❌

Vue normale

Il y a de nouveaux articles disponibles, cliquez pour rafraîchir la page.
À partir d’avant-hierinformatique général

Libera Suite, une suite bureautique libre et locale fondée sur Euro-Office, passe en bêta publique

Libera Suite est une « nouvelle » suite bureautique libre pour Linux, Windows et macOS. Elle comprend actuellement un traitement de texte, un tableur, un logiciel de présentation et une visionneuse de fichiers Visio. Elle fonctionne sur votre ordinateur, sans compte, sans service en ligne et sans télémétrie. Elle sait ouvrir et enregistrer les formats de Microsoft Office et OpenDocument. Comparées à d’autres applications similaires, elle est relativement rapide à démarrer et légère.

Elle est bâtie sur les composants d’Euro-Office, le fork d’ONLYOFFICE lancé en avril par une coalition d’entreprises européennes, dont Abilian (société de l’auteur de cette dépêche), qui développe Libera Suite. Elle est en bêta publique depuis le 1ᵉʳ octobre.

Libera Words, avec un document ouvert

Quatre applications

Une seule commande, libera, ouvre chaque document dans l’application qui lui correspond :

  • Libera Words, le traitement de texte : .docx, .odt, .rtf, .txt, .md ;
  • Libera Tables, le tableur : .xlsx, .ods, .csv ;
  • Libera Slides, les présentations : .pptx, .odp ;
  • Libera Diagrams, la visionneuse de fichiers Visio : .vsdx.

Les quatre applications partagent des fonctions comme l’export PDF, l’impression, la correction orthographique en cinq langues et la récupération du travail après un plantage.

Addition pratique: la commande libera --convert permet de convertir entre les différents formats pris en charge, ou d’exporter vers PDF. Par exemple, libera --convert *.docx -t pdf convertit un lot de documents vers PDF sans ouvrir de fenêtre. Son ergonomie est inspirée de Pandoc.

Comment l’installer

  • Linux (Ubuntu 22.04, Debian 12, Fedora 36, RHEL 9 et plus récents, x86_64 et arm64) : curl -fsSL https://cdn.abilian.com/libera/install.sh | sh. Si Flatpak est présent, le script installe un paquet Flatpak qui contient tout ; sinon, il installe la commande libera.
  • macOS (Apple Silicon) : brew install abilian/tap/libera, ou le même script. Homebrew fonctionne aussi sous Linux (à condition évidemment de l’avoir installé).
  • Windows 10 et 11 : un installateur, sans droits d’administration.

Pour les utilisateurs et les utilisatrices de Python, Libera Suite est aussi publiée sur PyPI. Sous macOS et Windows, uvx libera suffit : au premier lancement, la commande propose de télécharger les composants d’Euro-Office. Sous Linux, un environnement Python isolé ne voit pas les liaisons GTK de la distribution : il faut passer par pipx install --python /usr/bin/python3 --system-site-packages libera.

La page d’installation de la doc donne le détail des principales méthodes d’installation ; la page autres façons d’installer couvre le reste.

Architecture

Euro-Office fournit ses outils d’édition sous forme de composants Web, écrits en JavaScript. Ces composants s’exécutent dans un moteur de navigateur et confient les conversions de fichiers, l’accès au disque et les autres aspects de l’intégration au système d’exploitation et à l’environnement graphique hôte (menus, boîtes de dialogue…) à l’application qui les héberge. Libera Suite est cette application hôte, écrite en Python. Elle affiche les composants dans le moteur de rendu web fourni par le système (WebKit sous Linux et macOS, WebView2 sous Windows) et confie les conversions de formats (y compris l’import/export de fichiers) au convertisseur d’Euro-Office.

Près de 700 tests automatisés vérifient son fonctionnement. Une partie d’entre eux ouvre de vrais documents dans ces composants et contrôle le résultat affiché.

Nous compilons nous-mêmes les composants d’Euro-Office, depuis ses sources, pour Linux, macOS et Windows. Les correctifs nécessaires sont tous publiés et expliqués. Nous avons aussi corrigé (à ce jour) 68 défauts du convertisseur dans la lecture et l’écriture des fichiers OpenDocument, repérés grâce aux fichiers de test de LibreOffice.

L’application hôte est sous licence Apache 2.0. Les composants issus d’Euro-Office / ONLYOFFICE restent sous licence AGPL 3.0.

Réseau

Libera Suite se connecte pour télécharger les composants d’Euro-Office à l’installation. Une fois par jour au plus, elle vérifie aussi si une nouvelle version existe, sans rien télécharger ; la ligne check_updates = false du fichier de configuration désactive cette vérification.

Les limites de la bêta

L’interface est en anglais. Chaque document a sa propre fenêtre, sans onglets. Microsoft Office ne voit pas les verrous de Libera Suite. L’application Diagrams est en lecture seule. Ni l’édition des PDF ni le publipostage ne sont encore disponibles. L’installateur Windows et l’application macOS ne sont pas encore signées. La page État des lieux en donne la liste complète.

Vos retours

Nous cherchons des testeurs. Le moteur de mise en page est relativement éprouvé (plus pour les formats MS-Office que pour ODF, mais on y travaille). La cause des bugs éventuels se trouve le plus probablement dans notre processus de build, de paquetage et de distribution, dans l’absence d’une police ou d’une ressource. Ces défauts se corrigent vite, à condition de les voir. Le retour le plus utile est donc un document qui s’affiche mal, joint à un ticket avec la sortie de libera --diagnose.

Commentaires : voir le flux Atom ouvrir dans le navigateur

  • ✇Korben
  • ElixirOffice - Une suite libre pour ceux qui ont du mal à quitter Office
    Gaël Duval , le créateur de Mandrake Linux et de /e/OS, vient de sortir ElixirOffice , une suite bureautique libre conçue pour tous ceux qui n'ont jamais voulu quitter Microsoft Office. Elle permet d'éditer les fichiers Word, Excel et PowerPoint, ainsi que leurs équivalents OpenDocument sans perdre les utilisateurs grâce à un joli menu ruban, des menus et des raccourcis clavier d'Office. Côté moteur, c'est celui d' ONLYOFFICE , passé par

ElixirOffice - Une suite libre pour ceux qui ont du mal à quitter Office

Par : Korben ✨
15 octobre 2026 à 07:55

Gaël Duval , le créateur de Mandrake Linux et de /e/OS, vient de sortir ElixirOffice , une suite bureautique libre conçue pour tous ceux qui n'ont jamais voulu quitter Microsoft Office. Elle permet d'éditer les fichiers Word, Excel et PowerPoint, ainsi que leurs équivalents OpenDocument sans perdre les utilisateurs grâce à un joli menu ruban, des menus et des raccourcis clavier d'Office.

Côté moteur, c'est celui d' ONLYOFFICE , passé par Euro-Office , le fork dont je vous avais parlé en avril. Ce dernier est conçu pour s'intégrer dans un autre produit et a déclaré travailler seulement sur des applis mobiles et de bureau , alors qu'ElixirOffice en livre déjà une, sous licence AGPL v3. L'idée vient d'ailleurs de la compagne de Gaël Duval, enseignante, qui retournait toujours à Microsoft Office parce que les alternatives libres la déroutaient.

Le projet reprend ainsi jusqu'aux détails de Word avec les mêmes onglets, la touche Alt pour les raccourcis du ruban, la mini barre d'outils, et le projet annonce même avoir repris les +200 raccourcis Word en tout cas sous Windows. Il mesure aussi la fidélité de mise en page sur un corpus de documents, version après version, pour contrôler que ça ne dérive pas et embarque des polices libres de mêmes dimensions que celles de Microsoft pour que les sauts de ligne et de page ne bougent pas.

L'éditeur de texte en français, avec le ruban façon Word et la recherche centrée en haut

Côté vie privée, il n'y a aucune télémétrie, et l'IA (dispo uniquement dans le traitement de texte pour le moment) reste éteinte tant que vous n'avez pas branché un modèle compatible OpenAI (un Ollama sur votre ordi fera l'affaire).

Il existe actuellement 2 versions d'ElixirOffice :

La version Desktop qui comme son nom l'indique est l'appli de bureau permettant d'ouvrir, éditer et enregistrer les DOCX, XLSX, PPTX, ODT, ODS et ODP. Mais également d'exporter en PDF vos documents et surtout fonctionnant hors ligne, sans compte. Cette version est dispo pour Windows, macOS (Apple Silicon uniquement), et en AppImage + .deb pour Linux.

Et la version serveur qui est en réalité une image Docker fonctionnant en HTTPS, et permettant de faire de l'édition de documents dans le navigateur, de la coédition en temps réel, et de disposer d'une connexion à un Murena Workspace ou à un Nextcloud. Notez que si vous optez pour cette version, faudra mettre en place votre propre système d'authentification ou la derrière un VPN puisqu'elle n'a pas encore de système de comptes users.

Le tableur

Voilà, c'est un chouette démarrage que je vous encourage à tester si vous êtes allergique à LibreOffice et autres forks. Maintenant en version appli de bureau, il lui manque encore le publipostage, la comparaison de documents, l'historique des versions, les fichiers protégés par mot de passe, l'ouverture et l'édition des PDF, les macros et les signatures numériques... Mais ça viendra, soyez patient.

Dernier point important pour la transparence, ElixirOffice a été lancé et supervisé par Gaël Duval mais est développé à l'aide de divers grands modèles de langage qui travaillent comme agents de code sous sa direction, avec des tests automatiques et des revues à chaque changement.

Merci à Gaël Duval pour le partage !

Source : ElixirOffice sur GitHub

  • ✇Korben
  • ONLYOFFICE 10 - L'IA partout, mais seulement si vous la voulez
    -- En partenariat avec ONLYOFFICE -- ONLYOFFICE, je vous en ai déjà parlé à plusieurs reprises . Il s'agit de cette suite bureautique open source incroyable du genre Microsoft 365 ou Google Workspace, avec traitement de texte, tableur, présentations et éditeur PDF, à utiliser soit directement dans leur cloud ou à installer sur votre propre serveur !! Et, youpi, sa version 10.0 débarque avec une 50aine de nouveautés et plus de 1 000 bugs corrigés ! Rien que ça

ONLYOFFICE 10 - L'IA partout, mais seulement si vous la voulez

Par : Korben ✨
12 octobre 2026 à 15:52
-- En partenariat avec ONLYOFFICE --

ONLYOFFICE, je vous en ai déjà parlé à plusieurs reprises . Il s'agit de cette suite bureautique open source incroyable du genre Microsoft 365 ou Google Workspace, avec traitement de texte, tableur, présentations et éditeur PDF, à utiliser soit directement dans leur cloud ou à installer sur votre propre serveur !!

Et, youpi, sa version 10.0 débarque avec une 50aine de nouveautés et plus de 1 000 bugs corrigés ! Rien que ça !

Ce clic autorise une connexion à Google : adresse IP transmise et traceurs possibles. En savoir plus Voir cette vidéo sur YouTube

La grosse nouveauté, vous vous en doutez, c'est bien sûr l'IA, qui arrive dans les 4 outils sous la forme d'un seul onglet dédié avec un chat intégré. Vous pouvez ainsi lui demander au choix de rédiger du texte pour vous, de résumer ce que vous avez la flemme de relire mais également de traduire dans la langue de votre choix, de corriger vos erreurs de grammaire et d'orthographe ou encore de mettre en forme directement votre contenu.

Et comme cette IA tient compte du contexte du document, vous pouvez lui poser des questions par exemple sur un looong PDF, lui faire générer et expliquer une formule un peu compliquée dans le tableur, ou transformer une simple idée en keynote de 2h pour votre prochain TEDx ^^, notes du présentateur comprises.

Dans l'éditeur PDF, le chat IA propose ses requêtes toutes prêtes : résumer, traduire, corriger, créer une table des matières

Cette fonctionnalité IA embarque aussi plusieurs prompts tout faits qui couvrent les demandes les plus courantes. Mais vous pouvez aussi enregistrer les vôtres pour les rejouer d'un clic plus tard, créer des actions rapides pour un besoin ponctuel (du genre changer le ton d'un texte, par exemple) ou vous monter un super assistant qui travaillera en continu pendant que vous chillez à la machine à café et qui réagira à vos modifs pendant que vous écrivez.

Notez que ces deux dernières fonctionnalités ne sont pas encore disponibles pour l'instant, ailleurs que dans le traitement de texte.

La création d'un assistant IA dans le traitement de texte, ici avec un prompt qui extrait décisions et actions d'un compte rendu de réunion

Maintenant, la question que vous vous posez sûrement, c'est où partent vos documents ?

Eh bien ça dépend de la façon dont vous utilisez ONLYOFFICE. Si vous l'utilisez dans le cloud, le service ONLYOFFICE AI repose sur OpenRouter et il faut donc recharger votre wallet pour l'activer (ouaip, c'est payant). Par contre, sur votre serveur à vous, il suffit de brancher le modèle que vous voulez, y compris un modèle qui tourne en local, et dans ce cas, vos documents ne quitteront pas votre infra.

Quoiqu'il en soit, dans les deux cas, c'est vous qui choisissez le modèle par défaut que vous voulez utiliser et bien sûr, attribuer d'autres modèles secondaires à d'autres tâches précises.

Et si l'IA vous donne des boutons, sachez qu'ONLYOFFICE a écouté les retours de ses utilisateurs et l'a totalement retirée des versions open source. Donc si vous êtes en mode open source et que vous voulez de l'IA, faudra l'installer en plus (mais ça reste possible). Desktop Community, la version libre de l'application de bureau, la propose ainsi en module complémentaire facultatif, que vous n'ajoutez que si vous en avez envie.

Cette 10.0 introduit aussi des applications gratuites sous licence AGPL v3, que vous activez selon vos besoins : Des agents IA qui automatisent votre espace de travail avec de la recherche intelligente, une base de connaissances personnalisée avec des serveurs MCP, des formulaires de collecte des données suivi d'une analyse des réponses, un système de fichiers qui centralise le stockage et les droits d'accès, et des espaces de collaboration sécurisés, jusqu'aux salles de données virtuelles pour les documents confidentiels.

Dans le cloud, tout ceci est actif par défaut, et sur un serveur, une seule commande suffit à les installer.

Dans les éditeurs, c'est le PDF qui récupère les nouveautés les plus pratiques puisqu'il sait maintenant effacer les métadonnées et autres informations cachées d'un fichier avant de l'envoyer, mais aussi régler la bordure, le fond et l'opacité de vos annotations, et quand vous modifiez le texte d'un PDF, les tableaux sont reconnus tout seuls, ce qui évite de reconstruire les lignes et les colonnes à la mano.

Les signatures, quant à elles, s'enregistrent une seule fois et peuvent ensuite être réutilisées dans d'autres formulaires. C'est pratique pour signer des papiers vite fait sans avoir à imprimer > signer > numériser. Moi, j'utilise que ça tout le temps.

Avant de partager un PDF, cette fenêtre efface ses métadonnées et ses informations cachées

Dans le traitement de texte, quand c'est en mode collaboratif, vous pouvez ainsi suivre le curseur d'un collègue en temps réel pendant la coédition. L'option "Conserver avec le suivant" évite également qu'un titre se retrouve tout seul en bas de page, séparé de son contenu, et l'écriture de droite à gauche est plus fiable. Le tableur, lui, va plus vite, notamment sur des fonctions comme SUMIF ou COUNTIFS qui ont été optimisées. Il vous indique également où placer chacune des constantes dont vous avez besoin pendant que vous tapez une formule. Et surtout, une jolie petite bordure animée vous montre ce que vous venez de copier.

Bref, c'est super pratique au quotidien !

Pendant la saisie d'une formule, une bulle indique la place de l'année, du mois et du jour dans la fonction DATE

Pour les présentations, il y a de nouveaux modes d'affichage (plan, lecture...), des options d'impression bien plus complètes et surtout l'export de vos diapos en GIF ou en vidéo, ce qui est bien pratique pour les partager sur vos réseaux sociaux.

Et dans toute la suite, vous pouvez aussi ouvrir les fichiers .ofd, enregistrer un tableur au bon vieux format .xls et convertir une image SVG en forme modifiable.

Et c'est sans compter sur la communauté d'ONLYOFFICE qui apporte aussi de nouveaux plugins, comme Antidote pour l'orthographe et la grammaire, Curly ou Salesforce, le tout rangé dans un gestionnaire de plugins refait au propre pour cette nouvelle release.

Les deux fenêtres d'export d'une présentation, en animation GIF ou en vidéo

Côté sécurité, ONLYOFFICE annonce environ 35 vulnérabilités corrigées, et promet un billet détaillé sur le sujet prochainement.

L'application de bureau Desktop Editors gagne une page d'accueil repensée, des sections Modèles et Clouds revues, une intégration avec Odoo et des retouches visuelles sous Linux pour que ce soit un peu plus joli pour les amateurs de libre.

Quant aux applis gratuites pour iOS et Android, elles ont le droit à un assistant IA qui accepte de nouveaux fournisseurs comme Grok et DeepSeek, et également droit au remplissage automatique des formulaires par IA et à la saisie vocale (C'est le genre de fonction dont je peux vraiment plus me passer, moi, la saisie vocale).

Voilà, si vous voulez voir tout ça vous-même, c'est super simple ! Il vous suffit de passer par le cloud d'ONLYOFFICE, d'installer les applications de bureau ou alors si vous êtes un petit peu chaud de déployer la version serveur chez vous pour tout garder au chaud à la maison.

Découvrir ONLYOFFICE 10.0

  • ✇LinuxFr.org : les dépêches
  • Radinus : tenir sa comptabilité personnelle sous Linux
    Il existe deux façons de savoir combien il reste sur son compte : ouvrir vingt-six onglets de son tableur préféré, ou confier ses relevés à une application qui les enverra gentiment sur un serveur inconnu en échange d'un abonnement mensuel. Radinus propose une troisième voie, nettement moins tendance : un logiciel qui tourne sur votre machine, garde vos données sur votre disque, ne parle à personne, et ne vous demande rien. Libre sous GPL v3, écrit en Rust avec Tauri, disponible pour Linux, et

Radinus : tenir sa comptabilité personnelle sous Linux

Radinus écran principal

Il existe deux façons de savoir combien il reste sur son compte : ouvrir vingt-six onglets de son tableur préféré, ou confier ses relevés à une application qui les enverra gentiment sur un serveur inconnu en échange d'un abonnement mensuel. Radinus propose une troisième voie, nettement moins tendance : un logiciel qui tourne sur votre machine, garde vos données sur votre disque, ne parle à personne, et ne vous demande rien. Libre sous GPL v3, écrit en Rust avec Tauri, disponible pour Linux, et gratuit — les deux à la fois, ce qui mérite qu'on s'y arrête.

NdM: il s'agit d'une réécriture d'une précédente version 1.9.3 en WinDev sous MIT. Le README dit « le dépôt est actuellement privé et sous la seule direction de son auteur » : on supposera qu'il ne s'agit pas d'accès privé ici sinon on ne verrait pas le code, mais juste du fait que l'auteur souhaite être en charge de tous les commits. Par contre la partie « sole direction of its (sic) author_ », tout en ayant une traduction en 18 langues, des commits non informatifs du type « maj1 » à « maj9 », etc. il est clair qu'il y a écriture ou assistance par une IA. Ainsi que pour le site du projet. Le projet initial date de juillet 2024 d'après le premier commit, et comme la date d'un commit n'est pas fiable, on peut vérifier le site du projet à la même époque via Archive.org (et l'absence du dépôt auparavant). Vous pourriez aussi trouver intéressantes les dépêches Logiciels libres pour la comptabilité d'entreprise (2025) et Logiciels libres de finances personnelles (2023).

Ce qu'il fait

Plusieurs comptes bancaires, la saisie des opérations, le pointage et le rapprochement de vos relevés, l'importation des fichiers que votre banque met à disposition (OFX, CSV, tableurs), les chèques, les opérations périodiques, un budget annuel et son contrôle, six statistiques croisées, un tableau de bord et la courbe de vos soldes.

De la comptabilité domestique, faite sérieusement. Son nom vient de « radin » et sa mascotte est un écureuil en costume : le positionnement est assumé.

Libre et totalement, absolument gratuit !

Deux mots distincts, et ici les deux sont vrais.

Libre : GPL v3 ou ultérieure, sources publiques. La licence a été choisie pour que personne, pas même l'auteur, ne puisse refermer la porte plus tard.

Gratuit : pas de version amputée, pas de fonction réservée aux donateurs, pas d'abonnement, pas de compte, pas de courriel à laisser.

Et la liste de ce qu'il ne fait pas, qui vaut bien la première : aucune connexion à votre banque, aucune télémétrie, aucune publicité, aucune synchronisation. Le réseau ne sert qu'à une chose, ouvrir le site si vous cliquez dessus. Vos opérations vivent dans un fichier SQLite sur votre disque.

Sous le capot

Cœur métier et contrôleur en Rust, interface en HTML/CSS/TypeScript servie par Tauri v2. Tauri s'appuie sur WebKitGTK, le moteur déjà présent sur votre système, au lieu d'embarquer un navigateur complet : un binaire natif, pas de runtime à déployer, pas de Chromium par application.

Stockage SQLite en fichier unique, que vous pouvez copier et lire avec vos propres outils. Sauvegarde en zip avec un JSON par table. Chiffrement de la base par mot de passe si vous le souhaitez.

Pour Linux

Ubuntu 22.04, Debian 12, Fedora 36 ou plus récent.
Disponible en 18 langues (français, anglais, italien, espagnol, allemand…).

Bonne comptabilité personnelle , et pensez à pointer vos relevés.

Commentaires : voir le flux Atom ouvrir dans le navigateur

  • ✇LinuxFr.org : les dépêches
  • Application mobile pour Nextcloud Calendar, l'outil manquant de l'écosystème
    Ceux qui recherchent une alternative européenne et auto-hébergeable aux deux leaders mondiaux des suites bureautiques, Google Workspace et Microsoft 365, connaissent très certainement Nextcloud. lien nᵒ 1 : App Storelien nᵒ 2 : Play Storelien nᵒ 3 : Dépôt GitHubSommaire Qu’est-ce que Nextcloud ? Pourquoi une application de calendrier ? La création d’une première version en quelques semaines Un succès inattendu Et maintenant ? Qu’est-ce que Nextcloud ? Nextcloud est un dérivé d'ownCloud, lan

Application mobile pour Nextcloud Calendar, l'outil manquant de l'écosystème

Ceux qui recherchent une alternative européenne et auto-hébergeable aux deux leaders mondiaux des suites bureautiques, Google Workspace et Microsoft 365, connaissent très certainement Nextcloud.

Illustration de Nextcloud Calendar

Sommaire

Qu’est-ce que Nextcloud ?

Nextcloud est un dérivé d'ownCloud, lancé en 2016 par l'Allemand Frank Karlitschek, lui-même créateur d'ownCloud. D'abord centré sur la gestion de documents, l'écosystème s'est peu à peu étendu pour intégrer tous les modules bureautiques : e-mail, visioconférence, messagerie instantanée, etc.

Dix ans plus tard, Nextcloud est l'un des leaders open source des suites bureautiques, collabore avec d'autres acteurs majeurs européens comme IONOS Cloud ou OpenProject, et s'engage à investir 250 millions d'euros d'ici 2030 dans la souveraineté numérique.

Un beau parcours qui a commencé, comme beaucoup, par un simple commit.

Nextcloud doit donc fournir des alternatives crédibles à des outils comme Google Drive, Microsoft Teams, Google Meet ou SharePoint. Pour cela, il lui faut un écosystème extrêmement complet, doublé d'une expérience d'usage très qualitative, afin de faciliter et d'accélérer l'adoption auprès des publics non techniques, qui constituent en réalité la majorité du public visé.

Pourquoi une application de calendrier ?

Contrairement à Google avec Google Agenda ou à Microsoft avec Outlook et Teams, Nextcloud ne propose pas d'application mobile dédiée à son calendrier.

Vous me direz d'abord : « C'est inutile, il suffit d'utiliser la web app. » Oui, mais non.

Imaginez un commercial en déplacement : il doit consulter son agenda, créer un rendez-vous avec un prospect et envoyer une invitation, parfois avec une connexion réseau très limitée. Dans cette situation, une application mobile, accessible en un clic et capable de fonctionner hors ligne, fait la différence.

Vous me direz ensuite : « C'est inutile, il suffit de connecter son calendrier à une application existante avec un lien CalDAV. » Encore une fois, oui, mais non.

Une application générique peut synchroniser les événements, mais elle ne sait pas créer un lien de visioconférence Nextcloud Talk, ni intégrer les fonctionnalités spécifiques de la plateforme (comme la récupération des contacts par exemple). C’est exactement ce qui fait la force des applications de Google et Microsoft : chaque brique est conçue pour fonctionner avec les autres.

Et c’est ce manque que nous avons voulu combler.

La création d’une première version en quelques semaines

Sur un coup de tête et un peu au hasard, nous avons réalisé un premier prototype.

La technologie multiplateforme React Native a été choisie dans cette optique : aller vite pour tester la faisabilité. Si l'application n'avait jamais été créée auparavant, c'était peut-être qu'il existait un verrou technique que nous n'avions pas identifié.

Nous avons créé une première version fonctionnelle et très basique en quelques jours en nous appuyant sur l'API de Nextcloud, puis nous avons amélioré l'expérience et ajouté quelques fonctionnalités (afficher ou masquer un agenda, créer un nouvel événement, ajouter des participants).

Après des tests rapides en cas réel sur Android et iOS, nous avons créé les fiches App Store et Play Store, puis publié. Trois jours plus tard, les applications étaient disponibles pour le grand public.

Un succès inattendu

L'application a été publiée sur les magasins d'applications (App Store et Play Store) en avril 2026.

Trois semaines plus tard, avec un article Reddit comme seul moyen de communication, l’application avait déjà atteint 3.500 téléchargements.

Une heureuse surprise, mais qui allait demander du travail !

L'application était avant tout destinée aux besoins internes de notre entreprise et n'avait pas été pensée pour une telle adoption.

Il a fallu transformer ce prototype réalisé rapidement en un produit capable de répondre aux besoins de milliers de personnes tout en respectant les standards de l'open source :

  • structurer une vision moyen-terme et créer une feuille de route publique
  • récolter et répondre aux retours des utilisateurs (GitHub, App Store, Play Store)
  • publier un APK à chaque version pour ceux qui n’ont pas accès au Play Store
  • renforcer les performances et l’expérience utilisateur sur tous supports (notamment sur la navigation dans le calendrier et la gestion des données)

Et maintenant ?

Avec environ 15.000 téléchargements à fin juillet 2026, l'application est utilisée au quotidien par des milliers d'utilisateurs et dispose déjà des fonctionnalités principales :

  • Visualisation des agendas personnels et partagés dans différentes vues (jour, semaine, mois, etc.)
  • Édition des événements avec ajout d’un lien de visioconférence, d’un lieu et de participants
  • Notifications configurables pour les rappels avant un événement
  • Traductions en 8 langues : français, anglais, allemand, espagnol, italien, portugais, néerlandais et russe
  • Support de plusieurs comptes connectés simultanément (par exemple, pour les ceux utilisant Nextcloud à titre pro et perso)
  • Widgets (iOS et Android) pour visualiser rapidement les événements à venir

Nous avons pu échanger récemment avec les équipes techniques de Nextcloud afin de confronter notre produit à leur expérience de l'écosystème, aux bonnes pratiques et aux attentes des utilisateurs.

Leurs retours nous ont permis de repenser notre feuille de route, qui sera mise à jour en conséquence dans les semaines à venir.

En attendant, pour celles et ceux qui disposent d'une instance Nextcloud et qui souhaitent télécharger l'application :

Et pour les plus motivés qui voudraient contribuer (ou simplement étudier le code source), voici le lien du dépôt GitHub :
https://github.com/SoluceTechnologies/nextcloud-calendar-mobile

N. D. M. : GPLv3

Commentaires : voir le flux Atom ouvrir dans le navigateur

  • ✇LinuxFr.org : les dépêches
  • Les raccourcis, du 3270 à AutoHotKey en passant par Clavier+
    Je travaille depuis plus de vingt ans sur site central (mainframe), et ça fait quasiment autant de temps que ma marotte, c'est me faciliter la vie au travail en automatisant le plus possible les actions répétitives. Vous me direz rien de bien nouveau, c'est l'essence même de l'informatique… Certes, mais je me rends compte qu'il existe tout un univers plutôt confidentiel à mon sens qui gravite autour l'aménagement de ses propres raccourcis clavier. lien nᵒ 1 : Site officiel de Clavier+lien nᵒ 2

Les raccourcis, du 3270 à AutoHotKey en passant par Clavier+

Je travaille depuis plus de vingt ans sur site central (mainframe), et ça fait quasiment autant de temps que ma marotte, c'est me faciliter la vie au travail en automatisant le plus possible les actions répétitives.

Vous me direz rien de bien nouveau, c'est l'essence même de l'informatique…

Certes, mais je me rends compte qu'il existe tout un univers plutôt confidentiel à mon sens qui gravite autour l'aménagement de ses propres raccourcis clavier.

Sommaire

Un peu d'historique

Comme déjà écrit, je travaille sur site central, et pendant longtemps, ça voulait dire utiliser un émulateur 3270 (même si ça sert encore beaucoup pour les tâches d'administration, Eclipse et VSCode sont de plus en plus présents, notamment pour développer). C'est un logiciel qui simule un terminal passif (qui se contente d'afficher un écran, et de réagir au clavier, point barre - mais qui dispose du 24 touches fonction physiques), et qui dispose de fonctionnalités « modernes », tel le copier-coller (oui, oui, point de copier-coller sur terminal passif).
Ce qu'il y a de chouette avec un émulateur, et ça rejoint (enfin) le sujet de cette dépêche, c'est que ça permet de lancer des séquences de frappes de touche.

Menu principal d'ISPF

Prenons comme exemple l'affichage d'une table de paramétrage, pour afficher le contenu d'une table il faut :

  • Appuyer sur la touche ECHAP (qui efface l'écran)
  • Taper X RCD071
  • Valider avec Enter
  • Saisir le nom de la table de paramétrage
  • Interroger son contenu avec PF3

L'émulateur permet de lancer des séquence de touches de plusieurs manières :

  • à l'aide d'un raccourci clavier ;
  • à l'aide d'un pad, ensemble paramétrables de boutons auxquels on peut associer des actions, dont une séquence de frappes de touche. C'est là que ça commence à devenir intéressant, je vais y revenir.

En reprenant l'exemple du listage d'une table de paramétrage, je peux facilement associer le listage de la table1 à un raccourci, et celui de la table2 à un autre.

Problème de place

Et c'est là qu'on s'aperçoit vite des limites des raccourcis claviers : leur nombre est forcément limité, d'autant plus que bon nombre de combinaisons sont déjà prises : il est illusoire de vouloir se passer de CTRl+C et de CTRL+V par exemple.
L'autre problème est celui de la mémoire, pas celle du PC, mais celle de celui ou celle qui est derrière le clavier : pas facile de mémoriser toutes ces combinaisons.

Le pad

J'ai gardé pour maintenant cette histoire de pad : mais qu'est-ce que ça apporte ? Et bien ça « libère » de la mémoire : la vocation du raccourci est disponible sous les yeux, et ça, j'achète !

Moyennant un petit travail de classification en sous-groupes, je retrouve facilement tous mes raccourcis en un clin d'œil.
Mais n'avoir à disposition que des boutons, est-ce suffisant ?
Pas vraiment, parce que libellé d'un bouton, c'est statique.

Le cas Pacbase

PACbase est un AGL (NdM: propriétaire) générant du COBOL, intégrant un dictionnaire de données. On y stocke :

  • des données ;
  • des structures de données ;
  • des programmes ;
  • des textes pour la documentation ;
  • etc.

Ce qui est important pour le sujet que j'évoque que la navigation dans ce référentiel est entièrement textuelle, on accède aux entités au travers d'une ligne de commande :

  • j'affiche la donnée toto en tapant E toto ;
  • j'affiche la documentation de donnée toto en tapant e toto gc (ou si je suis déjà en train de consulter la donnée toto en tapant -gc) ;
  • j'affiche un programme titi en tapant p titi, sa documentation en tapant p titi gc
  • etc.

C'est là qu'on s'aperçoit de limite des boutons (même si c'est mieux que les raccourcis) : pas question de créer autant de boutons que d'entités à accéder.

L'invite de commande « universelle »

Il se trouve que l'interface principale du site central (hors applications métiers) qui s'appelle ISPF (NdM: propriétaire) est également textuelle est qu'elle possède également une ligne de commande.

J'ai donc cherché à mettre au point une interface dans laquelle je taperai mes commandes, qui seraient mémorisées et qui, à l'instar du comportement d'un terminal, faciliterait le rappel de commandes.

Au passage, j'ai écrit une macro « universelle » qui permet d'interagir de manière scriptée avec l'émulateur, en utilisant un pseudo langage très basique, mais permettant des actions reproductibles : saisie de paramétrage (permettant une « saisie » d'environnement en environnement), réinitialisation de mot de passe avec envoi de courriel avec les mots de passe provisoire, etc.

Je me suis appuyé sur différents modules proposés par l'émulateur 3270, avec comme limites l'univers site central. Or il se trouve que j'avais envie d'automatiser plein d'autres actions sur d'autres logiciels (comme lancer les règles dans Outlook par exemple).

Les logiciels de raccourcis sous Windows

Clavier+

C'est alors que j'ai découvert :

  • Clavier+ (GPLv3), un logiciel libre qui a la bonne idée de pouvoir être lancé en ligne commande avec une documentation tout en français ;
  • les pages HTA, qui sont des fenêtres écrites en HTML / Javascript / CSS.

Clavier+

J'écris mes pads en HTA, avec des liens qui lancent des actions via Clavier+. Et là, c'est quasi parfait : je paramètre Clavier+ pour lancer une fenêtre HTA quand je tape sur la touche PAUSE (facile d'accès et peu utilisée en standard) qui m'affiche des boutons d'actions et des invites de commandes, fenêtre qui se masque une fois l'action lancée et que je rappelle en rappuyant sur PAUSE. J'ai donc Clavier+ qui lance une fenêtre qui permet de lancer plein d'actions via Clavier+. Pas toujours facile de s'en sortir avec du Javascript pas toujours reconnu dans ses dernières fonctions pourtant bien pratique, et surtout, pas simple de gérer la persistance des données, même si je m'en suis sorti à l'aide de cookies.

AutoHotKey

Je change d'entité dans le groupe qui m'emploie, et patatras, pas de Clavier+ dans le centre logiciel ! Je me lance dans une demande d'intégration de Clavier+, demande qui traîne, et voilà que je découvre que si Clavier+ n'est pas proposé, c'est qu'à sa place figure AutoHotKey (GPLv2)
Exemple de GUI AHK

\o/ : apothéose : Autohotkey (AHK), c'est clavier+ puissance 1 000 ! Ça gère les raccourcis — heureusement —, mais aussi et surtout les interfaces graphiques, les fichiers, etc. C'est très puissant, mais la documentation — tout en anglais — est parfois un peu absconse (Clavier+ c'est juste génial à ce niveau).

Fonctionnalités communes

  • Activation d'une fenêtre par son titre
  • Restriction de l'usage d'un raccourci à une fenêtre donnée (via son titre)
  • des configurations séparables par fichiers

Ce qu'apporte AHK

  • les interfaces graphiques
  • interaction avec le système de fichiers
  • la superposition des configurations
  • et beaucoup plus encore

En résumé

Pour celles et ceux qui souhaitent découvrir comment facilement paramétrer des raccourcis claviers, Clavier+ et fait pour vous. Pour aller (beaucoup beaucoup) plus loin AutoHotKey ouvre tout un univers de possibilités.

PS

Quelque raccourcis que j'utilise tout le temps

  • rappel des commandes passées (PACbase et ISPF)
  • lancement des règles sous Outlook
  • recherche des erreurs de compilation COBOL sous VScode
  • configuration et tri des SYSOUT sous SDSF

Tip

Ne pas rager pas si votre tout dernier raccourci ne fonctionne pas avec Clavier+ : vous avez certainement laissé la fenêtre de configuration ouverte…

Commentaires : voir le flux Atom ouvrir dans le navigateur

  • ✇LinuxFr.org : les dépêches
  • LibrePlan 1.6.0 : nouvelle version de l’outil libre de gestion de projets
    Une nouvelle version de LibrePlan vient d’être publiée. LibrePlan est une application web libre de gestion de projets, de ressources et de portefeuilles de projets, développée depuis 2009. Le projet est distribué sous licence AGPLv3 et peut être auto-hébergé. Le logiciel vise notamment les organisations souhaitant conserver la maîtrise de leurs données et éviter une dépendance à des plateformes SaaS propriétaires. lien nᵒ 1 : Code sourcelien nᵒ 2 : Site du projetlien nᵒ 3 : Démonstration en li

LibrePlan 1.6.0 : nouvelle version de l’outil libre de gestion de projets

Une nouvelle version de LibrePlan vient d’être publiée.

LibrePlan est une application web libre de gestion de projets, de ressources et de portefeuilles de projets, développée depuis 2009. Le projet est distribué sous licence AGPLv3 et peut être auto-hébergé.

Le logiciel vise notamment les organisations souhaitant conserver la maîtrise de leurs données et éviter une dépendance à des plateformes SaaS propriétaires.

Cette version 1.6.0 introduit plusieurs évolutions importantes :

  • gestion des risques et des incidents (« issue & risk log ») ;
  • dépôt documentaire par projet ;
  • vue pipeline des projets ;
  • indicateurs visuels de statut des projets ;
  • amélioration des fonctions de gouvernance et de suivi ;
  • extension importante de l’internationalisation.

Le projet prend désormais en charge 18 langues. Les nouvelles traductions ont été produites à l’aide d’outils d’IA puis intégrées et corrigées par la communauté.

Sur le plan technique, LibrePlan continue à s’appuyer sur une architecture Java/PostgreSQL et propose un déploiement simplifié via Docker. Le projet utilise également Forgejo Actions pour son infrastructure CI/CD, dans une logique de souveraineté numérique et d’indépendance vis-à-vis des grandes plateformes centralisées.

LibrePlan peut être utilisé aussi bien par des entreprises que par des administrations publiques ou des organisations souhaitant disposer d’une solution libre et auto-hébergeable pour la planification, l’allocation des ressources et le suivi de projets.

Commentaires : voir le flux Atom ouvrir dans le navigateur

  • ✇LinuxFr.org : les dépêches
  • Sortie de Tryton 8.0
    Le 20 avril 2026 est sortie la version 8.0 de long support de Tryton un progiciel de gestion intégré modulaire et multiplate-forme. La version 8.0 de Tryton s'inscrit dans la continuité des versions précédentes en améliorant la stabilité, les performances et les fonctionnalités (dont ci-dessous les principales). Cette version a un support long de cinq ans comparé à une année pour version précédentes. lien nᵒ 1 : Annoncelien nᵒ 2 : Démolien nᵒ 3 : Dépêche sur la sortie 7.8lien nᵒ 4 : Documenta

Sortie de Tryton 8.0

Le 20 avril 2026 est sortie la version 8.0 de long support de Tryton un progiciel de gestion intégré modulaire et multiplate-forme.

Tryton

La version 8.0 de Tryton s'inscrit dans la continuité des versions précédentes en améliorant la stabilité, les performances et les fonctionnalités (dont ci-dessous les principales).
Cette version a un support long de cinq ans comparé à une année pour version précédentes.

Interface et usage quotidien

Quand un champ a été modifié par les actions de l'utilisateur, il est identifié afin de permettre une vérification visuelle avant de sauvegarder.

Champ langue du tiers modifié

Les onglets peuvent être réorganisés maintenant aussi pour le client web et l'action de déconnexion est désormais dans le même menu qui contient déjà les notifications et les préférences utilisateurs afin de donner encore plus d'espace dans l'entête pour les onglets.

Modules métiers

Sur le plan fonctionnel, la version 8.0 s'enrichit avec de nouveaux modules : gestion des chèques, gestion des accises et suivi d’alcool ainsi que le suivi de la vente de service par des tâches de projet.

Les modules comptables espagnols et allemands ont été sortis du dépôt standard afin d'être gérés plus simplement par la communauté.

Administration et développement

La version 8.0 ajoute le support de Python 3.14 et arrête celui de Python 3.9.
La librairie psycopg est mise à jour à la version 3 ce qui permet d'envoyer les requêtes SQL et leurs paramètres séparément et ainsi lever les limitations sur la taille des paramètres (entre autre le nombre d'IDs dans les clause column IN (...)).

Il est maintenant possible de définir des champs Function (c-à-d calculés par l'ORM) uniquement par une expression SQL. Cette expression sera utilisée pour la lecture, la recherche et le tri.

La définition des modules a été améliorée pour permettre l'utilisation de sous-répertoires plus facilement. En effet, on peut maintenant créer un fichier tryton.cfg dans un sous-répertoire et utiliser un chemin relatif depuis celui-ci vers ses fichiers ressources.

Une API REST a été ajoutée au serveur et une librairie cliente naiad a été publiée. Elle permet de remplacer l'utilisation du module trytond directement pour la création d'applications connexes telles que des sites web. C'est une architecture plus flexible que celle utilisée jusqu'à maintenant comme dans le module flask-tryton.

Les sessions pour le client web sont maintenant stockées comme cookie pour plus de sécurité.
Le client web utilise à présent uniquement des chemins relatifs, ce qui permet de le servir depuis un sous-répertoire.

Appel à sponsor

Pour préparer l'obligation de facturation électronique en France, un appel à sponsor a été lancé pour intégrer la plateforme agrée SUPER PDP.

Commentaires : voir le flux Atom ouvrir dans le navigateur

Une coalition de neuf entreprises européennes lance Euro-Office, alternative bureautique souveraine et open source

Après l’'annonce du projet d’infrastructure commune Euro-3C déjà présenté sur LinuxFR.org, une nouvelle annonce dans le domaine bureautique commun au niveau européen vient d’être faite en cette fin de mois à Berlin.

Une coalition d’entreprises européennes du logiciel libre lance Euro-Office, une suite bureautique souveraine et open source.

NdM : sur la thématique de suites bureautiques, beaucoup d’actualités ces derniers temps
ODF est l’avenir, OOXML le passé, NextCloud et le format ODF : des gros nuages orageux, Allemagne : le format ODF obligatoire dans l’administration, ONLYOFFICE suspend son partenariat avec Nextcloud suite a son fork pour le projet Euro-office, Euro-Office : IONOS, Nextcloud et Proton lancent le fork européen d’ONLYOFFICE qui veut en finir avec Microsoft Office, «Bercy réfléchit bien à trouver une alternative au Microsoft de Windows», etc.

Euro-Office est un outil d’édition bureautique en ligne conçu pour être intégré dans des plateformes existantes comme des solutions de partage de fichiers ou de gestion de projet. Contrairement aux suites complètes, il ne gère pas l’ensemble de l’environnement de travail mais se concentre sur l’ouverture, l’édition et la coédition de documents, avec une interopérabilité affichée avec les formats Microsoft.

Portée par Ionos, Nextcloud, XWiki, OpenProject, Eurostack, Soverin, Proton, Abilian et BTactic, l’initiative publie une préversion technique disponible immédiatement sur GitHub, avec une première version stable annoncée pour l’été.

Le projet s'appuie sur le code d’OnlyOffice, qui a une base Open Source, sous licence AGPL.

Elle intervient au moment précis où Onlyoffice met fin à son offre cloud, contraignant des milliers d’organisations à chercher une alternative.

Commentaires : voir le flux Atom ouvrir dans le navigateur

  • ✇LinuxFr.org : les dépêches
  • ODF est l’avenir, OOXML le passé
    Ceci est la traduction d’un article (en) d’Italo Vignoli (en), co-fondateur de TheDocumentFoundation (TDF), la fondation qui pilote la suite bureautique LibreOffice sur le blog de TDF. Italo Vignoli rappelle que le choix d’un format de fichier n’est pas anodin et qu’il se prolonge dans l’avenir. Il explique en quoi le format Open Document Format (ODF) est préférable au format Office Open XML (OOXML) de Microsoft. Notamment de par sa conception qui fait de l’ODF un format transparent qui n’est l

ODF est l’avenir, OOXML le passé

Ceci est la traduction d’un article (en) d’Italo Vignoli (en), co-fondateur de TheDocumentFoundation (TDF), la fondation qui pilote la suite bureautique LibreOffice sur le blog de TDF.

Italo Vignoli rappelle que le choix d’un format de fichier n’est pas anodin et qu’il se prolonge dans l’avenir. Il explique en quoi le format Open Document Format (ODF) est préférable au format Office Open XML (OOXML) de Microsoft. Notamment de par sa conception qui fait de l’ODF un format transparent qui n’est lié à aucune entreprise commerciale et qui peut ainsi être adopté par n’importe qui sans restriction.

Sommaire

Quand une personne, un gouvernement, une école ou une entreprise choisit un format pour conserver et échanger ses documents numériques, ce n’est pas seulement une décision technique, mais cela revient à placer un pari sur le type d’infrastructure numérique dont ils dépendront dans le futur.

En ce sens, les formats ODF et OOXML ne sont pas des options équivalentes parmi d’autres, mais des solutions radicalement différentes : l’une est tournée vers un avenir d’ouverture, d’interopérabilité et de souveraineté numérique, quand l’autre est resté sur un passé où l’on défendait la position dominante d’une entreprise via un verrouillage numérique.

ODF est conçu pour être ouvert et transparent

Le format OpenDocument a été envisagé dès le départ comme un standard ouvert. Il a été conçu et développé par une communauté sous les auspices du consortium OASIS, puis ratifié par l’ISO, afin d’être implémenté par n’importe qui, sur n’importe quelle plateforme, sans avoir à verser des redevances et sans dépendre d’une seule entreprise ni nécessiter son autorisation.

Il ne s’agit pas là de détails techniques insignifiants, mais bien d’une déclaration de stratégie politique et économique inhérente au format lui-même.

ODF est basé sur un schéma XML épuré facile à lire même pour les personnes non initiées à la technique et réutilisable. La nomenclature des couleurs respecte les conventions Web et son architecture réutilise des composants issus des normes ouvertes largement adoptés. Le format a été conçu pour travailler dans une infrastructure transparente et ouverte, pas contre elle.

Lorsqu’une administration publique archive un document au format ODF, on peut être sûr que n’importe quel futur gouvernement, n’importe quelle future application, propriétaire ou libre, et n’importe quelle future plateforme pourra le lire, le gérer, traiter et transformer ce document parce que les spécifications sont publiques et qu’elles sont claires, complètes et exemptes de toute restriction.

En ce sens, l’engagement en faveur d’ODF est tourné vers l’avenir, car il s’inscrit dans la lignée de l’évolution des technologies et des infrastructures basées sur le logiciel libre ainsi que dans celle de la stratégie européenne en matière de souveraineté numérique.

OOXML a été conçu pour préserver le passé

Le format OOXML, ou Office Open XML, n’a pas été conçu dans un souci d’interopérabilité, mais pour répondre à un objectif très précis : encoder les formats binaires de Microsoft Office en XML de manière à permettre à Microsoft de prétendre respecter la norme sans pour autant renoncer à son emprise sur les utilisateurs par le biais d’un verrouillage technologique.

Cette genèse n’est pas de l’histoire ancienne, mais remonte à la période comprise entre 2006 ‒ par pure coïncidence, l’année où le format ODF a été approuvé par l’ISO ‒ et 2008, année de l’événement grotesque connu sous le nom de « Ballot Resolution Meeting » (réunion de résolution des votes), qui a conduit à l’approbation d’OOXML par l’ISO et qui est consignée dans toutes les versions de la spécification.

OOXML Transitional, la variante que presque tous les documents Microsoft Office utilisent en pratique, et la seule disponible aujourd’hui, est explicitement définie comme une couche de compatibilité avec les anciens formats binaires (les, désormais oubliés, DOC, XLS et PPT, qui n’étaient rien d’autre que l’enregistrement de la mémoire de travail sur le disque), et contient des milliers d’éléments non documentés, d’exceptions spécifiques au format et de références à des systèmes Microsoft hérités qu’aucun tiers ne peut reproduire intégralement.

La spécification elle-même reconnaît que les fichiers Transitional peuvent contenir des éléments dont le comportement est « hérité » et dont l’affichage correct nécessite une connaissance des systèmes propriétaires de Microsoft. En bref, pour implémenter correctement OOXML Transitional, il faut décoder trente ans d’histoire de Microsoft Office, ce que personne, à l’exception de Microsoft, ne peut faire, et que personne ne pourra jamais faire.

En ce sens, choisir OOXML n’est pas un pari mais un choix rétrograde, parce que le format n’est ouvert qu’en apparence ‒ mais il suffit de très peu, d’un peu de bonne volonté, pour se rendre compte qu’il est complètement fermé ‒ et a été conçu pour être un mécanisme de verrouillage.

Deux voies de normalisation complètement différentes

Le parcours de l’OOXML vers la ratification ISO est un catalogue de tout ce qui ne devrait jamais se produire au cours d’un processus de normalisation, à commencer par la méthode Fast Track. Un commentaire disait : « Ce serait vraiment triste si l’ISO abaissait ses normes au point d’accepter cette monstruosité ».

Un autre commentaire, émanant d’un membre du comité technique de l’ISO qui a approuvé OOXML, résume bien les problèmes de ce format : « Le problème avec OOXML ne réside pas seulement dans le fait que le document lui-même est d’une taille monstrueuse. Le format OOXML actuel présente un certain nombre de problèmes techniques qui ont été énumérés en détail ailleurs. Un autre problème réside dans le fait que la spécification elle-même n’est pas rédigée comme une norme, mais plutôt comme le type de documentation technique que l’on s’attendrait à trouver pour un produit commercial. Cela entraînera de graves problèmes d’interopérabilité dans la pratique, et comme l’interopérabilité est l’essence même d’une norme, cela est inacceptable ».

Le marché a confirmé ce que le processus de normalisation avait cherché à dissimuler : OOXML Transitional n’a jamais offert l’interopérabilité qu’il promettait, ainsi que le confirment les pertes de contenu, les différences d’affichage et diverses autres incompatibilités entre la mise en œuvre de Microsoft Office et celles de tiers, qui persistent et sont encore documentées aujourd’hui. Une véritable norme devrait être parfaitement reproductible en suivant sa spécification, et ne devrait pas nécessiter de recourir à la rétro-ingénierie ou à des approches par essais et erreurs.

L’ODF, en revanche, a suivi le processus de normalisation ISO, et c’est pour cette raison qu’il s’agit du format recommandé par le cadre d’interopérabilité de l’UE, par le Deutschland-Stack allemand ‒ qui l’impose aux côtés du PDF/UA à tous les niveaux de l’administration publique ‒ et par un nombre croissant de cadres nationaux, qui ont conclu de manière indépendante qu’une réelle interopérabilité nécessite une norme véritablement ouverte, qui réponde à la définition d’une norme telle que l’ODF.

L’ODF est « tourné vers l’avenir »

Un format tourné vers l’avenir est un format qui réduit la dépendance future, et non qui la renforce. C’est un format qui peut être utilisé sans nécessiter la connaissance des technologies propriétaires d’un seul fournisseur. C’est un format qu’une administration publique peut confier en toute confiance à ses citoyens, à ses archives et à ses successeurs.

ODF répond à ces critères. Son architecture est transparente, ses schémas sont clairs et sa gouvernance est véritablement ouverte. Ses différentes implémentations démontrent chaque jour qu’il peut être mis en œuvre intégralement et fidèlement par des projets très différents les uns des autres, non pas parce qu’ils l’ont rétro-conçu, mais parce que les spécifications sont complètes et facilement compréhensibles.

Un format « tourné vers le passé », en revanche, est un format qui lie l’avenir aux stratégies commerciales d’un seul fournisseur. En ce sens, OOXML Transitional est un artefact archéologique qui préserve le passé au détriment de l’avenir. Les organisations qui l’adoptent comme norme parient ‒ ou peut-être espèrent-elles simplement ‒ que la feuille de route de Microsoft, la tarification de Microsoft et les choix de plateformes de Microsoft resteront inchangés indéfiniment.

C’est un risque qu’aucun gouvernement, aucune entreprise ni aucune institution ‒ ni d’ailleurs aucun individu soucieux de l’intégrité à long terme de ses données ‒ ne devrait se sentir à l’aise de prendre.

Le problème avec les « alternatives » c’est qu’elles ne sont pas vraiment alternatives

L’OOXML ‒verrouillé par conception comporte une deuxième dimension, plus subtile‒ et bien plus dangereuse pour les utilisateurs et les utilisatrices ‒, qui mérite d’être expliquée : le rôle des logiciels qui se présentent comme une alternative à Microsoft Office, mais qui utilisent OOXML comme format natif par défaut.

C’est un choix technique biaisé. Il s’agit là d’un choix technique partial. Lorsqu’une suite bureautique, qu’elle soit propriétaire ou « nominalement » open source, définit OOXML comme format par défaut pour les documents, elle n’offre pas de moyen de sortir de l’écosystème Microsoft, mais le renforce en réalité. Chaque fichier OOXML créé par une application non-Microsoft est un fichier qui valide OOXML en tant que norme, ce qui alimente le discours de Microsoft sur l’interopérabilité et rend la migration hors de la collection de formats Microsoft légèrement plus difficile.

Les alternatives réelles ‒ les applications qui prennent au sérieux l’interopérabilité et les normes ouvertes ‒ utilisent ODF par défaut et traitent OOXML comme une couche de compatibilité pour l’importation/exportation, et non comme un format natif. La distinction est importante : c’est la différence entre soutenir l’écosystème des formats ouverts et confier sa stratégie de format à l’architecture héritée de Microsoft, tout en parlant d’ouverture.

L’Allemagne a fait son choix

Le mandat allemand sur le Deutschland-Stack est le signal le plus clair de ces derniers temps quant à la direction prise par la politique européenne. En rendant l’ODF obligatoire à tous les niveaux fédéral, régional et municipal, l’Allemagne a institutionnalisé ce que les défenseurs de cette cause réclamaient depuis au moins vingt ans : que les normes ouvertes soient des pré-requis pour une souveraineté numérique, et non une simple option.

Cette obligation n’est pas contre Microsoft mais en faveur de la souveraineté, parce qu’elle affirme que les documents administratifs appartiennent à l’État, et non à un seul fournisseur. Les données des citoyens doivent rester lisibles à jamais et ne peuvent en aucun cas être soumises à une licence logicielle. Par conséquent, le format de document doit permettre aux administrations publiques de faire un choix indépendant et de migrer sans que le format lui-même ne constitue un obstacle.

La voie est claire

L’ODF est le format de la souveraineté numérique et d’une infrastructure publique ouverte, transparente et interopérable. Il a été conçu pour un avenir où aucun fournisseur unique ne pourra contrôler le niveau documentaire de la civilisation.

OOXML est un format étroitement lié à l’histoire de l’entreprise Microsoft, traduit en XML et ratifié au milieu de la controverse. Il a été conçu pour garantir que l’avenir reste compatible avec le passé de Microsoft, ce qui réduit considérablement la liberté de choix des gouvernements, des organisations, des entreprises et des particuliers et qui limite leur contrôle sur leurs documents.

Quelques notes de la traductrice

Quand Italo Vignali dit que le format :

ODF est basé sur un schéma XML épuré facile à lire même pour les personnes non initiées à la technique

Il a tout à fait raison. Les spécifications sont plutôt faciles à comprendre dans l’ensemble et le système de balisage est tout aussi facile à comprendre. Quant à la structure d’un fichier ODF (qui est en fait un fichier compressé) est aussi simple et claire. Et cela même si le fichier XML peut être plutôt difficile à lire selon la complexité du fichier généré.

J’ai traduit « open source » par « logiciel libre » car il m’a semblé que c’était clairement le propos.

Cet article s’inscrit dans toute une série d’articles qu’Italo Vignoli a écrit sur le format ODF (EN), il n’est pas improbable qu’il l’ait écrit (ou, tout au moins, mis en ligne) en réaction à la décision de NextCloud de configurer l’OOXML comme format par défaut de Collabora Online.

L’article d’origine est sous licence CC BY-SA 3.0, qui est une version plus ancienne de celle utilisée par défaut sur LinuxFR.

Et enfin, cette traduction a été assistée par DeepL.

Commentaires : voir le flux Atom ouvrir dans le navigateur

  • ✇LinuxFr.org : les dépêches
  • LibreOffice 26.2 : Markdown, accessibilité et plein d’autres nouveautés et améliorations
    En février, il y a la corvée commerciale de la Saint-Valentin et les réjouissances intellectuelles consécutives à la sortie d’une nouvelle version de la suite bureautique LibreOffice. C’est, bien évidemment, sur LibreOffice 26.2 que l’on va se pencher. Au menu, du très visible, comme les boites de dialogues, du très attendu comme la prise en compte du Markdown ou du moins visible comme le travail sur l’accessibilité. Il va de soi que les notes de version sont plus exhaustives et qu’il ne s’agit

LibreOffice 26.2 : Markdown, accessibilité et plein d’autres nouveautés et améliorations

En février, il y a la corvée commerciale de la Saint-Valentin et les réjouissances intellectuelles consécutives à la sortie d’une nouvelle version de la suite bureautique LibreOffice. C’est, bien évidemment, sur LibreOffice 26.2 que l’on va se pencher. Au menu, du très visible, comme les boites de dialogues, du très attendu comme la prise en compte du Markdown ou du moins visible comme le travail sur l’accessibilité.

Il va de soi que les notes de version sont plus exhaustives et qu’il ne s’agit ici que d’une sélection.

Logo de LibreOffice

Sommaire

Avant de commencer : toutes les captures d’écran ont été faites, volontairement, sur une interface très personnalisée.

L’accessibilité

L’accessibilité de la suite bureautique est un important chantier pour lequel une personne a été recrutée en 2023 (en). Cette version-ci a fait l’objet d’améliorations sensibles. Parallèlement, Sophie Gautier, coordinatrice de The Document Foundation1 (Foundation coordinator) est en train de monter un groupe de travail qui a pour objectif la publication d’un rapport de conformité en matière d’accessibilité pour répondre à la norme européenne EN 301 549 (en) d’accessiblité numérique. La langue de travail de ce groupe est l’anglais.

Concernant les améliorations de cette version :

  • la boite de dialogue « Vérifier les mises à jour », Aide > Vérifier les mises à jour… est devenue accessible aux lecteurs d’écran ;
  • les fonctions d’accessibilité des aperçus des bordures, onglet « Bordures » des boites de dialogue, ont été revues afin qu’elles ne perturbent plus les dispositifs d’assistance ;
  • sur Linux : la boite de dialogue Outils> Orthographe est annoncée correctement par le lecteur d’écran ;
  • quand on supprimait la sélection accessible, le curseur se déplaçait automatiquement au début du texte, ce comportement perturbant est supprimé ;
  • dans Writer, les fautes d’orthographe ne sont plus signalées par les dispositifs d’assistance si la vérification orthographique n’est pas activée ;
  • l’accessibilité au clavier de la boite de dialogue des extensions : Outils >  Extensions est accessible aux lecteurs d’écran ;
  • et enfin, il est possible de naviguer entre les onglets verticaux avec des raccourcis clavier.

Support du Markdown

Le Markdown est devenu le format de balisage léger standard « de fait ». Et c’est celui supporté par LinuxFR. Son support a été introduit dans cette version, c’est un des formats d’enregistrement qui s’est ajouté à la série des autres formats de la suite, pas un format d’export. Pour l’utiliser pour vos sites, passant pour LinuxFR, vous devrez :

  • soit ouvrir le fichier .md dans un éditeur de texte, n’importe lequel, même Mousepad fait l’affaire par exemple, et copier-coller ensuite le tout à partir de l’éditeur de texte là où vous le voulez ;
  • soit, si cela est possible, importer le fichier .md dans ce qui vous sert pour gérer le site comme le fait par exemple l’extension ODT2SPIP pour le système de gestion de contenu SPIP qui permet de créer une nouvelle page dans SPIP avec un fichier.ODT.

Comment ça marche avec LinuxFR ? Plutôt bien. Les styles de caractère Accentuation (ici en italiques) et Accentuation forte (ici gras) sont bien reconnu ainsi que Texte source pour « télétype », les indications in-texte encadrées de l’accent grave U+0060. Les styles de paragraphes :

  • Bloc de citation (paragraphes de citation précédés d’une ligne blanche et du signe « > » dans la saisie de contenu sur LinuxFR) ;
  • Contenu de tableau ;
  • Corps de texte ;
  • Liste, par contre la numérotation des listes ordonnée ne semble pas bien fonctionner, il faut saisir les numéros à la main ;
  • Texte préformaté pour écrire des blocs de code ;
  • Titre 1, Titre 2, Titre 3 et Titre de tableau.

Les tableaux sont bien repris ainsi que les liens insérés via l’insertion d’hyperliens.

Ce qui ne semble pas fonctionner du tout : ce sont les notes, elles disparaissent corps et biens. C’est peut-être dû au passage dans l’éditeur de texte qui transforme un peu le document. Et, évidemment, il faut rajouter les images avec la syntaxe LinuxFR.

Petite remarque, si vous utilisez un LibreOffice 25.8, vous avez peut-être pu constater qu’il était question d’enregistrement au format .md, cette information a été ajoutée trop précocement car la version 25.8 ne gère pas le Markdown.

L’interface et les boites de dialogue

Les boites de dialogue, notamment de styles et de formats, ont beaucoup changé. Longtemps elles se sont affichées avec une présentation par onglets en haut et le contenu dessous.

Puis il y a une période de transition en 2025 qui a fait grincer une collection complète de dents où on avait, selon l’endroit où on était, soit des onglets soit une navigation par menu latéral. Cette dernière avait un gros défaut : par exemple pour la configuration des styles dans Writer il fallait descendre tout en bas pour accéder aux options qui étaient cachées. Et il n’y avait pas de barre de défilement pour aller plus vite.

LibreOffice 26.2 voit ces défauts corrigés : les boites de dialogue sont harmonisées dans toute la suite et leur menu latéral, toujours sans barre de défilement qui s’avère finalement inutile, montre clairement tous les types de paramètres auxquels on peut accéder. Et, comme on peut le voir, LibreOffice a intégré une meilleure prise en charge des systèmes d’écritures asiatiques et complexes en affichant deux colonnes, une pour les polices occidentales, ou pour les polices asiatiques ou complexes. Une personne a également été recrutée en 2023 (en) pour travailler sur le support des systèmes d’écriture de droite à gauche (RTL) et complexes (CTL).

Boite de dialogue Style de paragraphe avec la navigation par onglets à gauche, puis les deux colonnes de choix de police, occidental ou asiatique ou complexe

Si toutefois, vous préférez revenir à l’affichage avec les onglets, il suffit d’aller dans le menu Outils > Options > Apparenceau niveau de « Boites de dialogue » et cocher l’option Horizontal en haut.

Choix de la position des onglets des boites de dialogue, LibreOffice 26.2

Il faut savoir que les onglets en haut ne s’affichent que sur une seule ligne et qu’il faudra donc naviguer avec les flèches quand il y a de nombreuses options.

Boite de dialogue avec les onglets en haut

Writer

Il y a un certain nombre d’amélioration autour de la compatibilité avec le format DOCX : séparation de tableaux flottants en plusieurs tableaux, suppression de la numérotation des notes de bas de page à l’ouverture d’un fichier DOCX, etc.

On relèvera deux nouvelles options d’alignement des paragraphes : « Début » et « Fin ». Si vous utilisez l’alphabet latin, vous ne verrez aucune différence avec les deux options « Forcer à gauche/en haut » et « Forcer à droite/en bas ». Elles ont été développées pour réutiliser plus facilement les styles entre les divers systèmes d’écriture.

Comparaison des nouveaux types d’alignement de LibreOffice 26.2

Pour continuer sur la lancée du travail pour la prise en compte des systèmes d’écriture dont le fonctionnement est différent de celui de l’alphabet latin, il est possible de changer la direction du texte : de gauche à droite ou de droite à gauche en cours de travail. Cela peut se paramétrer dans les styles.

Définition de la direction du texte dans le style de paragraphe

Calc

Un gros travail sur les performances a été fait : vitesse de défilement, rapidité des classeurs avec de nombreuses formes et du rejet des modifications. On voit apparaître de nouvelles options de tri (Données >Trier) qui dépendent de la « locale » (langue définie dans les Options de LibreOffice). On peut ainsi déterminer quel caractère est utilisé comme séparateur de décimal pour le tri naturel.

Les nouvelles options de tri de Calc 26.2

On peut relever aussi une avancée ergonomique qui va plaire à toutes celles et ceux qui utilisent les matrices, on peut maintenant modifier les formules matricielles avec la combinaison de touches : F2 + ↑ Maj + Ctrl + Entrée, il n’est plus nécessaire de modifier la formule elle-même.

Et aussi : si vous utilisez (pourquoi diable ?) le format d’enregistrement XLSX, c’est le format EXCEL2010+ qui est le format par défaut, il change de nom pour devenir « Classeur Excel 2010-365 ».2

En vrac

Base est devenu complètement multi-utilisateur, TDF a, d’ailleurs, recruté une personne pour travailler sur l’application.

Concernant les diagrammes (ou chart) : dans le Volet latéral, quand le graphique est en mode modification et que l’on va, au niveau de « Couleurs », sur la palette, on a une prévisualisation en direct dans le diagramme ce qui permet de tester le choix de couleurs plus facilement.

Les polices embarquées dont la licence ne permettait pas l’édition étaient jusqu’à présent ignorées et remplacées à l’affichage, ni vu, ni connu par une fonte de substitution. Ce défaut a été corrigé.

L’export PDF gère les liens avec les documents externes : Fichier > Exporter au format PDF > Liens.

Export PDF de LibreOffice 26.2 et suppression des liens entre documents

Les dictionnaires hongrois, mongol et portugais du Portugal ont été mis à jour ainsi que les règles de césure de la langue hongroise.

JSON, pour JavaScript Object Notation, est un format standard utilisé pour représenter des données structurées. Il est utilisé notamment pour échanger les informations entre un navigateur et un serveur. C’est, par exemple, le format de sauvegarde des marques-pages de Firefox ou de certains fichiers d’archives de Mastodon. Les documents XML et JSON génériques avec des plages pouvant être liées sont maintenant automatiquement mappés à des feuilles dans Calc. Une plage pouvant être liée est une section d’un document contenant des enregistrements tabulaires. Lorsqu’un document contient plusieurs plages pouvant être liées, chaque plage est mappée à une seule feuille3.

Et si vous avez envie de vous amuser avec les fonctions expérimentales (à activer dansOutils > Options > LibreOffice > Avancé), vous pouvez jouer avec la nouvelle de boite de dialogue « Gestion des macros ».

Pour finir

Cette dépêche a, bien, évidemment, été rédigée avec LibreOffice et, cette fois-ci dans un fichier enregistré en Markdown. Les seules balises que j’ai dû entrer à la main sont celles des images. Kate a l’air de modifier le fichier et, quand je réouvre le .md dans LibreOffice, il y a des styles qui ont sauté mais la mise en forme reste visuellement la même. Kate rajoute aussi des barres obliques devant les « > », aux crochets [ ] et même à certains hyperliens (images). Il y a peut-être des éditeurs de texte plus adaptés ou des réglages à faire.

J’ai rédigé cette dépêche en même temps qu’un article sur LibreOffice 26.2 pour mon site. Si l’article n’est pas vraiment dupliqué, il n’est pas étonnant d’y trouver des morceaux ici.

Que tout cela ne nous empêche d’adresser tous nos remerciements à celles et ceux qui font de LibreOffice une suite bureautique si agréable à utiliser et si performante.

Post-scriptum : si vous voulez savoir comment modifier les couleurs de l’interface comme sur les captures d’écran, ça peut s’envisager, demandez gentiment, avec un peu de chance.


  1. The Document Foundation ou TDF est la fondation de droit allemand qui pilote le projet LibreOffice. ↩

  2. Il y a deux formats OOXML différents et donc deux formats XLSX différents, la version 2007 et la version actuelle depuis 2010. S’il vous est vraiment nécessaire d’enregistrer au format XLSX, il faut utiliser la version de 2010. ↩

  3. Notes de version. ↩

Commentaires : voir le flux Atom ouvrir dans le navigateur

  • ✇LinuxFr.org : les dépêches
  • Sortie de OpenProject 17.0
    OpenProject est un outil de collaboration et de gestion de projet polyvalent. Il est axé sur la souveraineté et la confidentialité des données. La version 17.0 apporte notamment l'édition collaborative de documents en temps réel. lien nᵒ 1 : Le site officiel d'OpenProjectlien nᵒ 2 : Dépôt GitHublien nᵒ 3 : Feuille de routelien nᵒ 4 : Nouveautés de la version 17.0Sommaire Côté produit Côté technique Modèle économique Apports de la version 17.0 Collaboration en temps réel Améliorations du modu

Sortie de OpenProject 17.0

OpenProject est un outil de collaboration et de gestion de projet polyvalent. Il est axé sur la souveraineté et la confidentialité des données. La version 17.0 apporte notamment l'édition collaborative de documents en temps réel.

Logo OpenProject

Sommaire

Côté produit

OpenProject est une plateforme depuis laquelle les parties tenantes d'un projet peuvent se coordonner et collaborer. Les projets sont découpés en tâches appelées lots de travaux et organisées hiérarchiquement ou en séquence, puis planifiées. Le suivi se fait par la mise à jour du statut et des propriétés de chaque lot de travaux, de sa création jusqu'à sa réalisation.

De nombreux modules destinés à la collaboration et au suivi sont disponibles :

  • diagramme de Gantt : visualiser et organiser les lots de travaux chronologiquement ;
  • tableaux : créer des tableaux Kanban ou Scrum pour gérer et visualiser les lots de travaux ;
  • gestion des réunions : planifier des réunions et leur contenu et enregistrer les résultats ;
  • temps et de coûts : faire le suivi du temps passé sur chaque lot de travaux et des coûts associés ;
  • wiki et documents : gérer sa base de connaissance ;
  • etc…

Il peut aussi s'interfacer avec d'autres logiciels :

  • GitLab et GitHub pour lier Merge Requests et Pull Requests aux lots de travaux associées ;
  • Nextcloud pour stocker et éditer les documents liés au projet ;
  • authentification unifiée (OAuth, OpenID, LDAP, SAML, SCIM).

Côté technique

OpenProject est développé en Ruby et JavaScript en utilisant Ruby on Rails. Il est sous licence GPLv3. Il est basé sur un fork de Redmine.

Les sorties se font en général au rythme d'une par mois.

Deux options sont possibles pour utiliser OpenProject :

  • l'héberger sur site, grâce à une installation via paquets DEB/RPM, images Docker ou Helm Charts ;
  • utiliser le service Cloud fourni par OpenProject, le produit est alors hébergé en Europe chez Scaleway (Paris) ou Amazon (Francfort).

Le prix et les fonctionnalités sont les mêmes, et il est possible de passer d'un type d'hébergement à l'autre facilement.

Modèle économique

OpenProject propose plusieurs éditions :

  • L'édition community est gratuite et le support se fait via des remontées de bugs ou des demandes de fonctionnalité directement sur notre instance OpenProject. L'hébergement est alors sur site.
  • Les éditions Enterprise (Basic, Professional, Premium et Corporate) sont payantes via un abonnement récurrent et offrent un support plus étendu et des fonctionnalités supplémentaires. L'hébergement est au choix sur site ou sur nos serveurs.

Il est possible de tester la version Enterprise Premium pendant 14 jours.

Apports de la version 17.0

La version 17.0.0 a été publiée mercredi 14 janvier 2026.

Collaboration en temps réel

Le module Documents a été repensé pour inclure de la collaboration en temps réel. Les équipes peuvent maintenant éditer des documents en même temps et voir les changements de chacun au fur et à mesure, directement dans OpenProject.

capture d'écran montrant un document édité par 3 utilisateurs en même temps

Cela facilite l'écriture à plusieurs de concepts, de spécifications, de contrats ou de documents de planification tout en restant étroitement connectés au projet. Les documents peuvent référencer et lier des lots de travaux existants.

Ce nouveau module Documents se base sur BlockNote, un éditeur de texte open source moderne aussi utilisé dans d'autres initiatives comme openDesk et LaSuite.

Améliorations du module Réunions

Ces fonctionnalités ont été ajoutées :

  • mode brouillon pour préparer collaborativement l'ordre du jour avant de le communiquer aux participants ;
  • mode présentation pour dérouler la réunion point par point ;
  • possibilité d'ajouter plusieurs résultat à un même point, pour clarifier les décisions prises et les prochaines étapes ;
  • abonnements iCal pour voir les réunions dans les calendriers personnels.

capture d'écran d'une réunion avec un lot de travaux à l'ordre du jour et deux résultats associés

Page d'accueil du projet repensée et sélection de modèle améliorée

L'interface de la page d'accueil d'un projet est désormais divisée en deux parties : « Vue d'ensemble ( Overview ) » et « Tableau de bord ( Dashboard ) ». Les équipes peuvent ainsi appréhender rapidement les informations générales sur le projet ainsi que les détails opérationnels.

deux captures d'écran de la page d'accueil d'un projet. Celle de gauche montre l'onglet vue d'ensemble, celle de droite l'onglet tableau de bord

La création de projet bénéficie d'une sélection de modèle améliorée rendant la création de nouveaux projets plus facile, notamment pour les utilisateurs sans connaissances techniques approfondies. Ces modifications préparent le terrain pour un futur assistant de création de projet en plusieurs étapes.

capture d'écran de la création d'un nouveau projet à l'étape du choix du modèle de projet à utiliser

Gestion des projets aux niveaux programmes et portefeuilles

Les projets peuvent être regroupés en programmes, tandis que les portefeuilles offrent une vue d'ensemble de toutes les initiatives en cours. Ceci est particulièrement précieux pour les bureaux de gestion de projet (PMO), les organisations du secteur public et les équipes travaillant avec des méthodologies telles que PM² ou PMflex.

capture d'écran de la page des portefeuilles de projets avec une mise en surbrillance de l'entrée de menu associée

Développements futurs

Pour 2026, les développements vont s'orienter vers l'amélioration de l'existant bien sûr, mais aussi :

  • faciliter la migration depuis Jira avec le développement d'un outil de migration et de nouvelles fonctionnalités comme l'ajout de Sprints, le dépoussiérage du module « Backlogs », ou l'implémentation d'identifiants courts pour les lots de travaux ;
  • intégrer XWiki pour pouvoir remplacer le duo Jira et Confluence par de l'open source avec OpenProject et XWiki ;
  • mieux gérer des programmes et portefeuilles de projets : apporter une vue d'ensemble de plusieurs projets, pouvoir définir des critères sur chaque projet, par exemple l'urgence et l'importance, et obtenir ainsi une matrice de priorisation, avoir un processus d'approbation lors de la création de nouveaux projets, etc…
  • édition collaborative de contenu : généraliser l'édition collaborative apparue dans le module « Documents » ;
  • de l'IA : assistance à l'écriture, recherche sémantique, serveur MCP, etc…

N'hésitez pas à tester OpenProject en l'essayant en ligne pendant 14 jours ou en l'installant vous même. Si vous avez des retours ou des demandes de fonctionnalités, vous pouvez vous inscrire sur notre instance community.openproject.org et contribuer à améliorer OpenProject.

Commentaires : voir le flux Atom ouvrir dans le navigateur

  • ✇LinuxFr.org : les dépêches
  • Sortie de Tryton 7.8
    Le 15 décembre 2025 est sortie avec un petit délai, la version 7.8 de Tryton, un progiciel de gestion intégré modulaire et multiplate-forme. lien nᵒ 1 : Annonce 7.8lien nᵒ 2 : Dépêche sur la sortie 7.6lien nᵒ 3 : Démolien nᵒ 4 : DocumentationLa version 7.8 de Tryton est sortie mi‑décembre 2025 et s’inscrit dans la continuité des branches précédentes, avec une mise à jour axée sur la stabilité, les performances et une série de raffinements fonctionnels dans tous les domaines de gestion. Elle ap

Sortie de Tryton 7.8

Le 15 décembre 2025 est sortie avec un petit délai, la version 7.8 de Tryton, un progiciel de gestion intégré modulaire et multiplate-forme.

Tryton

La version 7.8 de Tryton est sortie mi‑décembre 2025 et s’inscrit dans la continuité des branches précédentes, avec une mise à jour axée sur la stabilité, les performances et une série de raffinements fonctionnels dans tous les domaines de gestion. Elle apporte de nombreuses corrections de bogues, améliore la réactivité du serveur et peaufine à la fois l’interface utilisateur, les modules métiers et les outils destinés aux administrateurs et développeurs.

Support PEPPOL

Suite à l'obligation pour 2026 en Belgique d’envoyer les factures entre sociétés belges au format électronique via le réseau PEPPOL, la version 7.8 inclut à temps les modules nécessaires dont un module de connexion au point d’accès gratuit Peppyrus.
Quand ces modules sont activés, Tryton envoie automatiquement à partir de 2026 sur le réseau PEPPOL les factures si le client a un numéro de TVA belge (ainsi que la société gérée). Il est aussi possible de forcer l’envoi pour certains clients.
Les modules sont conçus pour être étendu à d’autres points d’accès futures afin de diversifier l’offre.

Interface et usage quotidien

Cette version introduit un système de notifications plus moderne : un menu dédié regroupe les messages, un compteur signale les notifications non lues et des pop‑ups informent l’utilisateur des nouveaux événements sans quitter son écran. Les vues en liste sont plus agréables, avec des boutons d’action visibles en pied de page et des recherches simplifiées, par exemple pour trouver les documents sans entrepôt défini, ce qui rend la navigation au quotidien plus fluide.

Le chat intégré, apparu dans la version précédente comme fonctionnalité émergente, est désormais activée de base sur les documents clés (ventes, achats, factures…) pour centraliser les échanges directement dans le logiciel. Les utilisateurs peuvent s’abonner à un document via une icône de cloche et recevoir des notifications ciblées, renforçant le suivi collaboratif sans dépendre d’outils externes.

Conversation entre Jim et Dwight sur une vente

Modules métiers

Sur le plan fonctionnel, la version 7.8 enrichit l’écosystème de modules : gestion des formats de factures électroniques UBL et PEPPOL, gestion de contrats de location (avec facturation progressive), support des agents et de documents (facture commerciale) de douane, ainsi que définition plus fine des points d’expédition logistiques par entrepôt.

L’intégration e‑commerce, notamment avec Shopify.com, est nettement améliorée avec la prise en charge des remboursements, des taxes sur les frais de port, des produits de type kit, un choix plus intelligent du transporteur et la synchronisation de la langue du client et des liens d’administration entre boutiques en ligne et Tryton.

Le moteur d’approvisionnement a été ajusté pour mieux gérer les contraintes de délais : si aucun fournisseur ne peut livrer dans le délai idéal, le système choisit automatiquement celui qui offre le délai le plus court, limitant les ruptures tout en restant réaliste. De nouveaux rapports sur la quantité de stock et la rotation de stock permettent de suivre plus précisément les niveaux et mouvements, et de prendre de meilleures décisions sur les points de commande et les réassorts.

Les modules de comptabilités supportent maintenant les références de paiement sur les factures et les relevés de compte. Pour l’instance les formats « Creditor Reference » et « Communication structurée » belge sont supportées en standard.

Administration et développement

Côté serveur, Tryton 7.8 réduit la consommation mémoire en envoyant les réponses JSON comme flux et en ne chargeant plus que les modules activés, ce qui profite aux installations avec peu de modules activés (on a mesuré des réductions de la consommation mémoire entre 10% et 20%). Les administrateurs disposent d’un mode console: trytond-console capable d’exécuter maintenant des scripts depuis un fichier et d’un paramètre de rotation des logs basé sur la taille plutôt que sur l’âge, tandis que les développeurs bénéficient du nouveau système de notifications côté serveur, d’optimisations SQL avec l’usage de FILTER et EXISTS et de la possibilité de matérialiser les modèles basés sur une requête SQL (au lieu d’une table).

Commentaires : voir le flux Atom ouvrir dans le navigateur

  • ✇LinuxFr.org : les dépêches
  • Ancestris en v13 stable
    Pour mémoire, Ancestris est un logiciel de généalogie. Il est développé en Java et disponible sous licence GPLv3 C'est officiel depuis le 30 novembre 2025 : La version stable est Ancestris v13 ; La version journalière est nommée Ancestris v14. La v13 en quelques chiffres : Plus de 1200 commits ; 18 mois de développement ; Fonctionne sur tous les systèmes d'exploitation qui permettent d'installer Java de la version 17 à la version 25. lien nᵒ 1 : AncestrisNouveautés : Refonte de l'e

Ancestris en v13 stable

Pour mémoire, Ancestris est un logiciel de généalogie. Il est développé en Java et disponible sous licence GPLv3

Logo

C'est officiel depuis le 30 novembre 2025 :

  • La version stable est Ancestris v13 ;
  • La version journalière est nommée Ancestris v14.

La v13 en quelques chiffres :

  • Plus de 1200 commits ;
  • 18 mois de développement ;
  • Fonctionne sur tous les systèmes d'exploitation qui permettent d'installer Java de la version 17 à la version 25.

Nouveautés :

  • Refonte de l'ensemble des rapports ;
  • Unification et amélioration des options de rapports ;
  • Ajout de look and feel sombres ;
  • Refonte du module de relevé ;
  • Ajout d'une fonction de transcription d'acte basée sur l'IA Mistral ;
  • Fonction pour modifier tous les noms en majuscules ;
  • Refonte du module de fusion de doublons ;
  • Ajout d'un bloc-note de recherche ;
  • Ajout de la possibilité d'appeler les rapports par un bouton dans la barre de menu ;
  • Ajout d'un rapport de chronologie verticale ;
  • Ajout d'un rapport circulaire descendant ;
  • Ajout d'un rapport de professions au cours du temps ;
  • Ajout d'un rapport d'arbre en étoile ;
  • Ajout d'un générateur d'étiquettes ;
  • Ajout d'un visualiseur de rapport SVG.

Évolutions et corrections :

  • Améliorations de Cygnus ;
  • Améliorations d'Ariès ;
  • Amélioration de l'éditeur GEDCOM ;
  • GedArt ajouts de fonctions pour exporter plus de données ;
  • Améliorations du modules de groupes familiaux ;
  • Corrections de la table des entités ;
  • Améliorations du module de vérification des anomalies ;
  • Améliorations du livre web ;
  • Amélioration du module de site web ;
  • Améliorations du module d'ancêtres communs ;
  • Améliorations du module de suppressions de tags ;
  • Améliorations de l'export Geneanet ;
  • Améliorations du module graphe ;
  • Améliorations de l'arbre graphique ;
  • Améliorations de l'import Geneatique ;
  • Améliorations de l'import Aldfaer.

Mise à jour des traductions :

  • Allemand ;
  • Anglais ;
  • Catalan ;
  • Danois ;
  • Espagnol ;
  • Français ;
  • Hongrois ;
  • Néerlandais ;
  • Polonais ;
  • Portugais ;
  • Russe ;
  • Tchèque ;
  • Turc.

Merci à tous les traducteurs pour leur travail constant, si important pour l'ensemble de la communauté.

Pour conclure, merci à toute la communauté par vos remarques, vos demandes, vos remontées d'anomalies, vous permettez de faire vivre et embellir ce logiciel.
On compte sur vous dans la suite pour nous créer du buzz, des tutoriels, des idées et de l'enthousiasme.

Commentaires : voir le flux Atom ouvrir dans le navigateur

  • ✇LinuxFr.org : les dépêches
  • Les recrutements de The Document Foundation, mode d’emploi
    Depuis le mois de juillet 2025, Florian Effenberger, directeur administratif de The Document Foundation (TDF), la fondation qui porte le projet LibreOffice, écrit des articles sur le site community.documentfoundation.org (EN) sur le fonctionnement de TDF. LinuxFr.org s’était fait le relai de son article sur le fonctionnement administratif. Ce nouvel article a été traduit par Sophie Gautier (EN) aidée de DeepL, il porte sur les politiques de recrutement au sein de la fondation. Il m’a semblé int

Les recrutements de The Document Foundation, mode d’emploi

Depuis le mois de juillet 2025, Florian Effenberger, directeur administratif de The Document Foundation (TDF), la fondation qui porte le projet LibreOffice, écrit des articles sur le site community.documentfoundation.org (EN) sur le fonctionnement de TDF.

LinuxFr.org s’était fait le relai de son article sur le fonctionnement administratif. Ce nouvel article a été traduit par Sophie Gautier (EN) aidée de DeepL, il porte sur les politiques de recrutement au sein de la fondation. Il m’a semblé intéressant pour le lectorat de LinuxFr.org et il permet de mieux comprendre cette partie du fonctionnement de TDF. J’ai ajouté des notes pour éclaircir ou préciser certaines notions.

Sommaire

Bonjour,

dans l’article d’aujourd’hui, j’aimerais apporter quelques éclaircissements sur la question suivante : « Pourquoi le recrutement prend-il autant de temps ? » ou « Pourquoi le poste n’a-t-il pas encore été pourvu ? »

Définir le poste et le budget

La première tâche consiste à définir le poste à pourvoir. Il y a beaucoup à faire pour LibreOffice, mais dans le même temps, seuls certains postes peuvent être créés directement chez TDF, car le budget n’est pas illimité. En général, nous essayons de recruter pour des postes qui sont soit essentiels au fonctionnement de la fondation, soit qui permettent à la communauté d’agir, soit pour des tâches qui nécessitent un engagement rapide et fiable. Une connaissance de la fondation, qui doit être partagée de manière ouverte et transparente avec la communauté, est un autre aspect qui nous aide à identifier les postes à pourvoir.

Les postes à pourvoir doivent également être budgétés, ce qui nécessite une bonne compréhension de la rémunération. Vous verrez plus loin pourquoi cela n’est pas anodin. En général, nous budgétisons une rémunération moyenne basée sur notre expérience, rémunération qui est parfois supérieure, parfois inférieure.

Il n’est pas toujours facile de s’entendre sur les postes à pourvoir. À titre d’exemple, lors des premières embauches développeurs et de développeuses, une discussion a eu lieu sur « Comment s’assurer qu’iels ne font pas concurrence à d’autres projets open source ou aux entreprises de l’écosystème ? » (EN) et si « les développeurs internes de TDF ne concurrenceront pas les contributeurs commerciaux et ne développeront pas d’implémentations alternatives aux projets open source activement maintenus par les contributeurs bénévoles ou les entreprises de LibreOffice » (EN).

Les opinions divergent évidemment sur ce point, mais ces discussions peuvent prendre beaucoup de temps et s’étaler sur plusieurs mois.

Rédiger la description du poste

La deuxième tâche consiste à rédiger une description de poste appropriée (EN), qui permettra de comprendre le rôle, tout en laissant suffisamment de flexibilité pour évoluer et se développer dans le poste. Nous avons un modèle contenant les éléments administratifs les plus importants, mais la description du poste est essentielle pour savoir quelles compétences rechercher chez le ou la candidate, et elle fera également partie du contrat ultérieurement.

Interviewer les personnes

L’une des tâches les plus difficiles consiste à mener les entretiens d’embauche. Le nombre de candidatures à nos offres d’emploi a augmenté au cours des dernières années, et il n’est pas rare aujourd’hui de recevoir 30, 40 voire plus de candidatures pour un seul poste. Il est impossible de les interviewer tous, car un entretien bien préparé, mené et évalué prend facilement deux à trois heures de temps pour deux à trois personnes, plus le ou la candidate.

Ces entretiens sont généralement menés par des personnes qui ont les connaissances techniques nécessaires pour le poste, souvent des membres de l’équipe, et à un stade ultérieur, également par des représentant·e·s du conseil d’administration et/ou moi-même en tant que directeur exécutif.

La présélection des personnes à interviewer est une tâche exigeante : il faut évaluer leurs compétences, examiner leurs prétentions salariales et, enfin et surtout, s’assurer qu’iels s’intégreront bien dans l’équipe. Bien que je ne dispose pas de statistiques précises, mon intuition me dit que le nombre final de personnes à interviewer représente généralement entre 10 et 20 % du nombre total de candidats et des candidates.

Recrutements internationaux et paramètres contractuels

Une fois les candidates et candidats finaux sélectionnés, une autre tâche très exigeante consiste à convenir des paramètres contractuels. Deux éléments entrent ici en jeu, ce qui fait des différences profondes entre TDF et de nombreuses autres organisations.

Nous recrutons dans le monde entier

Ceci est assez inhabituel pour une organisation de notre taille. En général, les autres organisations recrutent dans les pays où elles ont une représentation légale et un bureau. Cela signifie que toutes les personnes qui souhaitent postuler à un emploi chez TDF devraient vivre en Allemagne ou être prêtes à s’y installer avant de commencer à travailler.

L’une de nos grandes forces est que nous travaillons avec des talents du monde entier. Nous visons la diversité, des points de vue différents, des cultures différentes et, enfin et surtout, des fuseaux horaires différents, afin de pouvoir servir la communauté 24 heures sur 24. 😉

Nous voulons offrir des emplois

Contrairement à d’autres organisations ou entreprises, nous proposons des vrais emplois lorsque cela est possible. Si des personnes s’engagent à travailler pour nous, à mettre leur dévouement, leurs compétences et leur passion au service du projet, nous considérons qu’il est juste de leur offrir la sécurité d’un emploi. Seul·e·s les salarié·e·s bénéficient de véritables congés, de congés maladie, de jours fériés et d’autres avantages.

Ainsi, si vous comparez le processus de recrutement chez TDF avec votre propre emploi, demandez-vous d’abord si vous êtes sous contrat ou si on vous a réellement proposé un emploi dans votre pays de résidence, sans avoir à déménager.

Comment cela fonctionne-t-il ?

Dans plusieurs pays, TDF pourrait en théorie employer du personnel même sans bureau physique, mais dans d’autres, cela n’est pas possible. Cependant, gérer nous-mêmes toutes les règles et réglementations locales et nous enregistrer auprès des autorités représente un défi de taille, d’autant plus que nous n’avons généralement qu’un ou deux employés par pays, ce qui multiplie les difficultés. D’autres pays ont également des audits de sécurité sociale (EN) et des obligations déclaratives auxquelles nous devons nous conformer en plus de nos obligations en Allemagne.

Un exemple moins connu en Allemagne est l’examen ophtalmologique G37 (DE)1, que l’employeur doit proposer à ses employés (et non aux sous-traitants). D’autres pays peuvent avoir des réglementations similaires.

TDF travaille donc avec des prestataires de services qui s’occupent de l’emploi, de la paie et de la conformité locale.

Quels sont les défis à relever ?

Tout cela a un coût : TDF paie les frais de l’employeur, des frais de gestion d’environ 600 USD (environ 520 €) par mois, plus 19 % de TVA en plus. Cela semble cher, mais c’est beaucoup moins coûteux que de créer notre propre bureau à l’étranger.

De plus, les paramètres par pays sont souvent très différents et difficiles à comparer. En Autriche, par exemple, il existe des conventions collectives pour beaucoup plus de postes, et il semble courant d’avoir quatorze salaires mensuels. Aux États-Unis, le nombre moyen de jours de congé annuel est beaucoup plus faible que dans plusieurs pays européens, et le délai de préavis est plus court. Certains pays n’accordent qu’un nombre limité de jours de congé maladie, ce qui est rare en Allemagne.

L’évaluation équitable des salaires est un autre défi. C’est déjà difficile pour l’Allemagne, où nous connaissons le mieux le marché, mais pour d’autres pays, c’est encore plus compliqué. Afin de comparer les candidats et les candidates, nous devons comprendre chaque candidature. Nous devons évaluer comment les paramètres contractuels demandés se comparent aux normes du pays concerné, afin de traiter tout le monde de manière équitable, quel que soit leur lieu de résidence. Cela signifie qu’il faut convertir les rémunérations, les congés et d’autres paramètres pour les rendre comparables. Nous devons également évaluer si une demande de salaire potentiellement inférieure est réellement moins coûteuse, en raison des coûts administratifs plus élevés liés à l’emploi hors d’Allemagne.

Au cours des négociations contractuelles, certaines surprises peuvent survenir. Récemment, dans un pays, j’ai été confronté à des horaires de travail très rigides. D’autres pays ont des réglementations spécifiques en matière d’assurance maladie. Dans certains pays, il faudrait désigner une personne responsable pour s’assurer de la conformité à toutes les réglementations locales, souvent dans des pays où nous n’avons personne qui connaisse le système juridique ou la langue.

Même une fois le contrat signé, des surprises peuvent survenir. Par exemple, nous devons également nous occuper d’obtenir le certificat A1 (EN)2 pour les employés du prestataire de services, car sinon cela leur serait préjudiciable. Cette année, il nous a fallu plusieurs semaines et de nombreuses demandes pour obtenir les documents.

J’espère que cela vous aide à comprendre pourquoi les choses prennent parfois plus de temps que prévu ici.

TDF fait tout son possible pour être très flexible en matière d’emploi, s’efforce de traiter tout le monde de manière équitable et de fournir des contrats de travail appropriés, mais cela prend plus de temps que de recruter dans un seul pays.

Florian


  1. Cet examen doit être au proposé aux personnes travaillant sur écran. Il a pour objectif de dépister des problèmes médicaux tels que les troubles de la vision, les maladies du système musculo-squelettique et les troubles neurologiques. C’est plus ou moins l’équivalent de la visite d’information et de prévention française (ou « visite médicale d’embauche). ↩

  2. Le certificat A1 est un document de l’Union européenne. Il atteste que la personne salariée ou indépendante qui travaille temporairement dans un autre pays reste affiliée au régime de sécurité sociale et continue à bénéficier des droits sociaux de son pays d’origine. ↩

Commentaires : voir le flux Atom ouvrir dans le navigateur

  • ✇LinuxFr.org : les dépêches
  • Tout ça ne nous rajeunit pas, LibreOffice a 15 ans
    Le 28 septembre 2010, naissait la suite bureautique libre LibreOffice. Il y a donc tout juste quinze ans. L’occasion de fêter un logiciel clé qui est une des grandes réussites du mouvement des logiciels libres. Une dépêche à déguster avec votre boisson et votre gâteau préféré pour célébrer l’évènement. lien nᵒ 1 : Article du blog de LibreOffice célébrant les quinze ans de la suitelien nᵒ 2 : Happy Birthday LibreOffice par Florian Effenberger, directeur administratif de TheDocumentFoundationli

Tout ça ne nous rajeunit pas, LibreOffice a 15 ans

Par : Ysabeau 🧶
29 septembre 2025 à 08:11

Le 28 septembre 2010, naissait la suite bureautique libre LibreOffice. Il y a donc tout juste quinze ans. L’occasion de fêter un logiciel clé qui est une des grandes réussites du mouvement des logiciels libres.

Cigogne amenant dans son bec les fichiers de LibreOffice le 28 septembre 2010

Une dépêche à déguster avec votre boisson et votre gâteau préféré pour célébrer l’évènement.

Le 28 septembre 2010 sortait la première version de LibreOffice, un fork (une fourchette si vous préférez) de la suite bureautique OpenOffice. Pour reprendre les termes d’Italo Vignoli, dans un article (en) du blog de The Document Foundation :

plus qu’une simple scission technique c’était une déclaration d’indépendance, de transparence et de liberté. LibreOffice devait être libre : à utiliser, à modifier, et libre de toute contrainte commerciale.

Cela fait partie des statuts de la fondation à but non lucratif, The Document Foundation, qui pilote le projet et dont l’objet social est la promotion et le développement de logiciels bureautiques libres accessibles à tous et à toutes gratuitement et basés sur des standards ouverts. LibreOffice, pour ce faire devant être :

mis à la disposition de tous, y compris des entreprises et des administrations, pour une utilisation libre et ouverte, sans préjudice de la propriété intellectuelle de leurs propres fichiers, afin d’assurer leur pleine participation à une société numérique (préambule des statuts).

Aujourd’hui, LibreOffice rassemble une communauté réellement internationale. La suite est traduite dans plus de cent-vingt langues. Elle recense quelque chose comme plus de deux-cent-dix millions d’utilisateurs et d’utilisatrices dans le monde entier.

Dans un article (en) à l’attention de la communauté LibreOffice, Florian Effenberger, directeur administratif de The Document Foundation évoque les débuts de LibreOffice.

Je me souviens très bien de la magie de ces tous premier jours, de la discussion dans un restaurant à Budapest un soir de septembre 2010, à l’envoi du courriel d’annonce à partir de ma chambre d’étudiant, un courriel rédigé et coordonné très exactement la nuit précédente par notre équipe de marketing, en passant par la signature des documents constitutifs [de la fondation] à l’hôtel Astrid à Bruxelles pendant le FOSDEM 2012. Juste avant, et en seulement huit jours, des milliers de donateurs et de donatrices du monde entier avaient contribué à notre capital social dans le cadre d’une collecte de fond.

Et tout un chacun ou chacune peut y participer selon ses moyens même quand on n’a pas de capacités de développement : avec des traductions, la rédaction de pages du wiki, l’ajout d’« extensions et de modèles (en), l’aide des utilisateurs et utilisatrices, la documentation du logiciel, et, évidemment, par des dons.

La dernière version de LibreOffice est toute fraîche : sortie en août.

Souhaitons longue vie à LibreOffice !

P. S. : n’hésitez pas à partager aussi la recette de votre gâteau et de votre boisson préférée.

Commentaires : voir le flux Atom ouvrir dans le navigateur

  • ✇LinuxFr.org : les dépêches
  • Typst, un système de composition de document qui grandit
    Vous en souvient-il ? En deux mille vingt-cinq, qpad nous présentait Typst, un nouveau système de composition de documents qui se posait en concurrent de LaTeX. Depuis, Typst semble avoir grandi, en s’assortissant d’une galaxie (pardon, un univers) de paquets tiers. En fait, j’ai surtout l’impression qu’il a gagné en notoriété, ou en quantité de mouvement, pour le dire comme les anglophones. C’est l’occasion de présenter à nouveau ce système de composition. lien nᵒ 1 : Typstlien nᵒ 2 : Tutoriel

Typst, un système de composition de document qui grandit

Vous en souvient-il ? En deux mille vingt-cinq, qpad nous présentait Typst, un nouveau système de composition de documents qui se posait en concurrent de LaTeX.

Depuis, Typst semble avoir grandi, en s’assortissant d’une galaxie (pardon, un univers) de paquets tiers. En fait, j’ai surtout l’impression qu’il a gagné en notoriété, ou en quantité de mouvement, pour le dire comme les anglophones. C’est l’occasion de présenter à nouveau ce système de composition.

Sommaire

Un système de composition de documents

Typst est donc un système de composition de documents. Comme LaTeX, il est non-visuel, c’est-à-dire qu’on code son document qui est ensuite compilé en PDF.

Concrètement, l’outillage se compose, au choix :

Concurrent à LaTeX

Typst partage plusieurs caractéristiques avec LaTeX dont il est ouvertement inspiré :

  • c'est un système non visuel avec un langage dédié ;
  • il est conçu pour permettre d’écrire des documents scientifiques.

Bien que je n’aie pas vérifié ce point, il me semble probable qu’il utilise également quelques algorithmes de mise en page assez incontournables, définis par Donald Knuth pour TeX, par exemple pour la coupure des lignes d’un paragraphe.

Il s’écarte évidemment de LaTeX sur plusieurs aspects, sinon ce ne serait pas vraiment un nouveau système de composition :

  • c’est un système autonome, contrairement à LaTeX qui est construit sur TeX ;
  • il est conçu dès le départ avec des préoccupations actuelles (Unicode, PDF…) ;
  • il est conçu comme un langage humainement compréhensible, là où TeX semble franchement ésotérique.

Impressions d’un LaTeXnicien

Quand on arrive de LaTeX, l’impression est assez partagée, entre des différences significatives, de gros avantages et quelques inconvénients.

Le langage de texte

Le langage de base pour le texte est différent de LaTeX, mais ce n’est pas vraiment dérangeant dans la mesure où on parle seulement de paragraphes, de titres, de mise en emphase, de listes, etc. Bref, le genre de chose qu’on fait aussi bien en Markdown. D’ailleurs, Typst étant né après le développement des langages de balisage léger, sa syntaxe Typst est justement assez proche de Markdown, ce qui n’est pas désagréable :

= Titre de section

Voici du texte avec _une emphase_, *une emphase forte* et un `peu de code`.

À noter que cette syntaxe légère n’est en fait que du sucre syntaxique, et qu’on peut écrire la même chose en faisant explicitement appel à des fonctions nommées.

La compilation

Pour celles et ceux qui n’ont pas l’habitude de LaTeX, compiler un document un peu costaud, qui fait appel à quelques extensions, ça demande un temps de l’ordre d’une ou plusieurs secondes, et cela produit des centaines, voire des milliers de lignes de log. Pour avoir des références internes (sommaire, références à des images…) et externes (bibliographie), il faut lancer plusieurs fois la compilation.

Pour qui vient du monde LaTeX donc, la compilation par Typst est hallucinante. Une seule passe, même si en interne, Typst fait certainement au besoin plusieurs itérations. Quelques dizaines de millisecondes. Ok, c’était pour un document ultra-simple, mais les commentaires lisibles sur les Interwebz font généralement état d’un rapport d’un ou deux ordres de grandeur par rapport à LaTeX.

Le langage de configuration et d’extension

Là où ça change vraiment, c’est pour tout ce qui relève des réglages, des modèles, de la personnalisation ou de la programmation d’extensions. Là, ça n’a plus rien à voir avec TeX et LaTeX. À mon avis, ce n’est pas un mal dans la mesure où le langage TeX et les conventions utilisées pour le développement en LaTeX sont assez complexes, voire incompréhensibles.

Cela se ressent dans le code des extensions. À titre de comparaison, celui de la classe LaTeX lettre fait quelques milliers de lignes. Et c’est assez illisible pour qui ne connaît par TeX. Le code du modèle formalettre, qui n’est certes pas aussi complet mais qui fait très bien le travail de base d’une telle classe, fait une centaine de lignes, que je trouve relativement lisibles pour un béotien.

L’utilisation de paquets tiers

Les paquets tiers, hébergés sur l’univers Typst, sont téléchargés à l’utilisation. Par rapport à une distribution LaTeX qui pèse facilement plusieurs centaines de mébioctets, ça donne une vraie impression de légèreté.

La francisation

L’adaptation aux conventions en usage en langue française, ou dans les différents pays francophones, me semble encore assez incomplète.

Lorsqu’on passe un document en français, les changements de base s’effectuent bien : un sommaire s’appellera bien « Tables des matières » et les césures respecteront l’usage de la langue.

En revanche, cela n’adapte pas la mise en forme des paragraphes avec alinéa, et on attendrait en vain que des mots comme 1ᵉʳ, 2ᵉ ou Mme soient automatiquement mis en forme selon l’usage attendu. Et non, il n’y a pas de commandes définies pour cela. Pas encore, en tout cas, parce que je serais surpris que personne ne publie un jour un paquet proposant tout cela.

Les modèles

L’équivalent d’une classe LaTeX est un modèle Typst. Cela correspond à un type de document, par exemple un article, un rapport ou une lettre.

Typst ne semble pas proposer de modèles officiels. Il y en a en revanche par mal dans l’univers Typst, et le langage est conçu pour rendre la création d’un modèle assez accessible. Le troisième chapitre du tutoriel officiel traite justement de la création d’un modèle.

Un bel avenir ?

Typst a été conçu à partir de 2019 et a vraiment vu le jour en 2023. J’en ai entendu parler pour la première fois en mars 2023, dans le journal de qpad.

Les lacunes que j’avais alors remarquées et qui me retenaient de commencer à l’utiliser pour mes propres documents, semblent avoir été comblées pour l’essentiel. L’univers Typst, qui est le dépôt de paquets tiers, s’est largement rempli et semble bien jouer son rôle pour permettre aux utilisateurs de partager les extensions et modèles.

Le langage semble bien conçu :

  • il joue correctement son rôle pour la mise en forme de documents et de contenu scientifique ;
  • il est beaucoup plus humain que TeX et LaTeX lorsqu’il s’agit d’écrire des modèles et des extensions.

L’écosystème est également bien conçu et bien fourni et semble bien répondre aux attentes de la communauté, avec une légèreté bienvenue. Dans l’ensemble, j’ai l’impression que Typst est bien parti pour proposer un successeur sérieux à LaTeX. Je formule tout de même quelques interrogations :

  • la distribution de paquets tiers, incontournable, semble intégralement centralisée et dépendante de l’univers Typst ;
  • ce dernier, ainsi que Typst en général, est maintenu par l’entreprise allemande Typst GmbH dont le financement dépend de la vente d’abonnements aux formules premium de l’application Web : espérons que cela s’avère pérenne.

Commentaires : voir le flux Atom ouvrir dans le navigateur

  • ✇LinuxFr.org : les dépêches
  • Une plongée dans les coulisses administratives de TDF
    The Document Foundation (TDF) est la fondation de droit allemand qui chapeaute le projet LibreOffice. Son directeur administratif, Florian Effenberg a rédigé une série d’articles sur le fonctionnement de TDF sur le site community.documentfoundation.org (EN) qui est, globalement, le site qui sert à informer la communauté sur TDF et la suite bureautique. Cet article porte sur la gestion administrative de la fondation. Cette dépêche est une traduction de l’article de Florian, faite par Sophie Gaut

Une plongée dans les coulisses administratives de TDF

Par : Ysabeau 🧶
30 août 2025 à 11:00

The Document Foundation (TDF) est la fondation de droit allemand qui chapeaute le projet LibreOffice. Son directeur administratif, Florian Effenberg a rédigé une série d’articles sur le fonctionnement de TDF sur le site community.documentfoundation.org (EN) qui est, globalement, le site qui sert à informer la communauté sur TDF et la suite bureautique. Cet article porte sur la gestion administrative de la fondation.

Cette dépêche est une traduction de l’article de Florian, faite par Sophie Gautier (EN) aidée de DeepL et publiée ici avec leur autorisation et parce que ça me semblait intéressant pour mieux comprendre le fonctionnement de la fondation. J’ai gardé les liens originaux, sauf, dans le cas de liens vers Wikipédia, pour donner l’adresse en français quand elle existait et j’ai ajouté des notes qui m’ont paru nécessaires pour une meilleure compréhension.

Sommaire

Afin de mieux comprendre le fonctionnement de TDF et d’offrir plus de transparence et d’informations à la communauté, j’aimerais vous faire découvrir les coulisses de TDF et partager avec vous des informations complémentaires sur la fondation.

J’ai déjà commencé à partager des informations et des détails sur des tâches administratives spécifiques (EN), et je continuerai à y publier d’autres articles au fil du temps.

Ce texte décrit le fonctionnement actuel de TDF, notre structure, afin de vous aider à comprendre pourquoi et comment certaines choses fonctionnent (ou ne fonctionnent pas). Bien sûr, il s’agit du statu quo. J’ai quelques idées de changements et d’améliorations pour l’avenir, que je partagerai ultérieurement dans un message séparé.

Le défi consiste à trouver un équilibre entre l’amélioration de la structure générale de TDF, la réalisation de notre mission et la résolution des problèmes du passé. Si nous passons tout notre temps à améliorer notre structure, nous ne remplirons pas notre mission et ne réglerons pas les problèmes du passé. Et si nous ne trouvons pas le temps de nous attaquer aux problèmes difficiles du passé, cela pourrait également nous nuire.

Une fondation virtuelle

The Document Foundation est l’une des organisations libres et open source les plus importantes, et LibreOffice est l’un des projets de logiciels libres les plus reconnus.

On pense souvent que nous disposons de bureaux, d’infrastructures administratives, de salles de réunion et d’un espace de cotravail quelque part à Berlin. Certains cherchent même notre siège social, mais ne trouvent aucun de nous. 😉

L’organisation de TDF est différente. Les employés travaillent à domicile, d’autres dans des bureaux partagés. Il n’y a pas d’espace physique partagé, tout est connecté virtuellement. C’est un choix délibéré, car notre équipe internationale est répartie dans de nombreux pays, où un seul bureau serait peu pertinent.

L’inconvénient est l’absence d’infrastructure centralisée, comme le stockage des ressources et des supports marketing. Nous travaillons avec des prestataires de services et des particuliers, mais cela ajoute certainement une couche de complexité, car tout le monde n’a pas l’espace nécessaire chez lui pour stocker des documents TDF volumineux au sous-sol, et la location de stockage externe est également difficile dans de nombreuses petites villes.

C’est pourquoi, par exemple, nous vous demandons d’envoyer les documents originaux, comme les justificatifs de voyage, directement à notre adresse berlinoise plutôt que de nous les remettre en main propre lors d’événements ou de conférences. Il n’existe pas de stockage centralisé à proximité des membres de l’équipe.

Une équipe internationale

Notre équipe, composée actuellement de quinze personnes (et nous en recrutons actuellement deux ! (EN)), est répartie dans le monde entier, sur différents pays, continents et fuseaux horaires. Si, par coïncidence, nous comptons plusieurs personnes à Munich ou dans ses environs, nous avons également des collègues en Espagne, au Mexique, au Canada, en France, au Brésil, en Italie, en Suède et en Finlande. D’autres organisations ne recrutent souvent que dans des bureaux physiques, ce qui, dans le cas de TDF, impliquerait de recruter uniquement en Allemagne. Depuis longtemps déjà, TDF a choisi de travailler avec des collaborateurs du monde entier. C’est pourquoi un espace de bureau classique est peu pertinent, car il ne serait accessible qu’à un nombre restreint de personnes et inaccessible à d’autres.

Cela donne du sens à TDF, car nous pouvons recruter des talents dans le monde entier, mais cela implique des frais administratifs importants sur le plan juridique, ainsi que des réglementations différentes (comme les vacances, les jours fériés ou les congés maladie) selon les pays, sans parler des fuseaux horaires ou des attestations A1 que j’ai évoquées récemment (EN)1.

De plus, il est déjà très difficile d’effectuer des recherches de rémunération approfondies dans un seul pays. J’ai vu des fourchettes de rémunération allant de 20 000 € à 80 000 € par an pour un poste spécifique, ce qui n’est pas très utile pour déterminer une rémunération équitable. À l’échelle internationale, entre pays et continents, la tâche est encore plus exigeante, notamment en raison de la nécessité de documenter les informations pour un contrôle rigoureux. Cela explique pourquoi les recrutements prennent parfois plus de temps, car nous devons également effectuer nos vérifications préalables.

L’aspect international de TDF implique également que les tâches administratives telles que la comptabilité mensuelle, où nous traduisons les registres comptables (EN), notre rapport annuel qui doit être traduit de l’anglais vers l’allemand pour le dépôt officiel (EN) et le budget officiel qui est traduit en allemand par le comptable pour le dépôt officiel, et en anglais pour le vote (EN) sont effectuées en deux langues en parallèle, ce qui représente également une charge de travail importante. Je ne connais pas d’autres organisations qui traduisent tous les documents autant que TDF. Nous nous efforçons d’établir une norme rigoureuse, mais cela a un coût.

Une couverture de nombreux domaines

En matière de fonctions, TDF se distingue également de nombreuses autres organisations. Ailleurs, les fonctions se chevauchent souvent, voire, sont assurés par plusieurs personnes, tandis que TDF a choisi de couvrir un maximum de domaines afin d’optimiser sa mission. Les membres de l’équipe peuvent se substituer à d’autres en cas de congés ou de maladie, mais il est rare qu’une personne effectue pleinement le même travail qu’une autre, ce qui complique la tâche.

Par exemple, toute tâche administrative importante (comme la signature de nouveaux contrats) est probablement bloquée jusqu’à ma disponibilité. Autre exemple : tout déploiement d’infrastructure plus important est probablement bloqué en fonction des disponibilités de Guilhem2 pour ne citer que deux exemples. Il en va de même pour les déclarations de TVA, du moins par le passé, les déclarations AWV Z4 des banques fédérales (EN), et bien d’autres encore.

Si cela permet à TDF de couvrir davantage de zones, cela représente un coût personnel : certains collaborateurs travaillent parfois pendant les vacances ou les week-ends, ou, dans le cas des infrastructures, de nuit ou les jours fériés, afin de minimiser l’impact.

Nous avons des délais fixes à respecter malgré les vacances, les absences ou les congés maladie. Prenons l’exemple des devises multiples : pour accepter des dons dans le monde entier, le dernier jour du mois, nous devons nous assurer qu’il ne reste aucun solde en devise étrangère sur PayPal. Bien que la situation se soit nettement améliorée par rapport au passé, où il y avait des soldes, nous devons toujours effectuer des vérifications régulières, notamment l’après-midi du 31 décembre, lorsque la plupart des gens se rendent déjà aux festivités du Nouvel An.

Retour en arrière

Jusqu’à ces dernières années, la réduction des coûts administratifs était poussée à l’extrême. Les membres de l’équipe payaient de leur poche de nombreuses choses, y compris leurs équipements de travail essentiels comme les ordinateurs portables, les téléphones portables et autres. De plus, pour réduire les coûts, les membres de l’équipe TDF utilisaient généralement les transports en commun les plus abordables, même si cela impliquait de longues attentes nocturnes pour les correspondances, ou parfois de parcourir quelques kilomètres à pied pour rentrer chez eux afin d’éviter des transports plus coûteux. Si ce phénomène est désormais passé, il a affecté plusieurs employés et bénévoles pendant plus de cinq ans, limitant considérablement notre croissance et notre impact.

Pas d’assouplissement des exigences

On pourrait penser qu’en tant qu’association à but non lucratif, les exigences administratives sont assouplies. C’est faux : TDF est soumise (au moins) aux mêmes contrôles et doit satisfaire aux mêmes exigences (voire plus) que toute organisation commerciale : droit du travail, droit de la concurrence, déclarations fiscales et de TVA, sécurité sociale (EN), et bien d’autres. Être une organisation à but non lucratif ne présente aucun avantage, si ce n’est l’aspect financier, c’est-à-dire l’exonération d’impôts sur les dons. Nous sommes soumis aux mêmes autorités que toute autre entreprise : règles, réglementations et obligations déclaratives.

Le plaisir des déclarations

Par exemple, le changement semestriel et régulier du conseil d’administration engendre une charge administrative importante. De nombreuses déclarations doivent être effectuées et plusieurs sites web doivent être mis à jour, ce qui peut facilement représenter plusieurs heures de travail administratif. Par exemple, les marques déposées sont soumises au droit de la concurrence et doivent donc être tenues à jour. Pire encore, TDF a actuellement (nous suivons cela de près) son adresse enregistrée à environ 126 (cent vingt-six) endroits différents. L’un des plus pénibles cauchemars concerne la moindre modification des comptes bancaires : nous avons besoin de numéros d’identification fiscale, de copies de passeport (dont certaines sont rejetées car impossibles à vérifier dans les systèmes de sécurité) et de plusieurs signatures papier, ce qui représente également une charge de travail considérable.

De plus, toute modification de la composition du conseil d’administration nécessite une mise à jour du registre de transparence (DE)3.

Bien que nous parvenions à déclarer de nombreuses informations par voie numérique, cela peut engendrer une charge de travail importante. Nos déclarations d’adhésion trimestrielles nécessitent la signature du président du comité de gestion et du directeur général sur le même document (numérique), ce qui ajoute des allers-retours. Et pour certains documents, cela ne suffit pas, car la signature du conseil d’administration est obligatoire (EN).

Des exigences strictes

Une autre échéance cruciale est la déclaration de notre réserve de trésorerie actuelle auprès de l’assurance responsabilité civile. Dès que le seuil est atteint, TDF doit déclarer le montant actualisé, ce qui nécessite un suivi régulier et rigoureux.

Le non-respect de cette échéance peut ne pas poser de problème immédiatement, mais peut s’avérer néfaste pour TDF lors d’un audit. Le paiement des per diem4 est un « classique », et c’est pourquoi je suis personnellement réticent à ce sujet. Nous devons évaluer le pays de départ et d’arrivée des voyageurs, les repas pris en charge par TDF (par exemple, le petit-déjeuner et la restauration), les documenter et effectuer les calculs correctement. Tout manquement à cette obligation peut entraîner des problèmes ultérieurs, et les frais administratifs sont considérables.

La documentation est essentielle

La publication des procès-verbaux (EN) et des décisions (EN) est un autre domaine qui demande beaucoup de travail. D’un côté, il faut prendre des notes et les rédiger dans des procès-verbaux lisibles, de l’autre, caviarder des informations sensibles, une tâche ardue. Je suis heureux que nous ayons amélioré la publication de ces documents, mais cela reste une tâche chronophage, même sans tenir compte des éventuelles traductions.

Une autre tâche de TDF est la documentation des actifs. Chaque année, lors de la clôture annuelle de l’exercice, nous devons répertorier précisément les actifs (par exemple, le matériel) dont nous disposons encore, leur emplacement et ceux qui sont défectueux. C’est pourquoi vous recevez de temps à autre un courriel vous demandant de confirmer que vous possédez toujours un matériel et que vous en avez toujours besoin. Il ne s’agit pas de méfiance, mais de remplir nos obligations de documentation (et également d’envoyer du matériel à d’autres personnes au cas où il ne serait plus nécessaire chez quelqu’un).

Une bureaucratie contraignante

À propos du matériel, certaines personnes ont souligné notre réticence à expédier hors d’Europe. Cela est moins lié aux frais de port qu’aux douanes. Si nous commandons du matériel quelque part et que nous n’en avons plus besoin, il ne peut pas être renvoyé tout simplement à TDF à Berlin. Les formalités douanières interviendraient et des formulaires devraient être remplis, ce qui coûterait du temps et de l’argent, et nous n’avons pas encore trouvé de solution efficace. C’est particulièrement complexe pour un domaine douanier comptant très peu de membres actifs de la communauté, car il y a plus de risques de ne trouver personne d’autre à qui livrer dans le même domaine.

Un autre point soulevé concerne le désagrément ressenti concernant les documents de remboursement de voyage expédiés à Berlin. Ce n’est pas notre choix délibéré ; nous préférerions tout faire numériquement et éviter les envois. Cependant, pour des raisons fiscales, nous sommes tenus d’avoir un formulaire et des documents signés à portée de main, c’est pourquoi nous devons en informer la communauté.

De plus, nos marques doivent être renouvelées régulièrement, y compris avec une preuve d’usage. Si les formalités peuvent être prises en charge par des experts juridiques, TDF doit fournir des justificatifs pour ces derniers.

Heureusement, les choses sont parfois plus simples. Après un changement de fournisseur de carte de crédit, la vérification PCI DSS est devenue beaucoup plus simple. Nous en avons besoin pour accepter les dons par carte de crédit, alors qu’auparavant, il s’agissait d’un long formulaire nécessitant la documentation des paramètres de pare-feu et d’autres détails.

Il est parfois même tout simplement impossible de clôturer un compte bancaire (EN) ou un compte de cryptomonnaie (EN).

Ce qui reste un mystère, cependant, ce sont les paiements bancaires vers l’étranger. Les frais sont élevés (des montants de l’ordre de 40 à 50 € par virement bancaire sont assez courants), parfois les paiements sont complètement impossibles. Pour d’autres paiements, nous devons documenter et expliquer à la banque les détails du paiement, en raison des règles de lutte contre le blanchiment d’argent, qui s’appliquent occasionnellement en raison de nos activités internationales, y compris dans des pays considérés par les banques comme « à haut risque » (c’est le terme que j’ai entendu). Donc, si votre remboursement prend un peu plus de temps, ce n’est peut-être pas dû à la lenteur de TDF, mais plutôt à la bureaucratie…

Il y a toujours plus à faire

Je ne m’étendrai pas sur tous les défis que certaines réglementations européennes nous imposent, comme le RGPD, DORA et le CRA (EN), mais elles ajoutent également du travail.

À pays différent, coutumes différentes

L’une des idées reçues les plus fréquentes est que le système allemand est responsable de la complexité de la situation. Ne nous laissons pas prendre par cette idée fausse. Je ne dis pas que tout est parfait ici, mais je n’ai encore jamais vu de législation où tout soit parfait. Chaque pays a ses particularités. Tant que vous n’y êtes pas confronté, tout va bien, et peut-être qu’une législation est plus adaptée à votre domaine d’activité. Cela ne signifie pas pour autant que, de manière générale, certaines législations sont « meilleures » que d’autres. Concernant la langue, il est assez courant que chaque législation a sa ou ses langues principales dans lesquelles la correspondance officielle doit être rédigée. Je doute que vous puissiez effectuer vos déclarations officielles au Royaume-Uni en français ou en italien, ou soumettre votre clôture annuelle des comptes pour la France en japonais. Ce n’est pas parce que certaines législations ont l’anglais comme langue principale, et parce qu’il constitue, le cas échéant, le dénominateur commun de notre communauté, qu’il faut présumer que c’est une langue que tout le monde maîtrise. Les difficultés linguistiques sont un problème auquel nous sommes confrontés dans chaque législation.

Même si nous ne sommes pas situés dans un pays en particulier, nous pouvons être concernés par certaines législations. Citons par exemple les réglementations sur la sécurité en ligne, les réglementations relatives aux organismes à but non lucratif dans d’autres pays (EN) ou les exigences en matière de déclarations fiscales (EN) pour recevoir des paiements de l’étranger.

Impact sur les personnes

Je ne suis de loin pas le seul concerné, obligé de prendre des mesures supplémentaires pour que tout cela fonctionne au sein d’une communauté internationale. Au cours de la dernière décennie, plusieurs d’entre nous ont vu leurs vacances ou leurs week-ends interrompus ou perturbés, pour gérer des tâches parfois urgentes, pressantes ou soumises à des délais serrés, ou des questions juridiques complexes. Pour tout imprévu et toute urgence, il n’y a généralement, comme indiqué ci-dessus, qu’un seul interlocuteur principal capable de gérer les détails, sans remplaçant. À long terme, cela n’a aucun effet positif sur les personnes qui ne peuvent jamais se déconnecter de leur travail. Il en va de même, bien sûr, pour tous les bénévoles du conseil d’administration et du comité des adhésions, pour qui la situation est encore plus pressante, car ils remplissent un rôle purement bénévole. Parfois, la multitude de tâches en parallèle, ainsi que les problèmes existants à résoudre, font que le travail stratégique arrive en retard, tout comme la représentation de TDF lors d’événements et ailleurs, ce qui est très insatisfaisant.

Pourquoi j’écris tout cela

Nous n’avons jamais vraiment partagé beaucoup de détails sur le fonctionnement de TDF. Des éléments sont disséminés sur le wiki et le forum, mais pas d’une façon exhaustive (c’est que nous espérons, tout du moins). La communauté constate parfois que des choses ne se produisent pas, tardent à se produire ou n’ont pas la priorité espérée. Ce n’est pas une mauvaise intention. Des choses peuvent être oubliées, négligées ou passer entre les mailles du filet, mais cela est parfois simplement dû au fait que TDF est une organisation importante, qu’elle mène de nombreuses activités en parallèle et qu’elle est active à l’international. Contrairement à d’autres grandes organisations, elle s’efforce de maintenir un profil bas en matière d’administration, de ressources humaines, de services juridiques, de finances, etc.

Ce que nous devons faire

Nous pourrions bien sûr décider de ne pas investir dans des projets pour remplir notre mission et d’utiliser les fonds pour développer les aspects administratifs, mais cela n’apporterait rien de concret à la communauté et à nos objectifs statutaires. Bien que je n’aie pas de plan précis, j’imagine que nous pouvons agir pour améliorer presque immédiatement notre communauté.

  • Nous devons comprendre que certaines configurations sont une décision délibérée. Cependant, nous devons être conscients que cela a un coût important et ne tombe pas du ciel, et que cela peut prendre du temps sur d’autres tâches.
  • Nous devons nous soutenir mutuellement. Lorsque TDF vous demande d’envoyer une copie numérisée de tous vos justificatifs de voyage, puis de les expédier à notre adresse berlinoise, ce n’est pas pour vous contrarier ni pour retarder les choses. Lorsque nous vous demandons si vous possédez encore certains équipements, ce n’est pas par défiance, mais pour remplir nos obligations. Lorsque chacun s’investit un peu, cela permet de ne pas faire tout reposer sur les épaules de quelques personnes.
  • Nous devons planifier correctement. Bien que je ne sois heureusement pas impliqué dans l’organisation de voyages ni dans les réservations d’hôtels, je suis conscient que la situation est tout aussi exigeante. TDF n’est pas une agence de voyages. Si les gens ne répondent pas à leurs projets de voyage, ou les modifient fréquemment ou à la dernière minute, cela représente beaucoup de travail et de charge pour TDF. Ici aussi, si chacun·e planifie correctement et s’investit un peu, nous pouvons accomplir beaucoup plus ensemble. D’ailleurs, TDF a essayé de collaborer avec plusieurs agences de voyages pour externaliser le problème, mais elles ont soit refusé d’emblée, soit proposé des offres trop onéreuses ou ne répondant pas à nos besoins.
  • Les personnes qui assument un rôle au sein du conseil d’administration ou du comité des membres doivent savoir qu’elles se voient confier de nouvelles responsabilités, souvent dans des domaines totalement étrangers à leur engagement principal dans le projet. Être membre d’une instance dirigeante n’est pas une récompense pour votre travail au sein du projet ; cela implique de grandes responsabilités, et vous devez être prêt à les assumer.
  • Nous devons écouter celles et ceux qui ont de l’expérience dans leur domaine et qui font ce travail depuis un certain temps. Poser des questions et adopter un point de vue différent est une bonne chose et peut même aider à aborder le projet sous un angle différent et avec un esprit neuf. En revanche, supposer que quelqu’un n’ayant jamais occupé un poste similaire connaîtrait tout mieux que nous est mal avisé.
  • Privilégiez d’abord les connaissances internes. Il est courant dans les grandes entreprises de faire appel à des consultants externes pour vous imposer des évidences. Cela entraîne des retards et des coûts supplémentaires, alors que le résultat aurait pu être obtenu bien plus facilement et à moindre coût. Malheureusement, nul n’est prophète en son pays, mais n’oublions pas que nous possédons de grandes compétences chez TDF. C’est nous tous qui avons bâti TDF, c’est nous tous qui avons créé l’un des projets libres et open source les plus importants, et c’est nous tous qui faisons fonctionner les choses au quotidien. S’il est tentant de s’appuyer sur des géants, n’oublions pas que, pour certaines choses, nous pouvons être nous-mêmes des géants et faire confiance à notre propre jugement.
  • Nous devons tolérer les erreurs. Il y a quelques années, j’ai carrément vu plusieurs personnes quitter TDF après avoir été réprimandées pour une seule erreur. Une véritable « culture de l’erreur » est essentielle, car c’est seulement en faisant des erreurs que nous pouvons apprendre, grandir et évoluer.

J’ai quelques idées d’amélioration et de changements à apporter, que je partagerai ultérieurement dans un autre message.

Qui suis-je ?

Si vous vous demandez pourquoi j’écris tout cela et quel est mon parcours, permettez-moi de vous donner quelques informations me concernant.

J’ai commencé comme bénévole chez OpenOffice.org en 2004, au sein du projet marketing allemand. Trois ans plus tard, j’ai été nommé coresponsable du projet marketing international (EN). En 2010, j’ai eu l’honneur d’en devenir le responsable (EN), succédant à mon mentor John McCreesh (EN), malheureusement décédé en 2016. J’ai beaucoup appris de beaucoup d’entre vous pendant cette période, et j’ai rencontré beaucoup d’entre vous pour la première fois à cette époque, et je conserve précieusement toutes ces expériences.

En Allemagne, nous avons créé une association à but non lucratif en 2005, appelée OpenOffice.org Deutschland e.V., plus tard Freies Office Deutschland e.V., où j’ai d’abord été coordinateur du travail jeunesse, puis membre du conseil d’administration, puis du conseil consultatif. Cette association est la fondatrice légale de The Document Foundation.

Avec notre conseiller juridique Mike Schinagl, j’ai piloté le processus juridique et rédigé les statuts de notre fondation (pdf EN). De 2012 à 2014, j’ai été le premier président du conseil d’administration de TDF (EN), et depuis le 1er mars 2014, j’en suis le directeur exécutif. Auparavant, j’ai travaillé comme journaliste indépendant, consultant en stratégies open source et administrateur système, et j’ai une formation en droit.

J’ai vu TDF grandir et se développer depuis ses débuts, où ce n’était qu’une simple idée, jusqu’à ce qu’elle est aujourd’hui.

J’espère que ce message vous éclairera sur le fonctionnement de TDF, afin que nous puissions discuter des améliorations à apporter.


  1. Une attestation A1 est une attestation qui indique quelles réglementations s’appliquent aux personnes en matière de sécurité sociale et ce qui est pertinent quand on travaille temporairement dans un pays étranger. ↩

  2. Guilhem Moulin, est responsable de l’infrastructure de TDF. ↩

  3. « Le registre de transparence est un registre central qui enregistre des informations sur les bénéficiaires effectifs des sociétés et autres personnes morales en Allemagne. Elle a été introduite en 2017 pour répondre aux exigences de la directive européenne sur le blanchiment d’argent et pour créer plus de transparence dans les structures des entreprises. »Business Center, Niederrhein. Les « bénéficiaires effectifs » sont les personnes physiques qui contrôlent les structures, ici le conseil d’administration. ↩

  4. Frais de mission. ↩

Commentaires : voir le flux Atom ouvrir dans le navigateur

  • ✇LinuxFr.org : les dépêches
  • Microsoft «Edit»
    Et si Microsoft croyait en la ligne de commande pour tous ? Idée étrange, mais vraie : depuis mi-mai 2025, Microsoft met à disposition un éditeur de texte minimaliste, mais fonctionnel, en ligne de commande : Edit. lien nᵒ 1 : Page GitHub du projetOn parle de quoi ? Il se nomme Edit … ou pas … à vous de voir comment vous voulez le nommer (oui, c'est écrit dans le bout de documentation disponible). C'est un logiciel libre - Licence MIT. Il est écrit en Rust, et tient dans un binaire statique (q

Microsoft «Edit»

Et si Microsoft croyait en la ligne de commande pour tous ?
Idée étrange, mais vraie : depuis mi-mai 2025, Microsoft met à disposition un éditeur de texte minimaliste, mais fonctionnel, en ligne de commande : Edit.

On parle de quoi ?

  • Il se nomme Edit … ou pas … à vous de voir comment vous voulez le nommer (oui, c'est écrit dans le bout de documentation disponible).
  • C'est un logiciel libre - Licence MIT.
  • Il est écrit en Rust, et tient dans un binaire statique (qui fait 222 ko pour la version Linux x86_64)
  • Il est prévu pour fonctionner sous Windows, MacOS et Linux au moins sur les architectures x86_64 et ARM 64 - Les binaire Windows et Linux, pour x86_64 et ARM 64 sont directement fournis dans les versions sur GitHub (vouz utilisez MacOS … compilez vous-même)

On n'avait pas déjà Visual Studio Code (ou le Bloc-notes) ?

Le nom est clairement une référence à l'historique edit.com que l'on trouvait sous MS-DOS, et ce nouvel Edit fonctionne bien en ligne de commande (oui, j'ai testé hors d'un environnement graphique). Mais aucune version DOS (16 bits) n'est prévue, le support du 32 bits étant même une priorité secondaire.

Le but est de rester simple et léger, loin de l'éditeur à faire tout (et n'importe quoi) qu'est Visual Studio Code, mais se montre plus avancé que le spartiate Bloc-notes (Notepad) Windows.

Quelques menus simples, assez peu de fonctions, mais prévu pour être simple à aborder.
La souris est gérée, si l’environnement la prend en charge.
La gestion des codages de caractères (avec UTF-8 par défaut vraisemblablement), du type de retour à la ligne, et des fichier multiples sont des fonctions de bases.
Plusieurs localisations, dont le français, sont déjà gérées … et plusieurs autres langues peuplent déjà les Pull-Requests.
Pas de coloration syntaxique, mais la question est déjà posée (et semble faire débat).


Ce n'est qu'un nouvel éditeur de texte en CLI, on n'en manquait pas forcément, même d'assez simples d'utilisation (enfin, les personnes qui utilisent la ligne de commande le savent).
Pas le plus novateur, pas le plus abouti, pas celui qui a le plus de fonctions, … juste un de plus … Mais quand on connait la force de frappe de Microsoft, cela a piqué ma curiosité et j'ai voulu en savoir plus (et tant qu'à faire partager ce que j'ai trouvé).

Je trouve aussi amusant que Microsoft s’intéresse à un outil simple et minimaliste, en ligne de commande et destiné au plus grand public, finalement très loin des ogres de ressources gonflés à l'IA dans les discours de grands décideurs.

Commentaires : voir le flux Atom ouvrir dans le navigateur

  • ✇LinuxFr.org : les dépêches
  • Sortie du gestionnaire d'archives PeaZip 10.4.0
    PeaZip n'a jamais été abordé dans ces colonnes jusqu'à présent, alors qu'il fait partie des outils multi-plateformes permettant une transition en douceur vers le libre. Il a presque dix ans. Sortie le 14 avril, la version 10.4 continue la série 10.0 commencée en octobre 2024. PeaZip affiché avec son thème sombre dans Wayland lien nᵒ 1 : Site de Peaziplien nᵒ 2 : Code source sur Githublien nᵒ 3 : Le projet sur Sourceforgelien nᵒ 4 : Benchmark comparant Peazip, 7-Zip, WinRar et WinzipGiogio Tani

Sortie du gestionnaire d'archives PeaZip 10.4.0

PeaZip n'a jamais été abordé dans ces colonnes jusqu'à présent, alors qu'il fait partie des outils multi-plateformes permettant une transition en douceur vers le libre. Il a presque dix ans. Sortie le 14 avril, la version 10.4 continue la série 10.0 commencée en octobre 2024.

PeaZip Linux thème sombre sous Wayland
PeaZip affiché avec son thème sombre dans Wayland

Giogio Tani, le développeur de PeaZip publie plusieurs versions chaque année. Le logiciel évolue par petites touches largement testées via les fonctions "expérimentales" des versions précédentes.

icone de PeaZip

Je trouve beaucoup d'atouts à PeaZip

Il est libre, multi-plateformes, multi-architecture, portable (nomade), écrit en FreePascal avec Lazarus, ouvre et écrit plusieurs formats d'archives. Il est rapide et assez léger pour un tout-en-un (11,2 MB). Il est bien maintenu, l'auteur est transparent sur la sécurité, documentation et tutoriels sont conséquents et pédagogiques. L'interface est travaillée, sobre, ergonomique, thémable, configurable, jolie, … N'en jetez plus ! Ah si encore : il est dispo en Gtk et Qt sous X11 et Wayland, et l'auteur l'empaquête à tout va.

C'est un humble logiciel très bien foutu, très travaillé, utile pour installer des outils libres sur les systèmes proprios afin de les amener en douceur vers Linux ou *BSD (il ne fonctionne pas encore sous Haïku).

Architectures et systèmes

  • Linux x86_64, x86, ARM, aarch64 ;
  • Windows, ReactOS, Wine ;
  • Darwin, macOS Intel et aarch64 (Apple Silicon), la famille BSD.

PeaZip propose des fonctions peu courantes

  • Le moteur de scriptage intégré permet de convertir vos opérations graphiques pour les automatiser et les étendre avec des options en ligne de commande ;
  • un chiffrement solide est disponible, avec authentification à double facteur ;
  • l'interface graphique est unifiée sur tous les systèmes et architectures pris en charge, même pour les formats moins courant (zpaq, brotli, zstandard) ;
  • le gestionnaire de fichiers avancé facilite, par exemple, la vérification des sommes de contrôles, la déduplication, la conversion de formats d'archives, la recherche, etc ;
  • c'est un outil portable et nomade qu'on peut copier sur une clé usb, sur le net ou partager en réseau sans l'installer ;
  • PeaZip dispose d'une transparence et des options de suivi pour la vie privée et la sécurité.

Commentaires : voir le flux Atom ouvrir dans le navigateur

  • ✇LinuxFr.org : les dépêches
  • Sortie de Tryton 7.6
    Le 1er mai 2025 sortait la version 7.6 de Tryton, un progiciel de gestion intégré modulaire et multiplate-forme. lien nᵒ 1 : Annonce 7.6lien nᵒ 2 : Démolien nᵒ 3 : Dépêche sur la sortie 7.2lien nᵒ 4 : Documentationlien nᵒ 5 : Annonce 7.4Tryton est basé sur une architecture trois tiers avec PostgreSQL comme base de données principale et est écrit en Python ce qui apporte une grande flexibilité et rapidité pour la customisation. Il vient avec un ensemble de modules essentiels pour la gestion d’u

Sortie de Tryton 7.6

Le 1er mai 2025 sortait la version 7.6 de Tryton, un progiciel de gestion intégré modulaire et multiplate-forme.

Tryton

Tryton est basé sur une architecture trois tiers avec PostgreSQL comme base de données principale et est écrit en Python ce qui apporte une grande flexibilité et rapidité pour la customisation.
Il vient avec un ensemble de modules essentiels pour la gestion d’une entreprise, qui sont très aboutis. Il peut être complété par des modules tierces spécifiques à certaines activités (comme la gestion d’hôpital avec GNU Health, la gestion de distillerie avec Distilibre) ou permettant l’intégration à d’autres outils.
Enfin, il est utilisable à travers un client natif, un client web réactif et un client en ligne de commande. Tous ces clients sont légers et multiplateformes (Linux, BSD, Windows et macOS).

Comme la dernière annonce ici date de la version 7.2, voici une liste non-exhaustive d’améliorations notables :

  • Tryton a remplacé son plan comptable minimal par le plan comptable universel qui est une bonne base pour l'IFRS ou US GAAP.
  • Un logo peut être ajouté à la société gérée par Tryton. Celui-ci sera alors rendu sur les documents commerciaux que Tryton génère (ex: bon de commande, facture, etc.)
  • Les remplacements de produit sont maintenant géré automatiquement. Quand un produit, marqué comme étant remplacé par un autre, n'est plus en stock, il est remplacé sur tous les mouvements de stock. C'est utile afin de s'assurer de vider son stock existant avant de passer au nouveau produit.
  • Les tâches planifiées, qui sont en train d'être exécutées, sont affichées. De plus, Tryton enregistre la durée d'exécution pendant un mois afin de pouvoir détecter des anomalies.
  • Il est maintenant possible de configurer le serveur pour utiliser une autre commande que LibreOffice pour convertir les documents vers un autre format comme PDF. Par exemple, on peut utiliser un service externe comme document-converter
  • L'ORM de Tryton gère les contraintes d'exclusion basées sur les Range SQL. Ceci a permis de remplacer des contraintes écrites en Python qui verrouillaient la table.
  • Il est désormais possible de redimensionner les colonnes des listes aussi avec le client web. Et la taille des colonnes est sauvegardé sur le serveur par taille d'écran afin de les restaurer pour l'utilisateur à la prochaine ouverture.
  • Un délai de validité des devis peut être configuré. Une fois passé le délai, il n'est plus possible de convertir le devis en vente et celui-ci sera annulé automatiquement. De même, une date d'expiration de devis d'achat peut être encodée pour faciliter le suivi.
  • Il est maintenant possible de résoudre une plainte par la création d'un coupon de promotion.
  • On peut à présent enregistrer une adresse en utilisant les champs structurés. Dans ce cas, le formatage de celle-ci sera faite automatiquement par Tryton suivant le format des 222 pays connus.
  • Des méthodes pour faciliter la personnalisation du comportement de l'ORM ont été ajoutées afin de simplifier et d'éviter de devoir étendre les méthodes create, write et delete (qui peuvent être un peu compliquées). De plus, des champs stockés dans la base de données peuvent être définis comme étant calculés. Ils sont alors automatiquement mis à jour si leur valeur change. Ils sont principalement utilisés pour faire de la cache.
  • Tryton supporte maintenant les traductions des formes de pluriels (jusqu'à 4 par langue).

Une dernière chose, l'ajout en mode bêta d'un outil de chat en direct entre utilisateurs sur certains documents. Par la suite, ce chat doit évoluer pour devenir un outil de communication plus large et inclure des externes via e-mail (mais aussi d'autres supports de communication).
Cette fonctionnalité est développée via un appel à sponsors
Dicussion sur une vente

Commentaires : voir le flux Atom ouvrir dans le navigateur

  • ✇LinuxFr.org : les dépêches
  • WoPiX, un serveur WOPI libre, indépendant, simple et léger
    Un serveur WOPI (Web application Open Platform Interface) permet à un logiciel client de modifier un fichier stocké sur un serveur. C'est la couche indispensable pour qu'OnlyOffice, LibreOffice (Collabora Online) et d'autres suites bureautiques puissent être utilisés sur le web. Ainsi, lorsque vous réclamez l'ouverture d'un document depuis votre navigateur web, vous vous connectez à la suite bureautique en ligne avec une URL particulière, contenant, entre autres, le nom du fichier à ouvrir. La s

WoPiX, un serveur WOPI libre, indépendant, simple et léger

Un serveur WOPI (Web application Open Platform Interface) permet à un logiciel client de modifier un fichier stocké sur un serveur. C'est la couche indispensable pour qu'OnlyOffice, LibreOffice (Collabora Online) et d'autres suites bureautiques puissent être utilisés sur le web. Ainsi, lorsque vous réclamez l'ouverture d'un document depuis votre navigateur web, vous vous connectez à la suite bureautique en ligne avec une URL particulière, contenant, entre autres, le nom du fichier à ouvrir. La suite bureautique peut alors discuter avec le serveur WOPI pour récupérer le document. Les lectures, écritures et modifications d'un document sont gérées par le serveur WOPI, à la demande de la suite bureautique. Le protocole a été créé par Microsoft en 2012, la révision 14.5 de WOPI est sortie le 18 février 2025.

Les serveurs WOPI libres de Nextcloud, Seafile, Tracim… ne sont pas indépendants. Comme je voulais utiliser Collabora Online sans déployer un NextCloud complet, j'ai écrit un serveur WOPI très simple. Il est utilisé depuis plus d'un an sans problème et il est libre. Il est écrit en Java.

J'ai commencé ce développement car je travaille sur deux lieux privés différents avec un ordinateur à chaque endroit, un NAS dans l'un d'eux et je communique entre les deux machines à l'aide d'un dépôt git sur le NAS. Ça fonctionne relativement bien pour des fichiers qui n'ont pas vocation à rester ouverts dans des applications, mais pour des fichiers ODS ou ODT qui restent ouverts, c'est plus compliqué car je me retrouve souvent avec des versions concurrentes sur les deux machines. J'ai donc regardé du côté des suites de collaboration en ligne.

À une époque , je me servais d'Etherpad et de son équivalent tableur Ethercalc. Mais ces logiciels manquent de fonctionnalités, surtout le tableur. Problème supplémentaire : j'ai déjà beaucoup de fichiers aux formats LibreOffice.

Ça tombe bien, il y a la suite LibreOffice online, éditée par Collabora Online (CODE). Le problème — comme souligné par une dépêche — c'est qu'une fois CODE installé, tu te retrouves à poil avec rien qui marche : il faut un serveur utilisant le protocole WOPI.

Pour éviter d'installer tout un NextCloud, j'ai écrit un petit serveur WOPI. C'est du Java avec Spring Boot. Le serveur est très simple, sur le principe que plus un système est simple, moins il a de chances de tomber en panne.

Par exemple, il n'y pas de droits d'accès et on ne peut pas avoir plusieurs utilisateurs simultanés. Il faudrait mettre en œuvre le système de verrous et le système de droits d'accès (faire reposer les droits d'accès sur les droits du système de fichier, implique d'avoir un utilisateur sur la machine pour chaque utilisateur du logiciel). Cela n'a pas été implanté parce que je suis le seul utilisateur sur ma machine. Mais ce ne serait pas long à développer.

Le serveur une fois lancé expose des services REST, accessibles par la suite bureautique, mais aussi un service https qui permet d'afficher la liste des fichiers. Cette liste de fichier est cliquable et permet de se connecter à Libre Office avec la bonne URL. C'est la raison des paramètres proxyHost et code URL de l'application : être en mesure de générer la bonne URL.

Liste des fichiers

Le code est prévu pour avoir plusieurs backends à l'aide d'une interface. Le seul mis en œuvre pour l'instant c'est un stockage sur disque local (avec auto discovery : on lui donne un répertoire et il expose tout les documents du répertoire).

Il consomme peu de ressources, la charge dépendra plus de Collabora Online ou d'OnlyOffice. Le serveur WOPI se contente de lire un fichier à l'ouverture et de l'écrire de temps en temps (comme lors des enregistrements automatiques).

Il n'est pas testé avec OnlyOffice. En principe WOPI est une norme et ça devrait fonctionner.

On peut le lancer avec java -jar. C'est du Spring Boot. On pourrait utiliser systemd. De mon côté, je l'ai mis dans un container docker qui lance la commande suivante

java -Dlogging.level.root=INFO \
     -Dlogging.level.org.wopiserver=INFO \
     -Dserver.port=8880 \
     -jar /opt/app/app.jar \
     --baseDir /mnt/docs \
     --disableTLSCheck \
     --codeURL https://172.17.0.8:9980 \
     --proxyHost 192.168.124.252

Le code de WoPiX est dispo sur github et je suis ouvert à toute requête :-)

Commentaires : voir le flux Atom ouvrir dans le navigateur

  • ✇LinuxFr.org : les dépêches
  • CryptPad 2025.3.0 est disponible
    Nous venons de publier CryptPad 2025.3.0, suite collaborative chiffrée de bout en bout et open-source. Et, bien qu’il n’introduise pas de nouvelles applications majeures, il inclut d’importantes améliorations techniques, des corrections de bugs, et des ajustements de convivialité, en particulier pour les utilisateurs sur mobile ou avec des disques de grande taille. Cette version marque également le début d’un effort de refonte plus large, visant à rendre CryptPad plus rapide, plus modulaire, et

CryptPad 2025.3.0 est disponible

Nous venons de publier CryptPad 2025.3.0, suite collaborative chiffrée de bout en bout et open-source. Et, bien qu’il n’introduise pas de nouvelles applications majeures, il inclut d’importantes améliorations techniques, des corrections de bugs, et des ajustements de convivialité, en particulier pour les utilisateurs sur mobile ou avec des disques de grande taille.

Cette version marque également le début d’un effort de refonte plus large, visant à rendre CryptPad plus rapide, plus modulaire, et plus facile à maintenir et à étendre au fil du temps.

Le document #1 et la présentation sont maintenant ouverts sur cryptpad.fr

De nombreux utilisateurs ont demandé le support des documents (DOCX/ODT) et des présentations (PPTX/ODP) compatibles avec Office.

Grâce au travail de Wolfgang Ginolas, ces éditeurs sont disponibles en beta sur cryptpad.fr (même pour les utilisateurs gratuits) et font de CryptPad une alternative plus complète pour la collaboration en ligne sécurisée.

Vous pouvez commencer un document ou une présentation sur cryptpad.fr (aucun compte n’est requis).

Meilleure performance, en particulier sur les mobiles et les grands comptes

Si vous avez déjà attendu un certain temps pour que CryptPad se charge, en particulier lorsque vous travaillez avec un grand disque ou des dossiers d’équipe, cette version devrait faire une différence notable.

Nous avons restructuré la façon dont les blocs et les dossiers sont chargés : au lieu de tout charger en même temps, CryptPad donne maintenant la priorité au document que vous ouvrez, les autres contenus se chargeant en arrière-plan. Cela signifie :

  • délai plus court pour la première interaction lors de l’ouverture d’un bloc-note,
  • moins de retard lors de l’accès aux dossiers partagés et aux disques d’équipe,
  • une expérience plus réactive sur les appareils mobiles.

Ce travail prépare également le terrain pour de futures améliorations, comme une API JavaScript, qui permettrait aux applications tierces de se connecter plus facilement aux serveurs CryptPad.

Autres améliorations et corrections

Cette version comprend également :

  • nouveaux outils d’administration : les administrateurs peuvent maintenant ajouter ou supprimer d’autres administrateurs via l’interface,
  • améliorations de l’écran tactile dans Kanban et Forms,
  • améliorations de l’interface utilisateur pour les mobiles (meilleures dispositions, mode de prévisualisation pour le code, boutons améliorés),
  • améliorations de l’accessibilité, en particulier dans le calendrier et l’interface d’administration,
  • corrections pour les téléchargements de fichiers OnlyOffice et amélioration des messages d’erreur dans plusieurs parties de l’interface utilisateur,
  • améliorations du backend et de l’utilisation de la mémoire pour aider les instances à s’adapter plus efficacement,
  • corrections de sécurité. Si vous utilisez une instance CryptPad auto-hébergée, nous vous recommandons de la mettre à jour dès que possible,
  • pour une liste complète des changements, consultez les notes de version.

Remarque : nous avions prévu de mettre à niveau les éditeurs OnlyOffice vers la version 8 dans cette version, mais nous travaillons toujours sur les problèmes d’intégration. Comme les mises à jour de documents ne peuvent pas être annulées, nous attendrons et inclurons ce changement dans la version 2025.3.1, une fois qu’elle sera stable.

Statistiques du projet

Voici un rapide aperçu de la situation actuelle de CryptPad :

  • plus de 2 millions de pads ouverts par mois sur cryptpad.fr,
    • environ 200 000 utilisateurs par mois,
  • 55 000 utilisateurs avec des lecteurs personnels,
    • plus de 1 000 abonnés soutenant le projet,
  • plus de 1 400 instances CryptPad dans la nature.

Nous sommes reconnaissants à la communauté qui nous aide à tester, à rapporter les bugs, à aider les autres et à soutenir le projet par le biais de dons et d’abonnements.

Vous pouvez également contribuer à la viabilité financière de CryptPad. Si vous êtes un utilisateur individuel, vous pouvez faire un don via Open Collective ou en vous abonnant à CryptPad.fr. Les organisations peuvent contribuer par le biais d’abonnements ou de parrainages de fonctionnalités. Nous sommes totalement transparents sur notre financement et publions des mises à jour annuelles sur le blog CryptPad.

Prochaines étapes

Nous continuons à améliorer les performances, le support mobile et l’intégration d’OnlyOffice. Pour la prochaine version majeure (prévue pour l’été 2025), nous visons à apporter plus d’améliorations en termes de convivialité et de qualité de vie dans tous les domaines.

Comme toujours, nous nous efforçons de faire de CryptPad une alternative solide et respectueuse de la vie privée aux outils bureautiques classiques ; quelque chose sur lequel les gens peuvent compter sans renoncer au contrôle de leurs données.

Commentaires : voir le flux Atom ouvrir dans le navigateur

  • ✇LinuxFr.org : les dépêches
  • Logiciels libres pour la comptabilité d'entreprise
    Où l’on s’essaie à dresser un panorama des logiciels comptables libres. À l’origine de cette dépêche, une recherche d’un logiciel de paye libre où il a semblé que cela pouvait être utile. Il s’agit bien de logiciels de comptabilité pour un usage professionnel ou associatif, pas de gestion de finances personnelles qui ont fait l’objet d’une autre dépêche il y a quelque temps. Évidemment, il n’y a aucune prétention à l’exhaustivité, mais plus à donner un panel de logiciels avec quelques idées pou

Logiciels libres pour la comptabilité d'entreprise

Où l’on s’essaie à dresser un panorama des logiciels comptables libres. À l’origine de cette dépêche, une recherche d’un logiciel de paye libre où il a semblé que cela pouvait être utile.

Il s’agit bien de logiciels de comptabilité pour un usage professionnel ou associatif, pas de gestion de finances personnelles qui ont fait l’objet d’une autre dépêche il y a quelque temps. Évidemment, il n’y a aucune prétention à l’exhaustivité, mais plus à donner un panel de logiciels avec quelques idées pour choisir le vôtre, le cas échéant. N’hésitez pas à les essayer quand c’est possible et à croiser les informations pour vous faire votre opinion. Les fiches sont succinctes, mais c’est l’occasion pour vous d’écrire plein de nouvelles dépêches puisque la plupart de ces logiciels n’ont pas eu de présentations récentes sur LinuxFr.org.
Image d’illustration

    Sommaire

    Entrons tout de suite dans le vif du sujet. Voici des courtes présentations avec des points forts et des points faibles qui se dégagent des expériences des rédacteurs et rédactrices. Pour vous aider à faire un choix, cette liste est suivie d’explications plus générales.

    Compta.libremen.com

    logo compta libremen
    Compta libremen com est un logiciel de compta en partie double, simple et efficace. Il utilise une interface web sans fioritures. Le logiciel est écrit en Perl et s’appuie sur Postgresql et mod_Perl, avec un serveur Apache. Un fork amical fournit une image Docker et quelques améliorations. Libremen propose une offre en ligne.
    Commentaires de l’auteur recueillis par courriel : on a un peu d’aide à la saisie, il y a les raccourcis claviers (calcul du numéro de pièce, recopie de la ligne précédente) et aussi les fenêtres déroulantes pour les numéros de compte, plus le fait que le navigateur enregistre les dernières saisies ; je crois avoir documenté toutes les fonctions, la documentation est dite “minimum”, le logiciel est minimaliste par essence, donc la doc aussi :-)

    Interface web
    Aide à la saisie oui
    Saisie au km oui
    Intègre documents TVA, export FEC
    Comptabilité en partie double
    Comptabilité analytique oui, champ “Libre”
    Imports écritures en CSV
    Exports écritures en CSV
    Transmission automatisée non
    En réseau oui, et aussi sur Internet
    Documentation oui, minimum
    Forum non

    Diacamma

    logo Diacamma
    Le logiciel existe en deux versions, Diacamma Asso pour les associations et Diacamma Syndic pour les copropriétés. Diacamma utilise une interface web, avec un serveur intégré. Un installeur est fourni pour Windows, macOSX et Linux (Debian conseillée). Le CHATONS Sleto propose une offre en ligne.

    Interface web
    Aide à la saisie oui
    Saisie au km non
    Intègre achats, ventes, factures, adhérents, documents et +
    Comptabilité en partie double
    Comptabilité analytique oui, simplifiée
    Imports écritures comptables, articles, contacts
    Exports écritures en CSV
    Transmission automatisée non
    En réseau oui, et aussi sur Internet
    Documentation oui, complète
    Forum restreint aux connectés, gratuit
    • Points forts : le facturier qui permet aussi de faire des statistiques des ventes et d’éditer des factures et des reçus, le récapitulatif à gauche de l’écran, une vision comptable par « journaux auxiliaires ».
    • Points faibles : les fenêtres modales pour les écritures, la saisie par « journal auxiliaire » qui alourdit le processus, le vocabulaire pas très adapté au secteur.
    • Licence : GNU General Public License 3
    • Site : https://www.diacamma.org/

    Dolibarr

    logo Dolibarr
    Dolibarr est un puissant ERP pour tous types d’entreprises et d’associations. Il existe des pré-sélections des modules nécessaires à votre activité. Dolibarr utilise une interface web avec des serveurs web et SQL. Un installeur est fourni pour Windows et des paquets pour plusieurs distributions Linux. Beaucoup d’offres d’hébergement existent. Il réunit une forte communauté, surtout francophone. Le développement est très actif.
    Notez qu’on parle souvent de Dolibarr sur LinuxFr.org et qu’un journal sur une migration d’ERP a produit des interventions de haut niveau.

    Interface web
    Aide à la saisie oui
    Saisie au km
    Intègre achats, ventes, factures, adhérents, documents, stock, et plein d’autres
    Comptabilité simplifiée ou en partie double
    Comptabilité analytique oui
    Imports écritures comptables
    Exports des journaux, du Grand Livre, et des écritures sous différents formats
    Transmission automatisée
    En réseau oui, et aussi sur Internet
    Documentation oui, complète
    Forum oui
    • Points forts : il est possible d’ajouter des extensions avec le magasin d’application, le dolistore. Dolibarr est également disponible chez certains hébergeurs à travers Softaculous. Une gestion fine des droits par groupe d’utilisateurs et par utilisateurs. Avec certains droits réservés aux utilisateurs internes c’est-à-dire ceux qui ne sont ni client ni fournisseur.
    • Points faibles : l’aspect « usine à gaz » de Dolibarr et sa prise en main qui peut être ardue.
    • Licence : GNU GPL V3 et plus
    • Site : http://www.dolibarr.org
    • Dolibarr sur LinuxFr.org.

    Ekyagri

    logo Ekyagri
    Une solution en ligne de gestion d’exploitation agricole.

    Interface web
    Aide à la saisie oui
    Saisie au km
    Intègre achats, ventes, factures,
    Comptabilité en partie double
    Comptabilité analytique oui
    Imports écritures comptables
    Exports
    Transmission automatisée
    En réseau oui, et aussi sur Internet
    Documentation oui, complète
    Forum oui
    • Points forts : la facilité de la saisie des écritures, la gestion des immobilisations, sa conception bien pensée pour le secteur. L’aide est bien faite, elle indique notamment des niveaux de difficultés des tâches. On peut la télécharger au format PDF.
    • Points faibles : le site n’est pas très clair sur la récupération des données. On n’a pas de module de recherche sur l’aide en ligne et rien n’est indiqué sur les sauvegardes.
    • Licence : AGPL v3
    • Site : https://ekylibre.com/ekyagri/

    ENDI

    logo endi

    Interface web
    Aide à la saisie oui
    Saisie au km
    Intègre achats, ventes, factures,
    Comptabilité en partie double
    Comptabilité analytique oui
    Imports écritures comptables
    Exports
    Transmission automatisée
    En réseau oui, et aussi sur Internet
    Documentation oui, complète
    Forum oui

    ERPNext / Dokos

    Titre de l’image
    Un puissant ERP créé en Inde, le fork Dokos est la version française. Écrit en Python et JavaScript au-dessus d’une base Postgresql. Modulaire, il se positionne comme Odoo (voir ci-dessous). Comparons-les : l’interface est plus austère, la renommée moindre entraîne peu de contributeurs tiers à proposer des modules, l’équipe est plus petite, mais tout aussi dynamique, ERPNext évolue vite, il est basé sur le framework FRAPPÉ qui est stable et permet d’extraire les applications de l’ERP, l’ensemble est intégralement libre.

    Interface web
    Aide à la saisie oui
    Saisie au km
    Intègre achats, ventes, factures, documents, stock et plein d’autres modules
    Comptabilité en partie double
    Comptabilité analytique oui
    Imports écritures comptables
    Exports écritures en CSV
    Transmission automatisée
    En réseau oui, et aussi sur Internet
    Documentation oui, complète
    Forum oui

    Frappebook

    Logo FrappeBook
    Même équipe qu’ERPNext. C’est juste le morceau comptable d’ERPNext, refait en application de bureau et portable par dessus SQLite. Pour les petites entreprises.

    • Points forts : Application portable, on peut l’emmener sur sa clef USB. L’interface est sobre et bien finie.
    • Points faibles : au lancement on se retrouve dans une compta anglo-saxonne, il faut paramétrer pour avoir une compta “européenne”.
    • Licence : GNU General Public Licence version 3
    • Site : https://frappebooks.com/
    • Code source : https://github.com/frappe/books

    Galette

    Titre de l’image
    Sous le nom sympathique et tarabiscoté de Galette (Gestionnaire d’Adhérents en Ligne Extrêmement Tarabiscoté mais Tellement Efficace) se cache un logiciel à destination des associations.

    Interface web
    Aide à la saisie oui
    Saisie au km
    Intègre achats, ventes, factures, adhérents
    Comptabilité simplifiée ou en partie double
    Comptabilité analytique oui
    Imports écritures comptables
    Exports
    Transmission automatisée
    En réseau oui, et aussi sur Internet
    Documentation oui, complète
    Forum oui
    • Points forts : Il est très facile à prendre en main, en comptabilité simple ou double. Il y a une aide en ligne copieuse ainsi qu’une liste d’entraide. Le logiciel propose plusieurs plans comptables (Au moins deux pour les plans comptables français et d’autres pour la plupart des pays européens). On peut aussi ajouter son propre plan comptable. Il offre des fonctionnalités de comptabilité analytique. On peut utiliser sa propre instance, récupérer la base de données ou exporter la comptabilité sous divers formats (CSV, FEC, ODS et XLSX). Il est possible d’importer une comptabilité dans ces formats. Le logiciel est en constante évolution, avec un développeur très réactif. Des modules permettent de gérer aussi les paiements en ligne (puisque c’est aussi un logiciel de gestion de facturations et de clients). Il y a un module PdV (point de vente, caisse).
    • Points faibles :
    • Licence : GNU General Public Licence version 3
    • Site : https://galette.eu/site/fr/
    • Code source : https://github.com/galette/galette
    • Galette sur linuxFr.org.

    GnuCash

    logo GnuCash
    GnuCash figure dans la bibliothèque logicielle de la plupart des distributions Linux. C’est un logiciel qui fait aussi bien la comptabilité personnelle que la comptabilité professionnelle. Il propose des fonctionnalités de CRM de base : gestion des adresses des clients et des fournisseurs.

    Interface Bureau (Gtk)
    Aide à la saisie oui
    Saisie au km
    Intègre
    Comptabilité en partie double
    Comptabilité analytique oui
    Imports écritures comptables
    Exports
    Transmission automatisée
    En réseau
    Documentation oui, complète
    Forum oui
    • Points forts : on peut paramétrer des écritures répétitives (paiements mensuels par exemple) et le logiciel vous le rappelle dans des délais fixés par vous à l’ouverture. Sa bibliothèque de rapports (ou états) est riche : bilan, comptes de résultat, portefeuille d’action, facture, quittance, graphiques. Et c’est personnalisable souvent. Les rapprochements bancaires se font avec pré-affectation des comptes grâce à de l’inférence bayésienne.
    • Points faibles : Il n’y a pas de plan comptable intégré, il faut l’ajouter. Ni de fonctionnalité d’import d’un plan comptable (ou alors, je n’ai pas trouvé), pas de comptabilité analytique, non plus. Il n’est pas complètement traduit en français et la traduction est un peu étonnante parfois. La prise en main n’est pas évidente.
    • Systèmes d’exploitation : Windows, MacOS, GNU/Linux, Unixes
    • Interface : graphique
    • Licence : GNU General Public License Version 2 ou Version 3
    • Site : https://gnucash.org/
    • Code source : https://sourceforge.net/projects/gnucash/
    • GnuCash sur linuxFr.org (dépêches anciennes).

    Grisbi

    logo Grisbi
    Un logiciel qui fonctionne tout seul et qui est souvent fourni dans les distributions Linux. Il est surtout utilisable pour les finances personnelles, mais il propose un mode comptabilité libérale et peut être utilisé par des micro-entreprises.

    Interface Bureau (GTK-3)
    Aide à la saisie oui
    Saisie au km
    Intègre achats, ventes, factures,
    Comptabilité en partie double
    Comptabilité analytique oui
    Imports écritures comptables
    Exports
    Transmission automatisée
    En réseau oui, et aussi sur Internet
    Documentation oui, complète
    Forum oui
    • Points forts : il n’est pas compliqué à installer, on peut importer des fichiers au format CSV (évidemment) mais aussi aux formats QIF, OFX et Gnucash. Pour les rapprochements bancaires, soit dit en passant, choisir le format QIF c’est encore celui qui fait le mieux le travail. Et on peut l’exporter au format QIF ou CSV. Deux formats souvent utilisés par les logiciels de comptabilité. Il propose un pratique simulateur de crédit. Il est assez facile à prendre en main. Quand on fait un rapprochement bancaire, pour une comptabilité personnelle, en bout de course, on a une bonne partie des écritures comptables qui sont saisies.
    • Points faibles : pas de comptabilité analytique, pas de compte de résultat ni de bilan et, évidemment, il n’est pas possible d’éditer des factures. L’interface GTK avait quelques bugs sous Windows (il y a plusieurs années, peut-être corrigés depuis), comme des menus déroulants qui empêchent de valider un formulaire tant qu’on a pas cliqué à côté pour les fermer.
    • Logiciel inspiré de l’ex MsMoney (qui n’est plus vendu par Microsoft)
    • Licence : GNU General Public License Version 2
    • Site : https://fr.grisbi.org/
    • Code source : https://github.com/grisbi/grisbi
    • Grisbi sur LinuxFr.org.

    Laurux

    logo Laurux

    Laurux intègre les outils classiques de gestion d’entreprise : comptabilité, facturation, gestion de stock et tous les composants nécessaires aux prises de décisions cohérentes. Développé en Gambas avec Qt à destination des PME, son auteur a aussi voulu créer un logiciel simple d’installation et d’utilisation livré avec toute la documentation utile. L’auteur fournit une attestation individuelle de conformité, obligatoire dans la loi française. Son forum communautaire est accueillant.

    Interface Bureau (Qt)
    Aide à la saisie oui
    Saisie au km
    Intègre achats, ventes, factures, point de vente
    Comptabilité en partie double
    Comptabilité analytique oui
    Imports écritures comptables
    Exports plein de formats
    Transmission automatisée
    En réseau oui, et aussi sur Internet
    Documentation oui, complète
    Forum oui
    • Points forts : Logiciel multiposte performant et fiable. Gestion de la compta, des stocks et achats/devis/factures très simples. Se prend en mains sans trop de complication. Et des développeurs présents, c’est hyper important de souligner le travail de Patrick et Damscot. Pour être plus large, j’ai, par le passé, utilisé Adicom, EBP, l’AS400 (une usine à gaz de fou ce logiciel), et un autre système dans le négoce également. Avec Laurux, je retrouve les avantages de l’AS400 sans avoir les complications d’utilisation.
    • Points faibles :
    • Licence : GNU General Public Licence version 3
    • Site : https://www.laurux.fr/
    • Code source :
    • Laurux sur LinuxFr.org.

    Ledger

    Avatar de Ledger
    Ledger est un outil en ligne de commande, qu’on nourrit avec de simples fichiers textes. La puissance de la ligne de commande en fait tout l’intérêt. Développé en C++ il a été porté sur de nombreux autres langages. Ledger ne fait que la comptabilité en partie double. Plusieurs extensions facilitent son utilisation, sans entraver la rapidité de saisie.

    Interface Console (terminal)
    Aide à la saisie oui
    Saisie au km
    Intègre
    Comptabilité en partie double
    Comptabilité analytique oui
    Imports écritures comptables
    Exports
    Transmission automatisée
    En réseau oui, et aussi sur Internet
    Documentation oui, complète
    Forum oui
    • Points forts : Adapté pour les compte-rendus, donc en complément d’un autre logiciel. Il est super puissant car facilement scriptable.
    • Points faibles : Par contre, il a très peu de garde-fous. On peut mettre n’importe quelle transaction, il ne dira rien. J’avais dans l’idée de faire des scripts pour automatiser/sécuriser des transactions classiques (dépenses sur une clef, vente d’un lot, etc.) mais j’ai arrêté d’être syndic bénévole avant de le faire (marre de courir après les impayés d’un copropriétaire)
    • Licence : BSD
    • Site : https://www.ledger-cli.org/
    • Code source : https://github.com/ledger/ledger

    Noalyss (autrefois PHPCompta)

    logo Noalyss
    Au départ centré sur la compta, Noalyss est devenu un logiciel de gestion d’entreprise très complet. Noalyss utilise une interface web avec des serveurs web et Postgresql. Des paquets et une procédure d’installation existent pour Linux, Windows et MacOSX. Activement développé en Belgique, sa communauté importante est conviviale.

    Interface web
    Aide à la saisie oui
    Saisie au km ?
    Intègre achats, ventes, factures, stock, documents, etc.
    Comptabilité en partie double
    Comptabilité analytique oui
    Imports écritures comptables
    Exports
    Transmission automatisée ?
    En réseau oui, et aussi sur Internet
    Aide docu, wiki, tutos
    Communauté forum, liste

    Odoo

    logo Odoo

    Odoo est un puissant ERP, modulaire, utilisé par des micro-entreprises comme des multinationales. L’entreprise Odoo connaît une croissance rapide depuis vingt ans, et emploie plus de 2000 personnes dans le monde. Le fondateur d’Odoo poste régulièrement des dépêches annonçant les nouvelles versions d’Odoo sur LinuxFr.org, et un journal sur une migration d’ERP a produit des interventions de haut niveau. Odoo est écrit en Python et utilise Postgresql, son interface est écrite en XML et Javascript. Il est facile à installer.

    Interface web
    Aide à la saisie oui
    Saisie au km
    Intègre achats, ventes, factures, stocks, documents et plein d’autres modules
    Comptabilité en partie double
    Comptabilité analytique oui
    Imports écritures comptables
    Exports
    Transmission automatisée
    En réseau oui, et aussi sur Internet
    Documentation oui, complète
    Forum oui
    • Points forts : L’interface est uniformisée, ergonomique et soignée. Le développement est intense depuis plus de vingt ans, appuyé sur l’entreprise Odoo et une large communauté d’intervenants et d’utilisateurs. Des milliers de modules sont disponibles. Documentation facile à lire, complétée par un forum et un grand nombre de sites, vidéos et livres. Énormément d’intégrations à des services d’État ou privés. La communauté s’est regroupée dans l’OCA Odoo Community Association qui maintient les anciennes versions et développe des centaines de modules libres de haute qualité. L’OCA propose aussi un outil de montée de versions.
    • Points faibles : L’Apps Store Odoo est de qualité très diverse, certains modules ne sont pas libres, pour installer la comptabilité libre française, il faut s’y retrouver entre plusieurs modules. C’est plus simple pour les pays anglo-saxons.
    • Licence : GNU General Public Licence version 3 et propriétaire
    • Site : https://www.odoo.com
    • Code source : https://github.com/odoo/odoo
    • Odoo sur LinuxFr.org.

    OpenConcerto

    logo OpenConcerto
    OpenConcerto est un progiciel de gestion intégrée (PGI ou ERP). Sa cible : les entreprises, grandes ou petites. C’est une application java à installer sur chaque poste utilisateur. Guillaume Maillard, son auteur, est un vieil habitué de LinuxFr.org.

    Interface Bureau (version Web prévue en 2023)
    Aide à la saisie oui
    Saisie au km oui
    Intègre achats, ventes, factures, stock, paye, documents
    Comptabilité en partie double
    Comptabilité analytique oui
    Imports écritures comptables
    Exports FEC (DGFIP), EBP, Sage, Relation experts (Coala), Quadratus, Cegid CCMX
    Transmission automatisée SEPA
    En réseau oui, et aussi sur Internet
    Documentation oui, complète
    Forum oui
    • Points forts : la comptabilité est facile à prendre en main. Il y a une version pour macOS (ce qui est à relever compte tenu de la rareté des logiciels comptables pour ce système d’exploitation). S’agissant d’un progiciel de gestion intégrée : il y a aussi des fonctionnalités de gestion commerciale, de suivi des stocks et de préparation des commandes. Plusieurs modules complémentaires existent comme un module d’OCR qui permet, à partir d’une facture numérisée, de la saisir automatiquement dans le logiciel, ou bien un module de paye (seul module payant) : fiches de paye, journaux de paye et déclarations.
    • Points faibles : c’est très complet et donc un peu complexe pour une micro-entreprise. Certaines fonctionnalités manquent de clarté et d’exemples d’utilisation. La lecture du guide de démarrage ou du manuel (79€) est conseillée. L’équipe de développement manque de temps pour discuter sur les évolutions mais répond généralement aux questions qu’on lui pose sur le forum. Les données ne sont pas stockées de la même manière entre la version monoposte (un fichier H2) et multiposte (Postgresql). Bien choisir au début, sinon il sera difficile de changer.
    • Licence : GNU General Public Licence version 3
    • Site : https://www.openconcerto.org
    • Code source : https://code.openconcerto.org/listing.php?repname=OpenConcerto
    • OpenConcerto sur LinuxFr.org.

    Paheko (ex Garradin)

    Logo de Paheko

    Un logiciel principalement destiné aux associations, qui peut aussi être utilisé par des micro-entreprises. On l’utilise via un navigateur, il y a même une application pour mobile. C’est un logiciel complet de gestion d’association : membres, cotisation, comptabilité, communication.

    Interface web
    Aide à la saisie oui
    Saisie au km
    Intègre achats, ventes, factures,
    Comptabilité en partie double
    Comptabilité analytique oui
    Imports écritures comptables
    Exports
    Transmission automatisée
    En réseau oui, et aussi sur Internet
    Documentation oui, complète
    Forum oui
    • Points forts : il est très facile à prendre en main, il y a une aide en ligne copieuse ainsi qu’une liste d’entraide. Le logiciel propose cinq plans comptables (associatif 1999 et 2018, Plan Comptable Général (PCG), Comités Sociaux et Économiques, copropriétés et plan comptable belge). On peut aussi ajouter son propre plan comptable. Il offre des fonctionnalités de comptabilité analytique. On peut utiliser sa propre instance, récupérer la base de données ou exporter la comptabilité sous divers formats (CSV, FEC, ODS et XLSX). Il est possible d’importer une comptabilité dans ces formats. Et, il est en constante évolution avec un développeur très réactif.
    • Points faibles : pas de lettrage, pas de gestion directe des écritures périodiques.
    • Licence : GNU Alfredo General Public Licence version 3
    • Site : https://paheko.cloud
    • Code source : https://fossil.kd2.org/paheko/doc/trunk/doc/index.md
    • Paheko sur LinuxFr.org, cherchez aussi à Garradin.

    Tryton

    logo Tryton
    Tryton est un puissant ERP pour entreprises de toutes tailles. Il est accessible via un client Web, une application native ou bien une ligne de commande en Python. L’application cliente est dispo pour Windows, Mac et Linux, le serveur est empaqueté pour plusieurs distributions Linux. Comme Odoo dont il est un fork, Tryton est basé sur une architecture trois tiers écrite en Python (et un peu de ECMAScript version 6) avec PostgreSQL comme base de données. Les auteurs nous parlent régulièrement de Tryton sur LinuxFr.org.

    Interface Bureau, Web, Console
    Aide à la saisie oui
    Saisie au km oui
    Intègre achats, ventes, factures, stock, projet, etc.
    Comptabilité en partie double
    Comptabilité analytique oui
    Imports CSV, AEB43, CODA, OFX ou CAMT.053
    Exports FEC ou CSV
    Transmission automatisée Chorus, SEPA
    En réseau oui, et aussi sur Internet
    Documentation oui
    Forum oui
    • Points forts : L’interface est uniformisée, une fois comprise on s’y retrouve quel que soit le module. Un grand choix de modules permet de couvrir tout type d’activité. On peut tout paramétrer, ajouter des champs, en masquer, adapter des modules… Le développement est très actif, la fondation Tryton rassemble beaucoup d’entreprises et de projets, dont GNU Health. Les montées de version sont prises en charge automatiquement.
    • Points faibles : L’interface est austère, il y a un très grand nombre d’options. C’est difficile à prendre en main sans être accompagné (mais c’est normal).
    • Licence : GNU General Public Licence version 3
    • Site : https://www.tryton.org/
    • Code source : https://www.tryton.org/download#source
    • Tryton sur LinuxFr.org.

    D’autres listes, d’autres articles

    Bien entendu, il manque plein de logiciels. On s’est limité à ceux qu’on a pu tester. Si ce petit résumé ne vous suffit pas ou n’est plus à jour, voici des sites avec des listes complémentaires (merci d’indiquer en commentaire si vous en connaissez d’autres).

    Alors, un logiciel de comptabilité pour quoi faire ?

    Avant tout pour faciliter la saisie comptable, fastidieuse quand elle est faite sur du papier (ou des tablettes de cire à l’origine !). Toutes les formes de comptabilité demandent une rigueur, des connaissances, du calcul et du temps — c’est un métier. Le logiciel comptable facilite tout ça.
    Mais aussi pour l’automatisation du suivi comptable, c’est-à-dire la production automatique de synthèses lisibles et compréhensibles. Vous pensez peut-être au bilan, mais on a couramment besoin de consulter toutes les dépenses électriques ou toutes les recettes de pub sur LinuxFr.org. On a aussi besoin d’envoyer périodiquement ces synthèses à l’administration, comme la transmission des recettes de TVA.
    Enfin, la comptabilité enregistre toutes sortes d’opérations, produites par d’autres logiciels spécialisés (salaires, fabrication, factures, etc.). Intégrer tout cela dans un même outil permet de gagner du temps et d’éviter les fautes de frappe (une facture génère automatiquement les écritures comptables correspondantes). Ça donne des logiciels plus ou moins touffus, certains intégrant toute la gestion d’entreprise, voire tous les outils de travail de l’entreprise — on les nomme ERP (ou PGI en français).

    Note sur les ERP ou PGI

    Quand SAP et les AS400 régnaient en maître sur ce domaine, les ERP étaient exclusivement de très gros logiciels intégrant non seulement la gestion et la comptabilité, mais aussi la production, la vente, le décisionnel, etc. La forte adaptation aux processus de l’entreprise via un paramétrage puissant, était leur gros atout et justifiait un coût d’installation très élevé. On en est même venu à appeler «SAP» ce type de logiciels.
    La langue évoluant sans cesse, de nos jours on appelle ERP tout logiciel intégrant la gestion, le point de vente, la compta et deux trois outils de moindre importance, tandis qu’on les nommait autrefois «logiciels de gestion». Mais la puissance n’est pas la même (le besoin de formation non plus !). On a donc essayé de distinguer dans la liste un puissant ERP paramétrable et adaptable aux processus de l’entreprise, d’un logiciel intégrant les outils de gestion.

    Quel logiciel de comptabilité adopter ?

    Comme on va le voir, il y a beaucoup de critères, des vérifications, des questions à se poser. Les articles déjà mentionnés de LWN.net montrent assez bien les implications de vos choix. Si vous avez de quoi faire adapter l’outil à vos besoins, choisissez un ERP, puissant ou non.

    Quel logiciel sélectionner pour sa comptabilité ? Ça dépend.

    Ça dépend de votre statut fiscal, lequel est déterminé par votre chiffre d’affaires sauf dans certains cas précisés par la loi, et ça dépend si vous voyez la comptabilité comme un outil de gestion ou une obligation fiscale. Vous pouvez donc tenir une comptabilité pour des raisons fiscales, pour des raisons légales ou pour des raisons pratiques (ou les trois). Mais pour les mêmes raisons, vous pouvez tenir différentes formes de comptabilité :

    1. une comptabilité dite recettes-dépenses, semblable à votre budget familial, très courante dans les associations regroupant des bénévoles et ne vendant rien (un cahier suffit) ;
    2. une comptabilité simplifiée, dite de trésorerie, à peu près semblable à la première : vous classez les opérations bancaires, et vous rentrez les factures de vos fournisseurs, elle est classiquement permise par l’administration pour de faibles chiffres d’affaires ;
    3. une comptabilité en partie double, fiable et difficile, inventée par les marchands il y a quelques millénaires pour mieux gérer leurs entreprises ;
    4. une comptabilité analytique, qui complique les deux précédentes, mais permet de suivre très précisément les dépenses et recettes affectées à une opération, et perfectionne donc la gestion.

    Sauf la première, ces comptabilités s’appuient sur une classification conventionnelle des opérations qu’on appelle le [plan comptable]]. Celui-ci varie selon les pays et votre statut juridique. L’utilisation du Plan comptable permet de produire les synthèses mentionnées plus haut — du calcul de la TVA au Bilan d’exercice.
    Il y a des plans comptables tout prêts, adaptés à des activités particulières (comme les associations), mais tous dérivent d’un Plan comptable plus général. Votre logiciel doit permettre d’importer ou de créer le Plan comptable souhaité.

    En passant, sachez qu’il y a des types de comptabilité, et que leur choix ne permet pas de suivre les mêmes choses. Par exemple, le monde anglo-saxon suit plutôt les finances tandis que le Vieux Continent suit plutôt les biens. Mais là, on rentre dans des débats de professionnels qu’il n’est pas nécessaire d’aborder, d’autant que les frontières (comptables) bougent en ce moment. Vérifiez ce qui est permis auprès de l’administration. Reposons notre question préalable en y répondant du point de vue pratique :

    Quel logiciel sélectionner pour sa comptabilité ? Ça dépend. Bis.

    Rappelons que beaucoup de logiciels ne se limitent pas à la comptabilité pure, mais intègrent d’autres outils utiles à la gestion (graphiques des recettes, gestion de cotisations, édition de factures, transmission automatisée aux administrations, etc.). Et attention, les écrans de saisie proposés dans les logiciels sont des aides dont un utilisateur expérimenté se passe très bien.

    La comptabilité est une obligation, c’est peut-être obscur, fastidieux, vous la faites à reculons, mais la vie est ce qu’elle est, nous sommes dans le système, il faut donc y passer, chaque jour, semaine, année… Alors le meilleur choix, passe aussi par la facilité d’installation, les couleurs, la facilité de prise en main, etc.

    Tout dépend donc surtout de vous :

    • si vous avez besoin d’aides à la saisie ou non,
    • si vous préférez des outils intégrés,
    • si un outil intégré dédié à votre activité est un plus pour vous,
    • si votre statut fiscal impose une compta en partie double,
    • si vous la faites régulièrement pour la gestion de votre structure,
    • si vous avez besoin d’exporter les données pour votre expert-comptable (vérifiez les formats possibles avec lui),
    • si vous voulez un outil en réseau, voire en ligne sur internet,
    • si vous avez déjà utilisé un logiciel et que vous vous y retrouvez.

    NB Si qui peut le plus, peut le moins, sachez toutefois rester modestes si vous manquez de temps et de compétences, parce que les outils intégrés demandent une certaine maîtrise. Eh oui ! plus vous intégrez de trucs, plus il faut remplir et paramétrer les trucs avant d’utiliser la partie comptable. Par exemple, sur le cas simple d’une vente, avec un outil intégré il faudra avoir créé les produits, leurs taxes, le client, son bon de commande et les moyens de paiements avant d’attaquer la partie comptable.

    Attention aux obligations fiscales françaises (utilisées lors d’un contrôle fiscal)

    En application du 3° bis du I de l'article 286 du Code général des impôts (CGI), toute personne assujettie à la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) qui effectue des livraisons de biens et des prestations de services à destination de clients particuliers et qui enregistre les règlements reçus en contrepartie au moyen d’un logiciel ou d’un système de caisse, est tenue d’utiliser un logiciel ou un système qui satisfasse aux conditions d’inaltérabilité, de sécurisation, de conservation et d’archivage des données en vue du contrôle de l’administration fiscale.

    Tous les détails dans l’article du Bulletin Officiel des Finances Publiques - Impôts (BOFIP) TVA - Régimes d’imposition et obligations déclaratives et comptables - Obligations d’ordre comptable - Obligation d’utilisation de logiciels ou systèmes de caisse sécurisés

    Format Fichier des Écritures Comptables (FEC)

    Fichier texte tabulaire de 18 champs délimités par barres verticales ou par tabulations, ayant un nommage et un encodage précis ou éventuellement au format XML. Ce format est utilisé par la DGFiP pour pouvoir faire un contrôle automatisable de la comptabilité. Elle fournit un utilitaire de validation de format pour Windows.

    Les points de vente

    En France, la loi « anti-fraude » de 2016 et l’article 286 du Code des impôts imposent une certification des logiciels de caisse (c’est-à-dire des points de vente qui collectent des espèces) pour éviter les trucages de la comptabilité via modifications du code-source. Ah ben alors fini le libre ? Mais non mon bon, les logiciels libres sont autorisés, on en a beaucoup parlé sur LinuxFr.org. Toutes les structures n’y sont pas tenues, typiquement il faut être assujetti à la TVA.
    NB Depuis la loi de finance 2018, article 105, les logiciels de comptabilité n’ont pas à être certifiés.

    Si vous avez encore des doutes, consultez la FAQ en français facile écrite par l’équipe de Dolibarr.

    La gestion de la paie

    On n’en a pas beaucoup parlé alors que cette dépêche a commencé avec la recherche d’un logiciel de paie libre. Disons tout de suite qu’il est préférable de s’appuyer sur des professionnels, en effet la gestion de la paye repose sur trois piliers :

    1. la fiche de paie et les déclarations afférentes
    2. l’émission et la conservation sécurisée de la fiche de paie
    3. la saisie comptable

    Certains logiciels ont des modules de gestion des payes (OpenConcerto pour la paie française, Odoo pour plusieurs pays…). L’avantage est de faciliter les écritures comptables. Mais attention, la gestion de la paye impose un suivi juridique et un suivi des taux des cotisations, car le cadre légal varie selon les professions, les salaires et varie aussi dans le temps. Cette actualisation permanente est faite par les professionnels (comptables et experts comptables). Sauf à bien connaître votre profession ou à être dans un cadre relativement simple (par exemple celui des intermittents du spectacle en France), vous gagnerez du temps, de l’argent et de la « légalité » en passant par des professionnels. Les options les plus courantes sont de choisir un cabinet d’expertise comptable ou un service en ligne (nettement moins cher). Lisez ou relisez les commentaires du forum.

    S’agissant de la saisie et du traitement comptable de la paie, n’importe quel logiciel de comptabilité peut le faire, les logiciels de paye étant souvent susceptibles de mâcher le travail à ce niveau-là.

    Commentaires : voir le flux Atom ouvrir dans le navigateur

    • ✇LinuxFr.org : les dépêches
    • LibreOffice 25.2 : ODF 1.4, interface et traduction
      Un petit aperçu de cette nouvelle version de la suite bureautique sortie le 6 février 2025. Cela ne saurait remplacer la lecture des Notes de version dont la lecture est grandement conseillée car elle est exhaustive. On relèvera dans le cadre de cette dépêche principalement ce qui concerne l’interface, les aspects linguistiques, la compatibilité et l’interopérabilité. La plupart des captures d’écran de cette dépêche ont été faites avec un thème personnel. L’apparence, notamment au niveau des

    LibreOffice 25.2 : ODF 1.4, interface et traduction

    Un petit aperçu de cette nouvelle version de la suite bureautique sortie le 6 février 2025. Cela ne saurait remplacer la lecture des Notes de version dont la lecture est grandement conseillée car elle est exhaustive. On relèvera dans le cadre de cette dépêche principalement ce qui concerne l’interface, les aspects linguistiques, la compatibilité et l’interopérabilité.

    Logo de LibreOffice

    La plupart des captures d’écran de cette dépêche ont été faites avec un thème personnel. L’apparence, notamment au niveau des couleurs, de votre LibreOffice sera donc différente. C’est un parti pris assumé.

    Sommaire

    L’interface

    Pour rappel depuis plusieurs versions, il est possible d’afficher une interface soit « classique » avec des barres d’outils, soit sous la forme d’onglets avec des variantes, par exemple « barre d’outils standard » et « barre d’outils unique » ou encore « onglets » et « onglets compacts ». On peut décider d’appliquer ces changements à toute la suite ou à seulement une application de la suite. Cela se passe dans Affichage > Interface. C’est pris en compte immédiatement.

    le choix de l’interface dans LibreOffice 25.02

    On pouvait déjà aussi choisir, dans Outils > Options > Affichage un jeu d’icônes et leur taille et, dans Outils Options > Apparence paramétrer quelques couleurs et choisir entre un thème clair et un thème sombre. Avec cette version, on peut tout configurer ou presque en créant un nouveau thème, on peut même en ajouter d’autres. Pour l’instant, le site des extensions et modèles de LibreOffice en propose cinq (il n’y en avait que trois à la sortie de la version). Pour récupérer un thème, cliquer sur le bouton à droite des thèmes (1), il téléchargera et installera le thème de votre choix. On peut préférer de faire le thème soi-même ou d’en modifier un en cliquant sur la flèche à droite des items (2). Les changements se font après un redémarrage.

    Configuration de l’apparence de LibreOffice 25.02

    En théorie, on peut avoir une image en fond de l’application, en pratique, cela doit dépendre des environnements de bureau ou de certains paramètres avancés. Avec ma configuration, Mageia 9 + Xfce cela ne s’affiche pas. Au niveau des changements de couleur : il faut faire attention aux rapports de contraste.

    Le thème automatique et un thème personnalisé
    En haut (1) un aperçu du thème « automatique » et en dessous (2) un aperçu du mien. Dans les deux cas, l’interface est en mode barre d’outils unique, mais avec une barre d’outils très très personnalisée. Ça ne se voit pas trop sur la capture.

    On peut ainsi également configurer la couleur des caractères non imprimables tels que les marques de paragraphes ¶.

    Dans les autres avancées ergonomiques bienvenues : on peut choisir de n’afficher dans le menu Fichier > Derniers documents utilisés que les documents du « module actuel », donc soit uniquement les fichiers de Writer ou de Calc ou d’Impress ou de Draw ou de Base, soit tous les fichiers, les fichiers épinglés restant au-dessus de la liste quels qu’ils soient. Dans Writer : on peut gérer la liste des modifications dans le volet latéral (que vous devriez systématiquement avoir affiché tellement il est utile). Calc a une nouvelle boite de dialogue qui permet de sélectionner ou supprimer les doublons : Données > Duplicates et l’assistant Fonction a été amélioré pour permettre de les trouver plus facilement.

    La nouvelle boite de dialogue de Calc
    La boite de dialogue de recherche des doublons

    ODF 1.4, compatibilité et interopérabilité

    LibreOffice 25.02 est compatible avec la version 1.4 du format Open Document (ODF) qui, semble-t-il n’a pas encore fait l’objet d’une sortie officielle. En tout cas, ça n’est pas signalé sur la page consacrée aux annonces (en) concernant ce format. A priori, la version 14.4 n’est donc pas encore officiellement un standard OASIS (en) tout en étant semble-t-il prêt pour l’être si on croit cette discussion (en).

    Par défaut les fichiers sont au format ODF 1.4.Extended. Ce qui peut se modifier au niveau du menu Outils > Options Chargement/enregistrement.

    Paramétrage de la version ODF par défaut des fichiers dans LibreOffice

    On notera que, plus les versions ODF évoluent, moins les suites bureautiques qui n’ont pas fait évoluer le support des formats et les vieilles versions de LibreOffice pourront ouvrir et travailler correctement les nouveaux fichiers s’ils sont complexes.

    Indépendamment de la prise en compte du format ODF 1.4, le développement de LibreOffice a continué à travailler sur d’autres points. Ainsi on a notamment :

    • une meilleure récupération des polices lors de l’import d’un fichier .DOCX, l’incorporation des polices au fichier ne suffisant pas toujours pour un bon affichage, notamment en cas de fontes qui doivent être ignorées (en),
    • toujours pour Writer, une meilleure interaction avec LOK, (LibreOffice Kit) une bibliothèque de LibreOffice (en),
    • dans Calc, le support de l’export et de l’import de connections.xml au format OOXML, qui permet un meilleur import des fichiers au format XLSX et évite des pertes de données, rapport de bug 158857 (en),
    • le support de macOS Quick Look, une application de Mac OS qui permet de visualiser tous les fichiers sans avoir à les ouvrir, dans LibreOffice 25.02, elle prend en charge les formats de fichiers les plus courants de la suite (en),
    • et une mise à jour en version 0.1.8 de libvisio, une bibliothèque de LibreOffice (en) qui sert pour la gestion des fichiers au format Microsoft Visio, le logiciel de création d’organigrammes et de diagrammes de Microsoft.

    Traduction et langues

    Cette version, comme on peut le voir sur les captures d’écrans précédentes, n’est pas intégralement traduite. La traduction de l’interface était assurée par Jean-Baptiste Faure qui passe la main. LibreOffice a donc besoin de volontaires pour assurer la localisation de l’application en français. Si cela vous intéresse, envoyez un courriel à la liste de discussion francophone discuss@fr.libreoffice.org. La liste est modérée, même si vous n’y êtes pas abonné·e, la modération l’enverra sur la liste. Un très très grand merci à Jean-Baptiste pour toutes ces années.

    Ceci est indépendant du fait que le français de la République de Guinée (fr-GN) existe maintenant comme langue par défaut des fichiers et pour le formatage spécifique à la région.

    Les dictionnaires orthographiques pour l’anglais (GB et ZA), le danois, le mongol, le thaï, le coréen, l’ukrainien et le slovaque ont été mis à jour. Le support pour le thésaurus et l’AutoCorrection thaï a été ajouté tandis que le thésaurus slovène a été mis à jour. Ces dictionnaires peuvent être ajoutés à LibreOffice sous la forme d’extensions (en) ainsi que les correcteurs orthographiques.

    Si cela vous intéresse, il existe même une extension (en) développée par les Ministères économiques et financiers français, TerMef qui « est le gestionnaire des référentiels terminologiques des Ministères économiques et financiers (Mef) au format de l’internet sémantique. » Elle vous donne les définitions officielles des termes, pas uniquement en informatique, susceptibles d’être utiles dans les rapports avec l’administration française, on aura donc une définition de « format » et une définition de « formation professionnelle ».

    Cette extension, qui s’affiche dans le volet latéral. On entre le terme recherché avec les options voulues et on appuie sur le premier bouton à gauche (1)1. L’extension vous sort une série de définition, en cliquant sur celle qui nous intéresse (2), ici « Formater », elle affiche la notice du terme. L’extension est sous licence MPL (en).
    Fonctionnement de l’extension TerMef

    Quelques statistiques sur cette version

    Au 13 février, selon le blog de la suite (en), donc après une semaine, LibreOffice 25.2 aura été téléchargée directement 647 961 fois. Son annonce sur les différents réseaux sociaux, dont Mastodon a été vue, partagée, aimée et commentée 11 313 fois.

    À noter : la première mise à jour mineure, 25.2.1 vient de sortir, le 27 février (au moment où je termine enfin la rédaction de cette dépêche).

    Un très grand merci à celles et ceux qui font de LibreOffice une superbe suite bureautique.


    1. J’imagine que les boutons ont des icônes spécifiques, mais elles ne s’affichent pas ici. ↩

    Commentaires : voir le flux Atom ouvrir dans le navigateur

    • ✇LinuxFr.org : les dépêches
    • Sortie de LyX 2.4
      Revenons sur les nouveautés de LyX 2.4 à l’occasion de la sortie de la 2.4.2, qui apporte son lot de correctifs. LyX est un éditeur de documents WYSIWYM (what you see is what you mean) prévu pour l’environnement TeX et disponible sous licence GPL. Contrairement à Word ou LibreOffice, par exemple, l’utilisateur ne voit pas directement à l’écran le même résultat que s’il imprimait le document (WYSIWYG). Ce mécanisme est voulu, car TeX impose de « compiler » les documents avant de les visualiser :

    Sortie de LyX 2.4

    Revenons sur les nouveautés de LyX 2.4 à l’occasion de la sortie de la 2.4.2, qui apporte son lot de correctifs.

    LyX est un éditeur de documents WYSIWYM (what you see is what you mean) prévu pour l’environnement TeX et disponible sous licence GPL. Contrairement à Word ou LibreOffice, par exemple, l’utilisateur ne voit pas directement à l’écran le même résultat que s’il imprimait le document (WYSIWYG). Ce mécanisme est voulu, car TeX impose de « compiler » les documents avant de les visualiser : LyX permet donc de visualiser la sémantique du document avant d’en générer un PDF.

    La version 2.4 est sortie le 1er juin 2024 et apporte un grand lot de nouveautés, après six ans de développement. Cette version est constituée de 8700 commits par 40 personnes et a permis de fermer 800 problèmes connus.

    Logo Lyx

    Fenêtre principale de LyX

    Parmi les changements principaux, LyX utilise désormais UTF-8 en interne pour la représentation des documents, une évolution qui suit de près LaTeX, qui a fait le même mouvement en 2018 (bien après les moteurs modernes comme XeTeX ou LuaTeX).

    Au niveau de l’interface graphique, les thèmes sombres fonctionnent bien mieux qu’avant, notamment au niveau de l’éditeur de formules. Pour Windows, le thème Fusion de Qt est nécessaire pour obtenir une interface sombre.

    Au niveau des exports vers d’autres formats que des dérivés de TeX, LyX 2.4 génère désormais du XHTML 5 (c’est-à-dire du HTML5 mais lisible comme du XML). La sortie DocBook a été entièrement réécrite, de telle sorte qu’elle s’utilise désormais sur la majorité des types de documents LyX (à l’exception notable des présentations Beamer). Précédemment, seuls des documents suivant un modèle spécifique à DocBook pouvaient être exportés en DocBook, mais pas en LaTeX : maintenant, un même document pourra être exporté en DocBook et LaTeX. Cette sortie DocBook a aussi été l’occasion d’implémenter une sortie en ePub 3 (utilisant DocBook et les outils standard de DocBook pour convertir un document en ePub 3).

    Le développement de LyX se poursuit activement, avec la branche 2.5 en préparation parallèlement aux mises à jour de la branche 2.4. Les améliorations et corrections en cours sont détaillées dans le système de suivi du projet, accessible au public.

    Il est remarquable de noter que LyX, lancé initialement en 1995, approche bientôt de ses 30 ans d'existence. Cette longévité témoigne de la qualité et de l'utilité durable de ce logiciel. Il n'a jamais cessé d'évoluer pour répondre aux exigences de ses utilisateurs, en particulier dans le domaine de l'édition scientifique et académique.

    Commentaires : voir le flux Atom ouvrir dans le navigateur

    • ✇LinuxFr.org : les dépêches
    • Calligra : laquelle choisir ? notre comparatif secret (il sera aussi question de formats)
      Plutôt qu’un comparatif entre Calligra, une présentation rapide de la suite bureautique de KDE s’impose. Une suite qui vient de passer en version 4 après quelque chose comme quatre ans de stase. Comparer la petite suite Calligra à LibreOffice serait assez injuste. Néanmoins cette présentation des quatre logiciels qui la forment ne peut pas faire complètement l’impasse dessus. Et, notamment, mais pas uniquement, à cause des formats de fichier et de leur compatibilité entre les deux suites bureaut

    Calligra : laquelle choisir ? notre comparatif secret (il sera aussi question de formats)

    Plutôt qu’un comparatif entre Calligra, une présentation rapide de la suite bureautique de KDE s’impose. Une suite qui vient de passer en version 4 après quelque chose comme quatre ans de stase. Comparer la petite suite Calligra à LibreOffice serait assez injuste. Néanmoins cette présentation des quatre logiciels qui la forment ne peut pas faire complètement l’impasse dessus. Et, notamment, mais pas uniquement, à cause des formats de fichier et de leur compatibilité entre les deux suites bureautiques libres.

    Ne faites pas attention au titre qui a été plus ou moins suggéré à titre de plaisanterie dans ce commentaire.

    Le panneau de démarrage de Calligra

    Sommaire

    Calligra, vingt-six ans déjà

    Les débuts de Calligra remontent, d’après « l’À propos de Calligra » à 1998. Au départ, sous le nom de KOffice. Elle n’adoptera ce nom de Calligra suite qu’en 2010. La dernière version de Koffice, numéro 2.3.3 est sortie en 2011.

    En 2020, Calligra sort une version 3.2.1. Puis, plus rien jusqu’au 27 août 2024 où un développeur KDE, Web et QML, Carl Schwan, annonce la sortie de la version 4.0 (en). Pour cette nouvelle version, il a essentiellement d’une part complètement porté l’Api de QT6 à KF6, d’autre part revu l’interface utilisateur.

    Dans sa présentation de la suite, KDE indique que Calligra s'appuie sur KDE, une architecture d’applications puissante. On verra plus tard que ce n’est pas sans conséquence.

    Les formats de fichier natifs de Calligra sont les formats ODF. Un choix que KDE explique dans la vue d’ensemble des fonctions de Calligra :

    Il est d’une importance majeure pour toute suite bureautique d’adhérer à des standards établis. Surtout au niveau du format de fichier pour permettre l’échange de documents avec d’autres suites bureautiques de manière transparente. Cela évite également les formats propriétaires, ce qui est particulièrement important pour les entreprises et pour les particuliers.

    Le traitement de texte Kword aura d’ailleurs été le premier logiciel de traitement de texte à prendre en charge le format ODF qui est sorti en 2005.

    Quelques mots sur la suite

    Calligra comporte quatre logiciels :

    • Karbon, l’application de dessin vectoriel,
    • Calligra Sheets, le tableur,
    • Calligra Stage, le logiciel de présentation,
    • Calligra Words, le traitement de texte.

    Il y a, en outre, un panneau de démarrage, Calligra, qui figure en illustration de la dépêche. En cliquant sur une des icônes, on ouvre l’application concernée. Chaque application propose de choisir entre un document récent, un document personnalisé ou un modèle ou type de modèle.

    Les quatre applications de la suite bureautique Calligra.

    Ensuite, tous les logiciels de la suite ont la même logique : une barre de menu et (optionnellement) des barres d’outils en haut, et sur les côtés, à droite ou à gauche selon la configuration, une barre latérale qui sert quasiment pour tout.

    La configuration de l’emplacement de la barre latérale se fait par un clic droit dessus. Il est possible d’indiquer par la même occasion si on veut que les icônes des panneaux latéraux soient assorties de texte ou non. Les choix que j’ai fait dans les captures d’écran sont différents de ceux de la note de blog de Carl Schwan.

    Barre latérale
    Configuration de l’emplacement de la barre latérale.

    Par défaut, les barres d’outils, qui, au demeurant, comportent très peu d’éléments, ne sont pas affichées. Il y en a deux : Éditer qui affiche les boutons Défaire et Refaire (et c’est tout) et Fichier qui permet d’afficher ou non les panneaux. Dans les captures d’écran de cette dépêche, elles sont toutes deux affichées. Pour les avoir à l’écran : Paramètres > Barres d’outils affichées.

    Barres d’outils affichées
    C’est aussi à ce niveau qu’on configure la vérification orthographique et la correction automatique.

    On peut, évidemment, créer des modèles (formats OTF) avec chacune des quatre applications de la suite bureautique et exporter le fichier au format PDF. Les polices des fichiers générés en PDF sont complètement intégrées, ce qui en fait des documents assez lourds.

    Karbon, dessin vectoriel

    Si le format natif de Karbon est l’ODG, il peut enregistrer aussi aux formats WMF, JPEG, PNG et SVG. C’est un logiciel assez facile à utiliser, moyennant un temps d’apprentissage, et dont l’interface peut rappeler celle de Draw avec sa barre d’outils de dessin à gauche.

    Karbon

    Karbon ouvre très bien les fichiers SVG simples, mais, dès qu’il y a des dégradés, des motifs ou des images matricielles incorporées, le résultat est moins bon.

    Karbon et les images SVG
    À gauche la version originale dans Inkscape, à droite la version ouverte dans Karbon. Le manchot est plus petit, l’effet de dégradé de ses lunettes a disparu et le fond de l’œuf est complètement pixelisé.

    Calligra Sheets : tableur de son métier

    Le tableur de Calligra est le seul à proposer plusieurs catégories de modèles, tous en anglais. Il est assez peu traduit par rapport à ses collègues. Ainsi, dans Calligra Words, on a un « Gestionnaire de styles, quand, dans Sheets, c’est un « Style Manager ». Il fonctionne comme n’importe quel autre tableur. La modification d’un diagramme dans Calligra Sheets est très facile, mis à part le fait qu’il ne semble pas qu’on puisse en changer les couleurs.

    L’interface de Calligra Sheets

    Outre l’ODS, il peut enregistrer aux formats : Kspread (ancien format de la suite Koffice), CSV, LibreOffice Calc spreadsheet (qui est aussi de l’ODS), feuille de calcul Gnumeric, Html et TeX.

    Calligra Stage, présentation

    Le logiciel de présentation Calligra Stage est le seul à proposer plusieurs modèles, certains avec une, d’autres avec deux pages maître dont un sympathique modèle avec un manchot : « Pingouin curieux ». Il peut être déconcertant de prime abord quand on part d’un « écran vide » ou « 16:10 » parce que ce qui apparaît c’est un espace complètement vide sans zone pré-configurée. Mais, si on clique sur la première icône du panneau latéral, on accède à plusieurs « Styles » de diapositives qui ont ces zones.

    Manchot curieux

    Calligra Stage n’enregistre qu’au format ODP.

    Calligra Words, traitement de texte

    Calligra Words ne propose que quatre modèles dont un très désuet modèle de fax et un modèle de « lettre professionnelle » qui n’est qu’une page vide avec des grandes marges. Il est possible, en théorie, d’ajouter des entêtes et des pieds de page avec des champs de type numéro de page ou titre du document, troisième icône du panneau latéral en partant du haut. Mais il y a un bug d’affichage car rien n’apparaît, alors qu’on les voit quand on ouvre le fichier dans Writer. On peut insérer des notes sans possibilité de naviguer de l’appel de note vers la note et vice-versa. Au même endroit, il est possible d’ajouter simplement une citation ou une bibliographie, ou une table des matières, en fait un « Contenu ».

    L’espace de travail de Calligra

    Calligra Words enregistre aussi aux formats : document Word 2007, Electronic book document, Plain texte document, livre numérique Mobipocket, Text Plain Wiki Format et HTML. C’est, à mon avis, de tous les logiciels de la suite, celui qui a le plus mal vieilli.

    Limites et (in)compatibilités

    Il ne s’agit pas de relever les fonctionnalités, souvent gourmandes en ressources de développement, manquantes par rapport à d’autres suites bureautiques développées par des équipes nettement plus étoffées.

    Sans Plasma, ça fonctionne moins bien

    La grosse limite de Calligra est le fait qu’elle est développée pour bien s’intégrer à KDE. Ce qui aboutit à ce qu’avec la version Flatpak et un environnement bureau qui n’est pas KDE (ici XFCE), Calligra Words ne peut pas faire de vérification orthographique dans une autre langue que l’anglais. Alors que la même version fonctionne bien sur ce plan dans un environnement de bureau Plasma. On peut imaginer que cela fonctionnerait mieux si la version était empaquetée pour la distribution.

    Calligra ne trouve pas non plus les polices ajoutées dans le dossier .fonts dans un cas alors qu’il les trouve quand la session de bureau est Plasma. Un autre défaut : on ne peut pas ajouter de caractère « spécial » en utilisant les combinaisons de touches Ctrl + Maj + U ou Alt + X. Calligra Words ne permet pas, par exemple, d’avoir des chevrons typographiques : « », même avec Plasma.

    Formats et compatibilité

    Petit rappel historique du format ODF. La version 1.0 du format sort en mai 2005, suivie, en février 2007, de la version 1.1. Quatre ans plus tard, en mars 2011, la version 1.2 pointera le bout de ses octets, puis, en juin 2021, le consortium OASIS qui gère la norme, accepte la version 1.3 adoptée par LibreOffice avec les versions 7. À l’heure actuelle, la version 1.4 est en cours de travail. LibreOffice est en train de travailler à la prise en charge de cette version avec la première étape, la budgétisation (en).

    Le format ODF de Calligra Suite est donc, compte tenu du fait que le travail sur cette version n’a pas été axé sur la prise en charge de l’ODF, probablement 1.2 ou 1.1. Cela a des conséquences si on veut échanger des fichiers entre, notamment, les suites LibreOffice et Calligra ou, encore, utiliser des modèles récupérés sur le site des extensions et modèles (en) de LibreOffice.

    Quelques-uns des problèmes que j’ai pu relever. Le plus ennuyeux, c’est quand on perd l’information définitivement dans Calligra.

    Avec Karbon, si on veut ouvrir un fichier ODG généré dans Draw, avec des formes converties en « Corps de révolution 3D », en 3D ou avec un dégradé radial, les deux premières disparaissent définitivement. Et, quand on veut ouvrir le fichier, qu’on aura enregistré dans Karbon, le dégradé de la seule forme conservé n’est plus pareil. Ce dernier fait est, je pense, lié à la gestion des couleurs et aux palettes disponibles dans l’une et l’autre suite.

    Calligra Sheets ne comprend pas bien les plages et expressions nommées, une fonctionnalité que possède le logiciel. C’est un problème que j’avais déjà constaté dans OpenOffice il y a un paquet d’années. En conséquence, il affiche une erreur #VALEUR! dans les cellules. Si on ré-ouvre le fichier sauvegardé dans LibreOffice, c’est fichu. Si mes souvenirs sont exacts, à l’époque quand j’avais signalé ce problème de LibreOffice vers OpenOffice, il m’avait été répondu que c’est probablement dû à une question de version d’ODF.

    Sans surprise, les dégradés entre les logiciels de présentation des deux suites bureautiques libres, Calligra Stage et Impress, sont interprétés différemment. Sans surprise aussi, Calligra Stage affiche plus ou moins bizarrement les formes qu’il n’a pas été programmé pour comprendre. Mais on peut les retrouver correctement dessinées à l’ouverture dans Impress. Vous pouvez faire un test, si vous voulez, avec le modèle Tons pastels. En revanche, les dimensions, comme pour le cas du manchot dans Karbon, ne sont pas toujours respectées. Et une présentation créée dans Stage et ouverte dans Impress peut assez considérablement varier d’allure, notamment la taille et la couleur des caractères.

    Deux versions d’une même présentation
    En haut la version originale créée avec Stage. En bas, ouverte dans Impress : l’arrière-plan dégradé de bleus, s’est transformé en dégradés de noir au blanc, et le texte a changé d’allure.

    Quant à Calligra Words, il regroupe toutes les images ancrées au paragraphe au début du document et ne garde pas forcément la mise en page. Pire, s’il y a des variables dans le document, elles disparaissent définitivement corps et âmes, il y a donc une sérieuse perte d’information. Sans négliger ce bug de non affichage des champs compris pourtant par Calligra Words.

    Suggestion et demande

    Il y a quelques années, je trouvais Calligra vraiment sympathique. Quelques années après, la suite est toujours sympathique, mais, quatre ans sans maintenance ni évolution dans un secteur où ça bouge, ça se fait sentir.

    Utiliser ou pas Calligra ? À mon avis (à moi, personnellement), peut-être pas si on n’a pas Plasma comme environnement de bureau. Sûrement pas, toujours à mon avis à moi, si on doit travailler des fichiers qui viennent d’ailleurs à cause des histoires de format. Sauf si lesdits fichiers sont très simples. Si vous voulez utiliser des modèles du site des Extensions et modèles (en) de LibreOffice, j’aurais tendance à vous suggérer de regarder la compatibilité des modèles avec les versions de LibreOffice, de ne pas aller plus loin que les versions 6 incluses et d’opter pour des modèles simples.

    Cela dit, Karbon est vraiment un chouette logiciel. Si sa prise en mains vous est plus facile pour le dessin vectoriel que celle de Draw ou d’Inkscape, ne pas hésiter. Et sa palette de couleurs est très bien.

    D’ailleurs, puisqu’on parle de la palette de couleurs de Karbon, quelqu’un sait comment la récupérer ? Je pourrais l’ajouter à mon LibreOffice et à mon Inkscape. Merci d’avance.

    Et si vous voulez un tutoriel un peu plus complet sur la prise en mains de Calligra, c’est par là.

    Commentaires : voir le flux Atom ouvrir dans le navigateur

    • ✇LinuxFr.org : les dépêches
    • LibreOffice 24.8 : fonctions, fonctionnalités, améliorations et nouveautés
      Deuxième de la nouvelle numérotation année.mois, on ne relèvera plus le fait après celle-ci, et on peut dire adieu aux versions avec « l’ancienne numérotation ». Elle est sortie le 22 août 2024. Un petit tour sur ce qui change entre améliorations des performances et de la localisation, meilleure prise en compte du format OOXML, nouvelles fonctions dans Calc, modifications de l’interface notamment dans Writer et réforme des césures. lien nᵒ 1 : LibreOfficelien nᵒ 2 : Notes de la versionlien nᵒ 

    LibreOffice 24.8 : fonctions, fonctionnalités, améliorations et nouveautés

    Deuxième de la nouvelle numérotation année.mois, on ne relèvera plus le fait après celle-ci, et on peut dire adieu aux versions avec « l’ancienne numérotation ». Elle est sortie le 22 août 2024. Un petit tour sur ce qui change entre améliorations des performances et de la localisation, meilleure prise en compte du format OOXML, nouvelles fonctions dans Calc, modifications de l’interface notamment dans Writer et réforme des césures.

    Logo de LibreOffice

    Sommaire

    Quelques nouveautés en un schéma très inspiré de celui d’Italo Vignoli sur l’annonce de la sortie de la LibreOffice 24.8 (en).

    LibreOffice 24.8 en schéma

    Pas de panique si cela vous semble illisible. C’est une image vectorielle et le contenu des bulles est développé ci-après dans l’ordre du dessin à savoir : le traitement de texte Writer, le logiciel de présentation Impress, l’application de dessin Draw, la gestion des bases de données Base et le tableur Calc. Tout n’est pas entièrement traduit : les fonctionnalités encore en anglais seront données avec une traduction en français.

    Avant toute chose : apparition d’un nouveau bouton sur le panneau de démarrage

    Cela ne figure pas dans le schéma, mais il y a un nouveau bouton « Faire un don » en bas à gauche de l’écran de démarrage. Il mène à la page de dons de LibreOffice qui propose maintenant plusieurs options : Paypal, carte bancaire, virement SEPA et Liberapay. Cela faisait partie des orientations d’Eliane Domingos pour son mandat de présidente de The Document Foundation, la fondation de droit allemand qui chapeaute le projet LibreOffice.

    le bouton d’appel aux dons : deux mains entrelacées en forme de cœur

    Writer entre refonte de la césure et enrichissement du Volet latéral

    Ce qui change dans Writer

    Pour commencer : le Volet latéral (qui devrait toujours être affiché). Pour l’afficher, soit passer par le menu Affichage > Volet latéral soit utiliser la combinaison de touche Ctrl + F5.

    La grande nouveauté du Volet latéral : un panneau de recherche. Il est accessible par l’icône tout en bas de la série. Dans l’illustration c’est une loupe, jeu d’icônes Colibre. Selon le thème d’icônes, elle peut aussi représenter des jumelles.

    Le panneau de recherche

    Il est possible en passant par le Navigateur, l’icône en forme de boussole dans le Volet latéral, de supprimer des notes de bas de page ou de fin ou des commentaires. Clic droit sur « Commentaires » pour faire apparaître le menu contextuel.

    Suppression d’un commentaire

    Toujours au sujet des commentaires, il est possible d’en ajuster la largeur du panneau.

    Une nouvelle fonctionnalité du Navigateur : l’insertion de renvois par glisser-déposer. Les options varient en fonction du type de renvoi.
    Insertion de renvois à partir du Navigateur, les options

    Quand on trie les titres par ordre alphabétique (clic droit sur la mention Titres dans le Navigateur), ils s’affichent « à plat » les uns au-dessus des autres.

    Tri des titres par ordre alphabétique dans le Navigateur

    Une nouveauté : les puces utilisées dans le document peuvent être sélectionnées dans la liste déroulante des puces.

    Ajout d’une puce à la liste

    L’aide au formatage a aussi été améliorée. Il y en a une nouvelle qui encadre le texte sélectionné de crochets, d’accolades ou de guillemets. Mais la fonctionnalité a bénéficié d’un bon toilettage : les marques de formatage ont été modifiées et s’affichent en bleu. L’affichage de ces marques se fait via Outil > Options > LibreOffice Writer > Aides au formatage. Ci-dessous un aperçu de différentes marques de formatage ou « caractères invisibles ».

    Différentes marques de formatage ou « caractères invisibles ».

    Pour plus de lisibilité, la mise en évidence des styles ne s’applique plus qu’aux styles utilisés. Pour l’afficher : en bas du panneau Styles du Volet latéral, cocher la case Mise en évidence.

    Les styles mis en évidence dans le texte.

    Les options de césure ont été complètement refondues pour devenir entièrement conformes aux spécifications de l’ODF. On peut ainsi exclure un mot de la coupure de mots : Format > Caractère > Position. Il est possible, selon l’exemple des notes de version, de conserver la vérification orthographique et la mise en page. Ce qui n’était pas forcément le cas avec le contournement précédent où il fallait indiquer que la langue du mot était [Aucun]. Et, évidemment, on peut en faire un style de caractère.

    Configurer un mot comme ne pouvant être coupé
    Parmi les autres changements de la fonctionnalité : les mots avec traits d’union peuvent être configurés sans césure. La configuration des coupures de mots est plus fine, on peut les interdire en bas de page, en dernière ligne de paragraphe, etc. Cela se configure dans le format ou le style de paragraphe.

    Les différentes options de césure

    Pour terminer avec ces notes sur Writer : la compatibilité avec les formats .DOC, .DOCX et .RTF bénéficie de nouvelles améliorations, notamment pour les notes de fin basées sur des sections.

    Impress : mise à jour directe, navigation et internationalisation

    Les nouveautés d’Impress qui dont développées ci-dessous

    Il devient possible de saisir les notes et de les afficher dans le mode d’affichage normal, Affichage > Note Pane (panneau des notes), elles s’afficheront en dessous de la diapositive.

    Cocher la case « Note Pane », les notes s’affichent en dessous de la diapositive.

    Une barre de défilement est apparue à droite de la fenêtre en mode d’affichage « Normal ». Cela rend possible la navigation entre les diapositives, avec l’avantage qu’on peut les faire défiler avec leurs notes. Auparavant, il fallait obligatoirement passer par le Volet diapo.

    La nouvelle barre de défilement

    Une nouvelle option figure dans Diaporama > Paramètres du diaporama : « Édition de diaporama en mode direct ». Le diaporama peut ainsi être mis à jour en cours de présentation. La case est cochée par défaut.

    Édition de diaporama en mode direct

    Une amélioration ergonomique bienvenue. Quand on travaille sur une boite de texte, la barre d’outils Formatage de texte s’affiche à la place de la barre d’outils Dessin.

    La barre d’outils Formatage affichée en deuxième ligne

    Le menu Diapo > Naviguer s’enrichit d’une nouvelle ligne  : « Go to slide » (aller à la diapo) qui ouvre une boite de dialogue pour atteindre sur une diapositive spécifique. Cette ligne figure aussi dans Draw.

    Pour atteindre une diapositive rapidement dans Impress ou dans Draw.

    En vrac : les fichiers PPTX utilisant de nombreuses formes personnalisées s’ouvrent plus rapidement, les modèles de présentation fournis par la communauté indonésienne ont été retravaillés pour être mieux internationalisés et les rendre accessibles d’autres systèmes d’écriture. Pour finir, il est possible de configurer le nombre par défaut de diapositives en ligne en mode Trieuse de diapos. Ce nombre est fixé à quatre par défaut. Cela fait partie de la configuration avancée de LibreOffice : Outils > Option > LibreOffice > Avancé > Ouvrir la configuration avancée. Chercher la référence SorterSlidesPerRow et changer la valeur. Ici elle est fixée à 4.

    Configuration du nombre de diapositives par ligne

    Draw : des couches mises en évidence

    Les améliorations dans Draw traitées dans le corps du texte

    Outre la navigation par page, équivalente à celle indiquée pour la navigation entre diapos dans Impress, les modèles de mosaïque sont pris en charge lors de l’import de fichier PDF. Et aussi, le survol des onglets des couches met en évidence les objets qu’elles contiennent.

    Accessoirement (vraiment ?), il y a un bug d’affichage dans Draw et dans Impress concernant les unités de la taille et de la position des objets : la valeur est en pouces, et il n’y a pas moyen de changer ça (ou je n’ai pas trouvé). Le symbole du système international n’apparaît pas. Mais on peut saisir les valeurs sous cette forme : « 10 cm » et ça fonctionne. On peut imaginer que la prochaine mise à jour corrige le tir.

    Base : Firebird et connexion MS Access

    Amélioration dans Base en schéma, les trois bulles sont développées dans le texte

    Petit rappel : le module de base de données Base est ce qu’on appelle un « frontal » qui permet d’accéder aux données. Il lui faut donc une connexion à un moteur de base de données. Par défaut, les bases de données créées dans Base le sont avec une connexion intégrée à Firebird. Mais on peut configurer d’autres connexions. Dans les versions les plus anciennes de LibreOffice, par exemple, la connexion intégrée était connectée avec HSQLDB. Avec cette version il est possible de configurer une base avec une connexion aux fichiers mdb de MS Access. Il faudra utiliser le fournisseur de données ACE.OLEDB.12.0.

    Dans Firebird, les données s’enregistrent maintenant automatiquement et un bug qui provoquait une perte de données lors de la mise à jour de données a été corrigé, bug tdf#117513.

    Calc : plus de fonctions, de la sensibilité à la casse et plus d’accessibilité

    Les nouveautés de Calc développées dans le corps du texte

    Cette version de Calc voit arriver neuf nouvelles fonctions, elles ont toutes leur page d’aide en anglais sauf LET :
    • FILTER : filtre une plage de données ou une liste à partir de conditions spécifiques,
    • RANDARRAY : génère une liste de nombres aléatoires entre deux limites,
    • SEQUENCE : génère une liste de nombres séquentiels dans un tableau,
    • SORT : trie le contenu d’une plage ou d’une liste,
    • SORTBY : trie le contenu d’une plage ou d’une liste en fonction des valeurs d’une plage ou d’une liste correspondants,
    • UNIQUE : renvoie la liste des valeurs uniques d’une plage ou d’une liste de valeurs,
    • XLOOKUP : RECHERCHEX en français, permet notamment de croiser les informations de deux tableaux,
    • LET : assigne des noms aux résultats des calculs,
    • XMATCH : recherche une valeur dans un tableau à une dimension et renvoie la position relative de l’élément.

    L’Autofiltre, Données ou Maj + Ctrl + L, se voit ajouter une case à cocher « Lock » (bloquer). Elle empêche la perte d’une sélection non applicable lors d’une recherche.

    La nouvelle case à cocher « Lock » est à droite de la case de la case pour tout sélectionner.

    La validité des données, cette fonctionnalité qui permet de s’assurer que les données saisies correspondent à des critères définis, est devenue sensible à la casse. On y accède via Données > Validité. Il faut cocher la case « Case sensitive » (sensible à la casse).

    La nouvelle case à cocher dans la boite de dialogue

    Un autre ajout bien utile : dans le menu Feuille > Insérer des cellules, la boite de dialogue qui s’ouvre permet d’ajouter plusieurs lignes ou colonnes. Dans l’exemple on va ajouter quatre lignes.

    La boite dialogue Insérer des cellules

    Et aussi, sans ordre particulier :

    • amélioration du copier-coller entre Calc et Google Sheets,
    • le rafraichissement des cellules modifiées a été optimisé,
    • sélection de plages de feuilles lors de l’export en PDF,
    • les formats des cellules de tables dynamiques au format OOXML sont conservées à l’import à l’export,
    • le curseur de la cellule est mieux accessible des personnes qui ont des troubles de perception des couleurs.1

    Puisqu’on parle de couleur : on peut mettre en valeur l’arrière-plan des cellules actives : Outils > Options > LibreOffice Calc > Affichage > Edit Cell Highlighting (mettre en valeur la cellule active). Pour ce dernier point, je n’ai pas trouvé comment cela fonctionnait une fois la case cochée.

    Postface conclusive

    Cette présentation des nouveautés et changements de la très efficace suite bureautique libre n’est évidemment pas du tout exhaustive. Les notes de version portent aussi sur : Math, le noyau général, les filtres, les diagrammes, l’aide, la localisation, etc. Elles sont intégralement traduites en français.

    Par ailleurs, Italo Vignoli dans la note de blog annonciatrice de la sortie (en) traite aussi du nombre de commits avec un diagramme, de la migration depuis des suites bureautiques propriétaires vers LibreOffice ou encore des configurations minimum pour installer la 24.8.

    Cette dépêche est une version en grande partie ré-écrite de mon article sur la sortie de LibreOffice 24.8 et s’appuie sur les notes de versions. Certaines tournures du texte des notes de version en ont été reprises littéralement. Et, hum, le dessin avec les bulles des fonctionnalités des applications a été fait avec Inkscape (la force de l’habitude).

    Un grand merci à celles et ceux qui font de LibreOffice une suite bureautique si terriblement efficace.


    1. D’où le « personnes dyschromatopsiques » des schémas qui tenait mieux dans les bulles. ↩

    Commentaires : voir le flux Atom ouvrir dans le navigateur

    • ✇LinuxFr.org : les dépêches
    • Sortie du logiciel de généalogie Ancestris version 12
      Le logiciel gratuit et illimité de généalogie Ancestris vient de sortie en version 12. Il est placé sous licence GPL. La v12 en quelques chiffres : plus de 1700 commits, trois ans de développement, et elle fonctionne sur tous les systèmes d’exploitation qui permettent d’installer Java de la version 8 à la version 22. Nouveautés, évolutions, corrections et traductions sont détaillées en seconde partie de dépêche. lien nᵒ 1 : Ancestrislien nᵒ 2 : Wikidata AncestrisNouveautés Gestion du GEDCO

    Sortie du logiciel de généalogie Ancestris version 12

    Le logiciel gratuit et illimité de généalogie Ancestris vient de sortie en version 12. Il est placé sous licence GPL.

    La v12 en quelques chiffres : plus de 1700 commits, trois ans de développement, et elle fonctionne sur tous les systèmes d’exploitation qui permettent d’installer Java de la version 8 à la version 22.

    Nouveautés, évolutions, corrections et traductions sont détaillées en seconde partie de dépêche.

    Logo

    Nouveautés

    • Gestion du GEDCOM 7 (complet pour l’éditeur GEDCOM et l’éditeur Cygnus).
    • Affiche toutes les entités (même les entités non conformes) dans l’explorateur de GEDCOM et dans l’éditeur GEDCOM.
    • Nouvelle traduction en hongrois
    • Enregistrer sous : copie exacte ou partielle
    • Possibilité de choisir l’inhumation à la place de la date de décès pour les affichages.
    • Ajout d’une option pour zoomer l’ensemble de l’application.
    • Choix du répertoire de sauvegarde
    • Imports spécifiques pour : Elie, Aldfaer, RootsMagic, Ancestry.com, Brother's Keeper
    • Ajout d’un gestionnaire de média
    • Ajout d'un convertisseur de GEDCOM
    • Refonte du module de recherche de doublons
    • Réécriture du rapport calendrier
    • Réécriture du rapport narratif
    • Réécriture du rapport circulaire 10 générations avec sortie SVG.
    • Ajout d’un rapport de ligne de vie individuel.
    • Ajout d’un tri des entités à la sauvegarde et la possibilité de trier les propriétés d’une entité par date.
    • Possibilité de créer un nouveau GEDCOM directement à partir des entités affichées dans une vue (Arbre, Graphe, time-line, Carte, Recherche, Groupes de famille)
    • Réécriture du module de groupes familiaux avec nouvelles fonctionnalités (marquage, regroupements…)
    • Ajout d’une possibilité d’ignorer les vérifications automatiques.
    • Nouveau calcul de consanguinité et détection de boucles.
    • Ajout d’une liste de dépôts d’archives par défaut.
    • Export pour Genealogieonline.nl

    Évolutions et corrections

    • Ajout d’un symbole pour les divorces dans l’arbre graphique
    • Améliorations de Cygnus
    • Améliorations d’Ariès
    • Amélioration de l’éditeur GEDCOM
    • Améliorations du module d’ancêtres communs
    • Ouverture d’un nouveau fichier provenant d’Ancestris sur le SOSA 1
    • Ajout par défaut du tag FILE des entités médias dans la table des entités
    • Conserve l’ordre de tri dans les écrans de recherche d’Ariès
    • Recherche sans accents
    • Correction du tutoriel de présentation s’il y a plusieurs écrans.
    • Ajout de la recherche par époux dans la recherche avancée
    • Ajout du marquage par chromosome X
    • Amélioration de l’exploitation des liens des médias dans les éditeurs.
    • Amélioration de l’import Geneanet, geneatique et Heredis
    • Améliorations de l’export Livre Web
    • Améliorations de l’export Site Web
    • Tri sur les dates dans la table des entités
    • Ajout de séparateurs pour la gestion des marque-pages
    • Améliorations et corrections de la carte géographique
    • Ajout de filtres dans la vue graphe
    • Permet de choisir une date de changement dans l’explorateur pour ne voir que les modifications postérieures.
    • Améliorations du rapport d’arbre graphique multi-génération
    • Améliore l’ouverture de fichier pour détecter et expliquer au mieux les problèmes rencontrés.
    • Améliorations de l’export Geneanet
    • Ajout d’un bouton de remise aux valeurs par défaut pour les réglages de la table des entités.
    • Affichage de la première page des pdf à la place d’une image neutre.
    • Conservation des options d’enregistrement d’un fichier d’une fois à l’autre.
    • Ajout de l’impression de la vue en cours dans le menu « Outils ».
    • Affiche les images de type JFIF
    • Amélioration de la vue graphe sur les écrans à large résolution
    • Possibilité de marquer les individus à partir de toutes les vues.
    • Améliorations du module Relevé
    • Ajout d’une préférence de durée maximale d’attente pour la vérification des liens internet
    • Ajout d’icônes pour distinguer l’ajout d’une numérotation de l’affichage du Sosa 1.
    • Correction de l’affichage en langue différente des rapports par rapport à l’interface.
    • Utilisation des options des rapports avant de les lancer à partir du menu contextuel.
    • Ajout d’un écran d’assistant pour la comparaison de généalogies.
    • Possibilité de choisir le nombre de génération d’ascendants et de descendants séparément dans l’arbre dynamique.
    • Ajout d’un nouveau template GedArt.
    • Ajout d’un dégradé par date dans la carte géographique
    • Ajout d’un paramètre pour limiter la longueur d’un champ dans un calque.
    • Ajout d’un menu avec les derniers fichiers ouverts
    • Ajout de la possibilité de souligner des champs dans les calques.
    • Amélioration de la gestion des almanachs.

    Mise à jour de traduction

    • Allemand
    • Anglais
    • Castillan
    • Catalan
    • Danois
    • Français
    • Grec
    • Hongrois
    • Italien
    • Néerlandais
    • Polonais
    • Portugais
    • Tchèque
    • Turc

    Merci à tous les traducteurs pour leur travail constant, si important pour l’ensemble de la communauté.

    Pour conclure, merci à toute la communauté par vos remarques, vos demandes, vos remontées d’anomalies, vous permettez de faire vivre et embellir ce logiciel.
    On compte sur vous dans la suite pour nous créer du buzz, des tutoriels, des idées et de l’enthousiasme.

    Commentaires : voir le flux Atom ouvrir dans le navigateur

    • ✇LinuxFr.org : les dépêches
    • Sortie de Tryton 7.2
      Le 1 mai 2024 sortait la version 7.2 de Tryton, un progiciel de gestion intégré modulaire et multiplate-forme. lien nᵒ 1 : Annonce 7.2lien nᵒ 2 : Annonce 7.0lien nᵒ 3 : Annonce 6.8lien nᵒ 4 : Dépêche sur la sortie 6.6lien nᵒ 5 : Démolien nᵒ 6 : DocumentationTryton est basé sur une architecture trois tiers avec PostgreSQL comme base de données principale et est écrit en Python ce qui apporte une grande flexibilité pour la customisation. Tryton vient avec un ensemble de modules essentiels pour

    Sortie de Tryton 7.2

    Le 1 mai 2024 sortait la version 7.2 de Tryton, un progiciel de gestion intégré modulaire et multiplate-forme.

    Tryton

    Tryton est basé sur une architecture trois tiers avec PostgreSQL comme base de données principale et est écrit en Python ce qui apporte une grande flexibilité pour la customisation.

    Tryton vient avec un ensemble de modules essentiels pour la gestion d’une entreprise, qui sont très aboutis. Il peut être complété par des modules tierces spécifiques à certaines activités ou permettant l’intégration à d’autres outils.

    Tryton est utilisable à travers un client desktop, un client web responsive et un client en ligne de commande. Tous ces clients sont légers et multiplateformes (Linux, BSD, Windows et macOS).

    Comme la dernière annonce ici date de la version 6.6, voici une liste non-exhaustive d’améliorations notables:

    • Tryton peut générer des code-barres ou QR codes entre autres pour les produits. Et les clients peuvent déclencher des actions depuis le scan d’un code-barre. Cette fonctionnalité peut servir par exemple pour scanner les produits pour le point de vente ou bien pour traiter des expéditions.
    • L’autocomplétion peut se faire maintenant sur base d’une source externe. Cette fonctionnalité est utilisée pour créer des tiers en entrant simplement leur numéro de TVA. Tryton interroge le service européen VIES et préremplit le formulaire avec le nom, l’adresse et le numéro de TVA.
    • La fenêtre des logs d’un enregistrement contient désormais une entrée pour chaque action ou modification faite par l’utilisateur.
    • Les clients tirent profit de la lecture imbriquée (c’est-à-dire de pouvoir lire dans le même appel le contenu des champs relation de type One2Many ou Many2Many). Ainsi l’ouverture d’un formulaire qui contient des listes ne requière plus qu’un seul appel pour l’affichage. Ceci n’est fait que pour les listes qui sont visibles par défaut, celles qui sont cachées dans des onglets, ne sont lues que quand l’utilisateur active celui-ci.
    • Le temps d’exécution de certains appels RPC dépend des paramètres entrés par l’utilisateur (ex: une recherche sur plusieurs critères). Afin de prémunir le serveur contre un déni de service, ces appels sont protégés par un timeout.
    • Les utilisateurs qui ont une adresse de courrier électronique peuvent à présent demander une réinitialisation de mot de passe depuis l’interface de login sans devoir passer par un administrateur.

    Depuis la version 6.6, de nouveaux modules ont été ajoutés, notamment:

    Commentaires : voir le flux Atom ouvrir dans le navigateur

    • ✇LinuxFr.org : les dépêches
    • Dolibarr v19 est disponible : les fonctionnalités pour une gestion d'entreprise plus performante
      La communauté de Dolibarr est ravie d'annoncer la sortie de la version 19 de leur solution progiciel de gestion intégré (ERP ou Enterprise Resource Planning) / gestion de la relation client (CRM pour Customer Relationship Management) open source, apportant une gamme étendue de fonctionnalités et d'améliorations pour répondre aux besoins des entreprises de toutes tailles. lien nᵒ 1 : Présentation des nouveautés de Dolibarr ERP CRM v19lien nᵒ 2 : Projet Dolibarrlien nᵒ 3 : LinuxFr.org: annonce de

    Dolibarr v19 est disponible : les fonctionnalités pour une gestion d'entreprise plus performante

    La communauté de Dolibarr est ravie d'annoncer la sortie de la version 19 de leur solution progiciel de gestion intégré (ERP ou Enterprise Resource Planning) / gestion de la relation client (CRM pour Customer Relationship Management) open source, apportant une gamme étendue de fonctionnalités et d'améliorations pour répondre aux besoins des entreprises de toutes tailles.

    GPAO (Gestion de la Production Assistée par Ordinateur)

    Le module de GPAO dans Dolibarr V19 a été amélioré pour offrir une stabilité accrue. Désormais, vous pouvez facilement identifier les différentes machines utilisées lors de vos fabrications grâce au module poste de travail. Cette fonctionnalité, développée par ATM_logo, simplifie la gestion de votre production et vous permet d'optimiser vos processus de fabrication.

    Projet

    Dans cette version, Dolibarr V19 propose une nouvelle fonctionnalité permettant d'effectuer des actions en masse pour supprimer des projets. Cela offre une gestion plus efficace des projets, facilitant ainsi le suivi et la gestion de multiples projets simultanément.

    Ressources Humaines (RH)

    Le module RH de Dolibarr V19 a été enrichi avec l'ajout de la gestion des salaires dans le module de paiement par virement. Cette nouvelle fonctionnalité simplifie la gestion des salaires des employés, offrant ainsi une solution complète pour la gestion des ressources humaines.

    Produits

    Une nouvelle option a été ajoutée dans la liste des produits, permettant d'afficher les variantes de produit. Cette fonctionnalité offre une meilleure visibilité sur les différentes variantes de produits disponibles, facilitant ainsi la gestion de l'inventaire et des commandes.

    Commande

    La version 19 de Dolibarr regroupe désormais les boutons de création sur une commande, simplifiant ainsi le processus de création de nouvelles commandes et améliorant l'expérience utilisateur.

    Facture

    Dolibarr V19 propose plusieurs améliorations dans la gestion des factures. Désormais, un onglet événements agenda a été ajouté à la partie facture modèle, offrant ainsi une meilleure organisation et un accès facile aux événements liés aux factures. De plus, la liste des factures clients est maintenant filtrable par rapport à la date d'échéance, ce qui facilite le suivi des paiements et la gestion des comptes clients. Enfin, des sous-totaux ont été ajoutés dans la liste des lignes de commandes, offrant une meilleure visibilité sur le montant total de la facture.

    Sécurité

    Une nouvelle fonctionnalité de sécurité a été ajoutée pour bloquer la connexion à Dolibarr après un trop grand nombre d'échecs de connexion. Cette mesure renforce la sécurité de votre système en protégeant contre les tentatives d'accès non autorisées.

    Vous pouvez également découvrir l'ensemble des fonctionnalités présentées par Laurent DESTAILLEUR, "mergeur" du projet Dolibarr ERP CRM, durant le DevCamp de Lyon 2023.

    #dolibarr #erp #crm #newinv19

    Commentaires : voir le flux Atom ouvrir dans le navigateur

    • ✇LinuxFr.org : les dépêches
    • Eliane Domingos : nouvelle présidente de The Document Foundation
      The Document Foundation, TDF pour les intimes, la fondation qui chapeaute la suite bureautique libre LibreOffice, a élu, le 19 février 2024 son nouveau Conseil d’administration, à sa tête Eliane Domingos de Souza. Elle est élue pour deux ans. C’est aussi une bonne opportunité pour évoquer rapidement le fonctionnement de TDF et le rôle du conseil d’administration (BoD). lien nᵒ 1 : Le conseil d’administrationlien nᵒ 2 : Candidature d’Eliane Domingoslien nᵒ 3 : Statuts de TDFlien nᵒ 4 : LibreOff

    Eliane Domingos : nouvelle présidente de The Document Foundation

    The Document Foundation, TDF pour les intimes, la fondation qui chapeaute la suite bureautique libre LibreOffice, a élu, le 19 février 2024 son nouveau Conseil d’administration, à sa tête Eliane Domingos de Souza. Elle est élue pour deux ans. C’est aussi une bonne opportunité pour évoquer rapidement le fonctionnement de TDF et le rôle du conseil d’administration (BoD).

    Logo LibreOffice

    Sommaire

    Parcours d’une militante

    Eliane Domingos est consultante en cotravail et formatrice en migration vers LibreOffice. Elle est membre de la communauté LibreOffice depuis plus onze ans et a été membre du BoD de TDF de 2014 à 2016.

    Après avoir commencé à militer pour une bureautique libre avec OpenOffice.org, elle continue ensuite avec LibreOffice. Elle vit à Rio de Janeiro et fait partie de la communauté brésilienne LibreOffice où elle promeut la suite dans diverses manifestations et sur les réseaux sociaux. Elle fait maintenant partie, depuis quelques années, du comité d’organisation du congrès latino-américain (es) de LibreOffice (LATAM).

    Elle a créé et animé le LibreOffice Magazine (en), une publication, en portugais brésilien, de la communauté brésilienne réalisée uniquement avec des logiciels libres : Draw, Inkscape, Gimp et Shutter. Le magazine donnait des nouvelles de la suite, des interviews et des tutoriels. Il a fait l’objet de vingt-sept numéros : d’octobre 2012 à décembre 2017. On peut toujours les télécharger en version PDF et ODG (pt). L’objectif du magazine était de montrer que LibreOffice, c’était plus qu’un tableur et traitement de texte, d’où le choix de Draw. Elle voulait aussi démontrer la puissance de Draw et ce qu’il est possible de faire avec. Comme souvent, le projet s’est arrêté faute de volontaires pour continuer à l’alimenter malgré une forte audience.

    Pendant la « campagne électorale » au BoD elle s’était livrée à l’exercice de la vidéo avec de petites vidéos expliquant l’importance de LibreOffice. En fin d’année 2023, elle avait, notamment, réalisé cette sympathique petite vidéo avec un t-shirt « à programme » dont le slogan, en anglais, était : « TDF and community t♡gether for LibreOffice  » (TDF et la communauté ensemble pour LibreOffice).

    The Document Foundation 

    The Document Foundation (TDF) est une fondation de droit allemand à but non lucratif dont l’objectif est la promotion et le développement de logiciels bureautiques libres accessibles à tous et à toutes gratuitement et basés sur des standards ouverts. Le logiciel, à savoir la suite bureautique libre LibreOffice doit être :

    mis à la disposition de tous, y compris des entreprises et des administrations, pour une utilisation libre et ouverte, sans préjudice de la propriété intellectuelle de leurs propres fichiers, afin d’assurer leur pleine participation à une société numérique (préambule des statuts).

    Pour ce faire TDF, entre autres actions, pilote le développement de la suite LibreOffice et la diffuse sur son site, permet à tout un chacun d’ajouter extensions et modèles sur le site dédié, encourage la traduction de LibreOffice et a embauché récemment des personnes pour travailler sur l’accessibilité de la suite bureautique.

    TDF est pilotée par trois conseils :

    1. le conseil d’administration (le BoD, Board of Directors, en allemand « der Vorstand ») dont Eliane Domingos est l’actuelle présidente,
    2. le conseil des membres (Board of Trustees, en allemand « das Mitglieder-Kuratorium sowie »),
    3. le bureau des membres (Membership Committee, en allemand «  das Mitglieder-Komitee »).

    L’activité au sein de ces conseils est bénévole (article 6 des statuts).

    Ces instances peuvent s’aider d’autres instances comme le comité de direction technique (ESC, Engineering Steering Committee) composé de personnes physiques dotées de compétences transversales dans :

    le développement, le codage, la traduction, l’expérience utilisateur, l’assurance qualité (QA), l’ingénierie de mise en production, la création de paquets, etc. (wiki de LibreOffice)

    Ou encore le conseil consultatif (AB, Advisory Board) qui est une instance statutaire et dont la mission est de conseiller le BoD. Il est composé de personnes morales (en) telles que : Collabora (en), la ville de Munich, KDE, GNOME (en) ou la FSFE.

    Le BoD (conseil d’administration), rôle et composition

    Le conseil d’administration (ou « BoD » pour Board of Directors) est élu avec une représentation proportionnelle des voix individuelles par un scrutin à vote unique transférable en utilisant la méthode Meek. Il est élu par les membres de la communauté pour deux ans. Il comporte sept membres et trois suppléants, dans l’ordre alphabétique de prénoms : Björn Michaelsen, Eike Rathke, Eliane Domingos (présidente), Italo Vignoli, László Németh, Mike Saunders, Osvaldo Gervasi, Paolo Vecchi, Simon Phipps (vice-président) et Sophie Gautier.

    Eliane Domingos succède à Thorsten Behrens (en). C’est la première fois dans l’histoire de TDF qu’il y a autant de femmes (deux) au conseil d’administration.

    Le BoD « est l’administrateur principal des projets et des équipes de la Fondation. Les membres du Conseil sont des représentants judiciaires et extrajudiciaires de la fondation. » Gouvernance de LibreOffice. Il a aussi pour rôle de prévenir d’éventuels conflits d’intérêt au sein de la fondation. Il a, statutairement, la mission de veiller à ce « qu’un tiers maximum des membres du conseil d’administration, du comité des membres et du conseil consultatif travaillent pour la même entreprise, organisation ou unité ou l’une de ses organisations filiales pendant que les employés travaillent. » (statuts, article 8). Le BoD peut exclure des membres d’un comité ou en ajouter si nécessaire pour éviter ces risques. Il a également pour obligation de publier toutes les informations concernant le fonctionnement de TDF et celui des conseils (article 8.3).

    Une promesse pour LibreOffice

    La gouvernance de TDF a, ces dernières années, dérivé du modèle original des statuts. Au menu : manque de transparence, conflits d’intérêts, etc. générant des tensions et un climat délétère pouvant amener des bénévoles et des personnes salariées à quitter le projet. À cela s’ajoute un inconfort sur le mode de délivrance de la version « de bureau » de la suite, des voix s’étant élevées pour qu’elle ne soit plus gratuite. Et enfin, un audit mené en 2023 soulignait qu’il était possible que, compte tenu du fonctionnement actuel de la fondation, elle pourrait ne plus être considérée comme une organisation à but non-lucratif.

    Face à ce triste constat, un groupe de personnes s’est constitué à la fin de l’année 2023 pour rédiger un manifeste « Une promesse pour LibreOffice » et présenter une liste. Sur les onze personnes de la liste, cinq ont été élues : Eliane Domingos, évidemment, Mike Saunders (Alllemagne), Paolo Vecchi et Osvaldo Gervasi (Italie) ainsi que Sophie Gautier (France)1.

    Cette promesse, traduite en huit langues dont le français indique, en creux, les dysfonctionnements de TDF. Les signataires s’engagent à les corriger, notamment en 2 :

    • rétablissant les appels d’offres afin d’offrir « des opportunités pour tous, qu’il s’agisse de développeurs individuels ou de grandes organisations »,
    • agissant avec transparence (exit les réunions privées) avec des réunions moins nombreuses mais plus efficaces et à des horaires variables (mondialisation oblige) et en publiant des rapports publics mensuels traduits dans de nombreuses langues,
    • installant un système de démocratie délégative,
    • veillant à ce que la maîtrise de l’anglais ne soit plus une obligation pour participer,
    • organisant au moins une des deux conférences officielles de LibreOffice en dehors de l’Europe,
    • valorisant tous les contributeurs de la même manière pour que plus personne se sente comme un membre de la communauté de « seconde classe ».

    Les signataires de la promesse s’engageant également à ce que TDF soit reconnue dans le monde entier au niveau gouvernemental et à développer l’écosystème.

    Des orientations pour son mandat ?

    Au cours de la mandature 2014 – 2016, le BoD fonctionnait sur la base de réunions hebdomadaires et les membres du BoD n’avaient pas d’attribution particulière. Pour ce mandat, Eliane Domingos pense que certains des administrateurs et administratrices pourraient se voir confier la surveillance d’un secteur pour une meilleure efficacité.

    Ainsi, il pourrait y avoir une personne en charge du marketing, une pour s’occuper des dons, une pour suivre le développement de la suite, etc. Elle espère que cela permettra de rétablir une meilleure ambiance au sein du projet.

    Sur l’aspect financier, elle pense qu’il serait peut-être pertinent de diversifier les sources de paiement pour les dons. Elle se base notamment sur son expérience où, au Brésil, nombre de personnes souhaiteraient pouvoir faire des dons sans pour autant donner leur numéro de carte de paiement. Sur cette question, elle estime également qu’il y aurait des efforts de promotion à faire.

    Enfin, elle défend également une meilleure diversité au sein de TDF.

    Pour compléter ?

    Vous trouverez des liens vers les listes de tous les autres membres des différents conseils d’administration de TDF par mandat en passant, par exemple, via la page de l’actuel BoD. TDF étant de droit allemand, les statuts sont en allemand, une traduction en anglais figure toutefois en haut de la page qui leur est consacrée avec toutes les réserves de rigueur sur le fait que seule la version allemande a force juridique.

    Si vous voulez suivre le travail du BoD, les minutes des réunions seront publiées sur le Nextcloud de TDF.

    Un grand merci à Jean-Baptiste Faure pour sa relecture.


    1. Les candidatures et les élections au BoD ne se font pas sur une base géographique, mais il m’a semblé utile d’indiquer les lieux de résidence. ↩

    2. Les passages en italiques sont tirés de la « Promesse ». ↩

    Commentaires : voir le flux Atom ouvrir dans le navigateur

    • ✇LinuxFr.org : les dépêches
    • LibreOffice 24.2 : nouvelle année, nouvelle numérotation, nouvelle version
      Une nouvelle version de la formidablement libre suite bureautique LibreOffice vient de sortir. Non contente de s’offrir une nouvelle numérotation pour la nouvelle année, elle nous offre surtout une accessibilité accrue, une meilleure internationalisation notamment pour les langues qui n’utilisent pas l’alphabet latin et une meilleure compatibilité avec l’Office Open XML (OOXML). On trouvera plus bas un bouquet choisi des évolutions de LibreOffice, les notes de version sont là pour l’exhaustivit

    LibreOffice 24.2 : nouvelle année, nouvelle numérotation, nouvelle version

    7 février 2024 à 14:36

    Une nouvelle version de la formidablement libre suite bureautique LibreOffice vient de sortir. Non contente de s’offrir une nouvelle numérotation pour la nouvelle année, elle nous offre surtout une accessibilité accrue, une meilleure internationalisation notamment pour les langues qui n’utilisent pas l’alphabet latin et une meilleure compatibilité avec l’Office Open XML (OOXML).

    On trouvera plus bas un bouquet choisi des évolutions de LibreOffice, les notes de version sont là pour l’exhaustivité.

    Logo de LibreOffice

    Sommaire

    Sur la nouvelle numérotation

    La question de ce changement de numérotation de LibreOffice a fait tourbillonner un bon paquet d’électrons sur LinuxFr. Dans un premier lien annonçant la sortie de la 7.6, puis un deuxième annonçant celle de la bêta 24.2 pour tests et enfin dans un journal (avec quelques erreurs) signalant en avant-première quelques fonctionnalités et améliorations.

    Mais un rappel peut s’avérer nécessaire. Donc la numérotation des versions de LibreOffice est passée d’un schéma de type SemVer (en) : numéro majeur de version. numéro mineur. patch, exemple 7.6.4 qui est la dernière à porter ce type de numérotation à un schéma de type CalVer (en). On a donc :

    • année de sortie de la version : 24
    • mois de sortie : 2
    • micro : 0.

    Les mises à jour de cette version, selon le calendrier de sortie porteront ainsi les numéros : 24.2.1, 24.2.2, 24.2.3, etc. jusqu’à la dernière 24.2.7 dont la sortie est prévue fin octobre 2024. La durée de vie d’une version de LibreOffice est de neuf mois.

    Pas de changement pour le reste : deux versions « vivantes » vont continuer à coexister, une seulement maintenue, l’actuelle 7.6.4 et une en pleine évolution, l’actuelle 24.2. Sans oublier les versions de développement et les archives.

    L’accessibilité enfin une priorité

    L’accessibilité n’a pas toujours été une priorité de LibreOffice, il semblerait qu’avec les dernières versions, cela change fort heureusement. Par exemple, les versions antérieures ont ajouté la possibilité de marquer comme décorative une illustration ou un cadre, ce qui signale aux lecteurs d’écran de les ignorer et allège la lecture pour des éléments qui n’apportent pas une information supplémentaire.

    La version 24.2 corrige beaucoup de défauts pour Windows, Mac, et Linux. On se contentera de relever ce qui concerne Linux :

    • les vues arborescentes comme celle de la configuration avancée, menu Outils → Options → LibreOffice → Avancé → Ouvrir la configuration avancée1 sont correctement annoncées, passant, lues correctement par les lecteurs d’écran ;
    • un paramètre système permet de réduire ou désactiver les animations est pris en compte par LibreOffice, permettant de désactiver les petits traits animés qui encadrent des cellules copiées dans Calc ;
    • dans Calc, signalement des étiquettes d’entête de lignes et colonnes en conformité avec la spécification ARIA, elles sont utilisées par le lecteur d’écran Orca pour annoncer les cellules ;
    • les lecteurs d’écran peuvent annoncer correctement le texte des éléments des éditions multilignes dont on trouve un exemple dans le menu Aide → Vérifier les mises à jours… ;
    • les barres d’état des boites de dialogues sont signalées avec le rôle accessible correct ;
    • les cases à cocher dans la boite de dialogue d’orthographe peuvent être activées avec la touche espace ;
    • dans Writer, les paragraphes de style « Bloc de citation » utilisent le modèle d’accessibilité du même nom qui permet aux lecteurs d’écran de les annoncer sous forme de citation entre guillemets ;
    • l’activation et la désactivation des boutons peut se faire à l’aide de l’action d’accessibilité correspondante ;
    • le lecteur d’écran Orca indique si le soulignement est actif ou non.

    Pour compléter, il est bon de rappeler ces deux logiciels qui facilitent l’utilisation de Linux, donc de LibreOffice : le logiciel de commandes vocales NoComprendo qui a fait l’objet de deux dépêches sur ce site. Il permet de lancer verbalement quelques raccourcis clavier (passant de soulager les articulations ou de suppléer à des problèmes de motricité) et le logiciel de dictée vocale Elograf développé pour Mageia.

    L’internationalisation parce qu’il n’y a pas que l’alphabet latin

    La meilleure prise en compte des langues qui utilisent d’autres systèmes d’écriture que l’alphabet latin fait partie également des points forts du développement des dernières versions de LibreOffice. The Document Foundation (TDF), la fondation qui chapeaute le projet a d’ailleurs lancé un appel à recrutement en novembre 2023 pour un poste de développeur. Il était plus particulièrement demandé aux candidats ou candidates des compétences linguistiques et sur Unicode.

    Dans Impress certains des modèles livrés avec LibreOffice avaient des polices incorrectes pour les systèmes d’écriture CJC qui est la qualification d’Unicode pour les écritures chinoises, japonaises et coréennes et CTL. CTL pour « Complex Text Layout » qui concerne le rendu de polices complexes. CTL qualifie un système d’écriture dans lequel la forme et la position d’un graphème dépend de ses relations avec les autres graphèmes, c’est le cas notamment du Devanagari ou de l’alphabet arabe dont le sens du texte peut être bidirectionnel. La version 24.2 a corrigé ce bogue.

    Des modèles avec les paramètres requis pour les textes japonais ont été ajoutés dans la catégorie « localisation »2 ce qui, en outre, améliore l’inter-opérabilité avec MsWord pour les personnes dont l’interface est en japonais.

    Math peut afficher les formules aussi bien dans le sens gauche-droite que droite-gauche (ça c’est nouveau). L’application accepte maintenant également les opérateurs et les symboles arabes et persans (juste retour des choses dans l’histoire de la science mathématique).

    L’interface, adieu les veuves et les orphelines

    Les changements peuvent être visuels ou concerner des intitulés, un choix parmi ce qui a été signalé dans les notes de version.

    La boite de dialogue des propriétés des fichiers, menu Fichier → Propriétés suit enfin le schéma du Dublin Core et ça passe bien dans les fichiers EPUB. Mais il faudra tout de même ajouter l’auteur, si ce n’est pas vous, dans SIGIL après la création de l’EPUB.

    La nouvelle boite de dialogue des propriétés des fichiers avec ses champs tout neufs

    À ce sujet : remplir lesdites propriétés devrait être une habitude, allez donc faire un tour dans le menu Outils → Options → Chargement/enregistrement → Général pour cocher la case « Éditer les propriétés du document avant l’enregistrement ». Elle apparaîtra au premier enregistrement, et pourra toujours être modifiée par la suite en passant par le menu Fichier → Propriétés.

    La récupération automatique des fichiers est cochée par défaut pour une première installation. Si vous ne l’avez pas fait sur votre LibreOffice, on ne saurait que trop vous conseiller de le faire : menu Outils → Options → Chargement/enregistrement → Général. Sur l’illustration, j’ai configuré 5 minutes. Cette récupération ne remplace pas l’enregistrement au fil de l’eau des fichiers. Elle permet seulement de récupérer le document après un arrêt intempestif de LibreOffice.

    Configuration de l’enregistrement automatique et des propriétés.

    Si vous voulez protéger un fichier (onglet sécurité des propriétés), LibreOffice affiche maintenant une barre indiquant la force du mot de passe : plus elle est grande plus il est fort. Et il devient impératif, ce qui n’est pas forcément une bonne chose : on peut vouloir simplement protéger un fichier des modifications intempestives sans plus.

    Apposer un mot de passe à un fichier

    Suggestion : les mots de passe des fichiers de LibreOffice sont quasiment incraquables (pas sans beaucoup de temps), si l’idée n’est que d’éviter des modifications involontaires notamment de formules de feuilles de calcul, pensez à mettre le mot de passe dans les commentaires des propriétés.

    Un autre changement sympathique : sur la barre d’outils l’icône qui représente un oméga, Ω, et qui ouvre un menu déroulant avec les caractères « spéciaux » favoris et les derniers utilisés. Cela affiche maintenant aussi la description du caractère et donc son numéro de code Unicode. Vous saurez ainsi que le numéro Unicode du manchot 🐧 est U+1f427.

    Choisir un caractère spécial

    Et si vous avez bien modifié votre barre d’outils et supprimé ce bouton, vous pouvez le remettre en passant par Outils → Personnaliser, onglet Menu, il s’appelle « symbole ».

    Cette version signe aussi le glas des veuves et des orphelines (format des paragraphes), remplacées par des scissions qu’on autorise (ou pas). D’ici là que la casse y passe aussi…

    Et, puisqu’on parle de Writer, une nouveauté qui en annonce peut-être d’autres : il est possible de styler les commentaires, un style existe pour ça. Les notes de version laissent présager que ce pourrait être l’amorce d’une plus grande variété de styles pour les commentaires.

    Modifier le style de commentaire

    Compatibilité OOXML et autre

    Au rythme où ça va, LibreOffice va finir par être plus compatible avec l’OOXML que la suite MsOffice elle-même 😉. Plus sérieusement outre ce qui a été dit plus haut sur le japonais, j’ai relevé deux innovations majeures pour Writer.

    LibreOffice utilise le style « Première page » pour récupérer l’entête et le pied de page d’un document au format DOCX sans plus créer un nouveau style de page.

    L’algorithme de coupure des lignes justifiées a été modifié, pour l’instant, seulement pour les fichiers au format DOCX, LibreOffice reprend celui implémenté par MsWord 2013. Par la suite il sera utilisé comme justification par défaut dans la prochaine version majeure de LibreOffice. L’algorithme permet de gagner jusqu’à 20 % d’espace.

    Et aussi, dans un autre domaine, Draw importe les fichiers TIFF multipages en plaçant une image par page.

    Pour compléter (peut-être)

    À la source de cette dépêche, j’ai écrit un premier article sur les nouveautés de LibreOffice 24. principalement pour avoir des illustrations. L’article a une structure différente et relève aussi d’autres nouveautés.

    On ne saurait terminer sans remercier les personnes qui font de LibreOffice une suite aussi formidable et agréable à utiliser, sans oublier celles et ceux qui ont ajouté à Mageia deux outils d’accessibilité indispensables.


    1. La traduction des notes de version ne correspond pas forcément à celle de l’interface de LibreOffice, je reprends ici celle de l’interface qui n’est pas encore entièrement traduite en français. ↩

    2. Notes de version (je n’ai pas pu vérifier cela pour la dépêche, et pour cause). ↩

    Commentaires : voir le flux Atom ouvrir dans le navigateur

    • ✇LinuxFr.org : les dépêches
    • OpenConcerto 1.7.3
      OpenConcerto est un logiciel complet de gestion d’entreprise incluant : gestion commerciale, comptabilité (dont la comptabilité analytique) et paye. Il dispose également d’une interface de caisse pour les points de vente et d’un système de préparation de commandes (picking). Modulaire, le logiciel propose des greffons pour la DSN 2024, la gestion de prospects, planning, SAV, la création d’étiquettes GS1, GED… La suite de la dépêche aborde les détails de cette nouvelle version et nous invitons

    OpenConcerto 1.7.3

    OpenConcerto est un logiciel complet de gestion d’entreprise incluant : gestion commerciale, comptabilité (dont la comptabilité analytique) et paye. Il dispose également d’une interface de caisse pour les points de vente et d’un système de préparation de commandes (picking). Modulaire, le logiciel propose des greffons pour la DSN 2024, la gestion de prospects, planning, SAV, la création d’étiquettes GS1, GED…

    La suite de la dépêche aborde les détails de cette nouvelle version et nous invitons tous les utilisateurs des versions précédentes à mettre à jour leur logiciel.

    OpenConcerto

    OpenConcerto est disponible pour GNU/Linux, macOS et Windows (7,8,10 et 11). Une version Cloud est proposée pour une solution clef en main.

    OpenConcerto est un progiciel de gestion intégré (PGI, ERP en anglais pour Enterprise Resource Planning) proche en architecture de Microsoft Dynamics Nav. Au niveau des fonctionnalités, vous trouverez les grands classiques des produits « en boîte », mais également les éléments d’un PGI complet, comme la gestion multi‐société, multi‐poste, multi‐utilisateur ou encore la traçabilité.

    Devis, factures, avoirs, commandes, règlements et bons de livraison : tout y est. Le logiciel permet de gérer facilement la comptabilité, clients, fournisseurs, achats, ventes, articles et stocks. La gestion commerciale est directement liée à la comptabilité (norme française), ce qui évite les doubles saisies. Le système de paye est complet et régulièrement mis à jour (PAS, DSN, etc.).

    Le logiciel s’adresse à un public large :

    • l’auto‐entrepreneur, qui y trouvera de quoi réaliser devis, factures, paye et comptabilité ;
    • la petite entreprise, qui y verra une solution multiposte complète ;
    • la moyenne entreprise qui, économisant un coût de licence, pourra investir dans la création de modules spécifiques à son activité.

    En plus de la résolution des quelques bogues de la version 1.7, OpenConcerto 1.7.3 apporte des nouveautés, dont :

    • la gestion des stocks des lots et numéros de série
    • la gestion des stocks des DLC, DLUO
    • l’inventaire multi-dépôt
    • la gestion des catégories comptables par taux de TVA
    • l’intégration de la taxe Interfel
    • le transfert d’écritures de compte à compte

    Il est à noter que sont proposés pour une utilisation professionnelle : formation, manuel et contrat de maintenance. Nous avons désormais de quoi migrer les utilisateurs de Sage, EBP, Ciel, Divalto et Cegid vers OpenConcerto et disposons de passerelles vers Magento et autres ecommerces opensource.

    N’hésitez pas à nous faire des retours, notre but est de devenir le numéro un français sur Linux.

    Commentaires : voir le flux Atom ouvrir dans le navigateur

    ❌
    ❌