Qlik, acteur mondial de l’intégration de données, de l’analytique et de l’IA, a annoncé l’extension de son partenariat avec la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC). Cette collaboration vise à renforcer les capacités de la CCNUCC à accélérer les négociations climatiques en utilisant des données fiables et des analyses avancées.
Adoptée lors du “Sommet de la Terre de Rio” en 1992, la CCNUCC est entrée en vigueur le 21 mars 1994 et a été ratifiée par 197 pays
Qlik, acteur mondial de l’intégration de données, de l’analytique et de l’IA, a annoncé l’extension de son partenariat avec la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC). Cette collaboration vise à renforcer les capacités de la CCNUCC à accélérer les négociations climatiques en utilisant des données fiables et des analyses avancées.
Adoptée lors du “Sommet de la Terre de Rio” en 1992, la CCNUCC est entrée en vigueur le 21 mars 1994 et a été ratifiée par 197 pays, appelés Parties à la Convention . Elle reconnaît la vulnérabilité de tous les pays aux effets du changement climatique et appelle à des efforts particuliers pour en atténuer les conséquences, notamment dans les pays en développement qui n’ont pas les moyens de le faire seuls.
Tous les ans, une Conférence des Parties (COP) est organisée pour évaluer les progrès réalisés dans la lutte contre le changement climatique et pour négocier de nouveaux engagements. C’est lors de la COP21, en décembre 2015 à Paris, qu’a été adopté l’Accord de Paris. Cet accord vise à limiter l’augmentation de la température mondiale “à bien en dessous de 2°C par rapport aux niveaux préindustriels” et à poursuivre les efforts pour “limiter cette augmentation à 1,5°C”.
Les 196 Parties signataires de l’Accord de Paris doivent soumettre des contributions déterminées au niveau national (CDN) décrivant leurs plans pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Face à l’augmentation exponentielle des relevés effectués et des documents produits, la CCNUCC a entamé un processus visant à exploiter les données et l’IA en vue de renforcer les initiatives en matière d’action climatique.
Les objectifs du partenariat avec Qlik
Cette collaboration a pour objectif d’améliorer la capacité de la convention à accélérer les négociations relatives au changement climatique en favorisant la prise de mesures fondées sur les données.
La CNUCC dispose de données régulières sur les émissions de GES, les politiques et les mesures des pays, les progrès accomplis dans la réalisation des objectifs, les impacts du changement climatique et l’adaptation, les niveaux de soutien et les besoins en matière de renforcement des capacités.
Les solutions avancées de Qlik lui permettent de mieux gérer et réconcilier ces vastes quantités de données dont la qualité et le contexte varient souvent d’un pays à l’autre, ainsi que d’améliorer la transparence et la qualité des rapports climatiques.
Exemples concrets du partenariat
Intégration des données : Les applications de Qlik sont associées au référentiel de données de la CCNUCC pour former une plateforme unifiée d’accès et d’analyse des données ;
Tableaux de bord publics : Les tableaux de bord interactifs développés permettent de présenter des données climatiques au grand public de façon à la fois précise et transparente ;
Renforcement des compétences : Des formations sont dispensées aux collaborateurs de la CCNUCC pour améliorer leur niveau de data literacy et faciliter l’utilisation des produits Qlik ;
Intégration de l’IA : L’analyse continue de l’IA est incorporée dans les applications analytiques de la CCNUCC pour une meilleure compréhension de la crise climatique.
Joaquim Barris, data scientist de la CCNUCC, explique :
“Le partenariat avec Qlik nous permet d’accomplir des progrès significatifs dans nos initiatives d’action climatique en nous appuyant sur des outils avancés d’intégration de données et d’IA. Cette collaboration nous permettra de prendre des mesures plus immédiates fondées sur les données, ainsi que de mieux comprendre nos données diplomatiques, politiques et climatiques. Nous nous réjouissons tout particulièrement d’explorer la capacité de l’IA à analyser des données de tous types, y compris non structurées. L’importance que Qlik accorde aux socles de données et analytique en fait un partenaire idéal pour exploiter pleinement le potentiel de l’intelligence artificielle”.
Julie Kae, VP Sustainability & DEIB, et Executive Director de Qlik.org, ajoute :
“C’est un grand honneur pour Qlik de soutenir la CCNUCC dans sa mission de lutte contre le changement climatique. En intégrant nos solutions de données et d’IA, nous souhaitons fournir à la CCNUCC les outils nécessaires pour aider les pays à mettre en œuvre des politiques climatiques efficaces et opportunes”.
Qlik et la CCNUCC un partenariat renforcé pour accélérer l'action climatique
Le changement climatique modifie la rotation de la Terre et la durée du jour. Des chercheurs de l’ETH Zürich ont démontré que la fonte des glaces, provoquée par le réchauffement climatique, affecte significativement l’axe de rotation de la planète et sa vitesse de rotation, supplantant même l’influence séculaire de la lune.
Soutenus par l’agence spatiale américaine NASA, les chercheurs ont publié leurs travaux dans deux articles de recherche, l’un paru le 12 juillet dernier dans Nature Géoscien
Le changement climatique modifie la rotation de la Terre et la durée du jour. Des chercheurs de l’ETH Zürich ont démontré que la fonte des glaces, provoquée par le réchauffement climatique, affecte significativement l’axe de rotation de la planète et sa vitesse de rotation, supplantant même l’influence séculaire de la lune.
Soutenus par l’agence spatiale américaine NASA, les chercheurs ont publié leurs travaux dans deux articles de recherche, l’un paru le 12 juillet dernier dans Nature Géoscience et le second le 15, dans la revue PNAS (Proceedings of the National Academy of Sciences).
Impact du changement climatique sur la rotation de la Terre
Lorsque les masses de glace au Groenland et en Antarctique fondent sous l’effet du changement climatique, l’eau des régions polaires s’écoule vers les océans, principalement autour de l’équateur. Cette redistribution de masse ralentit la rotation de la Terre, allongeant ainsi la durée du jour de quelques millisecondes, ce que les chercheurs démontrent dans l’étude PNAS.
Benedikt Soja, professeur de géodésie spatiale au Département de génie civil, environnemental et géomatique de l’ETH Zurich, explique :
“C’est comme lorsqu’une patineuse artistique fait une pirouette, en tenant d’abord ses bras près de son corps, puis en les étirant.. La rotation initialement rapide devient plus lente car les masses s’éloignent de l’axe de rotation, augmentant l’inertie physique. En physique, on parle de la loi de conservation du moment angulaire, et cette même loi régit également la rotation de la Terre. Si la Terre tourne plus lentement, les jours s’allongent. Le changement climatique modifie donc également la durée du jour sur Terre, bien que de manière minime”.
Une autre cause de ce ralentissement est le frottement des marées, déclenché par la lune. Cette étude arrive à une conclusion surprenante : si les humains continuent d’émettre plus de gaz à effet de serre et que la Terre se réchauffe en conséquence, cela aura finalement une plus grande influence sur la vitesse de rotation de la Terre que l’effet de la lune, qui a déterminé l’augmentation de la durée du jour pendant des milliards d’années.
Benedikt Soja souligne :
“Nous, les humains, avons un impact plus important sur notre planète que nous ne le pensons et cela nous impose naturellement une grande responsabilité pour l’avenir de notre planète”.
Déplacement de l’axe de rotation
Les changements de masse à la surface et à l’intérieur de la Terre causés par la fonte des glaces ne modifient pas seulement la vitesse de rotation de la Terre, mais, comme le montrent les chercheurs dans Nature Geoscience, ils déplacent également son axe de rotation. Ce mouvement polaire, observé sur plusieurs décennies, déplace les points où l’axe de rotation rencontre la surface de la Terre de plusieurs mètres sur un siècle. Les processus internes de la Terre, tels que les déplacements dans le manteau visqueux et les flux de chaleur dans le noyau externe, contribuent également à ce phénomène :
Le noyau externe de la Terre est constitué de métal liquide. À l’intérieur de ce noyau, des flux de chaleur et des mouvements de convection se produisent. Ces mouvements influencent la distribution de masse interne et génèrent des changements dans le champ magnétique terrestre. Ces variations de masse et de dynamique interne affectent la position de l’axe de rotation ;
Le manteau terrestre est une couche de roche visqueuse située entre le noyau et la croûte. Sous l’effet de la chaleur et des forces tectoniques, la roche dans le manteau se déplace lentement. Ces déplacements, causés par la convection thermique et les forces tectoniques, modifient la distribution de masse à long terme, ce qui contribue également au mouvement de l’axe de rotation.
Mostafa Kiani Shahvandi, l’un des doctorants du professeur Soja et auteur principal de l’étude, explique :
“Pour la première fois, nous présentons une explication complète des causes du mouvement polaire à longue période. En d’autres termes, nous savons maintenant pourquoi et comment l’axe de rotation de la Terre se déplace par rapport à la croûte terrestre”.
Les chercheurs ont également démontré l’interconnexion et l’influence mutuelle des processus à la surface et à l’intérieur de la Terre.
Benedikt Soja déclare :
“Le changement climatique provoque le déplacement de l’axe de rotation de la Terre, et il semble que la rétroaction de la conservation du moment angulaire modifie également la dynamique du noyau de la Terre”.
Kiani Shahvandi ajoute :
“Le changement climatique en cours pourrait donc même affecter les processus profonds de la Terre et avoir une plus grande portée qu’on ne le pensait auparavant”.
Modélisation et intelligence artificielle
Les chercheurs de l’ETH Zurich ont développé une approche innovante pour modéliser le mouvement polaire de la Terre en utilisant un algorithme d’apprentissage automatique basé sur des réseaux neuronaux informés par la physique (PINNs). Cette méthode permet de traiter conjointement toutes les contributions connues au mouvement polaire.
Les PINNs sont des réseaux de neurones qui intègrent des lois physiques et des modèles géophysiques pour améliorer la précision des prédictions. Contrairement aux algorithmes d’apprentissage automatique classiques, les PINNs sont contraints de satisfaire aux modèles physiques sous-jacents, même lorsqu’ils utilisent des modèles imparfaits de ces processus. Cette intégration permet de mieux capturer les interactions complexes entre différents processus géophysiques.
Les PINNs se sont avérés particulièrement efficaces pour découvrir les connexions entre les processus géophysiques et récupérer la physique sous-jacente. Ils ont pu identifier et modéliser avec précision les interactions entre les différents effets sur la surface de la Terre, dans son manteau et dans son noyau.
Grâce à cette approche intégrée, les chercheurs ont pu modélise comment les pôles de rotation de la Terre se sont déplacés depuis 1900. Les résultats de ces modèles sont en excellent accord avec les données réelles, fournies par les observations astronomiques du passé et par les satellites au cours des trente dernières années, validant l’efficacité de l’approche PINN pour faire des prévisions sur les futurs déplacements.
Kiani Shahvandi a reçu le soutien de Siddhartha Mishra, professeur de mathématiques à l’ETH Zurich, qui a reçu en 2023 le prix Rössler de l’ETH Zurich, le prix de recherche le plus doté de l’université, et qui est un spécialiste dans ce domaine.
Implications pour la recherche et la navigation spatiale
Cette modélisation précise du mouvement polaire est cruciale pour la recherche géophysique et la navigation spatiale. En comprenant mieux les interactions entre les différents processus géophysiques, les scientifiques peuvent améliorer les modèles climatiques et prévoir les effets à long terme du changement climatique sur la dynamique terrestre. De plus, en navigation spatiale, les variations de la rotation terrestre doivent être prises en compte pour des missions précises, comme l’explique le professeur Soja :
“Même si la rotation de la Terre ne change que lentement, cet effet doit être pris en compte lors de la navigation dans l’espace, par exemple lors de l’envoi d’une sonde spatiale sur une autre planète. Même une légère déviation d’un centimètre sur Terre peut atteindre une déviation de plusieurs centaines de mètres sur les énormes distances impliquées. Sinon, il ne sera pas possible d’atterrir dans un cratère spécifique sur Mars”.
Références de l’article : Blog ETH Zurich, Barbara Vonarburg
Kiani Shahvandi M, Adhikari S, Dumberry M, Modiri S, Heinkelmann R, Schuh H, Mishra S, Soja B : Contributions du noyau, du manteau et des processus climatologiques au mouvement polaire de la Terre. Dans : Nature Geoscience, Vol. 17, juillet 2024, p. 705-710. https://doi.org/10.1038/s41561-024-01478-2call_made .
Kiani Shahvandi M, Adhikari S, Dumberry M, Mishra S, Soja B : Le rôle de plus en plus dominant du changement climatique sur les variations de la durée du jour. Dans : Proceedings de l’Académie nationale des sciences, PNAS 2024, vol. 121, n° 30, e2406930121. https://doi.org/10.1073/pnas.2406930121call_made.
ETH Zürich le changement climatique influence la rotation de la terre
La semaine dernière, lors du salon Vivatech, Christophe Béchu, ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires, a annoncé les 30 nouveaux lauréats Greentech Innovation mais également la mise en place d’un référentiel AFNOR pour mesurer l’impact environnemental de l’IA et un soutien aux collectivités territoriales pour l’adoption de solutions d’IA adaptées au changement climatique.
La France va être le premier pays à se doter d’un référentiel pour mesurer l’impact environne
La semaine dernière, lors du salon Vivatech, Christophe Béchu, ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires, a annoncé les 30 nouveaux lauréats Greentech Innovation mais également la mise en place d’un référentiel AFNOR pour mesurer l’impact environnemental de l’IA et un soutien aux collectivités territoriales pour l’adoption de solutions d’IA adaptées au changement climatique.
La France va être le premier pays à se doter d’un référentiel pour mesurer l’impact environnemental de l’IA. Développé par un groupe de travail piloté par Ecolab, le laboratoire de l’innovation au service de la transition écologique du Commissariat général au développement durable (CGDD) en partenariat avec l’AFNOR, ce référentiel sera lancé en juin et permettra d’évaluer l’impact environnemental des solutions d’IA dans divers domaines, incluant l’eau, les ressources et le carbone. Cette initiative vise à recenser et promouvoir les bonnes pratiques pour minimiser l’empreinte écologique de l’IA, qui contribue significativement aux émissions de gaz à effet de serre et à la consommation de ressources.
Christophe Béchu a également annoncé un financement potentiel allant jusqu’à 20 millions d’euros pour les collectivités territoriales souhaitant adopter des solutions d’IA pour adapter leur territoire au changement climatique. Ce financement, inscrit dans le projet de Plan national d’adaptation au changement climatique (PNACC), soutiendra des initiatives telles que la prédiction des canicules, le suivi de l’érosion côtière, la détection précoce des incendies, la renaturation urbaine, et la gestion des urgences en cas d’inondations.
Les lauréats Greentech Innovation 2024
Il a d’autre part dévoilé les 30 lauréats de l’appel à Manifestation d’Intérêt Greentech Innovation, porté par l’Ecolab. Ces derniers rejoindront les 274 start-ups et PME porteuses de solutions innovantes pour la transition écologique, soutenues par l’initiative Greentech Innovation du Ministère de la Transition Écologique et de la Cohésion des Territoires, partenaire du programme d’accélération French Tech 2030.
Les entreprises sélectionnées bénéficieront d’un accompagnement pour leur développement commercial, axé sur la visibilité, la commande publique, la digitalisation, ainsi que le développement commercial et des réseaux.
Représentant 9 régions métropolitaines et d’outre-mer, 30% de ces entreprises sont dirigées ou fondées par des femmes.
Lauréat “Alimentation et agriculture durables”
LISAQUA – Low-Impact & Sustainable Aquaculture
Spécialisée dans l’aquaculture durable, Lisaqua développe à Saint-Herblain, près de Nantes un modèle de ferme aquacole à faible impact environnemental pour l’élevage de crevettes, sans antibiotiques, sans produits chimiques et sans rejets polluants.
Les lauréats “Bâtiment et ville durables”
EQUIUM
Créée en 2017, Equium réinvente la pompe à chaleur en utilisant l’effet thermo-acoustique, un phénomène où une onde sonore échange de la chaleur avec un solide. Cette technologie permet de pomper la chaleur de manière très efficace et de la remonter en température pour un confort thermique écologique.
Les pompes à chaleur d’Equium sont conçues pour être écologiques, économiques et faciles à utiliser. Elles fonctionnent sans gaz à effet de serre, utilisant un gaz neutre, et sont fabriquées avec des matériaux 100 % recyclables.
UrbanThinkPlatform
UrbanThinkPlatform est la plateforme en ligne de Kintsugi-Lowcarbon (K-LC), une entreprise spécialisée dans le développement de solutions digitales pour le secteur de la transition écologique. Elle propose ThinkCities, une solution SaaS innovante pour les projets d’urbanisme durable afin d’aider les décideurs locaux à évaluer l’impact écologique et la viabilité carbone de leurs projets.
Cette application de jumeaux numériques utilise des indicateurs de référence pour analyser et simuler les impacts des projets d’aménagement, offrant des recommandations stratégiques optimales.
Passenergy by Passman
Passenergy est une solution automatisée et intelligente développée par le Groupe Passman, conçue pour réduire la consommation énergétique dans le secteur hôtelier.
Compatible avec la majorité des systèmes de chauffage et climatisation existants, basée sur des capteurs sans fil, elle permet de piloter à distance le chauffage, la climatisation ainsi que tout autre équipement énergétique (ballon d’eau chaude, éclairage…). Elle ajuste la température automatiquement selon l’usage réel de chaque pièce, en tenant compte de la présence active et de l’ouverture des fenêtres, permettant une réduction significative des factures énergétiques, de l’ordre de 30%, tout en maintenant un niveau de confort optimal pour les clients.
EMERWALL
Basée à Ducos, en Martinique, cette jeune start-up se spécialise dans la production de panneaux isolants thermiques et acoustiques écoresponsables pour la construction et la rénovation, répondant aux exigences spécifiques des réalisations en zones tropicales telles que les Caraïbes et l’Amérique Latine.
Elle contribue à l’économie circulaire en fabriquant ces panneaux isolants à partir de bagasse de canne à sucre, un sous-produit agricole biosourcé.
Solaronics ECS
Solaronics ECS, fabriquant de pompe à chaleur (PAC), propose PAC Facteur 7, une solution clé-en-main de valorisation des calories fatales contenues dans les eaux usées grises pour produire de l’eau chaude sanitaire. En utilisant la chaleur des eaux grises collectives pour produire de l’eau chaude sanitaire, elle permet de réduire la facture énergétique de l’ordre de 80% ainsi que les émissions de CO2 dans le respect de la politique environnementale en vigueur.
Les lauréats “Décarbonation de l’industrie”
SPOTLIGHT
SpotLight, lauréate de nombreux prix, développe des solutions dans le domaine géophysique pour détecter les changements sous-terrains et maîtriser la géodynamique du sous-sol.
SpotLight est une solution de maintenance prédictive, démontrée, permettant une surveillance fréquente, fiable, respectueuse de l’environnement des sites de stockage de CO2. La start-up a développé le système de surveillance sismique du sous-sol le plus léger au monde : la SpotDetection. Il se place en surface et se compose seulement d’une source d’ondes sismiques, ainsi que d’un récepteur pour écouter en permanence tous les changements de comportements souterrains.
AVEC
AVEC développe, conçoit et produit des solutions à partir de calages en cellulose moulée pour le conditionnement des produits. Les matériaux utilisés sont 100% naturels, bas carbone et recyclables, offrant une alternative écologique au plastique. Les calages sont robustes, durables et légers, mais aussi économiques et fabriqués en France, contribuant ainsi au soutien de l’économie locale tout en garantissant des normes élevées en matière de qualité et durabilité. Le processus de séchage de la cellulose est également conçu pour être bas carbone.
OTRERA
OTRERA a pour projet de construire un petit réacteur modulaire (SMR) permettant de produire de l’électricité et de la chaleur décarbonées à coût réduit, sans extraction d’uranium dans une mine et avec une faible emprise au sol.
L’entreprise souhaite relever les défis de la crise climatique et énergétique de manière collective. Son ambition est de créer une nouvelle filière d’excellence française dans l’énergie. Elle s’engage à fournir une énergie bas carbone à prix abordable et maîtrisé.
Les lauréats “Economie circulaire”
EXTRACTHIVE
Extracthive est une PME française spécialisée dans la production de fibres de carbone recyclées, destinées aux producteurs de produits semi-finis. Elle propose des fibres de carbone de haute qualité et à faible impact environnemental à partir de déchets composites.
Elle souhaite industrialiser sa technologie de recyclage de matériaux composites par solvolyse, nommée PHYre®. Cette technologie vise à réduire le volume de déchets tout en produisant des fibres de carbone recyclées d’une qualité équivalente aux fibres vierges, mais avec un impact environnemental 5 à 10 fois inférieur.
REFACT
Refact permet de recycler les vêtements usagés tels qu’ils sont, sans tri préalable, pour produire des fibres de viscose de haute qualité comparable aux fibres vierges. Cette approche réduit significativement les coûts de recyclage et permet de recycler les vêtements à grande échelle. La technologie, prouvée en laboratoire, doit maintenant être industrialisée.
VoltR
VoltR est un fabricant français spécialiste des batteries lithium de seconde vie. Son processus industriel rigoureux permet de maximiser la valeur des batteries en réutilisant les cellules pour des applications adaptées à leur performance résiduelle.
VoltR a créé une usine pilote à Verrières-en-Anjou pour valider chaque étape de son processus industriel et servir ses premiers clients. Il fabrique des batteries de performance égale voire supérieure au neuf en utilisant des cellules de seconde vie dans des applications moins énergivores. VoltR vise à exploiter pleinement le potentiel des batteries européennes en fin de première vie, créant ainsi une économie circulaire vertueuse.
REWAKE
Rewake se spécialise dans le réemploi des équipements de recherche et de laboratoire, proposant la valorisation des équipements inutilisés et la vente de matériel reconditionné en France.
Après 10 mois d’existence et près de 100 équipements vendus, Rewake entre dans une phase d’industrialisation. L’entreprise triple la surface de son atelier pour internaliser plusieurs opérations de reconditionnement et augmenter son stock. Rewake développe également ses procédés et infrastructures pour passer le reconditionnement à l’échelle. Son initiative a un impact social en créant des emplois techniques non délocalisables et en collaborant avec des associations de l’ESS pour certaines tâches techniques. Rewake contribue également positivement à l’environnement en réemployant des équipements, réduisant ainsi l’impact de leur production.
Les lauréats “Eau, biodiversité et biomimétisme”
LILAEA
Lilaea a pour but de préserver les milieux aquatiques de désastres environnementaux. L’entreprise propose une offre clef-en-main de suivi pour une détection précoce d’événements de pollution des écosystèmes.
Elle met notamment à disposition une station de surveillance flottante autonome équipée de capteurs physicochimiques permettant de surveiller en temps réel et en continu la qualité de l’eau. Cette station permet non seulement d’éviter des désastres écologiques, sanitaires ou économiques, mais elle contribue à une meilleure connaissance des milieux aquatiques, ce qui permet de mieux piloter la gestion et l’aménagement des zones humides en vue de les restaurer et préserver.
LUNIWAVE
Luniwave offre aux hôtels une approche écologique profitable, réduisant la consommation d’eau et d’énergie grâce à un dispositif ludique dans les douches. Ce système incite les clients à économiser l’eau en leur proposant des récompenses pour atteindre des objectifs de consommation. La qualité de la douche reste inchangée, l’installation est rapide et sans travaux. Luniwave complète son offre avec une plateforme pour suivre les consommations et soutenir les hôteliers dans leur transition écologique.
Le lauréat “Énergies renouvelables et décarbonées”
MELIA
Melia innove dans le secteur énergétique avec un granulé écologique tiré des déchets verts, visant l’autonomie énergétique des territoires et l’amélioration de leur empreinte carbone.
Grâce à un procédé de prétraitement breveté, la société valorise la fraction bois des déchets verts, peu exploitée jusqu’à présent. Dès 2025, une ligne pilote à Hirsingue produira 3 000 tonnes de granulés annuellement pour les réseaux de chaleur locaux. Melia s’engage sur des contrats longue durée, offrant une réponse stable à un marché énergétique fluctuant, et ambitionne de devenir le leader européen du bois non forestier d’ici 2030, répondant ainsi à la demande croissante en biomasse face à la diminution des ressources forestières.
Le lauréat “Finance durable et RSE”
Simul’impact
Créée fin 2023 à Nantes, Simul’impact est une entreprise à mission dont la vocation est d’aider les acteurs publics à flécher leurs investissements vers des projets plus vertueux pour la société et la planète.
Son projet est basé sur des modules correspondant à des types de projet d’investissement. Le 1er concerne l’éclairage public, les modules aménagement et ville connectée le complèteront prochainement.
Le lauréat “Numérique éco-responsable”
Systnaps
Systnaps est un éditeur de logiciels avec 17 ans d’expérience en gouvernance et gestion du cycle de vie des données, s’inscrivant dans une démarche d’économie circulaire. Ses solutions autonomes favorisent une transformation numérique et Data/IA respectueuse des normes Data et ESG.
Son projet phare, Data Recycling, est la première plateforme mondiale de recyclage de données, offrant une gestion durable du patrimoine data, une optimisation de l’empreinte numérique, une valorisation des données via un partage intelligent, et des rapports ESG/ESRS efficaces, le tout avec un minimum d’effort et de coût.
Le lauréat “Prévention des risques”
FlowStop
FlowStop, fondée en 2018 à Perpignan, développe des solutions anti-inondation innovantes. Sa mission est de protéger les bâtiments et les biens contre les inondations, une menace pour 29% de la population mondiale. Son dispositif, qui ne requiert pas d’installation complexe, se gonfle rapidement pour sécuriser diverses ouvertures. Récompensé au concours Lepine, FlowStop a équipé des infrastructures majeures et s’exporte internationalement, contribuant ainsi à une gestion proactive des risques liés aux inondations.
Le lauréat “Santé-environnement”
ŌBERON
ŌBERON est une entreprise spécialisée dans la métrologie environnementale et l’analyse de données, utilisant l’imagerie et l’IA pour mesurer en temps réel la composition particulaire de l’air. Elle développe des solutions de mesure qui sont ensuite adaptées aux besoins du marché.
Son service numérique, Radar Ambroisies, aide à combattre les ambroisies, des plantes allergènes, en localisant leurs plants pour une éradication efficace. Ce service s’étend à d’autres applications liées à la biodiversité et aux risques industriels, offrant une surveillance continue des particules aériennes, y compris les pollens et les spores de maladies des cultures.
Les lauréats “Mobilité durable”
40Watts
40Watts, une entreprise ESUS, se consacre au reconditionnement de batteries pour vélos électriques, utilisant des technologies comme l’impression 3D pour prolonger leur durée de vie. Ce faisant, elle soutient une mobilité urbaine durable, réduit les déchets électroniques et favorise l’utilisation de ressources recyclées. Engagée dans la production locale, 40Watts contribue à la réduction de l’empreinte carbone et à la création d’emplois régionaux, offrant une option économique aux cyclistes urbains et promouvant des transports écologiques.
En parallèle, l’entreprise développe un réseau de granulation pour valoriser les déchets verts, avec l’ambition de devenir le principal fournisseur européen de granulés de bois non forestier d’ici 2030, répondant à la demande croissante en biomasse dans un contexte de raréfaction des ressources forestières.
Cartage
Cartage, lancée en 2022, est une entreprise qui ambitionne de révolutionner l’autopartage citoyen à la manière de Blablacar pour le covoiturage. Elle a introduit une assurance numérique innovante pour faciliter l’auto-partage entre particuliers. Grâce à cette solution, il est désormais possible de s’assurer rapidement et à moindre coût pour emprunter une voiture dans son réseau personnel. Cartage vise à normaliser le partage de véhicules par une approche digitale soutenant l’échange direct et local de clés de voiture, anticipant que cette pratique deviendra courante dans le futur.
Wiibat-Dooitch
Wiibat est une application mobile dédiée à la commande et livraison rapide de matériaux de construction, offrant un service écologique avec des livraisons en vélo cargo sous une heure.
Dooitch, son service associé, soutient les artisans du bâtiment en proposant un large catalogue de produits et en contribuant à la réduction de l’empreinte carbone urbaine. Disponible à Nantes et Paris, et bientôt à Lyon, Dooitch assure des livraisons flexibles, même pour des articles volumineux, grâce à des vélos cargos adaptés, favorisant ainsi une construction plus durable et responsable.
Coalis
Coalis, créée en 2009, est une entreprise pionnière dans le transport fluvial et la logistique urbaine avec une flotte de plus de 60 bateaux via la coopérative Nautalia. Elle opère le long de la Seine et dessert divers ports importants.
Son projet, Green Deliriver, vise à développer une solution de logistique urbaine décarbonée utilisant une propulsion hybride électrique/BioGNC pour transporter des marchandises via le réseau fluvial et la Seine, de la périphérie urbaine au centre de Paris. et d’évacuer au retour les déchets urbains vers les centres de traitement. Cette approche vise à minimiser l’impact environnemental du transport routier et à optimiser l’énergie. En 2024, Green Deliriver prévoit de lancer le chantier de remotorisation du premier démonstrateur fonctionnant au Bio-GNC en conditions opérationnelles.
The Cross Product
The Cross Product (TCP) est une entreprise de technologie avancée qui développe des logiciels pour la gestion d’infrastructures industrielles, ferroviaires et routières. Son projet vise à créer des solutions logicielles de modélisation et de rétro-ingénierie automatisées pour les voies ferrées, utilisant l’IA et la technologie 3D. Cette innovation permettrait à SNCF Réseau de réaliser des analyses de conformité de manière plus efficace, rapide et à moindre coût, améliorant ainsi la sécurité et la maintenance du réseau ferroviaire français.
TwinswHeel
Soben, une PME fondée en 2005 fabriquant des amortisseurs et des trains d’atterrissage, s’est diversifiée en 2017 dans les robots mobiles autonomes avec sa business unit TwinswHeel. Ces robots, initialement conçus pour le transport de pièces en usine, sont désormais utilisés pour la logistique urbaine.
Le projet TwinswHeel attire l’intérêt des collectivités pour son service de logistique partagée, grâce à des robots facilement reconfigurables et opérationnels 24/7, offrant une solution de transport écologique et flexible pour la ville.
Someware
Someware, fondée en 2019, se spécialise dans les solutions cartographiques pour l’accessibilité et la marchabilité urbaine. Elle gère Handimap, un calculateur d’itinéraires piétons pour 87 villes françaises, et développe AccesLibre Mobilités pour la DGITM, facilitant la collecte de données d’accessibilité par les collectivités. Actuellement, Someware se concentre sur un audit de marchabilité pour les collectivités, l’immobilier et le tourisme.
La start-up a pour objectif d’améliorer la mobilité des transports en commun en intégrant la marchabilité des itinéraires piétons. En collaboration avec Keolis Rennes, ce projet sera testé dans la métropole rennaise, notamment pour le futur réseau de trambus. L’expertise de Someware sera mise à profit pour créer des outils et des méthodes d’audit de marchabilité, optimisant ainsi les déplacements urbains.
Transport Citoyen de Mayotte
Transport Citoyen de Mayotte, créée en 2023, vise à améliorer la mobilité à Mayotte avec des transports innovants. Son service Midzo Fly offre une gestion optimisée des bagages pour alléger le trafic et diminuer les émissions de CO2. Flexible, il s’adapte à divers besoins, promettant un impact positif sur la vie quotidienne et le tourisme.
Estuaire
Estuaire vise à décarboner l’industrie aéronautique. Dans ce but, elle a créé une base de données complète sur l’aviation et le climat, facilitant pour les entreprises le suivi et la réduction de leur impact environnemental. Elle propose une application web permettant aux acteurs aéronautiques de simuler des innovations pour atteindre la neutralité carbone, en se basant sur des données de vol réelles et en explorant des options comme l’achat d’avions électriques ou l’utilisation de carburants durables.
Celeste Airships
Celeste Airships se spécialise dans des drones longue portée, combinant les avantages d’une aile volante à ceux d’un dirigeable, pour révolutionner le transport aérien. Son objectif est de construire un drone hybride autonome pour des missions variées, de l’inspection d’infrastructures à la livraison de colis sur de longues distances, en passant par la surveillance et la communication.
IA et environnement Christophe Béchu dévoile les 30 lauréats de GreenTech Innovation 2024 et de nouvelles mesures