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  • ✇Korben
  • Device Database - Savoir si un objet connecté a besoin du cloud
    Avant d'acheter une ampoule connectée ou une serrure intelligente, vous aimeriez sans doute bien savoir si le truc vous oblige à créer un compte cloud et à prier pour que le serveur du fabricant reste allumé dans cinq ans, non ? Hé bien l'Open Home Foundation, la fondation qui chapeaute Home Assistant, vient d'ouvrir en preview publique une Device Database qui répond pile à cette question. L'idée c'est de proposer un "Wikipedia de l'IoT". Sauf que cette base n'est pas remplie à la

Device Database - Savoir si un objet connecté a besoin du cloud

Par : Korben ✨
24 juillet 2026 à 17:51

Avant d'acheter une ampoule connectée ou une serrure intelligente, vous aimeriez sans doute bien savoir si le truc vous oblige à créer un compte cloud et à prier pour que le serveur du fabricant reste allumé dans cinq ans, non ?

Hé bien l'Open Home Foundation, la fondation qui chapeaute Home Assistant, vient d'ouvrir en preview publique une Device Database qui répond pile à cette question. L'idée c'est de proposer un "Wikipedia de l'IoT".

Sauf que cette base n'est pas remplie à la main par une équipe marketing mais carbure à 100% grâce à de la télémétrie anonymisée remontée par des utilisateurs Home Assistant qui ont coché la case opt-in. Donc les données viennent du vrai monde, là où il y a des millions d'installations de Home Assistant et au moment où j'écris ces lignes, ça donne 19 237 appareils référencés et ça n'a de cesse d'augmenter.

La recherche fait remonter les appareils par marque, ici 209 résultats pour Aqara.

J'ai tapé " aqara " (lien affilié) dans la recherche pour tester, et j'ai obtenu 209 résultats. Je suis alors tombé sur la serrure Smart Lock U200 (lien affilié) et ce qu'on apprend, c'est que cette serrure propose une connexion locale, une intégration possible via Matter, et un badge vert "Fonctionne sans cloud". La base précise même combien d'installations ont remonté l'info et depuis quand l'appareil est repéré.

Comme ça, vous voyez immédiatement si l'objet dépend d'un serveur distant ou s'il tourne peinard sur votre réseau local, avant de sortir la carte bleue.

La fiche de la serrure Aqara U200 : connexion locale, intégration Matter et données réelles d'usage.

Voilà, c'est juste ce que les données remontées disent et côté vie privée, la fondation insiste sur le fait que la télémétrie reste anonyme, sans compte ni traçage derrière. C'est donc parfaitement cohérent avec l'ADN de Home Assistant. Si vous bricolez déjà vos capteurs ESP32 sans dépendre du cloud , vous voyez très bien le tableau, et vous savez pourquoi virer un objet trop bavard vaut parfois de jailbreaker un Echo Show .

La collecte a démarré en février 2026, et l'Open Home Foundation prévient que le lancement complet arrivera plus tard dans l'année, avec la possibilité de contribuer directement aux fiches. Ils calment aussi les impatients en nous expliquant que c'est un marathon et pas un sprint, et préfèrent rendre ça public rapidement même si ce n'est pas encore parfait.

Donc je vous invite à être indulgents avec ce nouveau service et la prochaine fois qu'un objet connecté vous fait de l'œil, un tour par la Device Database vous évitera peut-être d'acheter un machin scotché uniquement au cloud du fabricant.

Sources : LWN et l' annonce officielle de l'Open Home Foundation .

  • ✇Korben
  • oomwoo - Le robot aspirateur open source à monter soi-même
    La société Maker's Pet vient de lancer oomwoo , un robot aspirateur open source que vous construisez vous-même ! C'est fait à base de Raspberry Pi 5, LiDAR 2D, ROS 2, châssis imprimé en 3D, et le tout fonctionne en local. Sauf qu'il y a un détail rigolo, pour l'instant il fait à peu près tout... sauf aspirer ^^. Je m'explique... Votre Roborock ou votre iRobot, vous ne le savez pas mais vous ne le possédez pas vraiment. Il se balade partout, cartographie votre apart ou votre maison, envoie tout s

oomwoo - Le robot aspirateur open source à monter soi-même

Par : Korben ✨
3 juillet 2026 à 10:28

La société Maker's Pet vient de lancer oomwoo , un robot aspirateur open source que vous construisez vous-même ! C'est fait à base de Raspberry Pi 5, LiDAR 2D, ROS 2, châssis imprimé en 3D, et le tout fonctionne en local.

Sauf qu'il y a un détail rigolo, pour l'instant il fait à peu près tout... sauf aspirer ^^.

Je m'explique... Votre Roborock ou votre iRobot, vous ne le savez pas mais vous ne le possédez pas vraiment. Il se balade partout, cartographie votre apart ou votre maison, envoie tout sur des serveurs distants et surtout, le jour où le fabricant ferme boutique, bah votre robot il termine à la casse.

Alors c'est vrai, des bidouilleurs libèrent déjà ces engins du cloud en leur greffant un firmware ouvert. Mais oomwoo prend le problème à l'envers, puisqu'au lieu de libérer un robot fermé, vous en montez un qui soit libre dès la première vis !

Côté matos, vous allez avoir besoin, comme je vous le disais, d'un Raspberry Pi 5 (ou d'un Pi 4), d'un petit LiDAR 2D, de quelques moteurs et d'un châssis que vous sortirez de votre imprimante 3D. Son cerveau, lui, tourne sous ROS 2 avec Nav2 pour la navigation, et vous pouvez tout tester virtuellement dans une simulation Gazebo avant même de visser quoi que ce soit.

Côté maison connectée, ça se branche direct sur Home Assistant et toutes les datas restent chez vous en local. Le LiDAR c'est vraiment le cœur du projet puisque c'est ce capteur qui donne la vue en relief aux petits robots . Avant ça coûtait une petite fortune, mais aujourd'hui, ça peut se trouver pour une trentaine d'euros comme ce LDS02RR qui équipe notamment les Roborock.

Et pour orchestrer toute cette joyeuse bande hardware, le projet utilise un micro-contrôleur à quelques euros qui gère toutes les entrées et les sorties, pendant que le RPi se tape le gros des calculs.

oomwoo en est à sa toute première version, en mode RFC (request for comments), autrement dit le truc se conçoit en public au grand jour et leur objectif premier, c'est donc d'avoir un robot qui cartographie votre appart au LiDAR et se balade tout seul avant même de penser à aspirer.

Alors oui, pour le moment, c'est uniquement de la simulation et aucun proto n'a été assemblé mais ça ne saurait tarder. Quoiqu'il en soit, vous pouvez suivre toutes les étapes du projet en live sur GitHub et intervenir si vous voulez aider .

Après, un aspi robot qui n'aspire pas, ça ne vous inspire peut-être pas (jeux de moooots) mais c'est surtout un projet en train de naitre, qui si vous l'attrapez en route, vous permettra d'apprendre de nouveaux concepts en robotique comme le SLAM, la navigation autonome ou ROS 2 sans avoir à lâcher un billet dans du matos hors de prix (ils visent 200 dollars de matos au max).

Bref, c'est moins un aspirateur qu'un cours de robotique déguisé mais ça vaut le coup d'oeil. Le code vous attend sur GitHub .

  • ✇Korben
  • eSpectre - Quand votre Wi-Fi détecte les mouvements sans caméra
    C'est toujours un peu magique, ces histoires d'ondes radio. On sait par exemple que notre box Wi-Fi "voit" déjà quand on traverse le salon, sauf que jusqu'ici, personne ne l'écoutait vraiment. Mais j'ai découvert qu'on pouvait aller encore plus loin avec un simple ESP32 à 10 balles et le projet eSpectre de Francesco Pace. Pas de caméra ni de micro mais juste des ondes Wi-Fi qui rebondissent dans la pièce, et un capteur qui les écoute. Quand vous bougez votre petit corps tout mou, vous déformez l

eSpectre - Quand votre Wi-Fi détecte les mouvements sans caméra

Par : Korben ✨
10 juin 2026 à 10:01

C'est toujours un peu magique, ces histoires d'ondes radio. On sait par exemple que notre box Wi-Fi "voit" déjà quand on traverse le salon, sauf que jusqu'ici, personne ne l'écoutait vraiment. Mais j'ai découvert qu'on pouvait aller encore plus loin avec un simple ESP32 à 10 balles et le projet eSpectre de Francesco Pace. Pas de caméra ni de micro mais juste des ondes Wi-Fi qui rebondissent dans la pièce, et un capteur qui les écoute.

Quand vous bougez votre petit corps tout mou, vous déformez les ondes qui circulent entre votre box et l'ESP32, un peu comme votre main qui passe devant une lampe et fait bouger l'ombre sur le mur. Et c'est grâce à ces micro-perturbations, que ce petit appareil qui se connecte au Wifi est capable de mesurer, surveiller et analyser le moindre mouvement en temps réel (ce qu'on appelle le CSI, pour Channel State Information). Et l'ajout au réseau wifi se fait très simplement puisqu'il suffit de flasher la bestiole via ESPHome, ensuite vous remplissez un petit fichier YAML, vous lui faites rejoindre votre réseau wifi et le tour est joué !! 15 minutes plus tard, le capteur apparaît tout seul dans Home Assistant.

Et puis n'importe quel ESP32 qui traîne dans un tiroir fera l'affaire (les C6 et S3 sont les plus à l'aise).

Ce sont des chercheurs qui nous ont pondu cette technologie il y a une quinzaine d'années, et l'IEEE vient de la normaliser depuis l'année dernière sous le doux nom de 802.11bf. Ce qui a tout changé, c'est qu'Espressif a donné un accès au CSI directement sur ses puces alors qu'avant il fallait du matériel à plusieurs centaines d'euros. Maintenant ça tient sur un composant à 10€ et eSpectre va même plus loin avec un petit algo maison qui choisit tout seul les 12 sous-porteuses les plus stables au démarrage. Le seul truc c'est de garder la pièce immobile durant les 10 secondes qui suivent le boot, le temps qu'il se calibre.

Après si vous n'êtes pas très familier avec la domotique, vous pourriez vous demander à quoi ça sert.

Et bien par exemple à allumer la lumière quand vous entrez, couper le chauffage dans les pièces vides, ou garder un œil sur l'activité d'un parent âgé, tout ça sans caméra intrusive. Et si vous partez de chez vous, sachez que ça peut vous alerter au moindre mouvement pendant les vacances.

Le fait de pouvoir l'utiliser également pour la sécurité de votre domicile je trouve que c'est vraiment un gros plus !!

Et puis une fois encore, le respect de la vie privée est au centre des préoccupations du projet puisque toutes les données sont conservées en local, sur l'ESP32. Rien ne quitte votre réseau... On est vraiment à l'opposé par exemple de cette caméra connectée qui suit vos chats et finit par filmer tout le salon.

Sauf que, et Francesco est le premier à le marteler dans la doc du projet, cette même techno peut servir à surveiller des gens sans leur consentement. Concrètement, il suffit que l'attaquant trafique un routeur pour enregistrer 24h/24 les déplacements de personnes qui n'en savent rien. Et cela même à travers les murs, de manière complètement silencieuse et très peu chère.

D'ailleurs le Wi-Fi sait déjà aller plus loin que "ça bouge ou pas", jusqu'à vous reconnaître rien qu'à votre démarche . La surveillance sans la caméra, ça veut dire qu'il n'y a pas de petit voyant rouge ou d'objectif qui déclenche la méfiance. C'est super cool bien sûr, mais attention, juridiquement, car pister les déplacements de gens identifiables sans les prévenir, ça reste de la donnée personnelle et ça vous expose direct au vilain méchant RGPD.

Après, ça ne remplace pas encore un radar et le signal bouge davantage avec l'environnement (les meubles, la météo, un voisin dont le réseau sature le 2.4GHz) qu'avec vous. Donc faux positifs garantis quand le chat ou l'aspi robot passe ou que le store se relève. Et si y'a plusieurs personnes, comme il ne sait pas compter, c'est mouvement ou pas mouvement, point. A titre de comparaison, un capteur radar de type mmWave dédié comme le LD2410 est capable aussi de vous repérer même immobile sur le canapé, donc il vaut mieux conserver ce genre de capteurs aux pièces vraiment critiques où rien ne respire (genre votre coffre fort personnel de 2 m3 caché dans le sous-sol).

Bref, si vous avez déjà Home Assistant et un ESP32 qui dort dans un carton, ça vaut une soirée de test, puisque c'est sur GitHub . Juste, prévenez les gens qui vivent sous le même toit que vous avant de jouer aux espions...

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  • Créez une passerelle SMS à partir d'un vieux smartphone
    Votre vieux Galaxy S5 qui prend fort la poussière dans un tiroir, mérite mieux je crois ! Un dev, Capcom6 a mis en ligne SMS Gateway for Android , une app Kotlin sous licence Apache 2.0 qui transforme n'importe quel smartphone (Android 5.0+) en passerelle SMS programmable. Cela vous permet de récupérer une API REST pour ensuite envoyer et recevoir vos SMS avec votre propre téléphone et votre propre SIM et ainsi vous passer de services payants équivalents. Il y a 3 modes au choix. Le mode local q

Créez une passerelle SMS à partir d'un vieux smartphone

Par : Korben ✨
21 mai 2026 à 07:01

Votre vieux Galaxy S5 qui prend fort la poussière dans un tiroir, mérite mieux je crois !

Un dev, Capcom6 a mis en ligne SMS Gateway for Android , une app Kotlin sous licence Apache 2.0 qui transforme n'importe quel smartphone (Android 5.0+) en passerelle SMS programmable. Cela vous permet de récupérer une API REST pour ensuite envoyer et recevoir vos SMS avec votre propre téléphone et votre propre SIM et ainsi vous passer de services payants équivalents.

Il y a 3 modes au choix. Le mode local quand l'app lance un serveur HTTP sur le port 8080, accessible depuis votre réseau. Le mode cloud où l'app se connecte au service tiers api.sms-gate.app, ce qui est pratique pour ceux qui ont une IP dynamique ou plusieurs appareils. Et le mode "private server" qui permet d'héberger le backend chez vous, en totale autonomie.

Mais dans tous les cas, les requêtes restent les mêmes à savoir du bon vieux POST JSON avec basic auth.

Et côté fonctionnalités, y'a tout ce qu'il faut. Multi-SIM si votre téléphone est compatible, messages multipart automatiquement découpés pour les SMS longs, suivi de statut en temps réel (sent, delivered, failed), webhooks pour 8 événements différents (sms:received, sms:sent, sms:delivered, sms:data-received, mms:downloaded, system:ping...). Et puis du chiffrement bout-en-bout activé sur le mode cloud, comme ça personne ne peut lire vos messages en clair.

Maintenant vous vous demandez peut-être à quoi ça peut servir ??

Bah je pense à de l'envoi SMS 2FA pour vos applications, tout ce qui est messages transactionnels (confirmations de commande, rappels de RDV), des notifications push via SMS, et même du data SMS binaire pour piloter des périphériques IoT à distance. Pourquoi pas ? Y'a plus de limites après... Ah et y'a aussi une intégration n8n officielle (ici sur le repo example-webhooks-n8n ) pour brancher l'API à vos workflows, plus une bibliothèque PHP sur Packagist. Bref, y'a un petit écosystème qui commence à se développer autour.

Pour l'installer, oubliez le Play Store. capcom6 distribue uniquement des APK sur les GitHub Releases. Faut donc activer les sources inconnues, télécharger le .apk, et installer manuellement.

Après quand on fait le calcul côté pognon c'est vite vu. Twilio par exemple facture $0.0083 par SMS aux US, plus 1,15 $ / mois par numéro, plus les frais. Donc pour 1000 SMS par mois c'est vite entre 50 à 80 $. Avec SMS Gateway for Android et votre forfait perso, vous ne payez rien d'autre que votre forfait...

Après y'a quelques limites à connaître... Par exemple, si vous pensiez faire de l'envoi massif pour du marketing (comprenez du spam), votre opérateur va évidemment bloquer rapidement votre SIM. Et puis évidemment, faut que le téléphone soit allumé h24 avec sa connexion data activée. Donc pour du transactionnel léger c'est nickel mais pour du mass-mailing, oubliez ! De toute façon, n'oubliez pas, y'a une place pour vous en enfer, les spammeurs.

Voilà, donc si vous avez un vieux smartphone Android qui fait dodo dans un tiroir et que vous avez besoin d' une API SMS pour vos automations perso ou votre stack interne, c'est une alternative à Twilio très sympa !

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  • Hacker son lave-linge Miele ou Bosch pour en reprendre le contrôle
    Moi je pensais qu'un lave-linge c'était juste... un lave-linge. On tourne le bouton, le bouton tout rond, et paf, ça lave... Mais aujourd'hui ces bestioles sont bourrées d'électronique et connectées à fond au cloud. Et forcément, ça a donné des idées à deux chercheurs allemands qui ont présenté leurs travaux au 39C3 (Chaos Communication Congress). Severin von Wnuck-Lipinski et Hajo Noerenberg ont passé des mois à décortiquer les entrailles de machines Miele et BSH (Bosch, Siemens, Neff, Gaggenau

Hacker son lave-linge Miele ou Bosch pour en reprendre le contrôle

Par : Korben
30 décembre 2025 à 17:54

Moi je pensais qu'un lave-linge c'était juste... un lave-linge. On tourne le bouton, le bouton tout rond, et paf, ça lave... Mais aujourd'hui ces bestioles sont bourrées d'électronique et connectées à fond au cloud. Et forcément, ça a donné des idées à deux chercheurs allemands qui ont présenté leurs travaux au 39C3 (Chaos Communication Congress).

Severin von Wnuck-Lipinski et Hajo Noerenberg ont passé des mois à décortiquer les entrailles de machines Miele et BSH (Bosch, Siemens, Neff, Gaggenau) et leurs découvertes sont super intéressantes pour qui s'intéresse notamment au droit à la réparation et à la domotique (sans dépendre du cloud).

Côté Miele, Severin a découvert que la plupart des machines fabriquées après 1996 embarquent une interface de diagnostic optique. Un petit port infrarouge planqué sur la façade qui permet aux techniciens de se connecter avec un outil proprio appelé MDU (Miele Diagnostic Utility). Le protocole c'est du bon vieux UART à 2400 bauds avec parité paire. Pas de chiffrement mais juste une clé de sécurité à 16 bits.

Et c'est là que ça devient croquant à souhait car pour trouver ces clés de diagnostic, Severin a exploité une faille de timing sur le microcontrôleur 8 bits. En gros, quand vous envoyez une mauvaise clé, le microcontrolleur met un tout petit peu plus de temps à répondre que quand le premier octet est correct. En mesurant ces délais avec un oscilloscope, il a pu deviner les clés octet par octet.

Et c'est grâce à cela qu'il a créé FreeMDU , un outil open source qui permet de dialoguer avec les appareils Miele et compatibles. Diagnostics, codes erreur, compteurs de cycles... tout est accessible et y'a même une intégration Home Assistant pour les fans de domotique DIY.

Côté BSH, Hajo a attaqué le D-BUS, le bus de communication propriétaire qui relie tous les composants internes (moteur, pompe, interface utilisateur, module WiFi). C'est également du UART à 9600 bauds sur des connecteurs RAST, avec une tension de bus de 9V pour les lave-linge et 13.5V pour les lave-vaisselle.

Le plus beau c'est qu'en fouillant le firmware du module timeline (celui qui gère l'affichage du temps restant), Hajo a trouvé des easter eggs planqués par les développeurs dans les graphiques. Comme quoi même les ingénieurs Bosch ont le sens de l'humour ^^.

Suite à ça, Hajo a développé bsh-home-appliances , un projet open source avec une extension ESPHome pour intégrer les appareils BSH dans Home Assistant. Vous pouvez donc suivre votre cycle de lavage, recevoir des notifications, et même accéder aux diagnostics sans passer par l'app proprio.

Et le final de la présentation était épique puisque les deux chercheurs ont connecté un lave-linge Miele à l'application BSH Home Connect via une couche de compatibilité maison qu'ils ont baptisée AMBCL (Advanced Miele BSH Compatibility Layer). Un Miele qui parle le Bosch, ça c'est fait !

Bref, si vous avez un appareil Miele ou BSH qui traîne et que vous voulez reprendre le contrôle sans dépendre du cloud du fabricant, les outils sont maintenant disponibles. C'est ça aussi le droit à la réparation : pouvoir diagnostiquer soi-même sa machine sans appeler un technicien à 150 euros de l'heure.

Par contre, bidouillez vos propres appareils uniquement parce que faire ça sur le lave-linge de votre meilleur pote, c'est pas cool et c'est illégal, alors fézez pas les cons !

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