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  • ✇Korben
  • Ce mec héberge son site web sur un vieux smartphone
    Vous avez surement un vieux smartphone qui traîne au fond d’un tiroir, non ? Bah au lieu de le laisser pourrir ou de le balancer à la déchetterie, pourquoi ne pas en faire un vrai serveur web ? Je sais ce que vous pensez… Ce mec est fou. Et pourtant, c’est exactement ce qu’a fait Louis Merlin avec son projet Far Computer . Son site tourne littéralement sur un Fairphone 2 posé dans un tiroir, avec PostmarketOS comme système d’exploitation. Le site affiche en temps réel les stats de la machine don

Ce mec héberge son site web sur un vieux smartphone

Par : Korben
26 novembre 2025 à 06:40

Vous avez surement un vieux smartphone qui traîne au fond d’un tiroir, non ? Bah au lieu de le laisser pourrir ou de le balancer à la déchetterie, pourquoi ne pas en faire un vrai serveur web ?

Je sais ce que vous pensez… Ce mec est fou. Et pourtant, c’est exactement ce qu’a fait Louis Merlin avec son projet Far Computer . Son site tourne littéralement sur un Fairphone 2 posé dans un tiroir, avec PostmarketOS comme système d’exploitation. Le site affiche en temps réel les stats de la machine donc au moment où j’écris ces lignes, 5% de CPU, 280 Mo de RAM utilisés sur 1.8 Go disponibles… C’est presque de la puissance gâchée pour servir quelques pages statiques, mdr.

Ce projet s’inscrit dans cette mouvance du “sustainable computing” où l’idée c’est de donner une seconde vie aux appareils qu’on jette après 2-3 ans alors qu’ils ont encore plein de ressources à offrir. D’ailleurs, PostmarketOS est parfait pour ça puisque c’est une vraie distrib Linux basée sur Alpine, ultra légère, et qui supporte plus de 200 appareils différents, des vos vieux Nokia N900 aux tablettes en passant par les liseuses…

D’ailleurs le guide d’installation dispo sur far.computer/how-to est hyper bien fait si vous voulez vous lancer. En gros vous avez besoin d’un PC Linux (ou une VM), vous installez pmbootstrap, vous flashez le téléphone en mode bootloader, et hop, une fois PostmarketOS installé, vous vous connectez en SSH, vous configurez le WiFi avec nmcli, vous créez votre dossier /var/www/html/, vous lancez httpd et voilà. Votre vieux téléphone est devenu un serveur web.

Alors bien sûr, pour mon site avec son million de visiteurs uniques par mois, ça le ferait moyen et faudrait quand même coller un CDN devant pour encaisser la charge, mais pour un projet perso, un blog à faible trafic, une API interne ou juste pour le plaisir de dire aux inconnus dans la rue, “Hey bonjour, on ne se connait pas mais mon site tourne sur un téléphone”, c’est vraiment cool (et un peu creepy).

Certains vont même plus loin en montant des clusters Kubernetes avec plusieurs vieux smartphones . Quand on sait que ces machins ont souvent des specs supérieures à un Raspberry Pi et qu’ils consomment que dalle en électricité, je me dis qu’il y a vraiment un truc à explorer.

Point important à garder en tête quand même, évitez de laisser le téléphone branché en permanence sur le chargeur car les batteries n’aiment pas trop ça, et ça peut finir en feu de joie improvisé. Idéalement faut virer la batterie si c’est possible ou mettre en place une gestion de charge intelligente.

Le code source du projet Far Computer est dispo sous licence CC BY-NC-SA 4.0 donc vous pouvez vous en inspirer, le modifier, le partager… tant que c’est pas pour du commercial bien sûr et que vous gardez la même licence.

Voilà, vous savez ce qu’il vous reste à faire si vous avez des vieux smartphones qui prennent la poussière.

  • ✇Korben
  • Il code un serveur Node JS uniquement avec des fichiers texte !
    Et si on pouvait coder un serveur web sans écrire une seule ligne de JavaScript, de TypeScript ou tout autre langage de programmation ? Juste des instructions en anglais (ou en français) tout ce qu’il y a de plus classique dans de simples fichiers texte ? Ça paraît dingue mais c’est exactement ce qu’a réussi à faire un développeur un peu fou avec Node.js et OpenAI ! Son projet baptisé Node-in-English est donc composé de fichiers sources qui sont des .txt contenant des commandes détaillé

Il code un serveur Node JS uniquement avec des fichiers texte !

Par : Korben
23 mai 2024 à 18:35

Et si on pouvait coder un serveur web sans écrire une seule ligne de JavaScript, de TypeScript ou tout autre langage de programmation ? Juste des instructions en anglais (ou en français) tout ce qu’il y a de plus classique dans de simples fichiers texte ?

Ça paraît dingue mais c’est exactement ce qu’a réussi à faire un développeur un peu fou avec Node.js et OpenAI !

Son projet baptisé Node-in-English est donc composé de fichiers sources qui sont des .txt contenant des commandes détaillées en anglais dans le texte. Un script de build Node.js se charge alors de « compiler » ces fichiers pour générer automatiquement le code du serveur et le déployer. Cette technologie repose ainsi sur l’utilisation du langage naturel pour définir les actions et comportements d’un serveur web et le script utilise l’API d’OpenAI pour interpréter ces instructions textuelles et générer le code nécessaire pour créer les endpoints du serveur. Chaque build consomme ainsi environ 4000 tokens chez OpenAI.

Évidemment, on ne peut pas juste demander « build me a server »… Les instructions doivent être suffisamment précises pour guider le modèle de langage vers le résultat attendu. Cela implique une certaine compréhension des librairies et frameworks sous-jacents, et l’auteur admet d’ailleurs que l’expérience de coder en langage naturel est plus frustrante comparée à un vrai langage de programmation car la quantité de texte et le nombre d’essais nécessaire pour obtenir un résultat précis est bien plus important.

Mais l’idée c’était plutôt de montrer ce qu’il est possible de faire à des gens qui ne peuvent pas, ne veulent pas ou n’osent pas se lancer dans le développement classique. Un genre de porte d’entrée vers le développement en douceur, en quelque sorte. L’auteur voulait surtout voir s’il était possible de construire un serveur sans écrire de code et comprendre dans quelle mesure des compétences techniques étaient nécessaires pour créer un serveur web fonctionnel.

Le serveur généré, accessible sur https://nie.avoguard.com/, propose plusieurs endpoints basiques :

  • / : une page d’accueil HTML listant les différentes routes
  • /list : retourne la liste des endpoints au format JSON (ou parfois un tableau JSON, selon son humeur du jour)
  • /quote : affiche une citation aléatoire à partir d’une liste générée lors du build
  • /ping : répond « pong », ce qui est toujours rassurant
  • /about : retourne une courte description du serveur, ou une erreur 404
  • /contact : retourne des informations de contact, ou une erreur 404

Des endpoints DELETE et POST font aussi parfois leur apparition de manière aléatoire selon les compilations.

C’est là tout le charme (et le côté flippant) de la chose… On a beau fournir les mêmes instructions en entrée, on n’est jamais certain de ce qu’on va obtenir à l’arrivée.

Maintenant, d’un point de vue technique, les fichiers .txt du dossier text-src sont combinés dans l’ordre défini dans le script /index.js, qui représente l’unique morceau de code écrit par un humain. L’auteur compte améliorer son système pour permettre de définir des routes plus complexes et plus fiables et y’a même une petite doc pour ceux qui veulent essayer de compiler ça eux-même.

Alors, est-ce que coder en français ou en anglais est l’avenir du développement web ? Peut-être un jour mais pour le moment, on reste quand même sur un projet bien expérimental, avec un Proof of Concept à la fois amusant mais surtout instructif au niveau de ses prompts.

Alors qui sait, peut-être que dans quelques années le métier de développeur consistera à remplir des fichiers .txt plutôt qu’à pisser des lignes de code obscures. Une sorte de no-code nouvelle génération en somme…

Source

  • ✇Korben
  • ProcDump débarque sous Linux !
    Les plus barbus d’entre vous qui utilisent encore Linux connaissent bien cet outil de Sysinternals baptisé Procdump. Pour rappel, ProcDump est un outil de surveillance de processus et de débogage conçu pour permettre aux administrateurs système et aux développeurs de capturer des images de processus (des dumps) lorsqu’un processus atteint un certain critère, comme une utilisation élevée du CPU, une fuite de mémoire, ou une exception non gérée. Cela peut être utile pour identifier la cause profo

ProcDump débarque sous Linux !

Par : Korben
20 janvier 2024 à 09:00

Les plus barbus d’entre vous qui utilisent encore Linux connaissent bien cet outil de Sysinternals baptisé Procdump. Pour rappel, ProcDump est un outil de surveillance de processus et de débogage conçu pour permettre aux administrateurs système et aux développeurs de capturer des images de processus (des dumps) lorsqu’un processus atteint un certain critère, comme une utilisation élevée du CPU, une fuite de mémoire, ou une exception non gérée. Cela peut être utile pour identifier la cause profonde des pannes.

Et bien bonne nouvelle pour les Linuxiens, puisque Sysinternals a également sorti ProcDump pour Linux. Ca fait tout pareil que son grand frère sous Windows et c’est compatible avec des distraits comme CentOS, Ubuntu ou encore Fedora.

Utilisation de base

Alors, c’est simple comme bonjour. Vous voulez garder un œil sur un processus particulier ? Rien de plus facile avec ProcDump. Tapez cette commande magique :

sudo procdump [PID du processus]

Par exemple, pour espionner ce qui se passe dans le processus avec le PID 1234, lancez :

sudo procdump 1234

Et pouf ! Vous avez un joli vidage de mémoire à analyser. Mais attendez, il y a plus ! Vous voulez sauvegarder votre trésor ? Indiquez simplement un nom de fichier ou un répertoire :

sudo procdump 1234 mondump.dmp

Création de plusieurs vidages

On passe à la vitesse supérieure ! Avec l’option -n, vous pouvez créer une série de vidages. Imaginez, vous pourriez avoir non pas un, mais TROIS vidages, en tapant :

sudo procdump -n 3 1234

Et si vous êtes du genre impatient, réglez l’intervalle entre chaque vidage avec -s :

sudo procdump -n 3 -s 5 1234

Trois vidages, toutes les 5 secondes. C’est pas génial, ça ?

Surveillance de l’utilisation du processeur

Et pour les mordus de performances, ProcDump peut aussi surveiller l’utilisation du processeur. Vous voulez un rapport dès que ça dépasse 65 % ? Facile :

sudo procdump -c 65 1234

Ou pourquoi pas définir une plage ? Entre 10 % et 65 % par exemple :

sudo procdump -cl 10 -c 65 1234

Surveillance de l’utilisation de la mémoire

Enfin, pour les obsédés de la mémoire, il y a l’option -m. Vous serez alerté dès que le processus dépassera les 100 Mo :

sudo procdump -m 100 1234

Et pour les plus gourmands, spécifiez plusieurs seuils :

sudo procdump -m 100,200,300 1234

Allez, je ne vais pas vous faire l’article sur toutes les possibilités de cet outil de compét’, mais si vous êtes un Linuxien dans l’âme, c’est du caviar !

Pour installer ProcDump sous Linux, je vous renvoie à la documentation ici. Les binaires et le reste des explications est ici.

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