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  • ✇Korben
  • Il déverrouille une Xbox 360 avec un Teensy et un peu de bruteforce
    Il y en a qui récupèrent des vieux canapés dans des bennes à ordures et puis il y a eWastelander qui passe son temps à récupérer du matériel électronique pour ses futures bidouilles . Sa dernière prise, c'est une Xbox 360 à 15 dollars, dénichée au fond du rayon des "défectueux" d'un magasin de jeux qui soldait tout à moitié prix. Elle démarre parfaitement mais son unique défaut, c'est un contrôle parental verrouillé par un code que plus personne ne connaît. C'est un modèle E, le d

Il déverrouille une Xbox 360 avec un Teensy et un peu de bruteforce

Par : Korben ✨
28 juillet 2026 à 18:11

Il y en a qui récupèrent des vieux canapés dans des bennes à ordures et puis il y a eWastelander qui passe son temps à récupérer du matériel électronique pour ses futures bidouilles . Sa dernière prise, c'est une Xbox 360 à 15 dollars, dénichée au fond du rayon des "défectueux" d'un magasin de jeux qui soldait tout à moitié prix. Elle démarre parfaitement mais son unique défaut, c'est un contrôle parental verrouillé par un code que plus personne ne connaît.

C'est un modèle E, le dernier de la gamme, sorti à peu près au moment de la Xbox One . Malheureusement, ce verrou lui interdit tout ce qui dépasse la classification E, soit l'équivalent américain du tout public. Par exemple, le jeu Rock Band Blitz est classé T, donc bloqué. Autrement, dans cette console, il n'y a pas de disque dur, il n'y a aucun profil qui a été enregistré. Et il n'y a absolument rien à récupérer de l'ancien proprio. Voilà, il y a juste le code PIN et c'est tout.

Ce clic autorise une connexion à Google : adresse IP transmise et traceurs possibles. En savoir plus Voir cette vidéo sur YouTube

Alors évidemment première tentative, la question secrète de récupération. "Quel est votre plat préféré ?" Il tape pizza, puis burger, puis chicken mais aucun ne passe...

Deuxième tentative, le code de réinitialisation d'usine planqué dans les menus. Il va donc dans les paramètres de la console où se trouvent les informations système. Il faut alors enchaîner une autre combinaison secrète de 6 boutons toujours identiques (gâchette gauche, gâchette droite, X, Y, bumper gauche, bumper droit) suivi de 4 pressions supplémentaires qui, elles, changent d'une console à l'autre. eWastelander programme alors les combinaisons en macros sur une manette 8BitDo, branchée via un adaptateur Brook Wingman et déroule toute la liste. Mais RIEN !

Mais il ne se laisse pas battre par le désespoir et amorce une troisième tentative : l'exploit logiciel bad update, qui se lance sur une console de série sans avoir à l'ouvrir et donne accès à une appli homebrew capable d'afficher le code en clair. Cet exploit ne se déclenche que depuis 2 jeux, Tony Hawk's American Wasteland et Rock Band Blitz. Sauf que, comme je vous le disais, Rock Band Blitz est classé T, et le verrou le bloque. Il bascule alors sur un autre exploit nommé bad avatar, mais la console freeze ! Quel enfer ! Comme cette 360 n'a aucun stockage interne, et que l'exploit réclame un disque dur ou une unité mémoire pour fonctionner, bah ça plante.

Restait la méthode "officielle", telle que décrite sur wiki Console Mods. Cela consiste à enregistrer la console sur son compte Microsoft puis à demander un reset du code, ou appeler le support qui le communique. Mais ce même wiki précise que la méthode "aurait été abandonnée d'après les retours négatifs, mais reste ici pour mémoire". Bref, y'a plus personne au comptoir !

Sa dernière option, qui se présente à lui, un peu comme la solution de la dernière chance, c'est d'effectuer un brute force sur la console. Et ça tombe bien parce qu'un autre dev surnommé Agent24 avait repris en janvier 2020 le code d'un autre bidouilleur (écrit à la base pour Arduino) puis adapté au Teensy.

Le Teensy, si vous ne connaissez pas, c'est une carte qui se fait passer pour un clavier USB et tape les combinaisons une par une. Cela représente 10 000 possibilités pour un code à 4 chiffres, soit entre une seconde et 17 heures selon la chance qu'on a. eWastelander coupe alors l'extinction automatique, laisse la carte tourner, et se barre...

5 heures après, il revient voir ce qu'il en est et, oh magie, sa console est déverrouillée !!

Bravo. Encore une fois, le brut de force a triomphé et ça ne date pas d'hier puisqu'en 2013, déjà, je vous parlais d'un bricoleur qui cassait le code PIN d'un GPS Garmin avec un Arduino et un vieux scanner, sur exactement le même nombre de combinaisons que pour la Xbox.

Et voilà comment ressusciter une console qu'on croyait perdue pour toujours à cause d'un simple code de contrôle parental !

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  • ✇Korben
  • Pentest sauvage à base d'IA, que dit la loi ?
    Benjamin Code , le développeur préféré de votre développeur préféré, a reçu ce week-end un e-mail d'achat bidon avec le mot pentester dedans. En grattant un petit peu, il a découvert que quelqu'un s'amusait à trifouiller l'un de ses SaaS sans le prévenir. Visiblement, c'est un autre créateur, Melvyn (melvynx), qui lui propose des formations autour de l'IA, qui pour les besoins d'une vidéo a fait tourner Kimi K3 en mode "hack" pour poutrer certains sites et montrer, v

Pentest sauvage à base d'IA, que dit la loi ?

Par : Korben ✨
23 juillet 2026 à 14:25

Benjamin Code , le développeur préféré de votre développeur préféré, a reçu ce week-end un e-mail d'achat bidon avec le mot pentester dedans. En grattant un petit peu, il a découvert que quelqu'un s'amusait à trifouiller l'un de ses SaaS sans le prévenir.

Visiblement, c'est un autre créateur, Melvyn (melvynx), qui lui propose des formations autour de l'IA, qui pour les besoins d'une vidéo a fait tourner Kimi K3 en mode "hack" pour poutrer certains sites et montrer, vidéo à l'appui, que l'IA trouvait les failles toute seule.

Depuis, X s'écharpe. D'un côté, ceux pour qui la faille est corrigée et tout le monde y gagne, zéro dégât. De l'autre, ceux qui parlent d'accès illégal, pur et simple.

Alors qu'en est-il exactement ?

Eh bien, parlons de la loi d'abord, parce qu'en France, elle est limpide. L'article 323-1 du Code pénal punit "le fait d'accéder ou de se maintenir, frauduleusement" dans un système informatique de "trois ans d'emprisonnement et de 100 000 € d'amende". Créer un faux compte, simuler un paiement avec de faux numéros de CB, toucher aux données, ça aggrave les choses et on passe rapidement à cinq ans et 150 000 € (article 323-3).

Pour moi, l'argument du "il n'a rien cassé" ne tient pas une seconde en droit. Dans l'affaire Bluetouff, la Cour de cassation a validé une condamnation pour maintien frauduleux alors que les fichiers étaient accessibles sans mot de passe, tout simplement parce que Bluetouff avait continué en sachant l'accès anormal. Je trouve que ce qui est arrivé à Bluetouff, c'était abusé, mais peu importe mon avis, cela montre bien qu'aux yeux de la loi, zéro dégât ne veut pas dire qu'il n'y a pas d'infraction.

Ce qui fait basculer un pentest légal en délit, ce n'est ni la compétence, ni la bonne intention de la personne derrière, ni même ce que j'en pense. C'est UNE seule chose : L'autorisation préalable du propriétaire du système. Et je ne crois pas que Benjamin Code pratique le bug bounty sur ses systèmes...

Si on parle d'un point de vue hacking éthique, voire tout simplement en matière de nétiquette, la règle (et le bon sens, et la courtoisie) c'est d'abord d'avoir l'accord écrit avant de faire le test, et puis bien sûr de signaler la faille en privé à l'éditeur, tout en lui laissant assez de temps pour la corriger avant de communiquer dessus publiquement.

Par exemple, un bug bounty, c'est ça... C'est un périmètre défini, un canal de signalement, une protection pour le chercheur qui reste bien dans ce cadre. En dehors, il n'y a aucune protection. Et le dispositif français qui couvre les lanceurs d'alerte (article L2321-4 du Code de la défense) ne protège que le signalement de bonne foi à l'ANSSI, jamais l'intrusion elle-même.

Melvyn a reconnu lui-même juste après son "exploit" que "certains tests sur des SaaS tiers n'ont pas été précédés d'une autorisation écrite". Tu m'étonnes...

Alors les kikoulol de X.com peuvent bien jouer les spécialistes en long en large ou en travers, ça ne change rien. Kimi K3 ou pas, dégâts ou pas, tester le système d'un autre sans son feu vert, même avec une IA autonome, ça a un nom dans le Code pénal...

Maintenant, je ne pense pas que ça ait besoin d'aller plus loin que ça... Dans un monde idéal, ce qui serait super, c'est que Melvyn fasse des excuses publiques à Benjamin Code et aux autres créateurs de SaaS qu'il a "poutrés", et puis qu'il évite de refaire ce genre de conneries dans le futur.

Source : le billet de Melvyn sur Codelynx

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  • 727 mots de passe par seconde, la Game Boy Advance s'y met fort ^^
    727 mots de passe testés par seconde, c'est le score incroyable d'une Game Boy Advance reprogrammée en casseur de mots de passe par solst-ice, un développeur qui avait visiblement une console de 2001 qui traînait et pas mal de temps à tuer ^^. Son projet s'appelle GBA-Hashcat, et c'est un "port" de hashcat (le célèbre outil de crackage) sur le petit hardware portable de Nintendo. Enfin, un port entre grosses guillemets, parce que le vrai hashcat gère plus de 300 algorithmes de hash optimisés et

727 mots de passe par seconde, la Game Boy Advance s'y met fort ^^

Par : Korben ✨
19 juillet 2026 à 12:23

727 mots de passe testés par seconde, c'est le score incroyable d'une Game Boy Advance reprogrammée en casseur de mots de passe par solst-ice, un développeur qui avait visiblement une console de 2001 qui traînait et pas mal de temps à tuer ^^. Son projet s'appelle GBA-Hashcat, et c'est un "port" de hashcat (le célèbre outil de crackage) sur le petit hardware portable de Nintendo.

Enfin, un port entre grosses guillemets, parce que le vrai hashcat gère plus de 300 algorithmes de hash optimisés et une palanquée de méthodes d'attaque alors que là, vous avez le droit à un seul truc, du SHA-256, et rien d'autre.

Le programme embarque la wordlist ignis-1M, une liste de 8 Mo qui contient environ 1 million de mots de passe parmi les plus courants. Pour chaque ligne, la GBA calcule le hash SHA-256, le compare à un hash cible codé en dur dans le programme, et regarde si ça correspond.

C'est une attaque par dictionnaire, quoi, sauf que, je vous rappelle, ça tourne sur une puce ARM7TDMI cadencée à 16,78 MHz avec 288 Ko de RAM.

Du coup, forcément, ça rame de fou... au rythme de 727 hachages par seconde mais c'est normal car cette console n'a jamais été pensée pour ce genre de calcul. Pour vous donner une idée, un PC moderne avec un GPU décent va environ 30 millions de fois plus vite, soit des milliards de tentatives par seconde.

Alors que la GBA, elle, met une bonne vingtaine de minutes à avaler toute sa liste de 1 million de mots.

Après côté bidouille c'est assez fort car, certes, la wordlist de 8 Mo tient dans la cartouche, mais faire tourner une routine SHA-256 propre sur une puce aussi poussive, avec ses malheureux 288 Ko de RAM pour bosser, il faut le vouloir ! Solst-ice s'est donc appuyé sur le moteur Butano, un framework C++ open source taillé pour développer des jeux GBA, qu'il a détourné pour faire mouliner des hashs à la place de sprites.

Et voilà, ce projet loufoque rejoint la longue tradition des gens qui font faire n'importe quoi à leur Game Boy Advance, comme ce clavier GBA à monter soi-même que je vous montrais récemment.

Bref, comme un ministre ou un notaire, ça ne sert strictement à rien, et c'est pour ça qu'on kiffe ! Le code est sur le GitHub de solst-ice si vous voulez jouer.

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  • Cold boot attack - Dumper la RAM d'un PC avec 5 Ko d'assembleur
    Vous branchez une clé USB sur un PC, vous démarrez dessus, et le temps de vous servir un petit café, hop, tout le contenu de la mémoire vive est recopié sur la clé. Le rêve pour les gens qui font du forensic, car dans la RAM on trouve des mots de passe, des clés de chiffrement et tout ce qui traîne. De quoi choper de sérieux indices ! Parce que oui, si vous pensiez être bien tranquille avec votre disque chiffré grâce à BitLocker, FileVault ou LUKS, sachez que la clé de déchiffrement se balade en

Cold boot attack - Dumper la RAM d'un PC avec 5 Ko d'assembleur

Par : Korben ✨
6 juillet 2026 à 09:00

Vous branchez une clé USB sur un PC, vous démarrez dessus, et le temps de vous servir un petit café, hop, tout le contenu de la mémoire vive est recopié sur la clé. Le rêve pour les gens qui font du forensic, car dans la RAM on trouve des mots de passe, des clés de chiffrement et tout ce qui traîne. De quoi choper de sérieux indices !

Parce que oui, si vous pensiez être bien tranquille avec votre disque chiffré grâce à BitLocker, FileVault ou LUKS, sachez que la clé de déchiffrement se balade en clair dans la RAM. Pas la peine de casser de la crypto quand il suffit d'aller cueillir la clé là où elle traîne. C'est cet angle mort qu' ElcomSoft exploitait déjà en 2012 pour cracker TrueCrypt et BitLocker .

Sauf que pour aller cueillir cette clé, encore faut-il que la machine soit allumée, non ?

Eh bien pas forcément car contrairement à ce qu'on croit, la RAM ne s'efface pas d'un coup quand on coupe le courant.

Hé oui, les données restent lisibles plusieurs secondes, voire une minute, ce qui est largement suffisant pour récupérer des infos importantes. Et si vous refroidissez les barrettes (par exemple jusqu'à -60°C avec de l'azote liquide), le contenu peut tenir plusieurs heures !!

Ce phénomène n'a rien de neuf. On appelle ça une cold boot attack, et ce sont des chercheurs de Princeton qui l'ont mise en lumière dès 2008, en révélant un truc totalement contre-intuitif : une mémoire vive censée se vider dès qu'on l'éteint, garde en réalité ses secrets bien après.

Alors on va me dire que tout ça, c'est mitigé depuis des lustres : Le scrubbing mémoire au boot, où le firmware écrase la RAM au démarrage, les clés planquées dans les registres du CPU façon TRESOR, le chiffrement mémoire chez Intel et AMD, les barrettes carrément soudées à la carte mère... les parades existent, c'est vrai. Sauf qu'en 2018, deux chercheurs de F-Secure ont remis une pièce dans la machine en montrant comment désactiver ce fameux scrubbing sur quasiment tous les ordi portables modernes, Dell, Lenovo et même les Mac.

Et c'est là qu'arrive BareMetal RAM Dumper, un outil signé pIat0n qui rejoue justement cette vieille attaque de 2008. Le truc tient dans 5 Ko d'assembleur x86 et démarre directement sur le BIOS en mode legacy, avant de basculer en unreal mode pour aller taper dans toute la mémoire au-dessus de 1 Mo.

La récupération totale ne dépassera pas 4 Go par contre, car l'unreal mode ne grimpe pas plus haut, mais en général c'est bien suffisant pour repêcher quelques clés d'accès. Et surtout, ça fait gagner un temps fou aux gens qui font du forensic : plus besoin d'un labo dédié, une clé USB et le tour est joué. Ça rejoint donc la longue liste des façons d'ouvrir un disque soi-disant blindé, comme BitPixie qui déverrouille BitLocker en cinq minutes .

Bref, c'est aussi une bonne piqûre de rappel qu'un chiffrement ne protège vraiment vos données que quand la machine est éteinte pour de bon. Le code est sur GitHub sous licence AGPL !

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  • Une tablette de prison américaine ouverte à la scie
    Le réparateur australien Hugh Jeffreys, connu pour ses vidéos de démontage et ses collaborations avec le site de réparation iFixit, a mis la main sur l'un de ces appareils que les prisons américaines louent à leurs détenus pour accéder à une poignée de services autorisés, et il a voulu savoir ce qu'on avait bien pu cacher à l'intérieur d'un objet aussi verrouillé. Le résultat ne paie pas de mine, avec son boîtier en plastique opaque scellé hermétiquement, sa mousse de calage glissée à l'intérieu

Une tablette de prison américaine ouverte à la scie

23 juin 2026 à 18:22

Le réparateur australien Hugh Jeffreys, connu pour ses vidéos de démontage et ses collaborations avec le site de réparation iFixit, a mis la main sur l'un de ces appareils que les prisons américaines louent à leurs détenus pour accéder à une poignée de services autorisés, et il a voulu savoir ce qu'on avait bien pu cacher à l'intérieur d'un objet aussi verrouillé.

Le résultat ne paie pas de mine, avec son boîtier en plastique opaque scellé hermétiquement, sa mousse de calage glissée à l'intérieur et sa finition que Jeffreys compare lui-même à un bricolage de travaux manuels de lycée, le tout pensé pour tenir le choc dans un environnement carcéral.

Screenshot

Premier souci, l'engin refusait carrément de démarrer, et les quatre pastilles métalliques qui affleurent sur la tranche, pourtant calées sur les broches d'un port USB, ne déclenchaient qu'un clignotement d'une seconde au branchement d'un chargeur avant que tout ne s'éteigne. Aucune vis accessible, aucune ouverture possible. La scie à métaux a donc été le seul moyen d'entrer.

Une fois la coque ouverte tant bien que mal, le diagnostic est sans appel, puisqu'on découvre une Iview Optimus-C-8001. Une tablette d'entrée de gamme qui fonctionne avec un vieux processeur Intel Atom Z8350 cadencé à 1,44 GHz et épaulé par 2 maigres Go de mémoire vive, soit une configuration déjà poussive le jour de sa sortie et complètement à la ramasse aujourd'hui.

Screenshot

Le plus parlant, en fait, se loge du côté du logiciel, parce que la machine tourne sous Windows 10 Home, une édition grand public installée en 2018 qui n'a, semble-t-il, jamais reçu la moindre mise à jour depuis, et qui s'est verrouillée en mode kiosque, ce réglage qui cloisonne l'appareil sur un unique navigateur bridé aux seuls services que la prison veut bien mettre à destination de ses pensionnaires.

Sauf que le verrouillage s'arrête net à la surface. L'installation de Windows ne comporte aucun chiffrement du disque, c'est-à-dire aucun de ces mécanismes qui rendent les fichiers illisibles tant qu'on ne tape pas le bon mot de passe, si bien qu'une fois le boîtier ouvert et l'appareil rallumé normalement, Jeffreys accède sans la moindre barrière supplémentaire à l'intégralité d'un système qu'on imaginait blindé.

Détail presque amusant, la tablette a visiblement fini à la poubelle à cause d'une carte de charge tierce défaillante, puisque rebranchée sur son port USB d'origine elle se rechargeait et fonctionnait sans problème. Du matériel jeté pour une broutille, donc.

Il faut savoir que ces tablettes ne sont pas distribuées par pure bonté, car elles sont louées aux personnes incarcérées, qui doivent souvent payer pour le moindre service rendu, ce qui transforme l'accès au numérique en source de revenus pour les prestataires qui équipent les établissements pénitentiaires américains. Et c'est précisément ça qui rend l'affaire sensible.

Parce que la vraie question n'est pas la prouesse technique, plutôt limitée vu le niveau de protection rencontré. C'est ce que l'objet raconte, à savoir du matériel bas de gamme scellé à la va-vite et facturé à une population captive au sens propre, au nom d'une sécurité dont on cherche encore les traces. On a connu nettement plus sérieux.

Source : Hackaday

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  • Doom tourne désormais sur un bracelet Xiaomi Mi Band 10
    Il y a des gens qui se détendent en regardant une petite série. Aaron Christophel, lui, se détend en désossant des bracelets connectés Xiaomi pour leur faire cracher du code qu'aucun ingénieur de la marque n'avait prévu. Ce bidouilleur allemand, plus connu sous le pseudo atc1441, vient de s'attaquer au Mi Band 10, et il en a tiré ce que la communauté du hack matériel considère comme le sacre suprême depuis trente ans : un portage de Doom, le jeu de tir sorti en 1993. Le jeu n'était pourtant

Doom tourne désormais sur un bracelet Xiaomi Mi Band 10

22 juin 2026 à 15:06

Il y a des gens qui se détendent en regardant une petite série. Aaron Christophel, lui, se détend en désossant des bracelets connectés Xiaomi pour leur faire cracher du code qu'aucun ingénieur de la marque n'avait prévu.

Ce bidouilleur allemand, plus connu sous le pseudo atc1441, vient de s'attaquer au Mi Band 10, et il en a tiré ce que la communauté du hack matériel considère comme le sacre suprême depuis trente ans : un portage de Doom, le jeu de tir sorti en 1993.

Le jeu n'était pourtant pas le problème. La puce, si.

Le Mi Band 10 utilise un BES2700iMP, un composant fabriqué par Bestechnic, un fondeur chinois qu'on croise surtout dans des écouteurs sans fil parce qu'il est taillé pour la basse consommation. Petite subtilité qui complique tout : chez Bestechnic, cette même puce répond aussi au nom de code BEST1503.

Or pour programmer un composant pareil, il faut son SDK, autrement dit le kit fourni par le fabricant avec la documentation et les outils pour développer dessus. Et là, surprise : pour ce modèle, aucun SDK public. Rien du tout. Christophel s'est donc retrouvé face à une puce muette, sans plan ni notice.

Sa porte d'entrée, il l'a trouvée du côté d'une cousine quasi jumelle. Le BEST1306, un autre composant Bestechnic, partage la même architecture, et lui possède un SDK qui a fuité par le biais de kits de développement audio. En recoupant patiemment les deux, il a reconstitué par rétro-ingénierie, ce travail qui consiste à remonter le fonctionnement interne d'un appareil sans en avoir les plans, un SDK compatible avec le BES2700iMP.

Le reste a suivi. Firmware maison, c'est-à-dire le logiciel bas niveau qui pilote directement le matériel, puis portage de Doom via le projet GBADoom. Tout n'est pas nickel pour autant : l'écran fonctionne en SPI un seul bit au lieu du quad-SPI dont il est capable, deux manières d'envoyer les pixels dont la seconde va nettement plus vite, ce qui plombe ici la fluidité et écrase les couleurs.

Screenshot

Bref, ça se joue, mais c'est moche. Et sur une dalle large de quelques centimètres, on reste évidemment dans l'exploit pour l'exploit plus que dans la séance de jeu.

Le détail qui fait un peu marrer vu le contexte actuel, c'est l'aveu de Christophel sur l'intelligence artificielle : elle ne lui a quasiment servi à rien. Les données techniques de ces puces propriétaires n'existent nulle part dans les corpus d'entraînement des modèles, du coup les assistants brassaient du vide.

Et ce n'est pas fini. Le Mi Band 9 embarque exactement le même matériel, ce qui signifie que le SDK reconstitué devrait y tourner tel quel, sans toucher une ligne. Tout est documenté et publié sur GitHub, à la disposition de quiconque veut prolonger cette bien belle aventure.

Bref, faire tourner un jeu de 1993 sur un bracelet de sport ne sert objectivement à rien, et c'est précisément pour ça que c'est toujours très cool.

Source : Hackaday

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  • DarkMoon : un moteur libre de pentest autonome avec agents IA, MCP et outillage conteneurisé
    DarkMoon est un projet libre de cybersécurité publié sous licence GNU GPLv3. Il propose un moteur de test d’intrusion automatisé, lancé en conteneur Docker, qui orchestre des outils de sécurité existants, des agents spécialisés et un modèle de langage configurable. Concrètement, l’utilisateur donne une cible autorisée. DarkMoon lance des étapes de reconnaissance, identifie des technologies exposées, choisit certains outils ou agents selon le contexte, puis produit des journaux et un rapport de

DarkMoon : un moteur libre de pentest autonome avec agents IA, MCP et outillage conteneurisé

DarkMoon est un projet libre de cybersécurité publié sous licence GNU GPLv3. Il propose un moteur de test d’intrusion automatisé, lancé en conteneur Docker, qui orchestre des outils de sécurité existants, des agents spécialisés et un modèle de langage configurable.

Concrètement, l’utilisateur donne une cible autorisée. DarkMoon lance des étapes de reconnaissance, identifie des technologies exposées, choisit certains outils ou agents selon le contexte, puis produit des journaux et un rapport de pentest en Markdown.

Logo DarkMoon

Le projet est récent. Le premier commit visible sur GitHub date de novembre 2025, le dépôt a été rendu public en mai 2026, et une première release a été publiée récemment. Au moment de la rédaction, les mainteneurs indiquent un peu plus de 500 clonages du dépôt et environ 1300 téléchargements des images Docker. Ces éléments donnent un premier signal d’usage, sans en faire pour autant un outil éprouvé en production.

Sommaire

Ce que fait DarkMoon

DarkMoon essaie de répondre à une question simple : peut-on automatiser une partie d’un pentest sans se limiter à lancer un scanner unique ?

Le fonctionnement attendu est le suivant :

  1. on fournit une cible autorisée ;
  2. le moteur lance des outils de reconnaissance ;
  3. il collecte des indices : ports, services, CMS, API, frameworks, chemins, en-têtes, comportements applicatifs ;
  4. il choisit les modules utiles selon ce qu’il observe ;
  5. il exécute les outils dans un conteneur ;
  6. il conserve les journaux ;
  7. il génère un rapport Markdown.

Un projet libre orienté sécurité offensive contrôlée

DarkMoon est publié sous licence libre GNU GPLv3. Le dépôt GitHub contient les scripts d’installation, l’orchestration Docker, les composants de l’outil, les configurations et la documentation associée.

Le projet n’a pas vocation à remplacer l’expertise humaine d’un pentester. Il vise plutôt à automatiser des tâches répétitives, à aider à la corrélation des résultats, et à produire des sorties plus facilement exploitables. Dans un audit réel, l’interprétation, la validation des constats, la priorisation et le respect du cadre légal restent des responsabilités humaines.

L’usage prévu est strictement limité aux environnements autorisés: laboratoires, machines volontairement vulnérables, programmes de bug bounty, audits internes ou périmètres contractuels.

Architecture générale

DarkMoon repose sur trois blocs principaux :

  • un conteneur Docker qui fournit l’environnement d’exécution.
  • un lanceur darkmoon.sh pour démarrer les campagnes et suivre les journaux.
  • une logique d’orchestration qui choisit les outils ou agents à lancer selon les éléments détectés.

La séparation entre le modèle, le contrôle et l’exécution est importante. Le modèle peut proposer une stratégie, mais les actions passent par une couche de contrôle avant d’être exécutées dans le conteneur. Cela permet de garder une trace des actions et de limiter l’exécution directe sur l’hôte.

Installation

L’installation documentée repose sur Docker et Docker Compose. L’utilisateur clone le dépôt, rend les scripts exécutables, puis lance l’installation.

git clone https://github.com/ASCIT31/Dark-Moon.git
cd Dark-Moon
chmod +x install.sh darkmoon.sh
./install.sh

Le script prépare l’environnement, construit les images nécessaires et initialise les volumes. Une fois l’installation terminée, DarkMoon peut être lancé depuis la racine du dépôt.

./darkmoon.sh

Il est aussi possible de lancer directement une cible depuis la ligne de commande.

./darkmoon.sh "TARGET: http://172.19.0.3:3000"

Démarrage d'une évaluation DarkMoon depuis l'interface terminal

Choix du modèle de langage

DarkMoon ne force pas un fournisseur unique de LLM. Lors de l’installation, on peut configurer un fournisseur cloud comme OpenAI, Anthropic ou OpenRouter, mais aussi un modèle local via Ollama, llama.cpp ou une URL compatible avec l’API OpenAI.

C’est un point important pour un outil de sécurité. Selon le contexte, on peut préférer un modèle distant plus performant, ou un modèle local pour éviter d’envoyer des informations de cible, de journaux ou de résultats vers un service externe.

Configuration du fournisseur LLM : cloud, modèle local ou endpoint compatible OpenAI

Exemple de campagne

Une campagne DarkMoon commence par la définition d’un périmètre. La forme minimale consiste à fournir une cible :

./darkmoon.sh "TARGET: http://172.19.0.3:3000"

Une forme plus complète permet de préciser le programme, les cibles incluses, les exclusions, les familles de vulnérabilités à privilégier, le niveau de bruit acceptable et les règles d’engagement.

./darkmoon.sh "TARGET: https://app.example.org PROGRAM='Audit interne' TARGETS=*.example.org,API:https://api.example.org OUT=payments.example.org,10.0.0.0/8 FOCUS=sqli,rce,ssrf,idor EXCLUDE=brute-force NOISE=moderate FORMAT=standard RULES='POC only;no real user data'"

Après le lancement, l’outil fournit un identifiant de session. Les journaux peuvent ensuite être suivis avec:

./darkmoon.sh --log <session_id>

Commande de suivi des journaux d'une session DarkMoon

Démonstration sur OWASP Juice Shop

Une démonstration vidéo montre DarkMoon exécuté contre OWASP Juice Shop, une application volontairement vulnérable conçue pour l’apprentissage et les tests de sécurité applicative. Ce choix est important: il permet d’illustrer le fonctionnement du moteur sur une cible réaliste, mais explicitement prévue pour l’entraînement, sans viser un système tiers.

La vidéo présente le déroulement général d’une campagne: lancement depuis la ligne de commande, analyse de la cible, collecte de signaux techniques, sélection des actions à mener et production progressive d’observations exploitables. Elle permet aussi de mieux comprendre la logique d’orchestration: DarkMoon ne se limite pas à lancer un unique scanner, mais enchaîne plusieurs étapes selon ce qu’il découvre.

Lien de la démonstration : DarkMoon sur OWASP Juice Shop

L’intérêt de Juice Shop dans ce contexte est double. D’un côté, l’application contient de nombreuses familles de vulnérabilités web connues, ce qui permet de tester la capacité de détection et d’enchaînement du moteur. De l’autre, elle fournit un cadre légal et reproductible pour expérimenter l’outil, comparer les résultats et améliorer les agents sans exposer de service réel.

Détection et choix des actions

Le moteur commence par collecter des signaux techniques : ports ouverts, services exposés, technologies web, frameworks, CMS, API, en-têtes HTTP, chemins visibles ou comportements applicatifs.

Ces informations servent ensuite à choisir les actions suivantes. Une cible WordPress, une API GraphQL ou un environnement Kubernetes ne déclenchent pas les mêmes outils ni les mêmes agents.

Résumé du modèle d'environnement détecté par DarkMoon

Matrice de détection et sélection des agents DarkMoon

Outils intégrés

DarkMoon ne réécrit pas les outils de sécurité existants. Il les regroupe dans une image Docker et les appelle selon le contexte détecté.

Parmi les outils cités dans la documentation ou dans les articles qui présentent le projet, on trouve notamment Naabu, Masscan, Nuclei, ffuf, sqlmap, Arjun, wafw00f, Subfinder, Katana, Waybackurls, httpx, WPScan, CMSeeK, Hydra, dig, ainsi que des outils liés à BloodHound, Impacket, kubectl, Kubescape ou Kubeletctl.

Le point important n’est pas la liste exacte des outils, qui peut évoluer, mais la logique d’orchestration: détecter ce qui est pertinent, lancer l’outil adapté, lire la sortie, puis décider de l’étape suivante.

Journaux et rapport Markdown

Une campagne produit des journaux et des artefacts. L’utilisateur peut suivre l’exécution, consulter les étapes et récupérer les résultats dans les répertoires de sortie prévus.

Sortie de journal d'une campagne DarkMoon

DarkMoon génère aussi un rapport de pentest en Markdown. Ce choix est simple: le fichier est lisible dans un terminal, versionnable avec Git, relisible dans une forge, modifiable à la main et convertible ensuite en HTML ou en PDF.

Le rapport doit conserver le contexte de la campagne : cible, périmètre, hypothèses, commandes ou actions utiles, preuves collectées, vulnérabilités relevées, criticité, impact potentiel et pistes de correction.

Cadre d’usage et limites

DarkMoon est un outil offensif. Il doit être utilisé uniquement sur des systèmes pour lesquels l’utilisateur dispose d’une autorisation explicite: laboratoire local, machine volontairement vulnérable, programme de bug bounty, audit interne ou périmètre contractuel.

L’automatisation ne réduit pas les responsabilités de l’utilisateur: définir le périmètre, obtenir les autorisations, éviter les impacts de production et manipuler les données avec précaution.

Les limites sont celles de tout outil de pentest automatisé:

  • faux positifs possibles.
  • faux négatifs possibles.
  • dépendance aux outils appelés.
  • dépendance au modèle de langage choisi.
  • interprétation humaine nécessaire.
  • risque de bruit sur les systèmes testés.
  • nécessité de tester en environnement maîtrisé avant tout usage sérieux.

Un modèle peut proposer une action inutile, trop large ou mal adaptée au contexte. La couche de contrôle et les journaux sont donc utiles, mais ils ne dispensent pas d’une revue humaine.

Contribuer

Le projet est ouvert aux retours techniques. Les contributions les plus utiles concernent:

  • l’installation sur différentes distributions.
  • la documentation.
  • la reproductibilité des exemples.
  • la qualité des rapports Markdown.
  • la réduction des faux positifs.
  • l’ajout d’agents spécialisés.
  • la revue des scripts Docker et shell.
  • les garde-fous d’exécution.
  • les tests sur des laboratoires vulnérables.
  • les issues claires et reproductibles.

Les remarques sur la clarté du fonctionnement sont également bienvenues, surtout pour éviter de présenter l’outil comme plus mature qu’il ne l’est réellement.

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  • ✇LinuxFr.org : les dépêches
  • Estampille : l'outil de gestion de tests ultra léger.
    Voici Estampille. Estampille vise à remplacer les fichiers tableurs partout où l’installation d’une suite complète de tests (Squash, HPALM…) n’est pas possible. Il est distribué sous licence GNU GPL. Cet outil permet de rédiger des cas de test composés de pas de tests. Il permet d’exécuter manuellement ces cas de test autant de fois que nécessaire. Un cas de test peut être appelé dans d’autres cas de tests pour factoriser la rédaction des cas. Les résultats d’exécution sont exportables sous for

Estampille : l'outil de gestion de tests ultra léger.

Voici Estampille. Estampille vise à remplacer les fichiers tableurs partout où l’installation d’une suite complète de tests (Squash, HPALM…) n’est pas possible. Il est distribué sous licence GNU GPL.

Cet outil permet de rédiger des cas de test composés de pas de tests. Il permet d’exécuter manuellement ces cas de test autant de fois que nécessaire. Un cas de test peut être appelé dans d’autres cas de tests pour factoriser la rédaction des cas. Les résultats d’exécution sont exportables sous forme de dossiers PDF.
Enfin une page de statistiques offre une vue générale de l’avancement des tests.

Contrairement aux suites logicielles de tests existantes, Estampille n’a pas besoin de base de données, ni de serveur dédié. Les tests et exécutions de tests sont stockées sous la forme de fichiers JSON partageables facilement ; que ce soit par courriel, répertoire réseau partagé, synchronisation cloud, etc.

Cet outil ultra léger (<300 ko tests unitaires compris) est écrit en python et utilise flask pour présenter l’interface graphique sur le navigateur web. Il fonctionne indifféremment sous Linux ou Windows.

Voilà déjà la fin d’une dépêche courte pour un outil simple qui répond à un besoin concret.

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  • ✇Korben
  • Le FBI a bâti une fausse ville entière dans un hangar, juste pour la pirater
    Le FBI possède sa propre ville, sauf que personne n'y habite, et pour cause, elle a été montée de toutes pièces dans un hangar de Huntsville, en Alabama, avec ses maisons meublées, son hôtel, sa station-service, son épicerie, son tribunal, son hôpital et jusqu'à sa compagnie d'électricité, le tout dans un seul but assez vertigineux, la pirater dans tous les sens sans jamais déranger âme qui vive. Le décor porte d'ailleurs un nom, le Kinetic Cyber Range, près de 2 000 mètres carrés de fausse bour

Le FBI a bâti une fausse ville entière dans un hangar, juste pour la pirater

16 juin 2026 à 16:01

Le FBI possède sa propre ville, sauf que personne n'y habite, et pour cause, elle a été montée de toutes pièces dans un hangar de Huntsville, en Alabama, avec ses maisons meublées, son hôtel, sa station-service, son épicerie, son tribunal, son hôpital et jusqu'à sa compagnie d'électricité, le tout dans un seul but assez vertigineux, la pirater dans tous les sens sans jamais déranger âme qui vive.

Le décor porte d'ailleurs un nom, le Kinetic Cyber Range, près de 2 000 mètres carrés de fausse bourgade américaine ouverte en février 2025 et pensée comme un gigantesque bac à sable pour cyberattaques en conditions réelles.

Rien là-dedans n'est pourtant en toc, puisque chaque bâtiment grouille d'appareils et de systèmes qui réagissent exactement comme dans une vraie commune ou une vraie entreprise, à une nuance près, tout reste confiné à l'intérieur pour qu'une attaque lancée pendant un exercice de derappe jamais et impacte de vrais habitants.

Le nom vient justement de là, puisque le terme kinetic renvoie aux dégâts bien physiques d'un piratage, ce moment où une simple ligne de code éteint un feu rouge, bloque une pompe à eau ou plante les machines d'un hôpital.

Au cœur du dispositif, on trouve du coup une salle bourrée de plus de 200 serveurs physiques, ces gros ordinateurs qui font tourner les services d'une entreprise, pour moitié sous Windows et pour moitié sous Linux, histoire de coller au capharnaüm que les enquêteurs découvrent réellement quand ils débarquent après une intrusion ou avec un mandat de perquisition. Le responsable du site, Dave Beachboard, n'enjolive d'ailleurs rien et décrit des salles froides, exiguës, bruyantes et sombres, bref aussi pénibles que dans la vraie vie.

Plus de 1 400 personnes y sont quand même déjà passées, des agents du FBI mais pas seulement, puisque s'y ajoutent des collègues d'autres administrations fédérales et locales venus s'entraîner sur le terrain.

Le gros morceau de la formation, ce sont les rançongiciels, ces logiciels qui prennent vos fichiers en otage et réclament une rançon pour vous les rendre, l'objectif étant d'apprendre à garder son sang-froid pendant qu'une attaque se déroule sous les yeux tout en travaillant la criminalistique numérique, c'est-à-dire l'art de fouiller une machine après le passage des pirates pour reconstituer qui a fait quoi.

Si le FBI se donne autant de mal, c'est que c'est un problème massif, son rapport sur la cybercriminalité chiffre les pertes américaines à près de 21 milliards de dollars sur l'année et place les rançongiciels en tête des menaces qui visent les infrastructures critiques, ces hôpitaux, réseaux électriques et stations d'eau dont on oublie l'importance jusqu'au jour où ils s'arrêtent net.

Bref, bâtir une ville entière dans le seul but de la pirater, c'est quand même assez fou.

Source : TechCrunch

  • ✇Korben
  • Un radioamateur décode le signal de la sonde chinoise Tianwen-2 en route vers un astéroïde
    Daniel Estévez est ce qu'on appelle un radioamateur de haut vol. Spécialisé dans le décodage de signaux satellites et de sondes spatiales, l'Espagnol partage ses analyses techniques sur son blog depuis plusieurs années. Cette fois, il s'est attaqué à un gros morceau : la télémétrie de Tianwen-2, la sonde chinoise actuellement en route vers l'astéroïde géocroiseur Kamo'oalewa. Pour capter le signal, Estévez s'est appuyé sur le radiotélescope de Dwingeloo, aux Pays-Bas. Cette antenne historique, c

Un radioamateur décode le signal de la sonde chinoise Tianwen-2 en route vers un astéroïde

28 mai 2026 à 11:08

Daniel Estévez est ce qu'on appelle un radioamateur de haut vol. Spécialisé dans le décodage de signaux satellites et de sondes spatiales, l'Espagnol partage ses analyses techniques sur son blog depuis plusieurs années.

Cette fois, il s'est attaqué à un gros morceau : la télémétrie de Tianwen-2, la sonde chinoise actuellement en route vers l'astéroïde géocroiseur Kamo'oalewa.

Pour capter le signal, Estévez s'est appuyé sur le radiotélescope de Dwingeloo, aux Pays-Bas. Cette antenne historique, construite en 1956 par les radioastronomes néerlandais et longtemps abandonnée, a été remise en service par une association de passionnés qui l'utilise en particulier pour suivre les missions spatiales lointaines. La sonde émet en bande X (une plage de fréquences radio utilisée par la plupart des engins interplanétaires), autour de 8428,19 MHz, soit pratiquement la même fréquence que sa grande sœur Tianwen-1.

Là où ça devient intéressant techniquement, c'est sur l'encodage du signal. Tianwen-1 utilisait un encodage Reed-Solomon (une méthode classique de correction d'erreurs, indispensable quand le signal voyage sur des centaines de millions de kilomètres) avec une astuce un peu bricolée qui obligeait à zapper certains octets pour faire rentrer le tout dans la trame.

Tianwen-2, elle, utilise un encodage concaténé avec une longueur de trame mieux pensée. Du coup, les codewords Reed-Solomon rentrent pile-poil, sans bidouillage. C'est un détail qui peut sembler insignifiant, mais ça simplifie la vie de tout radioamateur qui veut suivre la mission depuis chez lui.

La sonde a été lancée le 28 mai 2025 et doit atteindre Kamo'oalewa en juin 2026. L'objectif est ambitieux : prélever un échantillon et le ramener sur Terre, comme l'avait fait la mission japonaise Hayabusa2 sur Ryugu en 2020.

Mais Tianwen-2 vise encore plus loin. Après Kamo'oalewa, la sonde poursuivra sa route vers la comète 311P/PANSTARRS pour une étude rapprochée, dans une mission double assez inédite. Si l'opération réussit, ce sera une nouvelle étape importante pour le programme spatial chinois, qui enchaîne les missions depuis plusieurs années.

Estévez documente tout publiquement, avec les paramètres exacts du signal, les outils utilisés (essentiellement GNU Radio, un framework open-source de traitement de signal), et les écueils techniques rencontrés. Pour les passionnés, c'est une mine d'or. Pour les autres, c'est surtout une démonstration que l'observation spatiale n'est plus l'apanage des agences gouvernementales.

Source : Hackaday

  • ✇Korben
  • Il fait tourner Windows CE sur une Nintendo 64, et ça marche pour de vrai
    Un développeur connu sous le pseudo ThroatyMumbo a réussi à porter Windows CE 2.11, un Windows allégé que Microsoft avait sorti à la fin des années 90 pour les petits assistants personnels et certains routeurs, sur une vraie console Nintendo 64 On ne parle pas d'un émulateur ici, mais bien d'une N64 qui démarre sur un vrai bureau Windows, avec sa barre des tâches, son explorateur de fichiers et la possibilité de lancer des programmes CE. Pour bien comprendre le délire, il faut savoir que la

Il fait tourner Windows CE sur une Nintendo 64, et ça marche pour de vrai

17 mai 2026 à 11:35

Un développeur connu sous le pseudo ThroatyMumbo a réussi à porter Windows CE 2.11, un Windows allégé que Microsoft avait sorti à la fin des années 90 pour les petits assistants personnels et certains routeurs, sur une vraie console Nintendo 64

On ne parle pas d'un émulateur ici, mais bien d'une N64 qui démarre sur un vrai bureau Windows, avec sa barre des tâches, son explorateur de fichiers et la possibilité de lancer des programmes CE.

Pour bien comprendre le délire, il faut savoir que la N64 et Windows n'ont pas grand chose en commun. La console utilise un processeur MIPS et un système maison signé Nintendo. Windows CE, c'est l'inverse : un système Microsoft conçu pour tourner sur des appareils embarqués comme les assistants personnels.

Sauf que les deux mondes se croisent sur deux points clés. Windows CE tournait déjà sur des puces MIPS à l'époque, et il était conçu pour vivre avec à peine 1 Mo de RAM, ce qui correspond pile aux capacités de la N64. ThroatyMumbo s'est inspiré de l'IBM Workpad Z50, un ancien assistant qui tournait sous CE sur du MIPS, pour se dire que le portage était techniquement faisable.

Côté méthode, le kernel Windows CE d'origine n'est pas modifié. Tout le travail est dans la couche d'abstraction matérielle, la fameuse HAL, qui sert d'interface entre le système et le matériel. Le développeur a écrit la sienne de zéro pour la N64 : démarrage, gestion des interruptions, du timing, de l'affichage.

Le contrôleur N64 devient une souris (le bouton A pour clic gauche, le B pour clic droit, logique). L'EverDrive-64 X7, une cartouche qui fait office de lecteur SD, sert de disque dur. Et le son passe par la puce audio d'origine de la console.

Ce qui marche est franchement bluffant : déplacer les fenêtres, fermer une boîte de dialogue, naviguer dans les fichiers, lancer des exécutables CE tiers, et même afficher une démo 3D qui utilise la puce graphique de la console. Ce qui ne marche pas : pas de clavier physique, pas de réseau, et il faut le SDK Windows CE 2.11 de Microsoft, qui n'est plus commercialisé depuis longtemps.

Aucune utilité concrète, évidemment. Personne ne va remplacer Mario Kart 64 par Word pour Windows CE. Mais c'est rigolo, et permet de prouver qu'on peut faire un truc complètement absurde, juste parce que c'est techniquement intéressant.

Source : Hackaday

  • ✇Korben
  • vphone - Un iPhone virtuel sur Mac (merci Apple)
    Virtualiser macOS sur un Mac, tout le monde ou presque sait le faire. Même chose avec Linux... Mais iOS c'est un peu le Graal... Le truc interdit ! Sauf que des chercheurs en sécu viennent de tomber sur VPHONE600AP, un composant planqué dans le firmware Private Cloud Compute d'Apple qui permet de faire tourner iOS 26 en VM sur un simple Mac tout simplement via le Virtualization.framework. En gros, Apple a laissé traîner la clé sous le paillasson... Pour ceux qui débarquent, Private Cloud Compute

vphone - Un iPhone virtuel sur Mac (merci Apple)

Par : Korben
5 mars 2026 à 08:36

Virtualiser macOS sur un Mac, tout le monde ou presque sait le faire. Même chose avec Linux... Mais iOS c'est un peu le Graal... Le truc interdit !

Sauf que des chercheurs en sécu viennent de tomber sur VPHONE600AP, un composant planqué dans le firmware Private Cloud Compute d'Apple qui permet de faire tourner iOS 26 en VM sur un simple Mac tout simplement via le Virtualization.framework. En gros, Apple a laissé traîner la clé sous le paillasson...

Pour ceux qui débarquent, Private Cloud Compute (PCC) c'est l'infrastructure serveur qu'Apple utilise pour faire tourner Apple Intelligence et bizarrement, le firmware de ces serveurs, qu'Apple appelle cloudOS, contient un composant qui n'a rien à faire là : un iPhone virtuel. VPHONE600AP, de son petit nom.

iOS 26 dans une VM sur Mac, avec le wallpaper clownfish en guise de bienvenue

C'est vrai que jusqu'ici, on pouvait faire tourner des VM sur iOS via UTM, mais dans l'autre sens c'était niet. Mais le chercheur du nom de wh1te4ever (bien connu dans le milieu du jailbreak iOS) a documenté comment exploiter ce composant dans un writeup hyper détaillé que je vous invite à lire.

La recette, c'est pas sorcier sur le papier : on prend le firmware d'un iPhone 16 sous iOS 26.1 (~8 Go à télécharger), on y greffe les éléments vphone récupérés dans cloudOS, et on patche le résultat jusqu'à ce que le tout accepte de démarrer dans une VM. En pratique, on se doute que c'est évidemment un poil plus corsé que ça mais c'est le résultat qui compte !

Côté patches, 3 niveaux de casse-tête s'offrent à vous. Le mode Regular, le plus pépère, qui se contente de 38 modifications. Le mode Development qui en empile 47. Et le mode Jailbreak avec ses 84 patches !

Le device tree du firmware vphone, aka "iPhone Research Environment Virtual Machine"

Ces patches touchent à tout ce qui empêche normalement iOS de tourner en dehors d'un vrai iPhone : le bootloader (iBSS, iBEC, LLB), la vérification du volume système (SSV bypass), le système de fichiers APFS (seal verification), et le trustcache TXM.

Et pour simplifier tout ça, un autre dev nommé Lakr233 a créé vphone-cli , un outil en ligne de commande qui automatise tout le processus. Téléchargement des firmwares, application des patches, boot de la VM... quelques commandes dans le Terminal et c'est parti. Sans cet outil, il faudrait se taper chaque patch à la main, parce que le processus complet prend une bonne vingtaine d'étapes.

Ensuite, une fois la bête lancée, trois façons d'y accéder : SSH sur le port 22222 pour bidouiller, VNC sur le 5901 si vous voulez voir l'écran, ou RPC sur le 5910. Le tout en 1179x2556, la résolution d'un iPhone 16. Pas mal pour du virtuel !

Bon, quelques conditions quand même.... il faut macOS 15 (Sequoia) minimum, désactiver SIP et AMFI via csrutil disable en mode Recovery, et surtout un Mac Apple Silicon...

Sur Mac Intel, ça ne marchera pas. Maintenant, si vous avez déjà bidouillé de la virtualisation sur Mac , ça ne devrait pas trop vous dépayser, mais comprenez bien que c'est un outil de recherche en sécurité avant tout... même si perso, tester des apps iOS sans vrai iPhone, c'est pas du luxe quand on fait mon job.

Merci à Lorenper pour le lien de vphone-cli !

  • ✇Korben
  • Shannon - L'IA qui pentest votre code toute seule
    Vous connaissez tous Kali Linux , Metasploit et compagnie… Mais est-ce que vous avez déjà vu une IA faire un pentest toute seule ? Genre, VRAIMENT toute seule. Shannon , c'est un framework open source qui lâche un agent IA sur votre code, et qui enchaîne recon, analyse de vulns, et exploitation, tout ça sans intervention humaine. En gros, vous lui filez une URL cible et l'accès à votre code source (faut que le repo soit accessible, c'est la base), et l'agent se débrouille. Il commence alors par

Shannon - L'IA qui pentest votre code toute seule

Par : Korben
11 février 2026 à 15:31

Vous connaissez tous Kali Linux , Metasploit et compagnie… Mais est-ce que vous avez déjà vu une IA faire un pentest toute seule ? Genre, VRAIMENT toute seule. Shannon , c'est un framework open source qui lâche un agent IA sur votre code, et qui enchaîne recon, analyse de vulns, et exploitation, tout ça sans intervention humaine.

En gros, vous lui filez une URL cible et l'accès à votre code source (faut que le repo soit accessible, c'est la base), et l'agent se débrouille. Il commence alors par analyser le code en statique… puis lance des attaques dynamiques sur l'app en live. Pour cela, il déploie plusieurs sous-agents spécialisés qui bossent en parallèle via Temporal, un moteur de workflow.

Un agent pour la reconnaissance, un pour chercher les injections SQL, un autre pour les XSS, un pour les SSRF, un pour les problèmes d'authentification… Bref, chacun fait son taf et tout remonte dans un rapport final au format JSON.

Le truc, c'est que Shannon ne se contente pas de scanner bêtement comme un Nessus ou un Burp. L'agent COMPREND votre code. Il lit les routes, les middlewares, les requêtes SQL, et il construit ses attaques en fonction. Du coup, il trouve des trucs que les scanners classiques loupent complètement, genre une injection NoSQL planquée dans un endpoint obscur ou un bypass d'auth via un cookie mal valide. Attention par contre, si votre app utilise un framework un peu exotique ou du code obfusqué, y'a des chances que l'agent passe à côté… comme tout scanner, hein.

Pour ceux qui se demandent combien coute un test d'intrusion classique, ça va de 3 000 € à plusieurs dizaines de milliers d'euros. Shannon, c'est open source et ça tourne sur Docker, par contre, faudra compter environ 50 dollars en tokens API Anthropic par run… c'est pas gratuit mais c'est quand même 60 fois moins cher qu'un audit humain.

Cote installation, c'est Docker + Docker Compose, un fichier .env avec votre cle API Anthropic (la variable ANTHROPIC_API_KEY, classique), et hop, un docker compose up pour lancer le tout. Le workflow complet prend entre 1 h et 1 h 30 selon la taille de votre base de code. Vous pouvez suivre la progression en temps réel via l'interface web Temporal sur localhost:8233. (perso, j'aime bien voir les agents bosser en parallèle, ça a un côté satisfaisant).

Et attention, Shannon exécute de VRAIES attaques. C'est mutatif. Ça veut dire que si l'agent trouve une injection SQL, il va l'exploiter pour de vrai pour prouver que ça marche. Du coup, on le lance sur du code à soi, en local ou sur un environnement de test. Mais jamais en prod. JAMAIS !!!

Bon, sauf si vous aimez vivre dangereusement et que votre boss est en vacances… ^^

Les agents d'exploitation (Auth, SSRF, XSS, AuthZ) en parallèle sur la timeline Temporal

Pour en avoir le cœur net, je l'ai lancé sur une app Node.js/Express maison avec 27 endpoints d'API. 2 heures de scan, 287 transitions d'état, 7 agents qui ont bossé en parallèle… et une facture Anthropic qui pique un peu. Parce que oui, chaque agent consomme des tokens Claude à chaque étape d'analyse et d'exploitation, et ça s'additionne vite. Comptez une cinquantaine de dollars pour un run complet. Bref, c'est pas gratuit de se faire hacker par une IA.

Cote résultats par contre, plutôt parlant. Zero injection SQL exploitable, les 23 paramètres utilisateur ont été tracés jusqu'aux requêtes et Shannon a confirmé que tout était paramétré correctement. Bien joué. Par contre, il a détecté 6 failles SSRF liées à des contournements IPv6, des XSS stockées via innerHTML sans aucun échappement dans le frontend, et surtout… ZERO authentification sur les 27 endpoints. Genre, n'importe qui peut purger ma base ou cramer vos crédits API Claude sans se connecter. Bon après, c'est un outil que je me suis dev, qui est un proto local, donc c'est pas exposé sur internet.

Le rapport final est plutôt bien foutu, je trouve. Pour chaque vuln trouvée, vous avez la sévérité CVSS (critique, haute, moyenne), le vecteur d'attaque utilisé, une preuve d'exploitation avec les payloads, et surtout des recommandations de correction. Shannon va jusqu'à vous montrer la ligne de code fautive, expliquer pourquoi le bypass fonctionne, et proposer le fix. Si vous utilisez déjà des outils comme Sploitus pour votre veille secu, Shannon c'est le complément parfait pour passer de la théorie à la pratique sur votre propre code.

Le projet est encore jeune, c'est vrai, mais l'approche est intéressante. Plutôt que d'automatiser bêtement des scans, on a donc un agent qui raisonne sur le code et adapte sa stratégie. Ça change des outils qui balancent des milliers de requêtes à l'aveugle et qui vous noient sous les faux positifs.

Alors après, je vous vois venir, vous allez me dire : est-ce que ça vaut un vrai pentester qui connait votre infra par cœur et qui sait où chercher les trucs tordus ?

Pas vraiment, mais pour un premier audit à moindre coût, ça fait le taf.

Source

  • ✇Korben
  • Ghidra MCP - Quand l'IA fait le reverse engineering à votre place
    Ghidra, le framework de reverse engineering open source de la NSA, est un outil que tous les analystes sécu utilisent au quotidien pour démonter des binaires. Sauf que voilà... quand vous passez des heures à renommer des fonctions, documenter des structures et tracer des cross-references à la main, ça finit par devenir un poil répétitif. Du coup, un développeur a eu l'idée de coller un serveur MCP (Model Context Protocol) directement sur Ghidra. "Encore un wrapper IA bidon ??"... mais non les am

Ghidra MCP - Quand l'IA fait le reverse engineering à votre place

Par : Korben
6 février 2026 à 09:15

Ghidra, le framework de reverse engineering open source de la NSA, est un outil que tous les analystes sécu utilisent au quotidien pour démonter des binaires. Sauf que voilà... quand vous passez des heures à renommer des fonctions, documenter des structures et tracer des cross-references à la main, ça finit par devenir un poil répétitif.

Du coup, un développeur a eu l'idée de coller un serveur MCP (Model Context Protocol) directement sur Ghidra. "Encore un wrapper IA bidon ??"... mais non les amis car Ghidra MCP Server est un bridge Python + plugin Java qui expose pas moins de 110 outils d'analyse via le protocole MCP. Rien que ça.

Concrètement, ça veut dire que vous pouvez brancher Claude, ou n'importe quel outil compatible MCP, directement sur votre session Ghidra et lui demander de décompiler des fonctions, tracer des call graphs, renommer des variables en batch ou même créer des structures de données automatiquement.

Au niveau architecture, un plugin Java tourne dans Ghidra et expose une API REST sur localhost:8089, puis un bridge Python fait la traduction entre le protocole MCP et ces endpoints HTTP. Vous lancez Ghidra, vous activez le serveur via Tools > GhidraMCP > Start MCP Server, et hop, votre IA peut causer directement avec le décompileur.

Et c'est pas juste de la décompilation basique. Y'a de l'analyse de structures, de l'extraction de strings, du mapping mémoire complet, de la gestion de scripts Ghidra (plus de 70 scripts d'automatisation livrés avec le projet !) et même un système de documentation cross-binaire.

En gros, vous analysez un malware, vous documentez toutes les fonctions, et si vous tombez sur une variante plus tard, l'outil transfère automatiquement votre doc via un système de hash SHA-256 sur les opcodes. Plutôt chouette ! En revanche, ça marche pas si le code est fortement obfusqué... logique.

Bon, pour ceux qui connaissent déjà OGhidra (qui fait tourner des LLM en local dans Ghidra), Ghidra MCP Server c'est l'approche inverse. Au lieu d'embarquer l'IA dans Ghidra, c'est Ghidra qui s'ouvre à l'IA via un protocole standardisé. Du coup vous n'êtes pas limité à un seul modèle... Claude, GPT, Gemini, n'importe quel client MCP fait l'affaire.

Côté prérequis, faut Java 21, Maven 3.9+, Python 3.10+ et évidemment Ghidra 12.0.2. L'install se fait en quelques étapes : cloner le repo, pip install, copier les libs Ghidra dans lib/, compiler avec Maven et déployer le zip dans les extensions. Rien de bien sorcier si vous êtes déjà dans l'écosystème... sauf si vous êtes sous Windows, là faudra peut-être un peu galérer avec Maven.

Les opérations batch sont par exemple très intéressantes... Avec cette fonctionnalité, vous pouvez renommer 50 variables d'un coup, poser des commentaires sur toutes les fonctions d'un module, typer des paramètres en série.

Bref, si vous faites de l'analyse de binaires et que vous voulez arrêter de tout vous taper à la main, c'est le genre de combo reverse engineering + IA qui va vous faire gagner pas mal de temps !

  • ✇Korben
  • La clé magique qui déverrouille tous les scooters Äike
    Vous connaissez le concept de clé maître ? Hé bien Rasmus Moorats, un chercheur en sécurité estonien, vient d'en trouver une qui déverrouille l'intégralité du parc de scooters électriques Äike. Et vous vous en doutez, c'est pas vraiment ce que le fabricant avait prévu. Le bougre a décidé de reverse-engineerer son propre deux-roues connecté après que la boîte ait fait faillite en 2025. Logique, quand le cloud menace de fermer, autant comprendre comment fonctionne sa bécane. Du coup il a décompilé

La clé magique qui déverrouille tous les scooters Äike

Par : Korben
6 janvier 2026 à 18:38

Vous connaissez le concept de clé maître ? Hé bien Rasmus Moorats, un chercheur en sécurité estonien, vient d'en trouver une qui déverrouille l'intégralité du parc de scooters électriques Äike. Et vous vous en doutez, c'est pas vraiment ce que le fabricant avait prévu.

Le bougre a décidé de reverse-engineerer son propre deux-roues connecté après que la boîte ait fait faillite en 2025. Logique, quand le cloud menace de fermer, autant comprendre comment fonctionne sa bécane. Du coup il a décompilé l'app React Native, hooké les communications Bluetooth avec Frida, et là... surprise !

L'authentification entre l'app et l'engin utilise un système de challenge-response. Le scooter envoie un défi aléatoire, l'app le concatène avec une clé secrète, hash le tout en SHA-1, et renvoie le résultat. Simple et efficace. Sauf que la clé secrète en question, c'est FF FF FF FF FF FF FF FF FF FF FF FF FF FF FF FF FF FF FF FF. Vingt octets de FF.

Vous l'aurez peut-être compris, c'est la valeur par défaut du SDK fourni par le fabricant du module IoT.

Bref, les devs d'Äike n'ont jamais personnalisé cette clé. Chaque scooter sorti d'usine embarque exactement la même. Du coup avec un script Python et la lib bleak, n'importe qui peut déverrouiller n'importe quel Äike qui passe dans la rue. Hop, on scanne, on répond au challenge avec la clé universelle, et on envoie les commandes : déverrouiller, activer le mode éco, ouvrir le compartiment batterie... tout y passe.

Le plus rigolo dans l'histoire c'est que la société sœur Tuul, qui fait de la location de trottinettes, n'a pas de Bluetooth sur ses engins ! Du coup elle n'est pas touchée. Comme quoi, parfois l'absence de fonctionnalité devient une feature de sécurité.

Évidemment, Rasmus a fait les choses proprement avec une disclosure responsable en septembre dernier. Le fabricant a alors confirmé que c'était bien leur faute, et pas celle du fournisseur du module. Mais bon, maintenant que la boîte a coulé, les correctifs risquent d'attendre looongtemps.

Source

  • ✇Korben
  • Netflix offre des vidéos 4K HDR gratuites pour vos tests et calibrations
    Vous avez déjà eu besoin de vidéos de test en 4K HDR pour calibrer votre écran, tester un encodeur maison ou juste faire le malin avec votre nouveau téléviseur ? Hé bien je ne le savais pas mais Netflix met à disposition gratuitement une bibliothèque de contenus professionnels sous licence Creative Commons Attribution 4.0 (donc vous pouvez les utiliser à condition de créditer Netflix). Ça s'appelle Netflix Open Content et c'est une initiative plutôt méconnue du géant du streaming. L'idée c'est d

Netflix offre des vidéos 4K HDR gratuites pour vos tests et calibrations

Par : Korben
30 décembre 2025 à 13:39

Vous avez déjà eu besoin de vidéos de test en 4K HDR pour calibrer votre écran, tester un encodeur maison ou juste faire le malin avec votre nouveau téléviseur ? Hé bien je ne le savais pas mais Netflix met à disposition gratuitement une bibliothèque de contenus professionnels sous licence Creative Commons Attribution 4.0 (donc vous pouvez les utiliser à condition de créditer Netflix).

Ça s'appelle Netflix Open Content et c'est une initiative plutôt méconnue du géant du streaming. L'idée c'est de fournir aux développeurs, chercheurs et autres bidouilleurs des fichiers vidéo de référence de qualité broadcast, sans les problèmes de droits habituels.

Et y'a du lourd dans le catalogue puisqu'on y trouve des courts-métrages d'animation comme Sol Levante (2020), un anime réalisé en partenariat avec Production I.G et entièrement dessiné à la main en 4K HDR natif. Côté live-action, y'a aussi des trucs techniques comme Sparks (2017) filmé en 4K à quasi 60 fps avec un master HDR encodé pour 4000 nits... de quoi faire chauffer les dalles haut de gamme.

Netflix fournit les masters vidéo en HDR10 et pour certains projets des métadonnées Dolby Vision au format XML. Pour Sol Levante par exemple, y'a même les sessions Pro Tools avec le mix Dolby Atmos, les storyboards et quelques fichiers After Effects du projet. Donc pour les devs qui bossent sur des codecs ou les fabricants de TV qui veulent calibrer leurs dalles, c'est de l'or en barre.

Le téléchargement se fait soit via navigateur, soit en ligne de commande avec AWS CLI si vous avez de gros fichiers à récupérer... et croyez-moi certains pèsent lourd comme Sol Levante ou encore Sparks.

Après, faut quand même noter que le dernier contenu ajouté date de 2020 donc le projet n'a pas l'air très actif ces derniers temps mais les contenus restent parfaitement utilisables. Et vous en trouverez d'autres ici également .

Voilà, si vous cherchez des vidéos de test de qualité pro sans vous prendre la tête avec les droits d'auteur, c'est une ressource plutôt sympa à bookmarker.

Source

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  • Balor - Transformez votre Steam Deck en station de pentest discrète
    Vous avez un Steam Deck, un Lenovo Legion Go ou un ROG Ally qui traîne dans un coin parce que pas le temps de jouer, vous avez trop de boulot... Je connais bien vous inquiétez pas. Mais si je vous disais que ce petit truc qui prend la poussière peut devenir votre meilleur allié pour les audits de sécurité discrets ? Mais siii ! J'vous jure ! C'est en tout cas ce que propose Balor , un framework offensif fraîchement sorti et développé par Jean-Claude Charrier , qui grâce à ça peut d'un coup, tra

Balor - Transformez votre Steam Deck en station de pentest discrète

Par : Korben
30 décembre 2025 à 08:01

Vous avez un Steam Deck, un Lenovo Legion Go ou un ROG Ally qui traîne dans un coin parce que pas le temps de jouer, vous avez trop de boulot... Je connais bien vous inquiétez pas.

Mais si je vous disais que ce petit truc qui prend la poussière peut devenir votre meilleur allié pour les audits de sécurité discrets ?

Mais siii ! J'vous jure !

C'est en tout cas ce que propose Balor , un framework offensif fraîchement sorti et développé par Jean-Claude Charrier , qui grâce à ça peut d'un coup, transformer votre console gaming en une station de pentest portable.

Son concept est parti d'un constat simple... Quand vous débarquez en mission de pentest avec un cahier des charges qui exige de la discrétion, sortir un WiFi Pineapple c'est un peu comme débarquer en costard dans un festival de métal. Ça se voit !! Mais avec une console portable gaming par contre, vous avez juste l'air d'un type qui fait une pause entre deux réunions.

Ni vu ni connu, j't'embrouille !

Balor tourne sous CachyOS et Arch Linux, s'installe en une dizaine de minutes et embarque pas moins de 8 stacks pour environ 130 options au total. Côté WiFi, vous avez aircrack-ng, wifite, bettercap et même des versions de Wifiphisher réécrites spécialement pour Python 3.13. Pour l'OSINT, c'est Maltego, theHarvester, Shodan et compagnie. Et y'a aussi du Metasploit, Burpsuite, Nmap, Masscan, SQLMap, Hashcat, John the Ripper... Bref, la totale.

Le truc sympa c'est que tout passe par un wrapper unique appelé "balorsh". Vous tapez balorsh wifi et hop, le menu WiFi apparaît ! Pareil pour balorsh llm qui lance un assistant IA local via Ollama avec des personas adaptés comme Red Team pour l'offensif, Blue Team pour le défensif, Purple Team pour mixer les deux...etc.

L'installation se fait via un script qui dépose tout dans /opt/balorsh/data/ et la désinstallation est tout aussi propre. En plus chaque stack est modulaire, donc si vous n'avez besoin que du cracking de mots de passe, vous installez juste cette partie. Pour les sysadmins qui voudraient comprendre les workflows pentest sans se taper toute la doc, c'est aussi un bon point d'entrée. Genre enchaîner theHarvester, amass, massdns et httprobe pour du recon, ça devient accessible même sans être certifié OSCP ^^.

Côté limitations, Balor reste exclusif à l'écosystème Arch/CachyOS mais rassurez-vous, un portage Debian est envisagé si la demande suit.

Perso je trouve l'approche vraiment bien trouvée et le fait que ce soit un projet français plutôt qu'une énième distro sécu américaine corporate, ça fait plaisir. Voilà, par contre comme d'hab, c'est un outil pour les audits autorisés uniquement avec contrat signé, et pas pour aller embêter le WiFi du voisin, hein ^^.

Alors déconnez pas !

Encore merci à Jean-Claude d'avoir partager sa création avec moi.

  • ✇Korben
  • RoboCop Arcade - Il a cracké la protection anti-copie pour sauver les bornes d'arcade de 1988
    À l'époque de ma glorieuse jeunesse, je jouais à RoboCop sur NES et c'est vrai que je trouvais ça très cool ! Mais ce que je ne savais pas, c'est que la version arcade de Data East cachait un secret bien vicieux dans ses entrailles électroniques. En 1988, Data East sort donc RoboCop en version arcade et comme tous les éditeurs de l'époque, ils avaient une peur bleue des bootleggers asiatiques qui clonaient les bornes à tour de bras. Du coup, ils ont eu une idée de génie : planquer une puce HuC62

RoboCop Arcade - Il a cracké la protection anti-copie pour sauver les bornes d'arcade de 1988

Par : Korben
27 décembre 2025 à 09:20

À l'époque de ma glorieuse jeunesse, je jouais à RoboCop sur NES et c'est vrai que je trouvais ça très cool ! Mais ce que je ne savais pas, c'est que la version arcade de Data East cachait un secret bien vicieux dans ses entrailles électroniques.

En 1988, Data East sort donc RoboCop en version arcade et comme tous les éditeurs de l'époque, ils avaient une peur bleue des bootleggers asiatiques qui clonaient les bornes à tour de bras. Du coup, ils ont eu une idée de génie : planquer une puce HuC6280 dans le hardware. Pour ceux qui ne connaissent pas, c'est le processeur du PC Engine, le cousin japonais de la TurboGrafx-16, sauf que là, elle ne sert absolument pas à faire tourner le jeu.

Non non, cette puce est là uniquement pour emmerder le monde.

Le truc pas con (enfin, pas con pour l'époque), c'est que Data East a externalisé une partie des calculs de collision sur ce processeur secondaire. Du coup, sans la puce HuC6280, le jeu démarre mais les hitboxes sont complètement pétées et les ennemis deviennent invincibles. Faut s'imaginer RoboCop qui tire dans le vide pendant que les méchants lui marchent dessus tranquillement... C'est pas méga vendeur pour une borne à 3000 dollars.

Le problème, c'est qu'en 2025, ces puces HuC6280 commencent à lâcher et quand ça arrive, votre borne RoboCop devient un très joli meuble de 150 kilos.

Et c'est là qu'un développeur du nom de djh0ffman entre en scène. Le bougre s'est dit qu'au lieu de chercher des puces de remplacement introuvables, il allait tout simplement virer cette protection. Mais pour ça, il fallait d'abord comprendre ce que faisait exactement cette fichue puce.

Déjà, il fallait dumper le code du HuC6280. Pas si simple parce que Data East avait aussi obfusqué les tables de jump pour que personne ne puisse facilement lire le code. Du reverse engineering dans le reverse engineering, en quelque sorte.

Une fois le code extrait et désobfusqué, djh0ffman a alors découvert que la puce gérait principalement deux choses : les collisions entre les sprites et la gestion des dégâts. Le reste du jeu tournant sur le processeur principal, un Motorola 68000.

Du coup, la solution était claire. Il fallait porter tout ce code du HuC6280 vers le 68000. Facile à dire bien sûr, mais moins facile à faire quand on parle de deux architectures complètement différentes. Le HuC6280 est certes un dérivé du 6502, mais le 68000 c'est carrément une autre planète.

Mais après des heures de travail, djh0ffman a réussi à recréer toutes les routines de collision en assembleur 68000 et à les injecter dans la ROM originale. Le patch fait environ 2 Ko !! Et ça transforme n'importe quelle borne RoboCop avec une puce morte en machine parfaitement fonctionnelle.

Et le truc cool, c'est que son patch ne contourne pas vraiment la protection, mais la remplace. Le jeu fonctionne donc exactement comme l'original, avec les mêmes collisions, les mêmes dégâts, les mêmes hitboxes. C'est juste que maintenant, tout ça tourne sur le 68000 au lieu du HuC6280.

Et le plus marrant c'est que cette protection était considérée comme inviolable à l'époque. En effet, les bootleggers n'avaient jamais réussi à la craquer proprement, alors ils vendaient des copies avec des collisions approximatives bidouillées à l'arrache. C'est fou ^^ Il peut flex le garçon !

Bref, si vous avez une borne RoboCop arcade qui prend la poussière parce que la puce de protection a rendu l'âme, y'a maintenant un patch IPS disponible qui lui redonne vie. Et pour les curieux qui veulent comprendre comment fonctionnaient ces protections anti-copie des années 80, le write-up de djh0ffman est une mine d'or.

  • ✇Korben
  • Comment récupérer les infos cachées dans un PDF censuré ?
    Bon, vous avez tous vu passer cette histoire des documents Epstein mal censurés, j'imagine ? En effet, des journalistes ont réussi à récupérer une bonne partie des informations censées être masquées dans les fichiers judiciaires... ça peut impressionner mais n'allez pas croire que ce soit quelque chose de compliqué et ces techniques sont à la portée de n'importe qui. C'est pourquoi aujourd'hui, j'vais pas vous parler du scandale (y'a assez de monde dessus), mais des techniques pour récupérer ce

Comment récupérer les infos cachées dans un PDF censuré ?

Par : Korben
26 décembre 2025 à 18:07

Bon, vous avez tous vu passer cette histoire des documents Epstein mal censurés, j'imagine ?

En effet, des journalistes ont réussi à récupérer une bonne partie des informations censées être masquées dans les fichiers judiciaires... ça peut impressionner mais n'allez pas croire que ce soit quelque chose de compliqué et ces techniques sont à la portée de n'importe qui.

C'est pourquoi aujourd'hui, j'vais pas vous parler du scandale (y'a assez de monde dessus), mais des techniques pour récupérer ce qui se cache derrière ces fameux rectangles noirs. Du pur OSINT appliqué au forensique documentaire.

Commençons par le plus basique et pourtant le plus courant : le bon vieux copier-coller. Ouais, je sais, ça paraît con dit comme ça, mais vous seriez surpris du nombre de documents "confidentiels" qui sont censurés en posant simplement un rectangle noir par-dessus le texte dans Word ou Adobe Acrobat. Le texte original pourtant est encore là, bien au chaud sous cette couche graphique. Il suffit donc de sélectionner la zone, un petit Ctrl+C, et hop, on colle dans un éditeur de texte. Boom, le texte "caché" apparaît en clair.

C'est d'ailleurs exactement ce qui s'est passé avec des documents du Pentagone en 2005, et plus récemment avec des fichiers judiciaires américains. Bizarrement, les gens confondent "masquer visuellement" et "supprimer", alors que c'est pas du tout la même chose ^^.

Pour vérifier si un PDF est vulnérable à cette technique, vous pouvez utiliser pdftotext (inclus dans poppler-utils sur Linux) :

pdftotext document_censure.pdf - | less

Si le texte sous les rectangles noirs apparaît, bingo. Vous pouvez aussi utiliser PyMuPDF en Python pour extraire le texte brut :

import fitz
doc = fitz.open("document.pdf")
for page in doc:
 print(page.get_text())

Maintenant, passons aux documents scannés. Là c'est plus subtil parce que techniquement, y'a pas de "texte" à copier, juste une image. Sauf que les scanners et les logiciels de numérisation ajoutent souvent une couche OCR invisible par-dessus l'image. Cette couche contient le texte reconnu automatiquement, et elle peut inclure ce qui a été censuré AVANT le scan si le masquage était mal fait.

Mais même sans couche OCR, y'a des trucs à tenter. Si la censure a été faite avec un marqueur physique (genre un Sharpie sur le document papier avant scan), il est parfois possible de jouer avec l'exposition et le contraste de l'image pour faire ressortir le texte en dessous. Les marqueurs noirs ne sont pas toujours 100% opaques, surtout sur du papier fin.

Avec GIMP ou Photoshop, vous pouvez don extraire les pages du PDF en images (pdftoppm ou convert) puis jouer avec les niveaux, courbes et exposition, inverser les couleurs ou encore appliquer des filtres de détection de contours

Ça marche pas à tous les coups, mais quand ça marche, c'est magique ^^.

Maintenant, la technique qui a fait des ravages c'est l'exploitation des sauvegardes incrémentales. Car vous ne le savez peut-être pas mais les fichiers PDF disposent d'un système de sauvegarde qui ajoute les modifications à la fin du fichier plutôt que de réécrire le document entier. Chaque "version" est ainsi séparée par un marqueur %%EOF (End Of File).

Concrètement, si quelqu'un ouvre un PDF, ajoute des rectangles noirs de masquage, puis sauvegarde, l'ancienne version du document est souvent toujours là, juste avant le dernier %%EOF. C'est comme un système de versioning intégré, sauf que personne n'y pense jamais.

Pour exploiter ça, il faut extraire la version originale (avant la dernière modification) comme ceci :

head -c [offset_avant_dernier_EOF] document.pdf > version_originale.pdf

L'outil QPDF permet aussi d'analyser la structure interne :

qpdf --show-xref document.pdf
qpdf --json document.pdf | jq '.objects'

Et les métadonnées ?? Je vous en ai pas parlé encore mais un PDF c'est pas juste du contenu visible. C'est aussi une mine d'or d'informations cachées. Le nom de l'auteur, la date de création, le logiciel utilisé, l'historique des modifications, parfois même des commentaires ou des annotations invisibles.

Et pour cela, ExifTool est votre meilleur ami :

exiftool -a -u -g1 document.pdf

Vous pouvez aussi utiliser pdfinfo :

pdfinfo -meta document.pdf

Dans les documents judiciaires qui ont récemment fuité, les métadonnées ont révélé les noms des personnes qui avaient édité les fichiers, les dates exactes des modifications, et parfois des chemins de fichiers sur les serveurs internes... Oups.

Maintenant, la technique la plus vicieuse ça reste quand même l'analyse des positions de glyphes. En effet, des chercheurs ont publié un papier intitulé " Story Beyond the Eye " qui démontre qu'on peut parfois deviner le contenu masqué en analysant la largeur des zones masquées.

Le principe c'est que dans un PDF, chaque caractère a une largeur précise définie par sa police de caractère. Si vous savez quelle police est utilisée (et c'est souvent le cas, puisque les tribunaux américains adorent Times New Roman par exemple), vous pouvez calculer combien de caractères tiennent dans la zone noire. Et si vous avez du contexte (comme le début ou la fin d'une phrase), vous pouvez parfois deviner le mot exact.

Avec des polices à chasse fixe comme Courier, c'est encore plus facile puisque chaque caractère fait exactement la même largeur. Comptez alors les pixels, divisez par la largeur d'un caractère, vous avez le nombre de lettres.

Un outil qui facilite tout ça c'est X-Ray , développé par le Free Law Project qui est capable d'analyser les PDF et de détecter automatiquement les censures défectueuses.

Autre outil sympa que je vous conseille, c'est unredactor , qui tente de reconstruire automatiquement le texte sous les blocs de masquage en utilisant diverses heuristiques.

Ça c'est pour les PDF, mais pour les images PNG ou les captures d'écran censurées, y'a aussi des trucs à faire. Leurs métadonnées EXIF peuvent contenir des informations sur l'appareil, la géolocalisation, la date, mais surtout, si l'image a été éditée avec certains logiciels, des données résiduelles peuvent trainer.

La technique du "thumbnail" est par exemple particulièrement fourbe puisque certains logiciels génèrent une miniature de l'image AVANT les modifications et l'embarquent dans les métadonnées. Donc vous ouvrez la miniature, et vous voyez l'image originale non censurée. C'est arrivé plusieurs fois dans des affaires judiciaires. Voici comment l'extraire avec Exiftool :

exiftool -b -ThumbnailImage image_redactee.jpg > thumbnail.jpg

Pour les professionnels du forensique, y'a aussi la technique de l'analyse des données compressées. Comme les algorithmes JPEG et PNG ne sont pas parfaits, les zones éditées ont parfois des artefacts de compression différents du reste de l'image. Cela peut révéler où des modifications ont été faites.

Bon et maintenant que vous savez comment récupérer des infos censurées, parlons maintenant de comment BIEN censurer un document, histoire de pas vous planter.

En fait, la seule méthode vraiment sûre c'est de supprimer définitivement le contenu. Je répète : Ne masquez pas le contenu, supprimez le !

Adobe Acrobat Pro a par exemple une fonction "Redact" qui fait ça correctement car cette fonction supprime réellement le texte et les métadonnées associées.

Alternativement, vous pouvez aussi exporter le document en PDF (ça aplatit toutes les couches), utiliser des outils comme pdf-redact-tools qui suppriment vraiment le contenu, et le convertir en image puis le reconvertir en PDF (bourrin mais efficace)

Et SURTOUT, vérifiez toujours le résultat avec les techniques mentionnées plus haut avant de diffuser quoi que ce soit.

Voilà, vous avez maintenant un petit arsenal de techniques OSINT pour analyser des documents "confidentiels". Bien sûr, comme d'hab, utilisez ces connaissances de manière responsable et éthique car une fois encore, le but c'est de comprendre les failles pour mieux se protéger, et pas de violer la vie privée des gens.

Voilà... Et la prochaine fois que vous verrez un document officiel avec des gros rectangles noirs, vous saurez que c'est peut-être pas aussi opaque que ça en a l'air. Niark niark...

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  • Hackberry Pi CM5 - Construisez votre propre cyberdeck de pentester
    Vous connaissez les cyberdecks ? Non ?? Pourtant, je vous en ai parlé déjà. Ce sont des petits ordis portables custom qu'on voit par exemple dans les films cyberpunk, où genre, le mec sort son bouzin de sa poche et hop, il peut hacker le monde entier. HACK THE PLANET !! Oué Oué ! Et bien tenez-vous bien car le Hackberry Pi CM5 9900 , c'est exactement ça, mais en vrai ! Le Hackberry Pi c'est donc un projet DIY qui transforme un Raspberry Pi Compute Module 5 en plateforme de hacking portable, ce q

Hackberry Pi CM5 - Construisez votre propre cyberdeck de pentester

Par : Korben
25 décembre 2025 à 09:00

Vous connaissez les cyberdecks ?

Non ?? Pourtant, je vous en ai parlé déjà. Ce sont des petits ordis portables custom qu'on voit par exemple dans les films cyberpunk, où genre, le mec sort son bouzin de sa poche et hop, il peut hacker le monde entier. HACK THE PLANET !! Oué Oué !

Et bien tenez-vous bien car le Hackberry Pi CM5 9900 , c'est exactement ça, mais en vrai !

Le Hackberry Pi c'est donc un projet DIY qui transforme un Raspberry Pi Compute Module 5 en plateforme de hacking portable, ce qui est parfait pour les pentesters, les gens de l'infosec, ou simplement les geeks qui veulent un Linux puissant dans un format ultra-compact.

Le châssis mesure 143,5 x 91,8 x 17,6 mm pour 306 grammes et vous avez une coque en aluminium sur le devant et le dos, avec une partie centrale imprimée en 3D. À l'intérieur, un écran tactile 720x720, un vrai clavier physique style BlackBerry 9900, et un Raspberry Pi CM5 avec un quad-core Cortex-A76 qui tourne à 2,4 GHz.

L'écran est carré, ce qui est un format assez inhabituel mais plutôt pratique quand vous bossez en terminal. Le clavier, c'est celui du BlackBerry 9900, donc un vrai clavier physique avec des touches qui cliquent, et si vous avez déjà tapé sur un clavier tactile pendant 3 heures d'affilée, vous comprendrez pourquoi c'est cool.

Côté connectique, vous avez aussi 2 ports USB 3.0, un HDMI pleine taille, un slot M.2 2242 pour un SSD NVME, un lecteur microSD, une batterie de 5 000 mAh, et même des enceintes stéréo intégrées. La batterie vous donnera environ 5 heures en veille et 3 ou 4 heures en utilisation active. Et une recharge complète se fera en 3 heures via USB-C.

Donc plutôt que d'utiliser votre ordi principal pour vos tests de sécu, vous pouvez monter un environnement dédié sur ce petit deck. Vous flashez Kali Linux sur le SSD NVME, vous ajoutez quelques dongles WiFi style ALFA Network AWUS036ACM, peut-être un adapteur Bluetooth, un hub USB, et hop, vous avez une plateforme de pentesting portable.

Le truc cool, c'est surtout que le projet est modulaire donc vous pouvez par exemple modifier l'antenne WiFi.. Les fichiers STL sont également dispo en ligne, donc si vous avez une imprimante 3D, vous pouvez vous imprimer un support d'antenne custom. Certains ont même ajouté des radios logicielles (SDR) pour jouer avec les fréquences radio.

Ensuite, l'installation est assez simple. Vous commencez par insérer le module CM5 dans son slot dédié, vous ajoutez le SSD NVME, vous imprimez éventuellement votre support d'antenne custom, vous flashez Raspbian sur une carte microSD pour le boot initial, puis vous installez Kali Linux sur le NVME, et vous configurez les options de boot pour démarrer directement depuis le SSD.

Si vous avez capté tout ce qui est écrit ci-dessus, ce sera simple oui. Sinon, faudra lire un peu de doc ^^.

Le système supporte aussi plusieurs OS : Kali pour le pentesting, Pi OS par défaut, Ubuntu, LineageOS (Android), Manjaro, TwisterOS, ou même ParrotOS. Et vous pouvez basculer entre les environnements selon ce que vous voulez faire.

Maintenant niveau prix, comptez environ 300-350 dollars pour le setup complet. Le châssis Hackberry Pi CM5 9900 coûte 168 dollars, le module Raspberry Pi CM5 Lite avec 16 Go de RAM tourne à 132 dollars, vous ajoutez un SSD NVME de 256 Go, la batterie 5 000 mAh avec charge MagSafe, et quelques accessoires.

C'est dispo chez plusieurs revendeurs : Elecrow, Carbon Computers, Tindie, ou même Etsy mais le module CM5 par contre, faudra le sourcer séparément, genre chez Pishop.us.

Ce projet a été développé par ZitaoTech, c'est open source, donc toute la communauté peut contribuer, améliorer les designs, partager des configs, etc et y'a d'ailleurs déjà pas mal de mods qui circulent, notamment des antennes externes pour améliorer la portée WiFi pendant les tests de pénétration.

Comme ça, si vous êtes dans la sécu offensive, c'est quand même pratique d'avoir un device dédié qui ne risque pas de foutre en l'air votre config perso si un test part en vrille. Vous isolez vos outils, vos payloads, vos exploits sur un système séparé, et si ça plante, bah vous rebootez le deck, c'est tout.

Et puis franchement, c'est plutôt classe je trouve de sortir un truc comme ça de sa poche. Ça donne l'impression que vous êtes en mission, comme dans les films... vous dégainez votre petit cyberdeck avec son clavier BlackBerry, vous vous branchez sur un port Ethernet, et hop, vous lancez vos scans. Ça a plus de gueule je trouve qu'un laptop Dell sous Windows avec un autocollant Mr. Robot ^^.

A découvrir ici !

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  • Boitiers CPL - C'est l'heure de tester le Kit Multiroom Devolo Magic 2 WiFi 6 Next
    – Article en partenariat avec Devolo – J’avais besoin de WiFi dans un local technique pour brancher des caméras de surveillance parce que mes routeurs sont à l’opposé de la zone à couvrir et finalement la solution la plus fiable et la moins prise de tête que j’ai trouvé, ça a été de passer par mes bons vieux câbles électriques. Devolo m’a donc envoyé ses Magic 2 WiFi 6 Next en test (Le multiroom kit avec trois adaptateurs), et je les ai vraiment trouvé pas mal. Le kit se compose d’une prise LAN

Boitiers CPL - C'est l'heure de tester le Kit Multiroom Devolo Magic 2 WiFi 6 Next

Par : Korben
22 octobre 2025 à 08:25
– Article en partenariat avec Devolo –

J’avais besoin de WiFi dans un local technique pour brancher des caméras de surveillance parce que mes routeurs sont à l’opposé de la zone à couvrir et finalement la solution la plus fiable et la moins prise de tête que j’ai trouvé, ça a été de passer par mes bons vieux câbles électriques.

Devolo m’a donc envoyé ses Magic 2 WiFi 6 Next en test (Le multiroom kit avec trois adaptateurs), et je les ai vraiment trouvé pas mal. Le kit se compose d’une prise LAN que vous branchez à votre routeur en ethernet, et de deux prises WiFi que vous placez là où vous voulez chez vous. Et le tout communique via votre réseau électrique (technologie CPL ou powerline pour les intimes), et diffuse du WiFi 6 avec mesh intégré.

L’installation prend deux minutes chrono. Vous branchez les trois prises, vpous attendez un peu que toutes les diodes passent au blanc, puis avec l’app devolo Home Network, vous configurez tout ça. Aucune bidouille, aucun paramétrage manuel puisque les trois adaptateurs sont détecté tout seuls et créent alors un réseau mesh transparent.

Attention ne branchez JAMAIS vos adaptateurs CPL sur une multiprise car ça crée des perturbations qui massacrent les perfs. Branchez-les directement sur une vraie prise murale, et ensuite vous pourrez utiliser la prise intégrée aux boitiers pour brancher votre multiprise par-dessus.

Le gros atout du CPL face au mesh WiFi classique, c’est sa stabilité. Un mesh WiFi pur va fluctuer selon les interférences, les murs, les voisins qui balancent du 2.4 GHz à fond. Alors que là, le backhaul (la connexion entre les prises) passe par les câbles électriques à 2400 Mbps max, donc zéro fluctuation. Le WiFi 6 diffusé ensuite monte jusqu’à 3000 Mbps (574 Mbps en 2,4 GHz + 2402 Mbps en 5 GHz), avec du roaming automatique entre les prises.

Par contre, je vais être clair, les performances dépendent énormément de la qualité de votre installation électrique. Si votre maison date de Mathusalem avec un câblage pourri, vous n’atteindrez jamais les débits théoriques. C’est le seul point noir du CPL… ça dépend énormément de votre install électrique.

Ensuite, j’ai mesuré les performances avecc ma configuration. Même étage que le routeur je suis environ 500 Mbps en CPL et au premier étage je suis entre 330 et 415 Mbps selon où je me trouve. Du coup, pour mes caméras de surveillance ou se faire un film en streaming 4K, c’est largement suffisant et surtout ultra-stable.

Si vous regardez bien, sous chaque prise WiFi il y a deux ports Ethernet gigabit, ce qui est parfait si vous avez des appareils filaires à brancher (NAS, switch, caméras PoE avec injecteur…etc) et tout le réseau est extensible puisque vous pouvez ajouter autant de prises Devolo que vous voulez partout chez vous pour couvrir une surface gigantesque.

Le système Devolo embarque également tout ce qu’on attend d’une solution de routeurs / répéteurs modernes : un chiffrement WPA3 pour la sécurité, du WiFi invité pour vos potes histoire de pas leur filer votre mot de passe principal, contrôle parental avec programmation horaire, et Airtime Fairness pour que vos appareils rapides ne soient pas ralentis par le vieux smartphone de belle-maman. Tout se pilote bien sûr via l’app devolo Home Network, disponible sur iOS et Android.

Pour ceux qui ont des connaissances pointues en CPL, sachez que ce système utilise la techno G.hn qui est plus rapide et plus stable que l’ancien HomePlug AV2. Donc si vous avez de vieux adaptateurs CPL qui traînent, autant les offrir à quelqu’un qui n’en a pas parce que la différence de performances est énorme. Le G.hn gère carrément mieux les perturbations et offre des débits très supérieurs.

Voilà, alors si vous êtes comme moi et que vous avec une maison ancienne avec des murs épais, plusieurs étages, ou des zones où le WiFi ne passe juste pas genre loin dans le jardin, suffit d’avoir l’électricité et vous êtes opérationnel. Par contre, si vous vivez dans un appart récent avec des murs en placo, un simple système mesh WiFi fera probablement l’affaire pour moins cher.

Maintenant le truc qui pique un peu mais quand on aime on ne compte pas, c’est le prix. Comptez environ 400-470 euros le kit Multiroom (3 adaptateurs) selon les revendeurs. C’est cher, mais quand l’alternative c’est de tirer des câbles Ethernet à travers toute la baraque ou de galérer avec un mesh WiFi capricieux dans une vieille baraque, ça se défend. Et Devolo offre une garantie de trois ans, donc vous êtes tranquille.

Notez qu’il existe aussi un Starter Kit à deux adaptateurs autour de 240-260 euros si vous avez une surface plus modeste.

Donc voilà, pour mon local technique et mes caméras WiFi, le Devolo Magic 2 WiFi 6 Next fait très bien le job. Après c’est comme tout, c’est une solution miracle mais pour des cas comme le mien où le WiFi classique ne suffit pas et que les distances sont trop grandes, ça change la vie ! Et maintenant j’ai un super wifi pour bosser dans le jardin et faire mes tests de caméras !

  • ✇Korben
  • Al-khaser - L'outil qui fait transpirer votre solution de cybersécurité
    Vous venez de claquer plusieurs milliers d’euros dans une solution antivirus dernier cri pour votre boîte car le commercial vous a convaincu avec du machine learning, de l’IA comportementale, du threat hunting prédictif et j’en passe… Cool story ! Mais si je vous disais qu’un petit exécutable open source gratuit peut potentiellement passer à travers ? Ce programme s’appelle al-khaser et je vous assure qu’il va vous faire déchanter, car ce truc, c’est le détecteur de mensonges des solutions de cy

Al-khaser - L'outil qui fait transpirer votre solution de cybersécurité

Par : Korben
10 octobre 2025 à 14:22

Vous venez de claquer plusieurs milliers d’euros dans une solution antivirus dernier cri pour votre boîte car le commercial vous a convaincu avec du machine learning, de l’IA comportementale, du threat hunting prédictif et j’en passe…

Cool story ! Mais si je vous disais qu’un petit exécutable open source gratuit peut potentiellement passer à travers ? Ce programme s’appelle al-khaser et je vous assure qu’il va vous faire déchanter, car ce truc, c’est le détecteur de mensonges des solutions de cybersécurité.

Al-khaser est outil qui ne fait rien de méchant en soi… C’est ce qu’on appelle un PoC, un “proof of concept” avec de bonnes intentions car il rassemble dans un seul programme toutes les techniques que les vrais malwares utilisent pour se planquer tels que la détection de machines virtuelles, le contournement des débogueurs, l’échappement aux sandbox, et j’en passe.

Comme ça, si votre antivirus ne détecte pas al-khaser, il y a de bonnes chances qu’il rate aussi les vraies menaces qui utilisent les mêmes techniques.

Faut dire que les éditeurs d’antivirus et d’EDR adorent nous vendre leurs nouvelles fonctionnalités IA de fou alors que certaines de leurs solutions ne détectent même pas des techniques pourtant connues depuis longtemps.

Al-khaser met donc tout ça en lumière de façon assez brutale en enchaînant des dizaines de vérifications. Par exemple, il va regarder si votre processeur a vraiment le bon nombre de cœurs ou si c’est une simulation. Il va checker l’adresse MAC de votre carte réseau pour voir si elle correspond à un hyperviseur VMware ou VirtualBox. Il va mesurer le temps d’exécution de certaines opérations pour détecter si le système est accéléré artificiellement, comme dans une sandbox d’analyse. Il va même tester des API Windows classiques comme IsDebuggerPresent ou CheckRemoteDebuggerPresent pour voir si quelqu’un espionne son exécution.

Maintenant si vous voulez tester les protections anti-debug de votre système, vous tapez :

al-khaser.exe –check DEBUG –sleep 30

Oui si vous voulez voir si votre virtualisation VMware ou QEMU est bien masquée :

al-khaser.exe –check VMWARE –check QEMU

Bien sûr, ces techniques ne sortent pas de nulle part car elles sont documentées depuis des années notamment dans ce référentiel dont je vous déjà parlé .

Les équipes de pentest et les red teams adorent al-khaser car ça leur permet de montrer aux décideurs que leur gros investissement en cybersécurité n’est peut-être pas aussi solide qu’ils le pensaient. Vous lancez l’outil un vendredi après-midi dans un environnement de test, et vous voyez instantanément ce que votre EDR détecte ou pas.

Voilà, une fois encore, rassurez-vous, al-khaser ne fait rien de malveillant… Il ne vole pas de données, ne chiffre pas vos fichiers, ne lance pas de ransomware mais se contente juste de lever la main et de dire “hé ho, je suis là, regardez moi, je fais plein de des trucs louches !!”.

Bien sûr, ne lancez pas al-khaser sur n’importe quelle machine car c’est un outil de test qui doit rester dans un environnement contrôlé. Si vous le lancez sur le réseau de prod sans prévenir votre équipe sécu, vous allez déclencher des alertes partout et recevoir des appels pas très sympathiques. Et surtout, juridiquement, vous devez avoir l’autorisation du propriétaire de l’infrastructure, sinon, vous risquez de gros ennuis.

Ce projet est open source, écrit essentiellement en C++, et disponible sur GitHub . Y’a plus qu’à vous monter une VM isolée, récupérer al-khaser, et voir ce que ça donne.

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  • Ludus - Pour monter un lab de cybersécurité en une commande
    Vous faites du pentest, de la recherche en sécu ou vous êtes juste un curieux qui aime bidouiller des environnements de test ? Dans ce cas, il faut absolument que vous vous montiez un lab cybersécurité ! Mais c’est vai que c’est souvent la galère… Y’a Active Directory à configurer, des VMs Windows à déployer, des réseaux isolés à créer, tout ça manuellement… Ça prend des heures, voire des jours. Heureusement, Ludus règle le problème ! Vous décrivez ce que vous voulez dans un fichier YAML, vous t

Ludus - Pour monter un lab de cybersécurité en une commande

Par : Korben
9 octobre 2025 à 17:21

Vous faites du pentest, de la recherche en sécu ou vous êtes juste un curieux qui aime bidouiller des environnements de test ? Dans ce cas, il faut absolument que vous vous montiez un lab cybersécurité ! Mais c’est vai que c’est souvent la galère… Y’a Active Directory à configurer, des VMs Windows à déployer, des réseaux isolés à créer, tout ça manuellement… Ça prend des heures, voire des jours. Heureusement, Ludus règle le problème ! Vous décrivez ce que vous voulez dans un fichier YAML, vous tapez une commande, et hop, votre lab est prêt.

Ludus , c’est donc un système d’automatisation open-source qui tourne sur Proxmox. Vous définissez votre environnement de test (ce qu’ils appellent un “range”) dans un fichier de config, et Ludus s’occupe de tout déployer. Active Directory, machines Windows avec Office et Chocolatey, réseaux isolés, firewall rules personnalisées, DNS interne… Tout ce qu’il faut pour un lab de red team, blue team ou purple team.

Le truc cool, c’est que Ludus utilise Packer et Ansible en arrière-plan. Les templates sont construits à partir d’ISOs vérifiées, et tout est déployé de manière reproductible. Comme ça si vous voulez 255 VLANs, pas de souci. Si vous avez besoin de règles firewall custom ou de définir rôles Ansible pour configurer vos machines, c’est fastoche. Bref, Ludus vous laisse faire du high-level en YAML tout en gérant la complexité technique pour vous.

L’isolation est également bien pensée. Vous pouvez couper vos VMs d’internet, prendre des snapshots avant de leur autoriser l’accès, et ne whitelister que les domaines ou IPs spécifiques dont vous avez besoin. Du coup, pas de télémétrie qui fuit, pas de mises à jour Windows qui cassent votre environnement de test. Vous contrôlez tout !

Pour l’accès, Ludus intègre un serveur WireGuard ce qui vous permettra de vous connecter depuis n’importe où via SSH, RDP, VNC ou KasmVNC. Pratique si vous voulez accéder à votre lab depuis l’extérieur sans exposer vos machines de test sur internet.

Techniquement, ça tourne uniquement sur Debian 12/13 avec Proxmox 8/9. Il vous faudra au minimum 32GB de RAM par range (environnement de test), 200GB de stockage initial plus 50GB par range supplémentaire, et un CPU x86_64 avec un score Passmark au-dessus de 6000. C’est des specs correctes, mais pas non plus délirant si vous montez un serveur dédié pour ça.

Après une fois que c’est en place, le workflow pour les utilisateurs est assez simple. Vous récupérez une clé API et une config WireGuard auprès de l’admin du serveur Ludus, vous installez le client Ludus, vous importez votre VPN, et vous pouvez gérer votre range via la ligne de commande.

Le projet est sous licence AGPLv3, donc full open-source et comme d’hab, le code est sur GitHub . C’est en train de devenir un outil de référence dans la communauté sécu pour qui veut des environnements de test reproductibles.

Bref, si vous en avez marre de passer des heures à configurer vos labs à la main, pensez à Ludus ! Un fichier YAML, une commande vite fait, et votre infrastructure de test est toute prête ! Après, vous pouvez toujours aller bidouiller manuellement dans Proxmox si besoin, Ludus ne vous en empêchera pas, mais pour le gros du boulot chiant, il automatisera tout.

Ah et la documentation est ici !

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  • Payloads All The Things - La ressource préférée des hackers éthiques
    En octobre 2016, un développeur suisse connu sous le pseudo swisskyrepo a commencé à compiler ses notes de pentester dans un dépôt GitHub. Rien de révolutionnaire au départ, juste un mec qui en avait marre de chercher la même injection SQL pour la 50ème fois dans ses notes. Mais ce qui est cool c’est qu’au fur et à mesure des années, il a structuré ça proprement avec une section par type de vulnérabilité, des README clairs, des fichiers Intruder pour Burp Suite, des exemples concrets…etc. Ça s’a

Payloads All The Things - La ressource préférée des hackers éthiques

Par : Korben
6 octobre 2025 à 12:31

En octobre 2016, un développeur suisse connu sous le pseudo swisskyrepo a commencé à compiler ses notes de pentester dans un dépôt GitHub. Rien de révolutionnaire au départ, juste un mec qui en avait marre de chercher la même injection SQL pour la 50ème fois dans ses notes. Mais ce qui est cool c’est qu’au fur et à mesure des années, il a structuré ça proprement avec une section par type de vulnérabilité, des README clairs, des fichiers Intruder pour Burp Suite, des exemples concrets…etc.

Ça s’appelle Payloads All The Things, et c’est accessible ici .

Ce qui était donc au départ un simple carnet de notes personnel est devenu THE référence mondiale en cybersécurité offensive avec des centaines de contributeurs qui ajoutent quotidiennement de nouvelles techniques. C’est devenu la pierre de Rosette (pas la charcuterie, renseignez-vous !! lol) de la sécurité offensive, celle qu’on cite dans tous les cours de certification OSCP, celle qu’on consulte pendant les CTF, celle qu’on recommande aux débutants…

Avant PayloadsAllTheThings, le savoir en cybersécurité offensive était soit verrouillé dans des formations hors de prix à 5 000 boules, soit éparpillé dans des recoins obscurs du web, soit jalousement gardé par des pentesters qui pètent plus haut que leur cul… Des pêt-testeurs quoi…

SwisskyRepo a d’ailleurs fait un choix radical qui est tout mettre en open source, sous licence MIT, accessible à tous. Et le contenu, c’est du lourd !

On y trouve tout ce dont un pentester peut avoir besoin : SQL Injection avec toutes les variantes possibles (MySQL, PostgreSQL, Oracle, MSSQL…), XSS avec les bypasses de filtres, SSRF avec les techniques d’exfiltration, Command Injection, OAuth Misconfiguration, GraphQL Injection, File Inclusion, Authentication Bypasses, API Key Leaks…etc… La liste est hallucinante.

Chaque section est structurée comme un cookbook technique avec le contexte de la vulnérabilité, les payloads classés par type, les bypasses pour contourner les protections, des exemples concrets, et les références vers les CVE ou les articles de recherche.

Par exemple, si vous voulez exploiter un serveur Redis mal configuré, il y a une section pour ça. Si vous voulez comprendre comment contourner un WAF, pareil ! Et si vous cherchez à pivoter dans un réseau interne après avoir compromis une machine, tout est documenté en anglais sur ce site.

Mais swisskyrepo ne s’est pas arrêté là. Son projet a muté en écosystème puisqu’il a aussi créé InternalAllTheThings , un wiki dédié au pentesting interne et aux attaques Active Directory (Certificate Services, Enumeration, Group Policies, Kerberos attacks, Hash manipulation, Roasting techniques…).

Et également HardwareAllTheThings , le même genre de wiki mais sur la sécurité hardware et IoT : JTAG, SWD, UART pour les interfaces de debug, firmware dumping et reverse engineering, Arduino, Raspberry Pi, Flipper Zero pour les gadgets, Bluetooth, CAN, WiFi, RFID/NFC pour les protocoles, SDR et GSM pour la radio, fault injection pour les attaques par canal auxiliaire…

Bref, tout ce qu’il faut savoir pour hacker des objets connectés, des cartes à puce ou des systèmes embarqués.

Du coup, avec cette famille complète de “AllTheThings”, on couvre toute la surface d’attaque moderne, le web, l’infra interne et le hardware. Un pentest complet peut donc se faire avec ces trois ressources comme base de connaissance. Chouette non ?

Bien, sûr c’est à utiliser dans un cadre légal, sinon, vous irez en prison ! C’est pas un forum de script kiddies qui échangent des zero-days volés, c’est une vraie bibliothèque technique pour les professionnels et les étudiants en cybersécurité.

Grâce à ça, un étudiant motivé peut devenir compétent en sécurité offensive en quelques mois juste avec des ressources gratuites : PayloadsAllTheThings pour les techniques, TryHackMe ou HackTheBox pour la pratique, les blogs de chercheurs pour les analyses approfondies, les conférences enregistrées (DEF CON, Black Hat) pour rester à jour.

Le savoir se libère, n’en déplaise aux relous ! Moi je trouve que c’est cool, car ça vulgarise les connaissances, ça les mets à la portée de tous et c’est tant mieux.

Donc un grand merci à SwisskyRepo d’avoir lancé ce projet !

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  • Mon test du Narwal Flow - L'aspirateur robot qui surmonte tous les obstacles
    – Article en partenariat avec Narwal – Après plusieurs semaines avec cet aspirateur robot dans les pattes (et les câbles qui traînent), je peux vous dire qu’il y a pas mal de trucs intéressants à raconter. Le Narwal Flow fait en effet partie de la nouvelle génération d’aspirateurs robots qui débarquent en 2025, et celui-co a quelques arguments qui sortent du lot. D’abord, parlons du bruit, ou plutôt de l’absence de bruit. Ce truc est assez silencieux, je trouve. Pendant que le CES 2025 nous pr

Mon test du Narwal Flow - L'aspirateur robot qui surmonte tous les obstacles

Par : Korben
4 septembre 2025 à 15:36
– Article en partenariat avec Narwal

Après plusieurs semaines avec cet aspirateur robot dans les pattes (et les câbles qui traînent), je peux vous dire qu’il y a pas mal de trucs intéressants à raconter. Le Narwal Flow fait en effet partie de la nouvelle génération d’aspirateurs robots qui débarquent en 2025, et celui-co a quelques arguments qui sortent du lot.

D’abord, parlons du bruit, ou plutôt de l’absence de bruit. Ce truc est assez silencieux, je trouve. Pendant que le CES 2025 nous présentait des robots avec des bras robotisés pour ramasser les chaussettes, chez Narwal ils ont préféré se concentrer sur la réduction du bruit. Et ça marche ! Vous pouvez donc le lancer pendant une réunion Zoom sans que vos collègues s’en rendent compte.

Il a aussi une excellente gestion des obstacles. Non seulement il évite mes câbles qui traînent partout (oui, je sais, je devrais ranger), mais il contourne aussi mes chaussettes lâchement abandonnées. Cette capacité géniale lui vient de son système de navigation avec deux caméras RGB à 136° et un chip IA embarqué qui reconnaît plus de 200 types d’objets. Pas de traitement dans le cloud, tout se fait en local donc pour les parano de la vie privée, c’est plutôt rassurant. Puis comme ça, quand vous regardez la map avec tous les obstacles, vous pouvez voir sur quoi il tombe…

Parlons maintenant de la fonction qui m’amuse le plus : la surveillance à distance. Grâce à la caméra embarquée, je peux prendre le contrôle du robot depuis mon téléphone et faire un petit tour de la maison. C’est pratique pour vérifier si j’ai bien fermé une fenêtre, si le chat a renversé quelque chose ou si y’a un gars chelou dans ma cuisine. Ces aspirateurs robots avec caméra permettent même une communication bidirectionnelle, donc techniquement, vous pouvez parler à votre chat à distance. Je l’ai fait. Il s’en fout complètement. Puis bon bah comme toujours avec ce genre de gadgets, vous pouvez prendre des photos, faire des vidéos comme ceci :

Pour ceux qui ont des animaux justement, il y a un mode spécial qui évite que Médor se coince la queue dedans ou que le petit dernier y mette les doigts. Le robot ralentit et devient plus prudent quand il détecte du mouvement. C’est bien pensé, même si mon chat continue de le regarder comme un ennemi mortel.

La vraie innovation du Flow, c’est surtout son système de nettoyage FlowWash. Au lieu des serpillères rotatives classiques, Narwal a opté pour un rouleau au format chenille qui se nettoie en continu. Le principe c’est que le rouleau applique de l’eau propre d’un côté tout en aspirant l’eau sale de l’autre. Résultat, la serpillère reste toujours propre pendant le nettoyage. Et ce système permet enfin d’aller nettoyer dans les coins… Et ça j’apprécie car mes robots précédents laissaient toujours des trucs sales dans les angles.

Avec une puissance d’aspiration entre 20 000 et 22 000 Pa, on donc est sur du très haut de gamme… pour vous donner une idée, un robot aspi en général, c’est au moins 2 500 Pa, donc là on est carrément dans l’excès. Mais bon, quand on voit le prix autour de 900 €, on comprend qu’on n’est pas sur de l’entrée de gamme.

Maintenant, tout n’est pas parfait. Par exemple, il faut régulièrement passer un petit coup de sopalin dans la station d’acceuil pour nettoyer les résidus qui s’accumulent. C’est pas dramatique mais bon, c’est beurk ;-)

Deuxième point qui m’embête, la consommation d’eau. J’ai une grande maison, et si je veux passer toute la surface à la serpillère, il faut que je recharge le réservoir d’eau une fois par jour. Du coup, j’ai trouvé la parade : mode serpillère pour la cuisine uniquement, et mode aspirateur pour le reste. De temps en temps, je lance quand même un grand nettoyage complet à l’eau quand j’ai le temps de gérer la logistique eau.

Le robot gère aussi très bien les tapis, il les détecte et adapte automatiquement sa puissance d’aspiration. Et pour les petits dénivelés entre les pièces (genre ces petites marches de 1-2 cm qu’on a parfois), il fait son petit numéro d’escalade roue après roue. C’est rigolo à regarder et il s’en sort très bien !

Après c’est surtout la station d’accueil qui fait tout le boulot : vidange automatique de la poussière (jusqu’à 120 jours d’autonomie avec un petit sac aspi), lavage et séchage de la serpillère, remplissage d’eau propre dans le robot (avec détergent livré avec). Vous n’avez quasiment rien à faire, à part nettoyer la base de temps en temps et vider l’eau sale / remplir l’eau propre.

Comparé à la concurrence, le Flow se positionne donc clairement sur le haut de gamme. Narwal ne s’est pas perdu dans l’inovation ridicule (comme les robots avec les bras dont je vous parlais tout à l’heure) en misant sur un système de nettoyage innovant et une navigation ultra-précise. Chacun sa stratégie.

Bref, si je devais résumer mon expérience avec ce petit nouveau, je trouve que c’est un excellent robot aspirateur qui fait le job sans faire de bruit. En plus, je passe plus mon temps à le chercher dans toute la maison pour le débloquer d’un câble ou d’une chaussette, alors je suis content. Puis ce système de serpillère chenille nettoie vraiment bien je trouve, y compris les coin. Donc voilà, si vous cherchez du haut de gamme avec des fonctions originales, c’est une option sérieuse à considérer.

Découvrir la fiche technique du robot en cliquant ici.

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  • OdooMap - L'outil de pentest qui fait trembler les installations Odoo mal sécurisées
    Imaginez pouvoir scanner votre propre installation Odoo comme un hacker éthique pour y débusquer toutes les failles en quelques minutes. Et bien c’est exactement ce que fait OdooMap créé par Mohamed Karrab et dispo sur GitHub. Avec plus de 7 millions d’entreprises qui utilisent Odoo dans le monde, les failles de sécurité peuvent coûter très cher, donc c’est super de s’y intéresser un minimum. Pour ceux qui ne connaissent pas, Odoo c’est cet ERP open source hyper populaire qui gère tout dans une

OdooMap - L'outil de pentest qui fait trembler les installations Odoo mal sécurisées

Par : Korben
5 août 2025 à 18:26

Imaginez pouvoir scanner votre propre installation Odoo comme un hacker éthique pour y débusquer toutes les failles en quelques minutes. Et bien c’est exactement ce que fait OdooMap créé par Mohamed Karrab et dispo sur GitHub. Avec plus de 7 millions d’entreprises qui utilisent Odoo dans le monde, les failles de sécurité peuvent coûter très cher, donc c’est super de s’y intéresser un minimum.

Pour ceux qui ne connaissent pas, Odoo c’est cet ERP open source hyper populaire qui gère tout dans une entreprise : ventes, stocks, comptabilité, RH, site web, et j’en passe. Le problème, c’est que beaucoup d’installations Odoo sont mal configurées ou pas à jour, ce qui les rend vulnérables. Et quand on sait que cet ERP contient littéralement toutes les données sensibles d’une boîte, ça fait froid dans le dos.

C’est là qu’OdooMap entre en jeu. Mohamed Karrab a développé cet outil de reconnaissance et de test de sécurité spécialement pour Odoo. Et c’est du sérieux car l’outil fait tout : détection de version, énumération des bases de données, vérification des permissions CRUD (Create, Read, Update, Delete), extraction de données, et même du brute-force sur les logins et le master password.

Ce qui est vraiment bien pensé, c’est que OdooMap couvre toutes les phases d’un test de sécurité. D’abord la reconnaissance pour identifier la version d’Odoo et récupérer les métadonnées. Ensuite l’énumération pour lister les bases de données accessibles et les modèles exposés. Puis l’authentification et la vérification des permissions pour voir ce qu’un utilisateur peut vraiment faire. Et enfin l’extraction de données depuis des modèles spécifiques si vous avez les droits.

L’installation est super simple. Vous clonez le repo GitHub, vous installez avec pipx (ou pip si vous préférez), et c’est parti. Le développeur recommande d’utiliser pipx pour éviter de polluer votre système Python, ce qui est une bonne pratique :

git clone https://github.com/MohamedKarrab/odoomap.git
cd odoomap
pipx ensurepath && pipx install .
odoomap -h

Les fonctionnalités de brute-force sont particulièrement intéressantes. Par exemple, OdooMap peut tester des credentials par défaut, utiliser vos propres listes de mots de passe, ou même attaquer le master password de la base de données. C’est exactement le genre d’attaques que les vrais hackers utiliseraient, donc autant les tester vous-même avant eux.

Pour un scan de base, c’est aussi simple que :

odoomap -u https://example.com

Mais la vraie puissance se révèle quand vous commencez à combiner les options. Par exemple, pour authentifier et énumérer les modèles :

odoomap -u https://example.com -D database_name -U admin -P pass -e -l 200 -o models.txt

Ou pour vérifier les permissions sur les modèles (ce qui peut révéler des problèmes de configuration critiques) :

odoomap -u https://example.com -D database_name -U test@example.com -P pass -e -p -l 10

L’outil a également la capacité d’extraire des données depuis des modèles spécifiques. Si vous avez accès à res.users ou res.partner par exemple, vous pouvez dumper toutes les infos comme ceci :

odoomap -u https://example.com -D database_name -U admin -P pass -d res.users,res.partner -o ./output.txt

D’après mes recherches, les vulnérabilités les plus courantes dans Odoo incluent les failles XSS (Cross-Site Scripting), les problèmes de contrôle d’accès, les IDOR (Insecure Direct Object References) et les SSRF (Server-Side Request Forgery). OdooMap permet donc de tester une bonne partie de ces vulnérabilités, notamment les problèmes d’accès et d’authentification.

Ce qui est intéressant aussi, c’est que l’outil peut faire du brute-force sur les noms de modèles internes. Odoo a des centaines de modèles, et parfois certains sont exposés alors qu’ils ne devraient pas l’être. OdooMap peut les découvrir automatiquement :

odoomap -u https://example.com -D database_name -U admin -P pass -e -B --model-file models.txt

Bien sûr, comme tout outil de sécurité, OdooMap doit être utilisé de manière responsable. Mohamed Karrab le rappelle clairement : c’est fait pour des tests autorisés uniquement. Utiliser cet outil sans permission, c’est illégal et vous risquez de gros problèmes avec la police (et pas la Municipale, hein ^^) !! Mais si vous gérez une installation Odoo ou si vous êtes mandaté pour faire un audit, c’est un must-have.

L’outil est sous licence Apache 2.0, donc totalement open source et gratuit et le code est en Python 3.9+, donc accessible si vous voulez comprendre comment ça fonctionne ou l’adapter à vos besoins.

Pour aller plus loin dans la sécurisation d’Odoo, je vous conseille de jeter un œil à la page officielle de sécurité d’Odoo. Ils prennent la sécurité au sérieux et encouragent la divulgation responsable des vulnérabilités.

Pour ceux qui cherchent d’autres outils de pentest, il y a évidemment les classiques comme Metasploit, Burp Suite ou Nessus mais l’avantage d’OdooMap, c’est qu’il est spécialisé pour Odoo. Il connaît les spécificités de cet ERP et peut donc aller beaucoup plus loin qu’un scanner générique.

Pour finir, un grand bravo à Mohamed Karrab pour cet outil !

  • ✇LinuxFr.org : les dépêches
  • Testeur de requêtes HTTP Hurl 6.0.0
    Hurl est un outil libre (APLv2) pour exécuter et tester des requêtes HTTP, en ligne de commande, à partir de fichiers textes. Il permet de chaîner des requêtes, capturer des valeurs et évaluer des conditions sur les en-têtes et le corps des réponses. Et on peut l’utiliser pour récupérer des données et tester des sessions HTTP : contenu HTML, API REST/SOAP/GraphQL, API à base de XML ou JSON. Et la version 6.0.0 est parue le 4 décembre 2024. Hurl a déjà été mentionné sur LinuxFr.org, notamment pa

Testeur de requêtes HTTP Hurl 6.0.0

9 décembre 2024 à 13:06

Hurl est un outil libre (APLv2) pour exécuter et tester des requêtes HTTP, en ligne de commande, à partir de fichiers textes. Il permet de chaîner des requêtes, capturer des valeurs et évaluer des conditions sur les en-têtes et le corps des réponses. Et on peut l’utiliser pour récupérer des données et tester des sessions HTTP : contenu HTML, API REST/SOAP/GraphQL, API à base de XML ou JSON. Et la version 6.0.0 est parue le 4 décembre 2024.

Hurl a déjà été mentionné sur LinuxFr.org, notamment parce qu’il est utilisé pour les tests de certains services du site, à savoir actuellement img, le cache d’images et epub, le convertisseur EPUB3 à la volée (chacun avec sa suite de tests pour valider le bon fonctionnement des services en IPv4 et en IPv6, en HTTP 1.1 et en HTTP 2.0). jcamiel, un des mainteneurs de Hurl, est d’ailleurs intervenu sur une des dépêches précédentes, venu discuter des évolutions et idées d’améliorations qui permettraient de simplifier l’écriture de telles suites de tests.

Les nouveautés de la version 6.0.0 sont décrites dans la seconde partie de la dépêche.

Nouveautés de la version 6.0.0 :

  • fonctions pour générer des valeurs dynamiquement : il était possible de donner en argument de la ligne de commande une valeur à une variable utilisée dans un fichier .hurl. Maintenant une fonction pour générer dynamiquement une valeur : les deux fonctions fournies avec cette version sont newDate pour avoir la date courante UTC au format RFC 3339 et newUUID pour produire un identifiant unique universel UUIDv4 aléatoire. D’autres fonctions seront bien évidemment ajoutées par la suite.
  • export de l’exécution en commandes curl : l’option --curl permet de stocker dans un fichier une liste de commandes curl correspondant à l’exécution (de manière plus facile qu’en utilisant --verbose et en cherchant ce qui ressemble à du curl dedans). Les commandes curl peuvent aussi être obtenues dans les rapports JSON et HTML désormais.
  • noms de sections plus courts : [Query] peut être utilisé à la place de [QueryStringParams], [Form] à la place de [FormParams] et [Multipart] à la place de [MultipartFormData]
  • prise en charge de deux options de curl supplémentaires (--limit-rate et --connect-timeout, et leur équivalent limit-rate et connect-timeout dans la section [Options])
  • refonte de hurl --help
  • corrections de bugs
  • encore d’autres choses et pour avoir plus de détails consultez la note de publication détaillée.

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  • Minetest, l'autre pays du minage - « Libre à vous ! » du 10 septembre 2024 - Podcasts et références
    Deux-cent dix-septième émission « Libre à vous ! » de l’April. Podcast et programme : sujet principal : « Minetest : l’autre pays du minage » la chronique « Que libérer d’autre que du logiciel » avec Antanak, sur la pratique de double système d’exploitation la chronique « Pépite libre » de Jean-Christophe Becquet, vice-président de l’April, sur le thème « L’Accueillette : un outil d’autodiagnostic de lieux d’accueil » Rendez‐vous en direct chaque mardi de 15h30 à 17h00 sur 93,1 FM en Île‐de‐

Minetest, l'autre pays du minage - « Libre à vous ! » du 10 septembre 2024 - Podcasts et références

Deux-cent dix-septième émission « Libre à vous ! » de l’April. Podcast et programme :

  • sujet principal : « Minetest : l’autre pays du minage »

  • la chronique « Que libérer d’autre que du logiciel » avec Antanak, sur la pratique de double système d’exploitation

  • la chronique « Pépite libre » de Jean-Christophe Becquet, vice-président de l’April, sur le thème « L’Accueillette : un outil d’autodiagnostic de lieux d’accueil »

Rendez‐vous en direct chaque mardi de 15h30 à 17h00 sur 93,1 FM en Île‐de‐France. L’émission est diffusée simultanément sur le site Web de la radio Cause Commune.

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