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Understanding Quantum Technologies 2025 on Amazon

The online PDF version of the 8th edition of the book “Understanding Quantum Technologies” is available since September 29th. As I do every year, I continue to update the book, first to publish it on arXiv which I did late October. On top of many small updates, I added a small section on the “Making […]

Extended “Understanding Quantum Technologies 2025” on arXiv

I published the 2025 edition of the ebook “Understanding Quantum Technologies” on September 29th, 2025. Since then, I regularly updated it with news, mostly related to new arXiv preprints. The update log is at the end of the book. Like with each past editions since 2021, I wait about a month of beautifying and then […]

Understanding Quantum Technologies 2025

I am happy and relieved to release Understanding Quantum technologies 2025. It is the 8th edition of this book and the fifth in English. For the first time, I reduced its size, from 1,554 to 1,524 pages, while increasing its content size. I’ll explain why and how later.  It is always organized in five parts […]

Actualités quantiques de mai 2025

Vous nous retrouvez dans le 70e épisode de Quantum, le podcast francophone de l’actualité quantique ! Hola ! Le premier datait d’octobre 2019 et nous continuons sans relâche de créer le lien dans l’écosystème quantique. Dans cet épisode, des événements à Nice, Milan, Amsterdam, Paris, Grenoble (Quandum Matter), Saclay, le rapport de l’Académie des Technologies […]

Understanding Quantum Technologies on arXiv and Amazon

I published the 2024 and 7th edition of the book “Understanding Quantum Technologies” back in September 26th. Since then, I have continuously updated and refined it, embedding the continuous flow of scientific and industry news in the quantum space, and also corrected some errors found by various readers. I also identified a couple new quantum […]

Using Google NotebookLM with “Understanding…”

I published the open-source book “Understanding Quantum Technologies 2024” late September 2024. Since then, I have updated it many times to follow the news, add a couple companies and also correct various spelling, presentation and other errors. I try to keep up with the scientific and other news until I publish this edition on arXiv […]

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Etude Indeed : les recruteurs français privilégient les compétences informatiques de base malgré l’essor de l’IA

Selon la dernière étude menée par l’Institut de recherche économique Hiring Lab d’Indeed, une entreprise américaine spécialisée dans la recherche d’emploi en ligne, bien que l’IA et d’autres technologies avancées soient appelées à transformer le marché du travail, de nombreux employeurs continuent de valoriser les compétences informatiques de base.

L’étude d’Indeed révèle que les compétences numériques élémentaires, telles que la maîtrise du pack Office et l’utilisation de logiciels courants, figurent dans 13 % des offres d’emploi en France. Ces compétences IT restent particulièrement recherchées dans des secteurs comme l’assistance administrative (22 % des offres), les médias et la communication (19 %), ainsi que le marketing (17 %). Cette récurrence montre que même dans un monde où l’automatisation prend de l’ampleur, la capacité à utiliser un ordinateur de façon fluide est encore un atout clé sur le marché du travail.

Par contre, ces compétences techniques de base ne sont que très peu requises dans les offres d’emploi concernant les professions en présentiel comme la puériculture, les soins personnels et médicaux à domicile ou le transport routier.

Une demande toujours forte pour les compétences humaines

En parallèle des compétences techniques, l’étude souligne également l’importance croissante des compétences humaines. L’anglais, par exemple, reste la compétence non technique la plus fréquemment mentionnée dans les offres d’emploi, suivi du sens du service client et des capacités organisationnelles. Ces qualités sont de plus en plus recherchées dans un contexte où les interactions humaines et la collaboration restent des piliers essentiels dans de nombreux secteurs.

Les compétences en IA : une montée progressive, mais encore marginale

Si l’intelligence artificielle promet de bouleverser de nombreux métiers, les compétences directement liées à l’IA ne représentent encore qu’une petite part des offres d’emploi en France. En 2024, seulement 1,5 à 2,5 % des annonces mentionnent des compétences en IA, une proportion encore modeste mais en augmentation depuis 2022, surtout dans les secteurs de la finance, des ressources humaines et du juridique.

Cependant, un segment spécifique lié à l’IA connaît une croissance explosive : celui de l’IA générative, avec une multiplication par 15 des offres d’emploi contenant ce type de compétence depuis 2022, avec l’arrivée de ChatGPT. Bien que ces offres soient encore rares (environ 0,15 % des annonces), leur rapide ascension pourrait annoncer une transformation du marché de l’emploi dans les années à venir.

Des outils spécialisés en forte croissance

En plus des compétences de base, certaines compétences techniques plus avancées sont également en forte demande. Par exemple, des logiciels spécialisés comme Power BI dans la finance, ADP dans les ressources humaines, ou Amadeus dans le secteur de l’hôtellerie-restauration gagnent en importance. Cela montre que les recruteurs, tout en insistant sur les compétences fondamentales, commencent à valoriser des connaissances plus spécifiques en fonction des métiers et des secteurs d’activité.

Les offres d’emploi pour les professions hautement techniques enregistrent un net recul

En France, les offres d’emploi dans les segments très techniques, comprenant des métiers tels que le développement informatique, l’ingénierie industrielle ou la recherche scientifique, ont diminué de 4 % par rapport à leur niveau d’avant la pandémie. Ce segment se distingue par des offres nécessitant plusieurs compétences techniques spécifiques.

En revanche, les métiers moins techniques connaissent une dynamique différente. Les segments faiblement techniques, où une seule compétence technique est généralement requise, ont vu une augmentation des offres de 59 % depuis la pandémie. Les professions moyennement techniques, quant à elles, ont enregistré une hausse de 20 %. Ces chiffres soulignent une tendance de fond où la demande pour des compétences plus généralistes, notamment les compétences IT de base, est en forte croissance.

Une évolution paradoxale

Ce ralentissement dans les métiers très techniques pourrait surprendre dans un contexte où les avancées technologiques se multiplient. Toutefois, il reflète une réalité où les entreprises, tout en s’adaptant aux nouvelles technologies, continuent de valoriser les compétences élémentaires.

L’IA, bien qu’en pleine expansion, n’a pas encore pleinement redéfini le marché du travail. Cependant, plus les compétences numériques de la main-d’œuvre progresseront, plus la diffusion des innovations numériques sera rapide, augmentant ainsi les gains de productivité.

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L’ascension des attaques de phishing : quand l’IA redéfinit la cybercriminalité

Les attaques de phishing ont atteint un niveau de sophistication sans précédent en 2024, marquant une nouvelle ère dans la cybercriminalité. Au cœur de cette évolution, l’Intelligence Artificielle joue un rôle central en transformant les méthodes des cybercriminels. Ce changement n’a pas seulement renforcé l’efficacité des campagnes de phishing, mais a aussi permis à des acteurs novices de mener des attaques complexes avec une facilité déconcertante. Cette démocratisation des outils d’IA met en lumière une menace croissante pour les entreprises du monde entier.

L’évolution des tactiques de phishing : un aperçu

En l’espace de quelques années, les campagnes de phishing sont passées de simples courriels de masse à des attaques ciblées, personnalisées et difficiles à détecter. Aujourd’hui, grâce à des technologies génératives comme les grands modèles de langage (LLM) et des outils d’automatisation, les cybercriminels peuvent créer des messages trompeurs quasi parfaits. Ils peuvent également cloner des sites web et des pages de connexion en quelques minutes, augmentant ainsi la probabilité de succès de leurs tentatives d’usurpation d’identité.

Les dernières statistiques montrent une augmentation significative de 58 % des attaques de phishing à l’échelle mondiale en 2023. Cette hausse reflète non seulement la portée croissante des cybercriminels, mais aussi leur capacité à exploiter des données publiques pour cibler des individus ou des organisations avec une précision redoutable.

Phishing et IA : une nouvelle frontière pour les cyberattaques

L’IA permet aux cybercriminels de concevoir des campagnes de phishing de manière plus efficace que jamais. Les outils d’IA peuvent analyser rapidement des données disponibles en ligne, créant des attaques plus ciblées. Par exemple, les chatbots alimentés par des LLM sont capables de générer des communications sans fautes de grammaire ni erreurs, rendant les courriels frauduleux presque indétectables. De plus, l’IA permet de créer des pages web de phishing qui imitent à la perfection des sites légitimes, brouillant ainsi la frontière entre le vrai et le faux.

Ce qui est particulièrement inquiétant, c’est l’essor des attaques de phishing basées sur des technologies avancées telles que le vishing (phishing vocal) et les deepfakes. Ces tactiques, qui s’appuient sur des outils d’IA pour simuler des voix et des apparences humaines, rendent la détection des tentatives d’usurpation encore plus complexe. Les cybercriminels peuvent désormais utiliser ces technologies pour imiter des dirigeants d’entreprise ou des personnalités publiques, compromettant ainsi la sécurité des organisations et la confiance du public.

Comment les entreprises peuvent se protéger

Face à l’augmentation des attaques de phishing, les entreprises doivent non seulement repenser leurs stratégies de cybersécurité, mais aussi s’inspirer des méthodes des attaquants pour contrer les menaces hyper personnalisées. Tout comme les cybercriminels exploitent l’IA pour rendre leurs attaques plus sophistiquées et scalables, les équipes opérationnelles de sécurité peuvent également tirer parti de ces technologies pour renforcer leurs capacités d’analyse et d’investigation.

En utilisant des outils de productivité basés sur l’IA, les analystes de sécurité peuvent automatiser et accélérer l’examen des menaces, rendant le processus de détection plus efficace face aux attaques massives. L’IA permet d’analyser de grandes quantités de données en temps réel, d’identifier des modèles suspects et d’évaluer des indicateurs de compromission, ce qui serait impossible manuellement à grande échelle. De plus, ces outils peuvent générer des alertes pertinentes, prioriser les incidents à traiter, et fournir des recommandations automatisées pour une réponse rapide.

En complément, l’adoption d’une architecture de « zéro confiance » (Zero Trust) reste essentielle. Chaque utilisateur, appareil ou service doit être continuellement vérifié, limitant ainsi les déplacements latéraux des cybercriminels en cas de compromission. Grâce à cette double approche – IA et Zero Trust – les entreprises peuvent mieux se protéger contre les attaques de phishing de plus en plus personnalisées et sophistiquées.

L’avenir des cyberattaques : la vigilance comme maître-mot

Il est évident que les cyberattaques évolueront en tandem avec les avancées technologiques. Les entreprises doivent rester en alerte constante, adopter des stratégies proactives et former leurs employés aux dernières méthodes de phishing.

En fin de compte, seule une combinaison de vigilance humaine et de technologies de pointe permettra de réduire les risques et de contrer les attaques de phishing dans un environnement de plus en plus numérisé.

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Actualités quantiques de septembre 2024

Dans ce 62ième épisode du podcast de l’actualité Quantum, Fanny Bouton et moi-même revenons sur divers faits marquants du mois de septembre 2024 en France et dans le monde. Cela concerne notamment Quandela, Kwan-Tek, Quantinuum, Microsoft, Nord Quantique, Google et Amazon. Et voici le transcript, illustrations, lien utiles et bonus. Evénements Evénements passés : Conférence […]

Lancement du C.C.N.E. du numérique : une initiative française pionnière pour encadrer l’éthique des nouvelles technologies

Le Comité Consultatif National d’Éthique pour les sciences de la vie et de la santé (C.C.N.E.) a annoncé ce lundi 27 mai la création du Comité Consultatif National d’Éthique du Numérique (C.C.N.E. du Numérique). La mise en place de cette institution consultative, actée par décret du Premier ministre Gabriel Attal, marque un tournant majeur pour la prise en considération des enjeux éthiques liés aux avancées technologiques et numériques. Avec cette initiative, la France devient la première nation à se doter d’une instance nationale spécifiquement dédiée aux questions éthiques du numérique.

Le C.C.N.E. du Numérique succède au Comité National Pilote d’Éthique du Numérique (C.N.P.E.N.), créé en décembre 2019 par Edouard Philippe, alors premier ministre, placé sous l’égide du C.C.N.E. Sa mission sera de contribuer à la réflexion sur les enjeux d’éthique soulevés par les avancées des sciences, des technologies, des usages et des innovations numériques, notamment de l’IA. Le comité se concentrera sur divers impacts – sociaux, économiques, environnementaux, individuels et éducatifs – en produisant des documents de référence, des avis et des recommandations. Ses actions incluront également la sensibilisation du public, l’animation de débats publics et la contribution aux réflexions internationales avec des instances similaires.

Le comité pourra s’autosaisir ou être saisi par diverses autorités et institutions, telles que le Président de la République, les membres du gouvernement, les établissements d’enseignement supérieur et les fondations reconnues d’utilité publique.

Composition et fonctionnement

Le C.C.N.E. du Numérique exercera ses missions en toute indépendance. Il sera composé de vingt membres, en plus de son ou sa président(e) qui sera  nommé(e) par décret du Président de la République. Sa composition inclut :

  • Un membre du Conseil d’État ;
  • Un membre de la Cour de cassation ;
  • Dix personnalités qualifiées choisies pour leur compétence et leur intérêt pour les enjeux d’éthique du numérique, dont sept proposées par des membres du gouvernement ;
  • Six personnalités du secteur de la recherche scientifique, dotées d’une expertise particulière sur les sujets numériques ;
  • Deux personnalités qualifiées issues de la société civile, l’une proposée par le Conseil économique, social et environnemental (CESE) et l’autre par la Défenseure des droits.

Le ou la président(e) et les membres seront nommés pour un mandat de trois ans, renouvelable une fois.

Vers un avenir éclairé et responsable

La création du C.C.N.E. du Numérique représente une avancée significative pour encadrer et guider les développements numériques dans une perspective éthique. En éveillant, animant et éclairant les réflexions individuelles et collectives, ce comité jouera un rôle crucial pour assurer que les progrès technologiques soient accompagnés d’une réflexion éthique approfondie et responsable.

Le décret de création du Comité peut être consulté sur le site Légifrance.

comité éthique du numérique

Tinashe Mutsvangwa prend la tête du nouveau département data science de l’IMT Atlantique

Grande école d’ingénieurs généralistes relevant du ministère de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, IMT Atlantique annonce confier la direction de son nouveau département dédié aux sciences des données à Tinashe Mutsvangwa, où il supervisera les activités dans le domaine de la recherche et de l’enseignement.

Née le 1er janvier 2017 de la fusion des écoles Mines Nantes et Télécom Bretagne, disposant de trois campus à Brest, Nantes et Rennes, IMT Atlantique est l’une des 10 premières écoles d’ingénieurs de France, une des 500 premières universités mondiales du THE World University Ranking. Elle fait partie de l’Institut Mines-Télécom, un ensemble d’établissements d’enseignement supérieur français spécialisés dans les sciences et technologies de l’information et de la communication, ainsi que dans les sciences de l’ingénieur.

Les principales missions d’IMT Atlantique sont la formation d’ingénieurs généralistes hautement qualifiés, la recherche scientifique et technologique de pointe, ainsi que l’innovation dans les domaines du numérique, de l’énergie et de l’environnement. L’école accorde une grande importance à la coopération avec l’industrie et les partenaires académiques, favorisant ainsi le transfert de technologies et contribuant au développement économique et social de la région Bretagne-Pays de Loire et au-delà.

IMT Atlantique propose une variété de formations allant des cycles ingénieurs classiques aux formations par apprentissage, en passant par des masters spécialisés et des doctorats. Elle est également impliquée dans de nombreux projets de recherche nationaux et internationaux, notamment à travers ses laboratoires de recherche associés au CNRS, à l’INSERM et à d’autres institutions académiques.

Un département dédié aux sciences des données

Avec ce nouveau département, l’IMT Atlantique vise à développer des activités de recherche et d’enseignement dans le domaine interdisciplinaire des sciences des données, en forte interaction avec des enjeux industriels et sociétaux (santé et environnement). Les activités de recherche seront menées en collaboration avec le Lab-STICC ( Laboratoire des Sciences et Technologies de l’Information, de la Communication et de la Connaissance, UMR CNRS 6285) et le LaTIM, (Laboratoire de Traitement de l’Information Medicale, UMR1101 INSERM).

Tinashe Mutsvangwa, Directeur du département d’enseignement et de recherche Data Science d’IMT Atlantique

Titulaire d’un Doctorat en Ingénierie biomédicale, Tinashe Mutsvangwa, avant de rejoindre l’équipe d’IMT Atlantique, occupait les fonctions de Directeur adjoint de la division d’Ingénierie biomédicale de l’Université du Cap, en Afrique du Sud.

Il apporte à IMT Atlantique son leadership scientifique, son expertise académique et son expérience dans la gestion de projets internationaux interdisciplinaires. Il a notamment supervisé un partenariat avec IMT Atlantique sur l’analyse des images médicales et a dirigé des laboratoires de recherche, dont l’Image-based Inferencing and Distributed Diagnosis Lab (Mi2d2 Lab) à l’université du Cap, où il a géré des projets de transferts de technologies université-privé, des activités d’essaimage et des campagnes de financement de programmes d’enseignement et de recherche.

Reconnu pour ses contributions scientifiques, Tinashe Mutsvangwa a participé à de nombreux comités scientifiques et a publié une cinquantaine d’articles dans des revues internationales. Ses travaux de recherche et d’enseignement ont été récompensés par plusieurs distinctions prestigieuses, notamment l’Oppenheimer Memorial Trust Sabbatical Fund (2021), le Swiss National Science Foundation Scientific Exchange (2021) et la RBUCE W Junior Chair in Biomedical Imaging (2012).

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UNESCO et neurotechnologies : vers l’élaboration d’un cadre éthique mondial pour 2025

Les travaux sur les implications éthiques des neurotechnologies menés en 2021 par l’UNESCO ont souligné la nécessité d’un modèle de gouvernance mondiale solide. Cette semaine, 24 experts internationaux chargés de rédiger un projet de cadre éthique, nommés par Audrey Azoulay, la Directrice générale de l’UNESCO, se réunissent pour la première fois dans les bureaux de l’Organisation à Paris.

Les troubles neurologiques représentent désormais la principale cause de maladie et d’invalidité à l’échelle mondiale : une personne sur huit vit avec un trouble mental ou neurologique, ce qui représente près d’1/3 des dépenses de santé dans les pays développés et une charge très lourde pour les pays à faible ou moyen revenu. Ce fardeau est d’ailleurs appelé à s’alourdir dans les prochaines décennies avec le vieillissement de la population mondiale, le nombre de personnes de plus de 65 ans devant doubler d’ici à 2050.

Le potentiel des neurotechnologies dans le traitement de ces maladies représente une source d’espoir considérable. Cependant pour l’UNESCO (Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture) :

“Etant donné que les neurotechnologies interagissent directement avec le cerveau, qui est au cœur de l’identité, de l’autonomie, de la vie privée et de l’épanouissement de l’être humain, leur progression et leur commercialisation rapides soulèvent des questions éthiques, juridiques et sociétales sans précédent qui appellent une réponse”. 

Alors que l’utilisation des neurotechnologies dans le secteur médical est encadrée par des règles bioéthiques, selon l’UNESCO, le neuromarketing, l’analyse des informations neuronales pour comprendre les préférences et les décisions d’achat des consommateurs, “représente une menace pour l’intimité psychique et la liberté de pensée, mettant ainsi en danger la démocratie et la liberté politique”.

En réponse à l’absence de cadre éthique mondial dans le domaine, Audrey Azoulay a proposé aux 194 Etats membres de l’UNESCO de développer le premier cadre normatif pour assurer la protection des droits humains et des libertés fondamentales, ce qu’ils ont approuvé en novembre dernier.

Un cadre éthique mondial avant fin 2025 ?

La proposition d’un cadre éthique mondial pour les neurotechnologies s’inscrit dans la continuité des précédentes initiatives de l’UNESCO en matière d’éthique scientifique. L’Organisation, qui a joué un rôle pionnier en établissant des cadres mondiaux pour le génome humain (1997), les données génétiques humaines (2003), la bioéthique et les droits humains (2005) et l’IA (2021), a pour projet l’adoption de ce cadre en novembre 2025.

Le groupe d’experts internationaux, nommés par sa directrice générale, se compose de spécialistes de l’IA, des neurosciences, de la psychologie, de l’interface cerveau-machine, des neurotechnologies, de l’éthique et de la bioéthique. Ils proposeront un premier projet de recommandation à l’issue de leur réunion cette semaine à Paris.

Des consultations mondiales, régionales et nationales menées par l’UNESCO débuteront dans les jours suivants et se poursuivront jusqu’en juillet prochain. Elles visent à recueillir les avis d’un large éventail de parties prenantes et à intégrer des perspectives pluralistes dans le projet de recommandation, garantissant ainsi un processus d’élaboration ouvert et inclusif.

Lors d’une seconde réunion en août prochain, les experts intègreront les contributions issues de ces consultations à leur projet de recommandation qui sera communiqué aux Etats membres d’ici septembre 2024, ouvrant ainsi le processus de consultation intergouvernementale qui se déroulera jusqu’en 2025.

Le texte final de la recommandation sera présenté pour adoption en novembre 2025 lors de la 43e session de la Conférence générale.
Audrey Azoulay affirme :

“Les neurotechnologies sont prometteuses pour résoudre de nombreux problèmes de santé. Mais elles peuvent aussi constituer une menace pour les droits humains, la liberté de pensée et la vie privée. Il est urgent d’établir un cadre éthique commun au niveau international, comme l’a fait l’UNESCO pour l’intelligence artificielle en 2021. Il ne peut y avoir de collecte des données neuronales sans droits neuronaux”.

unesco-neurotechnologies

Understanding Quantum Technologies 2023 paperback edition

Since the release on September 28, 2023, of the third edition in English of the book Understanding Quantum Technologies, I have worked hard to both update the book and clean it for releasing it in paperback edition on Amazon KDP. The modifications log at the end of the book provides indications of what changed over […]
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