Vue normale

Il y a de nouveaux articles disponibles, cliquez pour rafraîchir la page.
À partir d’avant-hierFlux principal
  • ✇ActuIA
  • GenAI : le nombre d’étudiants britanniques utilisant l’IA pour tricher est en hausse
    Les étudiants d’aujourd’hui ont grandi avec Internet et les réseaux sociaux. Alors que l’IA générative s’est imposée elle aussi dans leur quotidien, la plateforme d’IA AIPRM a voulu savoir dans quelle mesure ils s’en servaient au Royaume-Uni pour tricher. Christopher Cemper, fondateur et PDG de LinkResearchTools, Link Detox et URLinspector, est un expert reconnu dans le domaine de l’optimisation des moteurs de recherche (SEO) et du marketing numérique. Il a lancé AIPRM (AI Prompt Repository Mana

GenAI : le nombre d’étudiants britanniques utilisant l’IA pour tricher est en hausse

Par : Thomas Calvi
25 septembre 2024 à 10:05

Les étudiants d’aujourd’hui ont grandi avec Internet et les réseaux sociaux. Alors que l’IA générative s’est imposée elle aussi dans leur quotidien, la plateforme d’IA AIPRM a voulu savoir dans quelle mesure ils s’en servaient au Royaume-Uni pour tricher.

Christopher Cemper, fondateur et PDG de LinkResearchTools, Link Detox et URLinspector, est un expert reconnu dans le domaine de l’optimisation des moteurs de recherche (SEO) et du marketing numérique. Il a lancé AIPRM (AI Prompt Repository Manager) pour répondre à la demande croissante d’outils capables de faciliter l’interaction avec les modèles d’IA générative comme ChatGPT.

L’objectif de la plateforme, développée par les experts de LinkResearchTools  et URLinspector, est de permettre à ses utilisateurs d’optimiser leur utilisation de ce modèle ainsi que celle de Claude, Midjourney et DALL-E 3, en proposant une gestion efficace des prompts. Elle donne accès à plus de 4 000 invites, vérifiées et approuvées par la communauté, facilitant la création de contenu marketing, de vente, d’exploitation, et d’assistance à la clientèle.

Étudiants de l’enseignement supérieur et tricherie avec la GenAI

Le recours à la tricherie n’est pas nouveau, souvent motivé par une pression pour obtenir de bons résultats, une mauvaise gestion du temps, ou un manque de compréhension des attentes académiques. Elle englobe divers comportements, tels que la demande d’aide à un parent ou un ami pour rédiger un devoir, la copie sur un autre élève, l’achat de dissertations, l’utilisation d’outils ou de notes interdits lors des examens, ou encore le copier-coller sur Internet.

Les enseignants ont habituellement recours à des logiciels pour déceler le plagiat des textes publiés sur le web, mais détecter un contenu généré par l’IA lorsque l’étudiant a ajouté quelques touches personnelles est beaucoup plus ardu, ce qui avait d’ailleurs amené certaines écoles à interdire ou à limiter l’utilisation de ChatGPT .

Des études ont révélé qu’aujourd’hui les étudiants utilisent fréquemment la GenAI dans le cadre de leurs études (86 %), plus de la moitié (54 %) y ayant recours chaque semaine, notamment pour la production de contenu sans attribution, une nouvelle forme de tricherie. Les écoles ont investi dans des logiciels de détection de génération par l’IA, mais ceux-ci peuvent manquer de fiabilité.

L’enquête d’AIPRM

Alors que selon une étude de l’Université de Stanford, plus d’un étudiant sur six admet avoir triché, AIPRM a envoyé plus de 150 demandes d’accès à l’information aux universités britanniques pour découvrir combien d’étudiants ont été pris en flagrant délit de tricherie à l’aide de l’IA au cours des deux dernières années, et où ces infractions sont les plus fréquentes.

Les résultats, provenant des 80 universités disposant de données, montrent que plus de quatre universités sur cinq (82,5 %) ont enquêté sur l’utilisation abusive de l’IA.

Les étudiants de Birmingham City University sont ceux qui ont eu le plus recours à l’IA pour tricher, avec 402 cas au cours des deux dernières années académiques. L’université est celle qui a le plus souffert de l’essor de la GenAI, avec 307 de ces cas survenus en 2022/2023. En comparaison, Birmingham Newman University n’a signalé aucune infraction.

Juste derrière Birmingham City, l’Université de Leeds Beckett a infligé 395 pénalités aux étudiants tricheurs. Parmi ces cas, 205 proviennent de l’année universitaire 2023/2024, indiquant que l’utilisation de l’IA pour tricher est en augmentation dans cette université.

L’Université de Coventry a rapporté 231 sanctions pour utilisation de l’IA, l’Université Robert Gordon 211, suivie de l’Université de Hull avec 193 pénalités. À l’opposé, des universités britanniques comme Cambridge, le Conservatoire royal d’Écosse, l’Université de Londres, l’Université de Gloucestershire, et le Royal College of Art n’ont signalé aucune sanction.

Universités Nombre de sanctions
Birmingham City University 402
Leeds Beckett University 395
Coventry University 231
Robert Gordon University 211
University of Hull 193
Birkbeck, University of London 147
Leeds Trinity University 119
University of Lincoln 82
University of Kent 74
Abertay University 72

Comment utiliser l’IA de manière éthique dans les études

Christopher C. Cemper commente les résultats de l’enquête et explique comment utiliser l’IA de manière éthique dans les études universitaires :

 “Utilisez l’IA comme un ami ou un assistant, mais pas comme un substitut pour rédiger votre travail. L’IA peut être une excellente ressource pour trouver des recherches académiques, générer des idées et résumer des articles. Cependant, assurez-vous que le travail reste le vôtre et qu’il conserve son originalité. Par exemple, l’IA peut vous aider avec la grammaire et le style d’écriture, mais ne l’utilisez pas pour rédiger un article ou une section entière de votre devoir”. 

“Utilisez l’IA comme un guide pour améliorer vos compétences, mais veillez toujours à appliquer vos propres capacités de réflexion critique et à ajouter une touche humaine. Cependant, ne présentez pas le travail produit par l’IA comme le vôtre ou sans attribution appropriée, sinon vous risquez de lourdes sanctions pour plagiat”. 

GenAI : le nombre d'étudiants britanniques utilisant l'IA pour tricher est en hausse
  • ✇ActuIA
  • IA et enseignement supérieur : les attentes des étudiants selon le Digital Education Council
    Le Digital Education Council a interrogé plus de 3800 étudiants de l’enseignement supérieur dans 16 pays afin d’appréhender leur point de vue sur l’IA dans l’éducation. Selon cette enquête, l’IA est désormais perçue comme une composante indispensable des études universitaires, bien que des défis subsistent quant à son intégration efficace. Utilisation de l’IA : une adoption massive Avec 86 % des étudiants déclarant utiliser l’IA dans leurs études, et plus de la moitié (54 %) y ayant recours chaq

IA et enseignement supérieur : les attentes des étudiants selon le Digital Education Council

10 septembre 2024 à 09:30

Le Digital Education Council a interrogé plus de 3800 étudiants de l’enseignement supérieur dans 16 pays afin d’appréhender leur point de vue sur l’IA dans l’éducation. Selon cette enquête, l’IA est désormais perçue comme une composante indispensable des études universitaires, bien que des défis subsistent quant à son intégration efficace.

Utilisation de l’IA : une adoption massive

Avec 86 % des étudiants déclarant utiliser l’IA dans leurs études, et plus de la moitié (54 %) y ayant recours chaque semaine, l’adoption de l’IA dans l’enseignement supérieur est en pleine expansion. ChatGPT se positionne comme l’outil le plus utilisé, avec 66 % des étudiants l’employant principalement pour rechercher des informations et résumer des documents. Grammarly et Microsoft Copilot sont tous deux utilisés par 25 % des étudiants sondés, Claude AI, Blackbox, Gemini ou DeepL font également partie des outils d’IA auxquels les étudiants ont recours.

Chaque étudiant s’appuie sur une moyenne de 2,1 applications d’IA dans le cadre de ses études, 22 % en utilisant plus de trois.

Cependant, malgré cette adoption généralisée, 58 % des étudiants estiment ne pas avoir les compétences nécessaires pour bien comprendre et utiliser l’IA. De plus, près de 50 % d’entre eux se disent mal préparés pour évoluer dans un environnement professionnel dominé par l’IA.

Défis et inquiétudes des étudiants

80 % des étudiants jugent que l’intégration dans leur université est encore insuffisante. Des préoccupations émergent autour de la confidentialité des données, de la fiabilité du contenu généré par IA, ce qui peut sembler paradoxal vu l’augmentation de leur propre utilisation de l’IA, et surtout, de l’équité des évaluations automatisées. En effet, environ 60 % des étudiants craignent que l’utilisation de l’IA par les enseignants pour évaluer leurs travaux ne soit pas toujours équitable.

Un besoin urgent de formation et de directives

L’enquête révèle que seulement 5 % des étudiants considèrent que les lignes directrices concernant l’usage de l’IA dans leurs établissements sont à la fois claires et complètes. Alessandro Di Lullo, PDG du Conseil de l’Éducation Numérique et chercheur universitaire en gouvernance de l’IA à l’Université de Hong Kong, souligne que la mise à jour des lignes directrices et leur communication claire est une priorité urgente. Le cadre de gouvernance de l’IA proposé par le DEC en juin 2024 est un outil clé pour les universités cherchant à améliorer la littératie en IA.

En parallèle, Daniel Bielik, président du DEC, met en lumière la nécessité de cas d’usage « disruptifs » pour l’IA dans l’éducation. Il anticipe une transformation sociétale en profondeur à mesure que l’IA continue de s’intégrer dans le quotidien des étudiants. Toutefois, il avertit que pour saisir pleinement cette opportunité, les universités devront non seulement adopter l’IA mais aussi équilibrer son utilisation pour ne pas en faire une béquille.

Redéfinir les rôles des établissements d’enseignement supérieur

Alors que l’IA devient de plus en plus centrale dans les études universitaires, les établissements d’enseignement supérieur doivent évoluer pour répondre aux attentes des étudiants. Il ne s’agit plus simplement d’intégrer l’IA dans le programme d’études, mais de faire de cette technologie un élément fondamental de l’infrastructure éducative, permettant aux étudiants de développer des compétences adaptées au marché du travail.

Alexandro Di Lullo insiste sur l’importance pour les universités de promouvoir une culture de l’innovation en IA, tant chez les étudiants que chez le corps professoral. La création de centres spécialisés pour l’enseignement et la recherche en IA pourrait aider à combler les lacunes identifiées dans l’enquête. Ces centres offriraient des opportunités de développement professionnel continu pour les professeurs, les aidant à intégrer l’IA dans leurs méthodes d’enseignement de manière plus innovante et efficiente.

Vers un avenir axé sur l’IA

L’intégration réussie de l’IA dans l’éducation repose sur l’équilibre entre son adoption et sa régulation. Alors que l’IA offre des avantages indéniables, tels que la facilitation de la recherche, la vérification grammaticale et la génération de contenus, elle présente également des défis en matière de dépendance et d’équité.

Les universités qui sauront anticiper ces défis, en s’assurant que l’IA soutient plutôt que remplace la pensée critique et les explorations intellectuelles, auront un rôle de premier plan dans la préparation des étudiants à un avenir de plus en plus automatisé. Daniel Bielik rappelle que l’IA est sur le point de provoquer des transformations profondes, et que les institutions doivent se préparer à ces bouleversements pour rester à la pointe de l’innovation éducative.

L’enquête mondiale DEC 2024 est disponible ici.

IA et enseignement supérieur les attentes des étudiants selon le Digital Education Council
❌
❌