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En Chine, des mini-séries créées avec l'intelligence artificielle

Pour sa série, M. Chen a eu recours à différents logiciels d'IA : ChatGPT (inaccessible en Chine sans VPN) pour le scénario, Midjourney pour les images fixes, KlingAI pour les transformer en vidéo et Suno pour la bande-son. Seuls le montage et le doublage ont été réalisés par des humains. L'IA "réduit considérablement le coût de production et accélère tout le processus", explique à l'AFP Odet Abadia, enseignante à l'école de cinéma Shanghai Vancouver, à Shanghai.

# création fonds et décors
https://openart.ai/video/elementsh
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L’EICAR lance le “Lab IA & Cinéma”, un lieu d’échanges pour explorer l’impact de l’IA sur l’industrie audiovisuelle

15 novembre 2024 à 11:52

Mercredi dernier, l’EICAR (École Internationale de Création Audiovisuelle et de Réalisation) a inauguré, sur son campus parisien, le “Lab EICAR : IA & Cinéma”, un espace dédié à l’exploration des interactions entre l’IA et les industries du cinéma et de l’audiovisuel. Lancé en partenariat avec le médiaClub, Écran Total, Tech Cannes et Ynov Campus, ce lab prend la forme d’un cycle de conférences trimestrielles, dédiées aux applications de l’IA tout au long de la chaîne de création.

L’école internationale de cinéma et d’audiovisuel EICAR est un établissement d’enseignement supérieur technique privé, créé en 1972. Sur ses campus de Paris, Lyon, et Montpellier, elle prépare ses étudiants (plus de 60 nationalités) aux métiers de la production audiovisuelle, du cinéma, du son et de la musique.

L’EICAR met particulièrement l’accent sur l’apprentissage par la pratique : les étudiants y réalisent des projets concrets et collaborent sur des tournages encadrés par des professionnels du secteur. Elle propose des formations en français et en anglais, dont des diplômes Bachelor et Master reconnus par l’industrie.

Alors que l’IA générative remodèle l’industrie audiovisuelle, affectant toutes ses composantes, l’école, avec ce lab, ambitionne de sensibiliser les étudiants de toutes filières, les intervenants, les professionnels ainsi que les acteurs de l’écosystème Tech et Cinéma, aux multiples applications de l’IA et à leurs implications créatives, éthiques, économiques et sociales.

Frédéric Sitterlé, directeur général de l’EICAR, souligne :

“Le Lab IA & Cinéma est bien plus qu’un programme de conférences ; c’est un engagement envers l’innovation et une volonté d’accompagner nos étudiants dans la compréhension des transformations de leur future industrie. En développant cette initiative, EICAR affirme sa position incontournable en tant que lieu de débat et d’innovation pour les métiers du cinéma et de l’audiovisuel aux côtés de partenaires institutionnels et d’entreprises”.

Des masterclass trimestrielles pour sensibiliser et inspirer les talents de demain

Le Lab IA & Cinéma proposera, tout au long de l’année scolaire, un cycle de conférences trimestrielles autour de thématiques variées en lien avec l’IA dans les métiers de l’audiovisuel.

Elles réuniront des professionnels du secteur, scénaristes, réalisateurs, producteurs, diffuseurs et exploitants, autour de sujets tels que l’écriture scénaristique automatisée, la modélisation 3D, la post-production … Le lab a également vocation à préparer les étudiants aux évolutions que l’IA apportera à leurs futures carrières.

La session inaugurale intitulée “IA & Cinéma : Enjeux et perspectives” a exploré les transformations technologiques et éthiques induites par l’IA dans la production audiovisuelle. Parmi les intervenants figuraient Emmanuel R. Goffi, éthicien de l’IA et professeur d’éthique, Jeanne Marchalot, responsable du Story Lab de France Télévisions et Mathieu Crucq, directeur du pôle IA de Brainsonic. La modération était assurée par Christophe Joly, journaliste IT, et l’ouverture de la session par Sarah Lelouch, fondatrice de TechCannes.

La seconde conférence aura lieu le 12 février prochain et s’attardera sur la question de la préproduction. La troisième, prévue le 11 juin suivant, sera dédiée à la post-production et aux effets spéciaux.

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L’impact de l’IA sur l’audiovisuel et le rôle de la législation européenne : l’analyse du dernier rapport de l’Observatoire européen

28 octobre 2024 à 14:00

Créé à Strasbourg en 1992 au sein du Conseil de l’Europe pour répondre au manque d’information et de transparence du secteur, l’Observatoire européen de l’audiovisuel publie régulièrement des études et analyses. Alors que l’IA transforme profondément ce domaine, que ce soit pour la création, la distribution ou la consommation des contenus, il a profité du Marché du film classique de Lyon pour présenter son dernier rapport intitulé “IA et secteur audiovisuel : exploration du paysage juridique actuel”.

“Quels sont les enjeux de l’IA pour le secteur audiovisuel et quel est le rôle de la législation européenne ?” sont les questions auxquelles s’attelle ce rapport de 157 pages. L’Observatoire s’est intéressé à l’impact de l’IA sur le secteur dès 2020, mais alors que l’IA générative remodèle l’industrie audiovisuelle, affectant toutes ses composantes, ce document met en lumière plusieurs enjeux clés liés à cette évolution soulignant l’importance pour la législation européenne de s’adapter pour encadrer ce domaine face à l’évolution du paysage technologique.

Conçu, élaboré et coordonné par différents experts européens du département juridique de l’Observatoire, ce rapport est divisé en quatre parties.

Avantages et défis de l’IA dans l’audiovisuel

Le premier chapitre du rapport examine l’intégration croissante de l’IA dans les industries européennes du cinéma, de la télévision et du streaming, présentant à la fois les avantages et les défis qu’elle pose.

L’IA ouvre de nouvelles perspectives pour l’industrie audiovisuelle, dynamisant la créativité, optimisant les processus de production et permettant de cibler les audiences de manière plus précise. Cette 1ère partie présente des études de cas pour illustrer les applications concrètes de l’IA dans l’audiovisuel : les utilisations des modèles Claude, Midjourney, DALL.E ainsi que celle de DiversityCatch, un outil permettant de mesurer la diversité dans les contenus et d’assurer une représentation équilibrée à l’écran.

Elle soulève également les défis à venir pour le secteur liés à la GenAI concernant l’emploi, la qualité des contenus, l’éthique de l’IA, et aborde les difficultés à mettre en place un cadre réglementaire adapté, en raison de la nature évolutive et variée des technologies d’IA.

Ce chapitre jette ainsi les bases pour une compréhension complète de l’IA dans le secteur audiovisuel, préparant à l’analyse approfondie de ses implications juridiques et éthiques dans les chapitres suivants.

Enjeux juridiques de l’IA : protection des données et propriété intellectuelle

La deuxième partie se penche sur la protection des données et la question des droits d’auteur. La protection des données revêt une importance cruciale, car l’IA traite souvent des volumes importants de données personnelles. Le second chapitre examine comment le règlement général sur la protection des données (RGPD) et l’AI Act récemment adopté permettent de protéger les informations personnelles. Il examine également les transferts de données internationaux et la divergence des approches entre l’Europe et les États-Unis en matière de vie privée.

Lors de l’entraînement des modèles d’IA, des œuvres protégées par des droits d’auteur peuvent être utilisées, ce qui soulève des questions de propriété intellectuelle. Au chapitre 3, l’Observatoire analyse la complexité juridique entourant l’utilisation par l’IA d’œuvres protégées par le droit d’auteur, notamment lors de la création d’œuvres dérivées par les modèles d’IA.

Cinq défis clés posés par l’IA à l’industrie audiovisuelle.

Les chapitres 4 à 8 de cette troisième partie soulèvent 5 problématiques majeures.

La montée des contenus générés par l’IA introduit des défis en matière de transparence, de responsabilité et de droits d’auteur. Qui peut revendiquer la paternité de contenus IA ? La question est particulièrement complexe pour les œuvres qui intègrent des éléments d’œuvres protégées.

Le rapport explore la possibilité d’attribuer les œuvres générées par l’IA à des créateurs humains et analyse les risques potentiels de préjudice pour les œuvres préexistantes ayant servi à l’entraînement des systèmes d’IA. Il met également en avant l’importance de la transparence et soulève la question de la responsabilité quant aux contenus produits par l’IA.

Il aborde d’autre part la menace que représente l’IA pour les droits de la personnalité et la transparence : la capacité de l’IA à reproduire des voix et à créer des doubles numériques pose de nouveaux défis aux acteurs pour protéger leurs droits à la voix et à l’image. Le chapitre 5 explore le cadre juridique des droits de la personnalité, en mettant l’accent sur l’AI Act et la convention-cadre sur l’IA du Conseil de l’Europe.

L’IA pourrait transformer de nombreux métiers au sein de l’industrie audiovisuelle. Des récentes grèves aux États-Unis aux politiques du travail en Europe, le chapitre 6 montre que les acteurs du secteur prennent conscience de l’impact de l’IA sur le marché du travail. Il examine également les réponses des parties prenantes telles que les organisations de gestion collective, les syndicats et les diverses associations et fédérations concernées aux profondes répercussions de l’IA.

La capacité de l’IA à créer et propager la désinformation dans le secteur audiovisuel est également un problème crucial. Le chapitre 7 décrit comment l’IA peut produire de faux contenus (textes, images, deepfakes et fichiers audio), susceptibles de manipuler le public. Il examine les mesures actuellement en place pour limiter la propagation de la désinformation et garantir l’intégrité des médias. La possibilité de recourir aux modèles d’IA eux-mêmes pour la vérification des faits est également discutée.

L’IA facilite la production de deepfakes et autres contenus trompeurs, ce qui est préoccupant pour l’intégrité des médias. Les régulations actuelles cherchent à limiter ces risques, mais la technologie elle-même pourrait être un outil dans la vérification des faits.

Le 8ème chapitre du rapport explore l’impact de l’IA sur la diversité culturelle et le pluralisme des médias. L’IA, par la personnalisation des contenus, pourrait renforcer les préjugés et limiter l’accès des spectateurs à une diversité de points de vue. Ce chapitre examine les mesures réglementaires possibles pour atténuer ces effets et promouvoir une consommation diversifiée des contenus.

L’avenir de l’encadrement juridique de l’audiovisuel

La quatrième partie évalue si les récentes réglementations en IA peuvent efficacement répondre aux défis propres au secteur audiovisuel pour lequel il n’existe pas de réglementation contraignante spécifique. Le chapitre 9 explore comment des cadres réglementaires futurs pourraient s’adapter de meilleure façon aux défis et aux opportunités créés par l’IA, en favorisant un équilibre entre l’innovation et la protection des droits et intérêts des parties prenantes de l’industrie. Enfin, le chapitre 10 clôt l’ouvrage en abordant les dilemmes éthiques que pose l’IA, tels que l’authenticité, le potentiel de manipulation de la réalité, et les effets sociétaux plus larges des contenus générés par ces technologies.

Pour retrouver l’intégralité du rapport, cliquer ici.

L’impact de l’IA sur l’audiovisuel et le rôle de la législation européenne : l'analyse du dernier rapport de l’Observatoire européen
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