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  • Faille Android – L’attaque Dirty Stream met en danger vos apps
    Mauvaise nouvelle, Microsoft vient de mettre en lumière une faille bien vicieuse qui se planque dans un paquet d’applications Android… enfin, quand je dis un paquet, je parle quand même de plus de 4 milliards d’installations concernées. Cette saleté, baptisée « Dirty Stream« , permet à une app malveillante d’écrire tranquillou dans le répertoire d’une autre app et d’exécuter du code comme bon lui semble. Mais comment c’est possible ce bazar ? Eh bien figurez-vous que sous Android, le

Faille Android – L’attaque Dirty Stream met en danger vos apps

Par : Korben
2 mai 2024 à 20:13

Mauvaise nouvelle, Microsoft vient de mettre en lumière une faille bien vicieuse qui se planque dans un paquet d’applications Android… enfin, quand je dis un paquet, je parle quand même de plus de 4 milliards d’installations concernées.

Cette saleté, baptisée « Dirty Stream« , permet à une app malveillante d’écrire tranquillou dans le répertoire d’une autre app et d’exécuter du code comme bon lui semble.

Mais comment c’est possible ce bazar ?

Eh bien figurez-vous que sous Android, les apps peuvent partager des données entre elles grâce à un système de « fournisseur de contenu ». Jusque là, tout va bien, sauf que certains petits malins ont trouvé le moyen de contourner les contrôles de sécurité en utilisant des « intents personnalisés » mal ficelées.

En clair, une app malveillante envoie un fichier avec un nom ou un chemin trafiqué à une app légitime qui, sans méfiance, l’exécute ou le stocke gentiment dans l’un de ses dossiers critiques. Et paf, l’attaquant peut alors faire mumuse avec les données de l’app cible, voler des infos sensibles comme les identifiants SMB et FTP stockés dans le fichier rmt_i.properties, ou carrément prendre le contrôle de l’app. Bref, c’est le boxon.

Et le pire, c’est que ce genre de boulettes est monnaie courante. Les chercheurs de Microsoft ont épinglé plusieurs apps populaires, comme le gestionnaire de fichiers de Xiaomi (1 milliard d’installations, tout de même) qui utilise un chemin spécifique /files/lib pour sauvegarder les fichiers, ce qui peut être détourné par un attaquant. Autant dire que ça fait un sacré paquet de téléphones exposés.

Heureusement, après avoir prévenu Google et les éditeurs concernés, des correctifs ont été déployés en vitesse. Mais ça la fout mal surtout quand on sait que selon l’équipe de recherche sur la sécurité des applications Android de Google, 20% des apps Android seraient vulnérables à ce type d’attaque. Ouch !

Alors, que faire pour se protéger ?

Et bien commencez par mettre à jour vos apps via le Google Play Store, à vérifier les permissions des app installées et surtout évitez d’installer des appli louches surtout si ça vient d’un store alternatif ou un APK tombé du camion. Et si vous êtes dev Android, il va falloir blinder vos apps en suivant ces bonnes pratiques :

  • Ignorer le nom retourné par le fournisseur de fichiers distant lors de la mise en cache du contenu reçu
  • Utiliser des noms générés aléatoirement ou assainir le nom de fichier avant d’écrire un fichier en cache
  • Vérifier que le fichier en cache se trouve dans un répertoire dédié avant d’effectuer une opération d’écriture
  • Utiliser File.getCanonicalPath et valider le préfixe de la valeur retournée pour s’assurer que le fichier est au bon endroit

Voilà, vous savez tout pour ne pas vous faire dirty streamer dans les grandes largeurs !

Source

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  • VLC dévoile les sombres dessous de la signature d’apps Android
    La sécurité sur Android et plus particulièrement la signature des applications c’est loin d’être tout beau tout rose. Vous le savez peut-être, notre bon vieux VLC, a quelques soucis pour mettre à jour son app Android sur le Play Store ces derniers temps. Alors pourquoi ce blocage ? Eh bien tout simplement parce que Google a décidé de rendre obligatoire l’utilisation des App Bundles pour toutes les applications proposant des fonctionnalités TV. Jusque-là, pas de problème me direz-vous. Sauf

VLC dévoile les sombres dessous de la signature d’apps Android

Par : Korben
27 mars 2024 à 09:21

Astuces VLC

La sécurité sur Android et plus particulièrement la signature des applications c’est loin d’être tout beau tout rose. Vous le savez peut-être, notre bon vieux VLC, a quelques soucis pour mettre à jour son app Android sur le Play Store ces derniers temps.

Alors pourquoi ce blocage ? Eh bien tout simplement parce que Google a décidé de rendre obligatoire l’utilisation des App Bundles pour toutes les applications proposant des fonctionnalités TV. Jusque-là, pas de problème me direz-vous. Sauf que ce nouveau format nécessite de fournir sa clé de signature privée à Google. Et ça, c’est juste im-po-ssible pour l’équipe de VLC !

Fournir sa clé privée à un tiers, c’est comme donner les clés de son appartement à son voisin. C’est la base de la sécurité : ce qui est privé doit le rester. Sinon autant laisser sa porte grande ouverte avec un panneau « Servez-vous » ! 😅

Depuis les débuts d’Android, chaque app doit être installée via un fichier APK. Ce fichier contient tout le nécessaire : le code, les ressources, les données… Et pour vérifier qu’un APK est authentique, il doit être signé avec une clé privée générée par le développeur. N’importe qui peut alors vérifier la clé publique utilisée pour signer le fichier.

L’avantage de ce système est de garantir l’intégrité de l’app. Si le développeur perd sa clé privée ou son mot de passe, impossible de publier des mises à jour car la nouvelle signature ne correspondra pas. Et s’il file sa clé à quelqu’un d’autre, cette personne pourra signer ses propres versions qui seront considérées comme légitimes. Vous voyez le problème maintenant ?

Avec les App Bundles, on passe à un système de double signature où une clé de téléchargement (upload key) permet au Play Store de vérifier que celui qui envoie le fichier est légitime. Jusque-là, ça va. Mais où clé de signature (release key), doit être détenue par Google ! Autrement dit, le Play Store signe l’app à la place du développeur. C’est donc cette clé privée que Google réclame aujourd’hui à VLC.

Google a bien tenté de mettre en place des mesures pour atténuer le problème, comme le dual release qui permet sur les appareils récents (Android 11+) d’installer une mise à jour signée différemment si une preuve de rotation de clé est fournie. Mais pour les apps comme VLC qui supportent aussi les vieux appareils et la TV, ça ne fonctionne pas.

Du coup, l’équipe de VLC se retrouve face à un choix cornélien :

  1. Donner sa clé privée à Google et continuer à publier normalement. Bénéfice : aucun. Risque : Google a le contrôle total sur les mises à jour et la sécurité de l’app. Autant dire que pour eux c’est non.
  2. Virer le support TV des APK publiés sur le Play Store. Avantage : pas besoin de donner sa clé privée pour les appareils récents. Inconvénient : plus de support TV pour les vieux appareils sous Android 10 et moins. Pas top.
  3. Passer full App Bundles. Avantage : aucun. Inconvénient : ça rendrait l’app incompatible avec 30% des utilisateurs actuels. Même pas en rêve !

Bref, vous l’aurez compris, l’équipe de VLC est dans une impasse et c’est pour ça qu’aucune mise à jour n’a été publiée ces derniers mois sur le Play Store.

Et ce n’est pas qu’une question de principe. Le Play Store n’est pas le seul store sur Android. VLC est aussi disponible sur le site officiel, l’Amazon AppStore, le Huawei AppGallery… Donc donner sa clé à Google compromettrait toute la chaîne de publication.

Malheureusement, sans modification de la part de Google sur ces nouvelles exigences, il n’y a pas de solution miracle pour continuer à proposer le support TV sur les vieux appareils Android via le Play Store.

C’est rageant pour les développeurs qui se retrouvent pieds et poings liés, mais c’est aussi inquiétant pour nous utilisateurs. Quand le plus gros store d’apps au monde se met à réclamer les clés privées des développeurs, on peut légitimement se poser des questions sur sa conception de la sécurité et de la vie privée.

Espérons que Google entendra les critiques et fera machine arrière sur ce point. En attendant, la seule chose à faire est de soutenir les développeurs comme VLC qui résistent encore et toujours à l’envahisseur et continuent à privilégier la sécurité de leurs utilisateurs avant tout.

Si ça vous interesse, vous pouvez suivre toute l’affaire en détail sur cet article passionnant (si si, je vous jure) : VLC for Android updates on the Play Store

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  • OSTE – Le scanner de vulns qui combine Nikto, ZAP, Nuclei, SkipFish, et Wapiti
    Si vous vous intéressez un peu à la sécurité informatique, je vous présente aujourd’hui OSTE qui est ce qu’on pourrait appeler un Metascanner. Alors qu’est-ce qu’un Metascanner ? Eh bien il s’agit d’un scanner de vulnérabilité web qui combine différents outils tels que Nikto, zap de l’OWASP, Nucléi, SkipFish ou encore Wapiti. L’intérêt de cet outil c’est qu’il offre une interface graphique très user friendly qui permet de consulter les rapports de scan, mais également de les lancer.

OSTE – Le scanner de vulns qui combine Nikto, ZAP, Nuclei, SkipFish, et Wapiti

Par : Korben
28 janvier 2024 à 09:00

Si vous vous intéressez un peu à la sécurité informatique, je vous présente aujourd’hui OSTE qui est ce qu’on pourrait appeler un Metascanner.

Alors qu’est-ce qu’un Metascanner ?

Eh bien il s’agit d’un scanner de vulnérabilité web qui combine différents outils tels que Nikto, zap de l’OWASP, Nucléi, SkipFish ou encore Wapiti.

L’intérêt de cet outil c’est qu’il offre une interface graphique très user friendly qui permet de consulter les rapports de scan, mais également de les lancer. Injections SQL, XSS, XML, HTML ou encore des injections liées à des commandes spécifiques au système d’exploitation visé. Chacun des scanners DAST (Dynamic Application Security Testing) intégrés fournit des listes de vulnérabilités pour vous aider à identifier et corriger les problèmes potentiels.

Pour l’installer, vous aurez besoin de tous les outils que je viens de vous citer, mais si vous utilisez Kali Linux vous n’aurez pas de soucis puisque tout ça est déjà présent dans la distrib. Sinon il faudra les installer manuellement.

Ensuite il ne vous restera plus qu’à cloner le dépôt sur votre machine et à lancer la commande

python3 metascan.py

Vous pourrez alors lancer des scans, charger les résultats, les exporter, les consulter directement depuis l’interface graphique.

Vous l’aurez compris, OSTE est un outil fantastique pour simplifier l’évaluation de la cyber sécurité. N’oubliez pas quand même que c’est destiné à usages éducatifs ou dans le cadre de mission d’audits pour lesquelles vous avez été mandaté.

Si vous voulez en savoir plus, cliquez ici.

  • ✇Korben
  • ProcDump débarque sous Linux !
    Les plus barbus d’entre vous qui utilisent encore Linux connaissent bien cet outil de Sysinternals baptisé Procdump. Pour rappel, ProcDump est un outil de surveillance de processus et de débogage conçu pour permettre aux administrateurs système et aux développeurs de capturer des images de processus (des dumps) lorsqu’un processus atteint un certain critère, comme une utilisation élevée du CPU, une fuite de mémoire, ou une exception non gérée. Cela peut être utile pour identifier la cause profo

ProcDump débarque sous Linux !

Par : Korben
20 janvier 2024 à 09:00

Les plus barbus d’entre vous qui utilisent encore Linux connaissent bien cet outil de Sysinternals baptisé Procdump. Pour rappel, ProcDump est un outil de surveillance de processus et de débogage conçu pour permettre aux administrateurs système et aux développeurs de capturer des images de processus (des dumps) lorsqu’un processus atteint un certain critère, comme une utilisation élevée du CPU, une fuite de mémoire, ou une exception non gérée. Cela peut être utile pour identifier la cause profonde des pannes.

Et bien bonne nouvelle pour les Linuxiens, puisque Sysinternals a également sorti ProcDump pour Linux. Ca fait tout pareil que son grand frère sous Windows et c’est compatible avec des distraits comme CentOS, Ubuntu ou encore Fedora.

Utilisation de base

Alors, c’est simple comme bonjour. Vous voulez garder un œil sur un processus particulier ? Rien de plus facile avec ProcDump. Tapez cette commande magique :

sudo procdump [PID du processus]

Par exemple, pour espionner ce qui se passe dans le processus avec le PID 1234, lancez :

sudo procdump 1234

Et pouf ! Vous avez un joli vidage de mémoire à analyser. Mais attendez, il y a plus ! Vous voulez sauvegarder votre trésor ? Indiquez simplement un nom de fichier ou un répertoire :

sudo procdump 1234 mondump.dmp

Création de plusieurs vidages

On passe à la vitesse supérieure ! Avec l’option -n, vous pouvez créer une série de vidages. Imaginez, vous pourriez avoir non pas un, mais TROIS vidages, en tapant :

sudo procdump -n 3 1234

Et si vous êtes du genre impatient, réglez l’intervalle entre chaque vidage avec -s :

sudo procdump -n 3 -s 5 1234

Trois vidages, toutes les 5 secondes. C’est pas génial, ça ?

Surveillance de l’utilisation du processeur

Et pour les mordus de performances, ProcDump peut aussi surveiller l’utilisation du processeur. Vous voulez un rapport dès que ça dépasse 65 % ? Facile :

sudo procdump -c 65 1234

Ou pourquoi pas définir une plage ? Entre 10 % et 65 % par exemple :

sudo procdump -cl 10 -c 65 1234

Surveillance de l’utilisation de la mémoire

Enfin, pour les obsédés de la mémoire, il y a l’option -m. Vous serez alerté dès que le processus dépassera les 100 Mo :

sudo procdump -m 100 1234

Et pour les plus gourmands, spécifiez plusieurs seuils :

sudo procdump -m 100,200,300 1234

Allez, je ne vais pas vous faire l’article sur toutes les possibilités de cet outil de compét’, mais si vous êtes un Linuxien dans l’âme, c’est du caviar !

Pour installer ProcDump sous Linux, je vous renvoie à la documentation ici. Les binaires et le reste des explications est ici.

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