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  • ✇Korben
  • Midscroll - Le clic-molette de Windows débarque sous Linux
    Si vous ne connaissez pas Linux, il faut savoir que sur ce système d'exploitation, le clic milieu colle la sélection. Moi, c'est un truc que j'aime bien, mais c'est surtout un héritage de X11 qui se marche complètement dessus avec l'autoscroll . Du coup Firefox désactive le sien par défaut sur Linux, et Chromium ne l'active nativement que sous Windows. Mais c'était sans compter sur Grant Hendricks qui a décidé de faire autrement avec midscroll . Midscroll ne s'accroch

Midscroll - Le clic-molette de Windows débarque sous Linux

Par : Korben ✨
24 juillet 2026 à 16:20

Si vous ne connaissez pas Linux, il faut savoir que sur ce système d'exploitation, le clic milieu colle la sélection. Moi, c'est un truc que j'aime bien, mais c'est surtout un héritage de X11 qui se marche complètement dessus avec l'autoscroll . Du coup Firefox désactive le sien par défaut sur Linux, et Chromium ne l'active nativement que sous Windows. Mais c'était sans compter sur Grant Hendricks qui a décidé de faire autrement avec midscroll .

Midscroll ne s'accroche à aucun toolkit, et se branche sur l'entrée du noyau. Ensuite, il capte chaque souris en evdev , la re-émet dans un clone uinput , et glisse ses événements de molette au passage. Rien au-dessus n'a donc besoin de coopérer, donc Wayland et X11 s'en fichent, et vos applis Qt, GTK ou Electron ne voient qu'une molette ordinaire.

Les gens sous Windows qui utilisent l'autoscroll savent que la vitesse dépend de l'écart. Un centimètre sous le point d'appui et la page descend au ralenti, la moitié de l'écran ou plus bas et elle défile à toute berzingue. Et tant que la molette reste enfoncée, ça scroll sans s'arrêter. C'est super pratique quand on est face à des pages web ultra longues.

Alors pour Midscroll, la courbe d'accélération qu'a mise au point Grant, n'a pas été bricolée au feeling. En fait, c'est la même courbe que celle de Chromium, reprise telle quelle : 0,000008 × distance^2,2 en pixels par milliseconde, avec une zone morte de 15 px histoire de ne pas déclencher sur un clic simple...

Et comme le middle-drag, ça sert déjà dans un logiciel de CAO ou dans Minecraft, il y a une liste d'exclusion pour FreeCAD, OrcaSlicer et Minecraft dedans. Comme ça, tant que ces fenêtres sont au premier plan, midscroll se retire en silence.

Et si tenir le bouton vous gonfle parce que vous êtes trop faible, le mode toggle inverse la logique : le pointeur circule librement une fois le défilement lancé d'un clic, et le premier clic venu remet tout à l'arrêt. C'est le fonctionnement de l'explorateur Windows ET de Firefox, et c'est une fonctionnalité qui a été beaucoup réclamée, même si on perd la faculté de coller du texte qui a été surligné.

Bien sûr, toutes les valeurs sont paramétrables. On peut régler la vitesse à laquelle ça part, la cadence des événements et dans quel sens ça défile.

Côté installation, des paquets pour Arch, Debian/Ubuntu et Fedora sont dispo, plus un install.sh pour le reste. Le flatpak, lui, est hors jeu car son bac à sable ferme totalement l'accès à uinput.

Le projet est hyper jeune, donc traitez-le comme tel et n'hésitez pas à contribuer pour soutenir le dev. Dans le registre confort Windows sous Linux, j'avais parlé de Wubuntu qui va beaucoup plus loin dans le mimétisme, et côté Wayland je vous avais montré niri et son défilement infini de fenêtres.

À tester et si ça vous gonfle, un sudo systemctl stop midscroll et on n'en parle plus.

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  • Le grand Gérard Delafond est allé rejoindre les étoiles
    Bonjour, Triste nouvelle. Un grand ami et contributeur du monde libre Gérard Delafond vient de nous quitter. Correcteur intransigeant, il a notamment contribué à la traduction de KDE, a aussi contribué à plusieurs projets libres dont avec moi l’aventure MedinTux, close pour limite d’âge, faute de combattants motivés et d’administration de projet déficiente. (Administrer n’était clairement pas dans nos compétences doux rêveurs que nous étions). Que de moments partagés, ski hors piste, moto, c

Le grand Gérard Delafond est allé rejoindre les étoiles

Bonjour,

Triste nouvelle.

Un grand ami et contributeur du monde libre Gérard Delafond vient de nous quitter.

Correcteur intransigeant, il a notamment contribué à la traduction de KDE, a aussi contribué à plusieurs projets libres dont avec moi l’aventure MedinTux, close pour limite d’âge, faute de combattants motivés et d’administration de projet déficiente. (Administrer n’était clairement pas dans nos compétences doux rêveurs que nous étions).

Que de moments partagés, ski hors piste, moto, coding-parties acharnées, humour, avec les pires contrepèteries.

Obsèques père Lachaise (Paris) le vendredi 10 avril 2026 à 14h00.

NdM : La date initialement prévue était jeudi 02 avril. Elle a été reportée au 10, même lieu, même heure.

NdM : souvenirs de villages associatifs, de (feu les) RMLL, de OSXP (et ses prédécesseurs), de contributions sur le site, traduc.org, etc.

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    • PearOS 25.12 NiceC0re : Le retour d'une distro emblématique
      PearOS renaît avec sa plus grande refonte : une base Arch Linux, KDE Plasma hautement personnalisé, et un design révolutionnaire Liquid Gel PearOS, la distribution Linux emblématique créée en 2011 par David Tavares pour offrir une esthétique MacOS sous le pingouin, connaît un renouveau remarquable. Après des années d'oubli relatif, PearOS NiceC0re 25.12 revient en décembre 2025 avec une transformation radicale qui le positionne comme un concurrent sérieux dans le paysage des distributions Linux

    PearOS 25.12 NiceC0re : Le retour d'une distro emblématique

    PearOS renaît avec sa plus grande refonte : une base Arch Linux, KDE Plasma hautement personnalisé, et un design révolutionnaire Liquid Gel

    PearOS, la distribution Linux emblématique créée en 2011 par David Tavares pour offrir une esthétique MacOS sous le pingouin, connaît un renouveau remarquable. Après des années d'oubli relatif, PearOS NiceC0re 25.12 revient en décembre 2025 avec une transformation radicale qui le positionne comme un concurrent sérieux dans le paysage des distributions Linux axées sur le design.

    Un changement de fondations

    La nouvelle version abandonne définitivement ses racines Ubuntu pour embrasser Arch Linux. Cette migration stratégique offre deux avantages majeurs aux utilisateurs : un accès à des paquets plus à jour via les dépôts généreux d'Arch, et un modèle de publication en rolling release. Les utilisateurs n'auront plus besoin d'attendre des versions majeures pour bénéficier des dernières innovations—une mise à jour unique suffit à recevoir les améliorations en continu.

    Sous le capot, PearOS 25.12 tourne sur Linux kernel 6.17 et s'accompagne de KDE Plasma 6.5.3. Cette fondation moderne garantit un système performant, stable et doté d'une très large compatibilité matérielle.

    L'identité visuelle : Liquid Gel et Glassmorphism

    Le cœur de cette nouvelle direction réside dans la philosophie de design cristallisée par le concept de Liquid Gel. Loin d'être une simple application de thème, cette approche réimagine complètement l'interface utilisateur avec des effets de glassmorphism avancés, des animations fluides et des transitions viscérales qui donnent l'impression d'un système extrêmement raffiné.

    Le résultat ? KDE Plasma, l'un des bureaux les plus puissants de l'écosystème Linux, a été fortement personnalisé pour reproduire l'esthétique des versions récentes de MacOS. Les thèmes d'icônes, les arrangements de panneaux et chaque détail visuel ont été soigneusement calibrés pour offrir une expérience utilisateur cohérente et agréable.

    Un installateur modernisé en Electron

    Première d'une longue série d'innovations, PearOS NiceC0re introduit un nouvel installateur créé avec Electron et Node.js. Cette approche web-based, bien qu'actuellement en phase béta, symbolise la volonté du projet de s'approprier les meilleures pratiques modernes de développement.

    À quoi s'attendre à l'avenir

    L'équipe de développement, actuellement menée par Alexandru Bălan (développeur roumain), ne s'arrête pas là. Trois éléments majeurs sont en chantier :

    • Soda DE : Un nouvel environnement de bureau de nouvelle génération conçu pour redéfinir la manière dont les utilisateurs interagissent avec Linux. Si Soda DE aboutit à ce qui est promis, il pourrait éclipser même KDE Plasma en termes de modernité.
    • Stabilité renforcée : Malgré la nature bêta de l'installateur actuel, l'équipe s'engage pour des améliorations substantielles en fiabilité système, optimisation des performances et correction des bogues.
    • PearOS Pahoe : La prochaine génération de PearOS, déjà en développement, promet une évolution encore plus ambitieuse.

    L'équipe a mis l'accent sur l'accessibilité du code source et encourage les contributeurs à explorer le projet sur GitHub. Pour les curieux, l'ISO est d'ores et déjà disponible au téléchargement sur le site officiel.

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    • Sortie de GCompris 25.0
      Pour ses 25 ans (la première version 0.1 étant sortie le 12 juin 2000), nous avons le plaisir de vous annoncer la publication de la nouvelle version majeure de la suite éducative GCompris. Cette nouvelle version, sortie le 30 janvier 2025, contient entre autres cinq nouvelles activités, listées dans la suite de la dépêche, ce qui porte le nombre d’activités à 195. lien nᵒ 1 : Site internet de GComprislien nᵒ 2 : Etat de la traduction de GComprisNouvelles activités « Croquis » est une activité p

    Sortie de GCompris 25.0

    Pour ses 25 ans (la première version 0.1 étant sortie le 12 juin 2000), nous avons le plaisir de vous annoncer la publication de la nouvelle version majeure de la suite éducative GCompris.
    Cette nouvelle version, sortie le 30 janvier 2025, contient entre autres cinq nouvelles activités, listées dans la suite de la dépêche, ce qui porte le nombre d’activités à 195.

    Nouvelles activités

    « Croquis » est une activité pour dessiner librement avec de multiples outils pour permettre aux enfants d’explorer leur créativité.
    activité Croquis
    « Utilise les compléments à 10 » est la continuation des activités de complément à 10 existantes. Celle-ci aide les enfants à échanger les nombres pour calculer facilement une somme.
    activité Utilise les compléments à 10
    « Addition verticale » est une activité pour écrire une addition et la résoudre.
    activité Addition verticale
    « Soustraction verticale » est similaire à l’activité d’addition mais pour la soustraction avec la méthode de l’emprunt par regroupement.
    activité Soustraction verticale
    « Soustraction verticale (méthode de l’emprunt par compensation) » est similaire à celle dessus mais avec la méthode de l’emprunt par compensation.
    activité Soustraction verticale (méthode de l’emprunt par compensation)

    Améliorations d’ergonomie

    Un écran de chargement a été rajouté sur les versions bureau. Nous avons eu des remontées de problèmes car sur certains ordinateurs, GCompris mettait du temps à se lancer et aucun indicateur visuel n’était affiché (GCompris attendait d’avoir chargé toutes ses données avant d’afficher le menu principal).

    Lors d’un changement de langue dans le panneau de configuration, celle-ci sera maintenant appliquée directement à la sortie de la configuration, il n’y a plus besoin de redémarrer GCompris pour qu’elle prenne effet.

    Côté technique

    Cette version est la première version majeure développée avec Qt 6. Elle nécessite un compilateur gérant C++17. Cela implique des changements au niveau des versions des plateformes prises en charge :

    • Il n’y a plus de version 32 bits pour Linux et Windows. Qt ne fournit plus de version pré-compilées et nous n’avons pas le besoin de créer une version 32 bits pour le moment.
    • Android seulement à partir de la version 8.
    • Plus de macOS non plus : les développeurs principaux n’ont pas accès à un ordinateur récent sous macOS permettant de compiler, packager et surtout tester et maintenir la version générée. Un développeur KDE a proposé son aide, nous allons voir où cela nous mène.
    • Plus de Windows 7 et 8.

    Sous Windows, le moteur de rendu par défaut a été modifié à Direct3d11.
    Une nouvelle option en ligne de commande permet de choisir le moteur de rendu: « --renderer=opengl/software/direct3d11/direct3d12/metal » selon le système d’exploitation utilisé et son support.

    Traductions

    Toutes les activités ont eu leurs descriptions mises à jour. Cette grosse mise à jour de fond a été effectuée par Anne-Françoise, Emmanuel et Rachel, tous les trois professeurs des écoles de la circonscription de Saumur.

    Au niveau localisation, deux nouvelles langues font leur apparition (sanskrit, géorgien) portant le total de langues (traduit à au moins 80 %) à 44 !

    Nous remercions toutes les personnes qui nous ont aidé à faire cette nouvelle version !

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    • ✇Korben
    • Redstone OS, le système d’exploitation nord-coréen au look très macOS
      Voilà un truc qui va vous intéresser si vous aimez les systèmes d’exploitation étranges…. Le youtubeur Eric Parker a mis la main sur un Redstone OS, le fameux système d’exploitation nord-coréen. Les dev’ de Kim Jong-un ont pris KDE, l’ont customisé façon macOS et hop, voilà le résultat. Et rassurez-vous, pas besoin de passer par la case goulag pour le tester. Alors, première surprise au moment du boot : un écran aux couleurs de la Corée du Nord. Ça change des logos constructeurs habituels.

    Redstone OS, le système d’exploitation nord-coréen au look très macOS

    Par : Korben
    24 mai 2024 à 07:53

    Voilà un truc qui va vous intéresser si vous aimez les systèmes d’exploitation étranges…. Le youtubeur Eric Parker a mis la main sur un Redstone OS, le fameux système d’exploitation nord-coréen. Les dev’ de Kim Jong-un ont pris KDE, l’ont customisé façon macOS et hop, voilà le résultat. Et rassurez-vous, pas besoin de passer par la case goulag pour le tester.

    Alors, première surprise au moment du boot : un écran aux couleurs de la Corée du Nord. Ça change des logos constructeurs habituels. Une fois sur le bureau, c’est marrant puisqu’il ont calqué le look de Mac OS à la perfection, aussi bien l’agencement des icônes que la barre des menus, en passant même par l’ancien thème Graphite de Mac OS.

    Niveau applis, on est servi également puisqu’il y a un éditeur de texte, un lecteur multimédia, un client mails et même une suite bureautique qui ressemble comme deux gouttes d’eau à LibreOffice. En fouillant un peu, Eric découvre également qu’ils ont développé l’interface de leur éditeur de texte en Python + GTK.

    Maintenant, le plus intéressant pour le youtubeur c’est de savoir si on peut-on aller sur Internet avec ce fameux Redstone OS… Déjà, le système est configuré pour utiliser uniquement des adresses IP en 10.0.0.0, celles qui sont réservées aux intranets. Malin les Nord-Coréens, ils ont pensé à tout pour garder leurs sujets dans le web merveilleux de Kim Jong Un. Mais bon, suffit de bidouiller un peu les paramètres réseau et ça passe. Mais c’était sans compter sur le firewall qui a des paramètres plus strictes qu’un videur de boîte de nuit. Genre blocage DNS, d’IPs et compagnie via un paquet de règles iptables dédié.

    Eric fait sauter tout ça, et là, magie, Google s’affiche ! Mais ne vous attendez pas à aller bien loin… La plupart des sites modernes réclament du HTTPS et des certificats valide, ce qui est un cauchemar sur un OS exotique comme Redstone. Mais Eric peut quand même consulter quelques pages web à l’ancienne en HTTP, lire des articles sur Wikipédia ou regarder quelques vidéos YouTube. C’est toujours ça de pris !

    Sous le capot, ce bon vieux Redstone OS a quand même quelques aspects sympas. Le noyau a l’air d’être un Linux, probablement une vieille Red Hat vu la présence de SELinux et d’autres outils typiques à cette distrib, mais pas de dépôt pour installer de nouveaux outils ou mettre à jour les anciens. Il y a même un Wine intégré pour exécuter des programmes Windows. Pratique pour ceux qui voudraient jouer au démineur entre deux réunions du Parti. Et si vous êtes adepte de la ligne de commande, y’a même un terminal fourni avec les outils habituels.

    Bref, un OS qui vaut le coup d’œil surtout ce look à la Mac OS ! Parait que Kim Jong-un lui-même se serait acheté un Mac en 2011 et aurait demandé à ses devs de s’en inspirer pour Redstone OS ^^… Force aux geeks nords coréens qui se tapent ces technos d’un autre age.

    Source

    • ✇LinuxFr.org : les dépêches
    • Fedora Linux 40 est de sortie avec un nouveau GNOME et KDE Plasma
      En ce mardi 23 avril, les utilisateurs du Projet Fedora seront ravis d'apprendre la disponibilité de la version Fedora Linux 40. Fedora Linux est une distribution communautaire développée par le projet Fedora et sponsorisée par Red Hat, qui lui fournit des développeurs ainsi que des moyens financiers et logistiques. Fedora Linux peut être vue comme une sorte de vitrine technologique pour le monde du logiciel libre, c’est pourquoi elle est prompte à inclure des nouveautés. Cette 40e édition pro

    Fedora Linux 40 est de sortie avec un nouveau GNOME et KDE Plasma

    Par : Renault
    23 avril 2024 à 11:09

    En ce mardi 23 avril, les utilisateurs du Projet Fedora seront ravis d'apprendre la disponibilité de la version Fedora Linux 40.

    Fedora Linux est une distribution communautaire développée par le projet Fedora et sponsorisée par Red Hat, qui lui fournit des développeurs ainsi que des moyens financiers et logistiques. Fedora Linux peut être vue comme une sorte de vitrine technologique pour le monde du logiciel libre, c’est pourquoi elle est prompte à inclure des nouveautés.

    Cette 40e édition propose principalement une mise à jour de son interface principale GNOME 46 et de son concurrent KDE Plasma 6 qui passe à Wayland par défaut au passage.

    Bureau de GNOME

    Sommaire

    Expérience utilisateur

    Passage à GNOME 46. Cette version se démarque par beaucoup d'améliorations pour son navigateur de fichiers nommé Fichiers. Il dispose dorénavant, en plus d'une recherche dans le dossier et sous-dossiers en cours, d'une recherche globale utilisable via le bouton dédié avec une icône de loupe ou par le raccourci clavier Ctrl+Shift+F (contrairement à la recherche locale qui se fait via le raccourci Ctrl+F). Il permet de chercher dans l'ensemble du répertoire utilisateur voire davantage selon les préférences de l'utilisateur.

    L'icône de loupe prend place où était l'icône de progression lors des opérations sur les fichiers comme les décompressions ou la copie de fichiers. De fait ces opérations sont affichées en bas de la barre latérale ce qui permet d'afficher plus d'informations en un coup d’œil. L'application bénéficie en outre d'améliorations de performances en particulier pour afficher de gros dossiers avec des images ou lors du passage d'une vue liste à une vue par icônes et vice-versa. Plus de périphériques sur le réseau peuvent être découverts automatiquement permettant notamment de parcourir leurs fichiers.

    GNOME prend en charge les comptes Microsoft OneDrive ce qui permet de facilement parcourir les fichiers sauvegardés avec ce service. Dans les comptes à distance, le protocole WebDAV est aussi pris en charge pour l'accès à des calendriers, listes de contacts et autres fichiers partagés. Pour l'authentification de ces comptes en ligne, le navigateur par défaut est utilisé dorénavant ce qui permet d'utiliser une plus grande diversité de moyens d'authentifications comme l'usage de périphériques USB dédiés.

    Pour les amateurs de la connexion distante, il est maintenant possible de se connecter à GNOME graphiquement à distance via le protocole RDP. Auparavant seulement une session ouverte pouvait être pilotée ainsi. Cette option est désactivée par défaut et nécessite des droits appropriés, tout se configure via le panneau de configuration tout comme le bureau distant.

    En parlant du panneau de configuration, ce dernier a été amélioré en regroupant plusieurs configurations par sections afin d'améliorer la clarté de l'application. La liste des menus devenait particulièrement importante et rendait difficile la localisation des éléments à configurer. De plus, la configuration du pavé tactile a été améliorée pour permettre de choisir entre le clic dans un coin ou le clic à deux doigts pour réaliser l'équivalent d'un clic droit avec ce périphérique.

    Côté accessibilité, le lecteur d'écran Orca a été modernisé pour le rendre plus performant, plus fiable et plus compatible avec les applications Wayland ou celles exécutées dans un bac à sable tel que Flatpak. Il est possible de couper temporairement Orca avec le raccourci clavier Ctrl+Alt+Shift+Q ce qui est particulièrement utile en cas de conflit entre deux lecteurs d'écran ou si une application utilise du son aussi.

    Les notifications dans GNOME indiquent par quelle application elles ont été émises. Il est maintenant possible d'étendre facilement la notification afin de pouvoir la visualiser en entier, utilisant une vue plus compacte par défaut.

    De manière plus générale, GNOME bénéfice d'améliorations de performances notamment pour son terminal, son moniteur système qui bénéficie aussi d'un graphe dédié aux entrées / sorties sur les espaces de stockage, pour l'enregistrement de l'écran, le visionneur d'images ou encore pour la recherche globale de GNOME. L'ensemble des applications GTK4 bénéficie d'un nouveau moteur de rendu qui améliore le rendu du texte mais aussi les performances.

    Bureau de KDE Plasma

    L'environnement de bureau KDE Plasma change de version majeure avec sa nouvelle version 6. Au passage Plasma 6 utilise Wayland par défaut, et s'il était prévu de supprimer totalement la possibilité de l'utiliser avec X11 pour simplifier la maintenance, des volontaires ont permis de repousser l'échéance pour l'instant.

    Sous le capot, cette version utilise la nouvelle bibliothèque majeure graphique qu'elle emploie à savoir Qt 6. C'était l'occasion par ailleurs de rationaliser les différentes couches techniques et APIs internes afin de supprimer ce qui n'était plus au goût du jour ou trop peu employé pour être maintenu.

    Cette version propose la prise en charge partielle du rendu des couleurs en HDR pour les applications et matériel compatibles, mais aussi un profil de couleur spécifique par écran afin d'avoir un rendu fidèle des couleurs. Dans cette thématique pour les personnes souffrant de daltonisme ou d'autres formes de maladies dichromatiques peuvent utiliser des filtres pour améliorer la lisibilité des applications et de leur contenu.

    Dans les changements plus classiques, la barre principale est par défaut en mode flottant comme pour beaucoup de docks d'autres environnement de bureaux ou systèmes d'exploitation. Il est bien sûr possible de changer tout cela dans les paramètres et plus encore concernant cette barre principale. Concernant l'affichage principal, l'effet cube en cas de changement de bureau virtuel est de nouveau disponible. Pour la capture d'écran, il est possible de choisir une zone arbitraire de l'écran, d'utiliser le codec VP9 pour les enregistrements vidéos et de choisir sa qualité.

    Le thème par défaut de l'environnement nommé Breeze bénéficie d'un rafraichissement, il utilise moins de cadres et a un affichage un peu plus compact.

    Comme pour GNOME, la recherche a bénéficié d'un effort important. En plus de permettre la conversion de fuseaux horaires ou de trier les résultats par type, les performances sont grandement améliorées : jusqu'à 200% plus rapide pour chercher des documents, jusqu'à 60% plus rapide pour trouver une application, le tout jusqu'à moins 30% d'usage du processeur. La recherche obtient les résultats pour les textes traduits dans votre langue ou en anglais pour les noms ou les descriptions d'applications par exemple.

    Il est dorénavant possible de s'authentifier par mot de passe ou par empreinte digitale en même temps, il n'est plus nécessaire de forcer l'une des deux options.

    Et tant d'autres changements encore.

    Gestion du matériel

    Fourniture de ROCm 6 pour améliorer la prise en charge de l'IA et le calcul haute performance pour les cartes graphiques ou accélérateurs d'AMD. Il concerne notamment les puces AMD Instinct MI300A et MI300X, et fournit de nouveaux algorithmes optimisés du mécanisme d'attention et de bibliothèques de communication. Il permet l'usage de flottant 8 bits pour gagner en consommation mémoire au détriment de la précision du modèle pour PyTorch et hipblasLT. Via la plateforme AMD Infinity Hub, il est possible d'obtenir des paquets prêts à l'usage pour certains travaux en IA ou calculs haute performance notamment pour les calculs scientifiques.

    Les nouvelles notifications de GNOME

    Passage à l'étape 2 de la prise en charge du noyau unifié nommée UKI (donc unifiant noyau, initrd, ligne de commande du noyau et signature) pour les plateformes avec UEFI mais rien ne change par défaut à ce sujet. L'objectif dans cette phase est de pouvoir démarrer sur de tels noyaux directement sans chargeur de démarrage intermédiaire, tout en offrant la possibilité de démarrer sur d'autres noyaux et de passer automatiquement au noyau suivant par défaut suite à une mise à jour. Les machines Aarch64 (ARM 64 bits) peuvent également s'en servir maintenant. Une image pour cette architecture et x86_64 doit également être fournie pour un contexte de virtualisation en étant basée sur ces fichiers kickstart.

    Si vous souhaitez tester cela sur un système existant, vous pouvez installer les paquets virt-firmware, uki-direct avant d'exécuter le script sh /usr/share/doc/python3-virt-firmware/experimental/fixup-partitions-for-uki.sh pour configurer les partitions proprement afin d'être découvrables par le système, puis enfin installer le paquet kernel-uki-virt pour qu'il installe le noyau proprement avec la nouvelle méthode. Il est préférable de tester cela sur une machine virtuelle ou si vous savez ce que vous faites avec du matériel standard type ahci / nvme pour le stockage principal. Bien sûr ce travail reste expérimental et est réservé à ceux qui savent comment faire pour réparer le système en cas de problèmes.

    Internationalisation

    Le gestionnaire d'entrée de saisie IBus passe à la version 1.5.30. Les commandes pour lancer et relancer IBus fonctionnent depuis l'environnement Plasma Wayland dorénavant, et pour cet environnement aussi les préférences sont maintenant accessibles depuis le menu non contextuel.

    Mise à jour de ibus-anthy 1.5.16 pour la saisie du japonais. Le principal changement est la conversion possible d'ère japonaise avec 2024.

    Administration système

    NetworkManager tente de détecter par défaut les conflits d'usage d'adresse IPv4 avec le protocole Address Conflict Detection (RFC 5227) avant de l'attribuer à la machine. En somme au moment de s'attribuer une adresse IP donnée, une requête ARP est envoyée au réseau concernant cette adresse. Si une réponse est obtenue, l'adresse est déjà utilisée et n'est donc pas exploitable sans perturber le réseau. Ce mécanisme existe pour les réseaux avec IP fixes ou même avec un serveur DHCP central car rien n'empêche la présence d'une machine configurée avec une IP fixe dans le réseau malgré tout. Si le réseau a un serveur DHCP et qu'un conflit est détecté, la réponse DHCPDECLINE sera envoyée pour obtenir peut être une autre adresse. En cas de conflit une erreur sera rapportée permettant à l'utilisateur de diagnostiquer le problème et d'y apporter une solution. Par défaut le système attendra 200 ms avant de décider qu'il n'y a aucune réponse. Pour l'IPv6 cela est inclus dans le standard RFC 4862 ce qui rend ce changement non nécessaire dans ce cas de figure.

    NetworkManager va utiliser une adresse MAC aléatoire par défaut pour chaque réseau Wifi différent, et cette adresse sera stable pour un réseau donné. En effet, certains systèmes utilisent l'adresse Mac pour identifier les machines en déplacement de réseau en réseau permettant une pseudo géolocalisation ce qui nuit à la vie privée. Mais la méthode usuelle de changer d'adresse MAC aléatoirement à chaque connexion pose un problème en cas de réseau restreignant l'accès à certaines adresses MAC uniquement ou en changeant d'adresse IP à chaque reconnexion. Cette méthode est un compromis entre le respect de la vie privée et le confort d'utilisation. Cela est fait en ajoutant la configuration wifi.cloned-mac-address="stable-ssid" dans le nouveau fichier /usr/lib/NetworkManager/conf.d/22-wifi-mac-addr.conf.

    Les entrées des politiques SELinux qui font référence au répertoire /var/run font maintenant référence au répertoire /run. Il y a dix ans déjà que le premier répertoire a bougé vers le deuxième chemin mais SELinux a gardé les vieilles règles en utilisant un lien d'équivalence entre eux pour permettre leur utilisation. Cependant certains outils comme restorecon ne gèrent pas bien cette situation tout comme les administrateurs systèmes qui ne sont pas sûrs de comment écrire proprement de nouvelles règles. Pour résoudre le problème le lien d'équivalence passe de /run = /var/run à /var/run = /run.

    La recherche globale dans Fichiers

    L'outil SSSD ne prend plus en charge les fichiers permettant de gérer les utilisateurs locaux. Il pouvait exploiter les fichiers /etc/passwd et /etc/group via l'utilisation de l'option id_provider=files. Cependant cette option n'est plus proposée par le projet officiel et n'était à l'époque conservée que pour permettre l'authentification via des cartes à puce ou l'enregistrement de sessions. Mais dans les deux cas il est possible de passer à la méthode proxy via l'option id_provider=proxy pour le remplacer dans ces cas d'usage. Un guide officiel est proposé pour effectuer la conversion pour ceux qui en ont besoin.

    DNF ne téléchargera plus par défaut la liste des fichiers fournie par les différents paquets. Jusqu'à présent il le faisait par défaut parmi d'autres métadonnées, mais cette information n'est en réalité nécessaire que dans certains cas précis qui ne concernent pas celui de la majorité des utilisateurs. Notamment pour quelques paquets ayant une dépendance envers un fichier particulier plutôt qu'un paquet donné ou si on cherche un paquet fournissant un fichier spécifique. Cela permet de réduire les ressources consommées chez les utilisateurs mais aussi au sein de l'infrastructure de Fedora car il n'est plus nécessaire de fournir ces données assez conséquentes de manière systématique.

    L'outil fwupd pour mettre à jour les firmwares va utiliser passim comme cache pour partager sur le réseau local les métadonnées liées aux mises à jour disponibles pour les firmwares. Ce fichier qui représente environ 1 Mio est téléchargé quotidiennement parfois sur des liaisons coûteuses. Ainsi la pression est réduite sur les infrastructures notamment le CDN fwupd et la bande passante en utilisant localement la ressource quand elle est disponible. Passim utilise avahi pour signaler son service sur le réseau local qui est disponible via le port 27500 afin que les autres clients puissent identifier si des métadonnées sont disponibles localement.

    Les systèmes Fedora Silverblue et Kinoite disposent de bootupd pour la mise à jour du chargeur de démarrage. Par conception les systèmes avec rpm-ostree comme ceux-ci n'ont pas le chargeur de démarrage qui se met à jour par ce biais car cela n'est pas une opération sûre. En effet, la mise à jour de ces systèmes repose sur le principe de transaction pour que le passage d'un état à un autre soit fiable, cependant ce mécanisme ne fonctionne pas bien pour le chargeur de démarrage qui est un composant distinct et critique. On retrouve la même problématique pour les systèmes utilisant un mécanisme de mise à jour basé sur une partition A et B et passant de l'un à l'autre. D'où la création de cet utilitaire qui est mis à disposition pour ceux qui le souhaitent, du moins pour les machines disposant d'un EFI. La mise à jour est pour le moment manuelle à la demande avec la commande bootupctl update. La mise à jour automatique sera prévue dans le futur.

    Le paquet libuser est marqué en voie de suppression pour Fedora 41 alors que le paquet passwd est supprimé. La bibliothèque libuser sert à cacher les différences entre les utilisateurs locaux et distants via le protocole LDAP. Mais la prise en charge de ce protocole reste incomplet et il n'y a pas de plan pour aller plus loin, comme sssd peut la remplacer dans ce rôle, la décision de la supprimer prochainement de Fedora fait sens. Pour l'instant seuls les paquets usermode et util-linux en ont encore besoin. Le paquet passwd quant à lui disparaît pour se débarrasser de la dépendance à libuser. La commande pour changer de mot de passe ne change pas, mais est fournie par le paquet shadow-utils.

    Le paquet cyrus-sasl-ntlm a été supprimé. Le protocole d'identification NTLM n'est plus maintenu, au profit du protocole Kerberos et ce composant dans SASL n'est plus maintenu depuis des années justifiant une telle décision.

    La gestion des droits utilisateurs pam_userdb passe de la base de données BerkeleyDB à GDBM. BerkeleyDB 5.x fourni par Fedora n'est plus à jour ce qui pose des soucis en terme de bogues et de sécurité, d'autant plus avec le rôle de PAM dans le système. La licence de BerkeleyDB a changé dans la branche 6.x, passant de BSD à AGPL rendant impossible l'adoption de cette version plus à jour pour ce composant, les licences n'étant pas compatibles. Ainsi GDBM se pose comme une alternative pour résoudre ce problème. BerkeleyDB 5.x a débuté sa sortie du projet Fedora depuis Fedora 33, ceci est une étape de plus dans cette direction.

    Le filtre antispam bogofilter utilise SQLite au lieu de BerkeleyDB pour gérer sa base de données interne. La raison est analogue au paragraphe précédent.

    Le serveur LDAP 389 passe de la version 2.4.4 à la version 3.0.0. Le projet abandonne la prise en charge de BerkeleyDB pour sa base de données interne pour la même raison que précédemment. En dehors de cela qui introduit des incompatibilités, cette mise à jour est en réalité assez mineure sur les autres aspects en fournissant essentiellement des correctifs de bogues.

    Le paquet iotop est remplacé par iotop-c. Si le nom du paquet change, celui du binaire installé ne change pas. iotop n'est plus vraiment maintenu depuis une dizaine d'années et est sévèrement concurrencé par iotop-c sur cet aspect qui bénéfice en plus d'une empreinte mémoire plus petite étant rédigé en C au lieu de Python. Il n'est pas pertinent aux yeux des mainteneurs de maintenir les deux ainsi.

    L'orchestrateur de conteneurs Kubernetes évolue de la version 1.27 à la version 1.29. Ce changement est communiqué car Kubernetes déconseille le saut des versions ce que Fedora fait actuellement en passant à la version 1.28 en fournissant ainsi la dernière version disponible. Cette version propose aux utilisateurs la possibilité d'avoir un écart de version de n-2 à n-3 pour les versions mineures entre le nœud principal et le plan de contrôle. Il est également possible si un nœud est indisponible suite à une panne ou à un état non récupérable de démarrer les services qu'il gérait dans un autre nœud dans un état sain. Le mode d'accès aux données ReadWriteOncePod devient accessible sans restrictions, permettant de restreindre l'accès à des données à un seul pod à la fois plutôt qu'à un seul nœud, pour réduire le risque d'accès concurrents en particulier en écriture. De même le module KMS v2 est disponible à tous pour réaliser les services de chiffrement pour vos APIs.

    Par ailleurs les paquets de Kubernetes sont restructurés. L'objectif est de se rapprocher de l'organisation du projet upstream et de simplifier la vie des utilisateurs. Ainsi le paquet kubernetes récupère l'utilitaire kubelet qui avait son paquet dédié et les services fournis via l'ancien sous-paquet kubernetes-master sont renommés kubernetes-systemd. Les paquets kubernetes-client et kubernetes-kubeadm restent inchangés.

    Pendant que podman est mis à jour vers la version 5. Cette version abandonne la prise en charge des cgroupv1 du noyau, de même que les plugins CNI ou la base de données clé / valeur Boltdb au profit de SQLite pour les nouvelles instances. Le format des fichiers de configuration pour les podman machines a été profondément remanié, rendant nécessaire la recréation des machines virtuelles concernées conçues avant cette version.

    Le paquet wget2 remplace le paquet wget en fournissant une nouvelle version. Cette version propose du code multithreadé et qui télécharge plus vite grâce à la prise en charge du protocole HTTP2 avec la compression ou le téléchargement parallèle. Il propose plus d'options, il a également plus de tests automatiques pour s'assurer de sa robustesse dans le temps. Sa réécriture dans un style plus moderne devrait faciliter l'adoption de nouveaux protocoles à l'avenir. Par contre les protocoles dépassés WARC et FTP sont moins bien pris en charge. La licence change pour GPLv3+, de même que sa bibliothèque libwget2 vers LGPLv3+.

    Améliorations du moniteur système

    Le gestionnaire de base de données PostgreSQL migre vers sa 16e version. De part l'arrêt des modules, les paquets pour des versions alternatives sont également réintroduits. Ainsi les paquets postgresql15* font leur apparition pour la prise en charge de la version précédente, et les paquets postgresql17* seront proposés quand la 17e version sera disponible. En terme de changements apportés par cette nouvelle version, les jointures FULL ou OUTER sur des hash peuvent être parallélisées pour de meilleures performances. Il est dorénavant possible de répliquer des données depuis des serveurs dans un état standby, de même la réplication peut être appliquée en parallèle pour de larges transactions afin d'améliorer les performances de l'opération. La vue pg_stat_io fournit des informations statistiques concernant les entrées et sorties. SQL/JSON qui est introduit dans le standard SQL bénéficie de constructeurs dédiés pour créer des objets JSON mais aussi des fonctions identités pour connaître le type des clés. Et ce parmi de nombreuses corrections de bogues et d'amélioration de performances.

    Les paquets MySQL et MariaDB sont remaniés et mis à jour vers la version 10.11 pour MariaDB. Le paquet community-mysql est renommé mysql tandis que le paquet mariadb ne fourni plus de binaires avec le nom mysql. En effet la décision à l'époque a été prise car il semblait convenu que MariaDB remplacerait MySQL tout comme LibreOffice a supplanté OpenOffice.org mais force est de constater que les deux projets vont cohabiter longtemps. Cela rend le tout plus simple pour l'utilisateur. Cependant, puisque ces logiciels évoluent séparément, ils deviennent peu à peu incompatibles et le mainteneur abandonne la possibilité d'utiliser MariaDB comme serveur avec MySQL comme client et vice-versa. Aucune autre distribution en fournissait une telle possibilité et cela devenait difficile à maintenir car cela était source de problèmes.

    En terme de nouvelles fonctionnalités pour MariaDB, il est possible de lire entièrement les tables Information Schema Parameters et Information Schema Routines tout en améliorant les performances dans la procédure. Il est possible de savoir combien de temps une requête passe dans l'optimiseur via l'option ANALYZE FORMAT=JSON. Les semi-jointures pour la mise à jour ou la suppression de données sont optimisées. Les privilèges SUPER et READ ONLY ADMIN sont dorénavant distincts, à ce sujet il est possible de fournir à tous les utilisateurs des droits spécifiques via la requête GRANT <privilege> ON <database>.<object> TO PUBLIC.

    Développement

    Mise à jour de la suite de compilation GNU : GCC 14.0, binutils 2,41, glibc 2.39 et gdb 14.1.

    Concernant la suite de compilateurs GCC, elle continue l'amélioration de la prise en charge des langages C23 et C++23, alors que débute la prise en charge de la future norme C++26. De nombreux modèles de puces Aarch64 et x86_64 bénéficient de micro-optimisations, tandis qu'il y a un début de prise en charge des nouvelles instructions pour l'architecture x86_64 d'Intel dénommées APX et AVX10. L'analyseur statique de code peut afficher visuellement les dépassements de tampons pour mieux comprendre ce qui se passe en mémoire.

    Pour la suite d'outils binutils, cela se concentre surtout sur la prise en charge plus étendue des instructions des architectures Aarch64, RISC-V et x86_64.

    Quant à la bibliothèque standard C glibc, cela se traduit par de nombreuses améliorations comme la prise en charge de la pile cachée pour éviter les attaques par modification d'adresse de retour, ce que Fedora Linux active par ailleurs. De même pour limiter certaines attaques, la glibc propose de pouvoir réécrire au lancement la PLT pour obtenir les adresses des fonctions des bibliothèques dynamiques plutôt que de les avoir lors du premier appel à chaque fonction. Le programme démarre plus lentement mais est plus sûr pour la suite. L'en-tête <stdbit.h> fait son apparition pour les manipulations sur les bits, opérations basées sur la norme de C20. Et une nouvelle fonction posix_spawnattr_setcgroup_np est ajoutée pour démarrer un processus dans un cgroup donné afin d'éviter des situations de concurrence entre le moment où le processus est démarré et où les restrictions s'appliquent.

    Enfin le débogueur gdb propose un début de prise en charge du protocole de Microsoft Debugger Adapter Protocol pour faire le lien entre les débogueurs et des IDEs ou éditeurs de code afin de faciliter leur intégration mutuelle. Il peut également gérer des entiers au delà de 64 bits, de même que d'appeler une commande shell avec l'instruction $_shell pour obtenir son résultat. Les instructions de l'architecture Aarch64 SME et SME2 commencent à être gérées et l'API Python est considérablement étoffée pour ceux qui veulent scripter le débogueur.

    La suite de compilateurs LLVM est mise à jour à la version 18. Fedora en profite pour que CLang utilise des informations de débogage au format DWARF-5 au lieu de DWARF-4 par défaut comme appliqué par le projet amont. Pour simplifier la procédure de compilation de Fedora pour les paquets utilisant cette chaîne de compilation, le Fat-LTO sera employé pour permettre l'usage du LTO quand c'est possible comme cela était déjà le cas avec GCC. Jusqu'alors ces paquets étaient compilés avec LTO par défaut avec une éventuelle conversion vers ELF à la main si la compatibilité le nécessitait ce qui était particulièrement lourd. Par ailleurs les paquets de compatibilité des versions précédentes fournissent les binaires des différents utilitaires et non plus seulement les bibliothèques et en-têtes.

    Concernant les nouveautés apportées par le projet en lui même, comme pour la chaîne de compilation GNU, les architectures Aarch64, x86_64 ou RISC-V sont mieux gérées. Le compilateur CLang suit GCC avec du travail sur C++20, C++23 pour améliorer la compatibilité avec le standard et le début de prise en charge de la future norme C++26.

    Mise à jour de la bibliothèque C++ Boost à la version 1.83. Depuis la version 1.81, cette bibliothèque propose un module pour communiquer avec les bases de données MySQL ou encore une bibliothèque Compat: pour fournir en code compatible C++11 des ajouts proposés par les standards ultérieurs.

    Le langage Go passe à la version 1.22. La sémantique de la boucle for évolue un peu avec la création de la variable de boucle à chaque itération de boucle plutôt qu'à la première avec mise à jour à chaque passage. De plus il accepte l'usage des plages de valeurs basées sur des entiers. L'exécution des programmes gagne 1 à 3% grâce à l'optimisation de la localisation mémoire des métadonnées du ramasse miette. Les programmes compilés avec un profil d'optimisation peuvent gagner entre 2 et 14% de performances par rapport à la version précédente grâce à la possibilité d'appliquer la technique sur plus de fonctions qu'avant.

    Le JDK de référence pour Java passe de la version 17 à 21. OpenJDK peut maintenant faire du filtrage par motif dans une instruction switch. Il est possible aussi d'affecter le résultat d'une identification de type dans une variable directement afin de pouvoir s'en servir immédiatement. Des fils d'exécution virtuels font leur apparition qui sont plus légers et performants, plutôt dédiés à des tâches courtes avec beaucoup d'attentes, ces tâches peuvent ainsi bénéficier de meilleure performance notamment en terme de latence. Il introduit également une API pour les collections d'objet en séquence (donc ordonnées). De même une nouvelle API pour manipuler les clés cryptographiques symétriques fait son entrée. Le ramasse miette Z Garbage Collector améliore ses performances.

    Ruby 3.3 surveille sa syntaxe avec Prism. Prism est un gem introduisant un nouveau parseur très flexible qui a vocation à remplacer Ripper. Le compilateur juste à temps YJIT bénéficie de nombreuses améliorations comme de meilleures performances, une réduction de la consommation mémoire avec un code généré plus compact et avec moins de métadonnées et un temps de compilation plus court. Un concurrent RJIT fait son entrée, écrit en pur Ruby et non en C comme YJIT, il a plus vocation à servir de terrain d'expérimentation. Le ramasse miette est également plus performant.

    Connexion à distance dans GNOME

    Le langage PHP utilise la version 8.3. Cette version permet de définir des classes constantes, il propose également un attribut #[\Override] si une classe surcharge une méthode d'une classe parente. Une nouvelle fonction json_validate permet de vérifier la validité d'un JSON sans le décoder. Le Randomizer a plus de méthodes pour permettre de générer des noms ou nombres aléatoires suivant les besoins.

    La boîte à outils pour le machine learning PyTorch fait son entrée dans Fedora. L'objectif est de fournir une meilleure expérience pour les développeurs de ce genre de solution. Un groupe de travail dédié s'est mis en place avec une réunion bi-hebdommadaire. Pour le moment l'architecture x86_64 est la seule prise en charge avec un effort important mis sur les solutions AMD.

    Le paquet python-sqlalchemy utilise la nouvelle branche majeure 2.x du projet, le paquet python-sqlalchemy1.4 est proposé pour garder la compatibilité. Cette version apporte entre autre de l'annotation de type ce qui permet de construire des ORM sur un modèle déclaratif. Les opérations d'insertions sont aussi bien plus performantes quelque soit le gestionnaire de base de données derrière.

    La bibliothèque de validation des données Pydantic utilise dorénavant la version 2. Outre l'amélioration des performances, il change radicalement son API ce qui coupe la compatibilité ascendante.

    La bibliothèque Thread Building Blocks passe du fil 2020.3 au fil 2021.8. De même la compatibilité ascendante n'est pas garantie ce qui a rendu ce portage compliqué.

    La bibliothèque OpenSSL 1.1 est supprimée ne laissant que la dernière version de la branche 3.x. Depuis Fedora 36 la branche 3 est employée par défaut dans Fedora. OpenSSL 1.1 n'est plus maintenue depuis fin de l'année dernière ce qui rend sa maintenance délicate et non sûre d'où son abandon malgré la faible compatibilité entre les deux versions pour ceux qui s'en servait encore.

    Les bibliothèques zlib et minizip utilisent leur variante zlib-ng et minizip-ng dorénavant. Ces versions sont plus rapides grâce à l'emploi des instructions plus modernes des processeurs actuels tout en gardant la compatibilité par rapport à l'implémentation de référence.

    Le langage Python ne bénéficie plus de la version 3.7. Depuis juin de l'année dernière cette version n'est plus maintenue et il n'y a pas de raison de poursuivre son maintien dans les dépôts en tant que version de compatibilité.

    Projet Fedora

    L'édition Cloud sera construite avec l'utilitaire Kiwi dans Koji. L'utilitaire ImageFactory employé jusqu'à présent n'est plus maintenu. Les outils mkosi et osbuild ont été considérés mais non retenus, le premier car il manque de flexibilité pour fournir toutes les images souhaitées, tandis que le second est certes adopté par l'équipe de Fedora Workstation mais ne semble pas adapté aux besoins des images clouds qui reposent sur d'autres technologies dont rpm-ostree et doit fournir des délivrables plus variés également. En effet l'image cloud cible Vagrant, Azure, AWS, GCP et peut dorénavant viser aussi les images pour WSL2 ou pour conteneurs directement.

    Tandis que l'édition Workstation aura son image ISO générée avec l'outil Image Builder. En effet ce dernier bien que déjà employé par Fedora Workstation bénéficie enfin de la prise en charge des images ISO live. Il remplace donc les outils lorax/livemedia-creator qui avaient beaucoup de problèmes. Il devient aussi plus simple pour quiconque de générer son image ISO avec un simple fichier TOML pour le décrire et quelques utilitaires en ligne de commande.

    L'image minimale ARM sera construite avec l'outil OSBuild. Comme dans le cadre de l'édition Cloud, il remplace l'utilitaire ImageFactory qui montrait ses limites. L'objectif à terme est de pouvoir supprimer totalement ou partiellement les hacks nécessaires à ce jour pour utiliser cette image sur une grande variété de systèmes ARM.

    Fedora IoT bénéficiera d'images pouvant démarrer dans des conteneurs. Ainsi il est possible de tester le système dans des conteneurs plutôt que via de la virtualisation classique ou sur des machines physiques. Cette flexibilité peut aider le test par les utilisateurs mais également par ses mainteneurs.

    Il bénéficiera également des images Simplified Provisioning. Fedora IoT peut ainsi utiliser l'utilitaire coreos-installer pour l'installer sur le disque directement et ce en utilisant un argument noyau pour savoir sur quel disque l'installer. Ainsi pas besoin de fichier kickstart ou d’interaction avec l'utilisateur ce qui simplifie la procédure et son automatisation. Cela s'intègre parfaitement avec les dispositifs Fido Device Onboarding et Ignition pour la configuration de tels systèmes dans un environnement de production.

    Et le tout sera construit en utilisant rpm-ostree unified core. L'ancien mode n'est en effet plus maintenu et moins testé. Le mode unifié permet au compose server, qui est l'image de base créée à partir de RPM, de fonctionner de manière similaire au client qui ajoute des commits par dessus pour personnaliser le contenu du système. Cela permet de simplifier la maintenance côté rpm-ostree mais aussi de résoudre certaines difficultés notamment pour la gestion du démarrage avec bootupd, les labels SELinux et l'utilisation de conteneurs pour les scriplets pré et post installations des paquets. Depuis Fedora Linux 39 où Silverblue et Kinoite ont amorcé la transition, l'édition IoT était la dernière variante à ne pas avoir franchi le pas.

    Fedora sera construit avec DNF 5 en interne. Ainsi les outils Mock, Koji et Copr passent le cap, en attendant Fedora Linux 41 pour que cela soit le cas pour les utilisateurs de la distribution. L'objectif est ici double. Les développeurs de DNF auront un retour d'expérience grandeur nature sur cette version et permettra d'identifier d'éventuels problèmes. Pour l'infrastructure, DNF 5 est plus léger en mémoire, plus performant et consomme moins d'espace disque ce qui permettrait de gagner du temps dans la construction des RPM et des images et de réduire la pression sur le matériel employé à ces tâches.

    KDE Plasma avec des applications

    Les macros forge passent du paquet redhat-rpm-config à forge-srpm-macros. Ces projets sont maintenant distincts upstream et ce premier dépend maintenant du second. L'objectif est de simplifier la possibilité d'exécuter des tests automatiques sur ces macros afin d'améliorer leur fiabilité.

    Phase 3 de l'usage généralisé des noms abrégés de licence provenant du projet SPDX pour la licence des paquets plutôt que des noms du projet Fedora. L'objectif de cette phase est de poursuivre le travail entamé dans les versions précédentes en convertissant l'essentiel des paquets RPM vers ce nouveau format. Cependant le travail devrait être achevé pour l'ensemble des paquets pour Fedora Linux 41.

    La construction de certains paquets échouera si l'éditeur de lien détecte certaines classes de vulnérabilité dans le binaire en construction. C'est la macro %{hardened_build} qui est étendue pour fournir ce service, cela ne concerne que les paquets l'utilisant. Il peut ainsi générer une telle erreur s'il détecte une pile exécutable, un segment chargeable en mémoire avec des permissions en lecture, écriture et exécutable ou un fil d'exécution local ayant un segment exécutable. L'objectif est donc de renforcer le caractère non modifiable des sections mémoires exécutables pour limiter le risque de failles de sécurité. Cela est fait grâce à l'éditeur de lien BFD qui fournit de telles vérifications. Jusqu'à présent ces cas étaient détectés mais ne généraient que des avertissements qui étaient de fait ignorés.

    Compilation des paquets en convertissant plus d'avertissements comme erreurs lors de la compilation des projets avec le langage C. L'objectif est de supprimer de plus en plus de code utilisant d'anciennes constructions qui sont source de bogues d'une part, mais qui seront aussi progressivement interdites par défaut avec les futures versions de GCC. Par ailleurs, certains de ces éléments pouvaient être bloquants pour l'adoption d'une nouvelle norme C de référence pour certains paquets.

    Voici la liste des changements opérés :

    • Suppression des déclarations implicites de fonctions : 54 paquets concernés ;
    • Suppression du type implicite int quand le type est omis : 5 paquets concernés ;
    • Obligation de mentionner les types dans les arguments lors de la déclaration de fonctions : aucun paquet concerné ;
    • Interdiction de conversions implicites entre entier et pointeurs : 100 paquets concernés ;
    • L'instruction return doit avoir les arguments qui correspondent au type de retour d'une fonction (donc pas d'argument si void, et non vide si un entier est attendu par exemple) : 13 paquets concernés ;
    • Interdiction des conversions implicites de pointeurs de types différents : 381 paquets concernés.

    Certains changements devraient voir le jour dans le futur :

    • Interdiction des déclarations de fonctions dans le style pré-C89 ;
    • Interdiction d'utiliser des mots clés bool, true ou false avec des définitions locales plutôt que d'utiliser l'en-tête de la bibliothèque standard ;
    • Déclarer une fonction sans argument comme void foo() aurait le même sens qu'en C++, à savoir équivalent à void foo(void) plutôt qu'à accepter n'importe quel type d'arguments.

    Clap de fin pour la construction des mises à jour au format Delta RPM. Ils sont désactivés par défaut dans la configuration de DNF et Fedora ne les générera plus. Cette fonctionnalité permettait pour les mises à jour de ne télécharger que la différence entre le paquet déjà installé et celui à mettre à jour. Cela permettait de réduire la quantité de données à télécharger, la machine de l'utilisateur pouvait reconstruire le paquet à partir de ces informations et ainsi obtenir la nouvelle version. Mais en pratique la fonctionnalité se révèle de moins en moins pertinente. Tout d'abord le processus n'est pas fiable à 100%, parfois la reconstruction échoue et dans ce cas le nouveau paquet est totalement téléchargé à nouveau ce qui conduit à un gaspillage de ressources. De plus peu de paquets étaient concernés, les delta RPM étaient d'ailleurs construits en général que d'une version à une autre ce qui la rend fonctionnelle surtout pour ceux qui mettent à jour très régulièrement leur système. Et pour que cette fonctionnalité soit exploitable, ces fichiers delta rpm font partie des métadonnées que DNF télécharge. Sauf que c'est le cas même si les delta rpm sont désactivés par l'utilisateur, ou pour les systèmes reposant sur rpm-ostree ou utilisant un GUI comme GNOME Logiciels car PackageKit comme rpm-ostree ne se servent pas de ces métadonnées. Au final cela pénalise toute l'infrastructure qui doit générer et stocker ces données, et beaucoup d'utilisateurs qui subissent les inconvénients sans les avantages le tout pour un gain jugé marginal pour ceux qui s'en servent : moins de 8% de réduction de la taille des téléchargements en moyenne.

    Les JDKs ne sont générés qu'une fois, et rempaquetés ainsi à toutes les variantes du système. Pour cela les paquets du JDK sont générés à partir de la version la plus ancienne de Fedora Linux encore maintenue, et le résultat est directement réutilisé pour former les paquets des autres versions du système. Cela réduit considérablement le temps de validation de chaque JDK car il y a cinq fois moins de versions différentes à gérer. Cela permettra aux mainteneurs de maintenir la diversité actuelle des JDK à savoir les versions 1.8.0, 11, 17 et la dernière (actuellement la version 20). Si ce résultat ne permet pas de libérer assez de temps aux mainteneurs, la réduction du nombre de JDK à l'avenir pourrait être considérée.

    Les images immuables pour les systèmes personnels comme Silverblue seront nommées sous la dénomination Atomic pour éviter la référence au terme immuable qui est confus pour les utilisateurs. Les noms de variantes Silverblue, Kinoite, Sericea et Onyx vont être préservés, l'objectif est de donner une dénomination commune qui utilise le terme Atomic déjà employé par l'édition Cloud par exemple. Le terme immuable est en effet considéré comme peu clair car si le système principal est majoritairement en lecture seule, il ne l'est pas totalement notamment pour la configuration ou les parties dynamiques du système. Alors que le système repose sur le concept d'atomicité en ayant une approche par état du système, d'où la nécessité de redémarrer pour changer cet état notamment lors d'une mise à jour par ailleurs.

    L'objectif est donc purement au niveau de la communication autour de ces systèmes. Cependant les nouvelles variantes devraient utiliser ce terme dans ce nom comme par exemple Fedora XCFE Atomic si jamais cette variante prend vie un jour.

    La communauté francophone

    L'association

    Logo de Boorsalinux-fr

    Borsalinux-fr est l'association qui gère la promotion de Fedora dans l'espace francophone. Nous constatons depuis quelques années une baisse progressive des membres à jour de cotisation et de volontaires pour prendre en main les activités dévolues à l'association.

    Nous lançons donc un appel à nous rejoindre afin de nous aider.

    L'association est en effet propriétaire du site officiel de la communauté francophone de Fedora, organise des évènements promotionnels comme les Rencontres Fedora régulièrement et participe à l'ensemble des évènements majeurs concernant le libre à travers la France principalement.

    Si vous aimez Fedora, et que vous souhaitez que notre action perdure, vous pouvez :

    • Adhérer à l'association : les cotisations nous aident à produire des goodies, à nous déplacer pour les évènements, à payer le matériel ;
    • Participer sur le forum, les listes de diffusion, à la réfection de la documentation, représenter l'association sur différents évènements francophones ;
    • Concevoir des goodies ;
    • Organiser des évènements type Rencontres Fedora dans votre ville.

    Nous serions ravis de vous accueillir et de vous aider dans vos démarches. Toute contribution, même minime, est appréciée.

    Si vous souhaitez avoir un aperçu de notre activité, vous pouvez participer à nos réunions mensuels chaque premier lundi soir du mois à 20h30 (heure de Paris). Pour plus de convivialité, nous l'avons mis en place en visioconférence sur Jitsi.

    La documentation

    Depuis juin 2017, un grand travail de nettoyage a été entrepris sur la documentation francophone de Fedora, pour rattraper les 5 années de retard accumulées sur le sujet.

    Le moins que l'on puisse dire, c'est que le travail abattu est important : près de 90 articles corrigés et remis au goût du jour.
    Un grand merci à Charles-Antoine Couret, Nicolas Berrehouc, Édouard Duliège et les autres contributeurs et relecteurs pour leurs contributions.

    La synchronisation du travail se passe sur le forum.

    Si vous avez des idées d'articles ou de corrections à effectuer, que vous avez une compétence technique à retransmettre, n'hésitez pas à participer.

    Comment se procurer Fedora Linux 40 ?

    Logo de Fedora Media Writer

    Si vous avez déjà Fedora Linux 39 ou 38 sur votre machine, vous pouvez faire une mise à niveau vers Fedora Linux 40. Cela consiste en une grosse mise à jour, vos applications et données sont préservées.

    Autrement, pas de panique, vous pouvez télécharger Fedora Linux avant de procéder à son installation. La procédure ne prend que quelques minutes.

    Nous vous recommandons dans les deux cas de procéder à une sauvegarde de vos données au préalable.

    De plus, pour éviter les mauvaises surprises, nous vous recommandons aussi de lire au préalable les bogues importants connus à ce jour pour Fedora Linux 40.

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    • ✇LinuxFr.org : les dépêches
    • Version 4.0 pour GCompris
      Dix ans après avoir entamé sa migration à Qt, nous avons le plaisir de vous annoncer la publication de la nouvelle version de GCompris, le logiciel éducatif pour les enfants de deux à dix ans. Cette nouvelle version, sortie le 21 février 2024, contient entre autres huit nouvelles activités, listées dans la suite de la dépêche, ce qui porte le nombre d’activités à 190. lien nᵒ 1 : GComprislien nᵒ 2 : Nouvelle de la version 4.0Nouvelles activités « Classes grammaticales » est une activité d’aide

    Version 4.0 pour GCompris

    Dix ans après avoir entamé sa migration à Qt, nous avons le plaisir de vous annoncer la publication de la nouvelle version de GCompris, le logiciel éducatif pour les enfants de deux à dix ans.
    Cette nouvelle version, sortie le 21 février 2024, contient entre autres huit nouvelles activités, listées dans la suite de la dépêche, ce qui porte le nombre d’activités à 190.

    Nouvelles activités

    « Classes grammaticales » est une activité d’aide à l’apprentissage des classes grammaticales (la nature des mots). Cette activité permet d’apprendre les classes grammaticales les unes après les autres.
    Classes grammaticales

    « Analyse grammaticale » est la suite logique de « Classes grammaticales ». Elle propose de faire l’analyse grammaticale de phrases entières en demandant de trouver tous les mots de plusieurs classes grammaticales.
    Analyse grammaticale

    « Calcudoku » est un jeu d’arithmétique, similaire dans son principe au Sudoku, où l’objectif est de remplir une grille de nombres à partir de calculs spécifiques.
    Calcudoku

    Attention, « Trouve 24 » est une activité addictive pour celles et ceux qui aiment le calcul mental ! Cette activité de calcul a pour objectif de rechercher mentalement une opération permettant en utilisant 4 nombres et des opérateurs fournis de trouver 24.
    Trouve 24

    « La frise » est une activité qui pourra intéresser tous les parents d’enfants de moins de 8 ans. Elle permet très graduellement de travailler puis de mémoriser des motifs de frises. Dans un premier temps, il faudra compléter des frises, puis dans un second les mémoriser et les compléter, exercice intéressant même pour les parents et les grands-parents !
    La frise

    L’activité « Repérage sur ligne graduée » a été développée suite à une demande d’un professeur de l’Éducation nationale. Depuis quelques années les élèves français du primaire sont confrontés une à deux fois par an à une évaluation nationale comprenant le positionnement de nombres sur ligne graduée. L’exercice est intéressant, mais il manquait un outil facile à utiliser pour entrainer la capacité à bien prendre en compte les différentes variations du problème : bornes variables, pas variables. L’outil est maintenant là, n’hésitez pas à le faire découvrir à l’enseignant de vos enfants !
    Repérage sur ligne graduée

    « Trouve le nombre sur une ligne graduée » est le pendant de l’activité précédente et permet de consolider la notion de repérage sur la ligne graduée. L’objectif y est de placer la valeur donnée sur une ligne graduée.
    Trouve le nombre sur une ligne graduée

    « Trouve les nombres adjacents » est destinée aux enfants de maternelle et de CP, et a pour but de travailler la frise numérique. L’enfant devra trouver quels nombres sont placés avant, au milieu ou après la séquence donnée.
    Trouve les nombres adjacents

    Divers

    Au niveau localisation, deux nouvelles langues font leur apparition (swahili, bulgare), une autre revient (galicien).
    D’un point de vue graphisme, cette version conclut aussi le travail de Timothée pour harmoniser l’ensemble des graphismes de toutes les activités.
    D’un point de vue technique, un travail de fond a été réalisé sur les fichiers de données téléchargées (voix, images et musiques de fond) pour pouvoir les mettre en cache sur les serveurs. La date de dernière modification dans git fait maintenant partie du nom du fichier et le code a été simplifié afin que nous puissions par la suite rajouter d’autres types de ressources à télécharger.

    Comparaison avec la version Gtk+

    Si l’on fait un petit retour en arrière, la dernière version en Gtk+ avait 149 activités, la version Qt en contient actuellement 190.
    Quasiment toutes les activités de la version Gtk+ ont été recodées dans cette version, même s’il nous manque encore une activité importante de la précédente version : l’activité d’animation (qui avait été commencée mais qui a des problèmes de latence non résolus sur android et a été mise de côté).
    Niveau localisation, je n’ai pas les statistiques exactes mais la version Gtk+ était traduite en 74 langues (certaines très partiellement traduites), la version Qt en propose 42 (avec 80% de chaînes traduites au minimum).
    La partie administration est aussi manquante par rapport à la version Gtk+. Nous travaillons à intervalles irréguliers depuis quelques années à essayer de faire un serveur, mais par manque de temps, cela n’avançait pas aussi vite que souhaité. Bruno, que vous avez pu lire dans le journal pour la perception des couleurs pour les daltoniens, et principal contributeur en nombre d’activités de cette version 4.0, a repris et simplifié puis amélioré une grosse partie du code existant. Idéalement, on aimerait faire une première version afin d’avoir des retours des instituteurs et des institutrices rapidement. Un journal/dépêche sera publié pour présenter tout cela le moment venu.

    N’hésitez pas à faire découvrir cette nouvelle version à vos connaissances, particulièrement si ces personnes sont professeurs des écoles, en particulier l’activité « Repérage sur ligne graduée » écrite pour aider à préparer les évaluations nationales.
    Les activités d’analyses grammaticales (testées en classe) permettent également de motiver les élèves à travailler leur grammaire.

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    • ✇Korben
    • KWallet – Le gardien vos secrets numériques
      Vous connaissez le refrain, les mots de passe, c’est comme les slips sales, on ne les laisse pas traîner. Mais à l’ère du numérique, notre trousseau de mots de passe pèse lourd, très lourd. Alors, que diriez-vous de confier ces précieux sésames à un gardien de confiance ? Ça tombe bien, KWalletManager est là pour ça. C’est gratuit et vous n’êtes pas le produit KWalletManager, c’est l’outil qu’on n’attendait pas, mais dont les linuxiens ne vont plus pouvoir se passer. Son job ? Gé

    KWallet – Le gardien vos secrets numériques

    Par : Korben
    22 février 2024 à 09:00

    Vous connaissez le refrain, les mots de passe, c’est comme les slips sales, on ne les laisse pas traîner. Mais à l’ère du numérique, notre trousseau de mots de passe pèse lourd, très lourd.

    Alors, que diriez-vous de confier ces précieux sésames à un gardien de confiance ? Ça tombe bien, KWalletManager est là pour ça.

    C’est gratuit et vous n’êtes pas le produit

    KWalletManager, c’est l’outil qu’on n’attendait pas, mais dont les linuxiens ne vont plus pouvoir se passer.

    Son job ? Gérer vos mots de passe sur votre système KDE d’une main de fer. Cet outil utilise le framework de gestion de portefeuille de KDE et offre ainsi accès à un espace sécurisé où vos applications peuvent stocker leurs petits secrets chiffrés.

    Là où KWallet fait mouche, c’est dans son intégration avec l’écosystème KDE. Il ne se contente pas de stocker vos mots de passe, il gère l’accès à toutes les applications compatibles. Par exemple, si vous souhaitez que votre client mail se souvienne de votre mot de passe ou stocker la phrase de passe de votre clé SSH, KWallet peut se mettre sur le coup.

    Alors bien sûr comme de nombreux logiciels libres (et d’autres gestionnaires de mots de passe Linux), KWalletManager peut sembler austère au premier abord, mais c’est justement sa force. Pas de fioritures, pas de gadgets inutiles, juste un service essentiel : protéger vos mots de passe. Certains diront qu’il est brut de décoffrage, mais si ce que vous cherchez c’est un outil fiable sans chichis, vous êtes au bon endroit.

    C’est simple

    Là où d’autres gestionnaires de mots de passe vous bombardent de fonctionnalités, KWallet vous permettra de rester zen et sécurisé sans vous noyer dans les détails. Il fait ce qu’on lui demande et il le fait bien. Pas de générateur de mot de passe, pas de synchronisation, mais un service de chiffrement solide qui fait le job.

    KWallet est donc un peu à l’ancienne, mais il y a une beauté dans cette simplicité ^^. Et pour ceux qui veulent un peu plus, des solutions comme Keepass sont souvent recommandées pour compléter l’arsenal de sécurité.

    Conclusion

    KWallet, c’est un peu comme ce vieux sage dans les films qui connaît tous les secrets, mais ne parle que lorsqu’on l’interroge. Il est là, intégré dans votre système KDE, veillant sur vos mots de passe sans vous enquiquiner. Pas d’extension, pas de fioriture… c’est fiable et discret. C’est en ça que KWallet a tout compris.

    D’autres gestionnaires de mots de passe pour Linux :

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