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  • La Forge - Le GitLab public des profs codeurs
    Je ne sais pas si vous êtes déjà tombé dessus, mais le ministère de l'Éducation nationale fait tourner son propre GitLab depuis un petit moment maintenant, il est public, et il s'appelle La Forge des communs numériques éducatifs . Au moment où j'écris ces lignes, il y a dessus 12 896 projets et 15 638 membres dans ce qu'ils appellent "l'atelier". Alors c'est quoi cette dinguerie comme disent les anciens ? Hé bien derrière, c'est du GitLab CE, infogéré par le pôle de compétences Lo

La Forge - Le GitLab public des profs codeurs

Par : Korben ✨
16 septembre 2026 à 09:35

Je ne sais pas si vous êtes déjà tombé dessus, mais le ministère de l'Éducation nationale fait tourner son propre GitLab depuis un petit moment maintenant, il est public, et il s'appelle La Forge des communs numériques éducatifs . Au moment où j'écris ces lignes, il y a dessus 12 896 projets et 15 638 membres dans ce qu'ils appellent "l'atelier".

Alors c'est quoi cette dinguerie comme disent les anciens ? Hé bien derrière, c'est du GitLab CE, infogéré par le pôle de compétences Logiciels Libres (oui, ça existe, et c'est un vrai service de l'Éducation nationale), et classé dans les services partagés d' apps.education.fr .

Les 595 ressources de la ressourcerie, avec les étiquettes de niveau et de discipline sous chaque fiche

Et le plus beau c'est que pour aller fouiller dedans, vous n'avez besoin de rien du tout puisque les dépôts publics s'ouvrent via le navigateur, sans authentification.

Bien sûr, cette grosse dizaine de milliers de dépôts de code bruts, ça ne se visite pas comme ça. Il y a donc une vitrine, nommée la ressourcerie , qui en met en avant un peu moins de 600, triées par niveau, par discipline et par tag et pour la plupart, testables en ligne.

Par contre, pousser du code est un poil plus encadré. Pour cela, le personnel du ministère doivent avec leur compte Apps, et tous les autres, profs retraités, universitaires, Inria, boîtes de l'EdTech, associations, et j'en passe, passent par un second annuaire avec validation préalable.

Donc non, vous ne pourrez pas y déposer votre side-project éducatif du week-end, mais si votre truc sert vraiment à des profs, la porte n'est pas fermée...

Là-dessus l'Éducation nationale n'est pas toute seule, puisque les Pays-Bas ont également monté leur forge de code , où une cinquantaine d'administrations et de communes publient déjà.

Et l'IA là-dedans ?

Hé bien c'est complètement décomplexée et tant mieux ! Le catalogue a 7 tags officiels rien que pour ça, de "IA chatbot" à "IA prompt" en passant par "IA LLM souverain", et 48 fiches en font partie. Ce n'est donc pas la majorité du catalogue, mais il y a quand même un projet nommé EduVaibe dont le boulot est de "générer, étape par étape, un prompt complet à coller dans une IA pour créer des applications numériques éducatives".

Le truc le plus utile du lot, je trouve, même quand on n'a aucune classe à gérer, c'est ChatMD . Vous forkez le dépôt, vous remplacez le contenu d'index.md par vos propres réponses écrites en Markdown, et votre agent conversationnel bien à vous est ensuite accessible à partir d'une simple URL. Le tout est sous licence MIT bien sûr !

Maintenant derrière une bonne partie de ces dépôts, il y a un prof tout seul qui bricole sur son temps libre, et malheureusement, le jour où il abandonne, le projet s'arrête. Mais la bonne nouvelle c'est que la Forge rétribue chaque année quelques profs pour justement les soutenir dans leurs projet.

C'est maigre à l'échelle d'un ministère, je vous l'accorde, mais c'est quand même mieux que rien. Voilà, en attendant, je vous invite à y faire un tour ! Vous y trouverez peut-être des choses intéressantes.

Merci à Sylvain Bruyère pour le lien !

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  • Une salle de contrôle satellite maison, 100% européenne
    Une salle de contrôle satellite, celle qu'on imagine avec des grands écrans et des ingénieurs en blouse, Clément Igonet en a monté une version perso qui tient sur un seul serveur. Son projet Overwatch affiche 23 satellites qui défilent en temps réel sur un globe. Vous cliquez sur n'importe lequel pour lire, en direct, sa tension de batterie, ses températures et ses courants. Le tout à partir de données 100% ouvertes. Et il y a deux trucs vraiment sympas à regarder ! D'abord, la ba

Une salle de contrôle satellite maison, 100% européenne

Par : Korben ✨
23 juillet 2026 à 12:02

Une salle de contrôle satellite, celle qu'on imagine avec des grands écrans et des ingénieurs en blouse, Clément Igonet en a monté une version perso qui tient sur un seul serveur. Son projet Overwatch affiche 23 satellites qui défilent en temps réel sur un globe. Vous cliquez sur n'importe lequel pour lire, en direct, sa tension de batterie, ses températures et ses courants. Le tout à partir de données 100% ouvertes.

Et il y a deux trucs vraiment sympas à regarder ! D'abord, la batterie de chaque satellite monte et descend selon qu'il passe au soleil ou dans l'ombre de la Terre, et ça se voit direct sur le graphe. Ensuite, pour chaque engin, une carte montre quelles stations au sol l'ont capté : tel satellite entendu depuis Kitakyushu, Buenos Aires et un jardin en Bavière. C'est une vraie photo vivante du réseau de radioamateurs qui écoutent le ciel !

Les positions des engins viennent de CelesTrak, la télémétrie de SatNOGS, le réseau mondial de stations tenues par des radioamateurs bénévoles, et le fond de carte, c'est de l'imagerie Sentinel-2 de Copernicus. C'est un peu comme ce globe temps réel qui agrège avions, navires et radios , sauf qu'ici on écoute des satellites.

Un truc qui m'a surpris, d'ailleurs c'est que sur environ 1700 satellites encore vivants, seulement 23 émettent en clair ET sont vraiment entendus par une antenne. C'est ça l'état réel de la télémétrie satellite ouverte aujourd'hui. J'avais déjà parlé d'un radioamateur qui décode le signal d'une sonde chinoise , et ici c'est la même idée, mais servie sur un joli globe.

Le tout est open source sous licence AGPL, auto-hébergé en Europe, dans la même logique que la stack privacy européenne dont je vous parlais .

La démo est juste ici , amusez-vous bien à cliquer sur tous ces satellites !

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  • DNS4EU refuse de bloquer les sites pirates de la BREIN
    DNS4EU dont je vous ai causé y'a pas longtemps, c'est le service de DNS co-financé par l'UE et opéré par une société tchèque nommée Whalebone. Et bizarrement, depuis des mois, cette société récupère auprès de l'organisation anti-piratage néerlandaise (la BREIN) des listes de sites pirates. Du coup, les utilisateurs commencent à se poser des questions... Pourquoi faire ? Et bien d'après les dernières nouvelles, ils ne s'en servent pas. La BREIN envoie automatiquement sa liste contenant +300 s

DNS4EU refuse de bloquer les sites pirates de la BREIN

Par : Korben ✨
27 juin 2026 à 17:19

DNS4EU dont je vous ai causé y'a pas longtemps, c'est le service de DNS co-financé par l'UE et opéré par une société tchèque nommée Whalebone. Et bizarrement, depuis des mois, cette société récupère auprès de l'organisation anti-piratage néerlandaise (la BREIN) des listes de sites pirates.

Du coup, les utilisateurs commencent à se poser des questions... Pourquoi faire ?

Et bien d'après les dernières nouvelles, ils ne s'en servent pas.

La BREIN envoie automatiquement sa liste contenant +300 sites bloqués vers DNS4EU comme ils le font déjà avec les FAI, et je pense qu'ils voyaient ça comme une bonne astuce pour bloquer un maximum de sites illégaux.

Mais pas de bol, Whalebone a fini par expliquer que comme la BREIN n'était pas une vraie autorité de régulation, bah y'avait aucune raison qu'ils utilisent leur liste pour faire du DNS filtrant. Hé ouiiii.

Vous allez voir la nuance... En fait dans le cadre de l'appel d'offre de la Commission européenne en 2022, il était demandé à ce que le prestataire filtre le contenu illégal "sur base légale", donc sur ordonnance d'un tribunal. Par exemple, ça a déjà été le cas avec la France, qui a ordonné par décision de justice de bloquer certains sites sur DNS4EU .

Mais cette liste de la BREIN s'appuie uniquement sur des décisions de justice obtenues CONTRE les FAI néerlandais et pas contre DNS4EU. Ah ils sont trop malins !

Après côté usage, ça reste un DNS classique avec cinq profils au choix, un qui bloque juste le malware et le phishing, un qui ajoute le blocage des pubs, un avec protection des enfants, la combinaison des deux, et un "unfiltered" sans le moindre filtre (86.54.11.100 si ça vous tente). Le filtrage, c'est vous qui choisissez, les blocages imposés par la justice mis à part.

Et sur les 63 millions de blocages décidés par DNS4EU lui-même, l'écrasante majorité c'est du phishing et des arnaques, pas du téléchargement. On est donc trèèèès loin de ces cinglés de flics du copyright. Pour l'instant en tout cas...

Je dis "pour l'instant" parce qu'actuellement, on est dans un contexte où la justice européenne serre la vis partout, avec par exemple la France qui ordonne aux VPN de filtrer ou encore l' Italie avec son Piracy Shield qui veut faire plier Cloudflare. Mais bon, pour le moment, ce DNS souverain a su dire qui dit "nee" (c'est comme ça qu'on dit "non" en néerlandais) à ces fifous d'ayants droit et pour ça, je les remercie.

Après, un DNS qui propose en option de bloquer ou non les pubs, ça ne me gêne pas une seconde. Mais si un jour c'est pour faire du DNS menteur histoire de faire plaisir aux ayants droit, là ce sera boycott direct pour moi. Bref, je surveille ça de près et je ne manquerai pas de vous tenir au courant.

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  • Let's Encrypt - Les sanctions US s'invitent dans le contrat
    Si vous êtes développeur en Iran, à Cuba ou en Corée du Nord, vous venez officiellement de perdre l'accès à Let's Encrypt ! En effet, la version 1.7 du Subscriber Agreement publiée par l'ISRG (Internet Security Research Group), l'organisation derrière le service, est malheureusement entrée en vigueur le 4 juin dernier. Et sur les 8 pages du document, il n'y a qu'un seul ajout, mais il pèse trèèès lourd : section 3.1, un nouveau bullet point oblige maintenant chaque utilisateur à garantir qu'il

Let's Encrypt - Les sanctions US s'invitent dans le contrat

Par : Korben ✨
9 juin 2026 à 16:32

Si vous êtes développeur en Iran, à Cuba ou en Corée du Nord, vous venez officiellement de perdre l'accès à Let's Encrypt !

En effet, la version 1.7 du Subscriber Agreement publiée par l'ISRG (Internet Security Research Group), l'organisation derrière le service, est malheureusement entrée en vigueur le 4 juin dernier. Et sur les 8 pages du document, il n'y a qu'un seul ajout, mais il pèse trèèès lourd : section 3.1, un nouveau bullet point oblige maintenant chaque utilisateur à garantir qu'il "n'est pas localisé, organisé sous les lois de, ou résident dans un pays cible de sanctions américaines complètes".

En pratique, la liste OFAC des juridictions sous sanctions globales actuelles couvre Cuba, l'Iran, la Corée du Nord, et les zones occupées de Crimée, Donetsk et Lougansk (la Syrie en a été retirée fin 2025 ce qui montre bien à quel point ce périmètre peut évoluer rapidement).

Et le couperet ne tombe pas que sur des États-paria abstraits puisque ONG d'aide humanitaire, journalistes, universités, et tout le monde qui travaille ou vit dans ces zones perd le service. Du coup, pour récupérer un certificat HTTPS gratuit, vous devez maintenant signer une clause d'embargo. Plusieurs utilisateurs rapportent également que des certificats de sites russes auraient déjà été révoqués au cours des derniers mois, sans préavis officiel de l'ISRG...

Le piège, c'est la section 2.2 du contrat, intacte depuis longtemps mais qui prend un sens tout neuf : l'agrément reste en vigueur tant que vous possédez un seul certificat valide. Cela veut dire qu'une violation potentielle sur UN certificat peut donc, en théorie, déclencher une révocation en cascade de TOUS les autres, un peu comme un crédit immobilier où une mensualité ratée rendrait tout le contrat caduque...

Je vous laisse imaginer la tronche d'un hébergeur qui gère mille sites le jour où ça tombe et qui crée des certificats Let's Encrypt pour ses clients... La section 4.2 énumère onze motifs de révocation activables "à la seule discrétion" de l'ISRG, dont la violation de l'agrément et un joli fourre-tout "d'autres motifs raisonnables et légaux".

Notez que l'ISRG est domiciliée à San Jose, en Californie et que tous les CA américains (DigiCert, Sectigo, GlobalSign US) sont déjà soumis aux mêmes obligations OFAC depuis toujours, donc c'est pas vraiment non plus une surprise... Mais ça tombe toujours mal ce genre de conneries.

Maintenant, côté alternatives, si vous voulez sortir de la juridiction US, y'a pas grand chose... Je me souviens de ZeroSSL qui ressemblait à une option européenne mais qui a été racheté début 2024 par HID Global (filiale du suédois Assa Abloy, basée au Texas... donc aux Etats-Unis), donc soumis aux mêmes obligations OFAC à terme. Après vous avez peut-être des services à me recommander ? Sinon il faudra passer par des certificats payants.

Bref, le HTTPS gratuit a toujours eu un drapeau, mais on faisait juste semblant de l'oublier...

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  • Bruxelles veut (enfin !!) miser sur l'Open Source pour se libérer des GAFAMs
    Alors ça c'est la news du jour ! C'est pas trop tôt ! Bruxelles passe enfin à la vitesse supérieure et réalise que confier une partie critique de sa souveraineté numérique à des acteurs extérieurs n'était peut-être pas l'idée du siècle. Vieux motard que j'aimais comme disait ma grand-mère. Le QG de ceux qui viennent de comprendre l'intérêt du libre La Commission européenne vient de lancer ce qu'elle appelle un "Appel à contributions" (ou Call for Evidence en angliche) autour de l'Open Source. E

Bruxelles veut (enfin !!) miser sur l'Open Source pour se libérer des GAFAMs

Par : Korben
14 janvier 2026 à 08:26

Alors ça c'est la news du jour ! C'est pas trop tôt !

Bruxelles passe enfin à la vitesse supérieure et réalise que confier une partie critique de sa souveraineté numérique à des acteurs extérieurs n'était peut-être pas l'idée du siècle. Vieux motard que j'aimais comme disait ma grand-mère.

Le QG de ceux qui viennent de comprendre l'intérêt du libre

La Commission européenne vient de lancer ce qu'elle appelle un "Appel à contributions" (ou Call for Evidence en angliche) autour de l'Open Source. Et attention, l'idée c'est pas juste d'utiliser VLC ou LibreOffice sur les PC des fonctionnaires mais carrément de revoir la stratégie 2020-2023 pour faire de l'open source une véritable infrastructure essentielle pour l'Europe.

En gros, selon la Commission, 70 à 90 % du code de l'économie numérique repose sur des briques open source sauf que la valeur commerciale et stratégique de tout ça, file trop souvent hors de l'UE, chez nos amis les géants américains de la tech. Du coup, ça part vite en dépendance technologique, risques sur la supply chain, souveraineté en carton... la totale.

L'objectif est donc de préparer une stratégie sur les "Écosystèmes Numériques Ouverts Européens" qui est un joli nom pour dire qu'on veut arrêter d'être les dindons de la farce et qu'on veut réduire notre dépendance. Sécurité, résilience, indépendance... les mots-clés sont lâchés.

Maintenant si vous voulez mon avis, c'est une excellente nouvelle (même si j'aurais aimé lire ça il y a 10 ans) car l'Europe a un vivier de développeurs incroyable, mais on a trop souvent laissé nos pépites se faire racheter ou vampiriser. D'ailleurs, si le sujet de la souveraineté tech vous intéresse, jetez un oeil à mon article sur l'initiative Go European qui listait déjà des alternatives bien de chez nous.

La consultation court du 6 janvier au 3 février 2026 (jusqu'à minuit). C'est court, mais c'est le moment ou jamais de l'ouvrir si vous êtes développeur, entrepreneur ou juste un citoyen concerné par le fait que nos données ne soient pas totalement sous contrôle étranger.

Bref, à vous de jouer si vous voulez que ça bouge.

C'est par là si ça vous tente : La consultation officielle .

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  • Bonne nouvelle ! 6% de français utilisent Linux
    C’est fou car pendant que vous êtes encore en train de vous galérer avec votre bon vieux Windows, sachez que 6% de vos voisins sont en train d’utiliser Linux en totale détente. C’est en tout cas ce que remonte cette étude du CNLL et d’Abilian qui explique qu’on est maintenant 2,2 millions d’utilisateurs Linux en France. D’après les données de Cloudflare Radar analysées par Abilian , l’usage personnel de Linux (4,3%) est deux fois plus élevé que l’usage professionnel (2,15%) ce qui montre bien q

Bonne nouvelle ! 6% de français utilisent Linux

Par : Korben
24 septembre 2025 à 12:16

C’est fou car pendant que vous êtes encore en train de vous galérer avec votre bon vieux Windows, sachez que 6% de vos voisins sont en train d’utiliser Linux en totale détente. C’est en tout cas ce que remonte cette étude du CNLL et d’Abilian qui explique qu’on est maintenant 2,2 millions d’utilisateurs Linux en France.

D’après les données de Cloudflare Radar analysées par Abilian , l’usage personnel de Linux (4,3%) est deux fois plus élevé que l’usage professionnel (2,15%) ce qui montre bien que les gens font du Linux à la maison par choix, et non pas par obligation. D’ailleurs cette tendance s’accentue encore plus le weekend où l’usage des ordinateurs se fait essentiellement à titre personnel.

Comme le dit Stefane Fermigier, co-président du CNLL, dans son communiqué, “Ces chiffres sont une claque aux préjugés !”. Et il a raison même si on est encore en dessous de la moyenne Européenne. Celle-ci est de 3,7% de part de marché Linux alors que la France est à 3,1%. Les champions c’est la Finlande avec 7,1%, suivie de l’Irlande (5,3%) et de l’Allemagne (5,2%), donc on a encore une petite marge de progression.

Mais rassurez-vous, ce n’est pas qu’une question de compétence technique. C’est culturel car là-bas, utiliser Linux c’est normal, alors qu’ici c’est encore un peu un truc de geekos rebelles. Mais c’est en train de changer vite, et vous savez grâce à quoi ? Les jeux vidéo, pardi !! Avec Proton et Steam qui permettent de faire tourner les jeux Windows sur Linux, plein de gamers ont sauté le pas. C’est un des facteurs majeurs de la croissance mondiale de Linux qui atteint maintenant 4,55%.

Le gaming sous Linux c’est le cheval de Troie parfait car les mecs installent Ubuntu pour jouer et découvrent qu’il peuvent aussi bosser dessus, faire de la création, gérer leur vie numérique sans passer par Microsoft…. C’est une vraie prise de conscience.

Aux États-Unis, par exemple, Linux vient de passer la barre des 5% de parts de marché desktop. C’est une progression de 2 points en 2 ans, ce qui est énorme ! En plus avec la fin annoncée de Windows 10 qui force les gens à jeter à la poubelle leur ordinateur qui fonctionne s’ils veulent passer sous Windows 11, ça va encore augmenter je pense… Car Linux (ou ce logiciel magique ) est une solution anti-obsolescence incroyable !

Du coup, la CNLL milite pour qu’en France, on ait une vraie politique “Open Source & Sovereignty First” dans les marchés publics ce qui n’est pas gagné car l’Etat est gangréné par Microsoft… La CNLL veut notamment qu’on applique enfin l’article 16 de la loi République Numérique qui favorise le logiciel libre. Une pétition européenne propose même de créer un “EU-Linux” pour les administrations publiques. Imaginez toutes les mairies et préfectures sous Linux ! Ce serait cool !

Voilà, avoir Linux sur sa machine perso à la maison, c’est comme avoir un potager bio ou manger moins de viande… on le fait pour soi, par conviction, sans forcément militer. Et que Linux devienne mainstream c’est vraiment mon rêve car on n’en peut plus des zélites à barbes qui se définissent humainement de part leur OS, en regardant de haut les “autres”, les noobs, sans jamais leur tendre la main. Le jour où Monique de la Mairie ou Francis de la médiathèque sauront se démerder seuls sous Linux, je pense que leur égo en prendra un coup. Ils passeront alors sous BSD ou un truc encore plus techy parce que ça c’est un VRAI OS DE BONHOMME… ahahahah.

Puis en vrai, y’a encore plein de machines sous Linux que l’étude n’a probablement pas comptabilisées… On a tous chez nous des Raspberry Pi dans des tiroirs, des vieux PC reconverties en NAS, des petits serveurs perso…etc. Donc le vrai chiffre est sûrement bien plus élevé.

Alors oui, c’est vrai, on est encore loin des 72,5% de Windows, mais la tendance est claire. Linux grandit, doucement mais sûrement. Et surtout, c’est un mouvement très doux, très organique, qui n’est pas poussé par une méga-corpo, mais juste par des gens qui veulent reprendre le contrôle de leur ordinateur (et qui en ont marre de payer pour rien aussi, je pense…)

Voilà, donc la prochaine fois que vous croiserez quelqu’un dans une soirée, demandez-vous s’il fait partie des 6% de Français sous Linux ? Vous vous ferez plein de nouveaux amis ;-)

Source CNLL | Source Abilian

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