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  • Hydracker / Darkiworld piraté - Pas de lien avec le gérant de YGG, confirme le leaker
    Vous vous souvenez de YggTorrent qui s'est fait démonter en full 4K en mars dernier ? Eh ben rebelote !! Le mec qui gérait Ygg serait, d'après le leaker, derrière une autre plateforme pirate nommée Hydracker (l'ex-Darkiworld relooké hier) qui elle aussi s'est fait éclater à son tour. Un certain blackspell81 a balancé le catalogue en accès libre sur darkileak.buzz. Le pirate qui pirate le pirate qui s'était déjà fait avoir. C'est un délice ^^! Et ce qui a fuité, c'est du lourd avec environ 2,4 m

Hydracker / Darkiworld piraté - Pas de lien avec le gérant de YGG, confirme le leaker

Par : Korben ✨
18 mai 2026 à 18:51

Vous vous souvenez de YggTorrent qui s'est fait démonter en full 4K en mars dernier ?

Eh ben rebelote !! Le mec qui gérait Ygg serait, d'après le leaker, derrière une autre plateforme pirate nommée Hydracker (l'ex-Darkiworld relooké hier) qui elle aussi s'est fait éclater à son tour. Un certain blackspell81 a balancé le catalogue en accès libre sur darkileak.buzz. Le pirate qui pirate le pirate qui s'était déjà fait avoir. C'est un délice ^^!

Et ce qui a fuité, c'est du lourd avec environ 2,4 millions de liens de films et de séries, soit à peu près 130 000 torrents. En vrac, ça donne 17 Go de bases SQL d'un côté, 19 Go de JSON de l'autre, et 10 Go rien que pour les torrents.

De quoi lancer un téléchargement à la minute pendant 4 ans sans voir le bout du truc. Du coup, tout est dispo, gratos, maintenant ! Blackspell81 affirme aussi avoir aspiré la base utilisateurs, qui compte dans les 800 000 comptes (c'est l'héritage de Darkiworld, forcément, vu que le nouveau nom a à peine un jour) avec emails, mots de passe hashés, adresses IP, pseudos et historiques d'activité.

Sauf qu'il a décidé de NE PAS la publier ! Ouf pour tous les membres !

Et ce choix, il le revendique noir sur blanc car sur la page de leak, juste sous une citation d'Aaron Swartz ("Sharing is not immoral, it's a moral imperative"), le message est limpide : "Darkiworld a voulu imposer sa vision capitaliste du partage, nous avons donc pris les choses en main. Personne ne devrait avoir à payer pour du contenu piraté. Le but même de cette communauté est l'entraide et le partage. Nous avons ainsi hacké Darkiworld et ses serveurs internes afin de libérer le catalogue, désormais accessible à tous, gratuitement."

Le gars ne cible donc pas les utilisateurs, mais la "boîte" Darkiworld et son virage business.

Darkiworld, c'est surtout un vieux de la vieille qui a déjà changé de nom trois fois (PapaFlix, puis Darkino, et j'en passe) et ce mois-ci, il s'est "repositionné" pour ramasser les orphelins de Ygg : torrents, streaming intégré, téléchargement direct, abonnements premium, downloads accélérés, moins de pub, et même un navigateur maison baptisé "Hydra Browser".

Bref, du piratage en mode startup, avec offre freemium et tunnel de conversion. Donc au lieu de rester la petite communauté d'entraide du départ, la plateforme a foncé sur la monétisation, ce qui a fini par cristalliser la colère de ses utilisateurs et de ceux de Ygg.

Maintenant, d'après blackspell81, la personne qui tient le site aujourd'hui serait la même que celle qui pilotait Ygg, sous les pseudos Destroy et Oracle. Il évoque des adresses IP au Maroc qui correspondent et un mail "d'un certain Amine". À prendre avec des pincettes, hein, parce que personne d'autre n'a confirmé ça de façon indépendante pour l'instant.

Mais ces deux pseudos collaient déjà aux admins de Ygg dans plusieurs comptes rendus du hack de YggTorrent . Donc soit c'est le même bonhomme qui collectionne les fuites, soit quelqu'un veut très fort le faire croire.

Côté Hydracker, on assume mollement... Sur le Telegram officiel, un message signé "GANDALF" (oui oui) explique que "le dev vient de reprendre la main sur les serveurs", que c'est "très loin d'être la fin", et qu'ils ne se laisseront pas faire par "une dizaine de mécontents" face aux "milliers" qui apprécient le site.

Les changements indispensables dont il parle, ce sont donc les abonnements payants... voilà voilà.

Si vous aviez un compte sur Darkiworld ou Hydracker, partez du principe que vos identifiants ont fuité, même si la base users n'est pas publique. Car "Pas publiée" ne veut pas dire "pas exfiltrée". Ça veut juste dire "pas encore".

Du coup, changez ce mot de passe partout où vous l'avez recyclé (et je sais que vous l'avez recyclé ^^), activez la double authentification, et vérifiez votre email sur Have I Been Pwned .

Et souvenez-vous, T411 et Zone-Téléchargement tombés il y a des années déjà, le roi du scan manga Bato.to coulé en janvier, Ygg démoli en mars... les sites de téléchargement pirates se font dégommer en série depuis quelque temps pour des guéguerres internes qui surgissent à chaque fois quand le site se met à vendre du premium et qu'il devient, de fait, pile ce qu'il prétendait combattre.

Bref, qui sera le prochain ?

Édit du 18 mai : GANDALF, l'admin d'Hydracker, m'a contacté directement pour démentir. Selon lui, son équipe et le dev d'Hydracker n'ont aucun rapport avec ceux de Ygg. À ce moment-là, le hacker disait l'inverse, donc impossible de trancher.

Édit du 19 mai : Blackspell81 lui-même vient de confirmer qu'il n'existe aucun lien réel entre les propriétaires d'YGG et de DarkiWorld. Autrement dit, la connexion YGG évoquée dans l'article ne tient pas. Ce qui ne change pas : la fuite a bien eu lieu, les données sont dehors.

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  • Anna's Archive vient de sauvegarder la totalité de Spotify
    Vous connaissez Anna's Archive , cette bibliothèque pirate qui sauvegarde tous les livres et articles scientifiques de l'humanité ? Hé bien ils viennent de s'attaquer à un nouveau chantier : sauvegarder Spotify (en tout cas le plus possible), c'est à dire des millions de morceaux + de la métadonnées, soit ~300 téraoctets de données !! Anna's Archive se focalise normalement sur le texte (livres, et documents de recherche) parce que c'est ce qui a la plus haute densité d'information mais leur miss

Anna's Archive vient de sauvegarder la totalité de Spotify

Par : Korben
21 décembre 2025 à 10:25

Vous connaissez Anna's Archive , cette bibliothèque pirate qui sauvegarde tous les livres et articles scientifiques de l'humanité ? Hé bien ils viennent de s'attaquer à un nouveau chantier : sauvegarder Spotify (en tout cas le plus possible), c'est à dire des millions de morceaux + de la métadonnées, soit ~300 téraoctets de données !!

Anna's Archive se focalise normalement sur le texte (livres, et documents de recherche) parce que c'est ce qui a la plus haute densité d'information mais leur mission, c'est de préserver le savoir et la culture de l'humanité, et ça inclut donc aussi la musique. Et comme ils ont trouvé un moyen de scraper Spotify à grande échelle, ils se sont dit "Hey pourquoi pas ? On est des oufs".

Et ça donne la plus grande base de données de métadonnées musicales jamais rendue publique, avec 186 millions d'ISRCs uniques (ces codes qui identifient chaque enregistrement). Pour vous donner un ordre de grandeur, MusicBrainz n'en a que 5 millions. Niveau fichiers audio, ils ont aussi archivé environ 86 millions de morceaux, ce qui représente 99,6% des écoutes sur la plateforme (même si ça ne fait "que" 37% du catalogue total). Donc si vous écoutez un morceau au hasard sur Spotify, y'a 99,6% de chances qu'il soit dans l'archive.

Pour trier tout ça, ils ont utilisé la métrique "popularité" de Spotify qui va de 0 à 100. Ainsi, pour les morceaux avec une popularité supérieure à 0, ils ont récupéré quasiment tout en qualité originale (OGG Vorbis 160kbit/s) et pour les morceaux à popularité 0 (soit ~70% du catalogue, des trucs que personne n'écoute), ils ont réencodé en OGG Opus 75kbit/s pour gagner de la place… mais ils ne sont pas allés au bout de la longue traîne (trop de stockage pour trop peu de gain, et pas mal de contenu “bof” à popularité 0). Pour 99% des gens ça sonne pareil, même si je sais que les audiophiles vont me tuer dans les commentaires ^^.

En regardant les stats qu'ils ont produit à partir de ce qui a été scrappé, les 3 morceaux les plus populaires (Die With A Smile de Lady Gaga et Bruno Mars, BIRDS OF A FEATHER de Billie Eilish, et DtMF de Bad Bunny) ont été streamés plus de fois que les 20 à 100 millions de morceaux les moins populaires combinés. Bon, ils précisent aussi que la popularité est très dépendante du moment, donc ce top est un peu arbitraire mais ça montre à quel point la longue traîne est looooongue sur les plateformes de streaming...

Après le problème avec la préservation musicale actuelle (ce qu'on retrouve sur les sites de Torrent par exemple), c'est qu'elle se concentre uniquement sur les artistes populaires et la qualité maximale (FLAC lossless). Du coup, y'a plein de musique obscure qui ne survit que si une seule personne décide de la partager. Et ces fichiers sont souvent mal seedés. Et c'est pour ça que je trouve l'approche d'Anna's Archive plutôt pas mal car elle consiste à archiver tout ce qui existe (ou presque), même en qualité "suffisante", plutôt que de se concentrer sur un sous-ensemble en qualité parfaite.

Et comme vous vous en doutez, tout est distribué via des torrents, avec les métadonnées déjà disponibles (moins de 200 Go compressés) et les fichiers audio qui arrivent progressivement par ordre de popularité. Note la base s'arrête à juillet 2025, donc tout ce qui est sorti après peut ne pas être là (même s'il y a quelques exceptions).

Bref, c'est la première archive de préservation musicale vraiment ouverte, que n'importe qui peut mirrorer s'il a assez de stockage et voilà comment grâce à l'aide de tout le monde, le patrimoine musical de l'humanité sera protégé pour toujours des catastrophes naturelles, des guerres, des coupes budgétaires et autres désastres... Par contre, pas sûr que ça la protège de la boulimie des IA génératives.

Merci à Lilian pour l'info !

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  • L'archéologie numérique - Fouiller là où plus personne ne cherche
    Vous cherchez un vieux driver obscur de 2003, une démo technique jamais rééditée, ou ce vieux shareware DOS que personne n’a archivé ? Pas de souci, vous allez sur Google qui vous crache 3 liens morts et vous renvoie sur Reddit ou je ne sais où ailleurs… et vous abandonnez l’idée en vous disant que ça n’existe plus. Mais sachez que pendant que vous galérez sur le web de surface, il existe tout un écosystème de réseaux zombies où les fichiers continuent de circuler comme si de rien n’était. eMule

L'archéologie numérique - Fouiller là où plus personne ne cherche

Par : Korben
3 décembre 2025 à 11:13

Vous cherchez un vieux driver obscur de 2003, une démo technique jamais rééditée, ou ce vieux shareware DOS que personne n’a archivé ? Pas de souci, vous allez sur Google qui vous crache 3 liens morts et vous renvoie sur Reddit ou je ne sais où ailleurs… et vous abandonnez l’idée en vous disant que ça n’existe plus.

Mais sachez que pendant que vous galérez sur le web de surface, il existe tout un écosystème de réseaux zombies où les fichiers continuent de circuler comme si de rien n’était. eMule tourne toujours (oui), et des index FTP affichent carrément des milliards de fichiers encore dispo.

Bienvenue dans l’archéologie numérique pratique où aujourd’hui, on va apprendre à fouiller là où personne ne cherche plus. Et petit rappel utile, je vais vous parler ici uniquement de fichiers publics et légitimes (genre des drivers, des freewares, des docs, des archives de projets…etc), et pas de téléchargement illégal.

Mais avant de plonger dans ces réseaux, parlons un petit peu avant de sécurité parce que vous allez quand même télécharger des fichiers d’origines douteuses. Donc, utilisez une VM Linux légère (Ubuntu 22.04 LTS dans VirtualBox, ou une install minimal), avec un VPN avec kill-switch activé, un antivirus avec scan automatique, et un gestionnaire de téléchargement comme JDownloader2 avec des filtres activés.

Alors, pourquoi isoler sa machine AVANT de télécharger, me direz-vous ?

Hé bien parce qu’un fichier vérolé dans une VM, vous effacez la VM. Alors qu’un fichier vérolé sur votre machine principale, vous commencez à négocier avec votre week-end.

On commence donc par le web indexé étendu. Google indexe beaucoup de choses c’est vrai, mais pas tout (et pas partout). Et les opérateurs de recherche, c’est juste l’art de poser les bonnes contraintes : site:, guillemets, filetype:, intitle:… c’est documenté noir sur blanc chez Google donc je vous laisse lire tout ça , mais voici un exemple…

`site:vogonsdrivers.com "Voodoo3" driver`

ou

`site:catalog.update.microsoft.com "nom du périph"`

…pour tomber sur des pages que personne ne linke plus, mais qui existent encore. Et si vous voyez un “Index of /” sur un serveur, traitez ça comme un miroir public, mais surtout pas comme une invitation à aspirer tout le disque au risque de vous faire ban ou de voir le site se mettre en croix.

Bonus moteur de recherche rien que pour vous, Yandex peut parfois remonter des résultats différents (langues, régions, caches), mais oubliez le mythe “anti-DMCA magique” car Yandex retire aussi les liens qui vont vers du contenu sous copyright.

Voilà, utilisez plusieurs moteurs de recherche pour multiplier les angles de recherche. C’est un bon début.

Ensuite, Archive.org que vous connaissez tous, ne se limite pas aux vieilles versions de sites web. Le move le plus propre c’est de coller l’URL d’origine dans la Wayback Machine et vous remonterez le temps. Et si vous voulez jouer au chirurgien (URLs mortes, patterns, dates), il y a même une API CDX qui interroge l’index des captures, comme ça, un driver disparu en 2008 a peut-être été crawlé. Ou pas. Mais bon, ça prend 30 secondes à vérifier donc pourquoi se priver ?

Il restait aussi, c’est vrai, des dinosaures qui traînaient comme Uloz.to, longtemps cité comme “cimetière vivant”, mais qui malheureusement a annoncé la fin du partage public en 2023. En revanche, pour les vieux drivers et outils, vous avez des spots nettement plus propres tels que VOGONS Drivers (vintage hardware) et même le Microsoft Update Catalog pour des drivers connus.

Mais attention au piège des faux liens car sur certains vieux hébergeurs et pages louches, une grosse partie des résultats récents sont des redirections vers des sondages, des installateurs chelous ou des malwares. La règle c’est donc de privilégier les uploads anciens, de vérifier la taille du fichier, et de comparer avec une taille attendue. Par exemple, une ISO de 150 Ko, c’est un fake évident ! Et si un hash est disponible sur un forum, vérifiez-le (idéalement en SHA-256).

Bon, et maintenant on va passer à un truc vraiment puissant : l’archéologie FTP.

Mamont’s Open FTP Index et son moteur de recherche affichent plus de 4,29 milliards de fichiers listés. La plupart de ces serveurs ont été configurés dans les années 2000 et certains traînent encore en mode portes ouvertes du coup, on y trouve des sauvegardes de sites web morts, des miroirs de projets, des archives de docs, de vieilles photos et parfois des drivers perdus. C’est l’Internet Archive version anarchique et non-curée.

Vous pouvez par exemple chercher par extension (.zip, .rar, .7z), vous triez par date, et vous privilégiez les serveurs qui ressemblent à des miroirs publics (projets, universités, labos). Et si vous voulez un index avec stats visibles, y’a une alternative qui s’appelle NAPALM FTP Indexer et qui annonce environ 459 millions de fichiers répartis sur 1 437 serveurs FTP, avec une date d’update affichée.

Par contre, petit piège classique, y’a beaucoup de serveurs FTP publics qui bloquent l’accès web, mais acceptent les clients FTP. Donc si un index affiche un lien mort, essayez avec un client FTP en lecture seule (FileZilla, lftp…). Sur l’anonymous FTP, quand c’est activé. Le combo classique c’est user: anonymous (et parfois un mail en mot de passe, juste pour la forme). Et une fois encore, ce qui est accessible n’est pas toujours prévu pour être siphonné donc prenez uniquement ce dont vous avez besoin.

Et si vous cherchez des fichiers vraiment rares, on ne peut pas ignorer le P2P décentralisé. C’est vrai que tout le monde est passé au streaming, mais il reste une communauté silencieuse qui fait tourner eMule depuis 2004 et comme le réseau Kad (Kademlia) fonctionne sans serveur central côté recherche, ça change tout en termes de résilience. Aujourd’hui c’est plus niche, mais c’est justement là que des fichiers ultra-spécifiques survivent.

Si vous voulez rester clean, téléchargez eMule depuis la source officielle . Ah et sous Mac et Linux, y’a aMule aussi. Ça me rappelle tellement de souvenirs !

Bien sûr, les fichiers rares peuvent mettre des jours à arriver et contrairement à BitTorrent où vous voyez “50 seeders”, eMule affiche juste “En attente” donc télécharger un fichier rare demande de la patience. Laissez tourner, et vous verrez bien… c’est souvent la condition du succès.

BitTorrent avec BiglyBT , c’est l’évolution moderne de tout ça puisque ce client supporte DHT, et il a une intégration I2P et Tor via plugin. La fonctionnalité “Swarm Discoveries” sert également à découvrir des torrents.

Gnutella et Shareaza, par contre, c’est le réseau zombie. Très peu d’utilisateurs, mais certaines archives uniques n’existent que là donc si vous avez épuisé eMule et BitTorrent, tentez Shareaza en dernier recours.

Une technique un peu old-school mais qui marche encore (dans les cas légitimes) c’est également l’URL guessing. Donc littéralement deviner les URLs. Vous trouvez site.com/download/v1.0.zip, mais il vous faut la v0.9. Testez site.com/download/v0.9.zip, puis v1.1, v2.0. Beaucoup de projets laissent traîner des anciennes versions sans les lier publiquement.

Et pour finir, Usenet qui est payant c’est vrai, un peu complexe, mais parfois très efficace. Usenet existe depuis 1980 et fonctionne comme un système distribué de serveurs qui se répliquent des messages. Aujourd’hui, côté binaire, faudra passer par un provider (rétention, vitesse, complétion) comme Eweka ou Newshosting. Y’a aussi des indexeurs NZB pour chercher comme NZBgeek, ou NZBfinder.

Votre succès avec Usenet dépend de deux paramètres très terre-à-terre : la rétention (combien de temps c’est gardé) et la complétion (si toutes les pièces existent). Un fichier de 2010 peut être incomplet si des parties ont sauté alors si la complétion est basse, vous perdez votre temps. Par contre, si elle est haute, Usenet est un bulldozer.

Je le redis encore une fois, ne JAMAIS double-cliquer sur un .exe récupéré dans la nature. Vérifiez les signatures quand il y en a, comparez les hashes, et testez d’abord en VM isolée. Hé oui, VirusTotal peut aider, mais un upload n’est pas forcément privé donc évitez d’y envoyer des fichiers sensibles, et ne confondez pas 0 détection avec 0 risque.

Voilà, cet Internet profond dont je parle n’a rien à voir avec le dark web, Tor et tout ça… C’est simplement l’Internet d’avant Google qui continue de tourner en silence avec ses miroirs, ses archives, ses réseaux P2P sans tête, et ses serveurs oubliés. Tout ça fonctionne encore, mais personne ne les explore vraiment. Grâce à cet article, vous venez donc d’apprendre à fouiller ces cyber ruines où 99% des gens ne pensent jamais à chercher.

Pour aller plus loin dans l’archéologie numérique, j’ai compilé les sources qui m’ont aidé à préparer ce modeste guide : Lost Media Wiki Forum pour la communauté, Mamont et NAPALM FTP Indexer pour l’archéo FTP, Internet Archive + CDX API pour la Wayback, la doc eMule et Steiner et al. (IMC 2007) pour Kad, BiglyBT + Swarm Discoveries pour BitTorrent, VOGONS Drivers et Software Heritage pour la préservation propre.

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  • P2P Media Loader - Le retour discret de BitTorrent dans votre navigateur
    BitTorrent c’était le diable dans les années 2000. Y’a eu des procès, des fermetures de trackers, et une guerre totale contre le piratage . Mais ça reste quand même une belle techno, notamment pour certaines plateformes de streaming un peu niche et solutions d’entreprise qui s’en servent discrètement afin d’économiser des millions en frais de CDN. Car oui, avec le P2P, c’est vous qui payez la bande passante (en partie) ^^. P2P Media Loader , c’est son nom est donc une lib JavaScript open source

P2P Media Loader - Le retour discret de BitTorrent dans votre navigateur

Par : Korben
13 novembre 2025 à 10:22

BitTorrent c’était le diable dans les années 2000. Y’a eu des procès, des fermetures de trackers, et une guerre totale contre le piratage . Mais ça reste quand même une belle techno, notamment pour certaines plateformes de streaming un peu niche et solutions d’entreprise qui s’en servent discrètement afin d’économiser des millions en frais de CDN.

Car oui, avec le P2P, c’est vous qui payez la bande passante (en partie) ^^.

P2P Media Loader , c’est son nom est donc une lib JavaScript open source qui utilise WebRTC pour faire du streaming vidéo peer-to-peer directement dans votre browser. Vous regardez une vidéo, votre navigateur se connecte à d’autres viewers et vous échangez des segments vidéo entre vous. En gros, c’est comme BitTorrent, mais en version HTML5.

P2P Media Loader est donc la solution parfait pour réduire les coûts de bande passante des plateformes de streaming. Et tout ça de manière totalement transparente !

Techniquement, ça repose donc sur WebRTC et des trackers (comme BitTorrent) qui permettent aux navigateurs de se trouver entre eux ( y’a une démo ici ). Le projet utilise le protocole de signalisation de WebTorrent, ce qui veut dire que vous pouvez utiliser des trackers publics pour débuter, ou installer votre propre tracker si vous voulez gérer des gros volumes.

Et là, ça devient vraiment intéressant niveau scalabilité car avec un petit VPS à 3,50 €/mois et le tracker wt-tracker , vous pouvez gérer jusqu’à 20 000 viewers en simultané. Et si vous passez sur Aquatic (un tracker écrit en Rust), un serveur dédié 8 cœurs à 10-30€/mois peut tenir une charge de 100 000 viewers en simultané. Et si vous êtes vraiment radin (coucou les Auvergnats), Oracle Cloud offre un tier gratuit avec 4 cœurs ARM et 24 Go de RAM qui peut gérer des pics jusqu’à 100k peers sans rien débourser.

Et pour aller au-delà du million de viewers, il faudra passer sur du sharding (découpage en plusieurs trackers) avec différentes stratégies… Soit par contenu, soit par région géographique, soit par hash… Bref, des techniques classiques de distribution de charge, mais appliquées au P2P.

Le truc cool, je trouve c’est que ça fonctionne aussi bien pour du live que pour de la VOD, et même sur les apps mobiles iOS et Android. D’ailleurs, des projets comme PeerTube l’utilisent déjà pour réduire leurs coûts d’hébergement.

Bref, votre browser devient un mini-CDN en tout discrétion et ça permet aux personnes qui montent des infras de streaming, d’économiser de la thune.

Merci à Letsar pour le partage !

  • ✇Korben
  • Tracker torrent mort - 3 millions de peers zombies
    Ce qu’on ne vous dit pas sur BitTorrent, c’est que des millions de machines continuent de toquer aux portes de serveurs totalement morts depuis des années. Un développeur vient de racheter un domaine abandonné et a pu constater que le réseau P2P est bien plus massif que ce qu’on pourrait croire. Bon alors, rembobinons un peu. Le gars en question téléchargeait tranquillement ses ISO Linux (on va dire ça comme ça, hein ^^), et son client BitTorrent ramait sévère. Du coup, il ouvre l’onglet des tra

Tracker torrent mort - 3 millions de peers zombies

Par : Korben
18 juin 2025 à 15:31

Ce qu’on ne vous dit pas sur BitTorrent, c’est que des millions de machines continuent de toquer aux portes de serveurs totalement morts depuis des années. Un développeur vient de racheter un domaine abandonné et a pu constater que le réseau P2P est bien plus massif que ce qu’on pourrait croire.

Bon alors, rembobinons un peu. Le gars en question téléchargeait tranquillement ses ISO Linux (on va dire ça comme ça, hein ^^), et son client BitTorrent ramait sévère. Du coup, il ouvre l’onglet des trackers dans qBittorrent et là, surprise : la plupart des serveurs étaient complètement morts. Domaines expirés, serveurs down, le grand cimetière numérique habituel.

  • ✇Korben
  • Miru – Pour mater vos animés préférés tout en douceur
    Aujourd’hui, on part pour un tour dans la matrice du streaming avec Miru, un ovni débarqué tout droit du futur qui combine le meilleur de qBittorrent, Taiga et MPV, le tout condensé dans un pack 100% JavaScript, pour des sessions de streaming d’animés dont vous me direz des nouvelles. Sur Miru, pas de pubs, pas de tracking, pas de collecte de données, c’est du 100% libre avec de la qualité, des téléchargements à la vitesse de la lumière et des releases toutes fraîches. L’outil est plutô

Miru – Pour mater vos animés préférés tout en douceur

Par : Korben
30 juin 2024 à 09:00

Aujourd’hui, on part pour un tour dans la matrice du streaming avec Miru, un ovni débarqué tout droit du futur qui combine le meilleur de qBittorrent, Taiga et MPV, le tout condensé dans un pack 100% JavaScript, pour des sessions de streaming d’animés dont vous me direz des nouvelles.

Sur Miru, pas de pubs, pas de tracking, pas de collecte de données, c’est du 100% libre avec de la qualité, des téléchargements à la vitesse de la lumière et des releases toutes fraîches. L’outil est plutôt joli avec une interface de site de streaming sauf qu’en coulisses, c’est BitTorrent qui turbine avec des fonctionnalités très cools :

  • 🔍 Recherche d’anime par nom, genre, saison, année, format, statut
  • 📺 Visualisation des animes en cours/prévus et ajout/suppression en un clic
  • ✅ Marquage auto des épisodes visionnés
  • 🎞️ Bandes-annonces et previews des animes
  • 🌟 Notation des animes
  • 🔗 Visualisation des animes liés
  • 🌐 Détection auto des releases par torrent RSS
  • 🔎 Recherche d’animes par image
  • 📜 Support complet des sous-titres (VTT, SSA, ASS, SUB, TXT)
  • 🕹️ Raccourcis clavier pour toutes les actions (avance rapide, retour arrière, volume, sous-titres, lecture suivant/précédent, plein écran, picture in picture)
  • 🎮 Compatibilité manette
  • 🖼️ Mode mini-lecteur
  • 🎧 Affichage des infos de lecture
  • 🔑 Prise en charge des touches média
  • 👾 Rich Presence Discord
  • 🖱️ Prévisualisation des miniatures
  • ⏸️ Pause auto si perte de focus
  • ⏯️ Lecture auto de l’épisode suivant
  • 🔊 Support multi-audio
  • 📈 Progression du téléchargement sur la barre de lecture
  • 🗂️ Sélection du dossier de téléchargement
  • 🚦 Contrôle des vitesses d’upload/download
  • 🧩 Support des extensions pour ajouter des sources et trackers

Et c’est également prêt à l’emploi sur AUR et au format Deb pour linux ou avec les .exe et le .dmg pour Windows et macOS. Et bien sûr les sources sont ici.

Évidemment, y’a à boire et à manger sur cet outil donc avant d’attaquer votre binge watching, assurez-vous quand même de regarder uniquement des choses tombées dans le domaine public ou libre de droits. Ce serait dommage de vous faire griller par Hādōpī.

  • ✇Korben
  • YggTorrent passe en mode privé – La résistance continue
    Votre repaire préféré Ygg (anciennement YggTorrent) vient de tirer le rideau et de passer en mode privé ! Fini le téléchargement à tout-va pour les passants, désormais il faudra montrer patte blanche et s’identifier pour accéder à la caverne d’Ali Baba du torrent made in France qui attire des millions de visites chaque mois. Pourquoi ce revirement soudain ? La pression des ayants droit et de la justice française devenait insoutenable pour ce site qui a pris la relève de l’iconique T411

YggTorrent passe en mode privé – La résistance continue

Par : Korben
17 mai 2024 à 23:57

Votre repaire préféré Ygg (anciennement YggTorrent) vient de tirer le rideau et de passer en mode privé ! Fini le téléchargement à tout-va pour les passants, désormais il faudra montrer patte blanche et s’identifier pour accéder à la caverne d’Ali Baba du torrent made in France qui attire des millions de visites chaque mois.

Pourquoi ce revirement soudain ?

La pression des ayants droit et de la justice française devenait insoutenable pour ce site qui a pris la relève de l’iconique T411 en 2017. Entre les blocages DNS et IP, les injonctions judiciaires et les menaces de poursuites, les admins de Ygg ont préféré la jouer profil bas et verrouiller la boutique. La plateforme a même été récemment listée par la puissante Motion Picture Association (MPA) de Hollywood dans son bilan annuel des sites pirates les plus « notoires ». Désormais, seuls les 6 millions de membres enregistrés pourront profiter des torrents bien garnis, à l’abri des regards indiscrets.

Cette décision radicale témoigne de l’acharnement des autorités contre le partage non-autorisé. Mais est-ce vraiment efficace de traquer sans relâche les sites de P2P ? Pas sûr, car comme le soulignent avec malice les responsables de Ygg, les internautes ont plus d’un tour dans leur sac pour contourner la censure :

  • VPN : ces réseaux privés virtuels masquent votre adresse IP et chiffrent votre trafic, vous permettant de surfer incognito et d’accéder aux sites bloqués. Selon certaines statistiques, près d’un tiers des Français utiliseraient déjà un VPN !
  • Changement de DNS : en modifiant vos paramètres DNS, vous pouvez court-circuiter les blocages mis en place par votre fournisseur d’accès. Les serveurs alternatifs comme ceux de Google ou OpenDNS sont très prisés.
  • Sites miroirs et proxys : tel un château de cartes, à chaque domaine bloqué, dix autres réapparaissent pour prendre le relais. YggTorrent en a fait les frais, contraint de changer plusieurs fois d’adresse ces derniers mois.

Alors, blocage ou pas blocage, les aficionados du téléchargement trouveront toujours un moyen de gruger le système. Un éternel jeu du chat et de la souris qui ne semble pas prêt de s’arrêter, au grand dam des majors et des artistes. Mais au fond, est-ce si étonnant dans un pays champion du monde du piratage ? À bon entendeur…

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  • De la recherche Torrent décentralisée et alimentée par l’IA
    Si vous êtes fan de partage de fichiers P2P, ça devrait vous plaire. En effet, des chercheurs de l’université de technologie de Delft qui sont derrière le projet Tribler, ont développé un moteur de recherche torrent complètement décentralisé et alimenté par l’intelligence artificielle. Bizarre non ? Alors attention, on n’est pas encore au niveau de Google Search mais l’idée est de combiner les deux technologies : les modèles de langage (les fameux LLM) et la recherche décentralisée. Le

De la recherche Torrent décentralisée et alimentée par l’IA

Par : Korben
27 avril 2024 à 11:24

Si vous êtes fan de partage de fichiers P2P, ça devrait vous plaire. En effet, des chercheurs de l’université de technologie de Delft qui sont derrière le projet Tribler, ont développé un moteur de recherche torrent complètement décentralisé et alimenté par l’intelligence artificielle.

Bizarre non ?

Alors attention, on n’est pas encore au niveau de Google Search mais l’idée est de combiner les deux technologies : les modèles de langage (les fameux LLM) et la recherche décentralisée. Le principe ensuite, c’est que chaque pair du réseau héberge une partie du modèle de langage, qui peut alors être utilisé pour trouver du contenu à partir de requêtes en langage naturel.

Concrètement, le framework De-DSI (Decentralized Differentiable Search Index) utilise des modèles de langage décentralisés stockés par les pairs et chaque utilisateur peut ainsi contribuer à l’entraînement du modèle.

Côté recherche, les infos sont réparties sur plusieurs pairs, sans besoin de serveurs centraux, comma ça, quand vous lancez une requête, le système d’IA va chercher les meilleurs résultats en fonction des données partagées par les pairs. Chaque pair étant spécialisé dans un sous-ensemble d’infos, ce qui permet aux autres de récupérer le contenu le plus pertinent.

Les grands principes derrière tout ça :

  • La décentralisation : vous stockez et partagez vos propres données, sans passer par un serveur central
  • L’apprentissage automatique : les modèles de langage sont entraînés à partir des infos partagées par les pairs
  • La spécialisation : chaque pair gère un type d’infos, pour fournir les résultats les plus adaptés

Au final, ça donne une IA décentralisée et résiliente, capable de répondre à vos recherches sans serveurs centraux.

Genre, vous pourriez lui demander un truc du style « trouve-moi un lien magnet pour le documentaire sur The Pirate Bay », et hop, le système vous renverrait direct le bon lien, sans même citer le nom du doc. Ou encore « C’est quoi déjà l’adresse Bitcoin de Wikileaks ? ».

Bon pour l’instant, c’est encore un proof of concept et les chercheurs ont testé ça sur un petit dataset avec des URLs YouTube, des liens magnet et des adresses de wallet Bitcoin, mais l’idée, c’est de pouvoir retrouver n’importe quel type de contenu, juste en tapant une requête en français (ou une autre langue). Ce qui est cool aussi, c’est qu’en étant complètement décentralisé, ça empêche n’importe qui de contrôler le système ou de le censurer.

A terme, les chercheurs espèrent carrément développer un « cerveau global pour l’humanité ». Rien que ça. L’idée, c’est d’utiliser l’apprentissage décentralisé pour que la technologie profite au plus grand nombre, sans être contrôlée par les grosses entreprises ou les gouvernements. Comme ils le disent, « la bataille royale pour le contrôle d’Internet est en train de s’intensifier ». Et leur but, c’est de redonner le pouvoir aux citoyens, petit à petit.

En attendant, si vous voulez tester leur proof of concept, je vous mets le lien. Et si vous voulez en savoir plus sur le côté technique, vous pouvez checker leur papier de recherche.

Merci à Letsar pour l’info

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