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  • ✇Korben
  • Une Radeon de 2007 fait tourner la PS3 (mal, mais elle tourne)
    La carte graphique minimum dont on a besoin pour émuler une PS3 est sortie... après la PS3. C'est AniLeo et kd-11, de l'équipe RPCS3 , qui viennent de descendre le minimum officiel de l'émulateur à la Radeon HD 2900 XT, sortie en mai 2007. La PS3, elle, arrivait en France en mars de la même année. Certes, c'est moins de deux mois d'écart mais pour émuler une console, en général, on a besoin de matériel largement postérieur. RPCS3 accepte donc maintenant les Radeon HD 2000, 3000 et

Une Radeon de 2007 fait tourner la PS3 (mal, mais elle tourne)

Par : Korben ✨
25 juillet 2026 à 07:57

La carte graphique minimum dont on a besoin pour émuler une PS3 est sortie... après la PS3. C'est AniLeo et kd-11, de l'équipe RPCS3 , qui viennent de descendre le minimum officiel de l'émulateur à la Radeon HD 2900 XT, sortie en mai 2007. La PS3, elle, arrivait en France en mars de la même année.

Certes, c'est moins de deux mois d'écart mais pour émuler une console, en général, on a besoin de matériel largement postérieur.

RPCS3 accepte donc maintenant les Radeon HD 2000, 3000 et 4000, la première génération TeraScale d'ATi. Le plancher précédent, c'était la HD 5550. Deux conditions quand même : ça ne marche que sous Linux, avec le pilote libre Mesa r600. Windows reste dehors, le vieux pilote d'AMD étant trop bancal pour l'émulateur.

Maintenant, ce qui bloquait vraiment n'était pas la puissance. L'émulateur tenait pour acquis que toutes les cartes qu'il supporte savent faire un certain type d'écriture en mémoire. Ces vieilles Radeon ne savent pas, et personne n'avait prévu le cas, alors l'affichage plantait dès le démarrage, sur un pointeur nul... snif. Le correctif consiste donc à vérifier si la carte sait le faire, et à s'en passer quand ce n'est pas le cas. Et voilà, une pull request plus tard et c'était du tout bon pour la Radeon HD 2900 XT !

Reste que la plus musclée de ces vieilles puces, la HD 4890 de 2009 avec son gigaoctet de mémoire, donne des résultats à géométrie très variable. Sur les captures de l'équipe, OutRun Online Arcade tourne entre 52 et 59 fps, et Metal Gear Solid HD Collection oscille entre 45 et 60 selon la densité de la scène. Jusque-là, ça va.

Par contre, la démo de FIFA 08 tombe à 15 fps, et le jeu Rain à 15 aussi, et là c'est la cata. Cette HD 4890 est pourtant plusieurs fois plus puissante que le RSX, la puce graphique de la PS3, mais ça ne suffit pas, parce que l'émulateur lui refile du boulot que la console ne lui demandait pas, comme décoder les textures à la place du processeur. Et surtout, parce que la mémoire n'est pas rangée pareil.

Sur PS3, la mémoire vidéo et la mémoire système sont bien deux réservoirs séparés, sauf que les jeux ont le droit de piocher directement dans les deux. Tout est à portée de main. Sur PC, les deux sont vraiment cloisonnés, du coup l'émulateur passe son temps à recopier les données de l'un vers l'autre.

En descendant dans la gamme, la sanction est immédiate. La HD 3870 doit tomber à 273p, l'équivalent d'une PSP, pour afficher les jeux les plus simples. La HD 2600 XT, elle, plafonne à 12,9 fps sur Portal à cette même définition. Bref, ça ne sert plus à rien de descendre plus bas, celle-là est carrément plus faible que la puce de la console qu'elle est censée émuler.

Côté manipulation, il faut mentir au pilote. Ces cartes annoncent une version d'OpenGL trop ancienne, et l'émulateur refuse de démarrer tant qu'il la voit. Deux variables d'environnement au lancement suffisent à lui faire croire le contraire :

MESA_GL_VERSION_OVERRIDE=4.3 MESA_GLSL_VERSION_OVERRIDE=440 ./rpcs3.AppImage

Et si ça plante encore, l'équipe conseille de basculer le réglage Shader Mode sur "Legacy Recompiler".

Je vous parlais de RPCS3 en 2021 quand il servait surtout à rendre les vieux jeux plus beaux avec le FSR d'AMD et voilà maintenant qu'il sait les faire tourner sur du matériel de leur époque.

Le billet de l'équipe , que je vous invite à lire, détaille les réglages et les résultats carte par carte. Si vous avez une TeraScale au fond d'un placard, vous savez quoi en faire.

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  • Juillet 2027 - La date de péremption des jeux PS3
    Vous avez encore une PS3 qui prend la poussière avec des jeux achetés en dématérialisé dessus ? Alors va falloir vite vous bouger le cul parce que ces sacripants de Sony viennent d'annoncer la fermeture du PlayStation Store sur la PS3 et la PS Vita pour juillet 2027. Et dans la foulée, ils viennent également d'annoncer qu'ils arrêteraient totalement la production de disques physiques en 2028 pour les nouveaux jeux. Du coup, une bande de joyeux archivistes s'est mise en ordre de bataille pour sau

Juillet 2027 - La date de péremption des jeux PS3

Par : Korben ✨
3 juillet 2026 à 00:12

Vous avez encore une PS3 qui prend la poussière avec des jeux achetés en dématérialisé dessus ?

Alors va falloir vite vous bouger le cul parce que ces sacripants de Sony viennent d'annoncer la fermeture du PlayStation Store sur la PS3 et la PS Vita pour juillet 2027. Et dans la foulée, ils viennent également d'annoncer qu'ils arrêteraient totalement la production de disques physiques en 2028 pour les nouveaux jeux.

Du coup, une bande de joyeux archivistes s'est mise en ordre de bataille pour sauver tout ce qui peut l'être, et c'est l'équipe de RPCS3 , le principal émulateur PS3, qui mène la charge.

En 2021, je vous parlais déjà de RPCS3 quand il servait surtout à rendre vos vieux jeux PS3 plus beaux avec le FSR d'AMD. Cinq ans plus tard, le même émulateur devient carrément un canot de sauvetage et comme le projet est open source, bah c'est totalement l'esprit d'archiver et conserver ce patrimoine incroyable pour les générations futures de gamers !

Et là-dessus, je pense qu'on ne peut que les soutenir. Alors si vous êtes chaud pour les aider, rendez-vous sur no-intro.org , une espèce de base de données communautaire qui joue le rôle de registre communautaire, avec des empreintes d'intégrité (des hashes CRC32, MD5, SHA-1), les tailles de fichiers exactes, les numéros de série et les historiques de révision.

En gros, c'est la liste de courses de la préservation qui dit ce qui a déjà été vérifié et sauvegardé, et surtout ce qu'il serait bon de retrouver fissa avant que ça disparaisse des serveurs pour de bon.

Si vous avez l'un des trésors qu'ils recherchent, vous leur filez votre fichier .pkg dumpé, et il vous dit s'il est corrompu et ce qui manque dedans.

Après y'a surtout le souci des jeux PS3 100% démat qui eux ne sont jamais sortis en boîte (comme tous les bons nerds qui se respectent) et qui une fois le PSN coupé, disparaîtront à jamais !

Et pour cela, y'a pas des masses de temps... Par exemple, c'est prévu pour août 2026 au Mexique, au Honduras et au Nicaragua, avant le reste de l'Amérique latine et au Moyen-Orient plus tard dans l'année. Le reste du monde suivra alors en juillet 2027.

Après Sony nous jure qu'on pourra toujours re-télécharger nos achats "dans un avenir proche", mais j'ai moyen confiance, j'avoue.

En tout cas, toute cette histoire, c'est encore bien la preuve que la démat de jeu, c'est la mort annoncée des anciens titres. Finalement, on n'achète plus vraiment de jeux mais des accès qu'on loue et qui peuvent disparaître à tout moment.

L' Internet Archive et les communautés d'archivistes font ce qu'elles peuvent, mais ça reste un petit pansement. Et ça ne risque pas de s'arranger puisque Xbox en prend aussi le chemin. Bref, si vous avez du contenu PS3 dématérialisé auquel vous tenez, c'est le moment de le dumper car après, ce sera trop tard.

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  • Intel Core Series 3 : les puces d'entrée de gamme sont fabriquées aux Etats-Unis, sans TSMC
    Les processeurs Core Series 3 d'Intel sont en vente, et ce qui est intéressant ici, c'est moins les specs que l'endroit où ils sont fabriqués. Ces puces sortent des usines Intel de Hillsboro (Oregon) et Chandler (Arizona), sur le procédé 18A, l'équivalent du 2 nm chez Intel. Pas de TSMC dans la boucle. En 2024, une bonne partie des processeurs Intel pour PC portables était encore gravée chez le fondeur taiwanais. Ce n'est plus le cas. Côté technique, on est sur de l'entrée de gamme assumée. 6 co

Intel Core Series 3 : les puces d'entrée de gamme sont fabriquées aux Etats-Unis, sans TSMC

Par : Korben
18 avril 2026 à 09:57

Les processeurs Core Series 3 d'Intel sont en vente, et ce qui est intéressant ici, c'est moins les specs que l'endroit où ils sont fabriqués.

Ces puces sortent des usines Intel de Hillsboro (Oregon) et Chandler (Arizona), sur le procédé 18A, l'équivalent du 2 nm chez Intel. Pas de TSMC dans la boucle. En 2024, une bonne partie des processeurs Intel pour PC portables était encore gravée chez le fondeur taiwanais. Ce n'est plus le cas.

Côté technique, on est sur de l'entrée de gamme assumée. 6 coeurs (2 performance Cougar Cove + 4 basse consommation Darkmont), 2 coeurs GPU Xe3, un NPU à 17 TOPS et une prise en charge mémoire en simple canal. Du budget pas cher donc.

Les fréquences montent entre 4,3 et 4,8 GHz selon les modèles, avec Thunderbolt 4, Wi-Fi 7 et Bluetooth 6. Intel annonce quand même +47% en mono-coeur et +41% en multi-coeur par rapport au Tiger Lake de 11e génération, ce qui n'est pas rien vu que ces puces datent de 2020.

Le vrai sujet, c'est la technologie 18A elle-même. Le procédé utilise RibbonFET (l'architecture Gate-All-Around qui remplace les FinFET) et PowerVia, la première implémentation industrielle de la distribution d'énergie par l'arrière de la puce.

Intel dit avoir environ un an d'avance sur TSMC sur ce point. C'est cette avance qui pourrait attirer des clients fonderie, et c'est probablement pour ça qu'Intel commence par montrer que le 18A fonctionne en production sur des puces commerciales, même d'entrée de gamme. La démonstration compte autant que le produit.

D'autant plus que le contexte s'y prête. Avec les milliards du CHIPS Act, Intel a massivement investi dans ses usines américaines pour ne plus dépendre de TSMC. Le Core Series 3 est la preuve que cette stratégie commence à se concrétiser sur des produits grand public, pas seulement sur des prototypes de labo.

Plus de 70 modèles de PC portables sont prévus chez Acer, Asus, Dell, HP, Lenovo, MSI et Samsung d'ici la fin de l'année. Les premiers systèmes sont déjà disponibles, les configurations edge suivront au deuxième trimestre.

C'est la suite logique des Core Ultra Series 3 (Panther Lake), les puces haut de gamme annoncées au CES en janvier et déjà en vente, elles aussi fabriquées sur 18A.

Bref, Intel qui refabrique ses puces sur sol américain et qui montre que son 18A tourne en production, c'est probablement plus important que les specs des puces elles-mêmes.

Source : The Register

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  • RustFS - L'alternative Rust à MinIO
    MinIO, tout le monde ou presque connaît car c'est LE truc quand on veut du stockage objet S3-compatible auto-hébergé sous Linux. Sauf que voilà... la licence AGPL, ça pique pour pas mal de boîtes qui ne veulent pas se retrouver à devoir ouvrir leur code. Du coup, y'a un nouveau projet qui débarque dans le tiek et qui devrait en intéresser plus d'un. C'est RustFS , codé en Rust (comme le nom le laisse deviner mes petits Sherlock) et 100% compatible S3. En gros, vous prenez votre stack MinIO exist

RustFS - L'alternative Rust à MinIO

Par : Korben
27 février 2026 à 08:41

MinIO, tout le monde ou presque connaît car c'est LE truc quand on veut du stockage objet S3-compatible auto-hébergé sous Linux. Sauf que voilà... la licence AGPL, ça pique pour pas mal de boîtes qui ne veulent pas se retrouver à devoir ouvrir leur code.

Du coup, y'a un nouveau projet qui débarque dans le tiek et qui devrait en intéresser plus d'un. C'est RustFS , codé en Rust (comme le nom le laisse deviner mes petits Sherlock) et 100% compatible S3. En gros, vous prenez votre stack MinIO existante, vous remplacez par ce truc, et en fait tout continue de fonctionner pareil... Vos buckets, vos applis, vos scripts Python, boto3... tout pareil !

La licence c'est de l'Apache 2.0 comme ça y'a pas de contrainte virale, vous faites ce que vous voulez avec. Et c'est d'ailleurs sûrement la raison numéro un pour laquelle le projet cartonne.

Côté perfs, les devs annoncent 2,3x plus rapide que MinIO sur des petits objets de 4 Ko (testé sur un modeste 2 coeurs Xeon avec 4 Go de RAM). Bon, c'est un benchmark maison, à prendre avec des pincettes hein... mais finalement Rust pour du I/O intensif, ça se tient comme argument, car y'a pas de garbage collector qui vient foutre le bazar.

Pour l'installer, Docker en une ligne :

docker run -d -p 9000:9000 -p 9001:9001 -v $(pwd)/data:/data -v $(pwd)/logs:/logs rustfs/rustfs:latest

Et voilà, l'API tourne sur le port 9000 et la console web sur le 9001 (identifiants par défaut : rustfsadmin/rustfsadmin, changez-les vite fait hein). Y'a aussi du Kubernetes via Helm, un script d'install one-click, du Nix, ou un bon vieux git clone pour compiler vous-même (attention, sur macOS faut un ulimit à 4096 sinon ça ne marche pas).

Le conteneur Docker tourne en non-root (UID 10001), donc c'est plutôt propre niveau sécu. Pensez juste à faire un petit chown -R 10001:10001 data logs sur vos répertoires avant de lancer, sinon ça casse au démarrage.

Petit bonus appréciable, y'a aussi de la détection de corruption intégrée, et même du versioning de buckets pour les plus méfiants côté intégrité des données. D'ailleurs, côté monitoring, c'est déjà câblé pour envoyer vos métriques dans Grafana, vos traces dans Jaeger et le reste dans Prometheus. Un petit docker compose --profile observability up -d et c'est plié.

Par contre, on est encore en alpha et le mode distribué et le KMS sont en phase de test. Donc c'est PAS le genre de truc que vous mettrez en prod demain matin pour vos données critiques... mais pour du dev, du lab, ou des tâches pas trop sensibles... ça tourne impecc !

Bref, si l'AGPL de MinIO vous gave et que vous cherchez une alternative S3-compatible, en Rust, sous licence + permissive, allez jeter un œil à RustFS.

Merci à Lorenper pour le partage !

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  • Comment les IA se nourrissent de livres piratés ?
    Bibliotik ça vous parle ou pas ? C'est un tracker torrent privé ultra-discret comme il y en a tant d'autres, où les fans de lecture vont chopper leurs ePubs. Hé bien figurez-vous que Meta, Bloomberg, et toute une brochette de géants de la tech ont fait exactement pareil pour entraîner leurs IA. Sauf qu'eux, c'était pas pour lire du Stephen King au lit, mais pour aspirer 195 000 livres d'un coup et les transformer en "données d'entraînement". Le dataset s'appelle Books3, et c'est un peu le Nap

Comment les IA se nourrissent de livres piratés ?

Par : Korben
24 décembre 2025 à 17:27

Bibliotik ça vous parle ou pas ? C'est un tracker torrent privé ultra-discret comme il y en a tant d'autres, où les fans de lecture vont chopper leurs ePubs.

Hé bien figurez-vous que Meta, Bloomberg, et toute une brochette de géants de la tech ont fait exactement pareil pour entraîner leurs IA. Sauf qu'eux, c'était pas pour lire du Stephen King au lit, mais pour aspirer 195 000 livres d'un coup et les transformer en "données d'entraînement".

Le dataset s'appelle Books3, et c'est un peu le Napster des LLMs. Créé en 2020 par un chercheur IA nommé Shawn Presser, ce jeu de données de 37 Go compressés contient des bouquins scrapés directement depuis la bibliothèque pirate Bibliotik. L'idée de Presser était plutôt noble à la base puisqu'il voulait démocratiser l'accès aux données d'entraînement pour que les petits labos puissent rivaliser avec OpenAI et leurs mystérieux datasets "Books1" et "Books2" dont personne ne connaît le contenu.

Sauf que Books3 a fini par être intégré dans The Pile , un gros dataset de 825 Go créé par EleutherAI, et là ça a pris des proportions industrielles... Meta l'a utilisé pour entraîner LLaMA, Bloomberg pour BloombergGPT, et des dizaines d'autres projets. Le problème, c'est que ça contient des livres protégés par le copyright tels que des romans de Sarah Silverman, de George R.R. Martin, et même le bouquin de John Carreyrou sur Theranos, "Bad Blood". D'ailleurs Carreyrou vient de porter plainte avec d'autres auteurs contre six géants de l'IA dont Anthropic, Google, OpenAI, Meta, xAI et Perplexity.

Et comme vous vous en doutez, la défense de toutes ces entreprises c'est le fameux "fair use" des américains. En gros, ils disent que transformer des livres en vecteurs mathématiques pour qu'une IA apprenne à écrire, c'est pas du vol, c'est de l'apprentissage. Un peu comme quand vous lisez 500 bouquins et que ça influence votre style d'écriture. Sauf que vous, vous payez vos livres et vous avez un cerveau biologique alors que ces IA, elles, aspirent tout le web sans demander la permission à personne.

Et en juin dernier, deux juges californiens ont, sans surprise, tranché en faveur d'Anthropic et Meta sur certains points. Ils ont considéré que l'utilisation de livres protégés pour entraîner des modèles comme Claude ou Llama 2 pouvait constituer un usage "spectaculairement transformatif" donc légal. Par contre, télécharger les bouquins depuis des sites pirates, ça reste illégal... Bref, vous pouvez utiliser le butin, mais pas le voler vous-même...

De son côté, le sénateur américain Hawley n'a pas mâché ses mots en parlant du "plus grand vol de propriété intellectuelle de l'histoire américaine" et quand on voit que les auteurs ont touché environ 3000 dollars chacun dans le règlement de 1,5 milliard de dollars proposé par Anthropic alors que ces boîtes génèrent des milliards de revenus, je peux comprendre l'énervement.

Mais le pire, c'est qu'il existe des datasets alternatifs 100% légaux, ouverts, et utilisables sans risquer un procès !! J'ai par exemple découvert Common Corpus , et je kiffe le concept. C'est un projet coordonné par Pleias, une startup française, avec le soutien de HuggingFace, du Ministère de la Culture et de l'AI Alliance et ce dataset contient 500 milliards de mots, dont 180 milliards en anglais et 110 milliards en français.

Mais alors d'où viennent ces données légales ?

Hé bien du domaine public uniquement. Ce sont des millions de journaux américains qui ont été numérisés via le projet Chronicling America, des collections de patrimoine culturel, des monographies historiques...etc. Et tout a été vérifié pour s'assurer que les droits d'auteur sont bien expirés.. Donc dedans, y'a pas de livres piratés, ce qui veut dire pas de procès potentiels...etc.

Y'a aussi le dataset Dolma avec ses 3 trillions de tokens créé par l'Allen AI Institute, ou encore RedPajama qui atteint les 30 trillions de tokens, et ces projets sont open source avec tout le processus de construction documenté donc vous pouvez les auditer, les refaire, et les vérifier, contrairement aux datasets proprio où on vous dit "faites-nous confiance, on a rien fait de mal, hihihi".

Mais même si tout ces trucs open source ont l'air cool, le problème, c'est que personne (ou presque) ne les utilise parce que les vieux livres du domaine public, ça parle comme Molière ou Victor Hugo. Le vocabulaire est archaïque, les tournures de phrases sont datées... on dirait une discussion sur l'oreiller du couple Macron. Et vous l'aurez compris, un LLM entraîné là-dessus va avoir tendance à vous pondre du texte qui sent la naphtaline, alors que les livres modernes piratés, quand à eux, c'est du langage contemporain, des dialogues naturels, des références actuelles...etc.

C'est donc ça le dilemme... Choisir entre éthique ou performance. Les chercheurs de Mozilla et EleutherAI ont publié en janvier 2025 un papier sur les bonnes pratiques pour créer des datasets ouverts , et ils admettent eux-mêmes que c'est compliqué car les métadonnées sont pourries, la numérisation coûte une blinde, et il faut des compétences juridiques ET techniques pour faire les choses proprement.

Un autre paradoxe encore plus cruel c'est que les projets qui documentent proprement leurs sources deviennent des cibles faciles pour les procès. C'est comme ça que le groupe anti-piratage danois Rights Alliance a fait supprimer Books3 via des notices DMCA, forçant EleutherAI à nettoyer The Pile alors que pendant ce temps, OpenAI reste discret sur ses données d'entraînement et évite ainsi les ennuis. Faire les choses bien, ça vous expose alors que faire les choses en douce pour entrainer votre IA, ça passe tranquillou (même si ça n'immunise pas totalement contre les procès non plus, faut pas déconner).

Et de plus en plus de sites partout sur la toile, changent petit à petit leurs conditions d'utilisation pour interdire le scraping par les IA... Autant dire que le web ouvert se referme petit à petit, ce qui rend encore plus galère de construire des datasets éthiques...

Bref, on est dans une situation où les géants aspirent tout sans vergogne, et où les petits qui essaient de faire les choses proprement galèrent... Sans parler des auteurs qui se retrouvent à quémander 3000 balles pour des œuvres qui valent bien plus. Common Corpus et tous ces autres projets ouverts prouvent, certes, qu'on peut entraîner des IA sans piller le travail des autres, mais ça demande énormément plus d'efforts et ça donne des résultats incroyablement moins sexy...

Voilà, au final, la vraie question n'est donc pas technique, mais politique. Est-ce qu'on doit accepter qu'une machine qui lit pour transformer un livre en vecteur, c'est OK parce que grâce à ce petit sacrifice, on peut profiter d'IA (open source de préférence) de folie ? Ou est ce qu'on se dit que lire c'est du vol quand c'est une machine qui lit ? Et dans ce cas, on accepte d'avoir des IA qui cause comme Balzac... ?

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  • GoBackup - Pour sauvegarder vos bases de données facilement
    Vous savez, ce script bash de backup que vous avez écrit en 2018 et que vous n’osez plus toucher ? Celui avec les 150 lignes de mysqldump + tar + gzip + aws s3 cp qui marche à moitié et que vous relancez manuellement quand il plante ? Hé bien vous allez pouvoir le foutre à la poubelle parce que maintenant y’a GoBackup ! GoBackup c’est un binaire codé en Go qui remplace tous vos scripts de backup maison d’un coup. MySQL, PostgreSQL, MongoDB, Redis, peu importe. Local, FTP, S3, Google Cloud, Azure

GoBackup - Pour sauvegarder vos bases de données facilement

Par : Korben
15 octobre 2025 à 11:14

Vous savez, ce script bash de backup que vous avez écrit en 2018 et que vous n’osez plus toucher ? Celui avec les 150 lignes de mysqldump + tar + gzip + aws s3 cp qui marche à moitié et que vous relancez manuellement quand il plante ?

Hé bien vous allez pouvoir le foutre à la poubelle parce que maintenant y’a GoBackup !

GoBackup c’est un binaire codé en Go qui remplace tous vos scripts de backup maison d’un coup. MySQL, PostgreSQL, MongoDB, Redis, peu importe. Local, FTP, S3, Google Cloud, Azure, peu importe. Vous installez, vous configurez un fichier YAML, et c’est fini.

Ensuite, vous n’aurez plus jamais besoin de retoucher à tout ce bordel.

Avant GoBackup y’avait backup/backup, une gem Ruby qui faisait exactement ce job avec de la sauvegarde automatique, multi-bases, multi-destinations et c’était bien. Sauf que Ruby c’est lourd et les dépendances Ruby c’est l’enfer. Du coup le projet est mort tout doucement. Heureusement, huacnlee, un dev chinois, en a eu marre alors il a tout réécrit en Go. Zéro dépendance externe et un seul binaire compilé (installable aussi avec Brew pour ceux qui sont sous macOS).

Vous pouvez l’installer comme ceci (vérifiez le script) :

curl -sSL https://gobackup.github.io/install | sh

Ou via homebrew comme ceci :

brew install gobackup

Avec GoBackup, vous définissez vos bases de données, vos fichiers à archiver, vos destinations de stockage, votre planning, tout dans un fichier YAML propre et ensuite le binaire gère tout : Compression, chiffrement, upload, rotation des backups, notifications si ça échoue…etc. Bref, tout ce que vous faisiez à la main avec vos scripts pourris.

Et GoBackup est pas juste un CLI (Interface en ligne de commande). C’est un CLI + un daemon + une Web UI + un scheduler. Comme ça vous lancez “gobackup start” et ça tourne en background.

Le daemon surveille alors le planning défini dans votre config et lance les backups automatiquement. Et l’interface web vous permet de voir l’état des backups, les logs, les erreurs.

Avec GoBackup, vous remplacez littéralement 5 outils en un : votre script bash + cron + un monitoring pourri + un truc pour lire les logs + l’interface d’admin que vous avez jamais eu le temps de faire.

Votre config ressemble à ça :

models:
 mon_app:
 compress:
 type: tgz
 databases:
 mon_mysql:
 type: mysql
 host: localhost
 database: ma_base
 username: user
 password: $MYSQL_PASSWORD
 storages:
 mon_s3:
 type: s3
 bucket: mes-backups
 region: eu-west-1
 access_key_id: $AWS_KEY
 secret_access_key: $AWS_SECRET
 schedule:
 every: 1day
 at: "04:05"

Et c’est tout. Avec ce fichier, GoBackup dump votre base MySQL tous les jours à 4h05, compresse en .tar.gz, chiffre si vous voulez, et upload sur S3. Et si ça échoue vous recevez une notif. Et si ça marche vous avez les logs comme ça, pas besoin de surveiller, ni de débugger à 3h du matin parce que le backup a planté et que vous avez perdu 6 mois de données.

Notez quand même que GoBackup fait du backup classique, et pas du backup incrémental intelligent à la Restic ou à la Borg donc si vous avez 500 GB de données à backup tous les jours vous allez peut-être préférer un outil plus sophistiqué mais pour 90% des cas d’usage sysadmin standard, GoBackup suffira largement.

Votre script bash dégeu a eu une belle vie, il peut maintenant partir à la retraite.

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