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  • Région Île-de-France et HFAR : dernière ligne droite pour candidater au Challenge IA pour la Santé
    Que ce soit dans le cadre de sa stratégie régionale sur l’intelligence artificielle (IA2021) ou dans celui de son plan en faveur de la santé, la Région Île-de-France entend devenir un pôle d’excellence dans le domaine de l’innovation et de la santé. Dans la continuité de ces initiatives, elle s’est associée à l’Hôpital Fondation Rothschild pour lancer le Challenge IA pour la Santé, doté de 500.000 €. Il ne reste plus que quelques jours aux entreprises intéressées pour se manifester puisque les c

Région Île-de-France et HFAR : dernière ligne droite pour candidater au Challenge IA pour la Santé

4 décembre 2024 à 10:00

Que ce soit dans le cadre de sa stratégie régionale sur l’intelligence artificielle (IA2021) ou dans celui de son plan en faveur de la santé, la Région Île-de-France entend devenir un pôle d’excellence dans le domaine de l’innovation et de la santé. Dans la continuité de ces initiatives, elle s’est associée à l’Hôpital Fondation Rothschild pour lancer le Challenge IA pour la Santé, doté de 500.000 €. Il ne reste plus que quelques jours aux entreprises intéressées pour se manifester puisque les candidatures ne sont ouvertes que jusqu’au 6 décembre prochain.

Le Challenge vise à initier un partenariat de long terme entre l’HFAR (Hôpital Fondation Rothschild) et une entreprise ayant démontré sa capacité à développer, valider et tester un algorithme d’intérêt pour améliorer la prise en charge des patients atteints de sclérose en plaques (SEP).

La SEP est une maladie neurologique auto-immune chronique qui affecte le système nerveux central, impliquant le cerveau et la moelle épinière. Elle résulte d’une attaque anormale du système immunitaire contre la myéline, une substance qui entoure et protège les fibres nerveuses, jouant un rôle essentiel dans la transmission rapide des signaux nerveux. Elle touche environ 2,8 millions de personnes dans le monde, dont 130.000 en France, et est la principale cause de handicap neurologique non traumatique chez les jeunes adultes.

Si on ne peut guérir la SEP, de nouveaux traitements permettent aujourd’hui de ralentir l’évolution de la maladie et en gérer les symptômes, ils sont d’autant plus efficaces que le diagnostic posé est précoce. Celui-ci repose sur une combinaison de méthodes dont l’imagerie par résonance magnétique (IRM).

Le Challenge IA pour la Santé s’articule autour de deux biomarqueurs de la SEP visibles sur une IRM cérébrale : le signe de la veine centrale qui se manifeste par la présence d’une veine au centre des lésions inflammatoires et le signe du halo qui se caractérise par la présence d’un anneau de signal hyper intense autour des lésions.

Les compétiteurs devront développer un algorithme pour :

  • détecter le signe de la veine centrale, avec un haut degré de fiabilité. Si un diagnostic formel de SEP ne peut être établi, le modèle devra estimer la probabilité que la pathologie soit présente ;
  • reconnaître le signe du halo, souvent plus subtil et complexe à détecter.

Qui peut candidater ?

Pour être éligible à la subvention, les entreprises candidates devront être :

  • Soit 1 TPE ou 1 PE (entreprise de moins de 50 salariés dont le chiffre d’affaires annuel ou le total du bilan annuel n’excède pas 10 M€),
  • Soit 1 ME (entreprise de moins de 250 salariés dont le chiffre d’affaires annuel est inférieur à 50 M€ ou dont le total du bilan annuel n’excède pas 43 M€),
  • Soit 1 ETI (entreprise de 250 à 4.999 salariés dont le chiffre d’affaires annuel n’excède pas 1,5 Md € ou dont le total de bilan n’excède pas 2 Mds €, et qui n’est pas affiliée à un groupe de dimension supérieure).

Peuvent également candidater les groupements associant :

  • Soit 1 laboratoire public et 1 (ou plusieurs) entreprise(s) privée(s),
  • Soit plusieurs entreprises de type TPE, PE, ME ou ETI issues de l’UE ou de Suisse ayant un projet d’implantation dans les 6 mois.

Une seule candidature par groupement est attendue. Pour plus d’informations sur le challenge, cliquer ici.

IA pour la santé
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  • GenAI et diagnostic médical : des résultats potentiellement prometteurs mais une intégration à affiner
    L’IA peut-elle améliorer la précision des diagnostics médicaux ? Des chercheurs d’UVA Health, un réseau de soins de santé affilié à l’Université de Virginie, ont tenté de répondre à cette question. Le résultat de leur étude est surprenant : si l’IA peut effectivement surpasser les performances des médecins dans certaines tâches de diagnostic, son intégration dans leur flux de travail n’a pas significativement amélioré leurs performances globales. Les grands modèles de langage (LLM) ont montré de

GenAI et diagnostic médical : des résultats potentiellement prometteurs mais une intégration à affiner

21 novembre 2024 à 09:30

L’IA peut-elle améliorer la précision des diagnostics médicaux ? Des chercheurs d’UVA Health, un réseau de soins de santé affilié à l’Université de Virginie, ont tenté de répondre à cette question. Le résultat de leur étude est surprenant : si l’IA peut effectivement surpasser les performances des médecins dans certaines tâches de diagnostic, son intégration dans leur flux de travail n’a pas significativement amélioré leurs performances globales.

Les grands modèles de langage (LLM) ont montré des résultats prometteurs dans la réussite aux examens de raisonnement médical, qu’il s’agisse de questions à choix multiples ou de questions ouvertes. Cependant, leur impact sur l’amélioration du raisonnement diagnostique des médecins en situation réelle reste à déterminer.

Andrew S. Parsons, qui supervise l’enseignement des compétences cliniques aux étudiants en médecine de la faculté de médecine de l’Université de Virginie et codirige le Clinical Reasoning Research Collaborative, et ses collègues de l’UVA Health ont voulu mettre ChatGPT Plus (GPT-4) à l’épreuve. Leur étude, a été publiée dans la revue scientifique JAMA Network Open et acceptée ce mois-ci par le symposium 2024 de l’American Medical Informatics Association.

Méthodologie de l’étude

Les chercheurs ont recruté 50 médecins exerçant en médecine familiale, en médecine interne et en médecine d’urgence pour lancer un essai clinique randomisé et contrôlé dans trois hôpitaux de pointe : UVA Health, Stanford et le Beth Israel Deaconess Medical Center de Harvard. La moitié d’entre eux ont été assignés aléatoirement à l’utilisation de ChatGPT en plus de méthodes conventionnelles telles que Google ou des sites de référence médicaux comme UpToDate, tandis que l’autre moitié s’est appuyée uniquement sur ces méthodes conventionnelles.

Les participants ont eu 60 minutes pour examiner jusqu’à 6 vignettes cliniques, des outils pédagogiques utilisés dans le domaine médical pour évaluer et améliorer les compétences cliniques des professionnels de santé. Ces vignettes, basées sur des cas réels, comprenaient des détails sur les antécédents des patients, des examens physiques et des résultats d’analyses de laboratoire.

Résultats

L’étude a révélé que les médecins utilisant ChatGPT Plus obtenaient une précision diagnostique médiane de 76,3 %, légèrement supérieure aux 73,7 % des médecins s’appuyant uniquement sur des outils traditionnels. Si l’écart reste modeste, en revanche, Chat GPT Plus, utilisé indépendamment, a atteint une précision impressionnante de 92 %.

Si les participants à l’essai utilisant ChatGPT Plus ont atteint un diagnostic un peu plus rapidement dans l’ensemble (519 secondes contre 565 secondes par cas), paradoxalement, ils ont réduit la précision diagnostique de l’IA.

Pour les chercheurs, cette baisse de la précision pourrait être due aux invites utilisées. Ils soulignent la nécessité de former les cliniciens à l’utilisation optimale de l’IA, notamment en exploitant les prompts de manière plus efficace. Sinon, les organisations de soins de santé pourraient acheter des invites prédéfinies à mettre en œuvre dans le flux de travail et la documentation clinique.

Selon eux, ChatGPT Plus se comporterait probablement moins bien dans la vie réelle, où de nombreux autres aspects du raisonnement clinique entrent en jeu, en particulier pour déterminer les effets en aval des diagnostics et des décisions de traitement. Ils demandent des études supplémentaires pour évaluer les capacités des grands modèles de langage dans ces domaines et mènent une étude similaire sur la prise de décision de gestion.

Conclusions

Les résultats révèlent une nuance essentielle : bien que les LLM soient capables de performances autonomes impressionnantes, leur utilisation en complément des méthodes traditionnelles n’a pas significativement amélioré la précision diagnostique des médecins.

Les chercheurs avertissent que “les résultats de cette étude ne doivent pas être interprétés comme indiquant que les LLM devraient être utilisés pour le diagnostic de manière autonome sans la surveillance d’un médecin” ajoutant que “des développements supplémentaires dans les interactions homme-machine sont nécessaires pour réaliser le potentiel de l’IA dans les systèmes d’aide à la décision clinique”.

Ils ont d’ailleurs lancé un réseau bicôtier d’évaluation de l’IA appelé ARiSE (AI Research and Science Evaluation) afin d’évaluer davantage les résultats de la GenAI dans les soins de santé.

Références de l’article

“Influence d’un grand modèle de langage sur le raisonnement diagnostique. Un essai clinique randomisé” doi :10.1001/jamanetworkopen.2024.40969

Equipe de recherche : Ethan Goh, Robert Gallo, Jason Hom, Eric Strong, Yingjie Weng, Hannah Kerman, Joséphine A. Cool, Zahir Kanjee, Andrew S. Parsons, Neera Ahuja, Eric Horvitz, Daniel Yang, Arnold Milstein, Andrew P.J. Olson, Adam Rodman et Jonathan H. Chen.

GenAI et diagnostic médical : des résultats potentiellement prometteurs mais une intégration à affiner
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  • Vapotage et arômes : une étude utilisant l’IA révèle une bombe à retardement pour la santé publique
    La cigarette électronique ou e-cigarette, apparue en 2007, est souvent présentée comme une aide au sevrage du tabagisme. Les puffs, cigarettes électroniques jetables, contenant ou non de la nicotine, aux arômes sucrés, de fruits, de chocolat ou de barbe à papa, sont particulièrement prisées des jeunes. Une récente étude montre que ces arômes, s’ils ne présentent pas de danger dans l’alimentation, peuvent être nocifs lorsqu’ils sont chauffés lors du vapotage. Le vapotage, ou inhalation de vapeur

Vapotage et arômes : une étude utilisant l’IA révèle une bombe à retardement pour la santé publique

21 mai 2024 à 08:42

La cigarette électronique ou e-cigarette, apparue en 2007, est souvent présentée comme une aide au sevrage du tabagisme. Les puffs, cigarettes électroniques jetables, contenant ou non de la nicotine, aux arômes sucrés, de fruits, de chocolat ou de barbe à papa, sont particulièrement prisées des jeunes. Une récente étude montre que ces arômes, s’ils ne présentent pas de danger dans l’alimentation, peuvent être nocifs lorsqu’ils sont chauffés lors du vapotage.

Le vapotage, ou inhalation de vapeur produite par le chauffage des e-liquides, a émergé  comme une alternative à la cigarette traditionnelle. Initialement conçus pour contenir principalement de la nicotine, du propane-1,2-diol, du propane-1,2,3-triol et de l’eau, les e-liquides ont rapidement évolué pour inclure une vaste gamme d’arômes chimiques, suscitant des préoccupations quant à leur décomposition thermique et aux risques pour la santé associés. La décomposition par pyrolyse de ces arômes pourrait en effet produire un grand nombre d’entités chimiques secondaires, dont certaines pourraient présenter des risques accrus pour la santé.

Une équipe de chercheurs composée d’Akihiro Kishimoto (IBM Research – Tokyo) et de Dan Wu et Donal F. O’Shea (Département de chimie, Royal College of Surgeons – Irlande) s’est intéressée au sujet. Pour eux, “l’exposition prolongée à ces produits chimiques et à leurs produits de pyrolyse rend plausible que nous soyons sur la ligne de départ d’une nouvelle vague de maladies chroniques qui n’émergera que dans 15 à 20 ans”.

Ils ont étudié 180 produits chimiques utilisés pour créer divers arômes. L’examen détaillé de leurs composés a identifié 66 esters, 46 cétones et aldéhydes, 27 alcools et acétals, 26 composés aromatiques, hétérocycles et carbocycles, ainsi que 15 acides carboxyliques et amides ce qui, selon eux, indique clairement le potentiel d’une large gamme de réactions de pyrolyse.

Méthodologie

Pour évaluer ces risques, une approche combinant apprentissage profond et données expérimentales de spectrométrie de masse (MS) a été utilisée. Un réseau neuronal convolutif (NN) a été entraîné pour prédire la réactivité à la pyrolyse de ces 180 produits. Les résultats ont généré 7307 produits de pyrolyse potentiels. Pour valider ces prédictions, la masse moléculaire des produits a été corrélée avec les données de fragmentation obtenues par MS, permettant d’identifier 1169 correspondances avec une priorité pour une analyse approfondie.

Ils ont ensuite appliqué des classifications du Système général harmonisé de classification et d’étiquetage des produits chimiques (SGH) pour évaluer la toxicité des composés identifiés, en se basant sur des critères tels que la toxicité aiguë, le danger pour la santé et l’irritation.

Résultats

Sur ces 1169 composés, 127 ont été classés comme toxiques aigus, 153 comme dangereux pour la santé et 225 comme irritants.

Les chercheurs soulignent que bien que le vapotage partage certaines caractéristiques avec le tabagisme traditionnel, il présente un ensemble distinct de risques pour la santé en raison de composés potentiellement plus dangereux. Comparer uniquement le vapotage au tabagisme “peut donner un faux sentiment de sécurité, en particulier pour les jeunes non-fumeurs de tabac”. Ils estiment essentiel d’adopter des réglementations qui protègent à la fois les fumeurs cherchant à se sevrer et les jeunes générations. Ils recommandent une limitation stricte des substances chimiques dans les e-liquides pour la sécurité de tous.

Références :

Forecasting vaping health risks through neural network model prediction of flavour pyrolysis reactions”. Sci Rep 14, 9591 (2024).
https://doi.org/10.1038/s41598-024-59619-x.

Auteurs et affiliations

Akihiro Kishimoto, IBM Research – Tokyo, Shin-Kawasaki, Japon
Dan Wu et Donal F. O’Shea, Département de chimie, Royal College of Surgeons in Ireland (RCSI), Dublin 2, Irlande

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