir des répercussions importantes contre l’industrie du spyware.

NSO Group condamné pour piratage massif de WhatsApp

La justice américaine vient donc de porter un coup sévère à NSO Group. Un jury fédéral a ordonné à l’entreprise israélienne de verser 168 millions de dollars à WhatsApp, propriété de Meta, pour avoir exploité ses serveurs dans le but d’infecter plus de 1 400 utilisateurs avec le logiciel espion Pegasus. Cette décision arrive après six années de procédure judiciaire entamée en 2019, au terme desquelles NSO a été reconnue coupable de violation de lois fédérales et californiennes sur la fraude informatique. Cette condamnation est une première contre un fabricant de spyware, dont l’activité, bien que légalement encadrée sur le papier, repose surtout sur une zone grise juridique.

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  • WhatsApp améliore la confidentialité avec une maj inédite
    Ça y est les gars, WhatsApp continue de nous en mettre plein la vue avec une nouvelle mise à jour bien badass qui va clairement révolutionner notre façon d’utiliser cette app de messagerie qu’on adore tous secrètement (ou pas). La version bêta pour Android 2.24.3.17 vient tout juste de sortir grâce au Google Play Beta Program et croyez-moi, cette update a de la gueule ! La grosse nouveauté qui déboite, c’est que les dev de WhatsApp sont en train de bosser sur une petite phrase bien pratique

WhatsApp améliore la confidentialité avec une maj inédite

Par : Korben
11 mars 2024 à 14:38

Ça y est les gars, WhatsApp continue de nous en mettre plein la vue avec une nouvelle mise à jour bien badass qui va clairement révolutionner notre façon d’utiliser cette app de messagerie qu’on adore tous secrètement (ou pas). La version bêta pour Android 2.24.3.17 vient tout juste de sortir grâce au Google Play Beta Program et croyez-moi, cette update a de la gueule !

La grosse nouveauté qui déboite, c’est que les dev de WhatsApp sont en train de bosser sur une petite phrase bien pratique qui va s’afficher dans vos conversations pour vous rappeler que vos échanges sont chiffrés de bout en bout. Ça a l’air de rien comme ça, mais c’est clairement un plus pour la confidentialité et la tranquillité d’esprit.

Pour l’instant, cette fonctionnalité est encore en développement, donc pas la peine de la chercher partout dans votre app, même si vous installez la dernière bêta. Mais les petits gars de chez WABetaInfo nous ont quand même dégoté un screenshot en avant-première pour nous mettre l’eau à la bouche.

Comme vous pouvez le voir sur cette capture d’écran, WhatsApp va rajouter une jolie petite phrase sous le nom de votre contact ou de votre groupe, avec même un petit cadenas pour faire genre c’est ultra secure. Un vrai régal pour les yeux et pour votre parano légendaire, avouez !

Alors bien sûr, techniquement vos conversations étaient déjà chiffrées de bout en bout hein, pas de panique. Mais cette phrase, c’est juste un rappel visuel, pour vous rassurer et vous montrer que WhatsApp en a clairement quelque chose à carrer de votre vie privée. C’est beau putain (oui j’en fais des caisses).

Bon après faut pas s’emballer non plus, cette indication ne va pas rester affichée en permanence. D’après les tests de WABetaInfo, le message va disparaître au bout de quelques secondes pour laisser place à votre bon vieux « last seen ». Mais c’est toujours ça de pris !

Alors quand est-ce qu’on pourra enfin profiter de cette innovation de malade sur nos smartphones Android ? Bah pour l’instant c’est un peu le mystère, vu que la fonctionnalité est encore en développement. Mais vu la vitesse à laquelle WhatsApp nous pond des updates en ce moment, ça ne devrait plus trop tarder.

En attendant, si vous voulez absolument frimer auprès de vos potes en leur montrant cette nouveauté en avant-première, vous pouvez toujours vous inscrire au programme bêta de WhatsApp sur le Play Store. Mais bon, faudra pas venir pleurer si votre app plante toutes les 5 minutes hein !

En tout cas, cette update montre bien que WhatsApp est à fond sur la sécurité en ce moment. Entre ça et l’arrivée des sauvegardes chiffrées sur Google Drive, on peut dire que la confidentialité est clairement devenue le cheval de bataille de l’app. Et franchement, c’est plutôt une bonne nouvelle vu les scandales à répétition sur les fuites de données et autres joyeusetés du genre.

Bon après, on va pas se mentir, WhatsApp appartient quand même à Facebook hein. Donc niveau respect de la vie privée, y’a encore du boulot. Mais au moins, avec des initiatives comme celle-là, on a l’impression que les choses bougent un peu dans le bon sens. C’est toujours ça de pris !

Bon allez, sur ce je vous laisse, j’ai un max de conversations WhatsApp à chiffrer moi. Prenez soin de vous les amis, et n’oubliez pas : avec WhatsApp, vos petits secrets sont (presque) bien gardés maintenant !

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