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Le Siri caché de votre Mac se réveille en une commande

Si vous avez installé la beta de macOS 27 Golden Gate, apparemment, vous avez déjà sur votre Mac une interface Siri complète qu'Apple a pris soin de désactiver avant de vous la livrer. Un membre du subreddit r/MacOSBeta l'a débusquée, et elle peut être rallumée rapidement grâce à une seule commande dans le Terminal.

Le principe de cette interface c'est que vous sélectionnez du texte, n'importe où, et une petite icône flottante apparaît en haut à gauche de votre sélection. Vous mettez le pointeur de votre souris dessus, et hop, elle se déplie pour vous proposer des trucs en rapport avec Siri.

Dedans, vous avez donc les outils d'écriture maison (Rewrite, Proofread, "How does this sound?" et "Edit with Siri"), plus la génération de points clés et le résumé. Le reste s'adapte à ce que vous avez sélectionné comme ajouter des coordonnées à vos contacts, écrire un message ou un mail, créer un événement dans le calendrier, afficher un lieu dans Maps, suivre un colis ou un vol.

Pour la réveiller, une ligne dans le Terminal puis un redémarrage :

sudo mkdir -p /Library/Preferences/FeatureFlags/Domain && sudo defaults write /Library/Preferences/FeatureFlags/Domain/WritingTools LightweightUI_macOS -dict Enabled -bool true

Et si ça vous saoule, vous repassez le flag à false, toujours suivi d'un redémarrage :

sudo defaults write /Library/Preferences/FeatureFlags/Domain/WritingTools LightweightUI_macOS -dict Enabled -bool false

Sauf que vous n'allez pas y trouver un truc fini. Le flag est privé, désactivé par défaut dans la beta développeur 3 et la beta publique 1, et une bonne partie du machin ne répond tout simplement pas. Rien ne garantit non plus que cette interface arrive dans la version finale de macOS 27 cet automne. Vous bidouillez un truc encore en chantier, quoi. Cette beta a d'ailleurs déjà fait sauter le support d'Asahi Linux sur les Mac , comme Vincent vous l'a montré.

Un utilisateur note au passage que les Writing Tools ont disparu du menu contextuel classique, donc si c'est bien le cas, ce popover serait leur nouvelle maison plutôt qu'un ajout, mais Apple n'a rien confirmé là-dessus.

Le vrai truc à savoir, si vous êtes en France, c'est que vous avez le droit d'y toucher. Apple a confirmé le 8 juin que les utilisateurs européens auraient bien accès à Siri AI sur macOS 27 et visionOS 27, alors que le nouvel assistant reste bloqué sur iOS 27, iPadOS 27 et watchOS 27 au nom du DMA. Vincent nous racontait le renvoi de balle entre Bruxelles et Cupertino sur ce blocage, du coup, votre iPhone européen n'y aura pas droit à la sortie, votre Mac si. Allez comprendre !

En tout cas, je trouve l'idée de ce menu plutôt bonne. J'espère que ça se concrétisera. Bref, si vous avez une machine de test sur la version beta, amusez-vous bien !

Source : MacRumors

RetroMac - Le retour des Flying Toasters et du dock en verre

Maik Klotz, un développeur allemand, a sorti une app menu bar qui repeint votre Mac aux couleurs de Snow Leopard, System 6, Windows 98 ou encore BeOS. Elle s'appelle RetroMac et elle ne touche pas une ligne de votre système, donc pas de risques de tout casser.

Le catalogue des thèmes couvre à peu près tout ce qui nous a fait vieillir : le System 6 de 1988 en noir et blanc 1 bit avec ses barres de titre à rayures et sa police Chicago, Mac OS 9 et son Control Strip, l'Aqua bleu bonbon de 2001, le Snow Leopard de 2009, Windows 98, Windows XP et même BeOS. Chaque thème embarque son dock d'époque, ses curseurs, ses icônes et son écran de démarrage animé.

Les économiseurs d'écran sont de la partie aussi, un par thème avec 3D Pipes, FlowerBox, Flying Toasters, Flurry. Si vous ne voyez pas de quoi je parle, c'est que vous êtes trop jeune. Vous en avez de la chance !!

Par-dessus, y'a une trentaine de shaders qui simulent les vieilles dalles : CRT Royal, Sony Trinity, NTSC Composite, VHS, VCR, Game Boy. Vous pouvez les balancer en plein écran, sur un seul moniteur si vous en avez plusieurs, ou sur une seule fenêtre.

Le shader CRT Royal, scanlines et bombement d'écran compris

Le truc auquel je ne m'attendais pas, c'est la caméra virtuelle. RetroMac s'expose également comme une webcam système donc vous débarquez en réunion Zoom, Meet ou Teams avec une tête de VHS mal rembobinée. Effet garanti !! lol.

Et comme RetroMac se contente de peindre un shader par-dessus ce qui est déjà à l'écran, vos apps, vos fichiers et vos réglages système restent totalement intacts, donc c'est sans risques.

Après les thèmes, eux, modifient bel et bien des réglages du dock, de la barre de menus, des icônes du bureau et du fond d'écran, mais c'est rien d'irréversible. Et surtout RetroMac embarque un Health check et un bouton de restauration qui remet tout en place en un clic

Et le rythme de dev est assez dingue puisque le dépôt date du 22 mai et il en est déjà à sa dix-neuvième version. La 2.2, sortie il y a deux jours, ajoute Warcraft I et II qui tournent nativement sur le moteur open source Stratagus , avec le shader CRT qui se pose par-dessus le jeu.

Après le reste, c'est carré de chez Carré, il y a un binaire universel Intel et Apple Silicon. Et côté tarifs, tous les thèmes, tous les curseurs et une vingtaine de shaders sont gratuits. Après il y a un mode pro qui coûtera 8,88 euros une fois pour toutes et ajoutera le shader webcam et le fond d'écran animé.

Autrement, il n'y a pas d'abonnement. Et les sources sont sous GitHub sous licence GPL 3.0 avec même les fonctions payantes dedans. Donc c'est plutôt très ouvert mais pas encore complètement libre.

J'avais déjà parlé de ShaderBeam pour retrouver la netteté du CRT sur un écran moderne, d' Infinite Mac pour glisser un vieux Mac dans une page web, et du Virtual OS Museum et ses 1700 systèmes mais RetroMac la joue autrement, puisqu'il ne vous colle pas un vieil OS dans une fenêtre, mais déguise celui dont vous vous servez ;).

Voilà, si l'idée de faire booter votre M4 comme un Mac de 2001 vous amuse, c'est par ici . Et le jour où ça vous saoule, un clic et tout revient en place.

Compressez vos vidéos d'un clic droit sur Mac

Pour une raison que je ne m'explique pas, parfois quand j'upload des vidéos sur mon WordPress, celles-ci ne fonctionnent pas correctement une fois l'article publié. Je pense que c'est parce qu'elles sont mal encodées et que par conséquent le navigateur ne sait pas les lire. Pour remédier à ça, je faisais donc un petit coup de FFmpeg , mais ouvrir le terminal et recoller les mêmes paramètres à chaque fois, c'était un peu lourdingue.

Alors j'ai repris un peu l'idée Magicbrake , mais en version automatique gérée directement dans le Finder de macOS. Un clic droit sur une ou plusieurs vidéos, et hop, le MP4 apparaît à côté de l'original sous le nom compressed_nom-original.mp4 et la source est préservée.

Étape 1 - Récupérer le kit

Je vous ai tout mis dans cette archive ZIP qui réunit le script, l'installateur, le désinstallateur et le mode d'emploi. Tout est sous licence MIT , donc modifiable et redistribuable.

Le seul prérequis est FFmpeg. Installez-le d'abord via Homebrew si nécessaire, puis lancez ceci dans le Terminal :

brew install ffmpeg

Étape 2 - Installer l'Action rapide

Décompressez l'archive. Dans le Terminal, tapez cd avec une espace, glissez le dossier compresser-video-macos dans la fenêtre et validez avec Entrée. Lancez ensuite :

chmod +x *.sh
./install.sh

L'installateur copie le convertisseur dans votre bibliothèque utilisateur et crée une Action rapide Automator dans le Finder. Du coup, aucune app de conversion à garder ouverte ni réglage à refaire.

L'Action rapide installée dans Automator, avec son unique script shell

Le hic, c'est que l'Action peut ne pas apparaître tout de suite. Relancez le Finder, ouvrez Actions rapides et cliquez sur Personnaliser… tout en bas. Activez ensuite Compresser la vidéo dans les extensions du Finder . Elle reste aussi disponible dans Services. Et si votre clic droit est désactivé, faites un Ctrl + clic sur le fichier.

Étape 3 - Compresser depuis le Finder

Sélectionnez une vidéo, ou carrément plusieurs, puis faites clic droit > Actions rapides > Compresser la vidéo. La conversion tourne en arrière-plan et, pour les vidéos un peu longues, un pourcentage d'avancement s'affiche dans la barre des menus en haut de l'écran. Une notification vous prévient quand le nouveau MP4 est prêt, dans le même dossier que sa source.

Le script ajoute compressed_ devant le nom, remplace l'extension par .mp4 et ne touche pas à l'original. Si ce nom existe déjà, il ajoute -2, puis -3. Pas d'écrasement !

Si l'Action ne marche pas, le détail est dans ~/Library/Logs/Compresser-la-video.log. Depuis le dossier du kit, lancez ./compress.sh "/chemin/vers/video.mov" pour voir FFmpeg pédaler. Si un fichier d'un lot échoue, les conversions réussies restent à côté de leurs sources.

Ce que le script fabrique vraiment

La sortie est un MP4 en H.264, avec une image plafonnée à 1080p, une cadence moyenne limitée à 30 images par seconde et une piste AAC stéréo si la source contient du son. J'ai choisi un CRF de 22 car je voulais un compromis simple entre poids et qualité. Une petite vidéo n'est pas agrandie, et faststart place l'index MP4 au début pour accélérer la lecture web.

J'ai testé du 60 i/s, du 24 i/s et une définition impaire. La première est tombée à 30, la deuxième a gardé ses 24 et la troisième a reçu des dimensions paires pour libx264 et yuv420p. Finalement, ça marche !

Perso, je garde ce réglage. Après pour mieux maîtriser la taille finale, utilisez HandBrake avec un débit moyen et deux passes .

Les limites à connaître

Par contre, ce bouton vise les vidéos SDR courantes à partager et ne garantit pas une sortie plus petite. Il ne conserve que la première piste vidéo et la première piste audio. Attention, les sous-titres, les pistes supplémentaires et le HDR demanderont un réglage sur mesure.

Et si ça ne vous convient pas, pour retirer l'Action rapide, retournez dans le dossier du kit et lancez ./uninstall.sh.

Bref, vous avez maintenant la compression vidéo directement sous le clic droit... En tout cas, même si le besoin est niche, moi ça va me servir.

Amusez-vous bien !

Kassis - Transcrivez vos audios et dictez vos textes sur Mac

Si vous cherchez un logiciel de dictée vocale sérieux sur Mac, vous avez sûrement remarqué que le marché ressemble à un désert. Nuance a débranché Dragon pour Mac en octobre 2018, la dictée intégrée de macOS dépanne pour 2 SMS mais s'essouffle sur un vrai document, et la plupart des services actuels envoient votre voix mouliner sur un serveur à l'autre bout du monde. Et quand vous êtes avocat, médecin, journaliste ou juste quelqu'un qui dicte des trucs confidentiels, bah ça pique un peu.

Alors comme vous le savez, j'ai fini par coder ma propre solution, et bonne nouvelle, Kassis débarque aujourd'hui sur le Mac App Store ! Jusqu'ici, mon app de saisie vocale était réservée à mes abonnés Patreon (je vous en parlais ici à sa sortie), mais vous pouvez maintenant l'installer en 2 clics et la tester gratuitement, sans compte, sans carte bleue.

Le principe reste le même : vous laissez le doigt appuyé sur un raccourci clavier (⌥ + Espace par défaut), vous parlez, vous relâchez, et hop, le texte atterrit pile là où se balade votre curseur. Dans Mail, Slack, Word, votre terminal ou n'importe quelle autre app macOS. Moi, je m'en sers vachement pour discuter avec Claude Code, notamment. Ça fait gagner un temps de dingue et surtout votre voix ne quittera jamais votre Mac. Puis une fois les modèles téléchargés, ça pourra même marcher sans connexion.

Je l'ai pensé pour un usage professionnel, donc que ce soit le secret médical, les dossiers clients, les sources d'une enquête journalistique... Absolument rien ne part dans le cloud. Et contrairement à d'autres solutions, il n'y a même pas besoin de vous créer un compte.

Côté moteurs, vous avez le choix entre 5 modèles de reconnaissance vocale. Tout d'abord, Parakeet qui est ultra rapide et qui est mon préféré au quotidien. Mais également Whisper d'OpenAI, un classique un peu plus costaud, mais très fiable. Et puis des modèles un peu plus confidentiels comme Canary de Nvidia (le grand frère de Parakeet) ou encore Cohere qui est vachement précis. Sans oublier le moteur d'Apple intégré à macOS 26 qui utilise le Neural Engine pour retranscrire votre voix instantanément !

La détection de langue est également automatique parmi 99 langues, donc vous dictez par exemple en français, en anglais ou en japonais sans avoir à toucher un réglage.

Et Kassis ne fait pas que de la dictée ! L'outil sait également faire de la transcription audio en texte à partir d'un fichier audio ou vidéo que vous glissez-déposez sur la fenêtre. Avec ça, il vous ressortira en texte dans le presse-papier tout ce qui a été dit dans le son ou la vidéo, avec l'identification des locuteurs (qui parle et quand). C'est super pratique pour les réunions enregistrées, les interviews, les podcasts, les mémos vocaux ou encore les rushs vidéo.

Le texte qui sort est nickel, et vous pouvez le coller tel quel. Les "euh" et les hésitations dégagent tout seuls, la ponctuation et les majuscules tombent où il faut (typographie française comprise, avec ses espaces avant les points d'interrogation), et y'a même un dictionnaire de substitutions qui apprend vos termes techniques, vos noms propres et vos abréviations. Et les noms de marque que les moteurs massacrent d'habitude ? Une correction phonétique optionnelle se charge de les rattraper.

Et le texte transcrit, vous pouvez également le retravailler en local à l'aide de 7 styles de reformulation (professionnel, concis, structuré, décontracté...), ou une traduction dans 13 langues, toujours sans cloud. Genre vous marmonnez votre brouillon en français, vous relâchez la touche, et c'est un email propre en anglais prêt à partir.

Perso, je m'en sers tous les jours pour dicter mes emails, mes articles et mes prompts, et visiblement je ne suis pas le seul accro, puisque la version 1.1 doit également beaucoup aux retours des utilisateurs de la première heure. Par contre, les possesseurs de vieux Mac Intel, désolé, c'est mort... il vous faudra une puce Silicon.

Côté tarifs, la version gratuite offre donc 2 000 mots pour vous faire une idée et Kassis Pro passe en illimité pour 7,99 € par mois ou 49,99 € par an, avec 7 jours d'essai gratuit sur la formule annuelle. Les allergiques à l'abonnement ont également le choix d'opter pour une licence à vie à 129,99 €, et mes soutiens Patreon gardent leur accès direct, comme avant. L'app est dispo sur l'App Store du monde entier, avec une fiche traduite en 15 langues (même en japonais, 音声入力 !).

Bref, si votre Mac vous sert à écrire, foncez essayer Kassis sur le Mac App Store , la version gratuite suffit pour vous faire une idée.

Kassis fait partie des nombreux logiciels que je développe sous le nom Korben et que vous pouvez tous retrouver sur ma page Korben Logiciels .

OpenLogi - Votre souris Logitech sans le bloatware d'Options+

Logitech Options+, vous connaissez ce délire, je pense... Pour régler 3 boutons de souris, on vous pousse à créer un compte, à partager vos data, et à laisser une usine à gaz tourner H24 en tâche de fond. Le dev AprilNEA en a eu marre, du coup il a écrit OpenLogi en Rust et son truc fait le même boulot côté réglages, mais sans rien envoyer chez Logitech.

Si vous me lisez régulièrement, ça devrait vous rappeler Mouser , dont je vous parlais en mars dernier. C'est la même philosophie, sauf que Mouser restait coincé, à l'époque, sur la MX Master 3S en Bluetooth uniquement, sans SmartShift et sans Linux. OpenLogi reprend donc le flambeau et va beaucoup plus loin.

Alors, qu'est-ce que vous pouvez faire avec ?

Hé bien d'abord remapper vos boutons (41 actions prêtes à l'emploi, quand même), régler le DPI, activer le SmartShift, ce fameux défilement en roue libre. Vous pouvez aussi créer des profils qui basculent tout seuls selon l'appli active. Et tout ça cause directement avec le protocole HID++ de Logitech à votre MX Master , sans jamais lancer le pilote maison.

Peu importe comment la bête est branchée d'ailleurs, récepteur Bolt, clé Unifying, Bluetooth ou un bon vieux câble, les quatre passent ! Toute votre config ensuite se trouve dans un simple fichier TOML posé en local, que vous pouvez versionner dans un Git si ça vous chante. L'outil dispose d'une interface graphique, mais vous pouvez également l'utiliser en ligne de commande.

Pour l'installer sous macOS, c'est facile, il suffit de faire un brew install --cask openlogi et voilà ! Quant à Linux, vous avez des paquets .deb et .rpm. Notez que ça tourne aussi sous Windows, mais uniquement en beta.

OpenLogi est compatible avec les MX Master 4, 3S et 3, MX Anywhere 3, Signature M650, Ergo M575 et le code est libre sous double licence Apache 2.0 et MIT au choix.

Voilà, si Options+ vous gonfle de fou, OpenLogi mérite sans doute un petit test de votre part. C'est par ici , et le code est sur GitHub .

Vous m'en direz des nouvelles !

StatCounter n'identifie plus 1 visite sur 5 (et ça fausse tout)

Windows serait passé sous la barre des 60 % de parts de marché. C'est ce qu'on peut lire un peu partout dans la presse tech cette semaine. C'est StatCounter qui le dit avec précisément 56,61 % de Windows comptabilisé en juin 2026. Et juste en dessous, sur la ligne suivante du même tableau, il y a une case bien étrange qui s'appelle "Unknown" et qui est évaluée à 21,45 %. Presque 5 fois Linux ! Et ça, pas grand monde n'en parle...

StatCounter compte ce "Unknown" comme un OS, à côté de macOS, de Chrome OS, de Linux et même de la PlayStation, et si vous cliquez sur le petit bouton "Download" de la page Statcounter, le CSV que vous récupérez ne contient aucune case "Unknown". Le site recalcule tout sans elle et dans ce fichier, Windows remonte à 72 % de part de marché.

Du coup, je me suis demandé quelle était la bonne mesure pour connaître la part de Windows sur le desktop. Est-ce que c'est 56,61 % en comptant les visiteurs non identifiés comme un système d'exploitation, ou 72 % en ne les comptant pas. Si vous faites la division vous-même, 56,61 sur 78,55 (100 − 21,45 = 78,55) donne bien les 72 % du CSV.

Et là, si vous comparez avec l'an dernier, vous verrez qu'en juin 2025, Windows était à 70,13 % dans ce tableau, et "Unknown" à 9,17 %.

Et 12 mois plus tard, v'la ti pas que Windows perd un peu plus de 13 points et la case des non-identifiés en gagne 12. Étrange non ?

Les 2 courbes sont presque symétriques ( Source : StatCounter )

Mais la domination de Microsoft s'effrite quand même, car même sur la base ils sont passés de 77,22 % à ces 72 % en un an. Donc y'a bien une tendance, mais ça n'a rien de l'effondrement annoncé partout. Linux, lui, grimpe de 4,50 % à 5,59 % sur cette même base, et le gros gagnant de l'année, c'est Apple, qui passe de 16,90 % à 20,87 % !

Alors qu'est-ce qu'il y a dans cette case Unknown en réalité ? Et bien on ne le sait pas car StatCounter ne dit pas ce qu'il y a dedans. Mais sur Hacker News , les hypothèses tournent autour des scrapers d'IA qui n'envoient pas d'user-agent standard, des bots qui se déguisent en Windows, et des navigateurs qui brouillent votre empreinte .

Mais pour le moment, aucune n'est réellement prouvée. Ce qui est mesurable par contre, c'est que la case des inconnus gonfle... Nous sommes à peine en juillet 2026 et elle est déjà à 23,67 % de part de marché. Perso, ça m'intrigue plus que le podium Windows / Apple / Linux.

Après, le parseur de StatCounter s'est d'ailleurs déjà planté en beauté par le passé. En octobre 2025, il affichait Windows 7 à 9,61 % pour le mois de septembre, contre 0,88 % en juillet et suite à une résurrection / correction aussi miraculeuse que silencieuse, si vous allez regarder la même case aujourd'hui, vous y lirez 1,62 %.

Leur FAQ précise tout de même que les stats restent révisables durant 45 jours donc ces chiffres qu'on voit actuellement peuvent encore bouger jusqu'à la mi-août... On verra bien.

En tout cas, je suis content de voir que la poussée de Linux n'est pas une illusion. La plupart des jeux Windows tournent maintenant sous Proton , Windows 11 continue de refuser les machines trop vieilles , sans parler du fait que Windows 10 est mort et enterré depuis octobre 2025 (même si les rustines de sécurité de l'ESU tiennent encore la baraque jusqu'en octobre 2027...) donc vous avez tous de vraies raisons de bouger.

Bref, Windows baisse, Linux monte mais un cinquième du panel est devenu invisible, et ça c'est louche...

Source

Vos vieux disques Mac chiffrés ont une date de péremption

Snif, snif, macOS 28 ne lira plus vos disques chiffrés en Mac OS Étendu . C'est écrit dans un document de support Apple publié le 7 juillet, alors si vous stockiez là-dessus vos photos de 2014, vos factures, votre mémoire de fac ou une sauvegarde Time Machine chiffrée de l'ancienne époque, bah c'est grave le moment de vous en occuper.

Pas de panique cela dit, seul le chiffrement dégage. Un volume HFS+ non chiffré restera donc lisible sous macOS 28 et après. Ce qui part à la benne, c'est surtout CoreStorage, la couche qui chiffre ces volumes... Et c'est aussi elle qui fait tourner les Fusion Drives avec lesquels j'aimais bien m'amuser à l'époque. Mais hormis ça, rien ne change.

Et vu qu'APFS est le format par défaut depuis High Sierra en 2017, les disques concernés ont, pour la plupart, grosso modo 9 ans au compteur, donc ce sont des disques d'archives que vous ne branchez jamais j'imagine... jusqu'au jour où vous en avez vraiment besoin évidemment !

Alors pour vérifier si vous êtes concerné, ouvrez l'Utilitaire de disque et regardez le libellé sous le nom de vos volumes externes. S'il affiche "CoreStorage Logical Volume" avec la mention "Encrypted", c'est lui. Et si vous êtes sous macOS 26, le système peut aussi vous envoyer une notification quand il détecte un disque qui ne passera pas le cap. Même si ça fait chier, c'est quand même assez réglo de la part d'Apple de prévenir 1 an à l'avance.

Côté solutions, Apple vous laisse 2 portes de sortie. La douce d'abord... Vous faites un clic droit sur le volume dans le Finder pour le déchiffrer, et si le cœur vous en dit, vous le convertissez ensuite en APFS sans perdre le moindre fichier. Ou alors la radicale ensuite où vous reformatez le volume direct en APFS. Attention hein, ça efface tout, et définitivement donc on sauvegarde bien avant de jouer à ça, les amis ^^.

Apple prévient aussi que le déchiffrement prend beaucoup de temps, spécialement si le volume est gros. Du coup lancez la machine avant d'aller vous coucher, et vous pourrez ensuite faire un petit diskutil cs list dans le Terminal pour savoir où ça en est !

Malheureusement, la méthode douce, vous pouvez l'oublier pour les disques de sauvegarde Time Machine chiffrés. Howard Oakley en parlait déjà sur Eclectic Light Company 3 semaines avant que les gros sites américains ne captent le truc et il a expliqué pourquoi dans son article. En fait, ces vieilles sauvegardes s'appuient sur des liens en dur de répertoires, et c'est un mécanisme qu'APFS ne sait tout simplement pas reproduire.

Du coup, ces sauvegardes-là, c'est impossible de les convertir, donc... il faudra repartir de zéro avec une sauvegarde toute neuve. Rassurez-vous, vos fichiers actuels ne craignent rien. Par contre, tout votre historique de versions restera coincé sur le vieux disque, que vous pourrez encore lire sous macOS 26 et 27, et après, ce sera terminé.

Donc si vous êtes motivé (et avez-vous bien le choix ?), vous branchez vos vieux disques, vous faites des backups, vous checkez le format, vous déchiffrez ou reformatez ce qu'il faut puis vous relancez une sauvegarde propre, que vous pouvez d'ailleurs accélérer avec cette astuce . Allez, un petit week-end là-dessus à le laisser tourner et c'est plié !

Bref, prenez 10 minutes maintenant, plutôt que de vous retrouver dans 1 an devant un disque qui refusera de répondre. Votre moi du futur vous dira merci !!

Source

FaceGate - Verrouiller ses apps macOS en FaceID

J'sais pas si vous avez remarqué mais autant sous iOS on peut mettre une authentification Face ID sur n'importe quel app, autant sous MacOS, on peut certes verrouiller tout son ordi, mais on ne peut pas locker une app en particulier.

Et c'est chiant parce que parfois, on doit laisser son ordi à un collègue, un enfant ou PIRE sa mère, et ils ont alors accès sans restriction à vos Messages, vos Photos, votre gestionnaire de mots de passe , votre boîte mail et j'en passe des vertes et des pas mûres...

Dweep Desai, un développeur qui s'est visiblement retrouvé dans cette galère, a heureusement sorti FaceGate , un petit utilitaire open source tiers qui ajoute enfin du verrouillage par application sur macOS, avec déverrouillage à la trombine !

Dans FaceGate, vous choisissez quelles apps protéger, et à chaque lancement, l'outil intercepte et vous demande alors une authentification. Au choix, ça peut être de la reconnaissance faciale via le Neural Engine d'Apple (ça tourne on-device, rien ne part sur un serveur), Touch ID, ou un mot de passe. Rassurez-vous, vos empreintes faciales sont chiffrées en AES-256-GCM et stockées en local, et les clés au chaud dans le trousseau macOS.

Pour l'installer, suffit d'aller télécharger le DMG ici ou de lancer la commande curl suivante :

curl -fsSL https://raw.githubusercontent.com/dweep-desai/FaceGate-Mac/main/install.sh | bash

Le truc intéressant avec FaceGate, c'est qu'il fait ce qu'on appelle de la "détection du vivant". L'outil ne se contente pas de comparer votre visage à une photo, mais vous demande de tourner la tête à gauche ou à droite, du coup, mettre devant la cam une photo imprimée ou une vidéo de votre face ne marche pas en principe (une vidéo deepfake soignée reste l'angle mort évidemment...).

Vous pouvez même enroller jusqu'à 3 visages, brancher une webcam USB, programmer des plages de verrouillage horaires, ou balancer un raccourci clavier qui ferme tout net en cas d'urgence.

FaceGate n'est pas le premier app-locker sur Mac puisque MakLock fait ça aussi en open source, avec Touch ID, déverrouillage par Apple Watch et bientôt du Wi-Fi de confiance. Mais par contre, c'est le premier à proposer du Face ID et ça c'est top ! Puis macOS, faut pas l'oublier, propose aussi en natif des limites d'applications dans ses paramètres de Temps d'Écran mais c'est moins fun que FaceGate, c'est sûr !

Et n'oubliez pas que même un Mac verrouillé, ça se contourne si on sait s'y prendre...

Game Porting Toolkit 4 - Les jeux Windows enfin fluides sur Mac

Il y a deux ans, Apple lâchait le Game Porting Toolkit en jurant ses grands dieux qu'on pourrait faire tourner des jeux Windows sur un Mac Apple Silicon. À l'époque je vous disais que le gaming Windows sur Mac, c'était donc plié. Hé bien la version 4.0 vient de sortir en bêta, et cette fois les chiffres donnent raison à cette promesse !

La nouvelle version du traducteur maison de GPTK (baptisé D3DMetal 4) transforme dorénavant le DirectX 12 des jeux en Metal 4, le moteur graphique d'Apple.

Le youtubeur Andrew Tsai, dont j'ai mis le test dans cet article, a donc benchmarké 20 gros titres Windows pour mesurer le gain, et certains résultats piquent fort.

Black Myth Wukong passe par exemple de 60 à 80 fps sur un MacBook Pro M3 Max, juste en changeant de système et de version de traduction ! Red Dead Redemption 2 gagne 25% de perfs sur le MacBook Neo, la petite machine d'Apple à 600 balles avec sa puce A18 Pro et ses tout petits 8 Go de RAM (le chip de l'iPhone 16 Pro, quoi).

Black Myth Wukong : à gauche GPTK 3.0 sur macOS 26 (~60 fps), à droite GPTK 4.0 sur macOS 27 bêta (~80 fps).

Et le phénomène c'est 007 First Light, un AAA tout récent que personne ne pensait voir démarrer sur Mac, qui tranquillou nous crache du 70 fps en 1080p sur le M3 Max. Mais bien sûr, y'a un petit piège caché quand même pour celui-là. En fait, à chaque lancement, comptez 20 bonnes minutes de compilation de shaders avant de pouvoir jouer. Mais une fois dans le jeu c'est nickel. CodeWeavers finira sûrement par corriger ça, cela dit...

D'ailleurs, petit ajout, Alexandre, un lecteur, m'a signalé qu'un utilisateur de Reddit a pondu un outil open source pour contourner ça, 007 Shader Commander . Le principe, sauvegarder le cache de shaders D3DMetal une fois qu'il est constitué, puis le restaurer avant chaque lancement histoire de ne pas tout recompiler. Résultat chez lui, on passe de 20 minutes à 3 secondes au démarrage. Le projet est tout jeune (v0.0.1) et pensé pour CrossOver, mais si vous galérez sur 007, ça vaut le coup d'œil. Merci à lui !

007 First Light en 1080p sur un MacBook Pro M3 Max, environ 73 fps via GPTK 4.0 et le chemin DirectX 12 vers Metal 4.

Mais alors pourquoi ça va plus vite, ma chère Micheline ?

Hé bien ("ma chère Maïté", allez, on joue le jeu !!) parce que GPTK 4 est taillé pour Apple Silicon et ne traîne plus ce boulet qu'est la compatibilité Intel. Ça débloque donc des trucs comme l'interpolation d'images de MetalFX. Notez qu'en dessous, c'est toujours CrossOver et ce bon vieux Wine qui font le sale boulot de traduction, comme depuis le début.

Autre bonne surprise, les fameuses fuites mémoire des jeux Naughty Dog. Avant, Uncharted 4 ou The Last of Us 2 qui vous bouffaient 34 Go de RAM en quelques minutes, ben maintenant il vous faudra des heures pour atteindre le même niveau de conso RAM. C'est donc pas encore parfait, mais c'est largement jouable.

De son côté, comme on peut le voir dans la vidéo, Spider-Man 2 nous colle un magnifique bug de T-pose si vous n'avez pas une puce M5, parce que le jeu réclame des fonctions GPU absentes des puces précédentes. Et de leur côté, Monster Hunter Wilds bégaie, Street Fighter 6 plante une fois sur deux.

Spiderman en T-Pose

Bref, on est sur de la bêta, faut le savoir.

Mais quand ça marche, ça marche fort ! Rien que Tekken 8 qui tourne à 60 fps en ligne, c'est le plus fluide que ce jeu ait jamais eu sur un Mac. Star Wars Battlefront 2 dépasse aussi les 120 fps et Hellblade 2, Expedition 33 ou Resident Evil 9 tournent sans broncher.

Pour jouer correctement, prévoyez quand même un Mac avec de la RAM et de quoi installer la bêta de macOS 27.

En tout cas, voir un James Bond next-gen tourner sur un MacBook, moi ça me plait !

Source (les 20 benchmarks d'Andrew Tsai) et AppleInsider .

macUSB - Créer une clé USB macOS sans toucher au Terminal

Krystian Pierz, un développeur polonais qui se planque derrière le pseudo Kruszoneq, en a eu marre de se galérer à chaque fois pour faire des clés USB bootable pour Mac, alors il a sorti macUSB , une app Mac native (du vrai Swift, pas un machin Electron quoi) qui fait tout le sale boulot à votre place. C'est gratuit, le code est ouvert, et surtout c'est notarisé par Apple, donc pas besoin de bidouiller la sécurité de votre Mac avec Sentinel pour la lancer.

Et ça se fait en trois clics. Vous balancez votre image (un .dmg, un .app d'installation macOS, ou même un .iso), vous désignez votre clé USB, et macUSB se débrouille pour calculer le checksum, détecter la version et l'architecture, formater le support dans le bon système de fichiers et écrire le tout en vous affichant la vitesse en temps réel. Pas de Terminal, pas de commande à rallonge à recopier sans se tromper d'un espace, et surtout l'Utilitaire de disque qu'on déteste tous reste fermé.

Le vrai exploit de Kruszoneq c'est surtout qu'il a réussi à régler les cas de figure où createinstallmedia, l'outil officiel d'Apple, se crashait comme une merde. Je pense que si vous avez déjà essayé de vous faire une clé Monterey ou Big Sur depuis un Mac Silicon par exemple, pour réparer un autre Mac Intel, vous avez dû vous galérer avec des erreurs de validation et autres messages d'erreur pour cause d'architecture incompatible.

Bah macUSB contourne tout ça tout seul comme un grand, et répare même les certificats expirés des installeurs High Sierra et Mojave sans rien vous demander.

Pour situer le progrès, la méthode "propre" côté Apple ressemble à ça :

sudo /Applications/Install macOS Sequoia.app/Contents/Resources/createinstallmedia --volume /Volumes/MaCle

...et encore, à condition d'avoir déjà récupéré le bon installeur dans l'App Store. Je ne vous parle même pas de l'époque où il fallait extraire à la main le fichier InstallESD.dmg planqué dans le paquet de l'installeur (j'expliquais déjà ce bricolage en 2011 pour OSX Lion ). Alors que macUSB, lui, embarque un téléchargeur qui va chercher les installeurs directement sur les serveurs d'Apple. Vous n'avez plus rien à préparer en amont.

L'outil sait donc préparer des clés USB de macOS Tahoe (la version 26, celle de cette année) jusqu'à Tiger 10.4 sorti en 2005, PowerPC compris. Oui, vous pouvez ressusciter un iMac G5 depuis votre MacBook M4. Pour les collectionneurs de vieilles machines, les labos qui gardent des Macs d'époque, ou juste pour remettre d'aplomb un ordi que vous comptez revendre, c'est du bonbon ^^.

Et la v2.3, sortie hier, en remet une couche côté Windows puisqu'elle sait également préparer des clés Windows 10 et 11 en contournant le check TPM 2.0 (le compte Microsoft obligatoire avec la connexion Wi-Fi forcée pendant l'installation, argh !). Et elle écrit aussi les images Linux en .iso et en .img. Après si c'est juste faire une clé Windows depuis votre Mac que vous cherchez, WinDiskWriter fait déjà très bien le job, mais macUSB a l'avantage de tout regrouper au même endroit.

Côté prérequis, votre Mac doit donc tourner au minimum sous Sonoma 14.6 (Apple Silicon ou Intel), et il faudra lui accorder l'accès complet au disque dans les réglages système, rien d'anormal puisqu'il écrit directement sur vos volumes. Une fois ça réglé, vous récupérez le .dmg sur la page des releases GitHub , ou vous l'installez en une ligne avec Homebrew :

brew install --cask macusb

C'est super impressionnant pour un projet développé par une seule personne et qui plus est n'a que 6 mois d'existence. Bref, si vous avez un Mac à réinstaller, un vieux coucou à dépanner ou une machine à remettre d'aplomb avant de la revendre, foncez !

OS9Map - OpenStreetMap sur votre Mac de 1999

Un dev prénommé Yllan vient de sortir OS9Map , une application qui affiche OpenStreetMap directement sur Mac OS 9. Oui, je parle bien du système d'exploitation de 1999 qui ronronnait sur nos vieux PowerPC.

Pour l'installer, c'est un bon vieux fichier .sit à décompresser (StuffIt Expander sur la machine d'époque, The Unarchiver si vous passez par un Mac moderne), et il vous faudra un PowerPC sous OS 9 avec 16 Mo de RAM (32 recommandés) et une connexion qui passe par Open Transport. Une fois lancé, vous avez alors une recherche d'adresses qui tape dans Nominatim, le moteur de géocodage d'OpenStreetMap, et vous pouvez mettre vos endroits favoris en signets pour y revenir d'un clic depuis le menu. Bref, un vrai petit client carto !

Et c'est là que je trouve ça beau puisque 16 Mo de RAM pour afficher une carte mondiale interactive, c'est très peu. Pour vous situer, un seul onglet Chrome aujourd'hui c'est plusieurs centaines de Mo, donc faut saluer l'exploit d'Yllan.

Maintenant si l'idée d'une carte minimaliste vous parle, dans le genre bien dépouillé j'avais aussi joué avec MapSCII qui balance le monde entier en ASCII dans un terminal. OS9Map joue dans une autre cour, mais on retrouve un peu la même philosophie.

Le truc qui rend tout ça possible, c'est évidemment OpenStreetMap qui propose toutes ses données en accès libre ! Alors rien que pour ça, merci à OpenStreetMap et ses contributeurs.

Et puis si vous n'avez plus de PowerPC qui traîne au grenier, vous pouvez quand même goûter à OS 9 dans votre navigateur via Infinite Mac .

OS9Map est en version 1.0.0 et se télécharge gratuitement sur le site de yllan .

Orion - Le navigateur Mac qui ne carbure pas à Chromium

Quand je regarde la liste des navigateurs divers et variés qu'on a à notre disposition, franchement, je déprime... Chrome, Edge, Brave, Opera, Vivaldi, et même feu Arc... tous tournent sur Chromium, donc sur le moteur de Google. C'est naze pour la diversité de l'écosystème, vous ne trouvez pas ?

Alors on a toujours notre bon vieux Firefox évidemment mais il en existe un autre dont on parle très peu qui s'appelle Orion. C'est Kagi (la boîte derrière le moteur de recherche payant du même nom, fondée par Vladimir Prelovac) qui le développe pour Mac, iPhone et iPad et sa particularité, c'est qu'il est bâti sur WebKit (utilisé aussi par Safari), ne contient pas la moindre télémétrie et dispose également d'un bloqueur de pub et de traqueurs déjà câblé à l'intérieur.

Et surtout, Orion sait faire tourner les extensions Chrome ET Firefox, en même temps, ce qu'aucun autre navigateur au monde ne sait faire. Vous récupérez votre uBlock Origin, votre gestionnaire de mots de passe ou votre Dark Reader habituels, sans vous prendre la tête, tout ça en utilisant un moteur qui n'est pas Chromium. Et comme Chrome est justement en train de tuer les dernières astuces qui faisaient survivre uBlock Origin , l'abandon de Chrome et ses dérivés est quelque chose qui s'envisage de plus en plus pour beaucoup d'entre nous.

En plus c'est hyper simple... Vous chopez le .dmg sur Orion , vous importez vos petites affaires, et vous voilà sur un navigateur sait préserver votre vie privée.

Et en plus, c'est mui mui rapido puisque sur le benchmark Speedometer , Orion sort en tête avec 34,5, devant Safari et ses 33,5, et il laisse looooiiiiin derrière à la ramasse Chrome (25,6) tout comme Firefox qui reste quand même mon chouchou (20,7). Après si vous êtes déjà un utilisateur aguerri de Safari, la différence est minime, c'est vrai.

Mais là où ça se sent vraiment, c'est sur la mémoire occupée car Orion sait profiter des années d'optimisations qu'Apple a peaufinées dans WebKit, comme ça, une fois vos onglets fermés il squatte deux à trois fois moins de RAM que les autres gloutons à base de Chromium. Sur un MacBook par exemple, ça se traduit notamment par un ventilo qui la ferme et une batterie qui tient toute la journée.

Orion a aussi ses propres idées (fortement emprunté à Firefox si vous voulez mon avis, mais c'est pas un reproche, je trouve que c'est bien). Je pense au mode Focus qui transforme n'importe quel site en application plein écran, sans barre d'outils ni onglets, ce qui est super pratique par exemple pour bosser dans un Google Docs ou un Notion sans avoir la tentation des 40 onglets qui clignotent à côté.

Y'a aussi les Profiles as Apps qui cloisonnent complètement votre navigation perso et votre navigation pro, comme deux navigateurs distincts qui ne se parlent pas. Puis le Link Preview pour jeter un œil à un lien sans l'ouvrir, et enfin un Page Tweaker pour bidouiller l'apparence d'un site qui vous pique les yeux. Bref, là où Safari vous laisse choisir entre trois fonds d'écran et puis c'est tout, Orion se customise jusqu'à l'os comme un Firefox.

Mais le vrai sujet avec Orion, c'est qui le fabrique et surtout comment.

Car Kagi n'est pas une entreprise comme les autres. C'est une Public Benefit Corporation bootstrappée par Prelovac, qui ne vit que grâce à l'argent de ses abonnés, et ça c'est beau ^^.

Y'a plus que 3 moteurs sérieux sur la planète : Blink (le Chromium de Google), WebKit (Safari, et donc Orion) et Gecko (Firefox) alors garder un WebKit vivant en dehors d'Apple, moi je vois ça comme un acte de résistance face à Google. Comme dans la nature avec les maladies, l' homogénéité logicielle est une faiblesse... On peut le constater quand la moindre faille dans Chromium touche d'un coup la quasi-totalité du web.

Korben.info est dispo en anglais maintenant... hé ouaiiis !

Mais bon, bref, je vais pas vous vendre du rêve non plus car Orion a aussi des défauts et des vrais. Le premier, c'est qu'il n'est pas open source, ce qui est quand même un comble pour un navigateur qui se vend sur la confiance et la vie privée. Quand Kagi jure qu'il y a zéro télémétrie, vous devez les croire sur parole (ou reverser le logiciel...). Et puis c'est vrai que les extension Chrome et Firefox fonctionnent mais pas systématiquement. Y'en a parfois qui réclament des permissions tordues, d'autres qui plantent comme des merdes. Et si vous blindez des trucs comme Tampermonkey avec des tas de userscripts trop cool, y'a des chances qu'Orion parte en cacahuète.

Et comme le bloqueur de pub laisse passer parfois des pubs (oupsy oups), gardez sous le coude de quoi bloquer les pubs et les trackers par vous-même.

Toutefois, rien de rédhibitoire, mais à savoir avant de déménager dessus.

Voili voilou. C'est dispo sur macOS, iOS, iPadOS, Linux en beta x86_64 et Windos un jour peut-être. Et Android ? Euh comment vous dire... bah nan.

La version de base d'Orion est gratuite, et Orion Plus, qui débloque le reste des fonctions, se prend soit en abonnement, soit en licence à vie payée une bonne fois pour toutes, ce qui change agréablement des abonnements à rallonge.

A découvrir ici (vous verrez, le premier lancement d'Orion, c'est Hollywood le truc).

Apple Container 1.0 - Le WSL du Mac est enfin là

Quand on est habitué à Linux et qu'on se retrouve avec un Mac, même si c'est une base unix, c'est déroutant. Heureusement, Apple est de plus en plus ouvert au monde du libre et vient de publier la version 1.0 de Container , avec dedans des "container machines" qui ressemblent furieusement à WSL. Et ça nous permet comme ça d'avoir le meilleur des deux mondes : un macOS pour le quotidien, et un vrai Linux pour vos folles bidouilles.

Vous vous souvenez forcément de mon article où je vous présentais Apple Container , cet outil écrit en Swift qui fait tourner des conteneurs Linux dans des petites machines virtuelles. Et bien un an plus tard, le projet passe en 1.0, pile pour la WWDC, et la grosse nouveauté c'est donc ce mode "machine".

Le CLI container en action, sobre comme un terminal qui bosse ( Source )

Il s'agit d'un environnement qui vous permet de faire tourner de vraies distributions Linux comme Ubuntu, Debian ou Alpine, et pas juste un conteneur modelé sur une application. La machine lance le système d'init de l'image, donc un systemctl start postgresql fonctionnera comme sur un vrai serveur.

Et à la reconnexion, à partir du même terminal ou d'un autre, l'état de la machine n'est pas perdu. Surtout, elle mappe automatiquement votre utilisateur et votre répertoire home. Votre repo vit ainsi dans le $HOME de macOS, du coup vous éditez avec votre IDE côté Mac et vous compilez côté Linux, sans étape de copie entre les 2.

Pour la prise en main, entrez les commandes suivantes en prenant soin de remplacer alpine par la distrib de votre choix :

container machine create alpine:latest --name dev
container machine run -n dev whoami # votre user, pas root
container machine run -n dev # shell interactif

Ensuite, pour aller plus loin, vous pouvez le faire via un terminal en choisissant l'image que vous voulez ou concevoir votre propre image : n'importe quelle image Linux avec un /sbin/init fait l'affaire.

Après vous l'aurez compris parce que vous êtes les plus malins, il vous faut un Mac Apple silicon, et si ça se lance encore sur macOS 15, c'est avec des limitations et sans filet car les mainteneurs ne s'occupent actuellement que des bugs reproductibles sur macOS 26. Et migrer toute votre stack dev dessus aujourd'hui, c'est ce que je ne vous recommande pas sachant que c'est tout frais...

Mais ainsi, grâce à ces machines, plus besoin de choisir entre un Mac et une distribution Linux. Après est-ce que ça enterre OrbStack et Colima ? Pas tout de suite je pense, car ces outils tournent depuis des années sur des Mac Intel et des macOS pas tout neufs, alors que là, Apple exige sa puce maison.

Ah et côté x86, container fait aussi tourner des images amd64 via Rosetta, alors c'est le bonheur ! Et si le sujet vous branche, j'avais aussi causé de Mocker , un clone Docker natif pour Mac, et de WSL côté Windows si pour vous Mac c'est pas encore un projet ^^.

Bref, l'installeur signé est sur la page des releases , vous faites un petit container system start, et hop hop hop, à vous le kif du Linux sur votre petit Mac !

Music Decoy - Apple Music ne se lancera plus tout seul

Vous appuyez sur la touche ▶ Play de votre clavier pour mettre en pause une vidéo. Et c'est ce couillon d'Apple Music qui s'ouvre en grand alors que vous n'avez rien demandé. Ou alors vous branchez votre casque Bluetooth, et le revoilà qui débarque comme votre ex à votre anniversaire. Sachez que si ce truc vous rend dingue depuis des années (moi le premier), les Low-Tech Guys (Alin Panaitiu, le dev derrière Lunar) ont pondu Music Decoy , une petite app gratuite qui règle le problème une bonne fois pour toutes.

Et cette app minimaliste ne fait rien d'autre que tourner en arrière-plan en se faisant passer pour l'app Musique, avec le même identifiant interne, le fameux com.apple.Music. Comme ça, quand vous appuyez sur Play, macOS regarde, voit que "Musique" est déjà là, et ne lance rien. Rideau on ferme ! Pour l'installer, suffit de faire brew install --cask music-decoy en ligne de commande, ou de passer par le ZIP à télécharger si vous préférez cliquer cliquer cliquer...

Ensuite, vous lancez, et voilà, y'a même pas d'icône.

Maintenant pour comprendre pourquoi il faut en arriver là, sachez qu'un petit démon nommé rcd (Remote Control Daemon) gère les touches média sur votre Mac. À chaque pression sur la touche Play, il vérifie si une app joue déjà du son. Si oui, il lui envoie la commande. Si non... bah il ouvre Apple Music par défaut, parce qu'Apple a décidé que c'était ça que vous vouliez. Merci les gars !

Toute l'astuce de Music Decoy, c'est donc qu'il occupe le terrain. L'alternative la plus connue, noTunes , surveille le système et referme Musique dès qu'elle tente de s'ouvrir. Donc il doit tourner en permanence pour monter la garde. Music Decoy, lui, fait juste croire que Musique tourne déjà. Donc il n'y a rien à surveiller ni à refermer. C'est mieux je trouve... Et comme c'est open source , vous pouvez aller voir vous-même les quelques lignes qui suffisent à berner le système ^^.

Et si vous écoutez vraiment de la musique, mais sur Spotify par exemple, vous pouvez carrément rediriger la touche Play vers elle grâce à cette commande dans le Terminal :

defaults write com.lowtechguys.MusicDecoy mediaAppPath /Applications/Spotify.app

Et pour revenir en arrière en mode "Si tu reviens j'annule tout", un defaults delete com.lowtechguys.MusicDecoy mediaAppPath et basta.

Vous l'aurez compris, comme Music Decoy squatte l'identité d'Apple Music, vous ne pourrez plus lancer la vraie app Musique tant qu'il tourne. Et y'a certaines applications qui essaient de dialoguer avec Musique, comme VLC, qui risquent de tousser au passage. Donc si vous ouvrez Apple Music dix fois par jour, bah passez votre chemin les amigos.

Et pour le quitter, comme il n'a ni icône ni menu, il faudra passer par le Moniteur d'activité ou taper un petit killall 'Music Decoy' dans le Terminal comme tout bon barbu.e qui se respecte.

Après si installer cette app vous saoule, il vous reste la méthode bourrine, à savoir faire un launchctl unload -w /System/Library/LaunchAgents/com.apple.rcd.plist pour désactiver complètement rcd. Mais là vous flinguez le play/pause et toutes les commandes de lecture légitimes d'un coup.

Music Decoy fait donc plus dans la dentelle, et si vous l'ajoutez à vos ouvertures au démarrage, vous n'y penserez plus jamais. C'est dans la lignée de ces petits softs dont je vous parle souvent, qui réparent les oublis de macOS, comme Boring Notch pour l'encoche ou iFetch pour reprendre la main sur iCloud.

Bref, un petit soft qui fait pas grand chose mais qui le fait bien.

Il affiche du web moderne sur un Mac vieux de vingt-cinq ans

Faire s'afficher un site en HTTPS sur une machine qui tournait déjà sous Mac OS 9, le système d'exploitation d'Apple antérieur à Mac OS X, relevait jusqu'ici de l'impossible, et c'est pourtant ce qu'a réussi un développeur connu sous le pseudonyme mplsllc avec un projet baptisé MacSurf.

MacSurf est un portage de NetSurf, un navigateur web léger et open-source déjà connu sur d'autres plateformes anciennes, adapté cette fois aux vieux Mac équipés d'un processeur PowerPC, l'architecture qu'Apple a employée pendant des années avant de basculer vers les puces Intel au milieu des années 2000.

Ces premiers PowerPC occupent une position un peu ingrate dans l'histoire d'Apple, puisqu'ils sont trop anciens pour faire tourner Mac OS X comme leurs successeurs en G3, ce qui les avait jusqu'ici condamnés à un web figé sur les standards du début des années 2000, sans accès raisonnable aux sites d'aujourd'hui.

C'est précisément ce que MacSurf fait sauter, en gérant le CSS3, le JavaScript ES5 et les images PNG avec transparence, soit de quoi afficher convenablement des pages pensées pour des navigateurs récents, le tout démontré sur un iMac G3, ce fameux ordinateur tout-en-un au boîtier de plastique coloré translucide.

La partie la plus spectaculaire concerne la sécurité, puisque la version 1.3 a apporté la toute première implémentation native de TLS 1.3 jamais réalisée sur Mac OS 9, TLS étant le protocole de chiffrement qui se cache derrière le petit cadenas des connexions HTTPS et qui empêche quiconque d'intercepter ce que vous échangez avec un site.

Dans le détail, cette implémentation s'appuie sur la bibliothèque cryptographique BearSSL et sur la poignée de main définie par la norme RFC 8446, avec des algorithmes modernes comme ChaCha20-Poly1305 et AES-128-GCM, alors que la mouture 1.3.1 a ajouté plusieurs courbes elliptiques récentes, dont X25519 et les classiques P-256 et P-384.

Tout cela a été développé avec les outils d'époque de la plateforme, à savoir l'environnement CodeWarrior, l'API Carbon, le moteur graphique QuickDraw et la pile réseau Open Transport, sans la moindre émulation, puisqu'il s'agit d'un vrai logiciel natif compilé directement pour ces machines.

Il ne faut évidemment pas s'attendre à un équivalent de Chrome, et mplsllc prévient lui-même que les sites exigeant les tout derniers standards risquent de coincer sur sa création, qui reste un navigateur fonctionnel plus qu'une bête de course.

Pour ceux qui voudraient essayer, le code source ainsi que des binaires prêts à installer sont disponibles sur GitHub , et le projet dispose même de son propre site.

Faire entrer le web chiffré d'aujourd'hui dans une machine de vingt-cinq ans, alors que l'industrie laisse mourir des systèmes plus récents, c'est une bidouille qui force le respect.

Source : Hackaday

Taphouse - La GUI Homebrew avec scanner CVE intégré

Multimodal Solutions, une boîte grecque, vient de sortir Taphouse 1.5 qui est une GUI native macOS pour Homebrew. GUI c'est pas que le nom de votre collègue qui fout rien, c'est surtout un acronyme qui veut dire Graphic User Interface (Interface Graphique !). Et pour Homebrew, bah c'était pas du luxe.

Parce que Homebrew, c'est le standard chez les développeurs Mac, mais tout passe par le terminal. Faut taper brew install, gérer les services, fouiller l'arbre de dépendances en CLI (Command Line Interface), et c'est pas le pied quand on veut juste installer Firefox et passer à autre chose dans sa vie !

Des interfaces graphiques pour Homebrew, y'en a déjà quelques-unes (par exemple Cakebrew, Applite, Cork, WailBrew) sauf que Taphouse arrive avec 2 trucs qu'on voit rarement ailleurs : un scanner CVE intégré et un détecteur d'apps Intel qui tournent encore sous Rosetta.

Le scanner CVE, fait qu'à chaque installation, Taphouse compare la version de chaque package avec les feeds de vulnérabilités, avec des codes couleur selon la sévérité, et linke directement vers la base NVD et les rapports fournisseur.

Ainsi, quand une nouvelle CVE tombe, ça rescan en arrière-plan comme ça, sur des dépendances qu'on oublie de mettre à jour pendant des mois, y a de quoi repérer les vulnérabilités connues avant qu'elles posent un vrai problème côté sécurité.

L'autre feature pas mal, c'est donc la détection des apps Intel qui tournent encore sous Rosetta. Si vous êtes passé d'un Intel à un Mac M* , vous avez sûrement traîné des binaires Intel dans /Applications sans même vous en rendre compte. Taphouse scanne le dossier, repère les x86_64 et, quand un cask compatible existe, il vous propose la version Apple Silicon native via Homebrew. J'ai testé sur mon install et, ça m'a remonté tous mes binaires Intel oubliés comme ça j'ai pu faire un peu de ménage.

Dans sa version gratuit, vous avez le droit à +14 000 formules et casks, l'installation en un clic, la gestion des services Homebrew (start, stop, restart), le nettoyage de l'espace disque, l'aperçu des dépendances, et un gestionnaire de quarantaine Gatekeeper. Y'a aussi de quoi repousser une mise à jour pour 1 jour, 1 semaine ou 1 mois quand on n'a pas envie de se taper un brew upgrade en plein rush de boulot.

Pour les power-users, la version pro débloque la migration Apple Silicon assistée, l'aperçu des release notes GitHub en direct dans l'app, et un tableau de bord "santé du système" avec un score global. Je ne sais pas si ça vous sera utile mais ça coute moins de 10 balles pour une licence à vie, ce qui se fait de plus en plus rare maintenant.

Notez que Taphouse n'est pas open source malgré le repo GitHub qui n'héberge que les rapports de bug. Maintenant entre une app gratuite et Taphouse Pro à 9,99 €, ça dépend de ce que vous cherchez. Applite couvre 80% du besoin si vous n'installez que des casks (pas les formules), et de son côté, Cork est open-source et gratuit mais le binaire pré-compilé est payant.

Y'a aussi Cakebrew qui est encore dispo mais le projet ne semble plus maintenu. Ce qui est surtout cool avec Taphouse c'est le CVE scanning et cette migration Apple Silicon assistée dont je vous parlais.

Si vous voulez l'installer, ça peut se faire via Homebrew lui-même avec brew install --cask taphouse. Sinon, téléchargement direct sur le site officiel .

Bref, si vous gérez votre Mac avec Homebrew et que vous en avez marre du terminal, Taphouse mérite un petit coup d'œil.

Source

Boring Notch - L'encoche du MacBook devient enfin utile !

Depuis 2021, Apple colle une encoche en haut des écrans de MacBook et n'en fait à peu près rien. C'est juste une zone sombre pour cacher la caméra et qui mange la barre des menus.

Heureusement, l'équipe TheBoredTeam a décidé que ça suffisait et vient de sortir boring.notch , une app gratuite et open source qui transforme ce trou noir en un vrai centre de contrôle dynamique, dans l'esprit de la Dynamic Island de l'iPhone.

L'installation se fait avec Homebrew comme ceci :

brew install --cask TheBoredTeam/boring-notch/boring-notch

Et ensuite, suffit de poser le curseur sur l'encoche, elle se déploie, et vous tombez sur les contrôles de votre musique avec un visualiseur animé, une zone où glisser-déposer vos fichiers, un affichage pour le volume et luminosité entièrement refait, l'indicateur de batterie et même votre prochain rendez-vous Tinder dans votre agenda.

La zone pour les fichiers est la fonction que je trouve la plus pratique car vous balancez un fichier et il reste là, accessible, à tout moment. Vous pouvez alors le ré-attraper depuis n'importe quelle fenêtre, façon presse-papier physique. La fonctionnalité est inspirée du projet DropNotch et reprend même un comportement type AirDrop. C'est pratique par exemple pour trimballer un screenshot d'une app à l'autre sans le perdre dans tout le bazar que vous avez sur votre Bureau (mon Bureau ressemblant à un champ de bataille, je valide).

L'app joue donc dans la même cour que NotchNook, l'app d'encoche la plus connue sauf que NotchNook, ça coute 25 dollars de licence ou 3 dollars par mois en abonnement. Boring Notch, lui, est gratuit et sous licence libre.

Notez que l'équipe n'a pas encore de compte développeur Apple, du coup, au premier lancement, macOS va gueuler que l'app vient d'un développeur non identifié. Si vous passez par Homebrew, le souci est réglé automatiquement mais sinon, après avoir déposé l'app dans Applications, une seule commande dans le Terminal lèvera le blocage de Gatekeeper.

xattr -dr com.apple.quarantine /Applications/boringNotch.app

Vous pouvez aussi passer par Sentinel si vous n'êtes pas à l'aise avec le terminal.

Dans le genre petit utilitaire macOS qu'on installe et qu'on ne lâche plus, ça rejoint des trucs comme Lolgato pour dompter ses Elgato ou DeskPad et son écran virtuel. Et le projet ne compte pas s'arrêter là puisque la roadmap annonce l'intégration des rappels, une fonction miroir pour vérifier sa tête en visio, le contrôle gestuel personnalisable, des widgets d'écran verrouillé, la météo et carrément un système d'extensions. Bref, cette encoche qui rime avec moche pourrait devenir un hub central du Mac à l'avenir.

Et il est également très probable qu'Apple s'empare de l'idée pour da prochaine release majeure de macOS, qui sait ?

WordPress Workspace - L'agent IA d'Automattic

Si comme moi, vous bloguez encore à l'ancienne, c'est à dire depuis l'interface web de WordPress.com, sachez qu'Automattic vient de balancer une app pour Mac qui s'est donné pour mission de vraiment bousculer votre façon d'écrire.

WordPress Workspace est donc un éditeur de site, un agent IA, un outil de prise de note... Bref, un outil fourre-tout qui est en réalité un agent IA branché sur votre contenu et capable aussi d'uploader des médias vers la médiathèque de votre site. Ça se présente donc comme un chat auquel on peut demander tout et n'importe quoi, du style "Voici mon article [TEXTE]. Publie le" ou encore "J'ai la flemme, écris moi un article sur ça : [SUJET]".

Vous pouvez aussi l'utiliser pour interroger votre site web, corriger des trucs, mettre à jour des articles...etc.

Le DMG se télécharge en direct depuis le GitHub d'Automattic , et c'est entièrement gratuit avec n'importe quel plan WordPress.com durant la bêta. Et ça fonctionne aussi avec les sites auto-hébergés comme le mien, pour peu que vous l'ayez lié avec Jetpack.

Ce qui est cool avec cet outil c'est surtout que c'est un agent qui connaît déjà votre site WordPress, son contenu, ses médias, ses guidelines et les permissions liées à votre compte. Donc ça va vite...

Au menu des fonctionnalités, vous aurez de la dictée vocale qui s'alignera sur le ton du site, l'envoi de captures d'écran que vous balancez directement dans l'outil, et un raccourci clavier global qui invoque l'agent depuis n'importe quelle app Mac où vous écrivez, même hors WordPress.

Côté multi-sites, vous pouvez aussi naviguer entre plusieurs sites, où chacun devient son propre workspace avec ses propres réglages et ses propres "guidelines" comme on dit, déjà mémorisées.

Sur la roadmap, Automattic prépare une fonctionnalité Guidelines dans le cœur de WordPress, plus des Memories (apprentissage continu de l'agent), des Skills (capacités partageables en équipe) et des Artifacts (stockage de contenu en cours). L'objectif est donc plutôt clair : Ils veulent transformer WordPress en couche de contexte permanente pour les outils IA, et plus simplement en CMS où on dépose des articles.

Donc à tester si vous publiez régulièrement sur WordPress.

Source

vLLM-MLX - Pour remplacer l'API d'OpenAI par votre propre Mac

Si vous avez un Mac avec une puce Silicon et que vous en avez marre de raquer pour des tokens à chaque requête API à un LLM à la con, y'a un projet qui mérite, je trouve, le détour. Ça s'appelle vLLM-MLX , et c'est un serveur d'inférence local qui transforme votre Mac en machine à générer du texte, à analyser des images et vidéos, et même capable de gérer de l'audio... et tout ça sans que l'inférence ne passe par le cloud des zaméricains.

Pour installer le bouzin, ça se fait avec :

uv tool install vllm-mlx

Puis vous lancez suivi du nom d'un modèle et hop, vous obtenez un endpoint API compatible OpenAI qui tourne en local sur votre machine :

vllm-mlx serve %MODEL%

Au début je pensais que j'étais parti pour une séance de configuration qui aller durer des heures mais en fait non. Par exemple moi j'ai lancé ça :

vllm-mlx serve mlx-community/GLM-4.7-Flash-4bit

Vous pouvez aussi opter pour un modèle plus petit :

vllm-mlx serve mlx-community/Qwen2.5-Coder-3B-Instruct-4bit

Du coup, si vos scripts causent déjà avec l'API d'OpenAI, basculer sur ça en local rien qu'en changeant l'URL de base, c'est un jeu d'enfant !

Côté perfs, et là je reprends les benchmarks officiels du repo (M4 Max 128 Go, mono-requête), on tourne autour de 418 tok/s sur un petit Qwen3-0.6B en 8-bit. Ensuite, ça tombe à environ 206 tok/s sur du Llama-3.2-3B et 128 tok/s sur un gros Qwen3-30B-A3B.

Le débit grimpe aussi quand plusieurs requêtes tapent en même temps à la porte... Donc sur les petits modèles ça file vite, mais par contre, sur les gros, faudra pas s'attendre à la même vitesse, hein... Et un Qwen3-30B vous bouffera dans les 18 Go de RAM unifiée, donc sur un Mac à 8 ou 16 Go vous pouvez oublier les gros modèles (Mais qui n'a pas encore un Mac Studio 128 Go ?? hein ? Quiiii ?).

Et c'est pas juste un serveur de texte comme je vous le disais, puisque le projet gère les modèles de vision type Gemma 3, Qwen3-VL, Pixtral, pour analyser images et les vidéos, et côté audio y'a du TTS natif (avec Kokoro, Chatterbox et compagnie) + de la transcription Whisper qui monte jusqu'à 197x le temps réel avec whisper-tiny, ou 55x avec le modèle turbo.

Attention par contre, il vous faudra la version avec l'extra audio (espeak-ng et un modèle spaCy), car c'est pas inclus dans la commande de base. Mais une fois en place, y a de quoi se monter un vrai assistant vocal 100% local et causer synthèse vocale sans louer un GPU chez Azure ou AWS.

Même le endpoint /v1/messages est compatible Anthropic, ce qui permet de brancher Claude Code ou OpenCode directement sur votre serveur comme je vous l'expliquais ici . Suffit d'utiliser ces variables d'environnement et votre éditeur IA ira taper sur votre propre machine plutôt que sur des serveurs distants.

unset ANTHROPIC_API_KEY
export ANTHROPIC_BASE_URL="http://127.0.0.1:8000"
export ANTHROPIC_AUTH_TOKEN="dummy"
claude --model mlx-community/GLM-4.7-Flash-4bit

ou :

claude --model mlx-community/Qwen2.5-Coder-3B-Instruct-4bit

Avouez que c'est trop cool hein ? Vous pouvez trouver tous les modèles pour MLX ici sur HugginFace si vous cherchez un truc plus spécifique.

Y'a aussi un endpoint d'embeddings pour faire du RAG en local, de l'appel d'outils externe via MCP avec une douzaine de parsers et le support des modèles de raisonnement qui extraient proprement le processus de réflexion entre les balises <think> pour Qwen3 et DeepSeek-R1.

J'adore !

Côté bidouille si vous vous lancer, sachez qu'il y a 2 ou 3 flags vachement utiles à connaitre.

Par exemple, le --warm-prompts (couplé au continuous batching) précharge les préfixes populaires au démarrage et, dans le bon scénario, vous gagne entre 1,3 et 2,25x sur le temps de première réponse.

Sur les gros modèles MoE genre Qwen3-30B-A3B, le --moe-top-k réduit aussi le nombre d'experts activés pour gratter 7 à 16% de débit. Le hic, c'est que vous y perdez un poil de qualité.

Et pour les agents qui brassent des contextes énormes, le --ssd-cache-dir déverse le cache de préfixes sur SSD pour soulager la RAM, au prix d'un peu de latence quand ça tape sur le disque.

Bref, si vous cherchez une alternative à Ollama qui tape direct dans le GPU de votre Mac avec du batching et du multimodal, le tout avec une compatibilité API aux petits oignons, foncez les amis ! C'est open source (Apache 2.0), ça dépote et ça s'installe en deux commandes !

Merci à Christian pour la découverte !

Notchi - Une mascotte pixel-art dans l'encoche pour Claude Code

Vous vous souvenez de l'encoche des MacBook Pro et autres Air d'Apple ? Mais siiii, celle qu'on avait tous trouvée bien moche en 2022, au point que je vous avais pondu un article entier pour la faire disparaître ! Hé bien 4 ans plus tard, sk-ruban a décidé de lui donner une vraie utilité avec notchi qui transforme proprement cette encoche maudite en un compagnon fait de pixel-art et d'amour qui réagit en temps réel à votre Claude Code.

La boucle est bouclée, mes amis !

Une fois installée, l'app détecte les événements de votre session Claude Code via les hooks officiels car ce sont eux qui balancent les "events" sur un socket Unix local qui sont ensuite parsés en temps réel afin d'animer les sprites logés dans le creux de votre encoche.

Cette mascotte a cinq états bien distincts. Elle se balade en mode idle quand vous bricolez à côté, elle s'agite quand Claude réfléchit, elle pique un roupillon en cas de pause prolongée, elle se concentre quand le contexte se compacte, et elle vous fait les gros yeux quand l'IA attend une validation.

Ça bosse fort !

Un clic sur l'encoche et le panneau s'étend pour afficher le feed des événements, votre temps de session, et le quota d'usage restant.

L'option d'analyse de sentiment est également très sympa. Si vous lui fournissez une clé API Anthropic, l'app analysera alors vos prompts pour faire varier l'humeur de la mascotte entre joyeux, triste, neutre ou pleurnichard. À noter quand même que chaque prompt déclenche un appel API facturé sur votre compte Anthropic, donc à activer en conscience si vous bombardez Claude toute la journée et que vous êtes pété de thunes. Ce dont je ne doute pas un instant !!

Les options de Notchi

Et pour ceux qui jonglent avec plusieurs instances de Claude Code, les sessions concurrentes sont également supportées avec un sprite individuel par session, histoire d'éviter la confusion quand vous lancez 3 agents en parallèle.

Sk-ruban s'est inspiré de Claude Island et Readout (deux autres projets qui détournent l'encoche), et les sprites sont dessinés sur Aseprite. C'est un peu dans le même esprit que Peon Ping qui balance des sons de Warcraft à chaque action de votre agent, mais avec un aspect visuel ludique plutôt que sonore. Il y a même déjà un portage Windows réalisé par AptatoX pour ceux qui ne sont pas sur Mac.

Au niveau prérequis, comptez macOS 15 Sequoia minimum et un MacBook avec une vraie encoche, ce qui exclut les MacBook Air sans notch et les MBP d'avant la refonte 14/16 pouces. Le projet est sous licence GPL-3.0 et l'install se fait par Homebrew avec brew install --cask notchi, ou en DMG direct depuis les releases.

Et un grand merci à Camille Roux pour le partage !

sandbox-exec - L'outil de sandboxing caché de votre Mac

Sandbox-exec, c'est un utilitaire en ligne de commande dont pas grand monde ne parle mais qui est intégré à macOS et qui permet de lancer n'importe quel programme dans un bac à sable sécurisé, avec des restrictions sur mesure. Apple l'a déprécié, mais ça marche toujours... et c'est franchement pratique.

Avec ce truc, il suffit de créer un petit fichier de profil (extension .sb) et vous lancez votre commande avec sandbox-exec -f profil.sb votre_commande. En faisant ça, le programme de votre choix tournera dans un environnement verrouillé où il ne pourra accéder qu'à ce que vous autorisez explicitement.

Ensuite, vous avez deux philosophies. Soit vous bloquez tout par défaut et vous n'autorisez que le strict nécessaire, c'est-à-dire l'approche parano parfaite pour tester du code louche. Soit vous autorisez tout et vous ne bloquez que ce qui craint. La première est plus sûre, la seconde plus rapide à mettre en place.

Voici un exemple concret pour avoir un terminal coupé du réseau. Suffit de 3 lignes de profil (c'est du LISP) :

(version 1)
(allow default)
(deny network*)

Et là, sandbox-exec -f no-network.sb zsh vous donnera un shell qui peut tout faire sauf se connecter à Internet. Sympa donc pour lancer un script dont vous n'êtes pas sûr à 100% ! Par contre, pour les apps GUI c'est plus capricieux... en testant la même chose avec Firefox, le navigateur arrive quand même à se connecter (il passe probablement par un autre mécanisme réseau). Du coup, pour les applications graphiques, faudra tester au cas par cas.

D'ailleurs, macOS embarque déjà plein de profils dans /System/Library/Sandbox/Profiles/. Ce sont ceux qu'Apple utilise pour ses propres services et certains sont bien commentés, ce qui en fait une super base pour créer les vôtres (Votre IA personnelle en sera ravie ^^).

Côté debug, si un programme plante dans le bac à sable sans explication, la commande log stream --predicate 'sender=="Sandbox"' affichera en temps réel toutes les opérations bloquées. Comme ça, vous voyez exactement ce qui coince et vous ajustez votre profil en conséquence.

Après comme je vous le disais en intro, Apple a officiellement déprécié sandbox-exec car elle préfère pousser son App Sandbox via Xcode, pensé pour les apps du Mac App Store. Mais bon pour isoler rapidement un script en ligne de commande, l'App Sandbox ne sert à rien. Du coup, cet utilitaire CLI reste le seul moyen natif de faire du sandboxing à la volée sur Mac.

Et avec les agents IA qui exécutent du code YOLO partout sur nos machines, avoir un outil comme celui-ci pour isoler un process sans rien installer, c'est plutôt cool je pense ! Si vous utilisez déjà des outils comme Opcode (une GUI pour Claude Code) qui intègrent déjà du sandboxing, c'est exactement cette couche en dessous. Il s'agit de Seatbelt, le framework de sandboxing kernel de macOS, qui fait tout le boulot au niveau OS.

Bref, si la sécurité de votre Mac vous préoccupe, allez gratouiller un peu ça. Tous les profils sont déjà sur votre machine, y'a plus qu'à jouer avec !

Source

Comment j'ai rendu mon serveur Plex surpuissant et silencieux grâce à un Mac Mini et des SSD Lexar

– Ccontient des liens affiliés Amazon –

Après des années de galère avec un NAS bruyant puis un miniPC pas beaucoup mieux, j'ai fini par trouver la configuration Plex idéale. Un Mac Mini M4 , deux SSD Lexar SL500 , et le silence absolu. Retour d'expérience.

Le bruit, l'ennemi numéro un

J'ai un serveur Plex depuis des années. Un serveur que je partage avec ma famille et mes amis les plus proches, et qui me sert à stocker des films et des séries souvent introuvables sur les plateformes légales, ou des versions numérisées de DVD et Blu-Ray que j'ai achetés, mais que je veux pouvoir streamer sur mon Apple TV. Vous voyez l'idée. Pendant longtemps, tout ça tournait sur un NAS Synology d'entrée de gamme. Ça marchait, mais dès que je voulais transcoder un film pour le regarder à distance, c'était mort. Lecture directe obligatoire, avec les problèmes de débit que ça implique, surtout à l'époque où j'étais encore en ADSL. Il y a trois ou quatre ans, j'ai décidé de monter d'un cran en déportant le serveur Plex sur un miniPC Beelink. Plus de puissance, transcodage enfin possible, bien pratique pour moi à distance ou pour mes proches qui n'ont pas forcément la fibre.

Sauf que toutes ces solutions avaient le même défaut. Le bruit. Entre les disques durs mécaniques, le ventilateur du NAS Synology qui ronronnait en permanence et celui du miniPC Beelink qui se mettait à souffler dès qu'on lui demandait un peu d'effort, c'était toujours pénible. Et comme je n'ai jamais eu la place de planquer tout ça dans un bureau ou un placard technique, le serveur a toujours tourné dans mon salon. Autant dire que les soirs de film, l'ambiance était moyennement au rendez-vous.

Le Mac Mini M4, une bête silencieuse

Et puis il y a quelques semaines, j'ai tout changé. Adios le miniPC, filé à un ami, et place au Mac Mini M4. Ce petit machin tout mignon, complètement silencieux, est une vraie bête de course pour Plex. On parle de quatre à cinq transcodages simultanés sans broncher, avec une sollicitation processeur qui reste sous les 3 à 4%. C'est presque absurde. Le tout en restant frais, sans ventilateur qui se déclenche, sans bruit parasite. Rien. Le silence total.

Pour l'administration, pas besoin d'écran ni de clavier. Tout se fait à distance via l'application Partage d'écran de macOS. Le Mac Mini est branché directement sur ma Livebox, et ça tourne comme une horloge. Et comme bonus, ça me fait un second Mac pour faire des tests quand j'en ai besoin. Pas mal pour une machine qui fait à peine la taille d'une main.

Les SSD Lexar SL500 en remplacement du NAS

Pour compléter le tableau, j'ai déplacé mes données les plus consultées, les films et les séries que ma famille et moi regardons le plus souvent, sur deux SSD SL500 de chez Lexar. Et là, c'est le coup de grâce pour le bruit. Non seulement les ventilateurs ont disparu avec le Mac Mini, mais les vibrations et le ronronnement des disques mécaniques du NAS aussi. Le silence est total. J'ai quand même gardé un NAS Synology en arrière-plan pour stocker les données froides, mon Time Machine et les films que personne ne regarde jamais. Il reste accessible à Plex au cas où, mais il est si peu sollicité qu'on l'entend à peine.

Le résultat, c'est une configuration compacte, silencieuse, et qui gère sans effort tout ce que je lui demande. Le Mac Mini fait tourner Plex comme si de rien n'était, les SSD Lexar offrent des temps d'accès instantanés, et le NAS se contente de dormir dans son coin.

Franchement, si vous êtes du genre à soigner votre setup multimédia à la maison, ce genre de configuration change la vie. Ça a un coût, on ne va pas se mentir, un Mac Mini M4 plus deux SSD externes ce n'est pas donné. Mais le confort au quotidien est incomparable. Plus de bruit, des performances de dingue pour le transcodage, et une machine qui ne chauffe même pas. Si vous avez la possibilité de basculer votre serveur Plex sur un Mac Mini, n'hésitez pas trop longtemps. Moi en tout cas, je ne reviendrais pas en arrière.

Si vous voulez vous équiper, voilà ma config :

Perspective Intelligence - L'IA de votre Mac sort de sa cage

Apple Intelligence, c'est super cool... sauf que c'est verrouillé et dispo sur les appareils Apple uniquement. Du coup, pas moyen d'en profiter depuis votre PC Windows, votre Chromebook ou votre téléphone Android. C'est pour cela qu'un dev a eu une idée plutôt pas con qui consiste à transformer votre Mac en serveur IA accessible depuis n'importe quel navigateur.

Le projet s'appelle Perspective Intelligence Web et le principe c'est que vous installez Perspective Server , ou plutôt une petite app dans la barre de menus de macOS. Et ensuite celle-ci expose les Foundation Models d'Apple (les modèles de langage intégrés à macOS, ceux qui tournent en local sur votre puce M1, M2, M3 ou M4) sous forme d'API compatible OpenAI sur le port 11435. Et voilà comment votre Mac devient un vrai serveur d'inférence IA !

Le client web, c'est du Next.js 16 avec un look à la iMessage, thème sombre, bulles de chat, streaming en temps réel via SSE. Vous vous connectez depuis Chrome sur Windows, Firefox sur Linux, Safari sur iPad... peu importe. Tant que ça affiche une page web, c'est que ça marche !

Et cela vous met à dispo 8 agents spécialisés : code, écriture, traduction, résumés, créativité, tutorat... et même un mode accessibilité. Les conversations sont classées automatiquement et l'historique est stocké dans PostgreSQL (compatible avec le tier gratuit de Neon, donc zéro coût côté BDD).

D'ailleurs l'API de Perspective Server est compatible OpenAI ET Ollama comme ça, vous pouvez aussi brancher Cursor IDE, Continue.dev, ou même Xcode 26 dessus. En gros, tout ce qui sait causer à une API OpenAI peut utiliser l'IA locale de votre Mac. C'est gratos, c'est local, et ça respecte votre vie privée ! Que demande le peuple ?

Si vous avez déjà bidouillé avec Ollama et les modèles locaux , c'est le même genre d'approche... sauf que là ce sont les modèles d'Apple qui font le boulot.

Et côté Apple, faut savoir qu'avec OpenELM en 2024, Apple a commencé à publier certains de ses modèles IA en open source. La différence ici, c'est que les Foundation Models de macOS 26 sont bien plus costauds... et surtout intégrés nativement au système. Ce que fait Perspective Server c'est de les rendre accessibles via une API standard, ce qu'Apple ne propose pas, comme vous pouvez vous douter.

Côté sécurité, le serveur gère les sessions multi-turn avec un TTL de 30 minutes et un système de "guardrail recovery" qui vire les sessions problématiques pour éviter que l'IA parte en vrille. 50 sessions max en parallèle, 3 inférences simultanées... sauf si vous invitez tout le quartier sur l'API, vous serez plutôt à l'aise.

L'installation se fait en une commande curl :

curl -fsSL https://raw.githubusercontent.com/Techopolis/perspective-intelligence-web-community/main/scripts/install.sh | bash

Et éditez ensuite next-app/.env.local avec l'URL de votre base Postgres (DATABASE_URL), puis faites :

cd perspective-intelligence-web-community/next-app && npm install && npx drizzle-kit push && npm run dev

Ouvrez ensuite l'URL http://localhost:3000 , créez vous un compte et vous pouvez commencer à chatter avec l'IA d'Apple.

Voilà, c'est encore jeune mais l'idée est carrément bonne donc à garder dans un coin si vous avez un Mac qui s'ennuie parce que vous avez investi dans un Mac Mini avant de vous rendre compte qu'OpenClaw ça ne servait pas à grand chose ^^ !

vphone - Un iPhone virtuel sur Mac (merci Apple)

Virtualiser macOS sur un Mac, tout le monde ou presque sait le faire. Même chose avec Linux... Mais iOS c'est un peu le Graal... Le truc interdit !

Sauf que des chercheurs en sécu viennent de tomber sur VPHONE600AP, un composant planqué dans le firmware Private Cloud Compute d'Apple qui permet de faire tourner iOS 26 en VM sur un simple Mac tout simplement via le Virtualization.framework. En gros, Apple a laissé traîner la clé sous le paillasson...

Pour ceux qui débarquent, Private Cloud Compute (PCC) c'est l'infrastructure serveur qu'Apple utilise pour faire tourner Apple Intelligence et bizarrement, le firmware de ces serveurs, qu'Apple appelle cloudOS, contient un composant qui n'a rien à faire là : un iPhone virtuel. VPHONE600AP, de son petit nom.

iOS 26 dans une VM sur Mac, avec le wallpaper clownfish en guise de bienvenue

C'est vrai que jusqu'ici, on pouvait faire tourner des VM sur iOS via UTM, mais dans l'autre sens c'était niet. Mais le chercheur du nom de wh1te4ever (bien connu dans le milieu du jailbreak iOS) a documenté comment exploiter ce composant dans un writeup hyper détaillé que je vous invite à lire.

La recette, c'est pas sorcier sur le papier : on prend le firmware d'un iPhone 16 sous iOS 26.1 (~8 Go à télécharger), on y greffe les éléments vphone récupérés dans cloudOS, et on patche le résultat jusqu'à ce que le tout accepte de démarrer dans une VM. En pratique, on se doute que c'est évidemment un poil plus corsé que ça mais c'est le résultat qui compte !

Côté patches, 3 niveaux de casse-tête s'offrent à vous. Le mode Regular, le plus pépère, qui se contente de 38 modifications. Le mode Development qui en empile 47. Et le mode Jailbreak avec ses 84 patches !

Le device tree du firmware vphone, aka "iPhone Research Environment Virtual Machine"

Ces patches touchent à tout ce qui empêche normalement iOS de tourner en dehors d'un vrai iPhone : le bootloader (iBSS, iBEC, LLB), la vérification du volume système (SSV bypass), le système de fichiers APFS (seal verification), et le trustcache TXM.

Et pour simplifier tout ça, un autre dev nommé Lakr233 a créé vphone-cli , un outil en ligne de commande qui automatise tout le processus. Téléchargement des firmwares, application des patches, boot de la VM... quelques commandes dans le Terminal et c'est parti. Sans cet outil, il faudrait se taper chaque patch à la main, parce que le processus complet prend une bonne vingtaine d'étapes.

Ensuite, une fois la bête lancée, trois façons d'y accéder : SSH sur le port 22222 pour bidouiller, VNC sur le 5901 si vous voulez voir l'écran, ou RPC sur le 5910. Le tout en 1179x2556, la résolution d'un iPhone 16. Pas mal pour du virtuel !

Bon, quelques conditions quand même.... il faut macOS 15 (Sequoia) minimum, désactiver SIP et AMFI via csrutil disable en mode Recovery, et surtout un Mac Apple Silicon...

Sur Mac Intel, ça ne marchera pas. Maintenant, si vous avez déjà bidouillé de la virtualisation sur Mac , ça ne devrait pas trop vous dépayser, mais comprenez bien que c'est un outil de recherche en sécurité avant tout... même si perso, tester des apps iOS sans vrai iPhone, c'est pas du luxe quand on fait mon job.

Merci à Lorenper pour le lien de vphone-cli !

FlashSpace - Le switcher de bureaux virtuels qui va plus vite que macOS

Si vous bossez sur Mac, vous connaissez sûrement la galère des Spaces. C'est sympa sur le papier, mais les animations natives d'Apple sont d'une lenteur... y'a de quoi se taper la tête contre les murs quand on veut switcher rapidement entre ses outils de dev et son navigateur. (Et ne me parlez pas du temps de réaction sur un vieux processeur Intel, c'est l'enfer). Bref, moi perso j'utilise pas trop ces trucs là parce que je trouve que c'est pas agréable.

Mais c'est là que FlashSpace entre en piste. Ce petit utilitaire open source, partagé par Vince (merci pour le tuyau !), a une mission simple : proposer un système de workspaces ultra-réactifs pour remplacer l'usage des Spaces natifs. L'idée déchire car au lieu de subir les transitions mollassonnes de macOS, on passe d'un environnement à l'autre de manière quasi instantanée.

Attention par contre, le fonctionnement est un peu particulier. J'ai d'abord cru qu'il créait de nouveaux Spaces dans Mission Control, mais en fait non, c'est plutôt un jeu de "j'affiche ou j'affiche pas les applications dont t'as besoin"... Pour que ça bombarde, FlashSpace recommande de regrouper toutes vos apps sur un seul et même Space macOS (par écran). L'outil gère ensuite des "workspaces virtuels" en masquant ou affichant les apps selon vos besoins. Résultat, une réactivité impressionnante même si ce n'est pas techniquement du "zéro latence" (faut bien que les fenêtres s'affichent quand même).

Pour ceux qui connaissent AeroSpace , FlashSpace se pose comme une alternative solide. Là où AeroSpace tend vers le tiling window management pur et dur à la i3, FlashSpace reste plus proche de l'esprit initial des Spaces mais en version survitaminée. C'est moins radical, plus invisible, mais perso je trouve ça tout aussi efficace pour rester dans le flow.

L'excitation quand on passe enfin d'un bureau à l'autre sans attendre 3 secondes ( Meme )

Côté fonctionnalités, c'est plutôt complet puisqu'on y retrouve du support du multi-écran (un petit clic dans Réglages Système > Bureau et Dock pour activer "Les écrans disposent de Spaces distincts"), gestionnaire de focus au clavier, et intégration avec SketchyBar . Y'a même un mode Picture-in-Picture expérimental (plutôt pour les navigateurs en anglais pour le moment) pour garder une vidéo sous le coude.

Petit bémol à connaître, il gère les applications, pas les fenêtres individuelles. Si vous avez trois fenêtres Chrome, elles bougeront donc toutes ensemble vers le workspace assigné. C'est un choix de design, faut juste s'y habituer mais grâce à ça on gagne encore quelques secondes de vie par jour.

brew install flashspace

Bref, si vous cherchez un moyen de dompter vos fenêtres sans finir avec des cheveux blancs à cause des animations Apple, allez tester ça.

Source

VoxDrop - La dictée vocale ultra-rapide qui tourne en local sur Mac

La dictée vocale, y'a plein d'outils pour ça. Sauf que la plupart envoient votre voix dans le cloud pour la transcrire, et surtout... c'est lent. Chez Google, chez OpenAI, chez Apple... entre le moment où vous parlez et celui où le texte s'affiche, y'a toujours cette latence qui casse tout. Et ça fait des mois que ça me gonflait, surtout en bossant sur mon Mac Studio M4 et mon MacBook Air M2 qui sont quand même censés être des bêtes de course.

Du coup je me suis codé VoxDrop au départ rien que pour moi. Une app macOS qui transforme votre voix en texte, et avec laquelle TOUT se passe en local sur votre machine. Zéro cloud, zéro donnée qui fuite, et surtout c'est rapide. Vous appuyez sur un raccourci (⌥ + Espace par défaut), vous parlez, vous relâchez, et hop, le texte apparaît directement là où se trouve votre curseur. Pas de fenêtre à ouvrir, pas de copier-coller. L'app est super légère et reste discrète en tâche de fond sans bouffer votre RAM.

L'interface de VoxDrop - sobre et efficace ( Source )

Côté moteurs de transcription, y'en a 7 au choix. J'ai voulu ratisser large en mettant des modèles américains, français et chinois. Parakeet de NVIDIA (600 Mo) est le modèle par défaut. Il est super rapide, c'est mon préféré. J'ai mis aussi Whisper avec ses variantes Small, Medium, Turbo et Large v3 qui couvre tous les cas. Y'a aussi Voxtral Mini de chez Mistral, made in France, et Qwen3-ASR le modèle chinois.

Les 7 moteurs de transcription au choix ( Source )

Alors pourquoi sur architecture Silicon ? Hé bien déjà parce que c'est ce que j'utilise au quotidien et aussi parce que les puces Apple Silicon (M1, M2, M3, M4) ont un avantage énorme pour l'IA locale : la mémoire unifiée. En gros, le CPU et le GPU partagent la même RAM. Un modèle chargé en mémoire est donc directement accessible au GPU Metal pour les calculs, sans copie de données. C'est pas magique non plus hein, si votre modèle fait 3 Go et que vous avez 8 Go de RAM, ça va ramer. Mais sur un MacBook Air M2, un modèle de 400 Mo tourne en temps réel sans broncher.

Et VoxDrop ne fait pas QUE de la transcription. Y'a aussi du post-traitement local avec une traduction dans 13 langues mais aussi une reformulation (mode pro, décontracté, concis, structuré...), le tout via le modèle de langage embarqué GemmaTranslate. Et vous avez 5 raccourcis clavier indépendants, chacun avec sa propre config. Un pour dicter, un pour traduire en direct, un pour reformuler ce que vous avez sélectionné...etc. Perso, au quotidien, ceux qui l'utilisent ne peuvent s'en passer. Et moi non plus ! Sauf si vous tapez plus vite que vous ne parlez, mais bon, ça m'étonnerait ^^.

Maintenant, pourquoi c'est pas sur l'App Store ?

Parce que VoxDrop est réservé à mes abonnés Patreon . Vous me soutenez pour la veille techno et la vulgarisation, et en retour j'ai envie de vous filer des outils concrets que j'utilise moi-même tous les jours. Pas de commission, pas d'intermédiaire. Juste un truc développé pour les gens qui me suivent.

J'espère d'ailleurs que ce sera la première d'une série d'apps comme ça. En tout cas, je ne crois pas avoir vu ce modèle de licence ailleurs. J'ai même développé un petit framework exprès pour ça, que je compte bien réutiliser.

Voilà, un GROS merci à tous ceux qui ont bêta-testé l'app pour moi, vos retours ont été très précieux !

Et si vous êtes déjà sur Patreon , VoxDrop est dispo ici !

NotchPrompter – Un prompteur de texte qui se loge dans l’encoche de votre Mac

Vous faites des vidéos face caméra pour YouTube ou Twitch et vous galérez à retenir vos textes ? Ou alors vous avez juste besoin d’un pense-bête qui reste toujours sous vos yeux pendant que vous bossez sur des trucs sérieux ? Si vous êtes sur Mac, y'a une petite pépite open source qui vient de sortir et qui utilise intelligemment un espace souvent critiqué de nos machines : NotchPrompter .

Ça se matérialise sous la forme d'une petite fenêtre de prompteur minimaliste qui vient se loger juste sous l’encoche (le fameux notch) de votre MacBook Air ou Pro. L'idée, c'est de garder votre texte le plus près possible de la caméra pour que votre regard ne semble pas fuir vers le bas ou le côté pendant que vous lisez.

Côté fonctionnalités, c'est de la "sobre-tech" efficace. Vous avez le défilement automatique avec une vitesse réglable, la possibilité d'ajuster la taille de la police, et même une fonction de pause automatique quand vous passez la souris sur la fenêtre. Le petit plus qui tue ? L'activation vocale pour démarrer ou stopper le prompteur à la voix, pratique quand on a les mains occupées. L’application est hyper légère et ne pompera pas vos précieuses ressources CPU, ce qui est crucial si vous enregistrez en même temps avec OBS ou ScreenFlow.

Le projet est disponible gratuitement sur GitHub sous licence MIT. Il vous faudra au minimum macOS 13.0 pour le faire tourner. Pour l'installation, direction la page des Releases, on télécharge le ZIP, on extrait et on glisse l'app dans le dossier Applications.

Petit point important, comme l'application n'est pas notarisée par Apple (le développeur préfère garder ses 99$ plutôt que de les filer à la pomme chaque année), macOS va râler au premier lancement. Pas de panique, il suffit d'aller dans vos Réglages Système > Confidentialité et sécurité, de descendre tout en bas et de cliquer sur "Ouvrir quand même". Si ça ne fonctionne pas, vous pouvez aussi tenter avec Sentinel . C'est le prix à payer pour de l'open source pur jus sur Mac.

Bref, que ce soit pour vos streams, vos présentations clients ou juste pour ne plus oublier vos notes en plein call Zoom, NotchPrompter est un outil génial qui transforme un défaut de design matériel en véritable atout productivité.

Merci à Lorenper pour le partage !

HiFidelity - Le lecteur audio macOS pour ceux qui en ont marre de Spotify

J'arrête pas de lire en ce moment des articles sur des Américains de moins de 25 ans qui découvrent les cassettes audio et qui nous en font des tartines en mode "c'est trop génial". Ils sont mignons car biberonnés à Stranger Things, ils deviennent nostalgiques de cette époque des années 80 qu'il n'ont pas connu. Je comprends, c’était cool mais moi j'ai connu et je peux vous dire que la cassette audio, ça vaut pas un bon vieux FLAC en termes de qualité audio.

Après Spotify même s'il propose du lossless depuis peu, c'est pas non plus le top parce que bah faut payer l'abonnement et puis la musique ne nous appartient pas vraiment. Alors peut-être que, finalement, la voie de la sagesse, c'est celle qui consiste à se faire une collection de FLAC comme on le faisait à l'époque avec nos vieux MP3.

Et c'est pour ça qu'aujourd'hui je vous parle de HiFidelity qui va probablement vous faire plaisir.

C'est un lecteur audio pour macOS, totalement gratuit et open source, pensé pour les audiophiles qui en ont marre des usines à gaz bardées de trackers et d'abonnements. Le truc fonctionne 100% hors ligne, ne collecte aucune donnée, et utilise la bibliothèque BASS (celle qu'on retrouve dans plein de players pro) pour une lecture bit-perfect. Ça veut dire que vos fichiers audio sont lus tels quels, sans conversion ni dégradation.

Côté formats, c'est la totale : FLAC, WAV, AIFF, APE, MP3, AAC, OGG, OPUS, M4A... bref tout ce qui traîne dans une bibliothèque musicale bien fournie. Et pour les puristes, y'a même un mode "Hog" qui prend le contrôle exclusif de votre périphérique audio. En gros aucune autre app ne viendra polluer votre écoute avec ses petits bips de notifications.

L'interface est propre, avec navigation par artistes, albums, genres, et une recherche super réactive grâce à SQLite FTS5 , recommandations automatiques... Ah et le mini-player flottant est vraiment bien foutu pour bosser avec sa musique sans encombrer l'écran.

Perso, ce qui me plaît, c'est l'approche "local first" et avoir un lecteur qui fait juste... lire de la musique, ça fait du bien. Y'a même la synchro des paroles en temps réel via lrclib et un égaliseur multiband pour ceux qui aiment tripatouiller les fréquences.

Pour l'installer c'est simple... soit via Homebrew avec

brew tap rvarunrathod/tap && brew install --cask hifidelity

Soit en téléchargeant directement depuis GitHub . Faut macOS 14 minimum par contre.

Bref, si vous cherchez un lecteur audio qui respecte vos oreilles ET votre vie privée, HiFidelity mérite clairement le coup d'oeil. Merci à Lorenper pour la découverte !

OBS Studio 32 débarque avec un tout nouveau moteur de rendu pour macOS

Passer d'OpenGL à Metal, c'était visiblement pas une mince affaire pour l'équipe d'OBS. La techno d'Apple est sortie y'a 10 ans sous macOS mais ça leur a pris un peu de temps pour la migration... Et n'allez pas croire que je "juge"... Tout ce temps, c'est normal car c'est un soft multiplateforme, donc faut gérer trois écosystèmes en parallèle et ça, ça prend un temps fou.

Tous les effets visuels d'OBS ont dû être réécrits pour fonctionner avec Metal, le langage graphique d'Apple étant bien plus exigeant que celui de Windows et la preview peut parfois légèrement saccader à cause de macOS, mais le flux final reste impeccable.

Niveau performances, Metal fait aussi bien voire mieux qu'OpenGL dans les builds Release mais c'est surtout pour le débogage que ça change tout car les développeurs ont maintenant accès à des outils de diagnostic bien plus performants, ce qui devrait accélérer les corrections de bugs et les futures améliorations.

Pour l'activer (ouais on est chaud !!), c'est hyper simple. Vous allez dans les paramètres d'OBS 32.0, onglet Avancé, section Vidéo, et vous sélectionnez Metal dans le menu déroulant du renderer. Un petit redémarrage de l'appli et hop, vous êtes passé sur le nouveau moteur.

Ce qui est cool aussi avec cette version 32.0, c'est qu'elle inclut un gestionnaire de plugins et des améliorations pour les fonctionnalités NVIDIA RTX.

L'équipe OBS bosse aussi sur des backends Vulkan pour Linux et Direct3D 12 pour Windows, parce que les anciennes APIs comme OpenGL et D3D11 reçoivent de moins en moins de support des fabricants de GPU, donc si vous êtes sur Linux ou Windows, votre tour viendra aussi.

Voilà, après si ça bug, revenez sur OpenGL, mais y'a quand même de bonnes chances que ça tourne mieux qu'avant.

Source

Ladybird - J'ai compilé le navigateur "anti-Chrome" et... c'est pas encore ça

Vous en avez marre du duo Chrome/Safari ? Moi aussi. Alors quand j’ai entendu parler de Ladybird , ce navigateur web développé from scratch sans une seule ligne de code en provenance de Blink, WebKit ou Gecko, j’ai voulu tester la bête. Direction donc le terminal, pour une petite compilation sur mon Mac ARM !

Ladybird, c’est le projet fou d’ Andreas Kling , un ancien ingénieur WebKit chez Apple qui a décidé de créer son propre système d’exploitation ( SerenityOS ) pour se remettre d’une addiction. Code un OS entier comme thérapie, je trouve ça assez cool… Et dedans, il y avait un petit visualiseur HTML qui a fini par devenir un projet à part entière avec 8 développeurs full time et des sponsors comme Shopify, Cloudflare ou encore le co-fondateur de GitHub.

Le concept de Ladybird, c’est zéro code emprunté aux moteurs existants. Tout est écrit en C++ (avec une migration vers Swift prévue), du moteur de rendu LibWeb au moteur JavaScript. C’est donc actuellement le seul navigateur vraiment indépendant en développement actif. Et ça, dans un monde où même Firefox commence à faire un peu polémique sur son indépendance, ça fait du bien.

Mais parlons de mon test. J’ai cloné le repo, lancé la compilation sur mon ordi, et… ça compile. Déjà, c’est une victoire… Le navigateur se lance, affiche des pages, gère le CSS, fait tourner du JavaScript. Les bases sont là.

MAIS on est clairement en pré-alpha car ça rame pas mal et sur YouTube les vidéos refusent même de se lancer. C’est parfaitement normal car le navigateur ne supporte pas encore tous les codecs et APIs nécessaires pour le web moderne et l’alpha est prévue pour l’été 2026, avec une bêta en 2027 et une version stable en 2028. Donc on n’y est pas encore.

Mais c’est encourageant ! En octobre dernier, l’équipe a même fait passer 1,9 million de tests de conformité web (Web Platform Tests) et verdict, le pinch-to-zoom fonctionne sur Mac, le local storage est OK et même Windows commence à être supporté par la communauté.

L’autre truc cool, c’est leur business model. Comme y’a pas de deal avec un moteur de recherche par défaut qui vous piste ni de crypto-tokens chelou et pas de monétisation de données des utilisateurs, le projet se doit d’être financé uniquement par des dons et des sponsors corporate via une structure à but non lucratif. C’est cool et ça nous change de ce monde où Google paie des milliards à Apple pour être le moteur par défaut de Safari.

Donc mon verdict après mes tests, c’est qu’en l’état, Ladybird n’est pas utilisable au quotidien. Et c’est complètement normal vu le stade de développement. Ce n’est donc pas encore un Firefox-killer, mais un projet de recherche et développement qui pourrait, dans 3 ans, devenir une vraie alternative.

Voilà, donc en attendant, Firefox reste mon navigateur principal mais je garde un œil sur cette petite coccinelle parce qu’avoir un quatrième moteur de rendu vraiment indépendant sur le marché, sans les tentacules de Google, Apple ou des régies pub, c’est top !

Cupertino - Plus de code iOS pourri avec vos assistants IA

Vous développez une app SwiftUI et Claude vous balance du NavigationView alors qu’Apple recommande NavigationStack depuis la sorite d’iOS 16 ? Ou encore il vous sort @ObservableObject et @Published alors qu’on est passé à @Observable ?

Bienvenue dans le club des devs qui passent plus de temps à corriger les hallucinations de leur IA qu’à coder…

Ce problème, Aleahim, un développeuse macOS, en a eu marre alors elle a créé Cupertino, un serveur MCP qui donne accès à Claude à plus de 22 000 pages de documentation Apple en local. Plus besoin d’aller sur le net, et surtout plus d’excuses pour mélanger du code iOS 12 avec du SwiftUI moderne.

Ainsi, au lieu de laisser Claude deviner les API (et se planter une fois sur deux), on lui file l’accès direct à la vraie doc. Les 261 frameworks Apple sont là, indexés dans une base SQLite locale, avec un moteur de recherche full-text qui répond en moins de 100ms. SwiftUI, UIKit, AppKit, Foundation, Core ML, ARKit… tout y est.

L’écosystème se découpe ensuite en plusieurs repos GitHub. D’abord le serveur MCP principal qui fait le boulot d’indexation, ensuite un repo avec la doc pré-crawlée (parce que se taper 20 heures de téléchargement, merci mais non merci), et une collection de 606 projets d’exemple Apple officiels pour la route.

De quoi transformer Claude en assistant qui connaît VRAIMENT la plateforme.

Si ça vous intéresse, sachez qu’avant de vous lancer, faut être sur macOS 15 minimum avec Xcode 16 et Swift 6.2+. Côté espace disque, prévoyez 2-3 GB. Et si vous avez déjà bidouillé dans le terminal, que vous connaissez Git et que vous avez Claude Code installé, vous êtes bons. Comptez environ une quinzaine de minutes pour tout mettre en place.

Et rassurez-vous, je ne vous laisse pas tomber, on va attaquer l’installation ensemble. D’abord, récupérez le projet et compilez-le :

git clone https://github.com/mihaelamj/cupertino.git
cd cupertino
make build
sudo make install

Cette commande compile le projet Swift en mode release (ne faites pas attention aux warning éventuels) et copie le binaire dans /usr/local/bin/. Vous devriez ensuite voir un message du genre “Build complete” suivi des chemins où le binaire est déployé.

Maintenant passons sur la doc. Plutôt que de crawler vous-même les serveurs Apple pendant une journée entière, je vous recommande de récupérer la version pré-packagée. Ça prend 5 minutes au lieu de 20 heures, et franchement la vie est trop courte :

git clone https://github.com/mihaelamj/cupertino-docs.git ~/.cupertino

Mais si vous tenez absolument à avoir la doc fraîche du jour (maniaque de la mise à jour, je vous vois), vous pouvez crawler ça vous-même :

# Swift Evolution, ~5 minutes
cupertino fetch --type evolution
# Doc complète, ~20-24h
cupertino fetch --type docs
# Sample code Apple, ~4 minutes
cupertino fetch --type samples

Le crawler utilise un délai de 0,5 seconde entre chaque requête pour ne pas se faire blacklister par Apple. D’où les 20 heures…

Ensuite, il faut construire l’index à l’aide de la commande suivante :

cupertino save

Puis lancer le serveur MCP comme ceci :

cupertino serve

Maintenant, passons à la connexion avec Claude Code. Alors pourquoi Claude Code, parce que c’est celui que j’utilise, c’est le meilleur, c’est mon préféré ❤️.

Et c’est là que tout se joue, une seule commande :

claude mcp add cupertino --scope user -- /usr/local/bin/cupertino

Le --scope user fait que le serveur sera dispo dans tous vos projets, pas juste celui où vous êtes. Vous devriez voir : “Added stdio MCP server cupertino with command: /usr/local/bin/cupertino to user config”.

Et maintenant pour vérifier que tout marche, lancez Claude Code avec claude puis tapez /mcp. Vous devriez voir cupertino dans la liste avec 3 outils : search_docs, list_frameworks et read_document. Vous pouvez aussi lancer cupertino doctor dans le terminal pour un diagnostic complet qui vérifie que le serveur MCP, le répertoire de doc et l’index de recherche sont bien en place.

Testez en demandant à Claude de chercher quelque chose dans la doc Apple. Genre “NavigationStack iOS 16”. Il devrait utiliser l’outil search_docs et vous retourner la vraie documentation avec les bons exemples de code… pas du deprecated.

Si vous avez l’erreur “command not found: cupertino”, le binaire n’est pas dans votre PATH. Vérifiez que /usr/local/bin y est bien ou relancez sudo make install. Si c’est “Database not found”, vous n’avez pas de doc indexée. Retournez chercher le repo cupertino-docs ou lancez le crawl. Et si le serveur ne se connecte pas à Claude Code, fermez Claude Code complètement et relancez-le car les serveurs MCP se chargent au démarrage.

Voilà… Pour les devs Apple qui en ont marre de corriger les suggestions de Claude, Cupertino la formation Apple qu’il manquait à votre assistant IA !

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Cardinal - Le Everything de Windows débarque enfin sur macOS

Si vous avez déjà utilisé Everything sous Windows, vous savez à quel point c’est relou de ne pas avoir d’équivalent sur Mac. Spotlight c’est bien gentil, mais pour faire une recherche de fichiers précise avec des filtres avancés, c’est pas vraiment ça.

Heureusement, y’a Cardinal qui vient combler ce vide !

Cardinal c’est donc un outil de recherche de fichiers ultra-rapide pour macOS qui reprend la même syntaxe de recherche que ce qu’on retrouve dans Everything. Vous tapez vos critères, et pouf, les résultats apparaissent instantanément. Ce projet est développé par un certain Donough Liu, codé en Rust avec Tauri pour l’interface, et distribué, évidemment, sous licence MIT.

Alors qu’est-ce qu’on peut faire avec ?

Bah déjà, la syntaxe de recherche est hyper puissante. L’espace sert d’opérateur AND, donc si vous tapez “brouillon rapport” vous obtenez tous les fichiers qui contiennent les deux mots. Vous pouvez aussi filtrer par extension avec “*.pdf briefing* pour ne voir que les PDF, ou par taille avec “.zip size:>100MB” pour trouver les grosses archives zip.

Y’a aussi le filtre “infolder:” pour limiter la recherche à un dossier spécifique. Et si vous voulez exclure certains types de fichiers ou utiliser des regex, c’est possible aussi. Bref, y’a tout ce qui manque cruellement à Spotlight.

Et les raccourcis clavier sont bien pensés, je trouve. Cmd+Shift+Space pour afficher Cardinal depuis n’importe où (comme vous le faites avec Spotlight), Espace pour prévisualiser le fichier sélectionné avec Quick Look, Cmd+R pour afficher vos trouvailles dans le Finder, Cmd+C pour copier le chemin. Que du classique !

Pour l’installer, téléchargez le .dmg depuis les releases GitHub et installez le. L’app supporte aussi plusieurs langues grâce à un bouton dans la barre de statut, ce qui est top si vous préférez une interface en français.

Le seul truc à garder en tête, c’est que Cardinal doit indexer vos fichiers pour être rapide, donc la première indexation peut prendre un peu de temps selon la taille de votre disque, mais ensuite c’est instantané !

Merci à Lorenper pour le partage !

Magicbrake - Handbrake en mode facile

HandBrake c’est un chef-d’œuvre open source qui fait, en gros, tout ce qu’on peut rêver en terme de conversion vidéo…

Ainsi, si vous voulez juste transformer une vidéo en MP4 qui marche sur votre téléphone, HandBrake est capable de vous proposer 147 options, 23 presets différents, des onglets pour les codecs, les sous-titres, les filtres, l’audio multi-pistes. Ensuite, vous cliquez sur OK en priant pour que le preset par défaut fasse le taf !

Et c’est ça le problème car c’est un super outil mais pour le maitriser, faut faire 18 formations ;-). Heureusement Magicbrake dit stop à cette folie !

Car Magicbrake c’est une app macOS qui ne permet de faire qu’UNE chose. Vous glissez une vidéo dessus, vous cliquez sur le bouton, et vous récupérez un MP4. Y’a pas de menu, pas d’options et encore moins de documentation à lire et ça c’est cool !

Techniquement, c’est un wrapper GUI qui utilise HandBrakeCLI avec le preset “Very Fast 1080p30” préconfigué. C’est con mais ça fera plaisir aux gens qui n’ont pas envie de se prendre la tête avec l’interface d’Handbrake qui ressemble à un cockpit d’Airbus.

Voilà, Magicbrake c’est juste un problème réel résolu avec le moins de code possible et également un bon rappel que des fois, la meilleure solution c’est la simplicité.

Bref, pour la majorité des gens qui veulent juste convertir une vidéo de leur GoPro, leur drone, ou récupérer un vieux fichier AVI des années 2000, Magicbrake fera bien le taf. Après vous voulez vous lancer dans le choix d’un bitrate ou l’incrust de sous titres, pas le choix, faudra aller sur Handbrake.

Le site officiel Magicbrake est ici !

MocoLlamma - Ollama gérable depuis iPhone, iPad et Vision Pro

Vous avez installé Ollama sur votre Mac et vous êtes le plus joyeux de tous les mammifères car vous faites tourner Llama 3.x en local comme un chef. Et puis un soir, posé dans votre canapé avec votre iPad de bourgeois capitaliste, vous vous dites que ce serait bien de pull un nouveau modèle. Et là, vous réalisez qu’il va falloir sortir le MacBook, ouvrir un terminal, taper ollama pull mistral, attendre et attendre… Grosse flemme non ?

Hé oui, Ollama reste un outil en ligne de commande. C’est génial pour les devs, mais galère pour le reste et vous avez beau avoir de la puissance de calcul dans votre poche avec un iPhone ou un iPad, c’est impossible de gérer vos modèles sans SSH et sans Terminal.

Heureusement, MocoLlamma vient combler ce fossé. C’est une app de gestion Ollama pour macOS, iOS, iPadOS, et même visionOS si vous avez ce truc. C’est donc une vraie app native avec interface graphique, développée en Swift et SwiftUI dans laquelle ous ajoutez vos serveurs Ollama, et où vous gérez vos modèles, et vous testez vos LLM via un chat basique.

L’app s’organise autour de trois onglets. Le premier, Server, vous permet d’ajouter et de switcher entre plusieurs serveurs Ollama. Vous pouvez ainsi renommer chaque serveur, gérer les connexions, bref, tout ce qu’il faut pour jongler entre votre Mac local, votre serveur, ou votre instance cloud si vous en utilisez une.

Le second onglet, Model, affiche tous les modèles disponibles sur le serveur sélectionné. Vous voyez ainsi les infos de chaque modèle, vous pouvez les trier par taille, les ajouter ou les supprimer. Comme ça, plus besoin de taper ollama list pour savoir ce qui tourne. Tout est là, visuellement, avec la possibilité de gérer vos modèles d’un tapotage bien senti.

Le troisième onglet, Chat, permet de tester rapidement un modèle. C’est volontairement basique et l’idée n’est pas de remplacer ChatGPT ou Open WebUI, mais juste de vérifier qu’un modèle répond correctement. Genre, vous venez de pull Qwen 3, et vous voulez voir s’il fonctionne avant de l’intégrer dans votre workflow. Hop, quelques questions rapides dans le chat, et vous savez.

Il existe bien sûr des tonnes d’alternatives de GUI pour Ollama comme Open WebUI , LM Studio , Jan , GPT4All … Mais aucune ne supporte nativement visionOS ou les iPad / iPhone. Alors que MocoLlamma, si.

C’est actuellement la seule app qui vous permet de gérer vos LLM locaux depuis ces appareils Apple… C’est assez niche c’est vrai mais ça peut rendre service.

Le nom “MocoLlamma” est ce qu’on appelle un mot valise de “Model”, “Control”, “Ollama”, et “Manage”. C’est moche de ouf, c’est pas super à retenir, mais au moins ça décrit exactement ce que fait l’app.

Y’a la version gratuite qui est disponible sur GitHub, mais uniquement pour macOS (c’est sous license MIT) et la version payante, à 1,99 dollars sur l’App Store, supporte macOS, iOS, iPadOS, et visionOS. La différence principale pour l’app macOS c’est surtout les mises à jour automatiques. Vous payez 2 balles pour le confort.

Et là, un point crucial, sachez que MocoLlamma ne collecte AUCUNE donnée utilisateur. Bref, cette appli vient combler le trou qui se trouve entre “j’ai installé Ollama” et “je peux gérer mes modèles depuis mon iPhone”. Si vous avez ce besoin, c’est donc à considérer.

Merci à Lorenper pour la découverte.

Github Copilot pour Xcode est sorti - Et c'est Microsoft qui l'a fait !

Pendant qu’Apple peaufine son IA maison pour Xcode (sans date de sortie, évidemment), Microsoft vient tranquillou installer ses petites affaires dans l’écosystème le plus verrouillé du marché en sortant son extension officielle Github Copilot pour Xcode , pile-poil au moment où les rumeurs nous soufflent qu’Apple travaille aussi sur sa propre solution locale.

Cette extension de Github pour Xcode propose trois fonctionnalités principales. Tout d’abord de la complétion de code en temps réel. Ensuite, pendant que vous tapez, un tchat vous permet de poser des questions sur votre code, et il y a également un mode Agent qui peut modifier directement vos fichiers et lancer des commandes terminal. C’est gratuit jusqu’à 2000 complétions et 50 messages tchat par mois, donc largement de quoi rendre accro la majorité des devs iOS avant qu’Apple ne sorte son propre truc !

Maintenant pour utiliser un outil Microsoft dans un IDE Apple, vous devez accorder trois permissions macOS sacrées : Background, Accessibilité, et Xcode Source Editor Extension. Hé oui, Apple force littéralement ses développeurs à ouvrir toutes ces portes et niveau permissions, c’est l’Accessibilité qui pose régulièrement problème, car faut souvent la désactiver puis la réactiver pour que ça fonctionne correctement.

Ensuite l’installation est assez classique. Soit via Homebrew ou en téléchargeant le DMG directement depuis le dépôt GitHub.

brew install --cask github-copilot-for-xcode

Vous glissez ensuite l’app dans Applications, vous accordez les trois permissions système, vous activez l’extension dans les préférences Xcode, et hop, vous signez ça avec votre compte GitHub Copilot.

Un autre projet communautaire existait déjà intitni/CopilotForXcode , non officiel mais fonctionnel, qui supportait GitHub Copilot, Codeium et ChatGPT mais comme Microsoft sort maintenant sa version officielle pour contrôler le territoire comme un dealer dans son quartier, j’imagine que cette dernière ne va plus faire long feu.

Les tests comparatifs montrent que Copilot reste plus rapide et plus précis que le système de prédiction local d’Apple intégré dans Xcode car Apple mise uniquement sur du traitement local avec un modèle embarqué (pas de cloud donc, tout est sur votre Mac), surtout que Microsoft a déjà des années d’avance sur l’entraînement de ses IA et la rapidité de ses serveurs.

Donc voilà, les développeurs iOS se retrouvent maintenant à choisir entre attendre un hypothétique Copilot d’Apple sans date de sortie, ou donner les clés de leur Xcode à Microsoft dès maintenant. Ou alors continuer à coder sans IA comme les hommes de Cro-Magnon à l’époque !

En tout cas, avec 2000 complétions gratuites par mois comme dose pour devenir accro, combien vont résister si Apple tarde encore 6 mois de plus ??

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Unfatten pour macOS - Récupérez de l'espace disque en supprimant le code mort de vos apps et plugins audio

Vous avez un Mac M1, M2, M3 ou M4 ? Bonne nouvelle, vous trimballez probablement entre 50 et 100 GB de code complètement inutile que votre processeur n’exécutera jamais et ce, depuis le jour où vous avez acheté votre superbe machine.

Les coupables ce sont les binaires universels de vos plugins audio (VST…etc) et vos apps traditionnelles qui contiennent maintenant deux versions complètes du code : une pour Intel, une pour Apple Silicon. Et comme votre Mac n’utilise qu’une seule de ces versions, mais vous payez le prix fort en espace disque pour les deux.

Car depuis 2020 et la transition vers Apple Silicon, Apple a choisi la simplicité : un seul fichier pour tout le monde ! Le développeur compile son code deux fois (Intel + ARM), colle les deux versions ensemble, et hop, vous vous retrouvez avec des fichiers littéralement deux fois plus gros qu’ils ne devraient l’être.

Et c’est là qu’ Unfatten entre en jeu. Ce petit outil gratuit fait exactement ce que son nom indique : il dégonfle vos plugins et vos applications en supprimant la partie du code que vous n’utilisez pas. Si vous êtes sur Apple Silicon, il vire le code Intel et si vous êtes encore sur Intel, il peut virer le code ARM (mais attention, si vous comptez upgrader votre Mac un jour, vous devrez tout réinstaller).

L’utilisation est ultra simple, vous sélectionnez les dossiers contenant vos apps et plugins, vous choisissez les formats à scanner (AAX, VST, VST3, AU), et vous lancez le scan. L’outil propose un mode simulation qui permet de voir exactement combien d’espace vous allez récupérer sans rien toucher et une fois que vous avez vu les chiffres (et croyez-moi, ils font mal), vous pouvez lancer le nettoyage réel !

Pensez quand même à faire un backup de vos plugins avant car on n’est jamais trop prudent avec ses plugins audio à 200 euros pièce qu’on ne peut pas toujours re-télécharger facilement. Après pour les apps, c’est moins critique, suffit de la réinstaller.

Pensez aussi à repasser un petit coup de Unfatten après d’éventuelles mises à jours des apps ou des plugins.

D’ailleurs, j’sais pas si vous savez mais macOS 26 Tahoe est la dernière version à supporter du x64 avec Rosetta 2, qui permet de faire tourner les apps Intel sur Apple Silicon.

Voilà, l’outil est disponible ici sur avelio.tech/unfatten et si au premier lancement, vous avez un avertissement de sécurité, passez par Sentinel pour le débloquer.

Merci à Lorenper pour l’info !

macOS Tahoe rame ? J'ai peut-être la solution

Les amis, je ne sais pas si vous êtes sous Mac, mais si c’est le cas, vous avez peut-être succombé à la mise à jour vers macOS Tahoe.

En tout cas, moi, j’ai fait la migration, et franchement, j’ai vu aucune différence, à part quelques petits aspects graphiques par-ci par-là. En tout cas, ça m’a pas hypé de fou, ni traumatisé non plus.

Par contre, ce qui m’a VRAIMENT traumatisé, ce sont les performances de mon Mac Studio M4 Max qui est quand même assez puissant et qui se retrouve à tourner comme un escargot asthmatique fumeur de joints. Cela se produit notamment lorsque je lance mes lives sur Twitch et c’est assez handicapant pour ne pas dire inutilisable… Le scroll est lent, les applications rament, mes streams lagguent, c’est l’enferrrrr et ça me met de mauvaise humeur !

Et après avoir été faire un tour sur Reddit, ce que je peux vous dire, c’est qu’il y a beaucoup de gens dans mon cas qui gueulent contre cette nouvelle version de Mac OS parce qu’elle est buggée, parce qu’elle rame, parce que ce n’est pas ouf. Donc déjà, je voudrais dire un gros “bouuuuh” à Apple.

Moi, ce qui me posait vraiment problème sur mon macOS, c’est le processus WindowServer qui tournait à FOND les ballons. Alors, effectivement, j’aurais pu croire que c’était un malware qui minait des bitcoins en douce, mais, bon, je fais un petit peu attention, quand même…

Non, non, non, c’est du ralentissement natif by design made in Cupertino.

Après moult péripéties, j’ai donc trouvé comment régler ce problème (jusqu’au problème suivant…). Je vous livre donc cette petite astuce si vous aussi vous avez WindowServer qui part dans les choux après la mise à jour vers Mac OS Tahoe.

Allez dans les réglages au niveau de la section énergie et vérifiez que vous n’avez pas activé le mode économie d’énergie. Moi, en tout cas, c’est ce mode-là qui m’a mis dedans. J’ai l’impression que ça bride l’ordinateur et le système d’exploitation, bref que c’est mal géré et ça fait tout ramer.

Du coup, en désactivant ce truc, mon ordinateur est redevenu à nouveau utilisable. Woohoo !

Donc j’attends la prochaine mise à jour Apple, mais, bon, voilà, en attendant, essayez au moins ça, vous verrez si ça marche.

Et, après, pour tous les autres problèmes liés à Spotlight, à l’indexation des photos, ce genre de trucs, faut parfois redémarrer, tuer les processus, désactiver, par exemple, dans iCloud la synchronisation des contacts (process contactd) sur des comptes Gmail ou Exchange

Ou virer des choses dans la config de Spotlight, ce genre de truc, en attendant un fix…

Voilà, bon courage à tous les galériens fans de la pomme et à très bientôt !

Port Kill - L'app macOS qui règle ses comptes avec les ports squattés

Vous la connaissez cette fatigue de quand vous lancez votre serveur de dev et que ce satané message d’erreur EADDRINUSE vous annonce que le port 3000 est déjà utilisé ? Et bien moi oui, et visiblement je ne suis pas le seul puiqu’un développeur de talent a décidé que c’était la goutte d’eau et a créé Port Kill , une petite app macOS qui vit tranquillement dans votre barre de menu et qui surveille les ports ouverts comme le vigile de Franprix vous surveille.

Comme ça, au lieu de jouer au jeu du chat et de la souris avec lsof, netstat et kill dans votre terminal, Port Kill scanne automatiquement tous les ports entre 2000 et 6000 toutes les 5 secondes et vous dit ce qui est ouvert. Alors pourquoi cette plage ? Hé bien parce que c’est là que la plupart d’entre nous faisons tourner nos serveurs de développement. React sur 3000, Vue sur 8080, votre API custom sur 5000… Vous voyez le tableau.

Ce qui est sympa avec Port Kill, c’est l’interface. L’icône dans la barre de menu change de couleur selon le nombre de processus détectés. Vert quand tout est clean, rouge quand vous avez entre 1 et 9 processus qui traînent, et orange quand ça part en cacahuète avec plus de 10 processus. Un clic sur l’icône et vous avez la liste complète avec la possibilité de tuer chaque processus individuellement ou de faire table rase d’un coup.

Techniquement, c’est du solide puisque c’est écrit en Rust (hé oui parce qu’en 2025, si c’est pas du Rust, c’est has-been), l’app utilise les commandes système lsof pour détecter les processus. Et la stratégie de kill de l’outil est plutôt intelligente puisqu’il fait d’abord un SIGTERM poli pour demander gentiment au processus de se barrer, et si au bout de 500ms ce dernier fait le têtu, PAF, un SIGKILL dans les dents. C’est la méthode douce-ferme, comme quand vous demandez à votre chat de descendre du clavier.

Le contexte, c’est qu’on a tous galéré avec ça. L’erreur EADDRINUSE est un classique du dev web. Vous fermez mal votre serveur avec Ctrl+C, ou pire, vous fermez juste la fenêtre du terminal, et hop, le processus continue de tourner en arrière-plan comme un zombie. Sur macOS, c’est encore plus vicieux depuis Monterey avec AirPlay qui squatte le port 5000 par défaut.

Il existe d’autres solutions, bien sûr. Par exemple, Killport est autre un outil en ligne de commande cross-platform écrit aussi en Rust qui fait un job similaire. kill-my-port est un package npm qui fait la même chose. Mais ces outils nécessitent de passer par le terminal à chaque fois. Port Kill, lui, est toujours là, discret dans votre barre de menu, prêt à dégainer.

L’installation est simple : vous clonez le repo GitHub, un petit cargo build --release si vous avez Rust installé, et vous lancez avec ./run.sh. L’app tourne en tâche de fond, consomme quasi rien en ressources, et met à jour son menu contextuel toutes les 3 secondes. Pas de fenêtre principale, pas de configuration compliquée, juste l’essentiel.

Pour les puristes du terminal, oui, vous pouvez toujours faire lsof -ti:3000 | xargs kill -9. Mais franchement, avoir une interface graphique pour ce genre de tâche répétitive, c’est pas du luxe. Surtout quand vous jonglez entre plusieurs projets et que vous ne vous rappelez plus quel port utilise quoi.

Le seul bémol, c’est que c’est limité à macOS pour l’instant donc les développeurs sur Linux et Windows devront se contenter des alternatives en CLI. Mais bon, vu que le code est open source, rien n’empêche quelqu’un de motivé de faire un portage.

Voilà, donc si comme moi vous en avez marre de cette danse répétitive pour trouver et tuer le processus qui squatte votre port, Port Kill mérite que vous y jetiez un oeil.

Multipass de Canonical devient enfin 100% open source - Fini les VM propriétaires !

Alors là, c’est le genre de nouvelle qui fait plaisir ! Canonical vient de rendre Multipass, leur gestionnaire de machines virtuelles Ubuntu, 100% open source. Fini les bouts propriétaires cachés, on peut maintenant fouiller dans absolument tout le code !

Bon, je sais que vous connaissez déjà Multipass. C’est cet outil génial qui vous pond une VM Ubuntu en une seule commande. Super pratique pour tester des trucs sans pourrir votre système principal, ou pour simuler des environnements cloud en local. Mais jusqu’à maintenant, il y avait un hic : une partie du code tournant sur Windows et macOS était encore propriétaire. Et ça, ça faisait grincer des dents dans la communauté.

Jouer à Fortnite sur Mac Silicon - Le guide complet

Mon fils voulait qu’on joue ensemble à Fortnite, mais j’avais la flemme de sortir le PC. Problème, j’ai un Mac Silicon et Fortnite, c’est officiellement mort sur macOS depuis qu’Apple et Epic se tirent des boulets de canon. Heureusement, des bidouilleurs de talent veillent au grain.

En effet, depuis 2020, Apple a banni Fortnite de ses machines après le conflit épique (sans jeu de mots) avec Epic Games autour des commissions de l’App Store. Epic voulait contourner la taxe de 30%, Apple a sorti l’artillerie lourde. Résultat, plus de Fortnite sur Mac, et les gamers macOS se retrouvent le bec dans l’eau.

VirtualBuddy - La virtualisation macOS ultra simple sur Apple Silicon

Si vous avez un Mac avec puce Apple Silicon et que vous voulez tester les dernières betas de macOS sans risquer de transformer votre machine principale en champ de bataille numérique, vous allez adorer VirtuabBuddy.

Développé par Guilherme Rambo (aka insidegui), ce soft gratuit exploite le framework de virtualisation native d’Apple introduit avec macOS 12 Monterey. Contrairement aux solutions lourdes comme Parallels ou VMware qui coûtent un bras et nécessitent parfois un doctorat en informatique pour être configurées correctement, VirtualBuddy mise sur la simplicité. Y’a pas 36 000 options, pas de menus interminables, juste ce qu’il faut pour créer et gérer vos machines virtuelles macOS.

Surfshark One - Comment installer et maîtriser l’antivirus

– Article en partenariat avec Surfshark

Comme je vous l’ai déjà dit, Surfshark One n’est pas composé que d’un simple VPN. C’est une véritable suite de cybersécurité conçue pour protéger vos appareils contre les menaces les plus modernes. Outre le célèbre service de réseau privé virtuel (VPN), Surfshark One inclut un antivirus puissant, une protection en temps réel contre les ransomwares, un bouclier webcam, et même une fonctionnalité de surveillance des fuites de données sur le Dark Web. Bref, c’est un outil tout-en-un pour sécuriser votre vie numérique.

Comment synchroniser parfaitement audio et vidéo sur macOS

Si vous êtes Youtubeur / Streameur, vous connaissez surement ce moment ultra frustrant où votre vidéo est parfaite mais que le son est décalé comme dans un mauvais doublage de film de kung-fu des années 80.

C’est exactement le problème que j’avais avec ma chaîne YouTube (au passage, si vous n’êtes pas encore abonnés, qu’est-ce que vous attendez ? ABONNEZ VOUUUUS !!!). En effet, pour mes tutos vidéos, j’utilise un petit appareil photo Canon, relié à un boitier de capture HDMI ainsi qu’un micro XLR connecté à une carte son externe. Et tout ça sous macOS.

Toutui - Écoutez vos livres audio et podcasts depuis votre terminal

Si vous passez vos journées, le nez dans un terminal, ce serait-y pas trop cool de pouvoir également y écouter vos livres audio et vos podcasts ?

On évite ainsi les interfaces flashy, les notifs et autres animations inutiles et on se concentre sur l’essentiel, à savoir la simplicité monacale du terminal. Bref, si vous êtes de ceux qui pensent qu’une journée sans taper une commande est une journée perdue, il faut que je vous présente Toutui !

AirBattery – Surveillez la batterie de tous vos appareils Apple depuis vos Mac

Vous possédez des tas d’appareils Apple comme un iPhone, un iPad, des AirPods ou une Apple Watch en plus de votre Mac et garder en permanence un œil sur le niveau de batterie de chacun, c’est compliquéééé. Heureusement, il existe une solution simple et pratique pour surveiller la batterie de tous vos appareils depuis votre ordinateur : AirBattery.

Il s’agit d’un petit outil bien pensé qui vient se loger dans la barre de menus de macOS, qui détecte tous les appareils Apple connecté au même réseau Wifi que votre Mac pour afficher leur niveau de batterie en toute détente.

Une fois l’app installée, vous verrez apparaître une petite icône de batterie dans la barre de menus et en cliquant dessus, une liste déroulante affichera en temps réel l’état de charge de vos iPhone, iPad, AirPods, Apple Watch, etc. avec le pourcentage exact.

Bref, j’ai trouvé ça pratique pour savoir d’un simple coup d’œil quel appareil a besoin d’être rechargé en priorité.

L’outil permet également :

  • d’afficher le pourcentage de batterie directement dans la barre de menus, à côté de l’icône
  • de déclencher une alerte lorsqu’un appareil a atteint un niveau de batterie critique (20% par défaut)
  • d’afficher les niveaux de batterie dans le Dock de macOS plutôt que la barre de menus
  • de détecter vos appareils via Bluetooth pour les iPhone et iPad cellulaires même sans WiFi

Bref, c’est top pour ne plus jamais tomber à court de batterie par surprise !

A découvrir ici.

Octarine – L’éditeur Markdown bien pensé

Vous cherchez un éditeur de texte minimaliste et efficace pour vous concentrer sur l’essentiel, à savoir votre prochain roman ou votre documentation ?

Ne cherchez plus, Octarine est là pour vous ! Cet éditeur pour macOS (et bientôt Windows / Linux) va surtout plaire aux amateurs de simplicité et de productivité d’abord grâce à son interface mais également des fonctionnalités bien pensées comme la prévisualisation en temps réel du rendu HTML, pratique pour vérifier le résultat final sans quitter l’appli, ou le système de Workspaces que perso, j’adore. Et pour les pros du clavier, de nombreux raccourcis sont disponibles pour mettre en forme le texte sans décrocher les mains du clavier.

L’autre gros point fort d’Octarine, c’est que vous gardez la main sur vos fichiers. Pas de format propriétaire ou de base de données cachée, vos notes sont de simples fichiers texte en Markdown, lisibles par n’importe quel éditeur. Vous pouvez les organiser comme vous voulez dans l’arborescence de votre choix et tout est stocké localement sur votre machine, ce qui est un gage de pérennité et de confidentialité pour peu que vous fassiez correctement vos sauvegarde !

Et ce n’est pas tout, les possibilités d’Octarine sont nombreuses :

  • Utilisation de templates pour gagner du temps
  • Support des images, vidéos et autres pièces jointes par simple glisser-déposer
  • Liens internes entre notes pour les relier et créer des relations
  • Recherche ultra rapide sur tout le contenu textuel
  • Mode focus pour une concentration maximale
  • Prise de notes quotidiennes avec le Daily Desk
  • Épinglage des notes fréquentes pour y accéder en un clic
  • Export dans de nombreux formats
  • Et bien plus encore…

Les dev viennent d’ailleurs de publier une nouvelle version boostée, avec au menu des améliorations de performances (même sur des pavés de 200 000 mots !), une barre de commande unifiée pour tout faire au clavier, et même un bouton d’aide en bas à droite pour ne jamais être perdu.

Bien sûr, tout n’est pas parfait. On pourrait regretter l’absence de fonctions collaboratives pour travailler à plusieurs sur un même document et l’application mobile se fait aussi désirer, même si la synchronisation avec un dépôt git est possible pour y accéder de partout. Mais ces limites sont largement compensées par les points forts d’Octarine, et notamment sa rapidité. Faut dire qu’avec son poids plume (seulement 6Mo !), il ne risque pas de ralentir votre machine.

Au final, Octarine est un super éditeur Markdown que je vous recommande de tester !

Marta – Un gestionnaire de fichiers rapide et personnalisable pour macOS

Voici un gestionnaire de fichiers pour macOS qui va vous faire oublier le Finder et dont le petit nom est Marta.

Il s’agit d’une application 100% native pour Mac, entièrement développée en Swift, ce qui permet d’avoir une expérience authentiquement macOS avec d’excellentes perfs, bien plus qu’avec le Finder. Marta est également entièrement personnalisable, surtout au niveau des contrôles clavier. Il y a également des thèmes plutôt joli et si le coeur vous en dit, vous pouvez même concevoir le vôtre aux petits oignons.

Concernant les archives genre zip et compagnie, ce Finder nouvelle génération les gère comme si c’étaient de simples dossiers, ce qui permet d’ouvrir et modifier des fichiers dans des archives imbriquées sans même avoir à les extraire.

Marta dispose aussi d’une API de plugins en Lua ce qui vous permet d’étendre ses fonctionnalités comme on le ferait avec OBS pour ceux qui le scriptent un peu. Comme ça, vous pouvez créer vos propres commandes et les partager avec la communauté si le coeur vous en dit.

Avec le panneau d’actions, accessible via ⌘⇧P (CMD MAJ P), vous aurez accès à toutes les commandes en un clin d’œil et grâce à son moteur de recherche ultra performant, vous trouvez vos fichiers en un éclair, que ce soit avec une simple chaîne de caractères ou une expression régulière.

Voici quelques-uns des raccourcis clavier les plus utiles qui sont calqués pour la plupart sur ce qu’offre le Finder d’Apple :

  • Les flèches pour naviguer dans vos dossiers
  • Entrée pour ouvrir un fichier
  • Retour arrière pour remonter d’un niveau
  • Barre d'espace pour avoir un aperçu du fichier sans l’ouvrir
  • ⌘ Entrée pour ouvrir le fichier avec l’application de votre choix, sans toucher à la souris

Et si vous avez besoin d’ouvrir plusieurs fenêtres et onglets ou afficher les fichiers cachés, c’est également possible avec un raccourci clavier. Vous ne toucherez quasiment plus à la souris avec cet outil.

Marta vous offre même un aperçu des fichiers en survolant simplement le nom, et vous pouvez choisir le type d’aperçu avec ⇧ Espace et y’a même un terminal intégré directement dans l’application que vous pouvez appeler avec la commande ⌘O. C’est super pratique !

Découvrez Marta par vous-même ici. Vous devriez gagner un peu en productivité 🙂

QuickTune – Un mini player Apple Music qui ressuscite QuickTime

Développé à Copenhague, QuickTune est un mini lecteur pour Apple Music dispo sur macOS et qui adopte l’interface iconique de QuickTime.

Pour ceux qui n’ont pas connu cette époque (bouuuh les jeunes), sachez que QuickTime Player était autrefois le lecteur multimédia par défaut sur Mac OS X. Avant l’avènement d’iTunes, puis d’Apple Music, c’était QuickTime qui gérait nos vidéos, nos morceaux de musique et même des contenus VR. C’est d’ailleurs encore un outil présent par défaut dans macOS, même si son look n’a plus rien à voir avec ce qu’il était à l’époque.

Avec QuickTune, on retrouve tout le charme de cette interface rétro, de la texture métallique brossée aux boutons vitreux, sans oublier l’affichage LCD très utilitaire. C’est un bond dans le passé en termes de design, mais au lieu de lire des fichiers locaux, QuickTune se connecte directement à votre bibliothèque Apple Music.

Bien que vintage en apparence, il propose des fonctionnalités plutôt bien pensées comme l’affichage de la pochette de l’album en cours de lecture, une vue détaillée, inspirée de l’inspecteur de fichiers de QuickTime, vous donne également accès à de nombreuses informations sur le morceau, telles que l’année de sortie, le genre ou les artistes. L’application permet également d’ouvrir un HUD permettant de gérer et de changer de playlists directement, sans avoir à lancer Apple Music.

Techniquement, ce logiciel est écrit en Swift + AppKit et utilise des composants natifs macOS pour se synchroniser avec Apple Music. Il est compatible à partir de macOS Big Sur et versions plus récentes, et fonctionne à la fois sur les Mac équipés de processeurs Apple Silicon et Intel. Et c’est disponible en anglais, espagnol, italien, finnois, allemand et polonais.

Perso, je trouve le concept de QuickTune irrésistible, même s’il n’est pas nécessairement indispensable au quotidien. Pour ceux d’entre vous qui ont utilisé intensivement QuickTime dans les années 90, voir cette interface ressuscitée dans une application moderne est une expérience unique, comme on l’a vécu récemment avec Winamp par exemple. Un petit plaisir coupable !

Bref, je vous invite à jeter un œil à QuickTune car c’est un bel hommage à ce lecteur culte, et également une application bien pensée pour profiter de votre musique Apple Music.

Comment créer des icônes macOS icns sur-mesure avec Img2icns

Vous cherchez un moyen simple et gratuit de convertir vos images en icônes pour macOS ? Ne cherchez plus, je vous ai déniché un petit outil en ligne bien pratique qui fait exactement ça : Img2icns.

Ce site web gratuit vous permet de convertir facilement vos images aux formats PNG, SVG, JPG et WebP en icônes macOS au format ICNS. Il vous suffit pour cela de glisser-déposer votre image sur la page ou de cliquer pour la sélectionner depuis votre ordinateur, et hop, le tour est joué !

C’est pratique si vous développez une application pour Mac et que vous voulez lui donner une icône personnalisée bien classe, au lieu du triste dossier bleu par défaut. Ou alors si vous êtes un maniaque de la customisation et que vous voulez changer toutes les icônes de votre système avec vos images préférées. Ça peut aussi être utile pour les graphistes et les webdesigners qui ont besoin de créer des icônes sur mesure pour leurs projets.

Une fois que vous avez lâché votre image sur la page web de Img2icns, le site va automatiquement la convertir en icône ICNS qui est le format standard utilisé par macOS pour les icônes. Ça va générer un fichier .icns qui contiendra en fait plusieurs versions de votre image de différentes tailles, du 16×16 jusqu’au 512×512 pixels. Comme ça, le système pourra afficher l’icône de manière optimale quelle que soit la taille nécessaire.

Img2icns gère aussi les images transparentes, ce qui peut être bien pratique pour créer des icônes avec des formes originales qui se fondront parfaitement dans l’interface de macOS. Par contre, si votre image de départ n’est pas carrée, elle sera automatiquement redimensionnée et centrée pour rentrer dans le format carré des icônes ICNS. Donc n’hésitez pas à recadrer votre image à l’avance aux bonnes dimensions pour un résultat optimal.

Ensuite il suffit d’aller dans le Finder, de faire un clic droit sur le dossier ou le fichier dont vous voulez changer l’icone, et cliquer sur « Lire les informations ». Vous devriez alors tomber sur ce genre de fenêtre.

Glissez alors votre icone icns à la place du dossier ou de l’icone de votre fichier et tadaaaa.

Bref, si vous avez besoin de créer facilement des icônes personnalisées pour macOS à partir de n’importe quelle image, Img2icns c’est l’outil rêvé.

Comment connecter un NIC 25 GBit/s sur macOS et iOS avec AppleEthernetMLX5

Vous ne le savez peut-être pas, mais Apple nous a réservé une belle surprise dans macOS Ventura et iOS en incluant discrètement la prise en charge native des cartes réseau NVIDIA / Mellanox ConnectX. Résultat des courses, vous pouvez maintenant vous la raconter avec un réseau 25 Gbit/s et plus, aussi bien sur vos Mac que vos iPad Pro !

Mais ne nous emballons pas trop vite car pour en profiter, il faudra laisser votre portefeuille s’alléger et faire quelques branchements créatifs. Mais ça en vaut la peine si vous êtes un vrai passionné qui adore voir défiler les téraoctets à une vitesse fulgurante. D’abord, il faudra vous procurer une carte réseau ConnectX-4, ConnectX-5 ou ConnectX-6. Ces modèles commencent en général à 25 Gbit/s en dual port SFP28 et peuvent monter jusqu’à 200 Gbit/s pour les versions les plus performantes. Bien sûr, ce n’est pas donné, mais comme on dit, on n’a rien sans rien, puis êtes quand même pété de thunes (non).

Ensuite, il vous faudra un boîtier Thunderbolt ou USB4 compatible avec le tunneling PCIe. Les hackers qui ont mis ça en place chez Kitten Labs ont utilisé un boîtier NVMe TBU401 à environ 100 euros qui fait très bien l’affaire. Il lui ont ensuite ajouté un petit adaptateur M.2 vers PCIe x4. Et voilà, le tour est joué !

Si vous vous lancez, évitez quand même les boîtiers USB bon marché à 30 €, car ils ne feront pas l’affaire. Ils se contentent de convertir du stockage USB vers NVMe, alors que ce qu’il vous faudra, c’est du vrai tunneling PCIe.

Notez que les cartes NVIDIA/Mellanox ConnectX-4, 5 et 6 fonctionneront uniquement avec le driver AppleEthernetMLX5 inclus par défaut dans les versions récentes d’iOS / macOS. Côté alimentation, il vous faudra bricoler un peu. Le port PCIe fournit du 12V et du 3.3V, tandis que l’USB-C n’offre que du 5V. Heureusement, le boîtier NVMe convertira le 5V en 3.3V, mais pour le 12V, il vous faudra une alimentation externe. Un petit bloc 12V/2.5A devrait suffire pour alimenter la carte ConnectX et le chipset Thunderbolt.

Alors vous vous demandez peut-être également si vous pouvez brancher un GPU externe en même temps ? Eh bien, sur un Mac Intel ou un PC Windows/Linux, ça passe sans problème mais sur les puces Apple Silicon, inutile d’y penser. Non seulement il n’y a pas de drivers, mais il y a aussi une limitation matérielle au niveau du memory mapping qui pose problème. Dommage, faire tourner Crysis en 8K sur un MacBook Air M1 aurait été sympa, mais il faudra patienter. Snif.

En avant pour la pratique ! Pour les plus courageux d’entre vous qui veulent tenter l’aventure du 25 Gbit/s sur leur Mac ou iPad Pro, voici un petit tutoriel. Attachez vos ceintures, ça va décoiffer ! 😎

Voilà, vous savez tout ! Ce n’est pas donné et il faut être prêt à se salir les mains, mais quelle bonheur (j’imagine) de voir son Mac ou son iPad afficher du 25 Gbit/s sans effort. Faites attention quand même à ne pas trop les faire chauffer, ce matériel reste sensible ^^. N’oubliez pas non plus que la vitesse maximale du réseau est limitée par l’interface Thunderbolt/USB4 à environ 40 Gbit/s. De plus, l’alimentation via USB-C seule ne sera pas suffisante d’où l’utilisation d’une alimentation externe.

Pour les intéressés, le post de blog de kittenlabs.de fournit davantage de détails, dont des tests de vitesse sous macOS et iOS, ainsi qu’une mine d’informations pour ceux qui veulent tenter l’aventure à 25 Gbit/s

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