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  • Perplexity Comet : une invitation de calendrier suffisait pour piller vos mots de passe 1Password
    Des chercheurs en sécurité ont découvert deux failles dans Comet, le navigateur IA de Perplexity. Une simple invitation de calendrier piégée suffisait pour accéder aux fichiers locaux de la machine et prendre le contrôle d'un coffre-fort 1Password, le tout sans aucun clic de l'utilisateur. Une invitation de calendrier, et c'est tout L'attaque est d'une simplicité qui fait froid dans le dos. Les chercheurs de Zenity Labs, qui ont baptisé la faille « PleaseFix », ont montré qu'il suffisait d'envoy

Perplexity Comet : une invitation de calendrier suffisait pour piller vos mots de passe 1Password

Par : Korben
4 mars 2026 à 11:13

Des chercheurs en sécurité ont découvert deux failles dans Comet, le navigateur IA de Perplexity. Une simple invitation de calendrier piégée suffisait pour accéder aux fichiers locaux de la machine et prendre le contrôle d'un coffre-fort 1Password, le tout sans aucun clic de l'utilisateur.

Une invitation de calendrier, et c'est tout

L'attaque est d'une simplicité qui fait froid dans le dos. Les chercheurs de Zenity Labs, qui ont baptisé la faille « PleaseFix », ont montré qu'il suffisait d'envoyer une invitation de calendrier contenant des instructions malveillantes cachées. Quand l'utilisateur interagit avec cette invitation dans Comet, l'IA du navigateur exécute en toute décontraction les instructions, sans broncher. Pas besoin de cliquer sur un lien, pas besoin de télécharger quoi que ce soit : le simple fait de consulter l'événement suffisait. Le problème vient de ce qu'on appelle l'injection de prompt indirecte : l'IA ne fait pas la différence entre les instructions légitimes et le contenu malveillant planqué dans un calendrier.

Des fichiers locaux aux mots de passe

Deux failles distinctes ont été identifiées. La première permettait d'accéder au protocole file:// sans restriction, ce qui veut dire que Comet pouvait lire n'importe quel fichier sur votre machine. Les navigateurs classiques bloquent logiquement cela depuis des années, mais les navigateurs IA comme Comet ne respectent pas encore, hélas, les mêmes règles de sécurité. La seconde est plus grave : quand l'extension 1Password était déverrouillée dans Comet, un attaquant pouvait naviguer dans le coffre-fort, récupérer les identifiants et même changer le mot de passe du compte pour un verrouillage total.

Corrigé en deux temps

Perplexity a été prévenu du problème dès la fin octobre 2025, et un correctif a été déployé le 23 janvier 2026. Mais voilà, ce correctif n'était pas suffisant et les chercheurs ont réussi à le contourner sans trop de problème. Un second patch, plus efficace, a suivi le 13 février. L'accès au système de fichiers est désormais bloqué par défaut dans Comet. Mais attention : côté 1Password et blocage de domaines, les protections sont toujours à configurer manuellement par l'utilisateur.

On ne va pas se mentir, ce genre de faille rappelle que les navigateurs IA sont encore une technologie immature côté sécurité. Le fait qu'une invitation de calendrier puisse siphonner un coffre-fort 1Password est assez flippant. Et Comet n'est pas un cas isolé : LayerX a trouvé des problèmes comparables avec les extensions Claude Desktop, et Zenity avait déjà présenté des résultats similaires sur ChatGPT Enterprise et Gemini à la Black Hat en août dernier. Le vrai problème avec cette histoire, c'est que ces navigateurs veulent pouvoir tout faire à votre place, mais ils ne sont pas vraiment foutus de faire la différence entre une demande légitime et une vilaine attaque. Bref, prudence avec les navigateurs « intelligents ».

Sources : The Register , The Decoder

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  • BruteForceAI - L'IA qui cracke vos mots de passe
    Si vous faites du pentest, il doit vous arriver parfois de lancer un petit bruteforce sur un formulaire un peu pourri, pour tester les mots de passe classiques gens 1234, ou admin…etc. Mais parfois, certains formulaires de connexion donnent envie de se flinguer… Les sélecteurs CSS changent à chaque rafraîchissement, les noms des champs sont aléatoires…etc bref, ça peut vite être un véritable labyrinthe pour automatiser quoi que ce soit. Heureusement pour vous les amis, le développeur Mor David s

BruteForceAI - L'IA qui cracke vos mots de passe

Par : Korben
3 septembre 2025 à 10:34

Si vous faites du pentest, il doit vous arriver parfois de lancer un petit bruteforce sur un formulaire un peu pourri, pour tester les mots de passe classiques gens 1234, ou admin…etc. Mais parfois, certains formulaires de connexion donnent envie de se flinguer… Les sélecteurs CSS changent à chaque rafraîchissement, les noms des champs sont aléatoires…etc bref, ça peut vite être un véritable labyrinthe pour automatiser quoi que ce soit.

Heureusement pour vous les amis, le développeur Mor David s’est occupé du problème et a inventé BruteForceAI, un outil de bruteforce qui comme son nom l’indique, embarque une bonne dose d’intelligence artificielle.

La petite subtilité donc avec BruteForceAI, c’est qu’il ne se contente pas de lancer des milliers de combinaisons en mode berserk. Non, l’outil étudie d’abord la page HTML avec un modèle de langage qui comprend la structure du formulaire. Cette première phase atteint un joli 95% de précision dans l’identification des éléments de connexion, comme ça plus besoin de passer des heures à mapper manuellement les sélecteurs CSS.

C’est un système en deux temps où l’IA déchiffre d’abord le HTML et génère automatiquement les sélecteurs CSS nécessaires. Puis seulement après, l’attaque démarre avec des comportements qui imitent un humain : délais aléatoires, rotation des user-agents, logique de retry intelligente. L’outil peut même détecter les changements dans le DOM pour valider qu’une connexion a réussi.

Pour faire tourner la bête, il vous faudra Python 3.8+, Playwright pour l’automatisation du navigateur, et un modèle LLM. Vous avez le choix entre Ollama en local avec llama3.2:3b (pratique pour rester discret) ou Groq dans le cloud avec llama-3.3-70b-versatile si vous voulez plus de puissance.

Les modes d’attaque proposés sont assez classiques mais efficaces… Par exemple, le mode Brute-Force teste exhaustivement toutes les combinaisons possibles, tandis que le mode Password-Spray est plus subtil puisqu’il teste chaque mot de passe sur plusieurs comptes pour éviter les blocages après X tentatives échouées. Cette dernière technique est d’ailleurs redoutable contre les entreprises qui imposent des politiques de mots de passe uniformes.

D’après une analyse récente de CipherX Labs , l’IA rend le cracking de mots de passe 100 fois plus rapide qu’avec les méthodes traditionnelles. Un mot de passe de 10 caractères, même avec majuscules, minuscules et symboles, est maintenant considéré comme faible. L’aspect éthique est évidemment crucial ici et Mor David insiste sur le fait que l’outil est uniquement destiné aux tests de sécurité autorisés, à la recherche et aux programmes de bug bounty. Si vous faites des choses illégales avec ça, vous irez obligatoirement en prison et ce sera bien fait pour vous !

BruteForceAI dispose aussi d’un système de notifications plutôt bien pensé. Quand l’outil trouve des identifiants valides, il peut vous prévenir via Discord, Slack, Teams ou Telegram. Tout est loggé dans une base SQLite pour l’analyse post-attaque. Le côté multi-threadé permet aussi de lancer plusieurs attaques en parallèle, avec des timing humains pour éviter la détection.

Alors pour se défendre contre ce genre d’outils, les méthodes classiques ne suffisent plus… Par exemple, compter les tentatives de connexion échouées, c’est un peu has been… Non, maintenant il vous faut des systèmes de détection comportementale qui analysent les patterns d’accès en temps réel, du type UEBA (User and Entity Behavior Analytics). Les entreprises qui n’ont pas encore intégré ce genre de solutions sont aujourd’hui des cibles faciles pour les cybercriminels.

En plus, PassGAN et d’autres outils similaires apprennent à partir des bases de données de mots de passe qui ont fuité…. Plus il y a de fuites, plus l’IA devient efficace pour prédire les prochains mots de passe. C’est un cercle vicieux où chaque fuite de données nourrit la machine qui causera les prochaines fuites de données…

Maintenant si vous voulez tester BruteForceAI (sur vos propres systèmes, hein), l’installation est simple :

clonez le repo, installez les dépendances avec pip, téléchargez un des navigateurs Playwright, et c’est parti. Les commandes de base ressemble à ça :

# Etape 1: Analyser le formulaire
python main.py analyze --urls targets.txt --llm-provider ollama --llm-model llama3.2:3b

# Etape 2: Attaquer avec 20 threads
python main.py attack --urls targets.txt --usernames users.txt --passwords passwords.txt --threads 20 --delay 5 --jitter 2

Mais avant de vous lancer, assurez-vous bien d’avoir l’autorisation écrite du propriétaire du système que vous testez.

Bref, si vous utilisez encore des mots de passe de moins de 14 caractères ou si vous n’avez pas activé la double authentification partout où c’est possible, je pense que vous devriez rapidement reconsidérer vos choix de sécurisation…

Source

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