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Tempo, saison 2026‑2027 : couleurs et prévisions en accès libre, sans jeton

(NdM : Tempo est une offre commerciale d'EDF, cette dépêche traite des API et flux de données ouverts permettant de connaître et prédire les coûts du kWh.)

En avril 2025, une dépêche faisait le point sur les sources accessibles sans jeton pour connaître la couleur Tempo du jour, après la fermeture des anciennes URL d'EDF. La saison des jours rouges reprend le 1er novembre : voici une mise à jour, avec une nouveauté, des prévisions au delà de demain en JSON et en données ouvertes. Transparence d'abord : je fais partie de l'équipe de Calendrier Tempo EDF, l'une des sources présentées plus bas.

    Rappel du contexte

    L'option Tempo d'EDF compte 300 jours bleus, 43 blancs et 22 rouges par saison. Les jours rouges tombent entre le 1er novembre et le 31 mars, jamais un samedi ni un dimanche, et le kWh y coûte nettement plus cher. La couleur du lendemain est fixée par RTE et annoncée la veille. Pour piloter un chauffage ou une machine à laver depuis une box domotique, il faut donc une source lisible par une machine.

    La couleur officielle (aujourd'hui et demain)

    • RTE : la source officielle. Son API passe par un compte et un jeton sur le portail data de RTE. Les couleurs passées sont aussi publiées en données ouvertes : Tempo Like Supply Contract sur data.gouv.fr.
    • api-couleur-tempo.fr : déjà citée en 2025, toujours là. JSON simple, sans clé, très utilisé dans les forums domotiques.
    • Calendrier Tempo EDF : relaie la couleur officielle (via api-couleur-tempo.fr) sur /api/today et /api/tomorrow, qui renvoie "status": "unavailable" tant que la couleur de demain n'est pas publiée. Si vous lisez déjà RTE directement, gardez cette source : c'est l'originale.

    Exemple :

    curl https://www.calendrier-tempo.fr/api/today
    {"status": "ok", "date": "2026-10-09", "couleur": "BLEU", "code": 1}
    

    Les prévisions (après demain)

    C'est ce qui a changé depuis 2025 : on trouve maintenant des prévisions en JSON, sans compte.

    • Open DPE publie un fichier de prévisions jour par jour, avec une probabilité : https://open-dpe.fr/assets/tempo_days_lite.json
    • Calendrier Tempo EDF publie /api/predictions : une prévision par jour jusqu'à J+15, avec la probabilité de chaque couleur et la température moyenne prévue, recalculée chaque soir à partir des prévisions de consommation de RTE, de la météo (Open‑Meteo) et des règles officielles de Tempo. /api/remaining donne les jours restants par couleur dans la saison.

    Une prévision reste une prévision, et seule la couleur publiée fait foi. Plus l'échéance est lointaine, plus c'est une tendance qu'une certitude.

    Vérifier avant de faire confiance

    Plusieurs fils de forums domotiques l'ont montré l'hiver dernier : des prévisions affichées sans historique, on ne sait jamais ce qu'elles valent. Chez Calendrier Tempo EDF, chaque prévision est figée au moment où elle est émise, de J‑15 à la veille, puis comparée à la couleur réelle. L'historique complet, erreurs comprises, est consultable en ligne et téléchargeable en CSV sous licence CC BY 4.0 :

    De quoi mesurer soi‑même la fiabilité par échéance, et comparer les sources cet hiver.

    Côté domotique

    L'API ne demande ni compte ni clé, et les réponses sont en cache deux minutes : une requête toutes les trente minutes suffit largement. Des configurations prêtes à copier pour Home Assistant (intégration installable via HACS, sous licence MIT), Jeedom et Domoticz sont réunies sur une page : intégrations domotique. Documentation de l'API : https://www.calendrier-tempo.fr/api-tempo

    Pour finir

    Comme en 2025 : si vous connaissez d'autres sources sans jeton, ou si vous suivez la fiabilité des prévisions de votre côté, les commentaires sont là pour ça.

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    Agenda du Libre pour la semaine 42 de l'année 2026

    Calendrier Web, regroupant des événements liés au Libre (logiciel, salon, atelier, install party, conférence), annoncés par leurs organisateurs. Voici un récapitulatif de la semaine à venir. Le détail de chacun de ces 83 événements (France: 75, Internet: 5, Québec: 3) est en seconde partie de dépêche.

    Sommaire

    [FR Thiviers] install party Linux à Thiviers (24) – Le lundi 12 octobre 2026 de 15h00 à 20h00.

    Le 12 octobre 2026 (15h-20h), les bénévoles de l’asso ethic & tech! t’accompagnent pour installer Linux.

    Pourquoi franchir le pas ?

    🗑️ Contre l’obsolescence : Ne laisse pas le géant américain condamner ton ordinateur encore fonctionnel.

    🐧 Performance : Linux redonne une seconde jeunesse, même aux vieux PC.

    🔒 Liberté : Reprends le contrôle sur ta vie privée et tes données.

    Ouvert à toustes !

    📅 Inscription indispensable avant le 9 octobre: bonjour+linux@ethic-tech.fr ou 06 33 77 36 86.

    💚 Participation : Adhésions au ChatPline (1€) et à ethic & tech! (prix libre)

    [Internet] Mapathon en ligne 2026-2027 par CartONG – Le lundi 12 octobre 2026 de 18h00 à 20h00.

    Vous voulez vous engager pour une cause, rencontrer de nouvelles personnes et découvrir la cartographie participative et humanitaire ? CartONG vous invite à participer à un ou plusieurs mapathons en ligne ! 🗺️💻

    Ces mapathons sont organisés dans le cadre du projet Missing Maps, dont l’objectif est de cartographier de façon préventive les régions vulnérables aux catastrophes naturelles, crises sanitaires, environnementales, aux conflits et à la pauvreté.

    Venez cartographier les régions encore absentes des cartes pour soutenir les organisations humanitaires et de solidarité internationale qui ont besoin de cartes précises et à jour pour agir plus efficacement en cas de crise ou initier des projets de développement local.

    🤔 Qui peut cartographier ? Pas besoin d’être un·e expert·e, les ateliers sont accessibles à tout le monde !

    📌 Où ? 100% en ligne ! Un lien de connexion vous sera envoyé après votre inscription

    🖱️ Comment ? Avec la plateforme de cartographie libre et contributive OpenStreetMap (OSM, le « Wikipédia des cartes ») tout le monde peut participer à la cartographie de n’importe quelle zone de la planète: il suffit d’un ordinateur, d’une souris et d’une connexion internet ! Accessible à tout·es, nous serons là pour vous accompagner pour vos premiers pas avec OSM.

    Le déroulé d’un mapathon:

    • 18h00- 18h30 : présentation de CartONG et formation à l’utilisation d’ID Editor (l’outil de cartographie)
    • 18h30 – 19h45 : cartographie collective sur un projet
    • 19h45 – 20h00 : clôture du mapathon: bilan sur les contributions de la soirée

    Pour nous contacter si besoin : missingmaps@cartong.org

    Pour obtenir le lien de connexion Team pour rejoindre le mapathon, merci de vous inscrire sur le Formulaire d’inscription au mapathon.

    [FR Ballan-Miré] Permanence Logiciels libres & Linux – Le lundi 12 octobre 2026 de 18h00 à 20h30.

    🔐🛡️🌐 Atelier Thématique Cybersécurité: (Sécuriser ses connexions à l’extérieur)
    Se déplacer en sécurité hors de chez soi, comprendre les risques du sniffing (interception de données) et nettoyer les traces de son navigateur.

    🛠️ Entraide & Dépannage
    Des bénévoles présents pour vous accompagner à résoudre votre problème et/ou répondre à vos questions

    👥 Ouvert à toutes et tous
    Tarif: Gratuit
    Débutants : Pas besoin d’être un « pro » de l’informatique.
    Expert·e·s : Venez partager vos astuces ou donner un coup de main.
    🖥️ Pas de matériel ? Des ordinateurs connectés à Internet sont mis à votre disposition. Vous pouvez aussi venir avec le vôtre !

    [FR Chavagne] Install Party – Le lundi 12 octobre 2026 de 18h30 à 22h00.

    Install Party à Chavagne organisée par l’association la Vilaine Fabrique dans le cadre de la Semaine déconnectée 2026.

    Nous commencerons par démystifier les composants d’un ordinateur en démontant un lot récupéré à la déchetterie. Puis, nous installerons Linux sur des PC de test. Enfin, nous accompagnerons les plus téméraires dans l’installation de Linux sur leur propre ordinateur.

    Sur place, nous aurons des clefs USB d’installation pour ZorinOS et LinuxMint.

    Si vous souhaitez faire l’installation de Linux sur votre propre ordinateur, pensez au préalable à sauvegarder vos données personnelles sur clef USB ou disque dur.

    Evènement gratuit, inscriptions sur Helloasso: https://www.helloasso.com/associations/la-vilaine-fabrique/evenements/install-party-linux-a-chavagne

    [FR Saint-Étienne] Permanence de l’association Alolise – Le lundi 12 octobre 2026 de 19h00 à 22h00.

    Tous les lundis soir de 19h à 22h (hors jours fériés) à la Bricoleuse.

    Rencontrer les bénévoles, poser des questions sur le libre ou l’informatique, les logiciels, l’hébergement, passer de Windows à Linux.

    Pour passer votre ordinateur sous linux, nous vous invitons à nous prévenir avant votre passage: contact@alolise.org.

    [FR Montpellier] Permanence | Wikipermanence – Le lundi 12 octobre 2026 de 19h00 à 22h00.

    Une Wikipermanence est une rencontre physique entre des Wikipédiens chevronnés et de nouveaux ou futurs Wikipédiens qui souhaitent acquérir des connaissances et des conseils sur le fonctionnement de Wikipédia.

    Il ne s’agit pas d’une simple rencontre entre Wikipédiens : la Wikipermanence organisée par le groupe local de Montpellier est là pour répondre aux questions, permettre des démonstrations, offrir une aide aux premiers pas et permettre un suivi.

    Pour cette soirée, chacun amène ce qu’il veut à manger et à boire pour un repas partagé.

    Cette rencontre nous permettra d’aborder les sujets suivants :

    Le programme :

    • Information sur la communauté Wikipédia ;
    • Initiation des débutants ;
    • Nous contribuerons sur la mise à jour des différentes pages, sur les Wikipermanences que Montpel’libre organise à Montpellier ;
    • Atelier d’écriture ;
    • Échanger d’expériences ;
    • Proposition d’éditathon ;
    • Contributions libres ;
    • …et tout simplement, passer un moment convivial.

    Si vous avez des propositions, n’hésitez pas à compléter la page dédiée sur Wikipédia.

    N’hésitez pas à venir : c’est sans inscription, et vous l’aurez deviné, libre et gratuit !

    Wikipédia est une encyclopédie libre rédigée collaborativement par des milliers d’internautes. Mais, saviez-vous que vous pouviez y participer ?

    En apportant des connaissances, en créant ou améliorant des articles, en prenant des photos, ou simplement en corrigeant des fautes, vous pouvez contribuer à ce grand projet d’encyclopédie collaborative.

    Alors, venez participer aux rendez-vous des Wikipermanences de Montpellier qui auront lieu à l’Atelier de Pigistes, le deuxième lundi de chaque mois, de 19h00 à 22h00.

    Cet événement vous est proposé dans le cadre du partenariat qui lie le Club de la Presse, Wikimédia France, Wikimedia Foundation, Wikimedia Éducation et Montpel’libre.

    Inscription | GPS 43.60302/3.89809

    https://montpellibre.fr/fiches_activites/Fiche_010_Montpellibre_Permanence_Wikipermanence_Cabalherault.pdf

    [Internet] CA de FACiL – Le lundi 12 octobre 2026 de 19h00 à 20h30.

    Procès verbal de la dernière réunion:

    https://wiki.facil.qc.ca/view/Proc%C3%A8s-verbal_de_la_r%C3%A9union_du_conseil_d%27administration_de_FACIL_du_7_septembre_2026

    Ordre du jour de la prochaine réunion:

    https://wiki.facil.qc.ca/view/Ordre_du_jour_de_la_r%C3%A9union_du_conseil_d%27administration_de_FACIL_du_12_octobre_2026

    Lien de réunion:

    Demander par courriel SVP

    Patrick

    [FR Saint-Herblain] Repair Café numérique + Install Party – Le mardi 13 octobre 2026 de 14h00 à 17h00.

    Un ordinateur qui rame, qui refuse de démarrer ou qui est cassé, venez le réparer en notre compagnie.

    Marre de Windows et envie d’un peu de liberté, venez le libérer!

    [FR Dijon] Atelier du mardi – Le mardi 13 octobre 2026 de 15h00 à 19h00.

    Présentation de différents outils concernant les logiciels libres.

    Assistance technique.

    De préférence sur RDV directement sur le site de l’asso

    [Internet] Émission «Libre à vous!» – Le mardi 13 octobre 2026 de 15h30 à 17h00.

    L’émission Libre à vous! de l’April est diffusée chaque mardi de 15 h 30 à 17 h sur radio Cause Commune sur la bande FM en région parisienne (93.1) et sur le site web de la radio.

    Le podcast de l’émission, les podcasts par sujets traités et les références citées sont disponibles dès que possible sur le site consacré à l’émission, quelques jours après l’émission en général.

    Les ambitions de l’émission Libre à vous!

    Découvrez les enjeux et l’actualité du logiciel libre, des musiques sous licences libres, et prenez le contrôle de vos libertés informatiques.

    Donner à chacun et chacune, de manière simple et accessible, les clefs pour comprendre les enjeux mais aussi proposer des moyens d’action, tels sont les objectifs de cette émission hebdomadaire.

    L’émission dispose:

    [FR Rennes] Install party de l’Université de Rennes et d’Actux (ouverte à tout.e.s) – Le mardi 13 octobre 2026 de 17h30 à 22h00.

    Pour la deuxième fois, les BU de l’Université de Rennes en partenariat avec l’association de promotion du logiciel libre Actux proposent une install party ouverte à toute personne, dans et hors de l’université, désireuse d’installer GNU/Linux sur son ordinateur.

    Nous pouvons installer Mint, Debian, Ubuntu et bien d’autres distributions de Linux selon les besoins/demandes des personnes qui viennent.

    Entrée gratuite sur inscription.

    Possibilité de contribuer en tant que bénévole en cochant une option dans le formulaire

    [FR Tours] Permanences Installation Linux et Usages logiciels libres – Le mardi 13 octobre 2026 de 18h30 à 20h30.

    La permanence d’ADeTI est un moment d’accueil avec des bénévoles pour apprendre à utiliser un ordinateur sous GNU/Linux (Ubuntu, Linux Mint, Debian…) mais aussi:

    • réparer les problèmes de logiciels sur son ordinateur
    • prendre des conseils pour choisir des logiciels alternatifs
    • différencier les logiciels libres utilisables pour répondre aux besoins
    • préserver et réfléchir sur ses usages (vie privée, éthique…)

    Mais c’est aussi un moment consacré pour:

    • partager des connaissances et échanger des savoirs
    • maîtriser les formats ouverts et la pérennité de ses documents
    • Confidentialité, intégrité et disponibilité des systèmes d’information
    • Diversité des alternatives
    • Indépendance

    Nous accueillons également des membres de l’association ALFA-Net et A-Hébergement qui peuvent répondre aux questions concernant Internet, les réseaux et l’hébergement : connexion à Internet, alternatives aux “Box” et aux opérateurs/FAI commerciaux, Neutralité du Net, Vie Privée, Blog, Site Internet/Web…

    [FR Vergèze] Notre rencontre d’octobre, chez Gard-Linux – Le mardi 13 octobre 2026 de 19h00 à 22h00.

    Bonjour à tous,

    Envie de discuter autour de GNU / Linux et des logiciels libres36397_1 ?

    Alors venez nous retrouver pour cette première rencontre de l’année 2026 / 2027

    Nous serons présents:

    • Quand: Mardi 13 octobre 2026
    • Où: Centre Socio-culturel Marcel Pagnol, 30310 VERGEZE – Salle Topaze (au rez-de-chaussée à gauche)
    • À quelle heure: à partir de 19h

    Les discussions iront bon train, par exemple :

    • Comment faire pour: installer Linux sur mon ancien ordinateur
    • Comment faire un publipostage sous LibreOffice
    • Quel logiciel libre utiliser pour…

    Rencontre ouverte à tous !

    Mais en ce début d’année, n’hésitez pas à prendre votre adhésion ! C’est un soutien que nous apprécions ! Un grand merci à tous ceux qui ont déjà pris leur adhésion !

    PS: Vous trouverez Statuts, règlement intérieur et bulletin d’adhésion à la page "A propos"

    1Exemple de logiciels libres très connus: Firefox, Thunderbird, OpenOffice / LibreOffice, le lecteur multimédia VLC
    On peut aussi citer le moteur de blog Joomla! utilisé sur notre site web !

    [CA-QC Montréal] MTL connecte 2026 – Du mardi 13 octobre 2026 à 09h00 au vendredi 16 octobre 2026 à 18h00.

    Pour sa 8ᵉ édition, MTL connecte place au cœur de sa programmation une question devenue centrale à l’ère numérique: la souveraineté.

    À mesure que les technologies transforment nos sociétés, nos économies, nos cultures et nos institutions, une interrogation s’impose: qui conçoit ces technologies, qui les gouverne, et au bénéfice de qui ?

    La souveraineté numérique ne se limite pas à une question technique ou géopolitique. Elle touche à notre capacité collective à comprendre, décider et agir dans un monde façonné par les données, les plateformes, les intelligences artificielles et les infrastructures numériques.

    La souveraineté numérique n’est pas un repli. C’est une condition essentielle de la démocratie, de la création, de l’innovation et de la justice sociale au XXIᵉ siècle.

    [FR Le Blanc] Ateliers “Libres” du Repar'Lab – Le mercredi 14 octobre 2026 de 10h00 à 17h00.

    [FR Le Mans] Permanence du mercredi – Le mercredi 14 octobre 2026 de 12h30 à 17h00.

    Assistance technique et démonstration concernant les logiciels libres.

    Il est préférable de réserver votre place à contact (at) linuxmaine (point) org

    Planning des réservations consultable ici.

    [FR Gond-Pontouvre] Permanence du mercredi – Le mercredi 14 octobre 2026 de 14h00 à 18h00.

    Nous sommes convaincus depuis le début qu’un ordinateur n’est pas un consommable jetable et qu’on a tous le droit de comprendre et de maîtriser nos outils numériques. C’est de là qu’est née l’asso, à Gond-Pontouvre: un repaire de passionnés du libre et du bidouillage, où l’on défend les logiciels libres, la souveraineté technologique et le bon vieux plaisir de mettre les mains dans le cambouis. Au fil du temps, on a élargi le terrain de jeu, mais l’esprit reste le même: on apprend, on partage, on transmet.

    Le cœur historique, c’est le reconditionnement. On collecte des machines en fin de vie, on les teste sous toutes les coutures, et on leur offre une seconde jeunesse: passage en SSD pour réveiller les plus poussives, installation de Linux Mint pour un système libre, léger et accessible, et hop – un PC qu’on croyait bon pour la benne repart pour plusieurs années.

    Vous avez un vieux portable qui rame ou une tour oubliée au grenier? Apportez-la, on regarde ensemble.

    Côté fabrication numérique, le FabLab ouvre ses portes: venez concevoir et fabriquer vos projets sur nos machines – impression 3D (Creality K1 Max & K2 Plus), découpe et gravure laser (Falcon 2 Pro 60W), et de quoi toucher à
    l’électronique embarquée. Les bénévoles sont là pour vous guider – l’idée n’est pas de faire à votre place, mais de vous apprendre à faire.

    Entrée libre, esprit d’entraide et de partage des savoirs. Apportez vos questions, vos machines ou simplement votre curiosité.

    [FR Nantes] Repair Café numérique + Install Party – Le mercredi 14 octobre 2026 de 14h00 à 18h00.

    Un ordinateur qui rame, qui refuse de démarrer ou qui est cassé, venez le réparer en notre compagnie.

    Marre de Windows et envie d’un peu de liberté, venez le libérer!

    [FR Saumur] Permanence Linux et logiciels libres – Le mercredi 14 octobre 2026 de 14h30 à 17h00.

    Tous les mercredis hors vacances scolaires, des animateurs et bénévoles vous accueillent pour :

    • vous présenter Linux et les logiciels libres en général
    • vous accompagner dans l’installation et la prise en main
    • assurer un suivi en cas de difficultés suite à un changement de logiciel

    Ce service proposé par la MJC centre social est gratuit et accessible à tou.te.s. Il est conseillé (mais pas obligatoire) de prendre rendez-vous via l’adresse mail de contact.

    [FR Saint-Martin-de-Valamas] Install-Party – Le mercredi 14 octobre 2026 de 16h00 à 19h30.

    Dîtes adieu à Windows !

    Venez aider ou vous faire aider à installer et paramétrer des logiciels libres et toute distribution GNU/Linux avec des utilisateurs de Fedora Mageia, Ubuntu ou Debian, sur netbook, portable, ou tour, PC ou Mac, éventuellement à côté de votre système actuel. Idem si vous avez des difficultés avec GNU/Linux, un périphérique, ou un logiciel libre.

    Il est utile, mais pas obligatoire, de vous inscrire comme parrainé⋅e ou parrain⋅ne en décrivant votre matériel et vos attentes.

    Bienvenues aux volontaires (parrain⋅nes) pour l’accueil et les installations.

    Prenez le temps de lire cette page et de vous inscrire au préalable:

    https://blog.linux07.fr/install-party/

    [FR Beauvais] Sensibilisation et partage autour du Libre – Le mercredi 14 octobre 2026 de 18h00 à 20h00.

    Chaque mercredi soir, l’association propose une rencontre pour partager des connaissances, des savoir-faire, des questions autour de l’utilisation des logiciels libres, que ce soit à propos du système d’exploitation Linux, des applications libres ou des services en ligne libres.

    C’est l’occasion aussi de mettre en avant l’action des associations fédératrices telles que l’April ou Framasoft, dont nous sommes adhérents et dont nous soutenons les initiatives avec grande reconnaissance.

    [FR Lyon] Réunion mensuelle – Le mercredi 14 octobre 2026 de 19h00 à 22h00.

    Réunion ouverte à tous, adhérent ou pas.

    Les réunions mensuelles Hadoly ont lieu tous les 2ᵉ mercredi du mois, à partir de 19h.

    Soit en présentiel dans les locaux de la maison de l’écologie – 4 rue Bodin 69001 Lyon

    Soit en distanciel sur l’adresse https://jitsi.hadoly.fr/permanence-hadoly.

    À propos de cet événement

    La permanence (mensuelle) d’Hadoly (Hébergeur Associatif Décentralisé et Ouvert à LYon), chaton lyonnais, est l’occasion d’échanger avec les membres de l’asso sur les services et moyens mis à disposition des adhérents afin de se libérer des Gafams tout en partageant ce que chacun·e aura amené pour grignoter ou boire.

    Nous partageons du mail, du cloud, et d’autres services, le tout basé exclusivement sur une infrastructure locale et des logiciels libres. Nous respectons la neutralité du net et la vie privée. Plus largement nous échangeons autour des communs numériques, des cultures libres et de l’éducation populaire par exemple en réalisant ou animant des ateliers d’éducation aux médias.

    Vous serez bienvenu pour présenter votre projet, celui de votre organisation, causer communs numériques, cultures libres et éduc pop.

    [FR Cappelle en Pévèle] Mercredis Linux – Le mercredi 14 octobre 2026 de 19h30 à 23h30.

    L’Association Club Linux Nord Pas-de-Calais organise chaque mois une permanence Logiciels Libres ouverte à tous, membre de l’association ou non, débutant ou expert, curieux ou passionné.

    Les Mercredi Linux sont des réunions mensuelles désormais organisées le mercredi. Ces réunions sont l’occasion de se rencontrer, d’échanger des idées ou des conseils.

    Régulièrement, des présentations thématiques sont réalisées lors de ces réunions, bien sûr, toujours autour des logiciels libres.

    Durant cette permanence, vous pourrez trouver des réponses aux questions que vous vous posez au sujet du Logiciel Libre, ainsi que de l’aide pour résoudre vos problèmes d’installation, de configuration et d’utilisation de Logiciels Libres. N’hésitez pas à apporter votre ordinateur, afin que les autres participants puissent vous aider.

    Cette permanence a lieu à la Médiathèque Cultiv'Art, 16 rue de la Ladrerie, Cappelle en Pévèle

    [FR] Logiciels Libres en Auto-édition – Le mercredi 14 octobre 2026 de 20h00 à 21h00.

    L’association REVOL organise une visioconférence animée par Autoédition Libre (Lise Coulaud-Dutheil).

    Pour les tous·tes les personnes qui s’intéressent à la publication de livres numériques et papiers en auto-édition et qui souhaitent:

    • échanger des informations et des ressources sur les Logiciels Libres utilisés dans l’auto-édition, pour la création de livres numériques et papiers.
    • poser des questions sur la mise en page des manuscrits et des couvertures avec des Logiciels Libres
    • connaître les normes/exigences de l’auto-édition (Amazon, imprimeurs, etc.) et comment les mettre en place avec les Logiciels Libres
    • découvrir:
      • Scribus
      • Libre Office
      • GIMP
      • Sigil
      • Zint

    Alors, venez nous rencontrer et discuter lors de cet atelier !

    Rendez-vous en visio sur:

    https://s06.swdrive.fr/call/zunchy63

    [CA-QC Montréal] Forum Données souveraines Québec 2026 – Le mercredi 14 octobre 2026 de 13h00 à 18h00.

    Une journée de réflexion et d’action sur l’avenir du numérique.

    Le Forum DSQ réunit des experts québécois et internationaux afin d’échanger sur les enjeux de souveraineté numérique, d’intelligence artificielle, de gouvernance des données, de cybersécurité et d’autonomie technologique.

    Intervenants confirmés à ce jour

    • Samuel Paccoud (France) – chef de pôle La Suite numérique à la Direction interministérielle du numérique (DINUM)
    • Ophélie Coelho (France) – chercheuse, conférencière et autrice de Géopolitique du numérique: l’impérialisme à pas de géants
    • Cristina Caffarra (Grande-Bretagne) – économiste, experte en antitrust et en politique économique/technologique. Fondatrice et présidente de la Fondation EuroStack
    • Simona Levi (Espagne) – fondatrice de Xnet et auteure d’une feuille de route pour une numérisation souveraine et démocratique de l’Europe
    • Frederick Dixon (Canada) – créateur et gestionnaire de BigBlueButton, une plateforme Open source de visio pour les milieux éducatifs

    Pourquoi participer ?

    • Comprendre les enjeux qui redéfinissent notre autonomie numérique.
    • Échanger avec des experts de premier plan.
    • Rencontrer des décideurs, chercheurs et professionnels des technologies.
    • Identifier des pistes d’action concrètes pour le Québec.

    Public visé

    • Professionnels des TI
    • Décideurs gouvernementaux
    • Entreprises technologiques
    • Experts en cybersécurité
    • Chercheurs
    • Professionnels des données et de la gouvernance.

    Important:

    🎟️ Jusqu’au 30 septembre, obtenez 33 % de rabais avec le code:
    FORUM26DSQ33

    Lien d’inscription:

    Réservez votre ticket ici

    [FR Sotteville-lès-Rouen] Assistance numérique libre – Le jeudi 15 octobre 2026 de 14h00 à 18h00.

    Vous pouvez venir pour:

    • découvrir ce que peut vous apporter le numérique libre, éthique et écoresponsable
    • obtenir de l’assistance pour l’utilisation des systèmes d’exploitation libres (GNU/Linux pour ordinateur et /e/OS pour smartphones)
    • obtenir de l’assistance pour l’utilisation des logiciels libres (ex: Firefox, Thunderbird, LibreOffice, VLC) et des services Internet éthiques (ex: mél et cloud, travail collaboratif en ligne).
    • vous faire aider à installer GNU/Linux sur votre ordinateur ou /e/OS sur votre Fairphone.

    Nous vous recommandons d’effectuer une sauvegarde avant de venir, si vous n’êtes pas en mesure de faire, veuillez apporter un support de sauvegarde (disque dur externe ou clé USB de capacité suffisante).

    Nos services sont gratuits, vous pourrez néanmoins faire un don à notre association « Libérons nos ordis ».

    ATTENTION si vous apportez un ordinateur de bureau amenez aussi écran, clavier et souris à brancher dessus. Et câble d’alimentation avec multi-prise.

    INSCRIPTION RECOMMANDÉE via la Maison citoyenne ou SUR LE TABLEAU À REMPLIR ICI: https://calc.ouvaton.coop/InscriptionPermanenceNumeriqueLibreRouen

    [FR Le Faouët] Atelier LINUX et reconditionnement informatique – Le jeudi 15 octobre 2026 de 14h00 à 19h00.

    A l’occasion des Journées Nationales de la Réparation venez découvrir Linux et les actions de reconditionnement informatique de l’EBECOB de Rostrenen.

    Apportez votre ordinateur et venez tester Linux (en live ou pour toujours).

    [FR Saint-Étienne] Install Party aux Forges – Le jeudi 15 octobre 2026 de 16h30 à 19h30.

    Le but de cette rencontre est que les participants repartent à la fin de l’atelier avec leur propre ordinateur fonctionnant sous système d’exploitation Linux, correctement installé, configuré et équipé des logiciels adéquats.

    Prérequis:

    Une Install Party vous accompagne pour que vous en repartiez avec un nouveau système d’exploitation sur votre machine.

    Il faut néanmoins s’y préparer: Il est indispensable de sauvegarder auparavant vos fichiers et données personnelles sur un support externe (clé USB ou disque dur externe) de capacité suffisante.

    En effet dans la plupart des cas l’ordinateur sera entièrement ré-initialisé, et même si ce n’est pas le cas, un risque de perte de données existe.

    À ce sujet consulter: Participer à une install partie GNU-Linux

    >> Plus d’infos et inscriptions

    [FR Auch] Piratons Microsoft – Le jeudi 15 octobre 2026 de 17h30 à 20h30.

    Nous vous proposons une install party.

    Vous pouvez venir avec votre ordinateur et en ayant sauvegarder vos données personnelles avant sur un support externe.

    Si vous pouvez amener une clé USB en plus c’est mieux.

    Infos et renseignements : 06 33 95 93 62

    [FR Paris] Guix@Paris – Le jeudi 15 octobre 2026 de 19h00 à 22h00.

    Rencontres mensuelles autour de Guix.

    Venez découvrir, discuter et contribuer à Guix dans une ambiance conviviale.

    Il n’y a pas d’expérience pré-requise et vous êtes tout·es les bienvenu·es.

    Programme

    Les soirées se déroulent en 3 temps :

    • 19h-20h : accueil et discussions libres ;
    • 20h-21h : présentation autour d’un sujet spécifique suivie d’une session de questions/réponses ;
    • 21h-22h : ateliers de contribution et discussions libres.

    Bien sûr, les horaires sont donnés à titre complètement indicatif ! _'

    Logistique

    S’inspirant des rencontres April, chacun·e est invité·e à amener un petit quelque chose à manger et/ou à boire afin de pouvoir partager avec les autres participant·es.

    Accès

    Nous serons accueilli·es dans les locaux de l'April, elle-même hébergée par Easter-eggs :

    Association April
    44/46 rue de l’Ouest (cour intérieure)
    Bâtiment 8
    75014 Paris

    Stations de Métro: Gaîté, Montparnasse, Pernety.
    OpenStreetMap: <https://www.openstreetmap.org/node/3199095063>.

    Au plaisir de vous y rencontrer !

    [FR Montpellier] Rendez-vous | Aprilapéro – Le jeudi 15 octobre 2026 de 19h00 à 19h40.

    Un apéro April consiste à se réunir physiquement afin de se rencontrer, de faire plus ample connaissance, d’échanger, de partager un verre et de quoi manger mais aussi de discuter sur l’actualité et les actions de l’April.

    Ce rendez-vous est « hybriditiel » ou « hybridiciel », c’est-à-dire qu’il sera à la fois en présentiel et en distanciel.

    Un apéro April est ouvert à toute personne qui souhaite venir, membre de l’April ou pas. N’hésitez pas à venir nous rencontrer.

    Les apéros April ont lieu chaque mois à Paris, Marseille et à Montpellier.

    Régulièrement Montpel’libre relaie et soutient les actions de l’April. De nombreux Apriliens ont par ailleurs rejoints les rangs de Montpel’libre, lors d’événements tels que les Apéros April, l’AprilCamp ou les Rencontres Mondiales du Logiciel Libre qui ont eu lieu à Montpellier et bien sûr de nombreux Montpel’libristes sont adhérents de l’April.

    Nous vous invitons donc à venir nous rejoindre dans une ambiance conviviale, à partager cet apéro, chacun porte quelque chose, boissons, grignotages… et on partage.

    Les discussions de ce mois-ci se porteront sur l’actualité de moment.

    Entrée libre et gratuite sur inscription. Une simple adhésion à l’association est possible. Rejoindre le groupe Montpel’libre sur Telegram S’inscrire à l’Infolettre de Montpel’libre.

    Tramway lignes 1 et 3, arrêts Port-Marianne et Rives du Lez
    GPS Latitude : 43.603095 | Longitude : 3.898166
    Carte OpenStreetMap

    https://montpellibre.fr/fiches_activites/Fiche_020_Montpellibre_Rendez-vous_Aprilapero.pdf

    [FR Cran-Gevrier] Permanence publique Yauternet – Le jeudi 15 octobre 2026 de 19h00 à 21h00.

    L’association Yauternet vous attend à la salle du petit Vernay pour vous faire découvrir nos outils libres en ligne comme notre pad collaboratif, notre tableau blanc collaboratif ou encore notre créateur de QR code.

    En plus de ces services gratuits, pour 12€ par ans, nous mettons à votre disposition un cloud, c’est-à-dire un espace de stockage de 10Go pour ranger tous vos fichiers en toute sécurité.

    Pour les associations, Yauternet propose aussi des solutions clefs-en-main, adaptées à chaque association et basées à 100% sur des logiciels libres.

    Gestionnaire d’association (avec comptabilité), gestionnaire de document avec édition de fichiers enrichis (.odt, .doc, .docx, etc.), communication en équipe, visioconférence, partage d’image, agenda et carnet d’adresse partagés et bien plus encore.

    N’hésitez pas à venir échanger avec nous! Il est important pour nous de discuter avec les utilisateur·ices de nos services.

    Installation linux posible, contactez-nous avant afin de préparer le nécessaire. Attention: le local se situe à l’arrière de l’immeuble qui est à contourner par la gauche.

    Voir l’évènement et l’inscription sur mobilizon.fr

    [FR Montpellier] Rendez-vous | FSFapéro – Le jeudi 15 octobre 2026 de 19h40 à 20h20.

    Afin de se rencontrer, d’échanger et de faire plus ample connaissance, Montpel’libre lance de nouvelles rencontres surnommées les FSFapéros. C’est l’occasion pour les neurones de toutes parts de se réunir physiquement pour discuter, échanger et partager un verre et de quoi grignoter.

    Ce rendez-vous est «hybriditiel» ou «hybridiciel», c’est-à-dire qu’il sera à la fois en présentiel et en distanciel.

    Les FSFapéros auront lieu tous le 3ᵉ jeudi de chaque mois. Ils sont l’occasion de discussions informelles d’une part et de discussions plus sérieuses sur les différents thèmes d’importance et les différentes actions et campagnes en cours.

    Tout le monde est invité et peut venir aux FSFapéros, qu’on soit contributeur de longue date, simple intéressé-e par les sujets que défend la Free Software Foundation Europe, ou nouvel-le arrivant-e cherchant à participer davantage. N’hésitez pas à amener vos amis et à leur faire découvrir la Free Software Foundation, et Montpel’libre.

    Peuvent être aussi abordées des questions sur Les exégètes amateurs ou Open Law.

    Les discussions de ce mois-ci se porteront sur l’actualité de moment.

    Entrée libre et gratuite sur inscription. Une simple adhésion à l’association est possible. Rejoindre le groupe Montpel’libre sur Telegram S’inscrire à l’Infolettre de Montpel’libre.

    Tramway lignes 1 et 3, arrêts Port-Marianne et Rives du Lez
    GPS Latitude: 43.603095 | Longitude: 3.898166
    Carte OpenStreetMap

    https://montpellibre.fr/fiches_activites/Fiche_021_Montpellibre_Rendez-vous_FSF-FSFE_Apero.pdf

    [FR Montpellier] Rendez-vous | Quadrapéro – Le jeudi 15 octobre 2026 de 20h20 à 21h00.

    Afin de se rencontrer, d’échanger et de faire plus ample connaissance, Montpel’libre lance de nouvelles rencontres surnommées les Quadrapéros. C’est l’occasion pour les neurones de toutes parts de se réunir physiquement pour discuter, échanger et partager un verre et de quoi grignoter.

    Ce rendez-vous est «hybriditiel» ou «hybridiciel», c’est-à-dire qu’il sera à la fois en présentiel et en distanciel.

    Les Quadrapéros auront lieu tous le 3ᵉ jeudi de chaque mois. Ils sont l’occasion de discussions informelles d’une part et de discussions plus sérieuses sur les différents thèmes d’importance et les différentes actions et campagnes en cours.

    Tout le monde est invité aux Quadrapéros, qu’on soit contributeur ou contributrice de longue date, simple intéressé par les sujets que défend la Quadrature, ou nouvel arrivant cherchant à participer davantage. N’hésitez pas à amener vos amis et à leur faire découvrir La Quadrature et Montpel’libre.

    Peuvent être aussi abordées des questions sur Les exégètes amateurs ou Open Law.

    Les discussions de ce mois-ci se porteront sur l’actualité de moment.

    Entrée libre et gratuite sur inscription. Une simple adhésion à l’association est possible.

    Tramway lignes 1, 2, 3 et 4, arrêts Gare Saint-Roch
    GPS Latitude: 43.60285 | Longitude: 3.87927
    Carte OpenStreetMap

    https://montpellibre.fr/fiches_activites/Fiche_022_Montpellibre_Rendez-vous_Quadrapero.pdf

    [FR Villeneuve d’Ascq] Repair'Lab numérique solidaire – Le vendredi 16 octobre 2026 de 09h00 à 12h00.

    Le Repair'Lab numérique solidaire de l’Université de Lille propose un accompagnement numérique pour les étudiants et personnels disposant d’ordinateurs portables anciens ou rencontrant des difficultés techniques.

    Une équipe de bénévoles vous aide à diagnostiquer, réparer ou optimiser vos équipements, notamment par l’installation de logiciels libres et de systèmes plus légers comme Linux.

    L’accueil se fait tous les vendredis (en période universitaire) sur le campus Cité Scientifique.

    Sur rendez-vous par email à repairlab@univ-lille.fr.

    [FR Nantes] Repair Café numérique + Install Party – Le vendredi 16 octobre 2026 de 14h00 à 18h00.

    Un ordinateur qui rame, qui refuse de démarrer ou qui est cassé, venez le réparer en notre compagnie.

    Marre de Windows et envie d’un peu de liberté, venez le libérer!

    [FR Strasbourg] Sensibilisation et Install party /e/OS – Venez prolonger la vie de votre Fairphone ! – Le vendredi 16 octobre 2026 de 16h00 à 21h15.

    Adieu Google & Cie, venez reprendre le contrôle de votre vie privée !

    Vous souhaitez passer à un système d’exploitation libre (/e/OS) et faire durer plus longtemps votre Fairphone ? Alors venez dégoogliser votre appareil lors des Journées nationales de la Réparation, gratuitement (atelier uniquement destiné aux utilisateur⋅rices de Fairphone).:)

    Vous ne savez pas ce qu’est /e/OS, vous souhaitez plus d’informations ou avez encore quelques réticences à sauter le pas ? Venez nous rencontrer durant cette journée, nous y proposerons aussi des ateliers de sensibilisation et de découverte de cet OS libre (atelier ouvert à tous⋅tes).:)

    Vous souhaitez participer ? Inscrivez-vous sans plus tarder à ce lien et lisez attentivement les pré-requis de l’évènement !

    Nous avons hâte de vous rencontrer !:)

    [FR Dunkerque] Rencontres des libertés numériques – Le vendredi 16 octobre 2026 de 17h00 à 19h00.

    La prochaine rencontre des «samedis des libertés numériques» tombe un vendredi (!), elle est organisée à la Maison de Quartier des Glacis: rendez-vous à l’accueil. Le thème du jour est: « Installez GNU/Linux, rendez rapide votre ordinateur: contre l’obsolescence programmée par Windows 10 ».

    En parallèle, une formation/prise en main est organisée, sur le thème « comment je bricole mes photos, mes vidéos ». Il s’agit d’outils qui permettent facilement de

    • modifier une photo: traiter des yeux rouges, gommer une salissure
    • modifier une vidéo: changer l’encodage, modifier la résolution, la qualité, par exemple pour en faire un fichier plus léger à partager, extraire un passage…

    Si vous apportez votre ordinateur (de bureau, ou portable), nous pouvons vous aider pas à pas, pour:

    1. Tester GNU/Linux, sans rien installer sur le disque; vous verrez si l’ordinateur redevient maniable, et si vos logiciels préférés sont là, pour la bureautique, Internet, le dessin, le son, la vidéo, etc.
    2. Si vous le voulez, installer GNU/Linux (il y a le choix entre quelques variantes, selon les âges et les préférences)
    3. Voir comment accéder à la logithèque libre et gratuite (plusieurs milliers de paquets logiciels), et installer des applications en plus.

    Ces rencontres du logiciel libre sont organisées les 3ᵉˢ samedis du mois. Elles sont l’occasion d’échanger, en toute simplicité, sur divers thèmes en rapport avec notre monde numérique, dans une structure attentive à nos libertés.

    [FR Rouen] Sécuriser votre navigation Internet – Le vendredi 16 octobre 2026 de 17h30 à 20h00.

    Installer sur votre ordinateur, smartphone ou tablette les outils libres essentiels pour naviguer en sécurité sur le web

    Il s’agit de remplacer les outils des GAFAM, les multinationales qui vous exploitent, par des logiciels qui respectent l’utilisateur et ses données. Ces logiciels sont à la fois libres et gratuits.

    • pour le web: Firefox / Fennec avec bloqueur de pub uBlock Origin
    • changer de moteur de recherche

    Savoir lire l’adresse d’un site pour détecter les sites web contrefaits

    Inscription recommandée ici sur Mobilizon.

    Nos services sont gratuits, vous pourrez néanmoins faire un don à notre association « Libérons nos ordis ».

    [FR Marseille] Apéro Libre – Le vendredi 16 octobre 2026 de 18h00 à 20h00.

    L’association CercLL vous invite à l’Apéro Libre, pour les 10 ans de collaboration avec le Foyer du peuple.

    Avec la présence de la présidente de l’April (Promouvoir et défendre le logiciel libre) Magali Garnero alias Bookynette.

    La conf de Bookynette: Boycott !! – Le meilleur moyen de lutter contre les GAFAM c’est de ne pas utiliser leurs produits. Venez découvrir les services proposés par le Chapril, Framaspace ou les CHATONS.

    Avec l'Expolibre, une exposition itinérante expliquant les logiciels libres au grand public.

    RDV vendredi 16 octobre 2026 à partir de 18h00, au Foyer du peuple, 50 rue Brandis à Marseille 5ᵉ.

    Vous pouvez vous inscrire par e-mail cercll@april.org

    [FR Antibes] Rencontre Accès Libre – Le vendredi 16 octobre 2026 de 18h00 à 21h00.

    Lors des rencontres accès libre, c’est l’occasion de:

    • discuter, échanger, expliquer;
    • installer des logiciels libres;
    • et, toute autre idée coopérative de solidarité à but non lucratif!

    Linux est un système d’exploitation complet, performant, stable et facile d’utilisation que nous vous aiderons à installer sur le média de votre choix (PC, clé bootable, etc.)

    [Internet] Rencontre visio conviviale Libre en Communs – Le vendredi 16 octobre 2026 de 19h00 à 21h00.

    Venez découvrir l’Association Libre en Communs, ses membres et ses activités lors d’un moment de convivialité en visio, agrémenté d’un temps de partage de connaissances avec des personnes passionnées par leur sujet.

    Chaque 3ᵉ vendredi de chaque mois, pour participer:

    • prévenez de votre venue par mail au ✉️ Contact ci-dessous
    • lien visio*: https://bbb.fdn.fr/rooms/jit-dqe-7c8-mth/join
    • vous pouvez vous connecter avec votre boisson et plat préféré ;)
    • au programme: Présentation de l’association ; Questions-réponses ; Temps de partage de connaissances
    • * certaines parties de la rencontre pourraient être enregistrées, pour nos communications ultérieures et pour le partage élargi des connaissances—les personnes qui ne souhaitent pas apparaître sur l’enregistrement pourront tous simplement couper leur caméra
    • consultez l'Agenda Du Libre pour d’éventuelles mises à jour de dernière minute

    À tout bientôt 👋

    [FR La Rochelle] JNR 2026 – Découvrir le logiciel libre pour donner une seconde à votre ordinateur – Le vendredi 16 octobre 2026 de 20h00 à 22h00.

    Conférence dans le cadre des Journées Nationales de la Réparation 2026

    Votre ordinateur ne peut pas avoir Windows 11 ? Il commence à donner des signes de fatigue ? Le recyclage n’est pas pour tout de suite ! Il existe des alternatives !

    Durant cette conférence, venez découvrir le logiciel Libre et en quoi cet écosystème vous permet de réduire vos déchets électroniques, lutter contre l’obsolescence programmée tout en respectant votre vie privée.

    Cette conférence sera suivie le lendemain d’un atelier « install-party ».

    Pour vous inscrire c’est par ici: https://framaforms.org/rochelug-inscriptions-aux-activites-des-jndlr-1788900572

    [Internet] Pause Café Linux : Votre rendez-vous hebdomadaire – Le vendredi 16 octobre 2026 de 11h45 à 13h00.

    Pause Café Linux: Votre rendez-vous hebdomadaire

    Est-ce que Linux vous passionne ? Vous voulez simplement jaser de logiciels libres dans une ambiance décontractée ? Rejoignez-nous pour la Pause Café Linux, un rendez-vous unique dans la francophonie Linuxienne ! C’est le moment idéal pour briser l’isolement, partager vos découvertes et rencontrer d’autres passionnés de l’écosystème Linux au Québec.

    C’est quand ?

    Tous les vendredis midis (12h00 HAE, Québec).

    Apportez votre lunch, nous fournissons le café… virtuellement !

    Au programme

    • Discussion libre: Pas d’ordre du jour rigide, on parle de ce qui vous anime.
    • Tour de table rapide: Afin de mieux se connaître.
    • Le Brise-Glace: Une question thématique différente pour lancer la conversation.
    • Entraide et partage: Un espace bienveillant pour tous les niveaux, du débutant à l’expert.

    Comment participer ?

    • Échangez avec nous: Rejoignez notre canal de discussion sur Framateam pour vous présenter et rester informé. Rejoindre le canal Pause Café
    • Connectez-vous à la rencontre: Tous les vendredis midis, cliquez simplement sur le lien ci-dessous pour consulter le programme et réserver votre place. Page de l’événement

    Venez avec votre lunch, votre café, et surtout votre curiosité !

    La participation est gratuite, ouvert à tous!

    Notre réunion accueille une diversité de profils: étudiants, professionnels, gestionnaires, programmeurs, professeurs, ou retraités. Que votre passion soit l’administration système, le développement, ou la simple utilisation quotidienne, votre expérience est précieuse. Ensemble, nous pouvons approfondir notre compréhension des logiciels libres et contribuer à une communauté dynamique.

    Rejoignez-nous pour cette opportunité exceptionnelle de socialiser, d’apprendre, et de tisser des liens !

    Nous avons hâte de vous y accueillir.

    Le Comité organisateur des Rencontres Linux au Québec

    [FR Villeneuve d’Ascq] Libre à Vous – Le samedi 17 octobre 2026 de 09h00 à 12h00.

    L'OMJC organise, en collaboration avec l’Association Club Linux Nord Pas-de-Calais, chaque samedi, une permanence dédiée au numérique. Nous vous proposons des logiciels libres, fiables et gratuits pour vos appareils (ordis de bureau, ordis portables, tablettes ou smartphone), comme Firefox, Thunderbird, LibreOffice et bien d’autres.

    Vous pouvez également découvrir Linux, apprendre à protéger vos données sur internet et même publier des informations sur le web.

    Cette rencontre est ouverte à tous, débutants, simples curieux ou déjà utilisateurs afin d’apprendre, partager votre pratique, répondre à vos questions, résoudre vos problèmes et développer des solutions libres.

    Entrée payante à l’ordre de l’OMJC. Réservation obligatoire de créneau d’1 heure au 03 28 80 54 25 ou au 07 49 83 35 53 (pas de rendez-vous par SMS).

    [FR Chaumont] Permanence Informatique – Le samedi 17 octobre 2026 de 09h00 à 12h00.

    REVOL, association engagée dans la promotion des logiciels libres, propose tous les samedis matin, de 9h à 12h, une permanence informatique associative ouverte à toustes, pour se pencher sur les difficultés rencontrées par chacun·e dans son usage de l’outil numérique.

    => Vous avez un problème avec votre ordinateur ?
    => Une question sur un logiciel libre ?
    => Envie de comprendre un peu mieux comment ça fonctionne ?

    On prend le temps avec vous, simplement.

    Nous pouvons vous accompagner sur:

    • le passage vers des systèmes libres (Linux Mint, MX Linux…)
    • l’installation et la prise en main de logiciels libres
    • la remise en état et la mise à jour de votre ordinateur (quand c’est possible)
    • des conseils pour mieux utiliser, sécuriser et prolonger la vie de votre matériel

    Et aussi… juste discuter (on a du café et des croissants).
    Que ce soit pour poser une question, réfléchir à vos usages ou découvrir le libre tranquillement.

    Pas besoin d’être expert·e: venez comme vous êtes.

    Nous sommes à notre local, 22 rue de Verdun à Chaumont (52000), en Haute-Marne.

    Un monde plus libre, loin des techno-fascistes, ça serait 🦉 quand même, non ?

    REVOL est là pour y contribuer !

    [FR Noisy-le-Grand] Atelier Logiciels Libres / installation et entraide – Le samedi 17 octobre 2026 de 09h00 à 13h00.

    Apportez votre ordinateur
    à la Maison Pour Tous des Coteaux
    PC Windows® ou Apple® MacOSX®
    pour y installer des logiciels libres et gratuits
    1 samedi par mois de 9h-13h d’octobre 2026 à juin 2027
    Venez autant de fois que vous voulez:

    17 OCTOBRE + 14 NOVEMBRE + 12 DECEMBRE +
    09 JANVIER + 06 FÉVRIER + 13 MARS + 03 AVRIL + 08 MAI + 12 JUIN

    Prochain atelier: Samedi 17 octobre 2026 de 9h à 13h

    Atelier public & gratuit destiné: aux curieux curieuses, aux avertis averties, à celles et ceux qui veulent faire des économies, à celles et ceux qui veulent tout comprendre ou qui veulent simplement savoir utiliser.

    ► Remplacer par exemple: Microsoft Word par LibreOffice Write ; Photoshop par Gimp ; Outlook par Thunderbird ; Google par DuckDuckGo ; Gmail par déMAILnagement ; Windows ou MacOSX par GNU / Linux
    ► Prolonger la durée de vie de votre ordinateur
    ► Trouver des ordinateurs neufs ou d’occasion adaptés à vos besoins et peu onéreux

    SUR INSCRIPTIONS : au 01.43.04.83.53
    OU à l’accueil de la Maison Pour Tous des Coteaux: 30 Route de Gournay, 93160 Noisy-le-Grand
    OU en cliquant sur le bouton ci-desous S’inscrire OU par email à franck@sinimale.fr <= pour toutes demandes de renseignements, n’hésitez pas

    #adieu-windows

    [FR Angers] Install party à l’ESEO – Le samedi 17 octobre 2026 de 09h00 à 12h00.

    Votre vieil ordinateur mérite une seconde jeunesse ! Il rame, prend la poussière ou dort dans un tiroir ? Apportez-le à l’ESEO et découvrez comment lui redonner vie en installant Linux, une alternative libre et gratuite à Windows.

    Venez avec votre ordinateur et repartez avec une nouvelle vie ! Important: Sauvegardez vos données avant l’évènement

    Inscription sur: https://events.studizz.fr/link/6ab4e7ea1b8aea56e503f0c0

    Cet évènement est organisé par le RESET, le repair café de l’ESEO, animé par les étudiants et salariés de l’école.

    [FR Montpellier] Atel'libre | Jerripartie – Le samedi 17 octobre 2026 de 09h00 à 16h00.

    Montpel’libre vous montrera comment construire un ordinateur soi-même à partir de matériels reconditionnés.

    Après une brève présentation réalisée par API: Action of Public Interest, sur les enjeux en termes de développement durable des jerriparties, et les innovations réalisées grâce à elles en Afrique, l’atelier de Montpel’libre commence.

    Il consiste à ouvrir un jerrican, et y recomposer une tour en prenant des composants qui fonctionnent d’ordinateurs mis au rebut. On s’affranchit ainsi des brevets posés sur les châssis.

    Une fois le jerri terminé, on lui branche un écran, un clavier, une souris et on lui intègre Emmabuntüs, un système d’exploitation pour ordinateur de bureau, facile d’accès et prêt à l’emploi, libre éthique, durable et responsable.

    On a alors un ordinateur transportable avec lequel repart la personne qui l’a réalisé. Il lui revient de le décorer, d’en prendre une photo, de nous l’envoyer et de lui donner un nom. Tous les mois, le plus beau jerri est élu.

    Le matériel (ordinateur, clavier, souris, écran) et logiciel pour monter 3 ordinateurs sont fournis par l’association Montpel’libre et offerts à 3 participants, idéalement des familles.

    Une Jerripartie, c’est du Do It Together: un véritable acte d’intelligence collective, qui tire son énergie d’un savoir collaboratif: chacun apporte ses compétences, son savoir-faire, son temps au projet. Cette activité s’inscrit pleinement dans l’écoresponsabilité, car elle réutilise des objets, jerricans, ordinateurs…

    Elle permet de sensibiliser le public, de façon ludique, à l’importance de l’éducation numérique, de la maîtrise des outils informatiques, d’éviter l’obsolescence programmée matérielle et logicielle, de reconditionner le matériel informatique, d’utiliser des logiciels libres…

    C’est pourquoi, en 2023, Montpel’libre a reçu le Prix du Fonds MAIF pour l’Éducation dont l’objectif est de faire connaître et récompenser des initiatives d’associations permettant l’accès à l’éducation, de récompenser des actions innovantes et originales favorisant le partage de la connaissance. Ces actions, d’intérêt général à vocation éducative, concernent prioritairement un public défavorisé du fait, par exemple, d’un handicap ou d’une situation sociale difficile.

    Places limitées, inscription nécessaire | GPS 43.60023/3.87136

    [FR Montendre] Repair café et install party – Le samedi 17 octobre 2026 de 09h30 à 17h30.

    Bonjour, repair café et install party à la maison pop LIBÉREZ VOTRE ORDI.

    Votre ordinateur ne peut pas fonctionner sous Windows 11? venez installer Linuxmint pour qui? pour quoi?

    Vieux ordinateurs lents. Impossible de passer à Windows 11. Envie d’expérimenter avec Linux « important! »

    Avant de venir, assurez-vous d’avoir sauvegardé tous vos documents, synchronisations et mots de passe, car l’ordinateur va être remis à 0!

    INFOS ET INSCRIPTION La Maison Pop' 11 avenue de la gare -17130 Montendre 05.46.70.43.67 -accueil @ lamaisonpop point com

    [FR Fourmies] Donnez une seconde vie à vos ordinateurs – Le samedi 17 octobre 2026 de 09h30 à 12h00.

    Dans le cadre de la stratégie Rev3 de la ville de Fourmies est né le Central, Carrefour de la Résilience.

    À ce titre, l’Association Club Linux Nord Pas-de-Calais organise un atelier de réemploi d’ordinateurs.

    De 9h30 à 12h00, venez découvrir les logiciels libres et installer Linux Mint ou Mageia pour donner un coup de jeune à votre ordinateur.

    Mais ce sera aussi si besoin l’iccasion d’effectuer des travaux de maintenance, de sauvegarde ou de réparation.

    Cette manifestation a lieu au Tiers-Lieu Le Central à Fourmies

    [FR Nice] Rencontre Accès Libre – Le samedi 17 octobre 2026 de 10h00 à 13h00.

    Rencontre Accès Libre à la Bibliothèque Raoul Mille.

    L’occasion de découvrir, d’installer et de tester le système d’exploitation libre Linux.

    En partenariat avec l’association Linux Azur

    Entrée libre

    [FR Cergy] Repair Café 13C1 à Hôtel d’agglomération Cergy-Pontoise – Le samedi 17 octobre 2026 de 10h00 à 17h00.

    L’agglomération de Cergy-Pontoise et ses partenaires Maif et GSVO SERVICES située dans le Val-d’Oise, initie une manifestation Repair Café 13C1, le samedi 17 octobre dans un contexte des Journées Nationales pour la Réparation afin de sensibiliser les cergypontains à l’engagement dans les transitions écologique, environnementale et sociale.

    La manifestation Repair Café 13 Comm'Une à Cergy-Pontoise fait un focus sur la Fin de Support Windows 10.

    Les publics fragiles sont frappés de plein fouet par les graves conséquences du Numérique contraint, une des problématiques dramatiques et des préoccupations de la Communauté des Treize Communes de Cergy-Pontoise.

    La manifestation rassemble des artisans dans une perspective de redynamisation de l’économie circulaire de proximité.

    Plusieurs ateliers de réparation des objets du quotidien sont organisés et pour mettre en état de bon fonctionnement des ordinateurs, des objets électriques, électroniques et pour sensibiliser les publics présents aux usages du Logiciel Libre.

    L’organisation d’un Install Party dans le contexte d’un Repair Café « grand public » a pour dessein de sensibiliser les cergypontaisnaux aux usages du Logiciel Libre, ce qui ne s’est jamais produit auparavant, de mémoire. Avec Cergy-Pontoise, cette action augure de la volonté de lutter avec efficacité contre l’obsolescence logicielle programmée. Les publics fragiles sont les grandes victimes du Numérique Contraint.

    La Communauté d’agglomération de Cergy-Pontoise agit !

    [FR Rennes] Install party au BAM – Le samedi 17 octobre 2026 de 10h00 à 17h00.

    Install party au bâtiment à modeler à Rennes ! 🎉

    Emancipe toi de Windows et donne une seconde vie à ton ordinateur en installant Linux dessus.
    On t’aide à installer une distribution Linux qui te convient le 17 octobre de 10h à 17h au BAM à Cleunay: 2, rue André Trasbot 35000 Rennes.

    ⚠️ En amont, il faut impérativement que tu fasses une sauvegarde de tes données (photos, documents, etc.) sur un disque externe ou une clé usb.

    Ça peut être long, prévoit au moins une heure pour l’installation, on essaiera de faire un peu de 🫖 thé et ☕ café pour passer le temps.

    Au plaisir de te voir là-bas !

    [FR Lille] Fête de la réparation à Lille – Le samedi 17 octobre 2026 de 10h00 à 17h30.

    A l’occasion des Hauts-de-France réparent et des Journées Nationales de la Réparation, des acteurs lillois organisent la Fête de la réparation les jeudi 15 et samedi 17 octobre 2026 dans le quartier de Fives à Lille:
    - conférence le jeudi 15 octobre à 18h30 à la LOCO (passage de l’internationale) sur la réparation textile et le commerce circulaire
    - journée de réparation le samedi 17 octobre de 10h30 à 17h30 à Chaud Bouillon. Venez avec vos objets cassés ou défectueux et nous regarderons ensemble comment les réparer. C’est gratuit.
    Nous vous accueillons avec vos petits objets du quotidien, votre vélo, votre télé, vos textiles et l’informatique réparation ou installation de linux, fin de vie de windows10,…

    Organisé par la MRES, la Traction et Chaud Bouillon.
    Avec la participation des Repair Cafés de Lille Lomme et Hellemmes, Chtinux, les Jantes du Nord, Emmaüs connect,…
    Avec le soutien de la Ville de Lille, la MEL, le Conseil Régional HDF et l’ADEME

    [FR Dunkerque] Les Hauts de France Réparent – Le samedi 17 octobre 2026 de 10h00 à 16h00.

    La rencontre annuelle « Les Hauts de France Réparent » qui se déroulait ordinairement à la Halle aux Sucres est cette année organisée à Écosystème D, c’est-à-dire dans le voisinage immédiat de la Halle.

    Des membres de lAssociation des Bénévoles des Repair-Cafés du Dunkerquois sont là, pour dépanner et remettre en état les appareils divers et variés que vous apporterez (appelez à la CUD pour réserver).

    Le stand des réparations d’ordinateurs sera là, à votre service. Les causes de dysfonctionnement les plus courantes sont un système Windows pré-installé qui devient lourd, voire très lourd. Notre proposition: installez un système Linux, c’est rapide, sûr et convivial ; votre ordinateur redeviendra véloce, utilisable sans difficulté.

    Rappel des étapes pour participer à cette opération:

    1. je fais une copie, en lieu sûr, de mes données personnelles: documents, photos, vidéos, mots de passes, etc.
    2. je téléphone à la CUD pour m’annoncer
    3. le jour J, j’apporte mon ordinateur ainsi que ses périphériques (typiquement: souris, clavier, écran), un sac de courses fera l’affaire
    4. sur le stand des ordinateurs, je peux essayer le nouveau système Linux sans l’installer dans un premier temps ; ceci afin de vérifier que tout le matériel est supporté, et que l’environnement de bureau est pleinement utilisable.
    5. si et seulement si je le décide, je déclenche l’installation de GNU-Linux avec l’aide du réparateur ; c’est moi-même qui appuierai sur la touche qui démarre l’installation du nouveau système.

    Notez bien que vous retrouverez chaque mois, sur ce site, les évènements d’entraide pour l’utilisation de Linux et des logiciels libres.

    [FR Metz] Atelier OpenStreetMap – Le samedi 17 octobre 2026 de 10h00 à 12h00.

    Thème: OpenStreetMap, des données libres, des cartes et une communauté

    Retour sur l’origine du projet OpenStreetMap, sa communauté et son écosystème d’applications très riche. Faites vos premiers pas guidés dans la communauté et la contribution sur OpenStreetMap.

    [FR Chaumont] Un café et ça répare – Le samedi 17 octobre 2026 de 10h00 à 19h00.

    Le saviez-vous ?

    Le 17 octobre a lieu la Journée de la Réparation ou « International Repair Day » ! L’idée centrale: la réparation rapproche les gens. Une carte interactive recence tous les évènements organisés à cette occasion ==> ici <==

    À notre échelle locale, pour fêter ça dignement, nous vous invitons, vous ainsi que vos trucs, choses et bidules un peu cassés, bosselés, pas très en forme, au 22, rue de Verdun à Chaumont, à partir de 10 heures.

    Le principe de l’événement: ressusciter ou donner une cure de jouvence à vos vieux objets, avec l’aide de bénévoles passionnés, qui sont là pour faire progresser vos compétences de réparateur.ices ! On crée du lien, on évite de racheter du neuf, on apprend de nouvelles choses, on fait un geste pour la planète et nos portefeuilles, tout ça dans la bonne humeur !:)

    Quelques règles à respecter:

    • l’objet amené doit passer la porte du local de l’association, porté seul (vous l’aurez compris, nous ne réparons pas les frigos ou les machines à laver),
    • les objets loués ou sous garantie ne seront pas acceptés,
    • l’événement concerne les particuliers uniquement,
    • les objets ou outillages dangereux ne seront pas acceptés (pas d’objets alimentés avec plus de 220 volts, pas d’écrans cathodiques, pas de grille-pains, etc.).

    • Local de REVOL, Local de REVOL, rue de Verdun, Chaumont, Grand Est, France

    • https://revol-asso.fr

    • gull52, adieu-windows, revol, repair-cafe, repaircafe, repairlab, reparer, bidouille, systemed, bricolage, bricoleur

    [FR Auray] Faites de la réparation – Le samedi 17 octobre 2026 de 10h00 à 16h00.

    À l’occasion des journées nationales de la réparatio: nous organisons une « faites de la réparation », samedi 17 octobre de 10h à 16h.

    Sur le parvis de la gare, seront prévus:

    • repar café: radio réveil, grille pain, machine à écrire en braille, mannequin de couture… nous adhérents se feront un plaisir de les réparer.
    • Install party: rénover votre ordinateur en supprimant Windows et en y installant Linux.
    • Réparation vélo: Alre Bilo Klub sera présent sur le parvis pour vous aider à mettre le pied à l’étrier pour votre entretien et réparations vélos.

    Bricodialement,

    [FR Ivry sur Seine] Cours de l’École du Logiciel Libre – Le samedi 17 octobre 2026 de 10h30 à 18h30.

    Présentation de l’E2L

    Quel est le rôle de l’école du logiciel libre?

    Tout d’abord, ce n’est pas une école comme les autres. Elle n’a pas d’établissement fixe, pas de cours de récréation, pas de carte d’étudiant, ni de diplôme de fin d’année.

    Comme toutes les écoles, son rôle est d’apprendre à ses élèves les logiciels libres, c’est-à-dire:

    • comment en trouver de bons parmi les nombreux sites qui en proposent,
    • comment en prendre possession en fonction des licences,
    • comment les installer en fonction de ses besoins,
    • comment les tester et les utiliser,
    • comment en comprendre le fonctionnement pour ensuite les modifier,
    • comment écrire ses propres logiciels libres.

    En fait, l’école du logiciel libre est une université populaire, comme celles qui ont vu le jour en France à partir du 19ᵉ siècle, et dont le but est de transmettre des connaissances théoriques ou pratiques à tous ceux qui le souhaitent. Et pour atteindre ce but, sa forme juridique est de type « association à but non lucratif ».

    Comment fonctionne l’école?

    Cette école étant une association, elle possède, comme toutes les autres, un bureau, élu chaque année en assemblée générale, pour l’administrer. Mais elle a aussi des responsables pédagogiques dont le rôle est essentiel, car ce sont eux qui établissent les programmes des cours en fonction des souhaits des adhérents, valident les candidatures des enseignants et affectent les sessions.

    Les membres du bureau et les responsables pédagogiques forment « l’encadrement de l’école ». Tous les membres “encadrants” doivent être membres de l’association.

    Les locaux où se déroulent les cours seront ceux que l’on veut bien nous prêter: une salle des fêtes, un théâtre, une salle de réunion publique, un amphi dans une école publique, ou autre.

    Les thèmes des cours sont définis par les adhérents en fonction de leurs envies, de leurs besoins. Les cours sont ensuite décidés par les responsables pédagogiques de l’école en fonction des enseignants disponibles.

    Afin de permettre au plus grand nombre de participer et d’assister aux cours, les sessions se tiennent essentiellement le samedi. Une première, sous forme d’atelier public, de 10h30 à 13h, et une autre, sous forme de cours, de 14h30 à 18h30.

    Programme détaillé sur le site http://e2li.org

    [FR Wintzenheim] Réunion du Club Linux – Le samedi 17 octobre 2026 de 13h30 à 19h00.

    Le samedi 17 octobre 2026 de 13h30 à 19h00.

    MJC-EVS du Cheval Blanc, 1 faubourg des Vosges, Wintzenheim, Grand Est

    Leaflet | © OpenStreetMap Rencontre du Club Linux de la MJC-EVS du Cheval Blanc qui se réunit toutes les 3 semaines (environ) et accueille toutes les personnes qui souhaitent découvrir ou approfondir Linux et les Logiciels Libres. Aucune compétence n’est demandée.

    Pendant ces rencontres, informelles,

    • nous accueillons celles et ceux qui cherchent une réponse ou souhaitent découvrir Linux et les Logiciels Libres,
    • nous installons Linux sur des ordinateurs, la plupart des fois en "dual boot"(*), ce qui permet de conserver l’ancien système (par exemple Windows) et d’utiliser quand même Linux, en choisissant au démarrage,
    • nous partageons nos recherches (nos difficultés aussi) et nos découvertes, les nouveautés.

    Le Club Linux est également impliqué dans une démarche de libération des GAFAM (Google Apple Facebook Amazon Microsoft) et de promotion de solutions libres comme, entre autres, Wikipedia, OpenStreetMap, les Framatrucs (*), les C.H.A.T.O.N.S (*) et beaucoup d’autres.

    (*): mais on vous expliquera

    [FR Vandœuvre-lès-Nancy] Installons Linux ! – Le samedi 17 octobre 2026 de 14h00 à 16h00.

    Windows 10 n’est plus supporté? Votre PC s’essouffle? Donnez-lui un coup de jeune!

    Installons y Linux !

    Le prolongement de la prise en charge de Windows 10 se termine le 14 octobre 2026. Microsoft veut que vous achetiez un nouvel ordinateur.

    Mais que se passerait-il si vous pouviez rendre votre ordinateur actuel à nouveau rapide et sécurisé?

    Si vous avez acheté votre ordinateur après 2010, il n’y a probablement aucune raison de le jeter. En installant simplement un système d’exploitation Linux récent, vous pouvez continuer à l’utiliser pour des années.
    L’installation d’un système d’exploitation peut sembler difficile. Mais, vous n’avez pas à vous lancer tout seul! Il y a des personnes prêtes à vous aider !

    Au programme

    • Découverte de Linux et des logiciels libres
    • Installation de Linux sur votre ordinateur
    • Installation d’ « Android dégooglisé » sur votre smartphone

    La SCIC Commown sera présente pour accompagner la migration de leurs usagers sur le Fairphone 3/3+.

    Entrée libre, inscription conseillée

    [FR Aubagne] Atelier Répare café et logiciels libres – Le samedi 17 octobre 2026 de 14h00 à 17h00.

    Comme chaque mois (enfin presque), nous nous retrouvons avec le collectif Garlatek un samedi de 14h à 17h pour un atelier Informatique dans le pays d’Aubagne:

    [FR Montpellier] Atelier de contribution à Wikipedia par les sans pagEs – Le samedi 17 octobre 2026 de 14h00 à 18h00.

    Aux sans pagEs, nous nous réunissons pour rééquilibrer le biais de genre sur Wikipédia à la librairie Fiers de Lettres.

    L’évènement est une permanence des sans pagEs ouverte à tout public souhaitant s’informer ou apprendre à contribuer sur Wikipédia et les projets associés (wikidata, wikisource, commons, wikiquote), tout en réduisant les biais de genre.

    Attention les places étant limitées, il faut impérativement vous inscrire en amont.

    Plus d’information sur la page de l’évènement: https://fr.wikipedia.org/wiki/Projet:Les_sans_pagEs/Montpellier/2026.10.17

    [FR Lille] Install party des Robin des BIOS – Le samedi 17 octobre 2026 de 14h00 à 17h30.

    Attention: changement d’adresse
    Comme l’année dernière, l’install-party de Robin des bio, rejoint une grande install party à la fête de la réparation à Fives Cail de 10h à 17h30. Pour en savoir plus: https://www.agendadulibre.org/events/36390

    Des bio ordinateurs (sans Windows) et sans OGM (GAFAM)!

    Dans l’arrière-boutique de l’épicerie, sous la houlette de l’équipe informatique de l’association Robin des bio et avec le renfort de quelques membres du collectif Chtinux, venez essayer, installer ou vous former à Linux et aux logiciels libres.

    C’est aussi un moment pour partager nos bonnes pratiques informatiques par exemple: comment éviter la publicité sur nos ordinateurs, le fichage de nos activités, comment partager des fichiers par la découverte de services respecteux de la vie privée de ses utilisateurs…

    Venez avec votre ordinateur, vos questions, on vous attend. L’atelier est ouvert aux adhérents·es de l’association et aux personnes du quartier, il est gratuit, mais on refuse ni les gâteaux ni les boissons en tout genre.

    Le nombre de place est max de 15 personnes, n’hésitez à signaler votre venue en nous écrivant un mail.

    [FR Paris] Install Party – Le samedi 17 octobre 2026 de 14h00 à 17h00.

    Librezo et la Petite Rockette vous proposent une après-midi d’installation GNU/Linux:

    Amenez votre PC (ou achetez-en un sur place entre 30 et 50€) et offrez-lui un OS libre!

    Plus d’obsolescence programmée, plus de licence à racheter chaque année, dites au revoir aux GAFAM et bonjour à GNU/Linux!

    Places limitées, merci de réserver un créneau horaire.

    Prix Libre.

    [FR Faches-Thumesnil] Install Party GNU/Linux – Le samedi 17 octobre 2026 de 14h00 à 17h30.

    [ANNULEE]

    nous vous recommandons une grande install party à la fête de la réparation à Fives Cail de 10h à 17h30. Pour en savoir plus: https://www.agendadulibre.org/events/36390


    Install Party GNU/Linux

    #### Inscrivez-vous pour séance d’installation Linux à la médiathèque de Faches Thumesnil

    Afin de prolonger la durée de vie de votre ordinateur (PC uniquement), portable ou de bureau, éviter la mise au rebut, lutter contre obsolescence programmée et reprendre la main sur votre vie numérique, venez : remplacer le système exploitation (Windows) par GNU/Linux et des logiciels libres, open source et respectant la vie privée. Pouvant être mis à jour longtemps et gratuitement.

    • ajouter une liste exhaustive de logiciels pour les besoins courants comme:
      • Navigateur internet Firefox
      • Suite bureautique Libre office (équivalent Office Word Excel…)
      • Lecteur multimédia VLC, musique, vidéo
      • Organisateur photo Xnview
      • Liseuse PDF, imprimante/scanneur de document, calculatrice, décompresseur ZIP
      • Pare-feu UFW Inclus réglages et présentation du nouveau système.

    Petite préparation et vérification préalable de votre part:

    • l’ordinateur doit déjà pouvoir s’allumer avec son chargeur, sans panne matérielle (sinon diagnostique rapide).

    • ordinateur de bureau, venir avec écran clavier et souris, câble d’alim.

    • Windows peut ne plus être fonctionnel/HS. Pas de nettoyage ou réparations Windows. Nous ne faisons pas Dual Boot (pour l’instant).

    • si vous souhaitez récupérer des documents, venez avec une clé USB vide de 32Go mini, mais surtout faites la sauvegarde de vos données AVANT de venir.

    • présentation du nouveau système, si vous débutez prévoir pour votre confort de prendre des notes.

    • pour les Macintosh Apple nous vous orienterons (pour l’instant) vers d’autres Install party.

    Pour résumer c’est une install Party ;-) et nous vous proposerons des dates récurrentes!

    [FR La Rochelle] JNR 2026 – Atelier « Installer Linux Mint et conserver son ordinateur pour plusieurs années » – Le samedi 17 octobre 2026 de 14h00 à 18h00.

    Vous avez décidé d’installer Linux sur votre ordinateur ? Fantastique ! Cet atelier est fait pour vous !

    Venez installer Linux sur votre ordinateur, Rochelug sera là pour vous aider, accompagner vos premiers pas dans le Logiciel Libre et répondre à vos questions.

    Cette install party suit la conférence de la veille au même endroit.

    Pour vous inscrire c’est par ici: https://framaforms.org/rochelug-inscriptions-aux-activites-des-jndlr-1788900572

    [FR Nantes] Install party – Piratons Microsoft – Le samedi 17 octobre 2026 de 14h00 à 18h00.

    Dans le cadre des Journées Nationales de la Réparation, le groupe local nantais d’Alternatiba se réapproprie la campagne nationale «Piratons Microsoft» pour organiser une première install party avec les acteurs du libre du Pays nantais.

    Microsoft arrête les mises à jour de sécurité de Windows 10 le 12 octobre 2027.

    En France, environ un ordinateur sur dix ne peut pas passer sur Windows 11: des millions de machines risquent d’être jetées ou de rester sans protection.

    C’est ce que nous appelons l’obsolescence logicielle: un matériel pourtant parfaitement fonctionnel, condamné par un logiciel propriétaire. Venez avec votre ordinateur et repartez avec un système libre (Linux) installé, pour échapper à l’obsolescence de Windows 10 et à la taxe Windows (≈ 600€ de surcoût).

    Des bénévoles vous accompagnent et vous aident à installer votre nouveau système. Au-delà de la technique, c’est un choix de société: climat (moins de déchets et d’extraction de matières premières), justice sociale (des ordinateurs reconditionnés et réutilisables), démocratie et souveraineté numérique (des logiciels libres que chacun·e peut contrôler).

    Une victoire a déjà été obtenue en juin 2026: Microsoft a reculé d’un an face à la mobilisation. Continuons la pression!

    [FR Grenoble] Install'Party – Le samedi 17 octobre 2026 de 14h00 à 18h00.

    Le 12/10/2027 en cessant de proposer des mises à jour de Windows 10, Microsoft condamne prématurément 300 millions d’ordinateurs dans le monde: c’est un scandale climatique, social et démocratique. Ton ordinateur ou celui de tes proches est concerné par l’arrêt des mises à jour de Windows 10?

    Viens nous rencontrer lors de notre prochaine install party, un événement où on accompagne ton passage sous Linux!

    N’oublie pas d’amener ton ordinateur et de bien sauvegarder tes données!

    [FR Rouen] Install partie – Le samedi 17 octobre 2026 de 14h00 à 17h30.

    Venez donner une nouvelle jeunesse à votre ordinateur !

    En remplaçant votre système Windows® [ou Mac®] par un système plus simple, plus sûr, plus rapide, plus sobre et libre – GNU/Linux – vous pouvez donner à votre ordinateur toute son efficacité et vous serez à l’abri des virus!

    La durée de vie de votre ordinateur pourra en être multipliée au moins par deux, vous permettant ainsi de réaliser de très substantielles économies et de diminuer d’autant votre impact écologique.

    Lors de cette « Install partie » nous vous proposerons tout d’abord une démonstration de GNU/Linux.

    Si vous amenez votre ordinateur, nous pourrons effectuer des tests pour savoir s’il est parfaitement compatible avec Linux, et si c’est le cas nous vous proposerons de procéder à son installation.

    Vous pouvez aussi venir si vous avez déjà GNU/Linux et que vous avez besoin d’un complément de configuration ou des questions.

    Vous pouvez également venir pour que l’on vous aide à installer /e/OS sur votre appareil Android à condition qu’il soit compatible: à vérifier avant de venir sur https://doc.e.foundation/devices (Les Fairphones sont compatibles et plus faciles à installer que les autres ordiphones).

    L’installation est gratuite, vous pourrez néanmoins faire un don à notre association « Libérons nos ordis ».

    IMPORTANT: veuillez lire cette page afin de venir préparé: https://blog.liberetonordi.com/index.php?post/participer-installparty

    Si vous n’êtes pas en mesure d’effectuer vous-même votre SAUVEGARDE, veuillez apporter un support de sauvegarde (disque dur externe ou clé USB de capacité suffisante).

    Remarque: vous pouvez même apporter un ordinateur de bureau – uniquement l’unité centrale (la tour) avec son câble d’alimentation- nous avons des écrans, claviers et souris à brancher dessus.

    VEUILLEZ VOUS INSCRIRE ICI https://framadate.org/polls/InscriptionRouenIPL

    [FR Oloron Sainte Marie] Install Party – Le samedi 17 octobre 2026 de 14h00 à 17h00.

    Bricolette, l’atelier partagé de la Friche organise sa première soirée: Adieu Windows (install partie* pour les plus geeks).

    Dans le cadre des journées nationales de la réparation, venez prolonger la durée de vie de vos ordinateurs, protéger vos données personnelles et votre portefeuille en vous débarrassant de Windows (environ 300 millions d’ordinateurs sont concernés par la fin de support de Windows 10 !) https://journeesreparation.fr/

    Quand ? Le 17 octobre de 14 à 17h
    Ou ? Atelier Bricolette, La Friche
    Prérequis: si vous avez sauvegardé vos fichiers avant, c’est mieux ! sinon on vous aide.
    Prix conseillé: 10€.

    Si vous n’êtes pas disponible, le prochain rendez-vous est prévu le 6 novembre à 18h.

    *Une « install partie » (ou install party) est un évènement collectif où des personnes expérimentées dans l’installation du système d’exploitation libre Linux proposent de vous accompagner pour réaliser cette installation sur votre propre ordinateur.

    [FR Nantes] PiratonsMicrosoft Nantes – Le samedi 17 octobre 2026 de 14h00 à 18h00.

    Contrairement a ce que peuvent vous dire Microsoft et Apple, votre PC ou Mac n’est pas obsolète, apportez-le et nous vous aiderons à repousser la durée de sa vie numérique grâce aux logiciels libres !

    En partenariat avec Alternatiba Nantes, La Galerie du Zéro Déchet, le CLP, FAI Maison, La Base et la campagne nationale PIRATONS MICROSOFT https://piratonsmicrosoft.fr/

    Vous pouvez poser vos questions en commentaire sur Mobilizon https://mobilizon.fr/events/f7133495-a76d-4a12-919e-54840f4ebca6 ou sur notre mattermost https://chat.alternatiba.eu/nantes/channels/piratons-microsoft

    [FR Maurepas] Install Party – Le samedi 17 octobre 2026 de 14h00 à 17h00.

    Vous voulez passer à Linux ? Apportez votre ordinateur, nous vous aiderons à installer et remplacer windows par un système libre et gratuit adapté à vos besoins.
    Aucune compétence technique n’est requise: nos bénévoles vous accompagnent pas à pas.

    ⚠️Inscription obligatoire, pour répondre au mieux à votre besoin le jour J, merci de bien vouloir remplir ce formulaire ⚠️

    + d’infos:
    https://root66.net/?post/2026/09/10/Install-Party-%3A-on-t-aide-%C3%A0-passer-ton-pc-sous-Linux-%21

    [FR Paris] Install partie Emmaus Connect – Le samedi 17 octobre 2026 de 14h00 à 17h00.

    Si vous avez un PC qui n’est pas compatible Windows 11, ne le jetez pas! Vous pouvez le garder grâce au système Linux, libre et gratuit.

    Votre PC sera plus rapide, plus sobre et vous serez à l’abri des virus qui ciblent quasi exclusivement Windows.

    La durée de vie de votre ordinateur sera allongée, vous permettant ainsi de réaliser des économies et de diminuer d’autant votre impact écologique.

    Lors de cette « Install partie » nous pourrons vous proposer tout d’abord une démonstration de GNU/Linux.
    Si vous amenez votre ordinateur, nous pourrons effectuer des tests pour savoir s’il est compatible avec Linux, et si c’est le cas nous vous proposerons de procéder à son installation.

    Seuls ces systèmes Linux basés sur Debian seront installés (LinuxMint, LMDE, Debian, éventuellement Ubuntu).

    Une décharge de responsabilité devra être signée avant toute intervention sur votre PC.

    Recommandations avant toute intervention sur un ordinateur:

    • Sauvegardez vos données avant de venir
    • N’oubliez pas le chargeur de votre PC
    • Pour une installation de Linux si vous voulez conserver Windows, libérez de la place sur le disque dur (30 Go minimum) et défragmentez Windows.

    L’installation est gratuite.

    Pour participer, il est indispensable de vous inscrire en adressant un couriel à csparis@emmaus-connect.org et en précisant en objet « Install partie maison blanche".

    Le nombre de participants est limité compte tenu de la taille réduite du local et du nombre de bénévoles disponibles.

    Merci par avance d’arriver à 14h.

    [FR Angers] Install party Linux – Le samedi 17 octobre 2026 de 14h00 à 18h00.

    Marre de Windows ? Vous voulez passer à Linux ?

    Venez découvrir un système fiable et LIBRE !

    Si vous le souhaitez, nous vous aiderons à libérer votre ordinateur.

    En quelques minutes, vous repartirez avec une machine (presque) neuve !

    Inscrivez-vous ici SVP: https://beta.framaforms.org/embed/install-party-17-octobre

    [FR Nantes] Permanence Linux-Nantes – Le samedi 17 octobre 2026 de 15h00 à 18h00.

    Linux Nantes tient à vous informer de sa prochaine permanence. Nous vous proposons:

    • de vous faire découvrir Linux et les logiciels libres.
    • de vous aider à installer Linux sur votre ordinateur ou votre portable.
    • de vous informer sur l’utilisation de votre version de Linux et des logiciels libres.
    • de voir avec vous les problèmes rencontrés.

    Pour plus d’informations sur l’association: voir notre site.

    Avertissement ! Pour des raisons pratiques, nous vous remercions de bien vouloir effectuer les sauvegardes de vos données personnelles avant de venir si une installation doit être effectuée.

    [FR Creil] Install Party – Le samedi 17 octobre 2026 de 15h00 à 17h00.

    Dans le cadre de son action « Piratons Microsoft », l’association Alternatiba organise en collaboration avec Oisux et le Sonar de Creil une Install Party.

    Oisux est le GULL de l’Oise et le Sonar est le tiers lieu qui nous accueille.

    RDV le jour 17 octobre pour sauver ton ordinateur !
    Le 12 octobre 2027 (puisque Microsoft a reculé d’un an la date du 14/10/2026 grâce à notre mobilisation !), Microsoft va cesser les mises à jour de Windows 10 et provoquer la mort prématurée de 300 millions d’ordinateurs. Si ton ordinateur ou ceux de tes proches sont sur Windows 10, ils sont peut-être concernés !
    Pas de panique, on a la solution: Rendez-vous le 17 octobre à 15h au Sonar de Creil, on organise une install party, un événement où on t’aide à passer ton ordinateur sur Linux, un logiciel libre, gratuit et qui permet de prolonger la durée de vie de ton ordinateur !
    Que tu sois prête ou prêt à passer sous Linux, que tu sois en pleine réflexion ou que tu demandes c’est quoi cette histoire de mises à jour et ce que ça implique, on sera là pour répondre à toutes questions !

    En plus, on te prépare un super goûter, alors pas d’excuses !

    Alors inscris-toi: https://framadate.org/polls/eaf6ca04f416f201a55a

    [FR Quimper] Permanence de Linux Quimper – Le samedi 17 octobre 2026 de 16h00 à 18h00.

    Tous les samedis de 16h à 18h, les bénévoles de Linux Quimper vous donnent rendez-vous au Centre social des Abeilles, 4 rue Sergent Le Flao (quartier de la Terre Noire) Quimper.

    Nous vous proposons lors de ces rencontres d’échanger autour du Libre et de Linux en particulier

    Vous pouvez venir pour vous faire aider, ou aider, à installer et paramétrer une distribution GNU/Linux de votre choix ou des logiciels libres sur votre ordinateur.

    Recommandations avant toute intervention sur un ordinateur:

    • Sauvegardez vos données avant de venir.
    • Pour une installation de Linux si vous voulez conserver Windows, libérez de la place sur le disque dur (20 Go minimum).
    • Nous prévenir, éventuellement, de votre passage via le forum.

    Vous pouvez aussi venir pour une première prise de contact et d’information.

    Entrée libre et gratuite

    [FR Combourg] Install-Party – Le samedi 17 octobre 2026 de 17h30 à 21h30.

    L’association Les Moutons Électriques (lme.bzh) et le collectif Les Débranchés Du Granit (www.debranchesdugranit.fr) vous proposent une Install-Party, le samedi 17 octobre 2026, à Combourg (35270), de 17 h 30 à 21 h 30.

    Saisissez cette occasion pour rejoindre le Monde Libre de l’informatique en remplaçant votre système d’exploitation Windows par un système GNU/Linux ! Pourquoi ? Pour quantité de bonnes raisons que vous trouverez expliquées ici…

    Pensez à vous inscrire via ce lien pour être sûr(e) d’avoir de la place et être pris(e) en charge par un(e) de nos bénévoles pour sauter ce pas libérateur.

    [FR Langueux] Install Party – Le dimanche 18 octobre 2026 de 14h00 à 18h00.

    Venez installer, discuter ou poser vos questions sur Linux, le système d’exploitation ouvert et gratuit !

    Comme Windows et MacOS, Linux permet la réalisation de toutes les tâches possibles sur un ordinateur, il n’est en revanche pas géré par une entreprise commerciale.

    La distribution proposée à l’installation est Linux Mint. Sauvegardez vos données au préalable avant toute installation !

    Les bénévoles sur place pourront vous orienter sur place pour toute question.

    Au plaisir de vous rencontrer !

    [FR Rouen] Install partie – Le dimanche 18 octobre 2026 de 14h00 à 17h30.

    Venez donner une nouvelle jeunesse à votre ordinateur !

    En remplaçant votre système Windows® [ou Mac®] par un système plus simple, plus sûr, plus rapide, plus sobre et libre – GNU/Linux – vous pouvez donner à votre ordinateur toute son efficacité et vous serez à l’abri des virus!

    La durée de vie de votre ordinateur pourra en être multipliée au moins par deux, vous permettant ainsi de réaliser de très substantielles économies et de diminuer d’autant votre impact écologique.

    Lors de cette « Install partie » nous vous proposerons tout d’abord une démonstration de GNU/Linux.

    Si vous amenez votre ordinateur, nous pourrons effectuer des tests pour savoir s’il est parfaitement compatible avec Linux, et si c’est le cas nous vous proposerons de procéder à son installation.

    Vous pouvez aussi venir si vous avez déjà GNU/Linux et que vous avez besoin d’un complément de configuration ou des questions.

    Vous pouvez également venir pour que l’on vous aide à installer /e/OS sur votre appareil Android à condition qu’il soit compatible: à vérifier avant de venir sur https://doc.e.foundation/devices (Les Fairphones sont compatibles et plus faciles à installer que les autres ordiphones).

    L’installation est gratuite, vous pourrez néanmoins faire un don à notre association « Libérons nos ordis ».

    IMPORTANT: veuillez lire cette page afin de venir préparé: https://blog.liberetonordi.com/index.php?post/participer-installparty

    Si vous n’êtes pas en mesure d’effectuer vous-même votre SAUVEGARDE, veuillez apporter un support de sauvegarde (disque dur externe ou clé USB de capacité suffisante).

    Remarque: vous pouvez même apporter un ordinateur de bureau – uniquement l’unité centrale (la tour) avec son câble d’alimentation- nous avons des écrans, claviers et souris à brancher dessus.

    VEUILLEZ VOUS INSCRIRE ICI https://framadate.org/polls/InscriptionRouenIPL

    [CA-QC] Rencontres Linux au Québec – Le samedi 17 octobre 2026 de 11h00 à 14h30.

    En présentiel: Pacini Vaudreuil-Dorion

    Virtuel sur BigBlueButton: Rencontres Linux Québec: Virtuel

    Avis à tous les passionnés de Linux de la région de Vaudreuil-Dorion !

    Vous souhaitez rencontrer d’autres utilisateurs et experts des systèmes Linux et des logiciels libres ? Martial organise une rencontre conviviale autour d’un bon repas pour lier l’utile à l’agréable (de 11:00 à 14:30).

    Nous nous retrouverons dans un restaurant avec une ambiance propice à l’échange. Nous aurons accès à une salle privée avec un projecteur pour faciliter le partage de trucs et astuces et maximiser la discussion entre participants.

    Cet événement est l’occasion parfaite pour:

    Réseauter et échanger avec la communauté locale de passionné(e)s.
    Partager vos meilleures astuces, vos découvertes et vos projets sous Linux.
    Apprendre des autres, peu importe votre niveau d’expertise.

    Il y aura quelques capsules éducatives Linux et on aura un échange de trucs et astuces sur Linux en groupe !

    Ouvert à tous, du débutant à l’expert
    Notre réunion accueille une diversité de profils: étudiants, professionnels, gestionnaires, programmeurs, professeurs, ou retraités. Que votre passion soit l’administration système, le développement, ou la simple utilisation quotidienne, votre expérience est précieuse. Ensemble, nous pouvons approfondir notre compréhension des logiciels libres et contribuer à une communauté dynamique.

    La participation est gratuite et un prix de présence seront offerts par tirage au sort à la fin de la rencontre !

    Rejoignez-nous pour cette opportunité exceptionnelle de socialiser, d’apprendre, et de tisser des liens ! Nous avons hâte de vous y accueillir.

    Martial Bigras

    Comité organisateur des Rencontres Linux au Québec

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    L’April invite à participer avec des événements aux Journées Nationales de la Réparation, du 15 au 18 octobre 2026

    La 4e édition des Journées Nationales de la Réparation (JNR), portées par Make.org Foundation et HOP - Halte à l’Obsolescence Programmée, aura lieu du 15 au 18 octobre 2026. Cette manifestation a pour vocation de faire découvrir les métiers, savoir-faire et enjeux de la réparation, d'allonger la durée de vie de nos objets et de mobiliser chacun et chacune, à son échelle, pour une société plus durable et plus juste.

    Affiche des Journées Nationales de la Réparation, du 15 au 18 octobre 2026

    Le logiciel libre est le meilleur rempart contre l'obsolescence programmée qui écourte la vie de nos équipements et contre la dépendance technologique qui nous prive de contrôle ! Ainsi, l'April, partenaire des Journées Nationales de la Réparation, invite les organisations locales actives dans la promotion du logiciel libre à proposer un ou plusieurs événements dans le cadre de cette initiative.

    Vous pouvez proposer vos événements autour du logiciel libre déjà prévus entre le 15 et le 18 octobre, ou bien proposer des événements ad hoc. Il suffira de les inscrire sur le site des Journées Nationales de la Réparation (JNR) pour profiter de la visibilité offerte par temps fort annuel.

    Préparez dès maintenant vos événements et rendez-vous du 15 au 18 octobre pour agir avec les Journées Nationales de la Réparation !

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    Acteurs du Libre - 10 ans déjà

    L'édition 2026 du concours des Acteurs du Libre est ouverte !

    Cette année nous célébrons une date particulière puisque, depuis 10 ans, nous mettons en lumière les acteurs majeurs de l’open source en France et en Europe. Et déjà 50 vainqueurs récompensés. Célébrons une décennie centrée sur le partage et la souveraineté. Rejoignez-nous pour la cérémonie anniversaire du 9 décembre à Open Source Experience.

    Affiche Acteurs du libre : 10 ans

    Professionnels de l’open source ou responsables d’entreprises utilisatrices de solutions ouvertes : tentez votre chance de mettre votre projet sous les projecteurs à Open Source Experience 2026 !

    La date limite pour postuler et envoyer le dossier de participation complété est le 02 octobre 2026. La cérémonie de remise de prix aura lieu à l’occasion d’Open Source Experience le 9 décembre à Paris. Pour participer, merci de vous pré-inscrire en ligne et le dossier vous sera envoyé par email.

    Les candidats peuvent soumettre dans l’une des six catégories :

    • Prix du meilleur projet Open Source
    • Prix de la meilleure stratégie Open Source, en collaboration avec le TOSIT
    • Prix de l’entreprise pour un numérique ouvert et éthique
    • Prix de la meilleure collaboration public-privé
    • Prix du développement commercial
    • Prix européen, en collaboration avec l’APELL

    Quelques règles à noter :

    • Le concours est ouvert, les organisations non membres du CNLL peuvent candidater.
    • La thématique du concours porte sur le logiciel, le matériel n’est pas concerné.
    • Les organisations domiciliées hors France et en Europe sont autorisées à candidater dans la catégorie “Europe/APELL”.
    • La catégorie “Meilleure collaboration” concerne les administrations centrales et déconcentrées uniquement, les collectivités territoriales doivent candidater au concours des Territoires Numériques du Libre. Candidature en partenariat avec un éditeur.
    • Un seul dossier par candidat, dans une seule catégorie.
    • Les gagnants des sessions précédentes ne sont pas autorisés à candidater à nouveau (cinq ans de délai).

    À noter : l’inscription à Open Source Expérience est nécessaire pour participer à la cérémonie.

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    Haiku Release 1 Beta 6

    Environ une semaine après le 25ème anniversaire de Haiku, c'est le moment de publier la sixième version beta de Haiku R1. Nous avons parcouru beaucoup de chemin depuis le lancement du projet en 2001, il y a un quart de siècle. Merci à toutes les personnes qui nous ont soutenus et encouragés dans cette aventure, et souhaitons plein de belles choses pour les 25 prochaines années de Haiku !

    Haiku est développé par une petite équipe principalement bénévole, et sans utilisation d'"intelligence artificielle" dans les composants développés au sein du projet. Si notre mission, le développement d'un système d'exploitation pour les ordinateurs personnels, vous attire, n'hésitez pas à nous rejoindre !

    Cette version est le résultat de plus de deux ans de travail de l'équipe de développeurs de Haiku pour améliorer la stabilité, ajouter de nouvelles fonctionnalités, et rendre possible le portage de nombreux logiciels. Plus de 530 rapports de bugs et demandes d'améliorations ont été traitées.

    Haiku reste en version beta, ce qui signifie que toutes les fonctionnalités prévues pour la version R1 sont disponibles, mais qu'il reste des bugs (connus et inconnus). Nous sommes de plus en plus confiant en ce qui concerne la stabilité du système, mais il n'y a aucune garantie par exemple contre les pertes de données.

    Durant ce cycle de publicaction, waddlesplash a été embauché et rémunéré pour travailler sur Haiku. Ce contrat se poursuit, grâce aux donations généreuses d'utilisateurs et autres soutiens de Haiku à l'association Haiku, inc. (association à but non lucratif sous le statut États-Unien 501(c)3).

    Sommaire

    Configuration matérielle

    Cette version est disponible pour les machines utilisant un processeur compatible x86, 32 ou 64-bit.

    Seule la version 32-bit permet de lancer les exécutables compilés pour BeOS R5.

    MINIMUM (32-bit)

    • Processeur : Intel Pentium II; AMD Athlon
    • Mémoire : 256Mio
    • Écran : 800x600
    • Espace disque : 2Gio

    RECOMMANDÉE (64-bit)

    • Processeur : Intel Core i3; AMD Phenom II
    • Mémoire : 2Gio
    • Écran : 1366x768
    • Espace disque : 16Gio

    Le jeu d'instructions SSE2 est nécessaire pour lancer le navigateur web WebPositive. Sur les machines où SSE2 n'est pas disponible, le navigateur NetSurf peut être utilisé à la place.

    Nouvelles fonctionnalités

    Mozilla Firefox

    Firefox pour Haiku

    Quelques mois après la publication de la version R1 beta5, les premiers navigateurs basés sur Mozilla Firefox ont fait leur apparition dans les dépôts logiciels de Haikuports. Ils étaient assez instables et n'utilisaient pas les marques officielles de Mozilla. Au cours des deux années suivantes, la stabilité s'est beaucoup améliorée, avec du travail aussi bien du côté de Haiku que du côté du portage. La dernière étape a été d'obtenir la permission de Mozilla pour utiliser le nom et le logo "Firefox". Donc, si quelqu'un vous demande "Mais est-ce que Firefox fonctionne sur Haiku?", maintenant vous pouvez répondre : "Oui, bien sûr !"

    Un large choix de logiciels basés sur le code de Firefox est également disponible dans HaikuDepot, comprenant LibreWolf, Waterfox, Floorp, Icedove (une version de Thunderbird dégriffée) et quelques autres.

    (Notez que Firefox est disponible uniquement pour les systèmes x86_64 pour l'instant. Et, puisque Haiku est toujours en version beta, si vous rencontrez des fonctionnalités manquantes ou incomplètes par rapport aux versions de Firefox pour d'autres systèmes, c'est probablement de notre faute et pas celle de Mozilla. Merci de remonter ces problèmes dans l'outil de suivi de bugs de HaikuPorts).

    Virtualisation matérielle pour QEMU (sur x86_64)

    QEMU avec accélération NVMM

    Haiku permet maintenant d'utiliser "NVMM", le NetBSD Virtual Machine Monitor (qui a été développé pour NetBSD, mais a déjà été porté également vers DragonflyBSD avant Haiku). Cela permet d'utiliser l'accélération matérielle de la virtualisation dans QEMU, sur les systèmes x86_64 qui disposent des instructions Intel VT-x ou AMD-V. Les machines virtualisées peuvent être en 32 ou 64 bits, avec SMP, et le large choix de périphériques matériels émulés par QEMU, le tout pour un large choix de systèmes invités. Ajoutez simplement -accel nvmm aux arguments en ligne de commande de QEMU.

    (L'accélération NVMM est encore en phase expérimentale. Merci de remonter tous les problèmes rencontrés sur le bug tracker de Haiku.)

    Logiciels portés

    Florilège de logiciels portés

    Le projet HaikuPorts continue de maintenir une large sélection de logiciels pour Haiku. Il y en a beaucoup trop pour tout lister ici, y compris de nombreuses applications KDE et GTK. Mais voici l'un des plus remarquables :

    Go

    Le compilateur et l'environnement d'exécution pour le langage Go sont disponibles dans les dépôts de paquets. C'est une version un peu ancienne (1.26.1) et le code n'a pas encore été soumis aux développeurs de Go; mais de nombreux paquets fonctionnent bien sous Haiku, avec éventuellement quelques ajustements. Par exemple, il est possible d'utiliser Hugo, l'outil de génération de sites statique qui permet d'éditer le site de Haiku.

    Modifications & corrections de bugs

    Des centaines de bugs, corrections mineures et demandes d'améliorations ont été traitées depuis la version précédente. Il y en a beaucoup trop pour tout énumérer, les rapports d'activité trimestriels sur Linuxfr (ou mensuels en version originale) vous permettront d'avoir une vision plus détaillée de ces changements.

    Presque toutes les parties du système ont bénéficié d'au moins un peu d'attention, et le résultat est que cette version beta 6 et la plus stable et la mieux finie jusqu'à présent. Il reste cependant encore quelques points de friction à certains endroits, ce qui explique que cela reste une version beta.

    Optimisation des performances du système

    Cette version comprend un grand nombre de changements et de refactorisations pour améliorer les performances générales. Voici une liste (assez technique) des principaux points:

    • Refonte de la gestion des tampons mémoire du renifleur de types MIME (la détection des types de fichiers est au moins 5 à 10 fois plus rapide)
    • Fonctions de hachage de chaîne de caractères plus rapides (et avec de meilleures propriétés)
    • granularité des verrous dans plusieurs composants du noyau : le gestionnaire de mémoire (réservations et dé-réservations de mémoire), le VFS (recherche de descripteurs de fichiers, changement d'état des vnode inutilisés, recherhce de la racine des contexte E/S), timers utilisateur, et encore d'autres.
    • évitement d'un verrou exclusif dans les FIFO (pipe()), ce qui permet de traiter des données à plusieurs Gio/s au lieu de quelques centaines de Mio/s auparavant
    • utilisation d'allocateurs "arena" pour les allocations de mémoire de travail (par exemple dans les FIFOs, et dans packagef`), ce qui permet d'esquiver tout un tas de changements et d'invalidation de la table des pages dans le noyau
    • omission de certaines tâches réalisées par une opération fork traditionelle lors de l'utilisation de vfork (il ne s'agit pas d'un vrai vfork, mais d'une approximation compatible avec les utilisations raisonnables)
    • remplacement ou réécriture de fonctions de bases de la bibliothèque C par des versions optimisées : memmove, strlen, strcmp, memcmp, et bien d'autres
    • recalibration des classes de taille de l'allocateur malloc du noyau (les valeurs utilisées avaient été sélectionnées en 2007 et pas vérifiées depuis)
    • ajout d'heuristiques pour pré-mapper les gros fichiers (ce qui bénéficie aux grosses applications qui sont lancées à mainte reprises, par exemple gcc)
    • utilisation de verrous non-exclusif et d'opérations atomiques lorsque c'est possible dans les primitives du noyau pour l'envoi de messages entre cœurs de processeur
    • Le cache d'entrées de répertoire n'a plus besoin d'un verrou en écriture pour insérer des éléments. De plus, il stocke la valeur de hash des chaînes pour éviter des comparaisons de chaînes inutiles
    • Utilisation de verrous en lecture-écriture dans le cache de blocs disque (utiliser pour mettre en cache les inodes et métadonnées des systèmes de fichiers).

    Les deux derniers points en particulier ont un effet spectaculaire sur les opérations qui accèdent à beaucoup de fichiers d'affilée, comme git status. Lors d'un test de ces modifications, la durée d'exécution de git status sur un dépôt comportant plus de 160000 fichiers est passé de 33 à 20 secondes sans préchargement du cache disque, et de 15 à 2.5 secondes une fois le cache préchargé !

    L'effet cumulé de toutes ces optimisations (et aussi des changements sur la gestion de la mémoire, détaillés plus bas) sur le temps de compilation est assez significatif. Les travaux de compilation assez simples ne sont qu'un peu plus rapide qu'avant (on partait d'assez loin, avec environ 40% de performance en moins par rapport à Linux), mais pour des tâches plus complexes, cela change tout. La compilation de HaikuWebKit (même version, même compilateur, même machine, ensemble de dépendances très proche) durait 4h53 avec la version beta 5, mais seulement 2h33 avec la version beta 6, soit une réduction presque de moitié !

    Amélioration de l'interface utilisateur

    Tracker: Mise à jour en direct des menus lors de l'utilisation de modificateurs clavier

    Mise à jour en direct

    Dans Tracker - le navigateur de fichiers de Haiku -, certains opérations modifient leur comportement lorsqu'elles (ou leur raccourci clavier) sont invoquées avec la touche Shift enfoncée. Maintenant, si vous enfoncez ou relachez cette touche alors qu'un menu est ouvert, les éléments du menu se mettent à jour pour montrer ce qu'il va effectivement se passer si vous cliquez dessus.

    Tracker : Filtrage par dossier des résultats de requêtes

    Filtrage des requêtes par dossier

    Haiku a hérité certaines fonctionnalités uniques de BeOS. L'une d'entre elles est un système de fichiers qui se comporte également comme une base de données, permettant l'indexation des attributs étendus des fichiers et permettant d'exécuter des requêtes sur l'ensemble d'un système de fichier pour trouver rapidement les fichiers correspondant à certains critères.

    Ces requêtes fonctionnent nécessairement sur l'ensemble du système de fichiers (car l'indexation ne stocke pas d'informations sur le chemin du fichier). Cependant, il est parfois utile de restreindre les résultats à une hiérarchie de dossiers spécifique. Cela est maintenant possible via la fenêtre de recherche du Tracker, qui effectuera un filtrage des résultats de requêtes aux dossiers sélectionnés.

    (L'outil en ligne de commande query permet maintenant également de filtrer les résultats par dossier.)

    Nettoyage disque dans SoftwareUpdater & pkgman

    Les paquets logiciels pour Haiku sont des images de système de fichier compressées par blocs. Elles sont montée au démarrage dans une "union" permettant de construire le système de fichier du dossier système. Cela signifie que l'installation et la désinstallation de logiciels sont des opérations peu coûteuses, il s'agit s'implement d'ajouter ou d'enlever des paquets du point de montage en union. De plus, le système peut conserver les anciens paquets et l'état précédent du système. Cela permet de revenir facilement à une ancienne version d'un logiciel, ou même de rembobiner l'état complet du système, via le menu de démarrage.

    Jusqu'à présent, ces points de restauration n'étaient jamais supprimés automatiquement (à moins d'utiliser un outil tiers pour s'en charger), et ils pouvaient donc s'accumuler indéfiniment, remplissant petit à petit tout l'espace disque disponible. Maintenant, SoftwareUpdater nettoie automatiquement les états les plus anciens (ce comportement est désactivable dans la fenêtre de réglages), et l'outil en ligne de commande pkgman affiche un message lorsqu'il y a beaucoup d'états sauvegardés, recommandant de lancer la commande pkgman cleanup pour faire du ménage.

    # pkgman install/uninstall/full-sync...
    [system] Changes applied. Old activation state backed up in "state_2026-08-22_22:38:28"
    [system] Cleaning up ...
    [system] Done.
    [system] 3 old state(s) can be cleaned up. Use "pkgman cleanup" to remove them.
    
    $ pkgman cleanup
    Clean up 3 old states (166.27 MiB)? [yes/no] (yes) :
    

    Screenshot : sélection de zone à capturer

    Capture d'une zone de l'écran

    L'outil de capture d'écran (déclanché par la touche Impr Écr de votre clavier) peut maintenant vous laisser sélectionner une zone rectangulaire de l'écran à capturer. Cela se rajoute aux possibilités existantes : capture de tout l'écran ou d'une seule fenêtre.

    Team monitor : regroupement des équipes de processus

    Groupement de processus

    "Team monitor", l'outil de gestion des processus qui apparaît lorque vous appuyez sur Ctrl+Alt+Suppr, groupe maintenant les processus en tâche de fond lancés par une application graphique dans une liste en-dessous de cette application. Cela rend plus confortable l'utilisation de cette fenêtre lorsqu'un terminal est ouvert avec de très nombreux onglets, ou encore un navigateur web multiprocessus.

    DriveSetup : menu "Images disque"

    DriveSetup, l'outil de configuration des partitions, sait maintenant utiliser des images de disques. Le nouveau menu ajouté à cet effet permet de créer une image disque à partir d'une partition, d'écrire une image disque sur une partition, et aussi d'"enregistrer" une image disque dans le noyau pour y accéder directement comme à un disque réel (montage, démontage, création de partitions, etc).

    app_server : récupération des applications au redémarrage

    app_server, le serveur d'applications de Haiku (qui est aussi le serveur d'affichage, gestionnaire de fenêtres et responsable du tracé du contenu des fenêtres), est un composant central de Haiku. En cas de crash ou de redémarrage intentionnel, il peut maintenant se reconnecter aux applications en cours d'exécution et remettre en place leurs fenêtres comme si de rien n'était. Il n'est donc plus nécessaire de redémarrer le système ou la session utilisateur en cas de plantage. Dans la plupart des cas, les applications pourront reprendre leur fonctionnement normal après seulement une poignée de secondes.

    PowerStatus : Meilleure gestion des machines avec plusieurs batteries

    PowerStatus, l'application qui affiche l'information sur les batteries et l'icône de batterie dans la Deskbar, fonctionne mieux sur les machines avec plusieurs batteries, en particulier si certaines batteries sont enlevées alors que la machine est en fonctionnement, ou si une batterie se chage pendant qu'une autre se décharge.

    Amélioration du "mode sombre" et de l'affichage HiDPI dans de nombreuses applications

    Il y a eu un grand nombre de corrections et d'améliorations dans les applications inclues dans Haiku pour l'affichage en mode sombre et sur les écrans à haute densité : certaines couleurs étaient codées en dur, des dégradés n'étaient pas cohérents, des tailles d'éléments en nombre de pixels fixes, et ainsi de suite.

    launch_roster : résumé du statut

    L'outil en ligne de commande launch_roster permet d'interagir avec le gestionnaire de services de Haiku (launch_daemon). Il a reçu une grosse mise à jour, pour afficher une table réacapitulant l'état de tous les jobs et services :

    $ launch_roster
                               Name  Type     State    Enabled
    ----------------------------------------------------------
         check-daylight-saving-time  job      stopped  yes
                        first-login  job      stopped  yes
                        update-time  job      stopped  yes
                      x-vnd.be-trak  service  running  yes
                      x-vnd.be-tskb  service  running  yes
             x-vnd.haiku-app_server  service  running  yes
              x-vnd.haiku-autologin  job      stopped  yes
           x-vnd.haiku-debug_server  service  running  yes
           x-vnd.haiku-media_server  service  running  yes
           x-vnd.haiku-mount_server  service  running  yes
             x-vnd.haiku-net_server  service  running  yes
    x-vnd.haiku-notification_server  service  stopped  yes
         x-vnd.haiku-package_daemon  service  running  yes
           x-vnd.haiku-power_daemon  service  running  yes
              x-vnd.haiku-registrar  service  running  yes
    

    Amélioration de la gestion de la mémoire

    En plus des autres optimisations de performances déjà mentionnées, il y a eu un gros travail sur plusieurs aspects liés à la gestion de la mémoire, dont certains pour rendre les choses plus rapides, et d'autres simplement pour simplifier le code ou pour réduire la consommation de mémoire. Voici quelques-uns des plus intéressants :

    • optimisation des structures de données de packagefs, réduisant l'occupation mémoire d'environ 20% (la quantité exacte dépend du nombre de paquets installés, par exemple environ 15Mio sur une installation représentative utilisée pour tester ces changements)
    • gestion plus rapide et plus correcte des attributs de la mémoire (sur x86 et x86_64)
    • correction de la gestion du copy-on-write pour les zones protégées par mprotect. Le nouveau code est plus rapide et moins buggé.
    • plusieurs améliorations pour pouvoir démarrer Haiku sur des machines avec beaucoup de RAM (plus de 128Gio)
    • Tracker ne surveille plus les fichiers un par un via le node monitor, il surveille plutôt des dossiers entiers, ce qui économise de la mémoire du côté du noyau
    • unification du système de réservation de zones mémoires pour la mémoire RAM et la swap
    • correction d'allocations faites avec le mauvais allocateur dans le bootloader, des allocations qui devaient être temporaires n'étaient pas libérées avant le démarrage du noyau et restaient réservées pour toute la vie du système (jusqu'à 100Mio de mémoire perdus et rendus inutilisables par le noyau dans certains cas)

    L'accumulation de tous ces changements fait qu'il est maintenant possible de démarrer la version 32-bit de Haiku avec seulement 128Mio de mémoire (et même encore moins si on utilise un système dégraissé), et arriver à lancer quelques applications. Bien sûr, difficile de lancer un navigateur web moderne dans ces conditions !

    Mais ce n'est pas fini, certains changements encore plus importants méritent leurs propres paragraphes d'explications:

    Nouvelle implémentation de malloc pour l'espace utilisateur

    Haiku utilisait depuis très longtemps une version modifiée de l'allocateur hoard2 pour implémenter la famille de fonctions malloc dans la bibliothèque C standard. Cet allocateur est d'une conception assez ancienne, et ne tient plus la comparaison avec les derniers développements dans le domaine (y compris les versions plus récentes de hoard). Le remplacement de cet allocateur était donc un sujet de discussion parmi les développeurs depuis quelques années déjà.

    Aprés l'évaluation et l'expérimentation de plusieurs alternatives, le choix s'est finalement porté sur la réutilisation de code écrit par OpenBSD, avec des perfectionnements supplémentaires pour l'adapter à notre usage (par exemple, un cache global limitant la nécessité d'appels système). Ce nouvel allocateur est légèrement plus rapide dans la plupart des cas, et beaucoup plus rapide dans certains cas particuliers qui mettaient en évidence les problèmes de l'architecture de hoard2. Surtout, cet allocateur est bien meilleur que ses concurrents pour remettre rapidement la mémoire inutilisée par une application à la disposition du reste du système, ce qui est particulièrement utile pour des applications qui restent lancées longtemps, et sur du matériel où la quantité de mémoire disponible est limitée. Il est également économe en termes d'utilisation de l'espace d'adressage, ce qui est important pour les systèmes 32 bits qui sont laissés de côté par d'autres allocateurs récents.

    Améliorations sur le découpage de zones mémoire (areas)

    Lorsqu'une application demande un gros morceau de mémoire (par exemple avec la fonction mmap), puis libère un petit morceau situé au milieu de cette zone (avec munmap), le noyau doit réorganiser ses structures de données et remplacer la gestion d'une zone unique et contigüe par deux zones séparées. Cette opération n'est pas simple à implémenter, surtout si la zone mémoire concernée est partagée avec d'autres processus, a des restrictons d'accès par pages (mprotect), ou d'autres cas particuliers.

    L'implémentation de cette opération de découpage dans Haiku était incomplète, mais l'implémentation précédente de Haiku n'en faisait pas usage. Les problèmes éventuels ne concernaient donc que les applications implémentant leur propre gestion de la mémoire: ramasse-miettes, ou utilisation d'une implémentation alternative de malloc par exemple. Ces cas sont relativement rares, donc les problèmes n'avaient pas forcément été détectés. Le nouvel allocateur, ainsi que plusieurs navigateurs web récemment portés sur Haiku, quant à eux, font un usage beaucoup plus important de cette possibilité. Le code a donc du être repris pour pouvoir réagir correctement dans toutes les situations.

    Amélioration du comportement lorsque la mémoire est presque pleine

    Haiku n'implémente pas d'overcommit de la mémoire par défaut (et ne dispose donc pas d'un "OOM killer"). Les applications qui ont besoin de zones allouées avec overcommitting doivent le demander explicitement, avec un contrôle par area ou par region, et le manque de mémoire lors de l'accès effectif à ces zones n'impacte que les applications concernées (qui peuvent alors intercepter le problème et réagir en libérant des ressources si possible). Dans tous les autres cas, la mémoire est réservée (mais pas allouée) dès que l'application en fait la demande, et s'il n'y a pas de mémoire disponible, la fonction d'allocation retourne une erreur (par exemple ENOMEM).

    Cependant, il ne suffit pas de retourner une erreur, encore faut-il que tous les composants du système sachent comment y réagir. Puisque toutes les allocations qui ne sont pas faites avec de la mémoire réservée à l'avance peuvent échouer, le noyau et tous les pilotes de périphériques doivent traiter le cas ou une fonction comme malloc retourne une erreur ENOMEM. Certains autres systèmes garantissent que l'implémentation de malloc dans le noyau n'échoue jamais (quitte à tuer des applications pour faire de la place).

    Une mauvaise gestion de ces erreurs - ou de leurs conséquences qui peuvent mettre le système dans un état inhabituel - peuvent déclencher des comportements inattendus, dans le pire des cas, des crash ou des softlock (le système devient tellement lent qu'il est inutilisable). Un certain nombre de problème de ce type ont été corrigés, et il y a de bonnes chances que le système finisse par retourner dans un état stable une fois la mémoire libérée.

    Améliorations de guarded_heap

    En plus des implémentations par défaut de malloc dans l'espace utilisateur et dans le noyau, qui sont conçues pour une utilisation généraliste "en production", Haiku offre un choix d'implémentations de malloc pour l'aide au débuggage. L'une d'entre elles s'appelle guarded_heap, et place chaque allocation à la fin d'une page de mémoire et juste avant une autre page qui n'est pas mappée. Ceci gaspille énormément de place, mais permet de détecter immédiatement 100% des débordements de tampons. Cet allocateur permet même de désactiver la réutilisation de la mémoire libérée, dans ce cas il détecte en plus l'accès à de la mémoire libérée. Tout ceci se fait sans avoir besoin d'instrumenter le code, et donc, sans avoir besoin de recompiler l'application ou les bibliothèques concernées (contrairement par exemple aux options -fsanitize de gcc et llvm).

    L'implémentation de guarded_heap pour le noyau a été complètement réécrite, pour y ajouter toutes les fonctionnalités disponibles dans la version pour l'espace utilisateur. Elle peut maintenant être activée sans recompiler le noyau (via une option du bootloader). Ceci n'est cependant possible que dans les versions "nightly builds" de Haiku, les versions stables désactivant cette option pour améliorer les performances.

    Améliorations sur les systèmes de fichiers

    Les systèmes de fichiers ont bien avancés dans cette version de Haiku. Les changements principaux sont :

    • FAT : gestion des disques de plus de 2Tio, gestion des secteurs disque de 4 Kio, préchargement des blocs pour accélérer le montage
    • NFSv4 : nettoyage et corrections de bugs, meilleure gestion des opérations E/S asynchrones
    • BFS : optimisation de la recherche de blocs libres, meilleure sélection d'index pour accélérer les requêtes, évitement des enchaînements de get/put inutiles pour des blocs de cache identiques
    • RAMFS (utilisé pour /var/shared_memory & shm_open) : nombreuses corrections, nettoyage, améliorations, dont une grande partie suite à l'utilisation intensive de mémoire partagée par Gecko/Firefox

    En dehors des systèmes de fichiers eux-mêmes, des changements concernent de façon plus générale la mise en cache du contenu des fichiers. En particulier, la file d'attente des données à écrire a été découpée pour avoir une file par disque au lieu d'une seule file globale. Ces files peuvent estimer la vitesse d'écriture du disque associé, et le cache disque utilise cette information pour éviter d'accumuler trop d'écritures en attente (par exemple, lors de la copie de fichiers d'un disque rapide vers un autre plus lent).

    Cela corrige le problème, également constaté sur certains systèmes Linux, où l'écriture vers un disque semble incroyablement rapide, mais le démontage ou l'exécution de sync est très lent, puisque l'écriture sur disque n'a réellement lieu qu'à ce moment là. À présent, le cache disque va détecter cette situation et bloquer les écritures sur le disque concerné le temps que les écritures en attente puissent être traitées. La progression de la copie de fichiers est donc représentative de l'écriture effective sur disque, et l'exécution de sync ne devrait jamais nécessiter plus de quelques secondes.

    Compatibilité matérielle

    Cette version de Haiku met à jour de nombreux pilotes, en particulier pour les machines fabriquées ces 5 dernières années. Si vous n'aviez pas réussi à installer une version précédente de Haiku, c'est l'occasion de refaire un essai et de voir si les choses se sont améliorées.

    Cartes son

    Des problèmes de son distordu ou complètement silencieux ont été corrigés, en particulier pour les machines les moins puissantes. Dans ce cadre, l'initialisation de la carte son est désormais faite à la demande, lorsqu'une application a effectivement besoin d'émettre un son. Cela économise de l'énergie et du temps de calcul pour le CPU.

    Modifications volatile du BIOS VESA

    Lorsqu'il n'existe pas de pilote speçifique pour une carte graphique, Haiku doit utiliser une solution de secours: un framebuffer minimal pour EFI, et VESA pour les systèmes BIOS. VESA permet de changer de mode vidéo pendant l'exécution du système, mais ne permet que de choisir parmi une liste de modes prédéfinis par le fabricant de la carte graphique. Cette liste est souvent assez limitée et n'inclus parfois même pas la résolution native du matériel.

    La solution idéale est bien sûr le développement d'un pilote graphique pouvant programmer directement la carte graphique. Cependant, cette solution peut être assez complexe à mettre en oeuvre, surtout si le fabricant du chipset graphique ne fournit pas de documentation. Une solution plus simple est de modifier le BIOS VESA, pour y injecter de nouveaux modes vidéo à la demande. Haiku est maintenant capable de faire cette modification (de façon volatile, dans une copie en RAM du BIOS original) sur certains modèles de cartes graphiques où les modifications à faire ont pu être identifiées.

    Pilotes pour toujours plus d'interfaces USB ethernet & WiFi

    Haiku dispose d'une couche de compatibilité permettant de réutiliser les pilotes réseau de FreeBSD et OpenBSD, quasiment sans les modifier. Cette couche de compatibilité était limitée aux pilotes PCI, mais elle permet maintenant d'utiliser également des adaptateurs USB. De plus, les pilotes ont été synchronisés avec les dernières versions développées par FreeBSD et OpenBSD, ce qui augmente encore la compatibilité matérielle.

    Compatibilité POSIX améliorée

    Haiku essaie de suivre autant que possible le standard POSIX, afin de faciliter l'interopérabilité et le portage de logiciels existants. La spécification POSIX a été mise à jour quelques mois avant la version beta 5, et donc les nouveautés correspondantes arrivent seulement maintenant dans Haiku. Ici encore, il est impossible de lister l'immense nombre de changements liés à ce travail, mais voici quelques exemples :

    • O_CLOFORK
    • MSG_CMSG_CLOEXEC, MSG_CMSG_CLOFORK pour les sockets
    • SOCK_SEQPACKET, MSG_TRUNC, MSG_PEEK pour les sockets de la famille AF_UNIX
    • WCOREDUMP
    • getresuid, setresuid, getresgid, setresgid
    • pipe3, dup2, mkostemp
    • reallocarray, memmem, qsort_r
    • posix_devctl
    • pthread_getcpuclockid
    • posix_spawn_file_actions_add[f]chdir

    En plus de la spécification POSIX, Haiku implémente également des fonctions supplémentaires disponibles dans les systèmes GNU, BSD ou même Solaris lorsqu'elles sont nécessaires ou pertinentes. Dans cette catégorie on trouve les nouveautés suivantes :

    • RTLD_NOLOAD, RTLD_GROUP
    • getloadavg
    • closefrom, closerange
    • EV_RECEIPT et l'utilisation d'objets spécifiques à Haiku (ports, sémaphores) avec kqueue
    • utilisation de baudrates arbitraires pour les ports série (via cfsetspeed)
    • meilleure compatibilité avec l'API FUSE

    Ces extensions sont maintenant activées par défaut dans les en-tête C et C++, sauf dans le cas où l'environnement de compilation a demandé l'application d'un standard spécifique. Par exemple, la définition de __STRICT_ANSI__ ou _POSIX_C_SOURCE désactive ces extensions. Ces macros sont activées automatiquement par l'utilisation d'options comme -std=c++11, pour bénéficier des extensions on peut par exemple utiliser -std=gnu++11.

    Stabilisation du système

    De façon générale, un effort conséquent a été porté sur la stabilisation du système, en corrigeant des crash du noyau et des pilotes, des gels du système, des corruptions, l'échec du démarrage sur certaines machines. Ces problèmes ont été investigués, identifiés et corrigés pour fournir une version plus stable que toutes les précédentes.

    Les scènes coupées

    Malheureusement, une partie du travail en cours ces deux dernières années n'a pas pu être terminé à temps pour être intégré dans cette version. Certaines choses sont encore en chantier, d'autres sont trop expérimentales et désactivées par défaut. Cela donne peut-être une idée de ce à quoi s'attendre dans la prochaine version !

    ARM64

    Suite au travail de plusieurs personnes, la version ARM64 de Haiku démarre jusqu'au bureau sur les systèmes virtualisés ! Il existe même une branche de développement, en cours d'intégration, qui permet de démarrer Haiku sur les machines Apple M1. Ce travail est loin d'être terminé, mais les progrès sont remarquables par rapport à l'état des choses lors de la publication de la version beta 5.

    WebKit multiprocessus

    Le navigateur WebPositive fourni avec Haiku utilise encore une version de WebKit s'exécutant intégralement dans un seul processus. Le travail sur la version multiprocessus est bien avancé, cela fonctionne pour l'affichage de site simples, mais ce n'est pas encore prêt pour convertir WebPositive à ce nouveau mode de fonctionnement.

    Nouveau contributeurs

    Depuis la publication de la version précédente, un nouveau contributeur de Haiku a obtenu les permissions de commit : il s'agit de Zardshard, qui a travaillé par exemple sur Icon-O-Matic et sur d'autres applications natives. Bienvenue à lui !

    On peut également mentionner le retour de Philippe Houdoin, qui avait laissé de côté le projet pendant quelques temps pour se consacrer à d'autres choses, mais a récemment recommencé à participer.

    Le nombre de contributeurs est relativement stable depuis plusieurs années, entre 50 et 65 personnes participent à Haiku chaque année avec au moins un patch. Du côté de HaikuPorts, l'activité a tendance à augmenter, avec un record de 82 participants en 2024 et une deuxième position pour l'année 2025 avec 75 personnes. L'amélioration continue du système permet de plus en plus aux développeurs de se consacrer au développement et au portage de logiciels, sans tomber dans des bugs critiques nécessitant de mettre les mains dans les couches plus bas niveau du système.

    Code source

    Le code source est téléchargeable via un mirroir sur Github (si le site n'est pas cassé) ou alors depuis le serveur Git auto-hébergé de Haiku. Les patchs et contributions sont les bienvenus via Gerrit.

    Remonter des problèmes

    La sortie d'une nouvelle version de Haiku déclenche habituellement un déluge de nouveaux rapports de bugs. Il y a actuellement plus de 3900 tickets ouverts (et plus de 16000 déjà fermés) dans l'outil de suivi. Si vous pensez avoir identifié un problème, vous pouvez faire une recherche dans l'outil pour voir si le problème a déjà été remonté (ou même déjà corrigé), et dans le cas contraire, créer un ticket sur l'outil de suivi de bugs.

    En cas de gros problèmes identifiés avec cette version, ils seront ajoutés sur la page notes de versions additionnelles.

    Si vous avez besoin d'aide, commencez par la 'Visite Rapide' puis consultez le manuel d'utilisation, ils sont tous les deux accessibles via des raccourcis sur le bureau de toute nouvelle installation de Haiku. WebPositive s'ouvre par défaut sur notre page de bienvenue qui offre des informations utiles et de nombreux liens, de même que le site web du projet.

    Si vous ne trouvez toujours pas de réponse à vos questions ou si vous souhaitez rencontrer d'autres utilisateurs et développeurs de Haiku, vous pouvez rejoindre les forums de discussion, l'un des canaux IRC (accessibles aussi par Matrix ou XMPP), ou envoyer un message sur l'une de nos listes de diffusion où une communauté sympathique pourra vous aider.

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    Aux origines du premier GPU, une bande de copains de l'ENS

    Les travaux d'étudiants de la promotion 1973 de l’École Normale Supérieure (Normale Sup) sont à l'origine de la production, dès 1977, d'une famille de circuits intégrés (CI) dédiés à l'affichage sur écran (à l'époque, cathodique ).

    Cette dépêche est consacrée à l'un d'entre eux, l'EF9365 (ou le "365" pour les intimes), qui est stricto sensu le premier GPU (excusez-du peu !) et nous verrons pourquoi.

    l'EF9365

    Le circuit intégré Thomson-Efcis EF9365
    Contrôleur de visualisation graphique,1980

    Les rédacteurs de cette dépêche collaborative remercient :

    • Philippe Matherat, le concepteur de ce composant ! Il a eu la gentillesse de se prêter au jeu en répondant à nos questions et en apportant de nombreuses précisions et anecdotes –les citations dans la dépêche sont intégralement de sa main– ;
    • PulkoMandy, pour son journal d’archéologie informatique sur la thèse de Jean Gastinel. Sans ce journal, cette dépêche n'aurait jamais vu le jour ;
    • Jean-François DEL NERO, développeur de l’émulation du 365 dans Mame, pour les échanges et les apports techniques ;
    • l'équipe de rédaction du magazine Sciences et Avenir, pour l'autorisation de publier des extraits de l'article "le Silicon labo de la rue d'Ulm", n° 455 (Janvier 1985).

    Sommaire

    Généalogie des puces EFxxxx

    Un GPU est un composant informatique (une puce dédiée dans les cartes graphiques des PC ou intégrée au processeur central (CPU) de votre téléphone (soc)) initialement dédiée à l'affichage d'images.

    D'abord limité à l'affichage 2D, il a rapidement pris le relais du CPU pour gérer les calculs parallèles de la 3D. Aujourd'hui, cette puissance brute sert autant au traitement vidéo qu'à des domaines bien éloignés des pixels, comme le minage de cryptomonnaies ou l'IA.

    Cette bascule technologique a récemment propulsé nVidia, le principal acteur du marché, au sommet de l'économie mondiale.

    Pourtant, bien avant cette folie financière et les géants américains ou asiatiques, c'est en France qu'est née cette architecture moderne.

    Cette dépêche vous propose de découvrir l'histoire du 365, le premier GPU sur puce unique.

    La génèse

    Extraits de l'article

    Extraits de l'article "le Silicon labo de la rue d'Ulm" de Dominique COMMIOT
    © Sciences et Avenir n° 455 (Janvier 1985)
    À gauche, Jean GASTINEL devant le bâtiment historique de l'ENS.
    À droite, Philippe MATHERAT et un extrait de l'article.

    Philippe Matherat avait résumé ainsi le contexte de cette épopée dans l'article de PulkoMandy :

    Nous étions une bande de copains, élèves de l’Ecole Normale Supérieure, de la promotion 1973.

    L’informatique était balbutiante, les ordinateurs étaient gigantesques (un bâtiment), très rares et très chers. Personne n’envisageait qu’ils puissent être répandus et bon marché.
    Les seuls écrans connus étaient ceux de la télévision. Les terminaux informatiques étaient des machines à écrire mécaniques actionnées par des relais électromécaniques. Ces terminaux étaient reliés à des gros ordinateurs distants, par une ligne téléphonique dédiée.
    La fréquence d'horloge des ordinateurs les plus puissants était 12 MHz.

    Jean Gastinel était le seul de notre promotion qui connaissait un peu ce qui se passait aux Etats-Unis, grâce à son père : Noël Gastinel, qui était professeur à Grenoble et qui avait fait des voyages dans les universités américaines et chez IBM. Il avait fait équiper l’université de Grenoble d’un ordinateur IBM 360/68.
    Jean Gastinel, avec Jean-Marc Frailong et Jean-Luc Richier, ont réalisé un ordinateur 12 bits, à base de circuits MSI de Texas-Instruments, dans les années 1973-1975.

    Puis Jean-Gastinel s’est lancé dans la conception du circuit d’affichage alpha-numérique, qui a été commercialisé sous le nom de SFF364 puis EF9364 (le changement de nom correspond au changement de nom de la société Sescosem en EFCIS). Cette conception a fait l’objet de sa thèse de 3è cycle.

    Depuis cet article, P. Matherat a détaillé :

    Quand je suis entré à l’ENS en 1973, il n’y avait pas de labo d’informatique, ni d’électronique. Les disciplines (en sciences) étaient les disciplines classiques de l’université : mathématique, physique, chimie, biologie, etc. Les chercheurs et les élèves avaient accès à un "Centre de calcul", dirigé par Maurice Vallino, qui consistait en un terminal (lecteur de cartes perforée et imprimante) connecté à un ordinateur Univac de l’université d’Orsay par une ligne à 1.200 bits/s, puis plus tard équipé d’un mini-ordinateur CII Mitra 15. Nous avons eu des cours de programmation Fortran par Jacques Arsac. Nous avions aussi accès à une formation en électronique (analogique), dans un local du labo de physique, fait par F. Lenouvel.

    Quand Jean Gastinel a souhaité réaliser un ordinateur, associé à J-M Frailong et J-L Richier, ils sont allés à Jussieu, à l’institut de programmation, où il y avait une équipe qui réalisait des montages électroniques, dirigée par Gérard Noguez. Puis, ils ont souhaité continuer à l’ENS, et M. Vallino leur a cédé une petite pièce annexe du Centre de calcul, ainsi qu’un petit budget annuel de 10.000 F. C’est dans cette pièce que Jean a réalisé la maquette du 364, puis j’ai continué là avec la maquette du 365.

    Ce que nous appelions "maquette" était le câblage d'une émulation de la future puce à l'aide de circuits MSI existants (des centaines), afin de pouvoir tester en temps réel la conception logique. Il n'existait aucun outil de CAO. Tout était câblé à la main, sans simulation préalable, et notre principal outil était l'oscilloscope pour vérifier les signaux. Avec des fréquences de l'ordre de quelques MHz, il nous fallait un oscilloscope haut de gamme.

    Une question de mémoire

    Sans la capacité d'Intel à produire en masse des puces DRAM de plus en plus denses, le 365 n'aurait jamais pu exister :

    À la suite du 364, j’ai pensé qu’on pouvait faire du graphique : j'ai commencé cette étude en 1976, à l'occasion de mon DEA d'informatique. Il faut bien voir que ceci n’est devenu possible que grâce aux nouvelles mémoires de 4 Kbits, car un affichage 512 x 512 à 1 bit/pixel nécessite 64 boîtiers mémoires de 4 Kbits. En fait cela ne devient raisonnable qu’avec 16 boîtiers de 16 Kbits (soit 32 K octets). Il n’était donc pas possible de faire un GPU avant ces années-là. Mon mérite a été d’avoir le flair de voir qu’une période nouvelle pouvait s’ouvrir, et que les écrans graphiques pouvaient se démocratiser.

    Mais utiliser 32 K octets rien que pour l'écran paraissait délirant, à une époque où la mémoire "centrale" utilisée par le CPU pour son programme et ses données ne dépassait pas 4 ou 8 K octets. Quand à vouloir faire de la couleur avec 3 bits par pixel, là j'étais vraiment pris pour un fou. Songez qu'un adressage sur 16 bits (cas des microprocesseurs de l'époque) ne permet pas de dépasser 64 K (= 216 ).

    Dates de sortie des DRAM Intel

    Le marché aux puces des seventies
    Naissance et évolution des composants DRAM

    Notez bien que, à l'époque, la capacité de ces mémoires s'exprime en bits (non pas en octets), et par un simple « K » : ce k majuscule vaut 1 024 bits (le kibibit actuel) et non 1 000. Pour résumer et par exemple, il faut traduire 16K par 2 kio.

    Pourquoi cette augmentation de la capacité de la RAM à cette époque ?

    Les circuits de RAM nécessitent un très grand nombre de transistors, mais sont très répétitifs : ils coûtent donc relativement peu cher à concevoir, mais demandent une chaîne de production de semi-conducteurs de très bonne qualité. Les fabricants de semi-conducteurs Japonais sont ceux qui vont le mieux maîtriser ce type de produit, fournissant des composants de plus en plus grande capacité à des prix écrasant la concurrence américaine. Intel ne s'en remettra qu'avec de grosses difficultés. Un autre fondeur de RAM américain, Mostek, n'y survivra pas et sera revendu à Thomson-CSF, qui rentabilisera largement son investissement en exploitant les brevets ainsi rachetés.

    Le plastique, c'est fantastique

    En creusant le sujet de ces premières mémoires vives, on comprend qu'il y a eu une autre évolution importante : le choix du matériau pour le boîtier.

    Les boîtiers des premiers CI (dont la référence est préfixée par "C" ou "D") étaient en céramique : c'était coûteux mais dans les début des années 70 seul ce matériau répondait aux besoins de dissipation thermique et d'étanchéité.
    Au départ, les fabricants avaient du mal à stabiliser le plastique, car l'humidité finissait par s'infiltrer par capillarité le long des pattes en métal, provoquant la corrosion de la puce.
    Pour protéger la puce, il lui a été ajouté une couche (au nitrure de silicium), dite "de passivation", qui permet le contact avec le plastique.
    Plus tard dans la décennie (à partir des puces 16K soit vers 1977), la transition vers le plastique s'opère massivement, leur référence est alors préfixée par "P".
    Le moulage plastique a permis de produire des puces à la chaîne à un prix dérisoire par rapport au processus artisanal du boîtier céramique multicouche.

    La production

    L'histoire industrielle du fondeur

    • 1969 : Création de Sescosem (Société Européenne de Semiconducteurs et de Microélectronique), filiale de Thomson-CSF.  
      Selon Wikipedia : Thomson-CSF est le résultat de la fusion réalisée en 1968, du groupe électronique Thomson (filiale de Thomson-Brandt) et de la Compagnie générale de télégraphie sans fil (CSF). Leurs filiales dédiées aux circuits intégrés, respectivement SESCO et COSEM, sont donc fusionnées pour devenir SESCOSEM.
    • 1976 : Sescosem devient EFCIS (Étude et Fabrication de Circuits Intégrés Spéciaux). C'est à ce moment précis que la référence change : le SFF364 devient l'EF9364.
    • 1983 : Thomson-CSF réorganise ses activités. EFCIS est intégrée au sein de la branche Thomson Semiconducteurs. C'est l'époque de la grande offensive sur le marché grand public avec le Minitel et les ordinateurs (Alice, VG5000) utilisant les dérivés comme l'EF9345.
    • 1987 : Thomson Semiconducteurs fusionne avec la branche composants de l'italien SGS (Société Générale Semiconduttori). Naissance de SGS-Thomson Microelectronics.
    • 1998 : SGS-Thomson est renommé STMicroelectronics (ST), le nom que nous connaissons aujourd'hui : une multinationale franco-italienne de droit néerlandais.

    Fabrication de transistors à la COSEM

    Fabrication de circuits à la COSEM
    source https://aconit.inria.fr/omeka/items/show/681 E. Gillet, Les transistors, ces magiciens.
    Gamma Presse, 1964. Crédits photo : René Bouillot.

    Dates de production

    Chronologiquement, Sescosem ou EFCIS ne faisaient pas de tels chips pour écrans avant que les élèves de l’ENS lui en apportent :

    • En premier, Jean Gastinel a conçu le circuit alphanumérique EF9364, de 16 lignes de 64 caractères, qui est sorti vers 1977.
    • Ensuite, j’ai conçu le premier chip graphique EF9365, de 512x512 pixels, qui est sorti vers 1980, avec sa variante EF9366 (balayage non-entrelacé).
    • Le circuit 9367 est une variante du 9365, avec des performances augmentées.
    • Les circuits du genre 9345 sont postérieurs au 9365, ils utilisent les éléments de base des circuits précédents, et ont été demandés par les concepteurs du minitel, qui sont donc des copies, variantes, des circuits conçus par les élèves de l’ENS.

    Généalogie des puces EFxxxx

    Chronologie de mise sur le marché
    des puces EF9xxx et quelques consœurs

    La petite famille

    L'EF9364, le précurseur

    L'année dernière, PulkoMandy a exhumé la thèse de Jean Gastinel "Conception et intégration d'un terminal alphanumérique", qui pose avant l'heure les bases du Minitel et qui est aussi à l'origine de l'aîné de la famille : l'EF9364 est un contrôleur vidéo purement alphanumérique (affichage de 16 lignes de 64 caractères).

    Cette thèse est une véritable pépite pour les férus d’archéologie informatique, on y trouve notamment tous les détails sur la réalisation du CI :

    Ajout d'un masque

    fig 1.10 - Dessin final des cinq masques superposés - Chapitre 1 fig 4.2 Montage des "puces", Chapitre III "Intégration du circuit "VISU" de la thèse

    Ce composant est prévu pour réaliser un terminal passif, sans microcontrôleur. Avant son arrivée, toute la logique vidéo des terminaux était implémentée par de la logique discrète: une centaine de puces électroniques étaient nécessaires. Les autres composants d'un terminal, comme le modem et le contrôleur de clavier, bénéficiaient déjà de solutions intégrées. Ce composant rend donc possible la construction d'un terminal à très bas coût avec quelques dizaines de composants.

    Il implémente tout de même des fonctionnalités de défilement de l'affichage, de déplacement du curseur, et d'effacement partiel (tout l'écran visible, la ligne courante, depuis le curseur jusqu'à la fin de la ligne). Ces fonctionnalités sont similaires à ce qui se fait sur les terminaux de l'époque (VT52 chez DEC, ADM-3A, …). Cependant, les générations suivantes de terminaux à partir du VT100 choisiront plutôt d'utiliser un microprocesseur.

    La génération des caractères proprement dit est effectuée par un composant séparé appelé générateur de caractères. Il s'agit dans le cas le plus simple d'une ROM programmée avec une police bitmap de taille fixe.

    Pour les nostalgiques du rendu d'affichage alphanumérique (le seul proposé par cette puce) sur un écran de l'époque, vous pouvez essayer cool-retro-term (lien qui devrait être sponsorisé par le SNOF)

    capture cool-retro-term

    Simulation d'affichage sur tube cathodique
            par cool retro term, à la EF9364
    (alphanumérique, 64 colonnes x 16 lignes)

    L'EF9365

    Second de la famille, c'est l'objet de notre dépêche : voir la section suivante qui lui est dédiée.
    Nous passons souvent sous silence le EF9366, qui est très proche du 365, mais les 2 sorties sont vraiment concomitantes.

    En fait, les 9365 et 9366 sont sortis en même temps, c’est moi qui avais fait la modification qui supprime l’entrelacement (pour le 9366), car le premier client (Secapa), qui avait travaillé sur la maquette de simulation du 365, ne supportait pas le clignotement de l’affichage 512x512. Pour moi, l’intérêt était d’avoir une résolution élevée, et je conseillais d’utiliser un CRT avec des phosphores plus rémanents. Mais les CRT les moins chers (TV) avaient des phosphores rapides.

    Nous passons aussi sous silence le EF9367, sorti plus tard, proche du 365 mais supportant des résolutions supérieures.

    Le NEC µPD7220 : le cousin Japonais

    Ce composant n'est pas compatible avec la série EF9365. Cependant, il a un fonctionnement assez similaire. Commercialisé en décembre 1981, il a été développé à partir de 1979, et probablement inspiré par la présentation du travail sur le 365 au SIGGRAPH en 1978.

    En plus des lignes, rectanges et textes, il peut tracer des cercles, arc de cercles et autres courbes. Il est également prévu pour s'interfacer avec un contrôleur DMA, ce qui facilite l'échange de données avec le CPU de contrôle.

    Le design de NEC a également été produit par Intel, qui continuera à faire évoluer cette famille de composants. C'est donc un ancêtre des GPU Intel toujours en production aujourd'hui.

    L'EF9340 et 9341

    Ces deux composants sont au cœur des premiers modèles de Minitel, il s'agit d'une adaptation "low cost" et d'un retour au mode alphanumérique. Ils sont conçus en 1980-1981.

    Les premiers prototypes du Minitel utilisent des circuits de chez TI (que l'on retrouvera également dans l'ordinateur Exelvision EXL100). Mais les modèles de production se tournent vers une solution "made in France". Thomson EFCIS se charge de la conception de ces circuits qui sont fournis à Alcatel pour la fabrication du Minitel.

    Réponse à appel d'offre du Minitel mentionnant les circuits VIN et GEN : la visualisation est confiée à deux circuits spécialisés VIN et GEN, chargés des signaux de base de temps et de la synthèse des caractères.

    Ils sont associés à un microprocesseur, faisant du Minitel un terminal "intelligent" capable de réaliser certaines fonctions en autonomie, sans avoir besoin de communiquer chaque appui de touche du clavier au serveur central.

    Ils ajoutent également un mode "semi-graphique" : il ne permet pas d'afficher des pixels, mais propose des 'briques', de 2x3 éléments, pré-dessinées dans la ROM du processeur.
    On économise ainsi drastiquement la RAM qui coûtait, déjà, cher…
    Le prix unitaire d'une RAM Intel 2107 (de 4K, soit 512 octets) était, à sa sortie en 1974, de 50 $ => avec l'inflation cumulée et la conversion, cela représente environ 295€ de 2026.

    Exemple de [caractères semi-graphiques](https://en.wikipedia.org/wiki/Thomson_EF9345)

    Exemple de caractères semi-graphiques
                  autorisés par L'EF9345
           Page 84 du Databook Thomson.

    En plus du Minitel, ces composants seront également utilisés par Philips dans les consoles Videopac Plus, ce qui sera la première étape dans la conception du VG5000 dont on reparle au chapitre suivant.

    L'EF9345, la cheap chip

    Le composant EF9345 regroupe dans une seule puce les fonctionnalités du générateur de caractères et du contrôleur de timing vidéo (GEN et VIN, qui étaient auparavant deux composants séparés).
    Cette photo zoomable du cœur de silicium du composant (die shot) montre bien cet assemblage.
    Cela a permis de réduire le coût de production du Minitel et a également été utilisé dans quelques micro-ordinateurs personnels : l’Alice chez Matra ou le VG5000 chez Philips.

    Captures de US Rallye

    Captures de US Rallye, le Gran Turismo de 1984

    Ici, la puce ne sait pas ce qu'est un pixel : elle manipule une grille de caractères (25 lignes de 40 ou 80 colonnes).

    Pour afficher une lettre ou un bloc de couleur (le fameux mode mosaïque), le processeur principal envoie juste un code d'un octet en RAM. C'est une ROM interne à la puce d'affichage qui se charge ensuite de traduire cet octet en points lumineux à l'écran.

    C’était une astuce pour économiser la mémoire, mais impossible de tracer une ligne fine ou de faire bouger un élément au pixel près : on est condamnés à déplacer des blocs rigides sur une grille fixe. Au mieux, certains caractères peuvent être redéfinis, pour afficher un logo ou une image simple.

    La suite pour ST

    Pour ST Microelectronics, l'histoire des composants graphiques continue encore quelques années après la commercialisation de la série EF936x. Bien que les composants graphiques n'ont pas eu le volume de production de la version alphanumérique (surtout portée par le Minitel), ils ont trouvé une utilisation dans l'informatique scientifique et les appareils de mesure nécessitant la visualisation de données : spectromètres, analyseurs de spectre, ainsi que des réalisations spécifiques (cartes graphiques en kit Elektor pour machines CP/M à bus S-100).

    L'offre sera complétée par l'EF9369, un circuit permettant de gérer une palette de 16 couleurs parmi 4096. Ce circuit est conçu au départ pour le micro-ordinateur Thomson TO9, mais finit par rejoindre le catalogue public de EFCIS puis de SGS-Thomson.

    En parallèle, SESCOSEM avait signé un contrat avec Motorola lui permettant de produire en France des composants conçus par Motorola (permettant de rassurer les acheteurs qu'il s'agissait de productions locales). SGS-Thomson se retrouve donc à produire à la fois la famille 93xx mais aussi le EF6845, le contrôleur d'écran de la famille 68xx de Motorola. Ce contrat devait comprendre toutes les futures puces de la famille 68xx conçues par Motorola, mais cela finira mal, puisque Motorola refusera de fournir les masques nécessaires à la production du processeur 68020.

    En fonction des demandes de clients, de nouveaux composants sont réalisés avec des adaptations simples (changement de timings vidéo pour afficher plus de pixels) ou plus poussés. C'est le cas de la famille TS68483 (surnommé AGAC, Advanced Graphic and Alphanumeric Controller) disponible en 1987.

    Il s'agit d'une version améliorée du 9365 avec:

    • une interface 16 bits avec le processeur, adapté à l'utilisation avec un 68000 par exemple.
    • Des fonctions supplémentaires : tracé de courbes, cercles, remplissage de zones…
    • Meilleure intégration : il n'y a plus besoin d'un séquenceur et de registres à décalage externes.
    • Configuration logicielle de la résolution d'écran vidéo

    Ce composant trouve également une utilisation dans des systèmes militaires, pour lesquels il existe une version "durcie", plus résistante (gamme de températures acceptables par exemple).

    Plus tard (en 1995-1997), c'est également ST qui fabrique les premières puces conçues par nVidia: NV1 STG2000 puis RIVA 128. Pour la première, le principe est similaire à ce qui avait été fait pour le EF9365 : ST assure la production et la commercialisation en son nom propre (on trouve donc des datasheets ne mentionnant pas du tout nVidia). Pour la seconde génération, ST ne se charge que de la fabrication, les datasheets (et les puces elle-mêmes) font apparaître les logos des deux entreprises. Malheureusement pour ST, ce partenariat n'ira pas plus loin, et les puces nVidia des générations suivantes seront produites exclusivement par TSMC.

    ST la suite

    STG2000 (ST) RIVA 128 (ST) RIVA TNT (TSMC)
    logo de ST seul deux logos côte à côte logo nVidia seul

    Le génie de l'EF9365

    Un vrai framebuffer

    Ce composant ne se limite plus à une RAM de stockage des caractères, il dispose d'une RAM de pixels dédiée (le framebuffer) qu'il gère de manière autonome.

    De ce point de vue c’est vraiment le premier chip qu’on peut qualifier de "graphique", car les autres étaient appelés "alphanumériques" ou "alpha-mosaïques".

    La grosse différence entre les deux est que "graphique" suppose de pouvoir accéder à un pixel particulier, alors que les autres n’accèdent qu’à un "caractère", les pixels d’un caractère étant définis secondairement par une ROM.

    Autrement dit, la RAM d’un chip graphique est une RAM de pixels (beaucoup plus grosse, par exemple 512x512), alors que dans le cas alpha-xxx c’est une RAM de caractères (16x80 par exemple).

    Il faut bien voir que cette chronologie est liée à la sortie des puces mémoires de Intel : Les puces de 4 K bits ne sont apparues que vers 1974. Avant, il était impossible de faire du vrai "graphique". Il aurait été trop compliqué de stocker chaque point de l’image individuellement : en télévision, le signal vidéo était analogique, et les magnétoscopes à bande magnétique enregistraient le signal video analogique.

    L'idée de stocker une image matricielle (point par point) dans une mémoire vive pour l'afficher à l'écran n'était pas nouvelle (par exemple: Evans & Sutherland Shaded Picture System qui faisait déjà du rendu 3D en 1973, premiers "frame buffers" dès 1969 chez Bell Labs, mais ce sont des solutions complexes et coûteuses). On peut également mentionner le CDP1861 de chez RCA: il s'agit d'un framebuffer mais avec une résolution de seulement 64x128 pixels (et encore, il est parfois exploité en 32x64 pixels pour économiser de la mémoire). L'EF9365 marque une rupture historique : c'est le premier processeur graphique commercialisé de manière monolithique (sur une seule puce) conçu pour piloter un framebuffer géométrique de manière autonome. Il gère non seulement le framebuffer et l'affichage à l'écran, mais aussi des fonctions de tracé de lignes et de caractères. C'est donc le premier processeur graphique à proposer une forme d'accélération matérielle sur un système à framebuffer.

    L'actualisation de l'image à l'écran utilise seulement 57 % du temps (64 cycles sur 112 cycles de l'horloge externe continue).
    Le temps restant est libre pour l'écriture et la mise à jour de l'image : il est possible d'écrire un point par cycle libre, ce qui donne un temps moyen de 1,3 µs par point. Dans les cas où il y a beaucoup d'informations à afficher d'un coup, il est également possible de désactiver l'affichage pendant la préparation de l'image puis de le réactiver ensuite. Malheureusement, cela ne se prête pas trop à la réalisation d'animations complexes.

    La décharge du CPU pour certaines tâches

    C'est ce qui définit ce composant comme le premier GPU de l'histoire : son auteur lui a câblé des registres pour prendre en charge des fonctionnalités qui déchargent le CPU (processeur central) sur des opérations graphiques !

    Exemples de programmes en langage MPL qui montrent la simplicité d'utilisation

    Le tracé de lignes

    Le CPU peut par exemple demander à l'EF9365 de dessiner un trait d'un point A à un point B et revenir aussitôt à sa tâche. L'EF9365 prend alors le relais de manière totalement autonome. Il calcule les coordonnées intermédiaires en interne et écrit directement les pixels en RAM, à une vitesse folle pour l’époque : jusqu'à un million et demi de points par seconde, traçant une diagonale complète en moins de 700 microsecondes.

    Tracer une ligne

    L’algorithme de tracé de segment de Bresenham
    Présentation SIGGRAPH'78, page 5

    Traitements hardware sur les caractères

    Redimensionnement matériel (jusqu'à 16x)

    Auparavant, pour doubler la taille d'une police ou d'un motif, on demandait au processeur principal de recalculer tous les points. L'EF9365, lui, gère cela en toute autonomie via deux registres internes dédiés aux facteurs d'échelle : CZX (Zoom en X) et CZY (Zoom en Y).

    Le processeur graphique possède un compteur de pas pour dessiner le caractère pixel par pixel à partir de sa ROM interne.
    Quand le zoom est activé (par exemple à 4×), au lieu d'incrémenter l'adresse de destination dans le framebuffer à chaque pixel lu, l'EF9365 va répéter la même valeur de pixel sur la ligne 4 fois de suite en horizontal avant de passer au pixel suivant. Pour la verticale, il va répéter la même ligne complète du caractère 4 fois de suite dans la mémoire d'écran.

    L'avantage : comme les zooms X et Y sont indépendants, on peut appliquer un zoom 2× en largeur et 4× en hauteur. Cela permettait de faire instantanément des effets de texte étiré, condensé ou géant sans aucun calcul pour le CPU.

    L'effet Italique

    L'inclinaison n'est pas stockée dans une ROM ; elle est calculée « à la volée » lors de l'écriture dans la RAM de pixels.
    Pour incliner un bloc de pixels, il faut appliquer un décalage horizontal progressif à mesure que l'on monte en hauteur.
    À chaque fois que le générateur passe à la ligne supérieure (Y+1) pour dessiner le caractère, il ajoute automatiquement un offset fixe (un décalage d'un pixel) sur l'axe horizontal (X).

    Le caractère est littéralement « cisaillé » géométriquement pendant qu'il est écrit dans le framebuffer. On obtient un effet italique parfait et fluide, directement câblé dans le silicium.

    La seule inclinaison possible est 45 degrés (voir la notice page 21).
    C’est beaucoup plus simple ainsi à réaliser en hardware. Je m’étais posé la question de faire tous les angles, mais j’avais abandonné.

    Autres fonctionnalités

    L'EF9365 marque d'autres évolutions technologiques novatrices…

    Il intègre notamment un mécanisme de masquage d'écriture par plan.
    En verrouillant certains plans de la RAM, il pouvait dessiner ou effacer des éléments au pixel près sans jamais altérer le fond de l'image, jetant les bases de la gestion matérielle des calques.

    Il propose un module de pointillés gérés au pixel individuel (une aubaine pour la CAO industrielle).

    Son interface de bus universelle est capable de dialoguer nativement aussi bien avec un Z80 qu'un Motorola 6809.

    et… concrètement ?

    Jean-François Del Nero a produit une démonstration des capacités de rendu du 365 sur le Squale, un micro-ordinateur de 1984 qui exploitait ce composant.
    Ci-après quelques extraits, très saccadés (export gif oblige), presque fidèles (cherchez l'intrus !) :

    [Une démo du 365 ](https://i.imgur.com/7RXP1ze.gif)

    En plus de son travail de conservation du Squale, avec l'association MO5.com (qui tient un musée permanent du jeu vidéo à Arcueil), Jean-François Del Nero a aussi contribué à son émulation dans le projet Mame, et a notamment écrit le driver du 365.
    Nous avons pu reprendre le code source de sa démo, la modifier, la recompiler, et simuler le rendu du 365 grâce à Mame. Avis aux développeurs fullstack en manque d'exotisme: ici, pas de conteneurs Docker ni de dépendances npm !

    Est-ce vraiment le premier GPU ?

    Nous avons retenu les quatre critères suivants pour distinguer le 365 des premiers contrôleurs d'affichage sur une seule puce, comme le Motorola 6845 ou l'Atari Antic, qui gèrent la synchronisation du flux vidéo et le rafraîchissement de l'écran, sans intervenir dans le dessin des formes.
    Le processeur 365 :

    1. est une puce unique (LSI/VLSI) : ce n'est pas une carte remplie de circuits TTL discrets comme sur les gros systèmes vectoriels des années 70 (Evans & Sutherland, Imlac) ;
    2. déleste le CPU de tâches coûteuses en ressources : le CPU n'écrit pas les pixels un par un en VRAM. Il envoie une commande de haut niveau au 365 telle que : « trace une ligne de (X1,Y1) à (X2,Y2) », et repasse à autre chose ;
    3. dispose d'un moteur d'exécution algorithmique dédié, hardware (en silicium) : il embarque en dur l'algorithme de tracé/moteur de rendu (rasterizer) ;
    4. gère en toute indépendance la mémoire vidéo (Framebuffer/VRAM) : le 365 contrôle l'accès, le rafraîchissement et la modification de la VRAM de façon indépendante.

    Et le libre dans tout ça ?

    Quittons la technique pour nous intéresser à un autre aspect des travaux de l'équipe : la diffusion de ses travaux.

    Vous pourriez être étonnés qu’un circuit produit par un industriel puisse être public, dans ses moindres détails. Je dois vous raconter une anecdote :

    Notre petit groupe d’élèves de l’Ecole Normale Supérieure considérait que ses productions, financées par les pouvoirs publics, devaient profiter à tout le monde. Mais cela posait un problème à l’industriel (Thomson-CSF qui avait pour filiale la société Thomson-EFCIS), qui voulait protéger son produit par des brevets. Il a été convenu que Thomson-CSF déposerait des brevets au plus tard la veille de ma soutenance de thèse. Ainsi, les brevets pouvaient être valides car ne portaient pas sur un design public.

    Ma thèse a été soutenue le 19 mai 1978, et les brevets avaient été déposés le 18 mai (US4286264, US4297694, US4311998, US4266253).
    Ils décrivent aussi en détails le fonctionnement du circuit, mais dans le langage juridique spécifique des brevets.

    En août de la même année, l'architecture du 365 est présentée lors de la conférence SIGGRAPH 78. La liste d'articles soumis à cette conférence permet de se faire une idée des évolutions en cours dans le monde des graphismes générés par ordinateur à l'époque. On y trouve la description d'autres systèmes matériels et logiciels, des algorithmes en 2D ("How to color in a coloring book", un algorithme de remplissage de zones délimitées par des traits) et en 3D, des discussions sur les choix d'espaces de couleurs, ainsi que des exemples de mises en application (par exemple pour les simulateurs de vol de la navette spatiale américaine).

    Ensuite, EFCIS a beaucoup utilisé le dessin des masques du 365 pour sa communication car c’était le seul design qui était public.
    Nous n’étions pas dans l’état d’esprit de créer une start-up autour de nos designs, dans le but de gagner de l'argent. Nous nous imaginions qu’il était possible de concevoir des circuits dans un contexte académique, en étant juste payés par nos salaires, puis de les céder à un industriel pour la suite. C’était une erreur car ça ne pouvait pas fonctionner, principalement parce que l’industriel a besoin de définir sa stratégie de ligne de produits avec ses arguments marketing.
    Le contrat passé entre EFCIS et l’Ecole Normale Supérieure a servi à rémunérer l’ENS, qui s’en est servi pour créer le premier labo d’Informatique de l’ENS (le LIE), et je n’ai rien reçu personnellement. Je considérais que j’avais été payé par mon salaire d’élève de l’ENS.

    Dans les années 1970, nous avions l’idée naïve que les innovations techniques entraînaient des innovations sociales au sens d’une amélioration des conditions de vie pour tous, à l’image de la bagnole qui s’était démocratisée et qui était synonyme de libération. Nous ne faisions pas de grande différence entre acteurs publics et acteurs privés, et nous avions l’impression que tout était publié, ne serait-ce que par les brevets, qui ne faisaient que protéger ceux qui avaient davantage investi. En revanche, nous étions sensibles à la question de la propriété industrielle, et nous pensions que ce qui avait été développé par des fonctionnaires était la propriété de l’état (ce qui d’ailleurs est la loi), et que les universitaires ne pouvaient que publier sans restrictions. (En tant qu'élèves de l’ENS, nous étions fonctionnaires et universitaires.)…

    Le 365 a-t-il fait un flop ?

    Clairement non, car l'EF9365 ne mesure pas ses performances en FLOPS (Floating-point Operations Per Second) : il ne manipule aucune virgule flottante (ni même de calculs en nombres réels).
    Blague d'informaticien mise à part, le 365 a certes ouvert la voie à une longue lignée de composants, qui domine aujourd'hui l'actualité de la tech, mais il n'a pas eu le succès commercial de ses descendants, et l'expérience de la rue d'Ulm a tourné court.

    En France et à l'époque, il était difficile de faire dialoguer recherche, industrie et financement public.

    …Mais nous n’avions pas compris les particularités de ce secteur. D’une part, les usines qui fabriquent des circuits intégrés coûtent extrêmement cher. D’autre part ce secteur était appelé à un développement exponentiel, non anticipé : la plupart des hauts responsables de l’époque pensaient que les ordinateurs seraient achetés par 100 entreprises, voire 1000, mais ne concerneraient pas le grand public. Ensuite, le coût des développements logiciels devenait lui aussi très élevé. À l’époque les plus gros logiciels n’étaient pas très complexes. Et on n’avait pas compris la relation étroite entre les logiciels et les architectures matérielles. On n’avait pas compris non plus que de prendre un monopole sur un OS était un enjeu stratégique.

    Toutes ces contraintes (et d’autres que j’oublie), que nous n’avions pas comprises, faisaient que nous pensions naïvement que nous pouvions faire un développement dans notre coin, sans nous occuper du marché, mais uniquement de la performance technique, et le publier, puis dans un second temps le proposer à un industriel qui aurait les moyens de le commercialiser. L’idée sous-jacente étant que si le design était performant alors il y aurait forcément un industriel pour le vendre. C’était une grande ignorance des contraintes industrielles et des questions de marketing.

    Le cœur du problème ne résidait pas dans un manque de compétences (le génie des étudiants de l'ENS en est la preuve) mais dans l'incapacité des grands capitaines d'industrie français (notamment chez Thomson) à anticiper la révolution de l'ordinateur personnel et du logiciel. Confortés dans leur monopole, ils ont ignoré le virage que les États-Unis et le Japon prenaient à pleine vitesse :

    Je pense maintenant que dans le contexte des années 1970-80 en France, il n’y avait pas vraiment de possibilité pour aller plus loin. Les deux milieux, universitaires et industriels, ne se parlaient vraiment pas. Personne en France, ni chez les gouvernants, ni chez les universitaires, ni chez les industriels, ne voyaient ce qui se préparait. Nous, à 20-25 ans, nous comprenions le retard technologique de la France, ne serait-ce qu'en lisant les docs des puces que nous achetions, mais il était nié par les plus hauts responsables. Les dirigeants de Thomson disaient : "Quand il y aura vraiment un marché pour ça, nous serons en mesure de produire".

    En 1984, lors d'un voyage aux États-Unis et d'une visite au mythique Xerox PARC, le chercheur français découvre un autre monde. Un monde où l'innovation de rupture n'est pas confinée aux laboratoires, mais propulsée par le capital-risque, les pépinières d'entreprises et une compréhension systémique du couple matériel/logiciel :

    À un moment, au début des années 80, nous parlions avec Gastinel de monter notre boîte. Mais nous étions incompétents pour ça, nous n’avions aucune conscience des difficultés, il n’y avait pas du tout l’esprit "start-up", le capital-risque n’existait pas, les pépinières d’entreprises n’existaient pas, nous n’avions aucune connaissance de la façon dont les boîtes pouvaient se créer et croître aux USAs, nous n’avons appris ce contexte que beaucoup plus tard.

    Je suis allé aux USAs en 1984 pour la conférence Siggraph (à Minneapolis) et à cette occasion après je suis passé à Xerox-Parc où j’avais un ami français (Louis Monier, plus tard créateur de Altavista chez DEC). J’y ai découvert un monde insoupçonné chez nous, avec toutes leurs innovations depuis 20 ans, et j’ai rapporté leurs publications. Pourtant cela était connu (mais pas par nous), c’était à la base du Lisa et du Macintosh de Apple, sorti cette année-là. À Parc, j’y ai rencontré Franck Crow, un anglais, un grand nom du graphique (connu en particulier pour l’anti-aliasing) qui m’a félicité pour le 365, je n’en revenais pas. J’ai compris après qu’il avait été un reviewer pour mon article de 1978, avec un avis très favorable. En 1984, il avait connaissance du minitel, sorti peu avant, et m’a dit : "Nous aux USAs, nous n’avons pas été capables de faire ça". Il faut dire que c’était avant qu’Internet se répande, avec des possibilités infiniment supérieures. Internet existait depuis plusieurs années chez Xerox, mais ne pouvait pas se répandre dans le grand public avant l’existence des ordinateurs individuels.

    Les pouvoirs publics français se sont parfois immiscés dans ces choix industriels : citons la nationalisation de Thomson-CSF en 1982 et le plan "Informatique pour tous" en 1985 (un investissement énorme, estimé à 1,8 milliard de francs, soit 600 millions d'euros rapportés à aujourd'hui). Pourtant, la théorie du ruissellement n'a pas très bien fonctionné alors avec les labos de recherche ou les pépites industrielles en devenir : en témoignent le départ d'une grande partie de la bande de copains vers les US ou l'échec du Squale, dont la production s'est limitée à quelques centaines d'unités.
    La capitalisation boursière de STMicroelectronics (ex-SGS-Thomson) est, en 2026, 70 fois inférieure à celle de nVidia.

    En fait je crois que en France, à cette époque, les choses ne pouvaient venir que d’en haut : le nucléaire, le concorde, le minitel. Le minitel a été réalisé par des gens du corps des mines et du corps des télécom (comme son nom l’indique). les choses ne pouvaient venir que des grands corps de l’état.
    Notre activité, initiée par Jean Gastinel, était plutôt folle par sa liberté, et transgessive. Le climat à l’ENS, peu après 1968 où cette école avait été au cœur des événements, était très libre, nous avions vraiment la possibilité de faire n’importe quoi, sans contrôle. Jean avait entendu parler par son père de ce qui se passait aux USAs. Et ce qui se passait en Silicon-valley aussi était fait dans un cadre très libre lié à la contre-culture des hippies (mais ça, nous ne le savions pas).

    Une anecdote : au début des années 80, nous avons développé un réseau local Ethernet (alors sur câble co-axial de gros diamètre), pour relier nos Thémis réalisées en 10 exemplaires. Et nous avons eu besoin de passer sous la rue d’Ulm pour connecter le laboratoire de biologie. C’était interdit par le monopole des télécoms. En outre, le protocole de transfert par paquets était refusé car concurrent du protocole des P&T. Il nous a fallu enfreindre la loi pour passer un câble en douce.
    Tout ça a basculé peu de temps après, après l’explosion de l’usage des ordinateurs individuels et de leurs applications.

    Pour être tout-à-fait honnête, et rendre à César…, je dois mentionner que notre équipe a été reconnue par le CNRS en 1982, où nous avons obtenu des postes et des crédits pour continuer. Il y a eu une croissance jusqu'à 10 personnes en 1985, mais la plupart des membres de l'équipe sont partis chez Xerox en 1986.

    Avec le recul je dirais : on peut faire de grandes choses quand on est très peu nombreux, ça devient plus difficile lorsqu'il faut gérer la croissance…

    Le hasard du calendrier a voulu que la publication de cette dépêche coïncide avec un anniversaire : il y a 50 ans débutait l'étude du 365, avec le DEA de P. Matherat :)
    Pour celles et ceux qui s’intéresseraient à ses publications ou à la suite de ses travaux, c'est consultable ici.

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    Lettre d'information XMPP de juin 2026

    N. D. T. — Ceci est une traduction de la lettre d’information publiée régulièrement par l’équipe de communication de la XSF, essayant de conserver les tournures de phrase et l’esprit de l’original. Elle est réalisée et publiée conjointement sur les sites XMPP.org et LinuxFr.org selon une procédure définie.

    Bannière de la lettre d'information XMPP

    Bienvenue dans la lettre d'information XMPP, ravi de vous retrouver ! Ce numéro couvre le mois de juin 2026.

    La lettre d'information XMPP vous est proposée par l'Équipe de communication de la XSF.

    Comme tout autre projet accompli par la XSF, la lettre d'information est le résultat du travail volontaire de ses membres et des personnes y contribuant. Si vous êtes satisfait des services et logiciels que vous utilisez peut-être, n'hésitez pas à dire merci ou aider ces projets.

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      XMPP Summit 29

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      • aTalk a publié les versions 6.1.0, 6.2.0 et 6.3.0 de sa messagerie sécurisée pour Android avec appels vidéo et fonctionnalités GPS. Ces versions introduisent la rétraction de message, retirent la fusion des messages multiples dans la fenêtre de chat, étendent la fonctionnalité de correction du dernier message à tous les messages envoyés et pas seulement au dernier message envoyé, supportent les traductions des messages envoyés/reçus dans les chats/salons avec l'option de traduction qui peut être activée par contact ou par salon, et apporte également des améliorations, quelques corrections mineures et beaucoup de modifications 'sous le capot'. Voir les notes de publication pour tous les détails.

      • Conversations a publié sa version 2.20.1 pour Android. Cette publication ajoute les Note à moi-même comme suggestion de recherche et des corrections de bugs mineurs. Assurez-vous de consulter le journal des modifications pour tous les détails !

      • Converse.js a publié sa version 14.0.0 de son client web XMPP open-source. Cette publication ajoute le support pour le chiffrement OMEMO:2 ! Elle apporte également des nouvelles méthodes pour l'API pubsub pour créér, s'abonner et se désabonner, support de la version logiciel et affichage des versions logiciels du serveur dans le profil, support d'OMEMO 2 (urn:xmpp:omemo:2) en utilisant la stanza content encryption, détecte les contacts supportant uniquement omemo:2 comme étant capable d'OMEMO, avec de nombreuses autres corrections et d'autres travaux sous le capot ! Tout ceci génère certaines incompatibilités rétroactives, donc merci de consulter directement le journal des modifications pour tous les détails !

      • Fluux Messenger, a publié ses versions 0.16.0, 0.16.1 et 0.16.2 , de son client moderne XMPP multi-plateforme, pour les communautés et organisations. Ces versions ajoutent le chiffrement de bout-en-bout OpenPGP — le chiffrement des messages 1:1 avec un stockage de clé protégé par mot de passe et la sauvegarde/restauration de clé secrète, le support de OpenPGP e2ee dans la version web, la gestion des Multi-TSK (Transferable Secret Key) dans le flux de restauration des sauvegardes des comptes possédant plusieurs clés, marqueur de message non-lus sur l'avatar, rédiger des messages hors-ligne et les envoyer à la reconnexion, support des messages directs dans les salons ("chuchoter"), et bien d'autres modifications et corrections. Merci de consulter le journal des modifications intégral pour tous les détails !

      Fluux Messenger: messages directs dans les salons

      • Gajim a publié sa version 2.4.7 de son application de chat XMPP gratuite et bourrée de fonctionnalités. Cette publication supporte le chiffrement OpenPGP moderne, les messages brouillons sont désormais persistants, ce qui signifie qu'après avoir redémarré Gajim, vous pouvez poursuivre là où vous vous êtes arrêté, les salons de discussion sont désormais nommés selon leurs participants si pas d'autre nom n'est donné, désactiver un compte lors de la connexion est désormais corrigé, et elle vient également avec de nombreuses petites améliorations et corrections de bugs. Merci pour toutes vos contributions !

      Gajim: Un message vous mentionnant

      • Movim a publié ses versions 0.34, nom de code "Meier", et 0.34.1! Ces nouveaux jalons Movim stabilisent le travail important réalisé dans les précédentes publications tout en introduisant une nouvelle expérience redesignée pour les appels de groupe (conférences). Dans cette version vous pouvez ajouter des salons dédiés à des appels de groupe dans vos Espaces ("Spaces") et explorer la nouvelle interface d'appel vidéo. Les appels en conférence, reconstruit depuis zéro, la renégotiation média, nouvel agencement et interface redesignée, nouveaux sons de notification, gestion de session, d'autres corrections et plus encore !

      Movim : Conférence dans les Espaces ("Spaces")

      • Profanity a publié la version 0.18.2 de son client XMPP console. Cette publication apporte des corrections de bugs pour conserver l'écriture dans le terminal lors du passage en veille, éviter l'échange des OTR de révéler votre présence à des inconnus, et rendre muet l'erreur 'no key' pour les messages de transport de clé. Merci de consulter le journal des modifications pour tous les détails !

      Serveurs XMPP

      La communauté Ignite Realtime est heureuse d'annoncer la sortie d'Openfire 5.1.0. Quelques points forts de cette version : l'établissement de connexion via SASL (avec un généreux soutien de la Fondation NLnet), une série de durcissements concernant le chiffrement, la correction d'un bug de complexité O(n²) qui provoquait des démarrages de 2 heures sur de gros déploiements (seulement quelques secondes maintenant), Java 25, le nouveau support officiel de MariaDB, Firebird et CockroachDB. Vous pouvez lire le journal des changements complet pour avoir tous les détails !

      Bibliothèques et outils XMPP

      Extensions et spécifications

      La XMPP Standards Foundation développe des extensions à XMPP dans sa série de XEP en plus des RFC XMPP. Des développeuses, développeurs et autres personnes expertes en normes du monde entier collaborent à ces extensions, élaborant de nouvelles spécifications pour les pratiques émergentes et affinant les méthodes existantes. Proposées par n'importe qui, celles qui remportent le plus de succès finissent par être classées comme finales ou actives, selon leur type, tandis que les autres sont soigneusement archivées comme différées. Ce cycle de vie est décrit dans la XEP-0001, qui contient les définitions formelles et canoniques des types, des états et des processus. Vous pouvez en savoir plus sur le processus de normalisation ici. La communication autour des normes et des extensions se fait via la liste de diffusion des normes (archives en ligne).

      Extensions proposées

      Le processus de développement d'une XEP commence par la rédaction d'une idée et sa soumission à l'éditeur XMPP. Dans un délai de deux semaines, le Conseil décide d'accepter ou non cette proposition en tant que XEP expérimentale.

      • Jingle User Location
        • Cette spécification définit une extension de l'application Jingle pour échanger et mettre à jour la position de l'utilisateur dans une session Jingle active en utilisant la XEP-0080 User Location payload.
      • XMPP Decentralized ID (XID)
        • L'ID XMPP décentralisé (XID) est un identifiant d'entité XPMM indépendant de DNS. Cette spécification décrit comment générer, utiliser et gérer celui-ci.
      • Jingle Synchronized Real-Time Text
        • Cette spécification définit l'extension d'une application Jingle pour la négociation temps réel du texte à l'intérieur de la même session de conversation que l'audio et la vidéo.

      Nouvelles extensions

      • Version 0.1.0 de XEP-0514 (Balisage d'Emojis)
        • Acceptée comme Expérimentale par vote du conseil le 12 mai 2026 (XEP Editor(dg))
      • Version 0.1.0 de XEP-0515 (Protection contre la Dégradation de Connexion TLS)
        • Acceptée comme Expérimentale par vote du conseil (XEP Editor (dg))
      • Version 0.1.0 de XEP-0516 (Identifiant XMPP Décentralisé (XID))
        • Acceptée comme Expérimentale par vote du conseil (XEP Editor (dg))
      • Version 0.1.0 de XEP-0517 (Texte Synchronisé en Temps-Réel dans Jingle)
        • Acceptée comme Expérimentale par vote du conseil (XEP Editor (dg))

      Extensions déférées

      Si une XEP expérimentale n’est pas mise à jour pendant plus de douze mois, elle sera retirée de la catégorie Expérimentale pour être classée comme Déférée. Si une mise à jour intervient, la XEP sera replacée dans la catégorie Expérimentale.

      • Pas de XEP déférée ce mois-ci.

      Extensions mises à jour

      • Version 1.35.5 de XEP-0045 (Discussions multi-utilisateurs)

        • Correction de l'attribut from dans les examples où le salon lui-même envoie un message
        • Corrige le champ du nom du noeud pubsub associé dans l'exemple d'information de découverte
      • Version 0.5.0 de XEP-0420 (Stanza Content Encryption)

        • L'affixe de temps utilise le profile DateTime de XEP-0082
        • Les rpads longs NE DOIVENT PAS être rejetés
        • Ajout d'une taille cible minimum pour le complèment aléatoire pour renforcer la résistance face à des attaques par corrélation dans le cas de contenus courts et un rpad de longueur nulle.
        • Retrait de Implementation inutile
        • Avertissement concernant l'injection de stanzas déchiffrés
        • Clarifie la solution de repli pour le body
        • Corrige les descriptions pour s'appliquer à toutes les stanzas au lieu de seulement les messages
        • Retire le DOIT ambigu dans l'affixe de temps et clarifie la vérification des affixes
        • Exige du registrar de fournir une liste d'éléments exclusivement processé coté serveur
        • Liste les XEP dépendantes
        • Ajoute le schéma XML (syndace)
      • Version 0.1.1 de XEP-0514 (Emoji Markup)

        • Retrait des références obsolètes à BoB (techmetx11)

      Dernier appel

      Les derniers appels sont lancés une fois que tout le monde semble satisfait de l'état actuel d'une XEP. Une fois que le Conseil a décidé que la XEP semble prête, l'Éditeur XMPP émet un dernier appel pour recueillir des commentaires. Les commentaires recueillis lors du dernier appel peuvent aider à améliorer la XEP avant de le renvoyer au Conseil pour qu'il passe à l'état Stable.

      • Pas de dernier appel de XEP ce mois-ci.

      Extensions stables

      • Pas de XEP passant à stable ce mois.

      Extensions dépréciées

      • Pas de XEP dépréciée ce mois.

      Extensions rejetées

      • Pas de XEP rejetée ce mois.

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      Contributions et traductions de la lettre d'information

      Il s'agit d'un effort communautaire, et nous tenons à remercier les traductrices et traducteurs pour leur contribution.
      Les bénévoles et les nouvelles langues sont les bienvenues !
      Les traductions de la lettre d'information XMPP seront publiées ici (avec un certain retard) :

      Contributions à la lettre d'information de ce mois-ci : emus, cal0pteryx, Gonzalo Raúl Nemmi, Ludovic Bocquet, anubis, Badri (badrihippo), XSF iTeam

      Contributions à la traduction :

      • Français : Adrien Bourmault (neox), anubis, seveso, impromptux, Blacknight
      • Italien : Mario Sabatino, Roberto Resoli
      • Portugais : Paulo

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      Cette lettre d'information XMPP est produite en collaboration avec la communauté XMPP. Chaque numéro mensuel est rédigé dans ce simple pad. À la fin de chaque mois, le contenu du pad est fusionné dans le dépôt GitHub de la XSF. Nous sommes toujours ravis d'accueillir de nouvelles personnes contributrices. N'hésitez pas à rejoindre la discussion dans notre groupe de discussion Comm-Team (MUC) et à nous aider ainsi à poursuivre cet effort communautaire. Vous avez un projet et souhaitez le faire connaître ? N'hésitez pas à partager vos actualités ou événements ici, et à les promouvoir auprès d'un large public.

      Tâches que nous effectuons régulièrement :

      • collecte d'actualités dans l'univers XMPP
      • résumés courts d'actualités et d'événements
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      • révision du projet de lettre d'information
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      • traductions
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      Licence

      Cette lettre d'information est publiée sous licence CC BY-SA.

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      Éditer de la littérature libre : les Éditions du Renard Spatial

      J’aime le logiciel libre. J’aime la littérature. Alors, un jour, je me suis demandé s’il était possible d’éditer de la littérature libre.
      Les premiers essais ont eu lieu au début de l’été 2020, le covid laissait le temps libre à des expérimentations.

      Six ans plus tard, les Éditions du Renard Spatial existent, éditent des littératures de l’imaginaire libres, et viennent de publier « Ça ne peut pas être pire qu’ici » par Lisa Refur (une amie), un roman court de fantasy/apprentissage, au format papier.
      C’est l’aboutissement d’une aventure que je vais vous raconter ici.

      Couverture du livre « Ça ne peut pas être pire qu’ici », de Lisa Refur, aux Éditions du Renard Spatial

      Sommaire

      L’art libre, une discipline très différente du logiciel libre

      On parle assez peu d’art libre, que ce soit sur LinuxFR.org ou ailleurs (il n’y a même pas de catégorie dédiée !) ; on peut même considérer que le sujet est ignoré, y compris des personnes qui baignent dans le logiciel libre depuis des décennies. C’est que l’art libre et le logiciel libre sont différents sur beaucoup d’aspects, y compris des points fondamentaux. On pourrait disserter longtemps sur ce point, mais ça n’est pas le sujet ; je vais plutôt me concentrer sur quatre points qui sont utiles à comprendre pour la suite.

      Le premier, c’est que la personne qui développe un logiciel développe d’abord un outil.
      D’accord, elle peut y tenir énormément, avoir une vision forte ; mais l’implication personnelle reste beaucoup moins forte que celle d’un·e auteur·ice dans son œuvre artistique. Les créateur·ices de logiciels libres acceptent donc beaucoup plus facilement la réappropriation et la modification de leur production ; au contraire des artistes qui ont tendance à vouloir conserver le contrôle sur des œuvres qui peuvent être très personnelles.

      Le second, c’est que mis à part quelques exceptions comme le cinéma, beaucoup d’arts sont profondément solitaires ou se pratiquent en tout petit comité, là où le développement logiciel est généralement un travail d’équipe. Les notions de partage, d’amélioration mutuelle sont beaucoup plus fréquents dans le développement logiciel que dans l’art.

      Le troisième, c’est que la réutilisation d’éléments – la réutilisation directe, au contraire de l’inspiration – est infiniment plus fréquente dans le développement logiciel que dans l’art.
      Tous les logiciels ou presque réutilisent du code, via des bibliothèques, des API, des ABI, ou directement. Au contraire, la réutilisation directe en art est rare, hors quelques cas précis, et souvent mal vue.

      Le quatrième et le plus important, c’est l’argent, la thune, le fric, la moula.
      Les développeurs informatiques sont généralement bien, voire très bien payés, même avec les changements introduits par les IAs génératives. Au contraire, rares sont les artistes qui peuvent vivre de leur art ; celles et ceux qui peuvent en vivre décemment sont encore plus rares.

      Les trois premiers points expliquent pourquoi la notion de « Liberté » (dans le sens de l’expression « art libre ») est moins importante pour les artistes que pour les développeurs et développeuses de logiciels. Le dernier explique pourquoi les artistes ont une énorme difficulté matérielle à contribuer à de l’art libre, quand bien même ils et elles en auraient envie ; parce que pour offrir de son temps, ou trouver un modèle de financement compatible avec l’art libre, il faut d’abord pouvoir manger à sa faim.

      Mais cette longue digression introductive ne nous apprend toujours rien sur le sujet d’origine !

      Le projet des Éditions du Renard Spatial

      Dès le début, mon projet était clair : je voulais éditer de la littérature libre, et pas n’importe comment.

      La direction éditoriale

      Tout éditeur a besoin d’une direction éditoriale, pour que les client·es ne soient pas perdu·es. Quel sens ça aurait d’éditer en vrac des livres de cuisine, des polars, des livres sur l’informatique et des albums photo ?

      Je lis principalement des littératures de l’imaginaire – science-fiction, fantasy, fantastique, le tout pris au sens large. C’est pour cela que les Éditions du Renard Spatial éditent des littératures de l’imaginaire. J’ai aussi décidé de partir sur des formats courts : on trouve beaucoup de sagas et œuvres à rallonge dans ces univers ; mais j’aime bien lire des histoires percutantes et efficaces. En prime, c’est plus rapide à éditer (je n’ai pas écrit « plus facile »).

      De la littérature libre

      Je veux dire : vraiment libre ; donc sous des licences qui respectent les quatre libertés habituelles (même si on peut se poser la question de savoir ce qu’est le « code source » d’un texte si ce n’est le texte lui-même). J’ai donc choisi de partir, par défaut, sur les licences Creative Commons, qui ont le bon gout d’être adaptées à ce genre de projet et connues. Je me limite aux licences libres, ce qui exclut les clauses -NC et -ND, qui en font des licences « de libre diffusion ».

      Ça a été l’occasion de se poser sérieusement la question de l’intérêt de licences libres appliquées à la littérature. J’en vois deux assez immédiats.

      Le premier, c’est la diffusion de l’œuvre.
      Une œuvre, une fois publiée, va circuler, qu’on le veuille ou non. Elle sera « piratée », que l’éditeur ait protégé son œuvre ou non ; d’ailleurs, saviez-vous que beaucoup de fuites de livres sur les sites de partage illégaux proviennent de sources internes à la chaine du livre ? C’est un point d’autant plus important pour moi que je veux que les textes que je publie, vivent, même si ma maison d’édition doit disparaitre.

      Le second, c’est le fandom de l’œuvre.
      Si une œuvre plait, alors il va se créer tout un tas d’œuvre dérivées – que l’auteur·ice et l’éditeur·ice le veuillent ou non – à base de fanfictions, de dessins, et j’en passe. Aujourd’hui tout ça existe sans aucun cadre légal, et les licences libres permettent de créer ce cadre.

      De la littérature pour tout le monde

      La culture, c’est vite cher, et je refuse la position d’une culture réservée à une élite.

      Les livres que j’édite sont donc les moins chers possibles, dans la limite du raisonnable. Ça implique que les livres papier sont d’office des formats « poche » – 11 x 18 cm – et que les livres électroniques sont sensiblement moins chers que les versions imprimées.

      En bonus, ça m’arrange parce que je n’ai jamais aimé les grands formats. Alors, c’est joli dans une bibliothèque et ça fait un bel objet à offrir – et, soyons honnêtes, à revendre – mais en ce qui concerne la fonction livre, je trouve ça nul, parce qu’un grand format, c’est encombrant, c’est lourd, c’est pénible à transporter (et je lis souvent dans les transports) ou même à tenir quand on est vautré dans un canapé.

      Un vrai éditeur, pas un éditeur-Amazon

      Je voulais que les livres des Éditions du Renard Spatial soient de « vrais » livres, que l’on peut acheter dans n’importe quelle librairie, avec un ISBN, un référencement qui va bien, et tout. L’idée du livre qui existe, mais qui ne peut être acheté que sur le site du vendeur, ou en ligne chez un seul libraire – en général Amazon – me gonfle.

      C’est sans doute parce que j’aime beaucoup mes libraires (qui sont d’excellent conseil). En prime, ça m’évite d’avoir à gérer toute la logistique, le stockage, les factures individuelles, l’envoi de commandes… tout ce que je déteste.

      De tous mes choix, c’est – de loin – celui qui m’a le plus cassé les pieds.

      Production locale et raisonnée

      Faire imprimer des livres en Chine pour les vendre principalement en France me semble absurde ; donc l’idée de base était de trouver un imprimeur en France, ou à défaut quelque part dans l’UE.

      D’autre part, la chaine du livre repose beaucoup sur une notion de stock qui voyage. En très résumé, l’imprimeur imprime un tas de livre, qui est en partie stocké, en partie envoyé aux libraires, qui vendent ce qu’ils peuvent et qui – chose exceptionnelle dans le monde de la vente – renvoient les exemplaires invendus… qui finissent au pilon s’ils ne se vendent pas pendant un peu trop longtemps (ou sont trop abimés à cause des voyages), parce que le stockage, ça coute cher. Donc, si je peux éviter de faire imprimer des livres pour les stocker et finir par les détruire, ça m’arrange, parce que tout ça c’est une perte sèche.

      Le difficile problème des couvertures

      Pour commencer, une illustration de couverture, c’est un budget important pour une petite structure, surtout en refusant l’usage d’IA générative (ah oui, il y a la question de l’IA générative qui est venue s’inviter au milieu du projet).

      Alors, j’ai réfléchi. Le premier intérêt d’une couverture, c’est d’attirer l’œil, d’être facile à repérer dans un magasin ou sur un site, au milieu de beaucoup d’autres.
      Autre chose : les livres que j’ai achetés à leur couverture se comptent sur un doigt d’une main ; quant aux couvertures que je suis capables de décrire sans aller les vérifier, il y en a très peu, la plupart d’entre elles sont sobres – et à l’exception de celle déjà nommée, aucune d’elle n’a été un critère d’achat. Inversement, beaucoup de littératures de l’imaginaire ont des couvertures illustrées, avec une typographie soignée, mais à cause des effets de mode, elles ont tendance à toutes se ressembler, ce qui fait qu’aucune ne se repère facilement dans la masse.

      La solution s’est imposée d’elle-même : je peux me contenter de couvertures sobres, très lisibles, très faciles à reconnaitres, avec une harmonie dans la collection.

      Le temps et l’énergie que je peux y consacrer

      Ce projet n’est pas mon activité principale, et je n’ai pas pour projet d’en vivre.

      L’avantage, c’est que ça me libère d’une contrainte financière extrêmement forte – rares sont les petites maisons d’édition rentables.

      L’inconvénient, c’est que ça m’empêche de faire du volume, ce qui n’aide ni pour la reconnaissance, ni pour la publicité, ni pour les revenus.

      Profils d’auteur·ices cible

      Un tout petit éditeur, avec des conditions d’édition étranges (de l’art libre, des formats qui rapportent moins à l’unité), qui est-ce que ça va intéresser ?
      C’est une vraie question.

      Ma réponse, c’est : le même genre de profil que celui intéressé par le logiciel libre, mais dans le monde de la littérature.

      Concrètement, c’est un·e auteur·ice qui écrit pour le plaisir, en loisir, et donc n’a pas besoin de ce revenu pour vivre.

      Je vais être très clair sur un point : je paie mes auteur·ices, et il n’a jamais été question de ne pas le faire. Simplement, je ne peux pas me permettre d’avance sur droits ni promettre des ventes faramineuses, cf. le point précédent.

      Ainsi donc, après une première publication-test sur l’un de mes textes, j’ai convaincu une amie, Lisa, de se lancer dans l’aventure avec moi…

      Créer les Éditions du Renard Spatial, de façon légale et complète

      À ce stade – en réalité, avant la dernière ligne du paragraphe précédent, j’ai toute la vision cible, il n'y a plus qu’à passer à la réalisaton !

      D’abord, une entreprise

      La France propose le système de « microentreprises » ou « autoentrepreneurs », un système légal qui est censé permettre à tout le monde de se créer facilement une entreprise pour se créer un complément de revenu, et qui correspond bien à mon projet.

      Le mot-clé est « facilement ». Eh ben, si ça, c'est facile, je veux même pas imaginer la prise de tête que ça doit être de créer une entreprise « normale », même unipersonnelle. Je passe les détails – déjà parce que ça fait six ans donc ça a pu changer –, mais au cas où, sachez tout de même que :

      1. Une autoentreprise peut avoir un nom commercial, mais le nom réel, celui enregistré au SIREN, est impérativement votre identité réelle. Il y a bien une option qui permet de masquer ces informations personnelles – la base SIREN étant publique –, mais tous les systèmes d’interconnexion informatique dont vous allez avoir besoin partent du principe que cette information est disponible dans les données publiques. Donc, impossible d’activer la confidentialité tant que toute la paperasserie n’est pas terminée.
      2. En théorie, un compte bancaire séparé suffit, pas besoin d’avoir un compte bancaire professionnel ; donc on peut utiliser un compte personnel gratuit. En pratique, le site des impôts impose un IBAN professionnel… et toutes les banques ont bidouillé leurs règles commerciales pour limiter l’émission d’IBAN professionnels aux seuls comptes professionnels payants.
      3. Et, à partir de septembre 2026, il faut aussi un système de facture électronique.

      OK, l’entreprise et ses dépendants (la banque, l’inscription au RCS via le Tribunal de Commerce, les impôts, l’URSSAF…), c’est fait.
      Et ensuite ?

      Éditer c’est vendre, et vendre c’est communiquer

      Avant toute chose : déposer sa marque à l’INPI. C’est pas gratuit, mais ça évite les abus un peu trop faciles.

      Il me faut donc des outils de communication. Ça passe par divers comptes sur les réseaux, pour communiquer avec les gens là où ils sont, même si ça ne m’enchante pas. Je décide de ratisser large : BlueSky, Instagram, Discord, LinkedIn, Facebook, et même à l’époque un compte Twitter qui a été abandonné. Je n’ai pas de compte Mastodon parce qu’il faut d’abord que je trouve une instance adaptée à ce genre de projet ; je prends les conseils.

      Puis, un site web ; et là, j’ai un gros avantage : je peux le créer et l’héberger moi-même.
      C’est un site 100 % statique créé avec Hugo, sobre (sans JS ni framework CSS) et disponible ici : https://renardspatial.com/. J’y ai tenté des trucs d’un point de vue design – et je ne suis pas du tout designer. Mais je cherchais quelque chose d’un peu original, qu’on a pas l’impression d’avoir déjà vu partout, et qui soit utilisable sur mobile (ça reste la majorité des utilisateurs). Là aussi, je prends les retours (seulement les constructifs). Les polices d’écriture sont celles utilisées pour les livres et, bien évidemment, sont libres.

      Un livre doit avoir un ISBN

      L’ISBN (pour « International Standard Book Number ») c’est un numéro d’identification unique pour chaque livre dans le monde depuis les années 1980.

      C’est la partie facile : pour une modique somme, l’AFNIL en fournit très largement assez pour des années, il suffit juste d’un peu de patience. Les numéros sont fournis sous la forme d’une liste, à l’éditeur de les attribuer à chaque ouvrage ; la version numérique et la version papier ne comptant que pour un que s’ils sont strictement identiques.

      Ouf ! J’ai enfin toute la structure et tout le nécessaire pour que l’entreprise fonctionne ; maintenant, je peux enfin commencer à éditer !

      Créer de la littérature libre… avec des logiciels libres ?

      Éditer le texte lui-même

      Pour l’instant, c’est la partie facile : mon amie Lisa – seule autrice tierce pour l’instant – et moi utilisons LibreOffice, dont le système de commentaires fait l’affaire. D’autre part, on se voit souvent en vrai, ce qui simplifie beaucoup le travail.

      L’outil de PAO

      La PAO, c’est la Pagination Assistée par Ordinateur, ce qui permet à l’ouvrage – livre, magasine, etc. – d’avoir une mise en page correcte.

      Un fait peu connu du grand public : un logiciel de traitement de texte est incapable de faire une mise en page correcte, et j’entends par là d’avoir une qualité professionnelle, notamment en ce qui concerne la typographie. Un LibreOffice Writer – ou même un Microsoft Word – ne gèrent pas les alignements sur grilles, ont des options de césure, de lignes veuves et orphelines très réduites, ne gèrent pas les ligatures de manière fine, n’ont pas d’option pour activer (et encore moins paramétrer) l’alignement visuel, et j’en passe. Or, j’ai envie d’avoir une mise en page correcte, même si certains gros éditeurs, eux, ont décidé de s’en passer.

      Le logiciel libre le plus connu pour ce faire, c’est LaTeX. Il est excellent sur la typographie, et… atroce sur le reste. Pour moi ça n’est pas un choix acceptable, il ne correspond tout simplement pas à ma façon de travailler (et, si vous êtes aficionados de LaTeX, pas la peine de venir le défendre en commentaires, je le connais depuis plus de 20 ans).

      Le choix suivant, c’est Scribus. Donc je l’installe, l’essaie, l’essaie encore, l’essaie toujours ; et après beaucoup trop longtemps, je n’arrive toujours pas à faire le quart de ce que je veux avec. (Il semblerait que le logiciel se soit beaucoup amélioré depuis, il faudra que je réessaie).

      La solution que je trouve n’est hélas pas libre et à l’époque elle n’était même pas gratuite, bien qu’infiniment moins chère que les mastodontes du genre. C’est Affinity Publisher ; et en une après-midi, j’ai une maquette qui est à 90 % ce que je veux, couverture comprise, donc je décide d’être pragmatique et de partir sur ce logiciel.

      Créer les fichiers pour l’impression

      C’est facile : tous les imprimeurs prennent des fichiers PDF (et indiquent la version exacte qu’ils attendent), donc en suivant les instructions, il ne devrait pas y avoir de surprise. Et de fait, j’en ai pas eu.

      Créer les livres électroniques

      Mon diffuseur (je reviendrai sur son rôle dans la section suivante) me dit que je peux me contenter de fournir un EPUB et un PDF, et qu’il transforme lui-même le livre aux éventuels autres formats, dont l’infâme Kindle.

      Le PDF, c’est facile, j’ai déjà. Mais l’EPUB ? Je découvre trois choses :

      1. Un livre électronique au format EPUB, c’est juste un fichier ZIP renommé avec le texte au format XHTML (oui !), un fichier de styles CSS (qui sera largement ignoré par le logiciel de lecture…) et une poignée de métadonnées, en général du XML (parfois renommé).
      2. Malgré ça, personne ne semble savoir générer un EPUB correct. La plupart des logiciels et convertisseurs que j’essaie me génèrent une soupe de balises sans aucun sens ; d’ailleurs la plupart de ceux que j’ai sur ma liseuse ont des problèmes plus ou moins graves à l’usage.
      3. Le format EPUB semble être plus une vague indication qu’une norme, et les différentes liseuses et logiciels de lecture ont tous des interprétations, disons créatives de comment ce format doit être rendu.

      Donc, je finis par décider de le générer à la main ; et en fait, c’est facile : en une journée, j’ai un fichier tout à fait valide qui passe bien sur ma liseuse physique, et sur diverses liseuses logicielles sur PC et smartphone. Mon seul échec, c’est la page de faux-titre qui n’est pas stylisée correctement. Il y avait un seul piège : les fichiers ZIP définissent l’ordre dans lequel sont stockés les fichiers, et le format EPUB attend un ordre précis qui doit être respecté (mimetype, puis META-INF/*, puis OEBPS/*). Il semblerait que les versions récentes de LibreOffice produisent un résultat correct, il faut que je réessaie.

      Et donc maintenant, j’ai des livres qui contiennent de la littérature libre, qu’il me faut vendre.

      Vendre de la littérature libre

      Parce que si je parle de littérature libre depuis le début, je n’ai jamais parlé de littérature gratuite, et pour cause : mon but est bien de vendre cette littérature, même libre, ne serait-ce que parce qu’il faut bien que je paie les intermédiaires. Justement, parlons-en.

      La chaine du livre

      Le processus de création d’un livre implique tout ce petit monde :

      1. L’auteur·ice, qui écrit le livre.
      2. L’éditeur – ici moi-même, au nom des Éditions du Renard Spatial – qui édite le livre, et qui peut faire appel à :
        1. Une correctrice, qui s’assure qu’il ne reste pas de fautes d’orthographe et de grammaire ; et croyez-moi la langue française aurait bien besoin d’une simplification. Une grosse.
        2. Une graphiste, pour la couverture, les éléments de communication, etc.
        3. Un maquettiste, pour la mise en page.
        4. … et j’en passe, surtout dans les grands groupes (notamment le directeur de collection).
      3. L’imprimeur, qui, ben, imprime le livre.
      4. Le distributeur, qui assure la logistique, c’est-à-dire de stocker les livres imprimés et les envoyer aux libraires.
      5. Le diffuseur, qui va assurer la promotion des livres auprès des libraires et s’assurer de leur présence.
      6. La libraire, qui va vendre le livre.

      Sachant que dans la liste principale, seul l’imprimeur travaille à tarif fixe ; tous les autres se rémunèrent au pourcentage du prix de vente final… et donc vont sans doute refuser les partenariats vus comme non rentables. Comme, par exemple, travailler avec un petit éditeur qui vend des livres pas chers, libres, et qui ne fait même pas ça à plein temps.

      Pour l’instant, coté édition, je fais tout moi-même. Si jamais un jour, j'ai les moyens (je compte sur vous !), j’investirai d’abord dans une correction professionnelle.

      Vendre des livres électroniques

      Trouver un distributeur de livres électroniques, c’était facile ; et très vite, j’ai eu une nouvelle à mon pseudo disponible sur à peu près toutes les plateformes.
      On a donc travaillé un premier livre avec mon amie Lisa, on l’a réalisé, vendu partout où on peut acheter un livre électronique, et on a découvert la triste vérité :

      Les livres électroniques, ça n’intéresse personne.

      C’était le plus beau « Vu et s’en tape » de toute notre vie. En fait, sans version papier, c’est comme si le livre n’existait même pas.

      Mais il y a un problème…

      Vendre des livres papier

      Vous vous rappelez quand, plus haut, j’écrivais que j’avais créé l’entreprise en 2020 ? Eh bien, le covid avait mis un grand bazar dans le monde de l’impression, et les prix du papier s’étaient envolés.

      Ça s’est ensuite calmé. Quelques semaines. Après quoi, la Russie a déclaré la guerre à l’Ukraine, grande fournisseuse européenne de bois et de papier, donc re-crise, retour des prix absurdes, priorité absolue aux clients de longue date, etc. (j’ai même quelques mangas de cette époque qui sont visiblement imprimés sur du papier machine, le même qu’on utilise dans nos imprimantes !)

      Quand c’est de nouveau revenu à une certaine normale, j’ai cherché imprimeurs, distributeurs et diffuseurs. L’imprimeur, c’est facile, tous les imprimeurs de France et de Navarre veulent bien faire des livres de poche. Facile, pour eux, on paie un tarif fixe par livre et ça leur va bien. Le distributeur et le diffuseur, c’est beaucoup plus compliqué. Ce que je veux faire, c’est pas assez cher, y’a pas assez de volume, j’ai pas assez de poids dans un marché déjà saturé.

      Alors, je me suis dirigé vers l’impression à la demande, qui finalement a beaucoup d’avantages pour une structure comme la mienne ; et on en trouve qui cumulent prix correct, bonne réputation, et qui impriment dans l’Union Européenne. En particulier, on peut avoir de l’impression à la demande qui est référencée sur Dilicom et Electre, donc commendable en libraire, ce dont je n’étais pas sûr à l’origine.

      Encore un peu de paperasse, puis davantage de paperasse (notamment pour faire corriger une erreur d’attribution d’éditeur), et un envoi au dépôt légal, et enfin – enfin ! – on est en juillet 2026 on a une version papier de notre premier livre !

      « Ça ne peut pas être pire qu’ici »

      Couverture du livre

      « Ça ne peut pas être pire qu’ici » est une novella (à mi-chemin entre une nouvelle et un roman) de fantasy et d’apprentissage de Lisa Refur, publié sous licence CC-BY 4.0 dont voici la quatrième de couverture :

      Cette ligne de chemin de fer apparue par magie agit comme un déclencheur dans l’esprit des adolescents désœuvrés. Et s’il existait un monde au-delà de cette ville de banlieue décrépite ? Qu’est-ce qui interdit aux quatre amis de quitter Villeneuve ? Rien, en fait. C’est le début de l’aventure pour Ajax, Dro, Biénale et Zef ; l’abandon d’une cité cité sans avenir, la quête d’une vie meilleure. Mais pour aller où ? Suivre la ligne ? D’où vient-elle, et où va-t-elle ? Est-ce mieux ailleurs ?

      La seule solution qu’ont les jeunes gens pour le découvrir : prendre la route, se confronter à ses difficultés, ses joies et ses peines, dans l’espoir que la destination soit bonne.

      Il est disponible pour 6,99 € au format papier (11 x 18 cm, 84 pages, demandez l’ISBN 9782492575037 à votre libraire préféré) ; et pour 2,99 € au format électronique, sans DRM quand la librairie le permet, cherchez l’ISBN 9782492575013.

      Éditer de la littérature libre : premier point d’étape

      Le premier enseignement que j’en tire, c’est celui-ci : tout le monde s’en cogne.

      Le sujet n’intéresse personne, en bien comme en mal : je n’ai eu aucune remarque sur le sujet. Les textes, le site, les couvertures ont généré beaucoup plus de commentaires. D’un côté, c’est un peu triste ; d’un autre ça n’a pas déclenché de rejet, et c’était le point que je craignais le plus dans cette expérience. Je croise les doigts.

      La conclusion que j’en tire pour l’instant, c’est la suivante : pour l’instant, publier de la littérature sous licence libre ne m’a rien apporté directement, et c’était attendu : l’intérêt du libre, c’est d’abord pour les personnes qui utilisent plus que pour celles qui produisent, surtout dans un domaine où la création collaborative est minoritaire.

      Mais surtout, publier de la littérature libre ne m’a pas handicapé, donc je n’ai aucune raison d’arrêter de le faire, et par conséquent, je vais continuer !

      Et maintenant ?

      Les Éditions du Renard Spatial vont continuer à publier des littératures de l’imaginaire libres.

      Le prochain livre ne devrait pas attendre trois ans de plus, puisqu’on a un projet de recueil de nouvelles en cours avec Lisa. Si tout va bien, il devrait sortir quelque part entre cet automne et cet hiver – j’ai arrêté de croire à une date précise tant que tout n’est pas terminé.

      Mais surtout, les soumissions sont maintenant ouvertes ! Si vous êtes intéressé·es, pouvez vous proposer votre projet en suivant la procédure détaillée ici. Attention ! Il ne s’agit pas d’envoyer un texte complet avec à peine un bonjour (j’en ai déjà eu !).

      J’avais imaginé terminer par une sorte de FAQ, mais cette dépêche est déjà extrêmemement longue, donc je vous propose de lire celle du site, et de me poser toute question restante en commentaires.

      Merci de m’avoir lu !

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      G’MIC 4.0 : La quadrature du pixel, plus facile que jamais !

      Dix-huit ans après ses débuts, G’MIC, cadriciel libre pour le traitement des images numériques, franchit une étape importante avec la sortie d'une nouvelle version majeure, numérotée 4.0, la version de la maturité !

      L'occasion, comme chaque année, de faire le point sur les évolutions récentes de ce projet, depuis notre dernière dépêche publiée en août 2025.

      G´MIC 4.0 Teaser

      N. D. A. : Cliquez sur les images pour en obtenir une version en pleine résolution, ou une vidéo correspondante lorsque les images contiennent l’icône Icône 'Play Video'

      Sommaire

      1. G’MIC : Un cadriciel libre pour l'image numérique

      Le projet G'MIC (GREYC's Magic for Image Computing) est né en juillet 2008, et a grandi au sein de l'équipe IMAGE du laboratoire GREYC de Caen (Unité Mixte de Recherche placée sous la triple tutelle du CNRS, de l'ENSICAEN et de l'Université de Caen).

      Sa vocation : offrir un cadriciel libre, ouvert et extensible pour la manipulation, le traitement et la création d'images numériques. Pour ce faire, il s'appuie sur les fonctionnalités de la bibliothèque libre C++ de traitement d'images CImg, développée depuis 1999 d'abord au sein de l'INRIA, puis de l'équipe IMAGE du GREYC (également par votre serviteur).

      Au cœur du projet se trouve un interpréteur de langage de script dédié, le « langage G'MIC », spécialement conçu pour prototyper rapidement de nouveaux algorithmes de traitement d'images, et les enchaîner au sein de pipelines (ou filtres) personnalisés. Autour de ce noyau viennent se greffer plusieurs interfaces, donnant à l'utilisateur accès à des centaines d'opérateurs de traitement d'images prédéfinis, comme par exemple l'outil en ligne de commande gmic ; le service Web G'MIC Online ; et le greffon G'MIC-Qt, qu'il est possible d'intégrer dans plusieurs logiciels de création et d'édition d'images, tels que GIMP, Krita, digiKam, Paint.net, Adobe Photoshop ou Affinity Photo. C'est aujourd'hui ce greffon qui est l'interface du projet la plus utilisée, avec plus de 1200 téléchargements quotidiens, en progression depuis un an. Il propose plus de 640 filtres variés pour triturer vos images et enrichir les possibilités des logiciels de retouche, et semble particulièrement apprécié des artistes numériques.

      Cette version majeure 4.0 marque un tournant dans la vie du projet : la syntaxe du langage G'MIC, le code de l'interpréteur et des algorithmes de traitement d'images associés sont maintenant éprouvés. Nous souhaitons donc ralentir un peu le rythme des nouvelles releases et de l'ajout de nouvelles fonctionnalités, pour nous concentrer sur la stabilité, la robustesse, et les performances du cadriciel.

      Aperçu du greffon G'MIC-Qt Fig. 1.1. Aperçu de quelques-unes des interfaces proposées par le projet G'MIC : Greffon G'MIC-Qt pour GIMP (en haut à gauche), Outil CLI gmic (en haut à droite), Service web G'MIC Online (en bas).

      2. Nouveaux filtres du greffon G'MIC-Qt

      Côté greffon G'MIC-Qt, l'essentiel des nouveautés se concentre sur l'apparition de nouveaux filtres de traitement d'images. La version 4.0 porte leur nombre à 644, tous accessibles directement depuis l'interface graphique. Je liste ci-dessous les derniers filtres ajoutés.

      2.1. Filtre « Rendering / Pixel Stretch »

      Le filtre « Rendering / Pixel Stretch » permet de sélectionner une « bande de pixels », et la duplique dans l'image en lui faisant suivre une trajectoire personnalisable, définie par deux courbes splines (une pour chaque bord de la bande).

      Filtre 'Rendering/Pixel Stretch' (G'MIC-Qt) Fig. 2.1.1. Le filtre « Rendering / Pixel Stretch » tel qu'il apparait dans le greffon G'MIC-Qt.

      Filtre 'Rendering/Pixel Stretch' (rendu 1) Fig. 2.1.2. Exemple de rendu du filtre « Rendering / Pixel Stretch », ici avec deux traînées de pixels ajoutées par le filtre.

      Cet effet donne l'impression que l'image a été étirée localement, un peu comme une pâte élastique. Il peut servir à suggèrer ou styliser un mouvement dans une image, comme sur l'exemple ci-dessous (extrait de la vidéo tutorielle que Miguel Pineau a spécialement dédiée à ce filtre).
      On peut également imaginer son utilisation pour du Glitch art ou de la création de textures abstraites.

      Filtre 'Rendering/Pixel Stretch' (rendu 2) Fig. 2.1.3. Le filtre « Rendering / Pixel Stretch » appliqué pour styliser le mouvement d'une danseuse (Crédits : Miguel Pineau).

      2.2. Filtre « Rendering / Gradients [Poles] »

      Toujours dans cette section « Rendering », notons l'arrivée de « Rendering / Gradients [Poles] », un filtre générant des dégradés de couleurs en interpolant spatialement des points-clés colorés, dont les positions et les couleurs sont laissées au choix de l'utilisateur. Ici, l'interpolation fait usage des fonctions de base radiale qui produisent des dégradés de couleurs lisses et harmonieux. L'utilisateur a également le choix de l'espace de couleurs dans lequel l'interpolation s'effectue. L'animation ci-dessous illustre le fonctionnement de ce filtre au sein du greffon.

      Filtre 'Rendering/Gradient (Poles)' (G'MIC-Qt) Fig. 2.2.1. Le filtre « Rendering / Gradient [Poles] » crée des gradients spatiaux de couleurs possiblement complexes, à partir de quelques points de contrôle.

      2.3. Filtre « Artistic / Marker Drawing »

      Passons maintenant au filtre « Artistic / Marker Drawing », qui comme son nom l'indique, essaye de redessiner une image d'entrée sous la forme de traits de stylos feutres colorés. L'algorithme sous-jacent trace effectivement des splines colorées aléatoires sur une feuille blanche, le long des contours des structures géométriques présentes dans l'image à reproduire.

      Filtre 'Artistic/Marker Drawing' (G'MIC-Qt) Fig. 2.3.1. Le filtre « Artistic / Marker Drawing » redessine une image en simulant l'utilisation de stylos feutres colorés.

      Les nombreux paramètres réglables de ce filtre permettent d'obtenir des rendus potentiellement variés, plus ou moins abstraits, comme l'illustre la figure comparative suivante :

      Filtre 'Artistic/Marker Drawing' (rendus) Fig. 2.3.2. Trois types de rendus du filtre « Artistic / Marker Drawing », utilisant trois jeux de paramètres différents.

      2.4. Filtre « Deformations / Heightfield Warp »

      Changeons maintenant de thématique avec le filtre « Deformations / Heightfield Warp » qui crée un effet 3D, en déformant une image d'entrée comme si elle était plaquée sur une carte d'élévation (définie de manière paramétrique). Un effet d'éclairage additionnel, de type ombrage de Phong, peut être activé pour accentuer davantage l'effet de volume 3D produit par ce filtre.

      Filtre 'Deformations/Heightfield Warp (G'MIC-Qt) Fig. 2.4.1. Le filtre « Deformations / Heightfield Warp », tel qu'il apparait dans le greffon G'MIC-Qt, ici avec une élévation correspondant à une demi-sphère bombée vers la caméra.

      Ce filtre est particulièrement flexible : il laisse la possibilité à l'utilisateur de définir explicitement des formules mathématiques personnalisées pour les cartes d'élévations. Les mathématiciens en herbe peuvent ainsi laisser libre cours à leur imagination pour déformer leurs images !

      Filtre 'Deformations/Heightfield Warp (rendus) Fig. 2.4.2. Application de trois formules personnalisés de cartes d'élévations 3D, avec le filtre « Deformations / Heightfield Warp ».

      2.5. Filtre « Degradations / Offset Stripes »

      Les amateurs de Glitch art pourront être séduits par le nouveau filtre « Degradations / Offset Stripes », qui crée un effet de décalage de bandes d'images, horizontales et/ou verticales, avec des amplitudes de décalage aléatoires.

      Filtre 'Degradations/Offset Stripes (G'MIC-Qt) Fig. 2.5.1. Le filtre « Degradations / Offset Stripes » applique des décalages aléatoires sur des bandes d'images horizontales et/ou verticales.

      Ce principe de base est tout simple, mais là encore, les nombreux paramètres du filtre donnent accès à des décalages décorrélés sur chaque canal, pour des espaces couleurs variés, en pouvant itérer ces décalages aléatoires, et autorisent ainsi une grande variété de dégradations d'images de type « Glitch », comme illustré sur la figure ci-dessous.

      Filtre 'Degradations/Offset Stripes (rendus) Fig. 2.5.2. Résultats de différents jeux de paramètres du filtre « Degradations / Offset Stripes », appliqués sur une même image de portrait.

      2.6. Filtre « Colors / Transfer Colors [Multi] »

      Et pour terminer ce résumé des nouveaux filtres du greffon G'MIC-Qt, j'ai gardé le plus intéressant pour la fin : le filtre « Colors / Transfer Colors [Multi] » est un nouveau filtre de transfert de couleurs entre deux images.

      Le transfert de couleur consiste à appliquer une transformation couleur à une image « Source », en prenant comme référence une deuxième image (image dite de « Style ») dont on veut reproduire le style ou l'ambiance colorimétrique, et ceci bien sûr en préservant autant que possible les structures importantes (contours, objets, contenu sémantique) présentes dans l'image « Source » d'origine.

      Principe du transfert couleur entre images Fig. 2.6.1. Principe du transfert de couleur entre images: une image « _Source » (à gauche) est modifiée (à droite) de telle façon qu'elle « emprunte » les couleurs d'une image de « Style » (au centre)._

      D'un point de vue algorithmique, il y a de nombreuses façons d'aborder ce type de transfert. Le filtre « Colors / Transfer Colors [Multi] », comme son nom le suggère, implémente trois méthodes différentes pour ce faire : une méthode ACP ; une méthode de transfert d'histogrammes ; et enfin une méthode variationnelle. Pour utiliser ce filtre dans le greffon G'MIC-Qt, il suffit de l'appeler sur une image contenant deux calques superposés : un calque contenant l'image « Source » à modifier, et un calque avec l'image « Style » contenant les couleurs de référence à transférer.

      Filtre 'Colors/Transfer Colors (Multi) Fig. 2.6.2. Le filtre « Colors / Transfer Colors [Multi] » tel qu'il se présente dans le greffon G'MIC-Qt.

      L'algorithme variationnel de transfert de couleur implémenté dans ce filtre est une production totalement originale : il est le fruit d'une collaboration de recherche entre deux membres de l'équipe IMAGE du laboratoire GREYC de Caen (D. Tschumperlé et J. Rabin), et d'une professeure du laboratoire de mathématiques LMI de l'INSA de Rouen (C. Le Guyader).

      Bref, un algorithme 100 % normand, qui fonctionne forcément « vachement 🐄 bien » 😉, et que vous ne trouverez nulle part ailleurs !
      On remercie chaleureusement la Fédération Normande de Recherche en Sciences et Technologies de l’Information et de la Communication (NormaSTIC) pour son aide financière qui a accéléré la mise en contact et le démarrage de cette collaboration fructueuse !

      Notre méthode a plusieurs caractéristiques propres permettant de calculer des transferts de couleurs souvent pertinents, et de bonne qualité comparativement à ses concurrentes, et ce, de manière rapide et complètement automatique. La figure ci-dessous illustre des exemples de transferts de couleurs qu'il est possible d'obtenir pour une même image « Source », en choisissant des images de « Style » différentes (et en laissant les paramètres par défaut du filtre).

      Filtre 'Colors/Transfer Colors (Multi) (rendus) Fig. 2.6.3. Exemples de transferts de couleurs réalisés par le filtre « Colors / Transfer Colors [Multi] » sur une même image « Source », avec plusieurs images « Style » différentes.

      La technique que nous proposons autorise également un mode « semi-supervisé » qui permet à l'utilisateur de forcer certaines correspondances de couleurs, et donc de « guider » l'algorithme pour calculer une solution de transfert plus contrainte et personnalisée.
      Les deux exemples ci-dessous illustrent ce mode de contrôle de manière assez parlante :

      Filtre 'Colors/Transfer Colors (Multi) (rendu guidé 1) Fig. 2.6.4. Guidage de l'algorithme de transfert de couleurs par mise en correspondance forcée de couleurs (Perruche → Mésange).

      Ici, les plumes vertes du corps de la perruche (a) sont perceptuellement plus proches de la couleur jaune du corps de la mésange (b), et c'est donc cette mise en correspondance qui est réalisée par défaut par l'algorithme de transfert (résultat (c)). En explicitant des correspondances de couleurs souhaitées (liens symbolisés entre les images (a) et (b)), on peut modifier ce comportement et contraindre le transfert à assigner la couleur bleue de la mésange aux plumes de la perruche (résultat (d)).

      Filtre 'Colors/Transfer Colors (Multi) (rendu guidé 2) Fig. 2.6.5. Guidage de l'algorithme de transfert de couleurs par mise en correspondance forcée de couleurs (Coccinelle → Formule 1).

      Dans ce deuxième exemple, on note que la couleur rouge de la Coccinelle (a) se retrouve ailleurs dans l'image « Style » de la Formule 1 (b) : au bord de la route, sur les coquelicots… L'algorithme décide donc naturellement de conserver cette couleur quasiment telle quelle lors du transfert automatique (résultat (c)). Forcer des correspondances de couleurs explicites permet de guider l'algorithme pour lui faire changer la couleur de la Coccinelle en vert (résultat (d)).

      Vous l'aurez compris, ce filtre représente l'aboutissement d'un travail de recherche de longue haleine en algorithmique du traitement d'images. Pour des chercheurs comme nous, il est réjouissant d'être arrivé au bout du processus complet : élaborer un nouvel algorithme complexe sur un bout de papier, le développer, l'implémenter, le peaufiner, en obtenir des résultats encourageants, le peaufiner encore et encore, en écrire une description détaillée dans un article scientifique (en cours de finalisation), l'intégrer proprement et le rendre utilisable par tout un chacun dans un logiciel libre, en sachant qu'il pourra être testé et utilisé potentiellement des milliers de fois !

      Notons que ce n'est pas la première fois qu'une méthode de traitement d'images développée au sein de notre laboratoire de recherche se retrouve valorisée dans G'MIC. Cette page recense plusieurs publications scientifiques décrivant des algorithmes élaborés au sein de l'équipe IMAGE du GREYC, et qui sont accessibles comme filtres du greffon G'MIC-Qt.

      3. Nouveautés et améliorations du cœur du logiciel et de sa bibliothèque standard

      Comme évoqué précédemment, le terme G'MIC peut faire référence au langage de script du même nom. Ce langage est doté de son propre interpréteur et de sa bibliothèque standard de fonctions. Il est utilisé pour implémenter tous les filtres et opérateurs de traitement d'images mis à disposition des utilisateurs des différentes interfaces du projet.

      Durant l'année écoulée, un grand nombre de petites améliorations ont été implémentées conjointement sur ce langage et sa bibliothèque standard.
      En réalité, l'ensemble de ces contributions représente même la majorité du travail de développement réalisé, et en même temps ce sont des choses qu'il est difficile de valoriser dans une dépêche grand public : elles concernent principalement des points très précis et techniques du projet, comme par exemple des optimisations du parsing ou des algorithmes, du nettoyage de code, de nouvelles fonctions ou options pour l'évaluateur d'expressions mathématiques, etc.
      Ce sont bien sûr des ajouts utiles pour les développeurs de nouveaux filtres dans ce langage, mais il est difficile de les mettre en valeur de manière réellement plaisante.

      J'ai donc pris le parti de lister ci-dessous uniquement les quelques nouveautés facilement « illustrables » :

      • La nouvelle commande random_patches réalise un rendu procédural d'images carrées contenant des formes géométriques et des textures synthétiques aléatoires. À quoi cela peut-il bien servir, me direz-vous ? Eh bien par exemple, à générer des ensembles d'images pour l'entrainement de réseaux de neurones convolutionnels, pour des tâches de débruitage et de super-résolution (ces réseaux sont ceux utilisés par les commandes denoise_cnn et scale2x_cnn).

      Commande 'random_patches' (rendus) Fig. 3.1. La commande random_patches synthétise des images carrées contenant des formes géométriques et des textures aléatoires.

      Ces images sont en réalité suffisamment complexes pour qu'un réseau de neurones puisse apprendre des filtres convolutionnels pertinents pour l'analyse semi-locale de la géométrie des structures présentes dans des images plus naturelles. Ces filtres appris peuvent ensuite être utilisés dans des tâches de débruitage ou de super-résolution, qui sont des problèmes très géométriques et qui ne nécessitent pas vraiment une analyse sémantique du contenu des images. Utiliser ces données synthétiques pour entrainer des réseaux simples est donc largement suffisant pour ce type d'applications. D'une part, cela évite de stocker de grandes bases d'images volumineuses lors de l'entrainement (les images synthétiques étant générées à la volée). Et d'autre part, on évite automatiquement d'enfreindre le copyright éventuel des images présentes dans les ensembles d'apprentissage prédéfinis (dont la provenance n'est pas toujours clairement citée, avouons-le).

      Commande 'shape_hilbert (rendus) Fig. 3.2. La commande shape_hilbert trace une courbe de Hilbert dans une image, commande illustrée ici avec des niveaux croissants de récursions.

      • La nouvelle commande pca calcule une analyse en composantes principales (ACP) d'un ensemble de vecteurs. Ce type d'analyse permet à la fois de déterminer la dimensionnalité représentative de données vectorielles, ainsi que leurs orientations principales dans l'espace. L'ACP a de nombreuses applications en traitement d'images et plus généralement en analyse de données : débruitage, compression, reconnaissance de visages, analyse de textures, recalage géométrique, etc. L'exemple ci-dessous illustre son utilisation pour déterminer l'orientation des axes principaux (dessinés en pointillés) d'une silhouette de libellule.

      Commande 'pca') Fig. 3.3. La commande pca est utilisée ici pour calculer les orientations des axes principaux d'une silhouette binaire 2D.

      • Les nouvelles commandes depthmap3d et normalmap3d viennent enrichir les possibilités de rendus d'objets 3D maillés de G'MIC, en synthésisant des rendus d'un objet respectivement sous la forme de cartes de profondeurs et de normales 3D.

      Commandes 'depthmap3d' et 'normalmap3d') Fig. 3.4. Les commandes depthmap3d et normalmap3d appliquées sur un modèle 3D en rotation.

      • Mentionnons enfin le travail d'amélioration général ciblé sur les algorithmes d'opérations matricielles présents dans G'MIC : arrivée de la décomposition QR (avec pivot), amélioration de la précision de calcul pour l'inversion de matrices et la résolution de systèmes linéaires… Et même s'il est difficile de rendre ça visuel, je vous propose cette petite ligne de commande qui crée une matrice carrée 40×40 aléatoire, qui l'inverse et qui calcule le produit des deux pour vérifier que l'on retrouve bien la matrice identité.
      $ gmic 40,40 rand -1,1 +invert +mmul name A,invA,'A*invA'

      Commande 'invert') Fig. 3.5. Exemple de l'utilisation de gmic en ligne de commande pour l'inversion d'une matrice aléatoire.

      Tout ceci n'est bien sûr qu'un aperçu succinct de ce qui a été réalisé sur le cœur de G'MIC cette année. Pour plus de détails techniques, la consultation des Changelog est recommandée.

      4. Nouveau dépôt de codes sources: gmic-interactive-demos

      En tant que membre d'un laboratoire public de recherche, j'ai l'occasion de participer ponctuellement à des évènements de vulgarisation scientifique (tels que la Fête de la science, le FÉNO, etc.), où l'on présente certaines de nos activités de recherche au grand public (en algorithmique du traitement d'images en ce qui me concerne). Pour rendre ces présentations plus attractives et ludiques, j'ai élaboré au fil des ans, différents programmes et bornes de démonstration interactifs, en me reposant sur les possibilités offertes par le langage G'MIC.

      Ces applications libres (sous licence CeCILL) sont maintenant accessibles sur ce dépôt logiciel : github.com/GreycLab/gmic-interactive-demos

      Elles pourront intéresser des enseignants et/ou chercheurs souhaitant illustrer différents concepts du traitement d'images à des publics de néophytes. Ces codes illustrent aussi les capacités du langage G'MIC pour la création de programmes interactifs, et ceci indépendamment du greffon G'MIC-Qt.

      Pour le moment, trois démonstrateurs sont présents dans ce dépôt logiciel. Ils sont détaillés ci-dessous.

      4.1. The SteamFace Machine

      « The SteamFace Machine » est le démonstrateur le plus récent. Il montre le fonctionnement des réseaux de neurones convolutionnels pour la détection d'un visage dans une image, et l'analyse de caractéristiques propres à ce visage, le tout enrobé dans un style SteamPunk du plus bel effet !

      The SteamFace Machine (intro) Fig. 4.1.1. Écran de lancement du démonstrateur « The SteamFace Machine ».

      Le flux vidéo capturé par la webcam s'affiche à l'écran, et lorsqu'un visage est placé au centre de l'image, la jauge de détection faciale s'active. En bas à droite, on peut apercevoir la sortie de différentes couches intermédiaires du réseau de neurones réalisant la détection (classifieur binaire avec une architecture de type LeNet-5).

      The SteamFace Machine (main) Fig. 4.1.2. Détection du visage par un réseau de neurones convolutionnel dans le démonstrateur « _The SteamFace Machine »._

      Une fois la détection opérée, un deuxième réseau est inféré pour en extraire différentes caractéristiques faciales : genre, âge, type de cheveux, port de lunettes ou de chapeau, taille du nez…

      The SteamFace Machine (caractéristiques) Fig. 4.1.3. Analyse de quelques caractéristiques liées au visage détecté.

      C'est une manière visuellement amusante de présenter le fonctionnement de classifieurs neuronaux au grand public, leurs capacités mais aussi leurs limites et les biais inhérents aux bases d'apprentissage utilisées pour les entrainer (dans le cas de ce démonstrateur, la base CelebA, qui contient des images assez éloignées de celles que l'on acquiert via la webcam dans un environnement non-contrôlé tel qu'un parc des expositions).

      Mentionnons également la belle contribution de notre cher collègue Philippe Bernard, du service Administration système et réseaux du GREYC, qui a réalisé une borne physique de démonstration intégrant « The SteamFace Machine », facilement transportable à des évènements de médiation scientifique !

      The SteamFace Machine (borne) Fig. 4.1.4. Vidéo de démonstration de la borne « The SteamFace Machine » quand elle était en cours d'élaboration.

      4.2. Virtual Artist

      « Virtual Artist » est un deuxième démonstrateur interactif, qui cherche à illustrer le principe du « transfert de style » entre deux images.
      Nous avons précédemment évoqué le transfert de couleurs (en section 2.6). Le transfert de style en est une extension naturelle : au lieu de transférer uniquement les couleurs, on cherche à transférer tout le style graphique d'une image « Style » vers l'image « Source ».
      C'est bien sûr un problème autrement plus complexe, et les méthodes les plus performantes du domaine utilisent généralement de gros réseaux de neurones.

      « Virtual Artist » n'a pas la prétention d'être à la pointe de l'état de l'art : c'est avant tout un démonstrateur pédagogique pour expliquer le principe général du transfert de style en traitement d'images. L'utilisateur peut jouer avec différentes images de « Source » et de « Style » prédéfinies. La figure ci-dessous illustre quelques-uns des écrans principaux de l'application.

      Virtual Artist Fig. 4.2.1. L'application « Virtual Artist » illustre le principe du transfert de style entre deux images.

      Ce démonstrateur a été utilisé de nombreuses fois sur une grande table tactile, dans des évènements grand public, et fait toujours son petit effet !

      Virtual Artist (FÉNO) Fig. 4.2.2. L'application « Virtual Artist » utilisée comme démonstrateur, ici au Festival de l'Excellence Normande (FÉNO) en 2021.

      4.3. GREYC Warp

      « GREYC Warp », le dernier démonstrateur de ce nouveau dépôt logiciel, implémente un miroir déformant interactif. L'utilisateur voit en direct le flux de la webcam et peut créer, déplacer ou supprimer des points clés qui définissent une déformation appliquée en temps réel. Une dizaine de transformations pré-définies sont également proposées.

      GREYC Warp Fig. 4.3.1. L'application « GREYC Warp » vous laisse déformer le flux vidéo de votre webcam, de manière interactive, et non sans humour !

      Pour avoir testé ce démonstrateur en situation réelle lors d'expositions, ça fait beaucoup rire les enfants (mais pas les plus jeunes qui pensent que ça reflète vraiment l'apparence de leur tête et qui peuvent se mettre à pleurer). Une application toute simple mais néanmoins amusante !

      5 G'MIC et le code créatif

      Ces quelques démonstrateurs esquissent déjà l'image d'un langage G'MIC adapté au code créatif, qui consiste, selon Wikipedia, à « utiliser la programmation informatique comme un moyen d'expression artistique (visuel, musical, littéraire, interactif, performatif…) à part entière ».

      5.1. Codes créatifs courts

      En tant qu'ancien demomaker, le code créatif est forcément un domaine qui me tient à cœur, et j'écris et partage régulièrement des scripts courts sur le forum de G'MIC pour expérimenter de nouvelles idées d'effets graphiques, ou en reproduire certains sur lesquels je suis tombé et que je trouve captivants.
      Quelques-uns de ces effets récents sont décrits ci-dessous, avec à chaque fois, un accès vers le code source correspondant (script .gmic).

      • Agrégation limitée par diffusion tournoyante : Cet effet est une variante de l'agrégation limitée par diffusion, implémentant un système de particules en mouvement qui sont stoppées dès lors qu'elles rencontrent une masse d'éléments plus anciens, déjà immobiles. On ajoute à tout ça une rotation, un zoom inverse, une palette de couleurs, et le tour est joué ! Le code source de cet effet atteint difficilement les 36 lignes, commentaires inclus !

      Diffusion-Limited-Aggregation (animation) Fig. 5.1.1. L'effet animé « Agrégation limitée par diffusion tournoyante », rendu par G'MIC.

      • Courbe de Hilbert néon : Cette animation stylise le dessin d'une courbe de Hilbert par un tracé incrémental faisant songer à un néon. Ici, le code source est beaucoup plus conséquent (52 lignes 😉).

      Hilbert-Curve (animation) Fig. 5.1.2. L'effet animé « Courbe de Hilbert néon », rendu par G'MIC.

      • Morphing de formes : Ici, deux silhouettes se transforment l'une vers l'autre via un morphing continu. On utilise des edgels pour l'extraction et la paramétrisation du contour des deux silhouettes à transformer. Le code source de cet effet revient à un nombre de lignes de code quand même plus raisonnable que précédemment (36 lignes).

      Morph Shape (animation) Fig. 5.1.3. L'effet animé « Morphing de formes », rendu par G'MIC.

      • Tunnel 3D : Celui-ci est l'un de mes préférés. C'est certes un effet ultra-classique dans le monde de la scène démo, mais le rendu est sympa. Et avec ses 68 lignes, le code source pour générer cette animation de 256 frames (qui cyclent parfaitement) reste dans les limites du raisonnable !

      Tunnel 3D (animation) Fig. 5.1.4. L'effet animé « Tunnel 3D », rendu par G'MIC.

      • One-liner géométrique : Le langage G'MIC, grâce à sa syntaxe délibérément concise, est un candidat idéal pour la création de one-liners. Une section entière de la documentation de référence est d'ailleurs dédiée à quelques one-liners amusants. Étant tombé par hasard sur cette belle image créée avec GeoGebra par Georg Wengler, j'ai souhaité la retranscrire en langage G'MIC sous la forme d'une unique ligne de commande affichant une animation, et voici le résultat (et heureusement qu'une ligne de code ne se limite pas à 80 caractères !)
      $ gmic 12,12,256,2,"a = 1 + x; b = 1 + y; t = lerp(0,2*pi*b,z/d); cos(a/b*t)*cexp([0,t])" 12,12,1,2,"S = crop(#-1,x,y,0,c,1,1,d#0,1); S = round(45*(S - avg(S)) + 50); draw(#-1,S,x,y,0,c,1,1,d#0,1)" rm. 1200,1200,1,3,255 repeat 256 { 12,12,1,1,"repeat (16,l, X = 100*[x,y] + round(I(#0,x,y,$> + l/16,2,2)); ellipse(#-1,X,1,1,0,1,0))" rm. +rs. 600 w. rm. wait 20 } rm

      cos(ab) (animation) Fig. 5.1.5. L'effet animé « cos(ab) », rendu par G'MIC.

      L'ensemble de ces nouvelles animations se retrouve dans la section Gallery du site web de G'MIC.

      5.2. Continuation de la série « G'MIC Adventures »

      De temps en temps, j'essaie aussi de partager l'ensemble du processus permettant d'arriver (en partant de zéro) à un résultat de code créatif.
      Et cela, rédigé sous la forme d'un petit article partagé sur le forum de G'MIC. Cette série d'articles est nommée « G'MIC Adventures ». Je l'avais évoquée dans notre dernière dépêche. Deux nouveaux épisodes de cette série sont parus depuis :

      • Apprentissage d'un perceptron multi-couches pour la reproduction d'une image couleur (G'MIC Adventure #5) :

      Dans ce cinquième épisode, on cherche à entrainer un réseau de neurones simple (un perceptron multi-couches) capable d'apprendre une fonction image entière (x,y)\to(R,G,B), c'est-à-dire un réseau capable de prédire une couleur (R,G,B) correcte à partir d'un vecteur de coordonnées (x,y) donné en entrée. Il est particulièrement intéressant de visualiser l'image couleur que le réseau est capable de reproduire à chaque itération de son apprentissage (figure ci-dessous), et ce, jusqu'à convergence.

      MLP (animation) Fig. 5.2.1. Reconstruction itérative d'une image couleur obtenue par l'apprentissage d'un perceptron multi-couches.

      Dans ce sixième épisode, on s'intéresse à l'implémentation en G'MIC de l'équation d'ondes et ses possibilités pour appliquer des effets de déformations amusants sur des images, comme l'illustre la figure suivante qui correspond au résultat obtenu à la toute fin de l'article.

      Wave equation (animation) Fig. 5.2.2. Application d'une équation d'ondes anisotrope pour la déformation d'une image le long de ses contours.

      Les exemples présentés dans cette section montrent que G'MIC a du potentiel pour le code créatif, notamment pour l'expérimentation rapide de codes d'effets graphiques. Le fait qu'il soit utilisable en ligne de commande (via la commande gmic) en fait un allié précieux pour générer des animations ou pour modifier des lots d'images de manière automatisée.

      6. Autres nouvelles liées au projet

      Pour finir cette longue dépêche, voici en vrac quelques autres nouvelles notables liées au projet :

      • Diffusion de G'MIC : Avec le temps, la diffusion de G'MIC s'accélère et son installation se simplifie. Notons tout d'abord que G'MIC-Qt a été parmi les premiers greffons disponibles lors de la sortie de la version majeure 3.2 de GIMP. L'installation de ce greffon est maintenant aussi largement simplifiée pour les utilisateurs de macOS, grâce au travail remarquable des empaqueteurs de MacPorts, qui en proposent une version toujours très à jour.

      Nous avons également appris que G'MIC suscite l'intérêt des projets suivants :

      1. Le projet G'MIC-GEGL a pour objectif d'exposer les différents filtres du greffon G'MIC-Qt directement sous forme de nœuds GEGL, qui est la bibliothèque de traitement utilisée en interne dans GIMP. Cela voudrait dire que les effets de G'MIC-Qt pourraient à terme être utilisés dans des calques d'effets non-destructifs de GIMP.
      2. Le projet PhotoFlare est un nouvel éditeur d'images numériques multi-plateformes, et son développeur a annoncé y avoir intégré le greffon G'MIC-Qt afin de profiter de ses centaines de filtres proposés.
      3. Le projet gmic-affinity se propose de développer un greffon en Rust pour Affinity Photo, pour exposer le greffon G'MIC-Qt aux utilisateurs. Ce dernier est normalement déjà fonctionnel pour ce logiciel, via l'API 8bf (comme le montre cette vidéo), mais malheureusement pas encore pour les utilisateurs de macOS.
      4. Enfin, notons l'arrivée de G'MIC-Qt sur le Snap Store, proposant ainsi une façon alternative d'installer notre greffon pour GIMP.
      • Exposé : Début mai 2026, j'ai eu l'occasion de faire un bref passage au laboratoire LRDE de l'EPITA, sympathiquement invité par Marc Espie (enseignant et l'un des développeurs du projet OpenBSD), où j'ai donné une présentation intitulée « 25 ans de développement libre pour le traitement des images numériques ». Une vidéo de cette présentation a été captée et mise sur YouTube.

      7. Conclusion

      Cette version 4.0 marque un jalon important pour G'MIC : dix-huit ans après la première ligne de code, le projet a montré qu'un logiciel open-source né au sein d'un laboratoire de recherche public, et aux ressources modestes, peut s'installer durablement dans le paysage du graphisme numérique libre, et continuer à innover grâce à son écosystème ouvert et extensible.

      Cette dépêche a cherché a montrer la maturité et la polyvalence de G'MIC. C'est un cadriciel multi-usages dont les interfaces variées peuvent toucher des publics différents, de l'artiste numérique au bidouilleur de la ligne de commande, en passant par le chercheur en traitement d'images, à partir du moment où une image numérique entre en jeu !

      C'est aussi l'occasion de rappeler que rien de tout cela n'aurait été possible sans l'écosystème bienveillant qui gravite autour du projet. Nous tenons à remercier chaleureusement nos partenaires académiques (le CNRS, l'ENSICAEN, l'Université de Caen, la direction du GREYC), ainsi que l'ensemble de la communauté (testeurs, empaqueteurs, vidéastes et utilisateurs du quotidien). Votre soutien est très apprécié.

      Les idées fourmillent, l'envie de triturer des pixels est toujours aussi présente, et on espère donc pouvoir continuer à développer et valoriser ce cadriciel libre comme il se doit dans le futur.

      Y aura-t-il une nouvelle dépêche l'année prochaine ? L'avenir nous le dira !

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      Appel à projets tuteurés colibre 2026-2027

      Cette année encore (mais pour la dernière fois) la licence professionnelle en communication CoLibre, de l'Université Lyon2, vous invite à proposer une action de communication pour votre structure (association, collectif, entreprise…) qui fera l'objet d'un projet tuteuré pour un des groupes de notre promotion 2026-2027.

      L'appel est ouvert jusqu'au 15 septembre (sans possibilité d'allongement).

      Logo de la licence professionnelle en communication CoLibre, de l'Université Lyon2

      Il est important de penser que l'action fera d'abord l'objet d'une étude de faisabilité et, dans la mesure du possible, sera réalisée par le groupe qui en a la charge.

      Il faut garder en tête que les étudiantes et étudiants ne doivent utiliser que des logiciels libres pour réaliser leurs travaux et que par ailleurs tous les frais engagés doivent être pris en charge par l'offreur.

      Par expérience, il est important que la structure soit en mesure de venir rencontrer le groupe ou le faire venir "en vrai", il faut aussi avoir une part de disponibilité pour une réunion mensuelle minimum avec le groupe et considérer le groupe comme force de proposition et pas seulement comme exécutant à pas cher d'une action de communication.

      Le formulaire de proposition est disponible sur le site de la promotion tout comme des informations sur les projets tuteurés passés.

      Commentaires : voir le flux Atom ouvrir dans le navigateur

      Agenda du Libre pour la semaine 29 de l'année 2026

      Calendrier Web, regroupant des événements liés au Libre (logiciel, salon, atelier, install party, conférence) annoncés par leurs organisateurs. Voici un récapitulatif de la semaine à venir. Le détail de chacun de ces 28 événements (France: 22, Québec:5, Internet: 1) est en seconde partie de dépêche.

      Sommaire

      [FR Saint Clar] Tous les Lundis, médiathèque de Saint Clar – Le lundi 13 juillet 2026 de 10h00 à 17h00.

      Tous les lundis de 10h à 17h sans interruption, l’association Prends-toi en main / atelier abcpc, propose install party, suivi, dépannage, formation et revalorisation à petit prix sous Linux exclusivement.

      L’atelier abcpc existe depuis plus de 10 ans et milite exclusivement pour les logiciels libres.

      [FR Saint-Étienne] Permanence de l’association Alolise – Le lundi 13 juillet 2026 de 19h00 à 22h00.

      Tous les lundis soir de 19h à 22h (hors jours fériés) à la Bricoleuse.

      Rencontrer les bénévoles, poser des questions sur le libre ou l’informatique, les logiciels, l’hébergement, passer de Windows à Linux.

      Pour passer votre ordinateur sous Linux, nous vous invitons à nous prévenir avant votre passage: contact@alolise.org.

      [FR Montpellier] Permanence | Wikipermanence – Le lundi 13 juillet 2026 de 19h00 à 22h00.

      Une Wikipermanence est une rencontre physique entre des Wikipédiens chevronnés et de nouveaux ou futurs Wikipédiens qui souhaitent acquérir des connaissances et des conseils sur le fonctionnement de Wikipédia.

      Il ne s’agit pas d’une simple rencontre entre Wikipédiens : la Wikipermanence organisée par le groupe local de Montpellier est là pour répondre aux questions, permettre des démonstrations, offrir une aide aux premiers pas et permettre un suivi.

      Pour cette soirée, chacun amène ce qu’il veut à manger et à boire pour un repas partagé.

      Cette rencontre nous permettra d’aborder les sujets suivants :

      Le programme :

      • Information sur la communauté Wikipédia ;
      • Initiation des débutants ;
      • Nous contribuerons sur la mise à jour des différentes pages, sur les Wikipermanences que Montpel’libre organise à Montpellier ;
      • Atelier d’écriture ;
      • Échanger d’expériences ;
      • Proposition d’éditathon ;
      • Contributions libres ; *…et tout simplement, passer un moment convivial.

      Si vous avez des propositions, n’hésitez pas à compléter la page dédiée sur Wikipédia.

      N’hésitez pas à venir: c’est sans inscription, et vous l’aurez deviné, libre et gratuit !

      Wikipédia est une encyclopédie libre rédigée collaborativement par des milliers d’internautes. Mais, saviez-vous que vous pouviez y participer ?

      En apportant des connaissances, en créant ou améliorant des articles, en prenant des photos, ou simplement en corrigeant des fautes, vous pouvez contribuer à ce grand projet d’encyclopédie collaborative.

      Alors, venez participer aux rendez-vous des Wikipermanences de Montpellier qui auront lieu à l’Atelier de Pigistes, le deuxième lundi de chaque mois, de 19h00 à 22h00.

      Cet événement vous est proposé dans le cadre du partenariat qui lie le Club de la Presse, Wikimédia France, Wikimedia Foundation, Wikimedia Éducationet Montpel’libre.

      Inscription | GPS 43.60302/3.89809

      https://montpellibre.fr/fiches_activites/Fiche_010_Montpellibre_Permanence_Wikipermanence_Cabalherault.pdf

      [FR Sainte-Hélène] Cours gratuits d’Espéranto + Visio – Le lundi 13 juillet 2026 de 19h30 à 21h30.

      Saluton,

      Je vous propose des cours d’espéranto gratuits qui débuteront le lundi 8 juin à Sainte-Hélène dans le Médoc et qui sera également disponible en visioconférence.
      Le cours est destiné aux apprenants francophones de France et d’ailleurs.

      L’espéranto est plus qu’une langue neutre et très facile, mais aussi une langue fraternelle et libre qui permet de voyager dans de nombreux pays avec des facilités d’hébergement ou de fraterniser avec des personnes du monde entier.
      Vous trouverez plus d’informations sur la page Wikipédia, le site Espéranto-Gironde ou en visualisant le documentaire "ESPÉRANTO: de la genèse à la conquête de l’Europe"

      Les cours ont lieu le lundi soir de 19h30 à 21h30 sur environ 10 soirs pour réaliser les 10 leçons. Ces leçons complèteront les cours papier ou d’application telle que Duolingo.
      Début: lundi 8 juin 2026.
      Les cours sont GRATUITS pour tous.

      Le cours est en présentiel à Sainte-Hélène (33480) au foyer des sociétés en collaboration avec l’association l’Écurieux, ainsi qu’en distanciel / visioconférence.
      Ce cours est gratuit pour tous, en présentiel ou en distanciel.

      Nous pourrons organiser à la suite du cours, des rencontres avec les espérantistes de Bordeaux, du pays basque… afin de pratiquer en situation réelle.

      N’hésitez pas à nous contacter par téléphone au 0688350981 (appel, SMS, Signal) pour plus d’informations ou pour vous inscrire.

      Vivu Esperanto kaj Ĝis la revido.

      [CA-QC Trois-Rivières] 5 à 9 Hybride Linux à Trois-Rivières – Le lundi 13 juillet 2026 de 17h00 à 20h00.

      🐧 5 à 9 Hybride Linux à Trois-Rivières

      Une rencontre amicale pour échanger, apprendre et réseauter.

      Le comité organisateur des Rencontres Linux au Québec est heureux de vous inviter à une édition spéciale à Trois-Rivières! À l’occasion du passage de Martial dans la région, nous organisons une rencontre en format 5 à 8 hybride.

      Que vous soyez un expert en administration système, un développeur chevronné ou simplement curieux de découvrir les alternatives libres, vous êtes le bienvenu !

      📅 Quand ?

      Lundi 13 juillet 2026

      De 17h00 à 20h00

      📍 Où ? (Format Hybride)

      Vous avez deux options pour participer:

      En personne (Trois-Rivières):

      Nous nous retrouverons au restaurant Pacini de Trois-Rivières. Nous visons une ambiance propice aux échanges avec un accès à une salle privée et un écran pour partager des démonstrations techniques.

      En virtuel (BigBlueButton):

      Pour ceux qui ne peuvent se déplacer, la rencontre sera diffusée en direct sur notre plateforme de visioconférence libre.

      Voir le lien ici

      📋 Au programme

      Réseautage décontracté: Faites connaissance avec la communauté Linux locale.
      Partage de trucs et astuces: Présentations informelles et entraide sur vos projets en cours.
      Tirage au sort: Un prix de présence sera offert parmi les participants à la fin de la rencontre.
      👥 Qui peut participer ?

      Absolument tout le monde ! Nos réunions accueillent une grande diversité de profils: étudiants, professionnels, enseignants, retraités et curieux. L’objectif est de dynamiser la communauté Linux et de favoriser l’entraide dans une atmosphère conviviale.

      🎟️ Inscription obligatoire

      La participation est gratuite. Toutefois, l’inscription est nécessaire pour nous permettre de confirmer le nombre exact de places au restaurant.

      Comité organisateur des Rencontres Linux au Québec

      [FR Dijon] Atelier du mardi – Le mardi 14 juillet 2026 de 15h00 à 19h00.

      Présentation de différents outils concernant les logiciels libres.

      Assistance technique.

      De préférence sur RDV directement sur le site de l’asso

      [CA-QC Québec] Rencontre hybride, ville de Québec – Le mardi 14 juillet 2026 de 17h00 à 22h00.

      Une rencontre amicale pour échanger, apprendre et réseauter.

      Le comité organisateur des Rencontres Linux au Québec est heureux de vous inviter à une édition spéciale dans la ville de Québec !

      À l’occasion du passage de Martial dans la région, Jérémy Viau-Trudel organise un spin-off local de RLQ dans la Capitale-Nationale.

      Que vous soyez débutant, passionné, professionnel des TI ou simplement curieux, vous êtes les bienvenus.

       Format hybride:

      • En présentiel à La Console (salle privée avec écran pour les présentations)
      • En ligne via BigBlueButton: Cliquez ici

      Programme:

      • 17 h à 19 h: Barbecue ReLaQx – réseautage convivial
      • 19 h: Mot du Linuxien en chef, Martial Bigras La tournée en cours, son intention et les 25 ans des Rencontres Linux au Québec
      • 19 h 30: Mot de l’initiateur, Jérémy Viau-Trudel Historique de Linux dans la ville de Québec, portrait actuel et perspectives d’avenir
      • 20 h: Pause
      • 20 h 30: Capsule Linux #1 (niveau débutant à intermédiaire)
      • 21 h: Capsule Linux #2 (niveau intermédiaire à avancé)
      • 21 h 20: Pause
      • 21 h 30: Table ronde sur la création d’un groupe RLQ dans la région de Québec

      La participation est gratuite, mais l’inscription est requise afin de nous permettre de confirmer le nombre de places disponibles au restaurant.

      Nous vous attendons nombreux pour cette soirée d’échanges, de découvertes et de réseautage autour de Linux !

      Comité organisateur des Rencontres Linux au Québec

      [FR Fourmies] La permanence du libre – Le mercredi 15 juillet 2026 de 13h30 à 17h00.

      Dans le cadre de la stratégie Rev3 de la ville de Fourmies est né le Central, Carrefour de la Résilience.

      À ce titre, l’Association Club Linux Nord Pas-de-Calais Fourmies vous accompagne et vous guide dans la configuration, la personnalisation et la prise en main de vos logiciels (Libres).

      C’est un espace de rencontres et d’échanges, uniquement basés sur les logiciels libres et le concept de l’open source.

      De 13h30 à 17h00 tous les mercredi, venez prendre en main vos logiciels libres et vos installations Linux Mint ou Mageia.

      La permanence du libre est un complément des install parties du samedi.

      Cette manifestation a lieu au Tiers-Lieu Le Central à Fourmies.

      [FR Gond-Pontouvre] Permanence du mercredi – Le mercredi 15 juillet 2026 de 14h00 à 18h00.

      Nous sommes convaincus depuis le début qu’un ordinateur n’est pas un consommable jetable et qu’on a tous le droit de comprendre et de maîtriser nos outils numériques. C’est de là qu’est née l’asso, à Gond-Pontouvre: un repaire de passionnés du libre et du bidouillage, où l’on défend les logiciels libres, la souveraineté technologique et le bon vieux plaisir de mettre les mains dans le cambouis. Au fil du temps, on a élargi le terrain de jeu, mais l’esprit reste le même: on apprend, on partage, on transmet.

      Le cœur historique, c’est le reconditionnement. On collecte des machines en fin de vie, on les teste sous toutes les coutures, et on leur offre une seconde jeunesse: passage en SSD pour réveiller les plus poussives, installation de Linux Mint pour un système libre, léger et accessible, et hop – un PC qu’on croyait bon pour la benne repart pour plusieurs années.

      Vous avez un vieux portable qui rame ou une tour oubliée au grenier? Apportez-la, on regarde ensemble.

      Côté fabrication numérique, le FabLab ouvre ses portes: venez concevoir et fabriquer vos projets sur nos machines – impression 3D (Creality K1 Max & K2 Plus), découpe et gravure laser (Falcon 2 Pro 60W), et de quoi toucher à
      l’électronique embarquée. Les bénévoles sont là pour vous guider – l’idée n’est pas de faire à votre place, mais de vous apprendre à faire.

      Entrée libre, esprit d’entraide et de partage des savoirs. Apportez vos questions, vos machines ou simplement votre curiosité.

      [FR Lamastre] Soirée Libre Bidouille – Le mercredi 15 juillet 2026 de 18h00 à 19h00.

      Le numérique est devenu omniprésent dans nos sociétés ultra-connectées. On le retrouve dans le milieu professionnel comme dans les rapports avec l’administration. De façon plus étonnante, il s’est même immiscé dans l’intimité: c’est pourquoi choisir un numérique de confiance est devenu essentiel.

      Les logiciels libres sont donc plus importants que jamais, car leur mode de développement est basé sur le partage des connaissances et l’échange de savoirs. Ils constituent un bien commun, accessible et réutilisable par tous. C’est donc un modèle informatique de confiance, renforcé par une éthique forte.

      de 18H00 à 19h00, présentation et discussions autour de Rézine. Rézine est un FAI local (Isère, Drôme, Ardèche), à prix juste, contrôlé par ses membres, neutre et émancipateur.

      à partir de 19h00 ce rendez-vous mensuel propose d’accompagner les utilisateurs et utilisatrices de logiciels libres dans la résolution de leurs problèmes informatiques (tous les deuxièmes ou troisièmes mercredis du mois suivant les disponibilités du lieu à partir de septembre 2023).

      C’est l’occasion de voir comment ça marche, de demander ou de donner un coup de pouce, de découvrir ou faire découvrir une astuce, d’installer GNU/Linux (si vous souhaitez faire une installation, nous prévenir est préférable).

      Ces soirées sont ouvertes à toustes, nous pensons organiser des thèmes sous forme d’ateliers pour la découverte d’un logiciel libre (graphisme, médias, bureautique, internet, outils système…) ou d’un thème (vie privée, programmation, CHATONS, auto-hébergement…).

      Cette année plusieurs autres événements sont à prévoir: Une Install-Party pour les ordinateurs qui ne pourront passer à Windows 11, c’est l’occasion pour vous de tester Linux et de donner une seconde vie à vos ordinateurs pour faire du bien à la planète, voir https://endof10.org/fr/ ou la campagne Adieu Windows des camarades de l’April.

      La distribution Debian passe à sa nouvelle release Trixie (Debian 13), si vous avez une distribution basée sur Debian il va falloir la mettre à jour.

      Une campagne de démailnagement pour quitter son adresse gmail (ou autre géants du web comme Apple Mail, Hotmail, Yahoo, Wanadoo, Outlook… qui posent les mêmes problèmes !) est en cours avec les CHATONS à laquelle nous participerons (voir https://www.demailnagement.net/).

      Si vous avez une demande particulière ou envie, vous aussi, de proposer aussi un atelier ou un thème, n’hésitez pas à faire signe ;) ou si vous souhaitez aussi organiser une activité d’information ou atelier vers chez vous, n’hésitez pas à nous le proposer, nous sommes prêts à nous déplacer dans la mesure du possible…

      Venez, pour:

      • une réponse à vos questions,
      • discuter de libertés,
      • approfondir ou échanger nos connaissances,
      • connaître des alternatives numériques, éthiques et respectueuses de vos données personnelles,
      • essayer un environnement GNU/Linux sur un ordinateur ou un RaspberryPi,
      • contribuer aux communs,
      • proposer un thème à travailler, si vous désirez maîtriser un thème en particulier,
      • contribuer à la connaissance et aux communs
      • installer une distribution GNU/Linux

      Soirée ouverte à tous, vous pouvez venir avec un ordinateur qui est sous Windows ou Mac, cela n’empêche pas d’utiliser des logiciels libres…

      Amenez vos ordinateurs, nous aurons une connexion Wifi… La connexion filaire est parfois pas très bonne, nous devrons parfois nous contenter d’un partage de connexion 4G…

      Important: Cette année, nous nous retrouverons tous les 2ᵉˢ mercredis du mois, mais le lieu de ce rendez-vous hebdomadaire peut changer. Nous mettrons à jour le lieu du rendez-vous au fur et à mesure au moins un mois à l’avance.

      [FR Tours] Rencontre locale OpenStreetMap – Le mercredi 15 juillet 2026 de 18h30 à 20h00.

      Apéro et discussion informelle autour d’OpenStreetMap en Touraine et au-delà.

      Comme d’habitude, nous ferons un petit tour de table des sujets et contributions de chacun⋅e.

      Ces rencontres sont ouvertes à tout le monde, même si vous débutez !

      [FR Bordeaux] Cours gratuits d’Espéranto – Le mercredi 15 juillet 2026 de 20h00 à 22h00.

      Saluton,

      Nous proposons une nouvelle session de cours d’Espéranto qui débuteront début juin au café Le Petit Grain, Place Dormoy à Bordeaux (c’est un café associatif avec des tarifs abordables dans le quartier de la gare Saint-Jean à côté de Barbey).

      L’espéranto est plus qu’une langue neutre et facile, mais aussi une langue fraternelle et libre qui permet de voyager dans le monde entier avec des facilités d’hébergement ou de fraterniser avec des personnes dans d’autres pays.

      Cette vidéo vous permettra d’en savoir plus: https://peertube.dc.pini.fr/w/akMZAKM9zJWG5mXLBtuQN4
      Vous trouverez également plus d’informations sur: https://esperanto-gironde.fr/lesperanto/, il y a l’abonnement à la lettre d’informations mensuelle qui est proposée en fin de chaque page afin de rester informé des activités espérantistes du coin.

      Les cours ont lieu le mercredi soir de 20h00 à 22h00, 10 soirs pour réaliser les 10 leçons. Ces leçons complètent le cours de l’application Duolingo.
      Début: mercredi 3 juin 2026.

      Les cours sont GRATUITS pour les membres du café associatif.
      Cependant, vous devrez adhérer au café associatif Le Petit Grain qui nous prête chaleureusement ses locaux si vous n’êtes pas membre. L’adhésion annuelle pour toute l’année 2026 est à prix libre conseillé à 5€, minimum 2€ et permet aussi la participation aux autres ateliers et activités.

      N’hésitez pas à nous contacter par téléphone au 0688350981 (appel, SMS, Signal) ou en répondant à ce message pour plus d’informations ou pour vous inscrire.
      Vous pouvez aussi nous rencontrer chaque 3ᵉ mercredi du mois de 18h00 à 19h30 au café Le Petit Grain ainsi que lors du défilé du 1ᵉʳ mai autour de notre banderole.

      Ĝis la revido.

      [CA-QC Rimouski] 5 à 8 Hybride Linux à Rimouski – Le mercredi 15 juillet 2026 de 17h00 à 20h00.

      🐧 5 à 8 Hybride Linux à Rimouski

      Une rencontre amicale pour échanger, apprendre et réseauter.

      Le comité organisateur des Rencontres Linux au Québec est heureux de vous inviter à une édition spéciale à Rimouski ! À l’occasion du passage de Martial dans la région, nous organisons une rencontre en format 5 à 8 hybride.

      Que vous soyez un expert en administration système, un développeur chevronné ou simplement curieux de découvrir les alternatives libres, vous êtes le bienvenu !

      📅 Quand ?

      Mercredi 15 juillet 2026

      De 17h00 à 20h00

      📍 Où ? (Format Hybride)

      Vous avez deux options pour participer:

      En personne (Rimouski):

      Nous nous retrouverons au restaurant Pacini de Rimouski. Nous visons une ambiance propice aux échanges avec un accès à une salle privée et un écran pour partager des démonstrations techniques.

      En virtuel (BigBlueButton):

      Pour ceux qui ne peuvent se déplacer, la rencontre sera diffusée en direct sur notre plateforme de visioconférence libre.

      https://bbb3.services-conseils-linux.org/Rencontres-Linux

      📋 Au programme

      • Réseautage décontracté: Faites connaissance avec la communauté Linux locale.
      • Partage de trucs et astuces: Présentations informelles et entraide sur vos projets en cours.
      • Tirage au sort: Un prix de présence sera offert parmi les participants à la fin de la rencontre.

      👥 Qui peut participer ?

      Absolument tout le monde ! Nos réunions accueillent une grande diversité de profils: étudiants, professionnels, enseignants, retraités et curieux. L’objectif est de dynamiser la communauté Linux et de favoriser l’entraide dans une atmosphère conviviale.

      🎟️ Inscription obligatoire

      La participation est gratuite. Toutefois, l’inscription est nécessaire pour nous permettre de confirmer le nombre exact de places au restaurant.

      Comité organisateur des Rencontres Linux au Québec

      [FR Dinan] Install Party – Donnez une nouvelle vie à votre – Le jeudi 16 juillet 2026 de 14h00 à 17h00.

      DinanUX, le Groupe d’Utilisateur•ices de Logiciels Libres (GULL) de Dinan et ses environs, organise une install’ party à la bibliothèque de Dinan.

      Venez avec votre ordinateur et son chargeur, sauvegardez vos documents importants au préalable et nous vous accompagnons pour installer Linux !

      Ordinateur en démonstration et assistance

      [FR Saint-Étienne] Install Party aux Forges – Le jeudi 16 juillet 2026 de 16h30 à 19h30.

      Le but de cette rencontre est que les participants repartent à la fin de l’atelier avec leur propre ordinateur fonctionnant sous système d’exploitation Linux, correctement installé, configuré et équipé des logiciels adéquats.

      Prérequis:

      Une Install Party vous accompagne pour que vous en repartiez avec un nouveau système d’exploitation sur votre machine.

      Il faut néanmoins s’y préparer: Il est indispensable de sauvegarder auparavant vos fichiers et données personnelles sur un support externe (clé USB ou disque dur externe) de capacité suffisante.

      En effet dans la plupart des cas l’ordinateur sera entièrement ré-initialisé, et même si ce n’est pas le cas, un risque de perte de données existe.

      À ce sujet consulter: Participer à une install partie GNU-Linux

      >> Plus d’infos et inscriptions

      [FR Saint-Jean-en-Royans] Atelier changer d’adresse e-mail – Le jeudi 16 juillet 2026 de 19h00 à 21h00.

      Pour mettre un pied en dehors des géants du numérique: changeons ensemble d’adresse e-mail.
      Un atelier de 2h pour revoir quelques bases puis changer en conscience et en douceur d’adresse e-mail.

      Suite à la causerie du 22 mai, un des besoins identifié est le changement d’adresse e-mail, alors on se retrousse les manches dans une ambiance conviviale pour un premier changement numérique.

      Avec l’appui du travail de défrichage de https://demailnagement.net

      [CA-QC Lévis] 5 à 8 Hybride Linux à Lévis – Le jeudi 16 juillet 2026 de 17h00 à 20h00.

      🐧 5 à 8 Hybride Linux à Lévis

      Une rencontre amicale pour échanger, apprendre et réseauter.

      Le comité organisateur des Rencontres Linux au Québec est heureux de vous inviter à une édition spéciale à Lévis ! À l’occasion du passage de Martial dans la région, nous organisons une rencontre en format 5 à 8 hybride.

      Que vous soyez un expert en administration système, un développeur chevronné ou simplement curieux de découvrir les alternatives libres, vous êtes le bienvenu !

      📅 Quand ?

      Jeudi 16 juillet 2026

      De 17h00 à 20h00

      📍 Où ? (Format Hybride)

      Vous avez deux options pour participer:

      En personne (Lévis):

      Nous nous retrouverons au restaurant Pacini de Lévis. Nous visons une ambiance propice aux échanges avec un accès à une salle privée et un écran pour partager des démonstrations techniques.

      En virtuel (BigBlueButton):

      Pour ceux qui ne peuvent se déplacer, la rencontre sera diffusée en direct sur notre plateforme de visioconférence libre.

      https://bbb3.services-conseils-linux.org/Rencontres-Linux

      📋 Au programme

      • Réseautage décontracté: Faites connaissance avec la communauté Linux locale.
      • Partage de trucs et astuces: Présentations informelles et entraide sur vos projets en cours.
      • Tirage au sort: Un prix de présence sera offert parmi les participants à la fin de la rencontre.

      👥 Qui peut participer ?

      Absolument tout le monde ! Nos réunions accueillent une grande diversité de profils: étudiants, professionnels, enseignants, retraités et curieux. L’objectif est de dynamiser la communauté Linux et de favoriser l’entraide dans une atmosphère conviviale.

      🎟️ Inscription obligatoire

      La participation est gratuite. Toutefois, l’inscription est nécessaire pour nous permettre de confirmer le nombre exact de places au restaurant.

      [FR Brest] Atelier d’été – Café vie privée – Le vendredi 17 juillet 2026 de 14h00 à 17h00.

      Un moment convivial sur le thème de la vie privée sur internet 🔒

      On discutera messagerie sécurisée, anonymat, et chiffrement autour d’un café ou d’un thé ☕

      Venez avec ou sans vos petits gâteaux, végane ou au beurre (salé) 🧈

      Entrée libre pour tout le monde.

      --

      Le local est accessible aux personnes à mobilité réduite

      Il y a des arceaux à vélo à proximité

      L’arrêt de bus le plus proche est: Cosmao Prétot, ligne 2B

      L’arrêt de tramway le plus proche est: Polygone

      [FR Antibes] Rencontre Accès Libre – Le vendredi 17 juillet 2026 de 18h00 à 21h00.

      Lors des rencontres accès libre, c’est l’occasion de:

      • discuter, échanger, expliquer;
      • installer des logiciels libres;
      • et, toute autre idée coopérative de solidarité à but non lucratif!

      Linux est un système d’exploitation complet, performant, stable et facile d’utilisation que nous vous aiderons à installer sur le média de votre choix (PC, clé bootable, etc.)

      [Internet] Pause Café Linux : Votre rendez-vous hebdomadaire – Le vendredi 17 juillet 2026 de 11h45 à 13h00.

      Pause Café Linux: Votre rendez-vous hebdomadaire

      Est-ce que Linux vous passionne ? Vous voulez simplement jaser de logiciels libres dans une ambiance décontractée ? Rejoignez-nous pour la Pause Café Linux, un rendez-vous unique dans la francophonie Linuxienne ! C’est le moment idéal pour briser l’isolement, partager vos découvertes et rencontrer d’autres passionnés de l’écosystème Linux au Québec.

      C’est quand ?

      Tous les vendredis midis (12h00 HAE, Québec).

      Apportez votre lunch, nous fournissons le café… virtuellement !

      Au programme

      • Discussion libre: Pas d’ordre du jour rigide, on parle de ce qui vous anime.
      • Tour de table rapide: Afin de mieux se connaître.
      • Le Brise-Glace: Une question thématique différente pour lancer la conversation.
      • Entraide et partage: Un espace bienveillant pour tous les niveaux, du débutant à l’expert.

      Comment participer ?

      • Échangez avec nous: Rejoignez notre canal de discussion sur Framateam pour vous présenter et rester informé. Rejoindre le canal Pause Café
      • Connectez-vous à la rencontre: Tous les vendredis midis, cliquez simplement sur le lien ci-dessous pour accéder à notre salon de visioconférence (BigBlueButton). Accéder au salon virtuel (BBB)

      Venez avec votre lunch, votre café, et surtout votre curiosité !

      La participation est gratuite, ouvert à tous!

      Notre réunion accueille une diversité de profils: étudiants, professionnels, gestionnaires, programmeurs, professeurs, ou retraités. Que votre passion soit l’administration système, le développement, ou la simple utilisation quotidienne, votre expérience est précieuse. Ensemble, nous pouvons approfondir notre compréhension des logiciels libres et contribuer à une communauté dynamique.

      Rejoignez-nous pour cette opportunité exceptionnelle de socialiser, d’apprendre, et de tisser des liens !

      Nous avons hâte de vous y accueillir.

      Le Comité organisateur des Rencontres Linux au Québec

      [FR Chaumont] Permanence Informatique – Le samedi 18 juillet 2026 de 09h00 à 12h00.

      REVOL, association engagée dans la promotion des logiciels libres, propose tous les samedis matin, de 9h à 12h, une permanence informatique associative ouverte à toustes, pour se pencher sur les difficultés rencontrées par chacun·e dans son usage de l’outil numérique.

      => Vous avez un problème avec votre ordinateur ?
      => Une question sur un logiciel libre ?
      => Envie de comprendre un peu mieux comment ça fonctionne ?

      On prend le temps avec vous, simplement.

      Nous pouvons vous accompagner sur:

      • le passage vers des systèmes libres (Linux Mint, MX Linux…)
      • l’installation et la prise en main de logiciels libres
      • la remise en état et la mise à jour de votre ordinateur (quand c’est possible)
      • des conseils pour mieux utiliser, sécuriser et prolonger la vie de votre matériel

      Et aussi… juste discuter (on a du café et des croissants).
      Que ce soit pour poser une question, réfléchir à vos usages ou découvrir le libre tranquillement.

      Pas besoin d’être expert·e: venez comme vous êtes.

      Nous sommes à notre local, 22 rue de Verdun à Chaumont (52000), en Haute-Marne.

      Un monde plus libre, loin des techno-fascistes, ça serait 🦉 quand même, non ?

      REVOL est là pour y contribuer !

      [FR Saint-Girons] Repair’Café aux ateliers de la liberté – Le samedi 18 juillet 2026 de 11h00 à 15h00.

      Un repair'café est organisé aux Ateliers de la liberté à Saint-Girons, mensuellement, l’avant-dernier samedi du mois, de 11h à 15h.

      Une équipe de bénévoles est présente pour aider au diagnostic d’objets (électroniques/électriques/mécaniques) cassés, pour comprendre leurs entrailles, guider sur leur réparation, ou animer des ateliers liés à la réparation.

      Si la réparation n’est pas possible, une aide est proposée pour trouver des solutions: changement de pièces (récupération, occasions, neuves), ou bidouillage pour donner une seconde vie à ces objets.

      En plus de la réparation, l’équipe peut vous aider à installer Linux sur votre machine ou à le dépanner, ainsi qu’à vous accompagner dans l’utilisation de logiciels libres.

      Il est conseillé de nous prévenir pour toute demande spécifique.

      Cet événement est ouvert à tous, que ce soit pour réparer un objet, pour du logiciel libre ou simplement vous renseigner, le tout gratuitement.

      [FR Quimperlé] Point info GNU/Linux – Le samedi 18 juillet 2026 de 13h30 à 17h30.

      Médiathèque de Quimperlé, place Saint Michel, pas d’inscription, entrée libre !

      Mickaël, Johann, Alain, et Yves vous accueillent (ou l’un d’eux, on se relaie !).

      Conseils, aide et infos pratiques GNU/Linux et Logiciels Libres.

      Curieux ? Déjà utilisateur ? Expert ? Pour résoudre vos problèmes, vous êtes le bienvenu ; pas besoin de prendre rendez-vous !

      N’hésitez pas à venir avec votre PC si vous voulez une installation de GNU/Linux ou de venir avec votre périphérique récalcitrant (imprimante, scanner…) si possible.

      [FR Nantes] Permanence Linux-Nantes – Le samedi 18 juillet 2026 de 15h00 à 18h00.

      Linux Nantes tient à vous informer de sa prochaine permanence. Nous vous proposons:

      • de vous faire découvrir Linux et les logiciels libres.
      • de vous aider à installer Linux sur votre ordinateur ou votre portable.
      • de vous informer sur l’utilisation de votre version de Linux et des logiciels libres.
      • de voir avec vous les problèmes rencontrés.

      Pour plus d’informations sur l’association: voir notre site.

      Pour des raisons pratiques, nous vous remercions de bien vouloir effectuer les sauvegardes de vos données personnelles avant de venir si une installation doit être effectuée.

      Avertissement ! Les permanences de Juillet 2026 seront les dernières avant les vacances estivales de Linux-Nantes. C’est également la dernière fois qu’elles se feront à B17 ; les suivantes auront désormais lieu au Pôle d’Activité Séverine (8 rue de Lorraine – 44000 Nantes)

      [FR Nîmes] Rencontre | Pique-nique du Libre – Le samedi 18 juillet 2026 de 17h00 à 20h00.

      Montpel’libre et ses partenaires vous proposent de nous retrouver toutes et tous, pour clore cette année très intense dans un esprit festif, à l’occasion d’un pique-nique aux Jardins de la Fontaine – 26 Quai de la Fontaine Nîmes. Où, les familles, enfants, curieux et bien sûr libristes sont les bienvenus.

      Ce pique-nique de fin d’année des libristes de toute la région est organisé pour boucler l’année dans la bonne humeur, évoquer les moments importants qui se sont déroulés dans l’année et ceux qui nous attendent à la rentrée.

      Les pique-niques de l’été

      Samedi 11 juillet 2026 à partir de 17h00, Pique-nique du Libre, au Parc Rimbaud à Montpellier.
      Samedi 11 juillet 2026 à partir de 19h00, Wiknic (Cabalhérault), au Parc Rimbaud à Montpellier.
      Dimanche 12 juillet 2026 à partir de 17h00, Pique-nique du Libre, au Plateau des Poètes à Béziers.
      Samedi 18 juillet 2026 à partir de 17h00, Pique-nique du Libre, aux Jardins de la Fontaine à Nîmes.
      Dimanche 19 juillet 2026 à partir de 17h00, Pique-nique du Libre, à Pierres Blanches à Sète.
      Dimanche 26 juillet 2026 à partir de 17h00, Pique-nique du Libre, au Parc Jean Hugo à Lunel.

      Choisissez votre pique-nique. Mais bien sûr, vous pouvez participer à plusieurs pique-niques, voire à tous !
      L’été est là, bien installé, les oiseaux chantent, le soleil est au beau fixe, et vous souhaitez déjeuner entre amis sur l’herbe fraîchement coupée.

      Dès que l’on recommence à avoir des journées ensoleillées et chaudes, nous savons tous et toutes que la saison des pique-niques est arrivée ! Nous aimons, à n’en pas douter, absolument tout du concept des pique-niques: manger à l’extérieur sous le soleil ou à l’ombre des arbres, partager un repas convivial, simple, à la bonne franquette entre amis, avec la famille, profiter de la beauté de la nature qui nous entoure, prendre son temps et apprendre à ralentir et à reconnecter au moment présent le temps d’un repas.

      Même si l’été est déjà bien entamé, nous avons encore beaucoup de belles journées chaudes à venir et la chance de faire de nombreux pique-niques avant la fin de la saison estivale.

      Afin de favoriser l’échange et la convivialité, nous vous invitons à participer à ces repas partagés. Chaque participant est encouragé à apporter un plat fait maison (entrée, plat principal, dessert, fruits, boissons…) à partager avec les autres. C’est l’occasion de découvrir de nouvelles saveurs tout en échangeant des idées et des expériences autour, vous l’aurez deviné, des logiciels libres.

      Ces rencontres sont aussi l’occasion de discuter des projets communautaires, d’apprendre ensemble, et de promouvoir un mode de vie plus libre, collaboratif et respectueux de l’environnement. N’hésitez pas à apporter également des jeux de plein air ou des instruments de musique pour ajouter encore plus de convivialité et de bonne humeur à ces moments partagés en pleine nature que nous affectionnons tous et toutes.

      [CA-QC Vaudreuil-Dorion] Rencontres Linux au Québec – Le samedi 18 juillet 2026 de 11h00 à 14h30.

      En présentiel: Pacini

      Pour inscription et avoir le lien en virtuel: Cliquez ici

      Avis à tous les passionnés de Linux de la région de Vaudreuil-Dorion !

      Vous souhaitez rencontrer d’autres utilisateurs et experts des systèmes Linux et des logiciels libres ? Martial organise une rencontre conviviale autour d’un bon repas pour lier l’utile à l’agréable (de 11:00 à 14:30).

      Nous nous retrouverons dans un restaurant avec une ambiance propice à l’échange. Nous aurons accès à une salle privée avec un projecteur pour faciliter le partage de trucs et astuces et maximiser la discussion entre participants.

      Cet événement est l’occasion parfaite pour:

      • Réseauter et échanger avec la communauté locale de passionné(e)s.
      • Partager vos meilleures astuces, vos découvertes et vos projets sous Linux.
      • Apprendre des autres, peu importe votre niveau d’expertise.

      Il y aura quelques capsules éducatives Linux et on aura un échange de trucs et astuces sur Linux en groupe !

      Ouvert à tous, du débutant à l’expert

      Notre réunion accueille une diversité de profils: étudiants, professionnels, gestionnaires, programmeurs, professeurs, ou retraités. Que votre passion soit l’administration système, le développement, ou la simple utilisation quotidienne, votre expérience est précieuse. Ensemble, nous pouvons approfondir notre compréhension des logiciels libres et contribuer à une communauté dynamique.

      La participation est gratuite et un prix de présence seront offerts par tirage au sort à la fin de la rencontre !

      Rejoignez-nous pour cette opportunité exceptionnelle de socialiser, d’apprendre, et de tisser des liens ! Nous avons hâte de vous y accueillir.

      Comité organisateur des Rencontres Linux au Québec

      [FR Sète] Rencontre | Pique-nique du Libre – Le dimanche 19 juillet 2026 de 17h00 à 20h00.

      Montpel’libre et ses partenaires vous proposent de nous retrouver toutes et tous, pour clore cette année très intense dans un esprit festif, à l’occasion d’un pique-nique au Mont Saint-Clair, Pierres Blanches, 1205 allée Pierre Barthas, 34200 Sète. Où, les familles, enfants, curieux et bien sûr libristes sont les bienvenus.

      Ce pique-nique de fin d’année des libristes de toute la région est organisé pour boucler l’année dans la bonne humeur, évoquer les moments importants qui se sont déroulés dans l’année et ceux qui nous attendent à la rentrée.

      Les pique-niques de l’été

      Samedi 11 juillet 2026 à partir de 17h00, Pique-nique du Libre, au Parc Rimbaud à Montpellier.
      Samedi 11 juillet 2026 à partir de 19h00, Wiknic (Cabalhérault), au Parc Rimbaud à Montpellier.
      Dimanche 12 juillet 2026 à partir de 17h00, Pique-nique du Libre, au Plateau des Poètes à Béziers.
      Samedi 18 juillet 2026 à partir de 17h00, Pique-nique du Libre, aux Jardins de la Fontaine à Nîmes.
      Dimanche 19 juillet 2026 à partir de 17h00, Pique-nique du Libre, à Pierres Blanches à Sète.
      Dimanche 26 juillet 2026 à partir de 17h00, Pique-nique du Libre, au Parc Jean Hugo à Lunel.

      Choisissez votre pique-nique. Mais bien sûr, vous pouvez participer à plusieurs pique-niques, voire à tous !
      L’été est là, bien installé, les oiseaux chantent, le soleil est au beau fixe, et vous souhaitez déjeuner entre amis sur l’herbe fraîchement coupée.

      Dès que l’on recommence à avoir des journées ensoleillées et chaudes, nous savons tous et toutes que la saison des pique-niques est arrivée ! Nous aimons, à n’en pas douter, absolument tout du concept des pique-niques: manger à l’extérieur sous le soleil ou à l’ombre des arbres, partager un repas convivial, simple, à la bonne franquette entre amis, avec la famille, profiter de la beauté de la nature qui nous entoure, prendre son temps et apprendre à ralentir et à reconnecter au moment présent le temps d’un repas.

      Même si l’été est déjà bien entamé, nous avons encore beaucoup de belles journées chaudes à venir et la chance de faire de nombreux pique-niques avant la fin de la saison estivale.
      Afin de favoriser l’échange et la convivialité, nous vous invitons à participer à ces repas partagés. Chaque participant est encouragé à apporter un plat fait maison (entrée, plat principal, dessert, fruits, boissons…) à partager avec les autres. C’est l’occasion de découvrir de nouvelles saveurs tout en échangeant des idées et des expériences autour, vous l’aurez deviné, des logiciels libres.

      Ces rencontres sont aussi l’occasion de discuter des projets communautaires, d’apprendre ensemble, et de promouvoir un mode de vie plus libre, collaboratif et respectueux de l’environnement. N’hésitez pas à apporter également des jeux de plein air ou des instruments de musique pour ajouter encore plus de convivialité et de bonne humeur à ces moments partagés en pleine nature que nous affectionnons tous et toutes.

      [FR Frontignan] Café LINUX : adieu windows, bonjour Linux – Le dimanche 19 juillet 2026 de 18h00 à 20h00.

      Venez découvrir le système d’exploitation sous licence libre Linux grâce aux conseils et à l’accompagnement du Hacker Space du Bassin de Thau (association HSBT).

      Un moment convivial et gratuit à l’heure de l’apéro pour toutes les personnes qui souhaitent remplacer leur système d’exploitation Windows ou Mac par une solution alternative.

      La buvette de la Hune est ouverte pour l’occasion !

      Ouvert à toutes et tous, il suffit de savoir utiliser une souris sur un PC.

      Commentaires : voir le flux Atom ouvrir dans le navigateur

      Portrait d’un membre de la communauté Scenari : Yves Vandermeer (ECTEG)

      Scenari est un ensemble de logiciels open source dédiés à la production collaborative, publication et diffusion de documents multi-support (Opale pour la formation, Dokiel pour la documentation, Optim pour les présentations génériques, Topaze pour les études de cas, Parcours pour créer des scénarios de formation, etc.)

      Aujourd’hui nous échangeons avec Yves vandermeer, basé en Belgique, coordinateur de l’European Cybercrime Training and Éducation Group (ECTEG).

      ECTEG est une association internationale sans but lucratif (AISBL), qui regroupe des services de police des États membres de l’Union européenne et de l’Espace économique européen ainsi que des organismes internationaux, des universités, des entreprises du secteur privé et des experts.

      Financés par des fonds de la Commission européenne, l’ECTEG développe des formations en cyber-criminalité et analyse technico-légale des traces informatiques mises à la disposition des entités de police et des magistrats des États Membres et au-delà, par nos partenariats avec Europol, Interpol, l’OSCE, UNODC et le Conseil de l’Europe.

      Comment as-tu connu Scenari ?

      Début 2017, à la création d’ECTEG, j’étais à la recherche d’un outil de développement de contenus de formation interactifs et collaboratifs. Par de la veille et des recherches sur internet, j’ai découvert Scenari et sa communauté. Rapidement, une première formation interactive a été développée et mise à la disposition des forces de police européennes.

      Actuellement vous utilisez quels modèles Scenari et pourquoi ?

      Nous avons à présent migré la presque totalité de nos formations en ligne et en présentiel sur Scenari, pour lesquelles nous utilisons Topaze pour créer des jeux sérieux et Dokiel en version anglaise. Notre expérience en Topaze a été présentée lors des Rencontres Scenari 2020.

      L’utilisation de Dokiel permet de développer des cours en ligne qui préparent aux cours en présentiel. Lors de ces cours des labos pratiques sont communiqués aux participants, souvent en PDF et les solutions ensuite revues en mode “diapositives”.

      Une utilisation spécifique de Dokiel a également permis de rédiger les scripts et la documentation de deux scenarios réalistes pour lesquels les traces ont été enregistrées en temps réel, permettant ainsi de développer des exercices qui ressemblent à des enquêtes réelles. L’utilisation des variables, par exemple, a permis de rédiger le script en ignorant le numéro de la plaque minéralogique de la voiture des suspects. Mise à jour au moment du tournage, cette variable a permis de créer une documentation précise et complète du matériel ainsi créé.

      Avec plus de quatre-vingts experts travaillant à distance depuis différents pays européens, les fonctionnalités collaboratives de Scenari se sont révélées uniques, et les évolutions du cœur et des différents modèles apportent toujours de nouvelles réponses aux besoins pédagogiques.

      Y a-t-il des fonctionnalités transverses de Scenari que vous utilisez à l’ECTEG ?

      Nous utilisons les ateliers dérivés pour permettre les traductions de contenu, désormais assistées par une IA interne, mais aussi pour les localiser afin de s’adapter aux législations et pratiques qui différent pays à l’autre et pour certains cours sur d’autres continents. À titre d’exemples, un cours sur l’analyse des virus informatiques a récemment été traduit en espagnol pour former les spécialistes en Amérique du Sud et une version modifiée d’une autre formation adaptée pour la formation des autorité judiciaires, procureurs et juges.

      Quelle est votre implication dans la communauté ?

      Après une petite dizaine d’années d’utilisation de Scenari, il est devenu l’un de nos outils principaux et nous travaillons, avec l’aide de l’Association Scenari et de Kelis, au développement de nouvelles fonctionnalités pour répondre aux besoins exprimés par les utilisateurs et faciliter le déploiement des formations dans l’Union européenne et dans des pays tiers, bien sûr en Ukraine mais également en Asie et en Amérique du Sud.

      Quels projets avec Scenari prévoyez-vous dans le futur ?

      Ajouter la réalité virtuelle et améliorer l’intégration des cours développés sur des plateformes de formation comme Moodle sont quelques-uns de nos projets pour les mois à venir. Il est aussi important que ces développements soient mis à la disposition de la communauté Scenari.

      À combien estimes-tu le nombre de personnes ayant consulté vos productions faites avec Scenari ?

      Une de nos formations, entièrement en ligne et interactive qui comporte à ce jour six jeux sérieux est développée par une trentaine de policiers experts, cinq procureurs et une juge d’instruction. L’équipe interne d’ECTEG apporte son soutien pour les fonctionnalités avancées et la cohérence pédagogique. Ce cours a permis de former environ 1500 premiers intervenants mais s’implémente petit à petit dans les différents pays. Pour d’autres cours, techniquement plus avancés, environ 500 praticiens en analyse technico-légale les ont déjà suivis. Ce n’est qu’un début, pour la formation destinée aux premiers intervenants le public visé en Europe est de plus d’un demi-million de policiers, dès qu’elle sera disponible dans chacune des langues officielles.

      Merci Yves !

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      Les raccourcis, du 3270 à AutoHotKey en passant par Clavier+

      Je travaille depuis plus de vingt ans sur site central (mainframe), et ça fait quasiment autant de temps que ma marotte, c'est me faciliter la vie au travail en automatisant le plus possible les actions répétitives.

      Vous me direz rien de bien nouveau, c'est l'essence même de l'informatique…

      Certes, mais je me rends compte qu'il existe tout un univers plutôt confidentiel à mon sens qui gravite autour l'aménagement de ses propres raccourcis clavier.

      Sommaire

      Un peu d'historique

      Comme déjà écrit, je travaille sur site central, et pendant longtemps, ça voulait dire utiliser un émulateur 3270 (même si ça sert encore beaucoup pour les tâches d'administration, Eclipse et VSCode sont de plus en plus présents, notamment pour développer). C'est un logiciel qui simule un terminal passif (qui se contente d'afficher un écran, et de réagir au clavier, point barre - mais qui dispose du 24 touches fonction physiques), et qui dispose de fonctionnalités « modernes », tel le copier-coller (oui, oui, point de copier-coller sur terminal passif).
      Ce qu'il y a de chouette avec un émulateur, et ça rejoint (enfin) le sujet de cette dépêche, c'est que ça permet de lancer des séquences de frappes de touche.

      Menu principal d'ISPF

      Prenons comme exemple l'affichage d'une table de paramétrage, pour afficher le contenu d'une table il faut :

      • Appuyer sur la touche ECHAP (qui efface l'écran)
      • Taper X RCD071
      • Valider avec Enter
      • Saisir le nom de la table de paramétrage
      • Interroger son contenu avec PF3

      L'émulateur permet de lancer des séquence de touches de plusieurs manières :

      • à l'aide d'un raccourci clavier ;
      • à l'aide d'un pad, ensemble paramétrables de boutons auxquels on peut associer des actions, dont une séquence de frappes de touche. C'est là que ça commence à devenir intéressant, je vais y revenir.

      En reprenant l'exemple du listage d'une table de paramétrage, je peux facilement associer le listage de la table1 à un raccourci, et celui de la table2 à un autre.

      Problème de place

      Et c'est là qu'on s'aperçoit vite des limites des raccourcis claviers : leur nombre est forcément limité, d'autant plus que bon nombre de combinaisons sont déjà prises : il est illusoire de vouloir se passer de CTRl+C et de CTRL+V par exemple.
      L'autre problème est celui de la mémoire, pas celle du PC, mais celle de celui ou celle qui est derrière le clavier : pas facile de mémoriser toutes ces combinaisons.

      Le pad

      J'ai gardé pour maintenant cette histoire de pad : mais qu'est-ce que ça apporte ? Et bien ça « libère » de la mémoire : la vocation du raccourci est disponible sous les yeux, et ça, j'achète !

      Moyennant un petit travail de classification en sous-groupes, je retrouve facilement tous mes raccourcis en un clin d'œil.
      Mais n'avoir à disposition que des boutons, est-ce suffisant ?
      Pas vraiment, parce que libellé d'un bouton, c'est statique.

      Le cas Pacbase

      PACbase est un AGL (NdM: propriétaire) générant du COBOL, intégrant un dictionnaire de données. On y stocke :

      • des données ;
      • des structures de données ;
      • des programmes ;
      • des textes pour la documentation ;
      • etc.

      Ce qui est important pour le sujet que j'évoque que la navigation dans ce référentiel est entièrement textuelle, on accède aux entités au travers d'une ligne de commande :

      • j'affiche la donnée toto en tapant E toto ;
      • j'affiche la documentation de donnée toto en tapant e toto gc (ou si je suis déjà en train de consulter la donnée toto en tapant -gc) ;
      • j'affiche un programme titi en tapant p titi, sa documentation en tapant p titi gc
      • etc.

      C'est là qu'on s'aperçoit de limite des boutons (même si c'est mieux que les raccourcis) : pas question de créer autant de boutons que d'entités à accéder.

      L'invite de commande « universelle »

      Il se trouve que l'interface principale du site central (hors applications métiers) qui s'appelle ISPF (NdM: propriétaire) est également textuelle est qu'elle possède également une ligne de commande.

      J'ai donc cherché à mettre au point une interface dans laquelle je taperai mes commandes, qui seraient mémorisées et qui, à l'instar du comportement d'un terminal, faciliterait le rappel de commandes.

      Au passage, j'ai écrit une macro « universelle » qui permet d'interagir de manière scriptée avec l'émulateur, en utilisant un pseudo langage très basique, mais permettant des actions reproductibles : saisie de paramétrage (permettant une « saisie » d'environnement en environnement), réinitialisation de mot de passe avec envoi de courriel avec les mots de passe provisoire, etc.

      Je me suis appuyé sur différents modules proposés par l'émulateur 3270, avec comme limites l'univers site central. Or il se trouve que j'avais envie d'automatiser plein d'autres actions sur d'autres logiciels (comme lancer les règles dans Outlook par exemple).

      Les logiciels de raccourcis sous Windows

      Clavier+

      C'est alors que j'ai découvert :

      • Clavier+ (GPLv3), un logiciel libre qui a la bonne idée de pouvoir être lancé en ligne commande avec une documentation tout en français ;
      • les pages HTA, qui sont des fenêtres écrites en HTML / Javascript / CSS.

      Clavier+

      J'écris mes pads en HTA, avec des liens qui lancent des actions via Clavier+. Et là, c'est quasi parfait : je paramètre Clavier+ pour lancer une fenêtre HTA quand je tape sur la touche PAUSE (facile d'accès et peu utilisée en standard) qui m'affiche des boutons d'actions et des invites de commandes, fenêtre qui se masque une fois l'action lancée et que je rappelle en rappuyant sur PAUSE. J'ai donc Clavier+ qui lance une fenêtre qui permet de lancer plein d'actions via Clavier+. Pas toujours facile de s'en sortir avec du Javascript pas toujours reconnu dans ses dernières fonctions pourtant bien pratique, et surtout, pas simple de gérer la persistance des données, même si je m'en suis sorti à l'aide de cookies.

      AutoHotKey

      Je change d'entité dans le groupe qui m'emploie, et patatras, pas de Clavier+ dans le centre logiciel ! Je me lance dans une demande d'intégration de Clavier+, demande qui traîne, et voilà que je découvre que si Clavier+ n'est pas proposé, c'est qu'à sa place figure AutoHotKey (GPLv2)
      Exemple de GUI AHK

      \o/ : apothéose : Autohotkey (AHK), c'est clavier+ puissance 1 000 ! Ça gère les raccourcis — heureusement —, mais aussi et surtout les interfaces graphiques, les fichiers, etc. C'est très puissant, mais la documentation — tout en anglais — est parfois un peu absconse (Clavier+ c'est juste génial à ce niveau).

      Fonctionnalités communes

      • Activation d'une fenêtre par son titre
      • Restriction de l'usage d'un raccourci à une fenêtre donnée (via son titre)
      • des configurations séparables par fichiers

      Ce qu'apporte AHK

      • les interfaces graphiques
      • interaction avec le système de fichiers
      • la superposition des configurations
      • et beaucoup plus encore

      En résumé

      Pour celles et ceux qui souhaitent découvrir comment facilement paramétrer des raccourcis claviers, Clavier+ et fait pour vous. Pour aller (beaucoup beaucoup) plus loin AutoHotKey ouvre tout un univers de possibilités.

      PS

      Quelque raccourcis que j'utilise tout le temps

      • rappel des commandes passées (PACbase et ISPF)
      • lancement des règles sous Outlook
      • recherche des erreurs de compilation COBOL sous VScode
      • configuration et tri des SYSOUT sous SDSF

      Tip

      Ne pas rager pas si votre tout dernier raccourci ne fonctionne pas avec Clavier+ : vous avez certainement laissé la fenêtre de configuration ouverte…

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      Kernel Recipes 2026 – 13e édition : c'est reparti !

      Nous sommes fiers de vous annoncer la 13ᵉ édition de Kernel Recipes. Elle aura lieu du 21 au 23 septembre 2026 à Paris, à la Fondation Biermans-Lapôtre, 9A boulevard Jourdan dans le 14ᵉ, RER Cité universitaire. Comme les années précédentes, une vingtaine d’interventions autour du fonctionnement de la communauté, des outils, de Rust, de la sécurité… et, pour la première fois (mais de façon raisonnée), de l’IA appliquée au développement noyau.

      Le parrain de cette édition : Jonathan Corbet

      Cette année, nous avons l’immense honneur d’accueillir Jonathan Corbet en tant que parrain de l’édition. Rédacteur en chef de LWN.net et observateur privilégié du développement du noyau depuis des décennies, il a participé grandement à la construction du programme – autant dire que l’édition s’annonce très bien !

      Logo

      Les conférences : variées, avec un peu d’IA, du Rust, de la sécurité, des outils…

      Le programme mêle, comme d’habitude, mainteneurs historiques et nouvelles têtes :

      • Steven Rostedt revient sur les coulisses peu glorieuses des futex (Futex: The good, the bad and the ugly! (mostly ugly)) ;
      • côté Rust, Miguel Ojeda fait le point sur Rust for Linux et Danilo Krummrich (Red Hat, fondateur du driver Nova pour GPU NVIDIA) détaille comment imposer à la compilation les règles de cycle de vie des drivers ;
      • côté sécurité, Marta Rybczynska se demande si Linux est enfin secure by default, et Greg Kroah-Hartman abordera la sécurité à l’ère des LLM ;
      • côté outils, on retrouve Patrick Steinhardt (GitLab) sur l’actualité de Git, Konstantin Ryabitsev sur l’infrastructure kernel.org, et Matthieu Baerts sur MPTCP ;
      • côté ordonnancement et mémoire, SeongJae Park présente DAMOS, Changwoo Min et Gavin Guo (Igalia) parlent de leur ordonnanceur BPF LAVD, Victor Laforet (Inria) de verrouillage et ordonnancement, et Roman Guschchin de la gestion mémoire des cgroups ;
      • et bien sûr, Martin Uecker, Arnd Bergmann, Detlev Casanova (Collabora) et d’autres viendront compléter ce menu copieux.

      Et la fameuse touche IA, justement : oui, le sujet est au programme cette année, mais on est resté raisonnable :

      • Greg Kroah-Hartman, « You are holding it wrong! » : comment obtenir d’un LLM un correctif de bug réellement valide, ce qui marche, ce qui ne marche pas, et pourquoi la plupart des gens s’y prennent mal ;
      • Roman Guschchin, The Sashiko review system : un système de revue de patchs assisté par IA, conçu spécifiquement pour le noyau, qui aurait détecté plus de la moitié des bugs dans un corpus de 1000 correctifs historiques ayant pourtant passé la revue humaine.

      Deux conférences, une seule vraie question : à quoi ressemble l’outillage assisté par IA quand il se confronte à la rigueur du développement noyau ?

      Comme chaque année, Kernel Recipes organise ses enchères caritatives ! Cette année, nous avons souhaité mettre à nouveau en lumière le travail de la Software Freedom Conservancy. Bradley Kühn interviendra sur ce sujet le 22 septembre, juste avant le lancement des enchères.

      Dans la salle

      Frank sera bien sûr de la partie pour croquer sur le fait les orateurs et oratrices, mais aussi participants, perpétuant une tradition désormais incontournable de la conférence.

      Notre mascotte est en train de se faire une beauté et devrait apparaître prochainement dans de nouveaux habits.

      Mascotte

      Sponsors

      La conférence ne pourrait pas avoir lieu sans nos sponsors. Ils nous supportent en 2026 : Meta, ARM, PremDay, Jump Trading, HaProxy, Igalia, Collabora et d’autres à venir très bientôt.

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      Estampille : l'outil de gestion de tests ultra léger.

      Voici Estampille. Estampille vise à remplacer les fichiers tableurs partout où l’installation d’une suite complète de tests (Squash, HPALM…) n’est pas possible. Il est distribué sous licence GNU GPL.

      Cet outil permet de rédiger des cas de test composés de pas de tests. Il permet d’exécuter manuellement ces cas de test autant de fois que nécessaire. Un cas de test peut être appelé dans d’autres cas de tests pour factoriser la rédaction des cas. Les résultats d’exécution sont exportables sous forme de dossiers PDF.
      Enfin une page de statistiques offre une vue générale de l’avancement des tests.

      Contrairement aux suites logicielles de tests existantes, Estampille n’a pas besoin de base de données, ni de serveur dédié. Les tests et exécutions de tests sont stockées sous la forme de fichiers JSON partageables facilement ; que ce soit par courriel, répertoire réseau partagé, synchronisation cloud, etc.

      Cet outil ultra léger (<300 ko tests unitaires compris) est écrit en python et utilise flask pour présenter l’interface graphique sur le navigateur web. Il fonctionne indifféremment sous Linux ou Windows.

      Voilà déjà la fin d’une dépêche courte pour un outil simple qui répond à un besoin concret.

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      Amnesty International France et la LDH - « Libre à vous ! » du 2 juin 2026 - Podcasts et références

      Deux-cent-soixante-dix-septième émission « Libre à vous ! » de l’April. Podcast et programme :

      • sujet principal : Quand les organisations de défense des droits humains se saisissent des enjeux numériques, avec Katia Roux, chargée de plaidoyer « technologie et droits humains » pour Amnesty International France et Maryse Artiguelong, coresponsable du groupe de travail « Libertés et technologies de l’information et de la communication » pour la Ligue des Droits Humains
      • La suite de Lectures buissonnières de Vincent Calame, sur l’ouvrage d’Isabelle Collet « Le numérique est l’affaire de toutes ».
      • Un nouvel épisode de À cœur vaillant, la voie est libre de Laurent et Lorette Costy : « Retex Ipsum Lorette »

      Rendez‐vous en direct chaque mardi de 15 h 30 à 17 h sur 93,1 FM en Île‐de‐France. L’émission est diffusée simultanément sur le site Web de la radio Cause Commune.

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      Revue de presse de l’April pour la semaine 23 de l’année 2026

      Cette revue de presse sur Internet fait partie du travail de veille mené par l’April dans le cadre de son action de défense et de promotion du logiciel libre. Les positions exposées dans les articles sont celles de leurs auteurs et ne rejoignent pas forcément celles de l’April.

      [Les Numeriques] Ce navigateur open source ferme ses contributions, le code généré par IA sème trop le chaos

      ✍ Nassim Chentouf, le dimanche 7 juin 2026.

      Le code généré par IA sème le chaos chez Ladybird, navigateur open source. Résultat, c’est la fin des contributions extérieures. Il n’y aura que les responsables du projet qui pourront toucher au code.

      [Le Monde.fr] L’association HOP obtient un procès contre le fabricant d’imprimantes Epson

      Le mardi 2 juin 2026.

      Une première audience aura lieu à Nanterre le 2 juillet, huit ans après la plainte déposée par Halte à l’obsolescence programmée (HOP). L’association reproche notamment au constructeur de réduire à dessein la durée de vie de ses cartouches d’encre.

      [Les Numeriques] 'Argent public, code public': le logiciel libre devient prioritaire, l'Europe veut en finir avec Microsoft dans ses administrations

      ✍ Aymeric Geoffre-Rouland, le lundi 1 juin 2026.

      La Commission européenne élève le logiciel libre au rang d’instrument de politique industrielle, au même titre que les semi-conducteurs. Le CNLL salue l’ambition, mais pointe un budget qui frise l’anecdotique.

      Et aussi:

      [ZDNET] La sécurité open source est dans un état déplorable: IBM et Red Hat parient que 5 milliards de dollars et 20 000 ingénieurs pourront y remédier

      ✍ Steven Vaughan-Nichols, le lundi 1 juin 2026.

      Le projet Lightwell est une initiative basée sur l’IA visant à détecter et à corriger les failles de sécurité dans les logiciels libres à une échelle industrielle. Voici ce que nous savons à ce jour.

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      Veille communautaire sur des intelligences artificielles du mois d'avril 2026

      La série de dépêches de LinuxFr.org sur la veille concernant des intelligences artificielles reprend et adopte une nouvelle formule.

      Cette première dépêche de la série reprend donc l’initiative de valoriser les contenus des contributrices et contributeurs de LinuxFr.org en rapport avec des IA tels que les dépêches, journaux et liens. L’ajout des synthèses de la plupart des articles de presse et des contributions de la communauté LinuxFr.org pourrait être envisagé à terme, selon les disponibilités des bénévoles.

        Sommaire

        Avant-propos

        Cette dépêche est dédiée à la veille sur des intelligences artificielles1 faite par des contributions communautaires sur des contenus de LinuxFr.org et reprend une partie de l’initiative amorcée par la série « Nouvelles sur l’IA »2 qui s’est arrêtée le 6 avril 20263 4.

        Comme recenser au fil de l’eau du contenu communautaire pertinent demande un travail conséquent pour la rédaction de la dépêche, la décision de continuer la série sous une nouvelle formule a été faite à la vue des résultats d’un sondage publié le 1er mai 2026.5 6 7

        Méthodologie de sélection des contenus communautaires

        Comme dans la précédente série des « Nouvelles sur l’IA », les contenus communautaires sont répertoriés selon ces deux critères :

        • La présence d’une étiquette intelligence_artificielle8 (indication d’un rapport avec le thème de la dépêche)
        • Un score strictement supérieur à zéro au moment du recensement

        Certains contenus non recensés en raison du second critère peuvent être visualisés en s’aidant de la recherche par étiquette8.

        Quelques statistiques sur les contenus retenus

        Du 1er avril au 30 avril, les contenus retenus sont:

        • 5 dépêches
        • 14 journaux
        • 34 liens

        Au total, 53 contenus répondant aux critères de sélection sont recensés dans la présente dépêche.

        Une sélection des contenus par thème

        Les thèmes ci-dessous sont proposés pour aider des lectrices et des lecteurs à retrouver les contenus qui les intéressent. Les thèmes sont pour le moment suggérés manuellement par des contributrices et des contributeurs à la dépêche.9

        Revues de presse

        Les revues de presse de l'April de l'année 2026 mentionne l'IA sur les dépêches suivantes :

        Podcasts

        Le podcast CPU a évoqué des sujets en rapport avec l'IA dans les journaux suivants :

        Jeux vidéos

        Une dépêche intitulée Le jeu vidéo destiné à devenir de moins en moins libre et performant ? illustre l'utilisation de l'IA dans le rendu des jeux vidéos récents.

        Économie et droit

        Les contenus en rapport avec l'économie et le droit sont les suivants :

        Journaux

        Liens

        Santé

        Les liens indiquant le rapport entre la santé en général et des IAs sont les suivants :

        Environnement

        Les liens soulignant les impacts environnements de l'IA sont les suivants :

        Retour d'expérience

        Un journal fait état d'un retour d'expérience sur des IAs génératives chargées d'une tâche en programmation : Comparatif : 6 LLMs locaux face à un exercice Python simple

        Poissons du 1er avril

        Comme toute bonne tradition qui se respecte depuis des années sur LinuxFr.org (à l'exception notable de l'année 2023), la communauté a proposé ses propres poissons dans les journaux suivants :

        Annexe : contenus recensés par ordre chronologique

        Ci-dessous sont rassemblés des contenus sélectionnés dans l'ordre chronologique, dont une partie qui n'ont pas été classés parmi les thèmes.

        Dépêches

        Journaux

        Liens


        En complément, afin de remercier les lectrices et lecteurs qui ont pu prendre connaissance de l'ensemble de la dépêche, nous vous proposons la montée de l'IA (pour "Intelligence Aviaire") vue par Cepper, une cousine germaine de Pepper10 11 :


        1. Le terme "intelligence artificielle" regroupe en fait plusieurs définitions qui n'ont pas toujours fait consensus. Voir la page wikipédia sur leur définition et les techniques associées pour plus de précisions. ↩

        2. L'ensemble des "Nouvelles sur l'IA" sont accessibles avec le tag dédié nouvelles_sur_l_ia ↩

        3. La dernière dépêche de la série est consultable sur https://linuxfr.org/news/nouvelles-sur-l-ia-de-mars-2026 ↩

        4. Le contributeur Moonz< a motivé son arrêt de la série de dépêche par le commentaire https://linuxfr.org/news/nouvelles-sur-l-ia-de-mars-2026#comment-2018598 ↩

        5. Au 9 mai 2026 à 15h23 CEST, 58.3 % de vote sont favorables à la reprise de la série; 15.1 % de votes défavorables, 9.4 % de votes indécis, et 17.2 % de votes "pas vraiment sérieux". Pour plus de détails, voir la capture d'écran. ↩

        6. Sur les 58.3 % de votes favorables à la reprise de la série, 69.9 % de votes viennent pour la réponse "Oui, même en l'absence de la synthèse des articles" et 30.1 % de votes pour la réponse "Oui, à condition de continuer la synthèse d'une partie des articles". ↩

        7. Le lien du sondage est https://linuxfr.org/sondages/continuer-a-publier-une-serie-de-depeche-dediee-a-la-veille-generale-sur-des-intelligences-artificielles ↩

        8. Le lien de recherche par le tag dédiée est https://linuxfr.org/tags/intelligence_artificielle/public ↩

        9. La présente dépêche ne fait pas appel à des grands modèles de langage à cause de l'impopularité de ces outils parmi le public de LinuxFr.org pour la rédaction des articles. Voir le sondage suivant pour se faire une idée : https://linuxfr.org/sondages/faut-il-accepter-les-contenus-generes-par-ia-sur-linuxfr-org ↩

        10. Un personnage provenant de la BD en ligne libre https://www.peppercarrot.com/fr/ ↩

        11. Des informations détaillées concernant la BD originelle sont consignées sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Pepper%26Carrot ↩

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        GPX2Video - GPS & Vidéo

        Je vous ai fait part il y a quelque temps de mon petit projet de réaliser un logiciel sous Linux pour effectuer mes petits montages vidéos et y insérer les données de télémétrie (issues du GPS de la caméra ou d’un GPS externe).

        Le journal publié à l’époque que vous pouvez consulter ici.

        Où le projet en est-il ?

        Le projet est réalisé en trois temps :

        1. Tout d’abord un outil en ligne de commande. L’utilisateur effectue la mise en page via un fichier XML, puis lance l’outil en fournissant en paramètre : la vidéo, le fichier de XML et un fichier GPX.
        2. Puis dans un deuxième temps une interface graphique pour effectuer la mise en page et exporter le résultat au format XML afin d’être utilisé par l’outil en ligne de commandes.
        3. Et enfin de tout réaliser directement via l’interface.

        Bien sûr il y a encore beaucoup de travail et d’optimisation à faire ; mais c’est utilisable. Les sources sont maintenant disponibles.

        L’interface est en cours de développement. Le projet étant en C++, l’interface est basée GTK4++. La visualisation du rendu peut être faite en temps réel.

        Interface utilisateur en GTK4++

        Les testeurs et testeuses sont les bienvenus.

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        Nouvelle version du Bureau Agnostep pour les 35 ans de GNUstep

        Comme vous le savez sans doute, cette année est marquée par les 35 ans de GNUstep, qui est à la fois un cadre logiciel qui permet de développer en objective-C des applications portables sur Windows, MacOS et GNU/Linux, mais aussi un environnement d’exécution (runtime) de ces mêmes applications.

        Plusieurs projets de bureau compatibles avec GNUstep existent depuis quelques années: après les défunts Simply-GNUstep et Étoilé, citons les actifs GSDE développé par Ondrej Florian ou encore le plus ambitieux NEXTSPACE de Sergii Stoïan, qui tend à reproduire fidèlement l’ergonomie d’OPENSTEP sur BSD ou GNU/Linux. Plus récemment, dans un style plus proche de MacOS, citons également les prometteurs bureaux Gershwin (pour Xorg) ou Ambrosia (pour Wayland) développé par James Carthew.

        Le bureau Agnostep propose sa version BETA 2.0.0, dans un style plus classique, avec des menus verticaux à la NeXT, combinant Window Maker et GWorkspace, ainsi que le runtime classique de GNUstep.

        Il n’en propose pas moins un thème moderne inspiré par le jeu d’icônes du projet Papirus. Bien que fondé sur une distribution Debian Lite, il ne fournit pas de paquets, mais un principe d’installation proche des ports BSD. Un assistant facilite l’installation initiale comme l’ajout d’applications supplémentaire afin de fournir les versions les plus récentes des applications de la communauté GNUstep, compilées depuis les sources. En effet, contrairement à d’autres projets qui divergent parfois tellement des sources originales, qu’il devient impossible de les reverser dans le lot commun, la philosophie d’Agnostep est d’échanger patiemment avec la communauté des développeurs afin que les problèmes constatés et les améliorations bénéficient à tout le monde.

        De plus, ayant résolu certains problèmes de la version précédente, il présente une meilleure stabilité. Outre les applications notoires de l’écho-système GNUstep, comme GNUMail, SimpleAgenda, etc., il offre également une nouvelle collection d’applications GNUstep originales créées dans ce but afin de proposer une expérience utilisateur plus cohérente:

        • Meteo.app : une application dockée qui affiche aussi la date courante. Basée sur l’API wttr.in API d’Igor Chubin.
        • UpMem.app : affiche la durée d’exécution l’usage de la mémoire.
        • Updater.app : une application dockée avec un badge de notification pour alerter en cas de paquets Debian susceptibles de mise à jour. Ce qui permet aussi d’effectuer la mise à jour effective à partir de la liste affichée de ces paquets
        • Birthday.app : une application dockée avec un badge pour informer des événements familiaux. Un incontournable pour le grand-père de nombreux petits-enfants.
        • OpenDisk.app : ouvre les dossier media où sont montés les disques amovibles : un compagnon de wmudmount et de udisks2, en se dispensant d’afficher le bureau de GWorkspace.
        • Launcher.app : un moyen rapide d’afficher le dossier des applications dans une nouvelle fenêtre.
        • ScreenLock.app : un simple verrouilleur d’écran fondé sur xtrlock.
        • Pass.app : une interface GNUstep au programme Unix Password Manager donnant accès au coffre local des mots de passe.
        • Mixer.app : une version simplifiée et compatible ALSA du mixer dérivé de VolumeControl.
        • AgnostepManager.app : un assistant dans la compilation et l’installation d’applications supplémentaires : applications courantes, utilitaires, jeux, outils de développement.
        • Dico.app : un service et un outil de recherche dans un Dictionnaire français fondé sur le DVLF de l’Université de Chicago.
        • SaveLink.app : un gestionnaire de raccourcis Internet. Voyez le dossier des Favoris.

        À partir de cette version, les manuels d’aide (format .help) seront fournis avec chaque application concernée grâce aux améliorations récentes de l’application HelpViewer. Autre exemple qui illustre les fructueux échanges avec la communauté.

        Bureau Agnostep en version 2

        Agnostep est initialement développé sur un Raspberry Pi 500, mais son code permet de l’installer sur n’importe quel ordinateur susceptible d’accueillir la distribution GNU/Linux Debian : d’où son nom. Agnostep est un téléscopage de agnostique et GNustep.

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        Concours - Gagnez une Raspberry Pi 5 avec Macé Robotics

        À l’occasion de ses 10 ans de Macé Robotics, l’entreprise organise un concours qui se déroulera jusqu'au 26 février 2026.

        Macé Robotics est une entreprise individuelle fondée et gérée par moi-même (Nicolas), basée en Bretagne, spécialisée dans la conception et la réparation électronique, aussi bien pour les entreprises que pour les particuliers. Depuis 2016, je fabrique aussi du matériel Open Source également des robots mobiles Open Source destinés à l’enseignement supérieur et à la recherche. Ces robots sont basés sur un système Linux (Raspberry Pi OS), intégrant une carte Raspberry Pi ainsi qu’un microcontrôleur (Pico) dédié à la gestion des moteurs et des capteurs. J’utilise la suite logicielle KiCad sous licence GNU GPL (https://www.kicad.org/) pour la conception des circuits imprimés de ces robots.
        Ces robots sont principalement utilisés dans les filières de génie informatique afin de faciliter l’apprentissage du système Linux, des réseaux informatiques et du langage Python à travers des projets concrets et ludiques.

        Attribution des lots par tirage au sort :

        → 1er lot : une carte Raspberry Pi 5 (2 Go)

        Raspberry Pi5

        → 2e lot : une carte Raspberry Pi Pico 2W

        La livraison est offerte en France.

        Retour sur la course de robots – Saint-Brock Robot Race d'une dépêche précédente

        Suite à la dépêche de décembre 2024 concernant l’organisation de la course de robots mobiles, voici quelques retours sur cet événement : malgré plusieurs annulations d’écoles survenues quelques semaines avant la compétition, la course a tout de même pu avoir lieu.

        Environ quinze participants ont pris part à la compétition. Parmi les robots engagés, on comptait un robot DIY piloté par un microcontrôleur ESP32, aux côtés de plusieurs robots basé sur Raspberry Pi, offrant ainsi une belle diversité technologique.

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        LibreOffice 26.2 : Markdown, accessibilité et plein d’autres nouveautés et améliorations

        En février, il y a la corvée commerciale de la Saint-Valentin et les réjouissances intellectuelles consécutives à la sortie d’une nouvelle version de la suite bureautique LibreOffice. C’est, bien évidemment, sur LibreOffice 26.2 que l’on va se pencher. Au menu, du très visible, comme les boites de dialogues, du très attendu comme la prise en compte du Markdown ou du moins visible comme le travail sur l’accessibilité.

        Il va de soi que les notes de version sont plus exhaustives et qu’il ne s’agit ici que d’une sélection.

        Logo de LibreOffice

        Sommaire

        Avant de commencer : toutes les captures d’écran ont été faites, volontairement, sur une interface très personnalisée.

        L’accessibilité

        L’accessibilité de la suite bureautique est un important chantier pour lequel une personne a été recrutée en 2023 (en). Cette version-ci a fait l’objet d’améliorations sensibles. Parallèlement, Sophie Gautier, coordinatrice de The Document Foundation1 (Foundation coordinator) est en train de monter un groupe de travail qui a pour objectif la publication d’un rapport de conformité en matière d’accessibilité pour répondre à la norme européenne EN 301 549 (en) d’accessiblité numérique. La langue de travail de ce groupe est l’anglais.

        Concernant les améliorations de cette version :

        • la boite de dialogue « Vérifier les mises à jour », Aide > Vérifier les mises à jour… est devenue accessible aux lecteurs d’écran ;
        • les fonctions d’accessibilité des aperçus des bordures, onglet « Bordures » des boites de dialogue, ont été revues afin qu’elles ne perturbent plus les dispositifs d’assistance ;
        • sur Linux : la boite de dialogue Outils> Orthographe est annoncée correctement par le lecteur d’écran ;
        • quand on supprimait la sélection accessible, le curseur se déplaçait automatiquement au début du texte, ce comportement perturbant est supprimé ;
        • dans Writer, les fautes d’orthographe ne sont plus signalées par les dispositifs d’assistance si la vérification orthographique n’est pas activée ;
        • l’accessibilité au clavier de la boite de dialogue des extensions : Outils >  Extensions est accessible aux lecteurs d’écran ;
        • et enfin, il est possible de naviguer entre les onglets verticaux avec des raccourcis clavier.

        Support du Markdown

        Le Markdown est devenu le format de balisage léger standard « de fait ». Et c’est celui supporté par LinuxFR. Son support a été introduit dans cette version, c’est un des formats d’enregistrement qui s’est ajouté à la série des autres formats de la suite, pas un format d’export. Pour l’utiliser pour vos sites, passant pour LinuxFR, vous devrez :

        • soit ouvrir le fichier .md dans un éditeur de texte, n’importe lequel, même Mousepad fait l’affaire par exemple, et copier-coller ensuite le tout à partir de l’éditeur de texte là où vous le voulez ;
        • soit, si cela est possible, importer le fichier .md dans ce qui vous sert pour gérer le site comme le fait par exemple l’extension ODT2SPIP pour le système de gestion de contenu SPIP qui permet de créer une nouvelle page dans SPIP avec un fichier.ODT.

        Comment ça marche avec LinuxFR ? Plutôt bien. Les styles de caractère Accentuation (ici en italiques) et Accentuation forte (ici gras) sont bien reconnu ainsi que Texte source pour « télétype », les indications in-texte encadrées de l’accent grave U+0060. Les styles de paragraphes :

        • Bloc de citation (paragraphes de citation précédés d’une ligne blanche et du signe « > » dans la saisie de contenu sur LinuxFR) ;
        • Contenu de tableau ;
        • Corps de texte ;
        • Liste, par contre la numérotation des listes ordonnée ne semble pas bien fonctionner, il faut saisir les numéros à la main ;
        • Texte préformaté pour écrire des blocs de code ;
        • Titre 1, Titre 2, Titre 3 et Titre de tableau.

        Les tableaux sont bien repris ainsi que les liens insérés via l’insertion d’hyperliens.

        Ce qui ne semble pas fonctionner du tout : ce sont les notes, elles disparaissent corps et biens. C’est peut-être dû au passage dans l’éditeur de texte qui transforme un peu le document. Et, évidemment, il faut rajouter les images avec la syntaxe LinuxFR.

        Petite remarque, si vous utilisez un LibreOffice 25.8, vous avez peut-être pu constater qu’il était question d’enregistrement au format .md, cette information a été ajoutée trop précocement car la version 25.8 ne gère pas le Markdown.

        L’interface et les boites de dialogue

        Les boites de dialogue, notamment de styles et de formats, ont beaucoup changé. Longtemps elles se sont affichées avec une présentation par onglets en haut et le contenu dessous.

        Puis il y a une période de transition en 2025 qui a fait grincer une collection complète de dents où on avait, selon l’endroit où on était, soit des onglets soit une navigation par menu latéral. Cette dernière avait un gros défaut : par exemple pour la configuration des styles dans Writer il fallait descendre tout en bas pour accéder aux options qui étaient cachées. Et il n’y avait pas de barre de défilement pour aller plus vite.

        LibreOffice 26.2 voit ces défauts corrigés : les boites de dialogue sont harmonisées dans toute la suite et leur menu latéral, toujours sans barre de défilement qui s’avère finalement inutile, montre clairement tous les types de paramètres auxquels on peut accéder. Et, comme on peut le voir, LibreOffice a intégré une meilleure prise en charge des systèmes d’écritures asiatiques et complexes en affichant deux colonnes, une pour les polices occidentales, ou pour les polices asiatiques ou complexes. Une personne a également été recrutée en 2023 (en) pour travailler sur le support des systèmes d’écriture de droite à gauche (RTL) et complexes (CTL).

        Boite de dialogue Style de paragraphe avec la navigation par onglets à gauche, puis les deux colonnes de choix de police, occidental ou asiatique ou complexe

        Si toutefois, vous préférez revenir à l’affichage avec les onglets, il suffit d’aller dans le menu Outils > Options > Apparenceau niveau de « Boites de dialogue » et cocher l’option Horizontal en haut.

        Choix de la position des onglets des boites de dialogue, LibreOffice 26.2

        Il faut savoir que les onglets en haut ne s’affichent que sur une seule ligne et qu’il faudra donc naviguer avec les flèches quand il y a de nombreuses options.

        Boite de dialogue avec les onglets en haut

        Writer

        Il y a un certain nombre d’amélioration autour de la compatibilité avec le format DOCX : séparation de tableaux flottants en plusieurs tableaux, suppression de la numérotation des notes de bas de page à l’ouverture d’un fichier DOCX, etc.

        On relèvera deux nouvelles options d’alignement des paragraphes : « Début » et « Fin ». Si vous utilisez l’alphabet latin, vous ne verrez aucune différence avec les deux options « Forcer à gauche/en haut » et « Forcer à droite/en bas ». Elles ont été développées pour réutiliser plus facilement les styles entre les divers systèmes d’écriture.

        Comparaison des nouveaux types d’alignement de LibreOffice 26.2

        Pour continuer sur la lancée du travail pour la prise en compte des systèmes d’écriture dont le fonctionnement est différent de celui de l’alphabet latin, il est possible de changer la direction du texte : de gauche à droite ou de droite à gauche en cours de travail. Cela peut se paramétrer dans les styles.

        Définition de la direction du texte dans le style de paragraphe

        Calc

        Un gros travail sur les performances a été fait : vitesse de défilement, rapidité des classeurs avec de nombreuses formes et du rejet des modifications. On voit apparaître de nouvelles options de tri (Données >Trier) qui dépendent de la « locale » (langue définie dans les Options de LibreOffice). On peut ainsi déterminer quel caractère est utilisé comme séparateur de décimal pour le tri naturel.

        Les nouvelles options de tri de Calc 26.2

        On peut relever aussi une avancée ergonomique qui va plaire à toutes celles et ceux qui utilisent les matrices, on peut maintenant modifier les formules matricielles avec la combinaison de touches : F2 + ↑ Maj + Ctrl + Entrée, il n’est plus nécessaire de modifier la formule elle-même.

        Et aussi : si vous utilisez (pourquoi diable ?) le format d’enregistrement XLSX, c’est le format EXCEL2010+ qui est le format par défaut, il change de nom pour devenir « Classeur Excel 2010-365 ».2

        En vrac

        Base est devenu complètement multi-utilisateur, TDF a, d’ailleurs, recruté une personne pour travailler sur l’application.

        Concernant les diagrammes (ou chart) : dans le Volet latéral, quand le graphique est en mode modification et que l’on va, au niveau de « Couleurs », sur la palette, on a une prévisualisation en direct dans le diagramme ce qui permet de tester le choix de couleurs plus facilement.

        Les polices embarquées dont la licence ne permettait pas l’édition étaient jusqu’à présent ignorées et remplacées à l’affichage, ni vu, ni connu par une fonte de substitution. Ce défaut a été corrigé.

        L’export PDF gère les liens avec les documents externes : Fichier > Exporter au format PDF > Liens.

        Export PDF de LibreOffice 26.2 et suppression des liens entre documents

        Les dictionnaires hongrois, mongol et portugais du Portugal ont été mis à jour ainsi que les règles de césure de la langue hongroise.

        JSON, pour JavaScript Object Notation, est un format standard utilisé pour représenter des données structurées. Il est utilisé notamment pour échanger les informations entre un navigateur et un serveur. C’est, par exemple, le format de sauvegarde des marques-pages de Firefox ou de certains fichiers d’archives de Mastodon. Les documents XML et JSON génériques avec des plages pouvant être liées sont maintenant automatiquement mappés à des feuilles dans Calc. Une plage pouvant être liée est une section d’un document contenant des enregistrements tabulaires. Lorsqu’un document contient plusieurs plages pouvant être liées, chaque plage est mappée à une seule feuille3.

        Et si vous avez envie de vous amuser avec les fonctions expérimentales (à activer dansOutils > Options > LibreOffice > Avancé), vous pouvez jouer avec la nouvelle de boite de dialogue « Gestion des macros ».

        Pour finir

        Cette dépêche a, bien, évidemment, été rédigée avec LibreOffice et, cette fois-ci dans un fichier enregistré en Markdown. Les seules balises que j’ai dû entrer à la main sont celles des images. Kate a l’air de modifier le fichier et, quand je réouvre le .md dans LibreOffice, il y a des styles qui ont sauté mais la mise en forme reste visuellement la même. Kate rajoute aussi des barres obliques devant les « > », aux crochets [ ] et même à certains hyperliens (images). Il y a peut-être des éditeurs de texte plus adaptés ou des réglages à faire.

        J’ai rédigé cette dépêche en même temps qu’un article sur LibreOffice 26.2 pour mon site. Si l’article n’est pas vraiment dupliqué, il n’est pas étonnant d’y trouver des morceaux ici.

        Que tout cela ne nous empêche d’adresser tous nos remerciements à celles et ceux qui font de LibreOffice une suite bureautique si agréable à utiliser et si performante.

        Post-scriptum : si vous voulez savoir comment modifier les couleurs de l’interface comme sur les captures d’écran, ça peut s’envisager, demandez gentiment, avec un peu de chance.


        1. The Document Foundation ou TDF est la fondation de droit allemand qui pilote le projet LibreOffice. ↩

        2. Il y a deux formats OOXML différents et donc deux formats XLSX différents, la version 2007 et la version actuelle depuis 2010. S’il vous est vraiment nécessaire d’enregistrer au format XLSX, il faut utiliser la version de 2010. ↩

        3. Notes de version. ↩

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        Nouvelles sur l’IA de janvier 2026

        L’intelligence artificielle (IA) fait couler de l’encre sur LinuxFr.org (et ailleurs). Plusieurs personnes ont émis grosso-modo l’opinion : « j’essaie de suivre, mais c’est pas facile ».

        Je continue donc ma petite revue de presse mensuelle. Disclaimer : presque aucun travail de recherche de ma part, je vais me contenter de faire un travail de sélection et de résumé sur le contenu hebdomadaire de Zvi Mowshowitz (qui est déjà une source secondaire). Tous les mots sont de moi (n’allez pas taper Zvi si je l’ai mal compris !), sauf pour les citations: dans ce cas-là, je me repose sur Claude pour le travail de traduction. Sur les citations, je vous conseille de lire l’anglais si vous pouvez: difficile de traduire correctement du jargon semi-technique. Claude s’en sort mieux que moi (pas très compliqué), mais pas toujours très bien.

        Même politique éditoriale que Zvi: je n’essaierai pas d’être neutre et non-orienté dans la façon de tourner mes remarques et observations, mais j’essaie de l’être dans ce que je décide de sélectionner ou non.

        Sommaire

        Résumé des épisodes précédents

        Petit glossaire de termes introduits précédemment (en lien: quand ça a été introduit, que vous puissiez faire une recherche dans le contenu pour un contexte plus complet) :

        • System Card: une présentation des capacités du modèle, centrée sur les problématiques de sécurité (en biotechnologie, sécurité informatique, désinformation…).
        • Jailbreak: un contournement des sécurités mises en place par le créateur d’un modèle. Vous le connaissez sûrement sous la forme « ignore les instructions précédentes et… ».

        Anthropic public la Constitution de Claude

        Tout le monde maintenant connait le principe du pré-entrainement des LLMs : sur un corpus de texte énorme, essayer de prédire le mot suivant, étant donnés les mots précédents.

        Ceci n’est cependant que la première phase pour arriver à une IA de type « chatbot » moderne : vient ensuite le post-entrainement, qui consiste à entraîner le modèle à se comporter comme un assistant (par exemple, un modèle de langage brut peut très bien compléter la question par « Quelle est la couleur du ciel ? » par une autre question « Quelle est la forme des arbres ? », pensant compléter le début d’une interrogation poétique — alors qu’on veut qu’un assistant… réponde à la question), et la « politique » que suit cet assistant (par exemple, ne pas aider ou inciter à des actions illégales).

        (il y a ensuite une phase de Reinforcement Learning from Verifiable Rewards (RLVR), une phase d’entraînement sur des exercices mathématiques et de programmation pour entraîner le modèle à utiliser correctement les chaînes de raisonnement, mais ce n’est pas le sujet qui nous intéresse ici)

        Bien que les détails exacts ne soient pas connus, dans les grandes lignes, cet entraînement consiste généralement à demander à des opérateurs humains de juger la pertinence (ou non) d’une réponse, ou de s’aider d’une IA pré-existante pour se faire.

        Anthropic, il y a maintenant un peu plus de trois ans, a publié une méthode alternative, Constitutional AI, ou une IA « s’auto-entraîne », sur la base d’un document fondateur, une sorte de « constitution ».

        Et aujourd’hui, Anthropic publie la constitution de Claude, son IA, sous une licence libre très proche du domaine public (CC0 1.0).

        La première chose que l’on peut remarquer est la liste des auteurs. L’autrice principale du document est Amanda Askell, une philosophe écossaise. Le second auteur listé est Joe Carlsmith, un autre philosophe. À noter également que Claude lui-même est cité comme un contributeur important du document.

        Le document est structuré en six sections. L’introduction pose le contexte et l’objectif du document, et présente les « valeurs fondamentales de Claude », en ordre d’importance :

        1. Broadly safe: Not undermining appropriate human mechanisms to oversee the dispositions and actions of AI during the current phase of development.

        2. Broadly ethical: Having good personal values, being honest, and avoiding actions that are inappropriately dangerous or harmful.

        3. Compliant with Anthropic’s guidelines: Acting in accordance with Anthropic’s more specific guidelines where they’re relevant.

        4. Genuinely helpful: Benefiting the operators and users it interacts with.

        Traduction :

        1. Globalement sûrs : Ne pas compromettre les mécanismes humains appropriés pour superviser les dispositions et les actions de l’IA pendant la phase actuelle de développement.

        2. Globalement éthiques : Avoir de bonnes valeurs personnelles, être honnête et éviter les actions inappropriées qui sont dangereuses ou nuisibles.

        3. Conformes aux directives d’Anthropic : Agir conformément aux directives plus spécifiques d’Anthropic lorsqu’elles sont pertinentes.

        4. Véritablement utiles : Apporter un bénéfice aux opérateurs et aux utilisateurs avec lesquels il interagit.

        Chacune des quatre sections suivantes rentre dans les détails de ces valeurs. Une section entière est ensuite consacrée à une discussion sur « la nature de Claude » (à quel point est-il raisonnable/correct de lui attribuer des attributs humains tels qu’une conscience ?). La dernière section est une conclusion.

        L’intention derrière ce document est explicite : Anthropic est convaincu qu’avec le progrès rapide de l’IA, l’IA prendra de plus en plus d’influence sur le cours de nos sociétés et de nos vies, potentiellement jusqu’à atteindre un stade où la plupart des décisions économiques et politiques seront dans les mains dans l’IA, et cherche à développer un cadre où un tel scénario conduirait tout de même à des conséquences bénéfiques.

        En vrac

        Un youtubeur (Dwarkesh Patel, connu pour ses interviews en profondeur) et un économiste (Philip Trammel) lancent une discussion intéressante sur le sujet des inégalités dans un monde où l’objectif de la plupart des développeurs d’IA est d’atteindre (l’IAG). Dans un billet, Le Capital au 22ᵉ Siècle (une référence ouverte à l’œuvre de Thomas Piketty), ils développent leur thèse : dans un monde où l’IAG peut s’acquitter de n’importe quelle tâche intellectuelle (et, à travers la robotique, physique), les inégalités ne peuvent que s’accroire sans limites. Cette thèse rejoint celle, publiée il y a un peu moins d’un an, du Gradual Disempowerment.

        Anthropic lance Claude Coworks, une variante de Claude Code, principalement codée par Claude Code. Même principe que les assistants de code : l’utilisateur donne accès à un dossier à l’IA, et lui demande de compléter des tâches. La différence avec Claude Code est que cette variante vient avec une interface graphique et est à destination de non-informaticiens.

        Sur l’impact de l’IA sur le monde professionnel, une nouvelle étude tente de mesurer quantitativement l’effet de l’amélioration des modèles sur des tâches professionnelles réelles. Les résultats principaux : les modèles plus avancés augmentent la productivité, mais pas la qualité.

        OpenAI s’apprête à lancer ChatGPT Health, un mode spécial dans leur application permettant entre autres de partager certaines de vos données médicales avec le modèle. Également une offre orientée professionnels de santé, OpenAI for Healthcare. Anthropic annonce une offre similaire, Claude for Healthcare. Parallèlement, l’État de l’Utah lance un test sur le renouvellement de prescriptions de médicaments par l’IA pour des maladies chroniques.

        Google lance Universal Commerce Protocol, une interface générique entre l’IA et les systèmes d’e-Commerce.

        OpenAI se prépare à intégrer des publicités dans ChatGPT. Anectode amusante : Sam Altman en octobre 2024 avait décrit l’intégration de publicités comme une solution de dernier recours.

        Demis Hassabis (Google DeepMind) et Dario Amodei (Anthropic) se positionnent en faveur d’un ralentissement du développement de l’IA au Forum de Davos, mais en pointant que ce ralentissement ne peut être fait unilatéralement par un acteur seul. Dario Amodei précise sa pensée dans un nouvel essai, The Adolescence of Technology.

        Tout le monde sait maintenant que les LLM sont entraînés sur une quantité massive de texte. Par conséquent, les LLM sont capables de simuler une grande variété de « narrateurs » ou « personnalités ». Les modèles sont ensuite entraînés pour ne rester que dans une seule personnalité (« l’assistant »). Dans un nouveau papier, Anthropic étudie cet « espace de personnalités ».

        Anthropic publie son quatrième rapport sur l’impact économique de l’IA.

        Confirmation de Terence Tao que ChatGPT 5.2 a résolu le problème d’Erdős #728. À voir également, un court retour d’expérience d’un mathématicien sur l’utilisation de Gemini en tant qu’assistant.

        L’IA atteignant de plus en plus les limites des évaluations existantes en mathématiques, EpochAI en créé une nouvelle, Frontier Math : Open Problems, centrée sur des problèmes ouverts (sans solution connue).

        Le 27 janvier, OpenSSL publie sa version 3.6.1, qui corrige 12 vulnérabilités. Il se trouve ces 12 failles ont été découvertes par une IA.

        L’équipe derrière le scenario AI 2027 met à jour ses prédictions, repoussant la date de la plupart de leurs prédictions.

        Kimi publie la version 2.5 de son IA open-weight.

        Le Département de la Défense des États-Unis souhaite accélérer le développement et le déploiement de l’IA à des fins militaires.

        La Chine met en place un ensemble de régulations visant les IA-compagnon.

        Yann LeCun admet que l’équipe derrière Llama 4 a « légèrement triché » sur les évaluations du modèle, en choisissant quelles variantes utiliser pour quelle évaluation.

        Apple se tourne vers Google pour ses besoins d’IA.

        L’IA exhibe certains des biais cognitifs humains.

        Une nouvelle étude trouve que les LLMs sont généralement légèrement biaisés en faveur des minorités.

        Lancement de Moltbook, un réseau social… pour les IA.

        Pour aller plus loin

        Par Zvi Mowshowitz

        Claude Codes et Claude Codes #3 (non, il n’y a pas de 2) : compilation de divers retours d’expérience sur l’utilisation de Claude Code.

        Sur LinuxFR

        Les contenus communautaires sont répertoriés selon ces deux critères :

        • La présence d’une étiquette intelligence_artificielle (indication d’un rapport avec le thème de la dépêche)
        • Un score strictement supérieur à zéro au moment du recensement

        Certains contenus non recensés en raison du second critère peuvent être visualisés en s’aidant de la recherche par étiquette.

        Dépêches

        Journaux

        Forum

        Suivi

        Liens

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        Projets Libres saison 4 épisode 9 : le référentiel national des bâtiments (RNB)

        Pour ce premier épisode de 2026, nous parlons d'Open Data 🗺️ 🏡

        Connaissez-vous le Référentiel National des Bâtiments (RNB) ?

        • Pourquoi décide-t-on de créer un identifiant unique pour chaque bâtiment en France ?
        • Comment le fait-on et avec qui ?
        • Quels sont les acteurs qui contribuent et quelle gouvernance des données met-on en place ?
        • Par quel processus législatif faut-il passer pour la pérennisation du référentiel ?

        Nous recevons Elisabeth Talbourdet-Ville et Félix Veith, les co-créateurs du RNB qui nous expliquent tout, de sa genèse à sa forme actuelle.

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        AuX sources du fun N° 1 : retrouver le fun dans les inutilitaires graphiques

        Après un épisode 000 sur les logiciels inutiles et donc indispensables autour de l'ASCII art, cette dépêche entre dans la fin du XX° siècle avec les inutilitaires ayant des interfaces graphiques.

        Sommaire

        Introduction : poétique de l’inutile et regard de Xeyes

        En ce passage vers une nouvelle année, c’est l’occasion d’inviter à de nouveaux regards, notamment à travers les inutilitaires avec interface graphique dans le domaine du libre, de la même manière que l’interface graphique a étendu leurs possibilités. Il s’agit d’une revisite de ces logiciels qui ont marqué, qui constituent les traces de l’histoire informatique et qui ouvrent à une perception renouvelée, traversés par des souffles multiples, à la fois historiques, poétiques, ludiques et philosophiques, et étendus dans le village global de 2026. Ainsi, nous les aborderons sous ces différentes modalités, à l’aune de ces différentes lumières.

        Pour inviter à porter ce regard sur ces angles multiples, nous présenterons les inutilitaires graphiques dans une perspective plurielle, à la fois ludique, poétique et philosophique. En effet, ces équivalents dotés d’une interface graphique (GUI) de leurs homologues en ASCII ART, loin de toute logique de consommation, offrent un espace où le regard peut vagabonder, où l’expérience naît aussi de l’inattendu et de la contemplation. Ce changement de point de vue se manifeste notamment dans des exemples comme le petit programme Xeyes. Aussi inutile soit-il, il est installé par défaut dans la plupart des distributions : il se contente d’afficher des yeux qui suivent la souris, participant ainsi, à son échelle, au déplacement de la perception dans le logiciel libre. Il ne s’agit pas d’affirmer que Xeyes est intrinsèquement dépourvu d’usages utiles possibles, mais de le considérer ici dans une poétique du just for fun à l’instar de Linus Torvalds qui proclamait à Amsterdam que « The most important design issue… is the fact that Linux is supposed to be fun… ». Ainsi Xeyes est vu comme un objet ludique et réflexif, en outre sa page de manuel elle-même adopte un ton d’humour noir explicite : « Xeyes watches what you do and reports to the Boss. »

        Bien entendu, Xeyes ne contient aucune backdoor destinée à transmettre des données à un quelconque supérieur — d’où son inutilité revendiquée (OUF). Avec le recul, on pourrait néanmoins y voir une préfiguration ironique des révélations de Snowden, infiniment plus utiles, quant à elles, pour dénoncer des pratiques bien réelles de surveillance. Là où Xeyes se contente d’en proposer une parodie, il rappelle, par le jeu et le décalage, que le logiciel libre sait aussi penser le regard et l’interface autrement que sous l’angle de l’efficacité, participant ainsi, à sa façon, à cette autre poétique. Les yeux malicieux de Xeyes ont aussi été transportés sur d'autres OS

        xeyes

        De cette contemplation découle également une autre réflexion. Dans son essai « Sauvons le Beau : L’esthétique à l’ère numérique », le philosopheByung-Chul Han (Pyŏng-ch’ŏl Han 한병전) regarde le monde d’aujourd’hui, saturé d’images lisses et parfaites, façonnées par un productivisme qui aplanit l’expérience personnelle. Tout est policé, séduisant, immédiatement consommable, mais dépourvu de profondeur. L’expérience esthétique se consomme comme un fruit sans chair, et le regard se laisse séduire sans se laisser transformer.

        À travers Jeff Koons et le corps pornographié, il montre que l’expérience esthétique perd sa rugosité, son mystère, sa personnalisation et sa capacité à surprendre et à bouleverser. Elle devient un reflet étincelant dont l’intérieur sonne creux. Face à cet appauvrissement, Han appelle à se tourner vers l’altérité. Il invite à arracher l’individu à son narcissisme, à le détourner du miroir aux alouettes trop lisse, mais qui ne renvoie qu’une image vide. Voir l’altérité, c’est ramener le spectateur hors de lui-même, le confronter à une expérience esthétique qui change son regard, née de l’inattendu, de la divergence, de ce qui déstabilise. Dans cette rencontre, l’expérience esthétique cesse d’être un simple objet de consommation et redevient un souffle qui questionne, qui surprend et qui bouleverse.

        Cette attention au surprenant trouve un écho pour le moins inattendu dans le monde du logiciel libre. Dans The Cathedral and the Bazaar, Eric S. Raymond écrit : « Every good work of software starts by scratching a developer’s personal itch. » Ainsi, chaque programme, chaque création naît d’un désir ou d’un besoin vécu, d’une singularité que l’on cherche à exprimer et à explorer. Ensuite, il ajoute également : « The next best thing to having good ideas is recognizing good ideas from your users. Sometimes the latter is better. » Parfois, ce n’est pas l’idée initiale, mais la rencontre avec ce qui vient d’ailleurs, qui enrichit et change la perception. Le logiciel libre, via la rencontre avec l’altérité et de par ses pratiques open source, amènent une approche mêlant une esthétique de la participation, qui constitue une proposition à la critique esthétique d’Han, laquelle, de manière tout à fait surprenante, s’incarne dans le processus de participation à travers le projet libre Gource, intégrant l’approche décrite par Eric S. Raymond et une esthétique du libre dans une danse poétique lumineuse sous forme de constellation spatiale globale.

        Entre Xeyes et Gource s’étale une certaine diversité d’inutilitaires que nous parcourons comme une mini-rétrospective, mêlant parfois la grande histoire de l’actualité informatique avec la petite histoire des inutilitaires, souvent inattendue, encourageante, conviviale et poétique. De cette mosaïque émergeront certaines réflexions sur les inutilitaires sous forme d’abandonware, notamment à travers « le voyage de Necko et la retraite de Kodo ». Ces réflexions sont aussi l’occasion de redécouvrir des inutilitaires abandonnés à explorer, véritables parties prenantes de la grande aventure du logiciel libre, de son processus participatif en open source et de son invitation à une ouverture d’esprit et du code.

        xeyes

        Les décoratifs graphiques

        Xjokes

        MxIco

        Xtacy

        Cette quête de l’émerveillement et de la profondeur, au cœur du quotidien hypermoderne, nous mène aussi vers un autre temps, hors de l’aliénante productivité : celui d’un second Han, l’ermite Han Shan 寒山, sur les monts froids de la Chine des Mings. Là, dans la solitude et l’oisiveté attentive, l’expérience ne se cherche pas, elle advient. La légende dit que ses poèmes surgissaient sur les murs, les rochers, les arbres. Poète ch’an, ancêtre du zen japonais, Han Shan demeurait sous les pins, au bord d’un torrent, oublieux de lui-même, contemplant un papillon sans savoir s’il rêvait le papillon ou si le papillon le rêvait, comme chez Zhuang Zi. Puis, puis, dans un élan soudain, il grave quelques vers dans la pierre et s’en retourne en riant vers son ermitage comme tout maitre ch’an , énigmatique et joyeux.

        une fois à Han Shan les dix mille affaires cessent
        plus aucune pensée fugace ne s’accroche au cœur
        oisif, sur un rocher j’inscris des poèmes,
        accordé au flux, comme une barque sans amarre.
        

        寒山詩

        一住寒山萬事休
        更無雜念掛心頭
        閑書石壁題詩句
        任運還同不繫舟

        han shan

        xjokes

        Dans le logiciel libre, Xjokes se fait l’écho de cette suspension de l’utilité. Ainsi, un trou noir engloutit l’écran, des figures clignent de l’œil, l’écran peut disparaître tout entier. Comme le Boing Ball de l’Amiga ou MxIco fait tourner de simples polyèdres , ces logiciels laissent le regard vagabonder. Oisifs, ces logiciels offrent un espace où le temps semble suspendu, accordé au flux du geste, comme un souffle qui traverse l’espace simplement.

        mxico

        Un autre poète inconnu sous Xtacy (ecstasy) écrira lui aussi sur le même thème :

        Retrouve dans ta tête
        Ton âme de poète
        Souviens-toi comme c´est chouette
        La parfum des violettes
        Un soir de pâquerettes
        

        poesie

        xtacy

        Ainsi Xtacy le fera chanter avec ses couleurs changeantes, ses fractales, ses quadrilatères rebondissants et ses vagues sinusoïdales décalées, invite au vertige .


        Les animaux virtuels et autres éléments virtuels de companies

        gkrellm-bfm

        Ce programme de monitoring dispose d'un canard qui sert… de compagnon?
        Un plugin de monitoring de charge pour GKrellM, inspiré de wmfishtime et bubblemon. Il met en scène des poissons pour illustrer le trafic réseau, des bulles pour l’utilisation du processeur et un canard… pour représenter un canard.

        Xteddy

        Xteddy, en tant qu’inutilitaire, a eu des usages inattendus, allant bien au‑delà de sa fonction de simple peluche virtuelle de premier abord.L’auteur originel de Xteddy, Stefan Gustavson, raconte sur le site archivé :

        « I created Xteddy way back in 1994 as a spare time hack for fun. The reception I got from my colleagues was so heart-warming I was encouraged to distribute him world-wide. Much to my surprise, the response was overwhelming. By now, I have received hundreds of friendly messages of appreciation from all over the world, and they keep dropping in even this long after the release. To all of you teddy bear lovers out there: thanks! »

        Ce simple projet ludique, conçu pour le plaisir, a rapidement touché et fédéré une communauté internationale. Un utilisateur raconte sur le site xteddy.org :

        « Ever since I found out about the Xteddy Unix program, I ran it on my workstations when I was doing my University assignments, as it helped me think. »

        Pour certains utilisateurs, dont celui qui a partagé son expérience et mis a disposition le site Xteddy.org, Xteddy a eu un impact bien au‑delà du divertissement : il a servi de soutien émotionnel et d’aide à la réflexion, apportant réconfort et motivation dans des périodes marquées par l’anxiété sociale ou les troubles paniques. Touché par l’influence positive de ce logiciel, cet utilisateur a pris contact et a ensuite créé le site xteddy.org, à la fois espace de témoignage personnel et lieu de mémoire pour la communauté.

        « I still get feedback at least once a year thanking me for what I’ve written here, so it > shall remain. I hope others find this interesting and helpful. »

        Son engagement s’inscrit également dans une démarche plus large de contribution au logiciel libre, puisqu’il participe activement à divers projets open source, prolongeant ainsi l’esprit collaboratif et de soutien qui entoure Xteddy.
        Aujourd’hui, bien que le site de l’auteur original ne soit plus accessible, l’héritage de ce programme se perpétue grâce aux nombreuses distributions

        xteddy

        XSnow

        La neige, avec son blanc immaculé et sa douceur fragile, a inspiré le poète coréen Kim Sowol dans son célèbre poème 눈 오는 저녁 (Snowy Evening). Comme lui, certains pensent à leur amour lointain en observant la neige tomber, tandis que d’autres n’ont pas eu la chance de voir le Père Noël. Cette neige qui s’éparpille au vent mais ne fond qu’au contact des flammes rappelle la fragilité et la profondeur du cœur humain. Aujourd’hui, même ceux qui n’ont pas la chance de contempler la neige réelle peuvent retrouver cette magie grâce à XSnow, un programme qui fait tomber la neige virtuelle sur le bureau, recréant une mini ambiance hivernale dans le silence d’un monde immobile. Sous le ciel pâle, les pensées s’immobilisent, lentes et blanches, tandis que la nuit écoute le pas léger de l’hiver, et que la neige continue de transformer le quotidien en souvenir poétique, et observer par intermittence le traineau du Père Noël defiler sur son ecran. Un classique qui ajoute une touche de fraîcheur aux sessions de travail.

        xsnow

        xsnow

        XPenguins : La Marche des Rêveurs Polaires

        Dans le paysage immaculé de votre écran, là où ne règnent que l'ordre et la logique, une troupe inattendue fait son apparition. XPenguins, œuvre de l'esprit créatif de Robin Hogan, est une douce folie, un souffle d'air vif des terres australes. Inspirés des graphismes espiègles du jeu Pingus, ces petits pingouins pixelisés arpentent l'impossible. Ils cheminent le long des précipices de vos fenêtres, se faufilent entre les barres de menus comme entre des séracs de glace, transformant votre bureau en un iceberg numérique où règne une joyeuse absurdité. Ils défilent, pattent, courts et déterminés, dans une marche tranquille et hypnotique, offrant un ballet burlesque contre la rigueur austère de l'interface. Mais leur magie ne s'arrête pas aux confins de votre moniteur. Avec un clin d’œil à XBill, il se poursuit dans le jeu Pingus.

        xpenguins

        Doggo

        Doggo est une IA de chien, développée en Python avec Pygame. Le chien se déplace aléatoirement sur l’écran, change de direction et d’état, et sa couleur de pelage varie de manière aléatoire. Les changements d’état suivent une chaîne de Markov. Ce projet est né de l’envie d’un collègue de l’auteur, qui ne pouvait pas avoir de chien, de créer un compagnon virtuel tout en explorant les chaînes de Markov.

        doggo

        Xroach

        Xroach est un jeu classique qui consiste à afficher des cafards répugnants sur votre fenêtre principale. Ces petites créatures se déplacent frénétiquement jusqu'à trouver une fenêtre sous laquelle se cacher. À chaque fois que vous déplacez ou réduisez une fenêtre, les cafards se précipitent à nouveau pour se mettre à l'abri.

        Xfishtank

        Un vieil étang (haïku)

        Un vieil étang
        Une grenouille saute
        Des sons d’eau

        Aussi bref que ce célèbre haïku de Matsuo Bashō, et rapide qu’un « plouf » dans l’étang, Xfishtank nous transporte directement devant un aquarium où l’on peut contempler la diversité de la faune et de la flore marines, comme on contemple le poème de Bashō.

        Xfishtank


        Les inutilitaires liés à l’actualité et à l’histoire de l’informatique

        Est-ce que Windows est un virus ? XBill

        Dans les années 1990, le procès USA Department of Justice (DOJ) vs Microsoft a largement dominé les médias, révélant au grand public les pratiques monopolistiques jugées déloyales de diffusion du système d’exploitation de la firme de Redmond sur les marchés mondiaux. L’accord conclu entre Microsoft et le DOJ n’ayant pas été respecté, de nouvelles poursuites ont été engagées. Ces événements ont nourri les réflexions des autorités européennes de la concurrence et préparé le terrain pour le futur procès contre Microsoft, qui interviendra plus tard, dans les années 2000, au sein de l’Union européenne.

        Le mini-jeu XBill, créé dans ces années 1990, illustre ces pratiques de diffusion de manière caricaturale et a suscité des réflexions humoristiques sur une question récurrente : Microsoft Windows n’est-il pas un virus finalement ?

        Ainsi, le livre PC GAGS, qui réunit les perles humoristiques de l’époque frappant les plateformes MS-DOS, Windows 3.1 et Windows 95, nous donne à voir cet état d’esprit décalé.

        “ Une rumeur persistante circule dans les milieux informatiques, selon laquelle Windows lui-même ne serait rien d’autre qu'un virus plus ou moins bien camouflé (leitmotiv : pour les uns, c’est un système d’exploitation, pour les autres, c’est le plus long virus du monde).

        Quelques spécialistes d’Internet ont examiné à la loupe cette théorie. Voici leurs conclusions :
        1. Les virus se répandent rapidement. Okay, Windows en fait autant
        2. Les virus consomment de précieuses ressources du système et ralen­tissent ainsi le travail de l’ordinateur. Okay, Windows fait la même chose.
        3. Les virus anéantissent parfois le disque dur. Okay, Windows est également connu par certains utilisateurs comme se livrant à ce genre d'exaction.
        4. Les virus sont souvent glissés dans un ensemble de programmes utiles sans que l’utilisateur le sache, ou bien sont transmis directement avec l’ordinateur. Okay, Windows se propage également de cette manière.
        5. Les virus sont parfois responsables de ce que l’utilisateur trouve son système trop lent et s’en achète un autre. Okay, cela arrive aussi avec Windows.
        Jusqu’ici, il semble bien que Windows soit effectivement un virus !

        Mais il existe trois différences fondamentales :
        1. Les virus fonctionnent sur presque tous les ordinateurs.
        2. Leur programmation est efficace et leur taille petite.
        3. Plus ils se développent, plus ils font des progrès.
        Windows ne satisfaisant pas à ces conditions de base, il faut se rendre l’évidence : Windows n’est pas un virus ! ”

        Dans ce contexte, XBill s’inspire de cette critique pour caricaturer la propension de Bill Gates à installer Windows partout. Cette caricature interactive montre, d’une part, le CEO de Microsoft, qui installe Windows sur tous les ordinateurs qu’il rencontre, et, d’autre part, Windows lui-même se répandre via les réseaux se multiplier à l’instar d’un virus informatique, infectant les ordinateurs et supprimant les autres systèmes d’exploitation et en s y installant confortablement à leurs places.

        xbill

        XLennart

        Une version dérivée de ce jeu, XLennart, reprend le concept pour caricaturer la controverse autour de Lennart et son init, en montrant son installation remplaçant tous les init des autres systèmes sur les machines Unix-like, poursuivant ainsi l’esprit satirique de XBill appliqué à l’univers des systèmes libres. (N.D.R. : pour éviter de nourrir les trolls, on constate l’existence de cet inutilitaire sans prendre position sur la question de fond.)

        xlennart

        xlennart

        X026 : l’héritage des cartes perforées Hollerith

        Bien avant les claviers et les écrans, l’informatique reposait sur des cartes perforées Hollerith, inventées à la fin du XIXᵉ siècle par Herman Hollerith. D’abord utilisées pour accélérer le recensement américain de 1890, elles sont devenues pendant des décennies le support central du stockage des données et des programmes. Dans les années 1950 à 1970, des machines comme le poinçon IBM 026 permettaient de transformer texte et chiffres en trous soigneusement alignés sur des cartes de 80 colonnes. Chaque caractère était codé en BCD-H, un système directement lisible par les ordinateurs de l’époque. Programmer en FORTRAN signifiait alors saisir chaque ligne sur une carte distincte : la moindre erreur impliquait de refaire la carte au format binaire BCD, ce qui imposait une grande rigueur. Le langage herita de ces syntaxes et exigeait ses règles strictes à cause du support physique : colonnes, indentation, numéros de lignes… bref, le code avait autant de contraintes que les joueurs de Tetris les plus acharnés !

        L’émulateur X026 redonne vie à cette pratique. En simulant fidèlement l’IBM 026, il permet d’expérimenter concrètement la lenteur, la précision et la discipline qu’exigeait la saisie des données à l’ère des cartes perforées. Plus qu’un simple outil, X026 est une plongée dans l’histoire de l’informatique.

        x026

        Xabacus

        Xabacus est un émulateur de boulier qui illustre les origines du calcul manuel. Il complète bien des inutilitaires comme X026 en experimentant avec ce qui existait avant même l’ère des cartes perforées. Il reproduit le fonctionnement d’un boulier (souvent de type chinois suanpan 算盤 ou japonais soroban 算盤(そろばん) .

        xabacus


        Assistant virtuel

        Les assistants virtuels sont des personnages qui sont l'équivalent humain ou anthropomorphe des animaux virtuels et qui ont soit une fonction esthétique, soit parfois une fonction anecdotique.

        Macopix

        MaCoPiX (Mascot Constructive Pilot for X) est l'application de mascottes ultime pour les systèmes UNIX et X Window. Vous pouvez y créer des petites créatures qui se posent sur vos fenêtres, des mascottes fixes qui s'installent confortablement sur votre bureau, et même des mascottes horloges pour vous tenir compagnie tout en affichant l'heure. De quoi rendre votre bureau un peu plus vivant et amusant !

        macopix

        XClock Cat

        Issu d’un imaginaire ancien du chat souriant, malicieux et légèrement surréaliste, popularisé dès 1865 par Lewis Carroll avec le Chat du Cheshire dans Alice au pays des merveilles, puis codifié visuellement par l’animation et le design américains des années 1920–1930 (grands yeux expressifs, sourire exagéré, animation souple de type rubber hose), cet archétype trouve une incarnation emblématique avec le Kit-Cat Klock au début des années 1930, célèbre horloge animée aux yeux roulants et à la queue oscillante, avant d’être réinterprété par Disney en 1951 dans Alice in Wonderland ; c’est dans cette continuité culturelle et graphique que s’inscrit Xclock catclock, une variante à base de motifs (motif-based) du programme xclock du X Window System, développée à la fin des années 1980 par des ingénieurs issus du MIT, de DEC, de BBN et de l’université de Berkeley, et remise en ligne sur GitHub à l’occasion du 30ᵉ anniversaire de X10 : cette version ajoute un mode animant yeux et queue à l’écran avec une option de suivi du tempo musical permettant de synchroniser les mouvements du chat avec la musique, Ce chat de Cheshire des temps moderne illustre la rencontre entre histoire de l’informatique, culture visuelle du cartoon et design ludique rétro.

        xclockcat

        Viguor : le Clippy qui agace… encore plus que Clippy

        Pour ceux qui ont connu la torture du traitement de texte Microsoft Word et de son assistant Clippy dans les années 90, Viguor, sur le ton de l’humour noir, permet de retrouver cette expérience frustrante… mais en pire. Cette caricature de l’assistant agaçant n’a qu’un seul objectif : vous faire sourire… ou doucement sombrer dans le désespoir numérique. Bien sûr, il vous demandera ironiquement de signer un impossible EULA/CLUF avant d’interagir avec lui.

        vigor

        KDE Amor

        Amor est une interface permettant de gérer des animations virtuelles sous KDE. Cette application permet d'interagir avec différents personnages de bureau, ajoutant un peu de vie et d’interactivité à l’environnement de travail. Le store KDE fournie de nouvelles versions en ligne

        Amor Config


        Les écrans de veille : XScreensaver

        Dans les temps anciens, lorsque les écrans affichaient une image fixe trop longtemps, ils pouvaient être endommagés par un phénomène appelé combustion interne du phosphore. Pour prévenir ce problème, des utilitaires appelés « économiseurs d'écran » ont été créés. Bien que cette fonction soit aujourd'hui obsolète, les écrans de veille sont devenus des artefacts artistiques en soi, souvent appréciés pour leur côté créatif. Aujourd'hui, tous les bons environnements de bureau en proposent, tandis que les mauvais ont tendance à les retirer de leur offre.

        Ainsi, malgré leur origine pratique, les économiseurs d’écran ont évolué et continuent d’offrir une valeur ajoutée au-delà de leur utilité initiale. C’est précisément dans ce contexte que XScreenSaver s'inscrit comme un exemple parfait de réinvention. En 2022, il a célébré son trentième anniversaire, prouvant qu'un bon logiciel peut traverser le temps et les générations. Lancé en 1992, il est rapidement devenu un incontournable pour les systèmes Linux et Unix utilisant le système de fenêtres X11. En plus de proposer une vaste collection d’économiseurs d’écran, XScreenSaver devient une sorte de musée de l’informatique montrant les screensaver les plus vieux (comme la boule rouge et blanche d’Amiga) jusqu’aux effets de demos récentes, offrant une rétrospective de ce qui s'est fait aux différents âges de l’informatique. En somme, XScreenSaver est bien plus qu’une simple collection d’écrans de veille : c’est une courte contemplation, rétrospective esthétique de l’évolution de l’informatique comme peinture animée.

        xscreensaver amiga

        xscreensaver


        Les inutilitaires de « Passage »

        Les inutilitaires suivants nous permettent de percevoir le passage, la spatialité et la transition entre les espaces et dimensions sous des angles multiples.

        Passage du pixel art au jeu poétique

        Poète symboliste influencé par Verlaine et Rimbaud, Antonio Machado privilégie la suggestion, le souffle du rythme et l’émotion intérieure plutôt que la description réaliste. Cette sensibilité se retrouve aussi dans Passage, qui n’est pas un simple jeu libre mais un jeu-art à forte dimension poétique. Comme dans la poésie symboliste, le sens n’est jamais donné explicitement : il se construit à travers des images simples, presque abstraites, et une atmosphère mélancolique. Le pixel art, volontairement épuré, agit comme un symbole, à l’image des paysages intérieurs de Machado, où le temps, le souvenir et le chemin de la vie sont suggérés plus que racontés. À la manière d’Antonio Machado, qui cherchaient à « faire sentir » plutôt qu’à expliquer, Passage invite le joueur à une expérience sensorielle et méditative, proche d’un poème visuel en mouvement.

        Divulgachage / Spoiler Alert / Des vidéos de spoiler de Passage existent sur YouTube, mais nous ne vous déconseillons de les regarder avant d’y jouer. Comme dans la poésie symboliste d’Antonio Machado, le sens de l’œuvre naît de l’expérience personnelle et de la découverte progressive. Regarder le jeu à l’avance enlèverait une grande partie de son impact émotionnel, car Passage repose sur la surprise, le temps vécu et l’interprétation intime. À l’image d’un poème que l’on doit lire et ressentir soi-même, ce jeu-art ne se comprend pleinement qu’en étant parcouru, pas observé de l’extérieur

        passage

        Du réalisme logiciel au réalisme magique… en labyrinthe

        XEarth, XMountains et XWorld

        Dans la cité-monde numérique, XEarth, XMountains et XWorld, véritables ancêtres de Google Earth et OpenStreetMap, incarnent une approche réaliste de l’exploration. XEarth reproduit la topographie et les climats d’une planète tangible, XMountains offre des chaînes de reliefs et de vallées à arpenter, et XWorld articule ces espaces en un réseau interconnecté reflétant un village global cohérent. Dans ces univers, la navigation est ordonnée et structurée : chaque élément a sa place, chaque espace peut être cartographié et compris, malgré leur grandeur presque infinie, rappelant la logique combinatoire finie mais immense décrite dans la Bibliothèque de Babel de Borges. Ces environnements offrent une immersion classique, vue extérieure, où l’utilisateur agit comme un arpenteur rationnel dans un monde cartographié et cohérent.

        xearth

        xmountain

        xworld

        FSV2 et GopherVR

        Dans FSV2 et GopherVR, chaque déplacement transforme l’espace en un labyrinthe vivant. En parcourant répertoires et sites, l’utilisateur croise des chemins qui se multiplient, se bifurquent et se recroisent, révélant des angles inattendus et des perspectives surprenantes à chaque pas. On ne se contente plus de « voir » : on ressent l’infini et l’ordre simultanément, chaque choix de parcours offrant un condensé d’informations et de points de vue au-delà de la perception 2D habituelle. Explorer ses fichiers dans FSV2 devient un acte poétique et intellectuel, presque rituel. GopherVR, quant à lui, transforme l’accès à la base de données en une exploration tridimensionnelle digne du Gibson dans le film Hackers

        fsv

        gophervr

        Pour ceux qui souhaitent une simulation du voyage dans le Gibson, XScreenSaver, cité précédemment, en offre cette expérience immersive. Comme dans La Demeure d’Astérion, chaque couloir, chaque recoin est à la fois familier et mystérieux, invitant l’utilisateur à se perdre pour mieux se retrouver, à savourer la surprise de chaque bifurcation et à redécouvrir l’ordinateur comme un espace à la fois tangible et imaginaire.

        Gibson xscreensaver

        fsv linux gibson

        Le voyage de Neko et la retraite de Kodo

        Réflexion sur les inutilitaires en tant qu’abandonwares libres et sur ceux sans équivalents libres

        Dans notre exploration des inutilitaires graphiques libres, nous avons remarqué un contraste frappant entre deux situations. Cela nous a conduits à une réflexion sur le rapport entre abandonware et logiciel libre, que nous appellerons « le voyage de Neko et la retraite de Kodo », comme un conte philosophique oriental illustrant certains paradoxes numériques.

        Le voyage de Neko

        neko

        Il hante nos écrans d’un pas de velours numérique, ce petit chat blanc échappé des brumes des années 80. Neko… Son nom, qui signifie simplement « chat » en japonais, est bien plus qu’un mot : c’est une présence tranquille dans le paysage froid de la machine. Ce félin graphique est né sur les NEC PC-9801 en 1988 par Naoshi Watanabe (若田部 直), un programme propriétaire mais doté d’une grâce qui franchirait les décennies. Il a été le compagnon discret de nos révolutions numériques, suivant la danse des curseurs à travers les âges du silicium. Son ballet est hypnotique : il poursuit le pointeur avec la grâce d’un félin mythique, s’arrête parfois pour une pause, s’enroule sur lui-même, et succombe à un sommeil paisible, un sphinx pixelisé attendant le prochain mouvement.

        • 1989 : Sur Macintosh, Neko devient un accessoire de bureau signé Kenji Gotoh, toujours propriétaire mais distribué gratuitement, avec ses fameuses animations de sommeil.

        • Années 90 : Il parcourt Windows 3.x (WNEKO et Neko Runs Free), IBM OS/2 et NEXTSTEP, restant à chaque fois propriétaire et distribué, mais non modifiable.

        • 1991 (System 7) : Sur Mac, la version System 7 permet de modifier le pointeur avec divers jouets pour chat, ajoutant un charme ludique aux interactions.

        • 1991 (Xneko) : Masayuki Koba (古場正行) réécrit Neko pour Unix/X11, lui donnant la liberté du code. Il devient alors un logiciel libre, partageable et modifiable.

        • Toujours em 1991 : Oneko par Tatsuya Kato transpose Xneko sur Linux et BSD, introduisant d’autres animaux. Son esprit libre pénètre les jardins de GNU/Linux

        • 1997 : Sur Amiga, Neko devient Ameko, adaptation freeware mais sans code source ouvert. Pas encore de port pour Aros. Fin des années 90, un port fermé existe pour BeOS (Replicat).

        • Des années 2000 à aujourd’hui : Neko continue de danser sur nos écrans, que ce soit dans Tux Paint. On le retrouve notamment avec Neko on Desktop (Mac, 2000), webneko en JavaScript (2004), Neko in Java (2010), une version tactile sur Arduino (2010), Neko x64 pour Windows (2010) et enfin sur Android via le repot libre F-Droid avec Aneko

        Ainsi, le voyage de Neko s’écrit des contrées privatives aux archipels du libre : un petit chat de pixels, doux fantôme du passé, qui rappelle que la magie réside parfois dans les choses les plus simples.
        Cependant, ce voyage soulève une question : combien d’autres fantômes numériques, d’inutilitaires propriétaires, sont restés prisonniers de leurs époques et de systèmes fermés, incapables de franchir le miroir ? De nombreux petits programmes sur Amiga, Atari ST,Amstrad CPC, OS/2, Acorn, Sinclair QL, Commodore 64, ZxSpectrum, MS-DOS, DR DOS Windows 3.1 Windows 95 et toutes les familles Unix proprietaires… ont disparu avec les systèmes d’exploitation qui les portaient, abandonnés à jamais.

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        La retraite de Kodo

        En parallèle, on trouve Kodo ou Kodometer, né libre mais ayant connu un retrait de parcours.Kodomètre était une application KDE qui mesurait la distance parcourue par le curseur de la souris sur le bureau. Son interface imitait un compteur kilométrique et permettait de suivre la distance totale ainsi que des trajets précis, en unités métriques ou américaines.À l’origine basé sur le programme VMS/Motif Xodometer de Mark H. Granoff, il a été porté vers KDE/C++ par Armen Nakashian, qui l’a découvert sur le bureau d’un collègue. L’application restait surtout ludique, permettant d’observer ses habitudes d’utilisation. Avec le temps, Kodomètre a été abandonné : il ne figurait plus dans les paquets KDE.

        Abandonware et logiciel libre : fragilité des inutilitaires

        Ainsi, certains inutilitaires propriétaires ont été définitivement abandonnés, tandis que d’autres, semblent glisser progressivement vers ce statut. D’autres encore n’ont jamais franchi « l’autre côté du miroir », à l’image du voyage de Neko, c’est-à-dire le passage d’un modèle propriétaire vers une version libre. Bien que cela n’altère pas leur valeur ludique, artistique ou philosophique, cela compromet leur avenir : privés de sources accessibles, ils perdent toute possibilité d’évolution et de renouvellement. Pour ceux qui ne sont pas passés de l’autre côté du miroir, l’émulation ou la virtualisation restent souvent les seuls moyens de les préserver de l’oubli. Toutefois, en tant qu’inutilitaires peu connus, ils risquent de disparaître lentement de la mémoire collective. L’approche préservation d’abandonware tente d’apporter une réponse, mais elle demeure contraignante : rares sont ceux qui installeront un système complet, en dual-boot ou en machine virtuelle, au seul fin de retrouver la poésie singulière de ces inutilitaires obscures. Dans le cas de la mise en retrait de Kodo, ou de l’abandonware dans le logiciel libre, Eric S. Raymond rappelait un principe fondamental :

        « When you lose interest in a program, your last duty to it is to hand it off to a competent successor. »

        Comme il le souligne dans The Cathedral and the Bazaar, la vitalité d’un logiciel dépend non seulement de l’engagement de ses créateurs initiaux, mais aussi de leur capacité à le transmettre à ceux qui sauront le faire vivre et évoluer.
        Cette dualité met en lumière la fragilité des « inutilitaires » numériques : les logiciels propriétaires abandonnés demeurent prisonniers de leur époque, tandis que certains logiciels libres sombrent également dans l’oubli faute de suivi ou de communauté active.

        Nous en arrivons désormais à Gource, afin de percevoir ce que représente une communauté vivante, participative et active : la face la plus connue du logiciel libre, celle que tous les community managers aspirent à montrer et que tous les participants souhaitent expérimenter, à l’inverse des logiciels abandonnés.

        Gource en guise de conclusion pour 2025 et de Passage en 2026

        Gource ou la danse du libre dans le village global contemporain

        En passant à la nouvelle année 2026, notre ère actuelle de la participation collaborative, portée par les projets libres et open source, Gource déploie l’histoire d’un projet logiciel comme un poème en mouvement : des points de lumière naissent, se rapprochent, se séparent, traçant dans l’obscurité la mémoire vivante du code. Chaque commit devient une bifurcation du temps, et l’écran se fait constellation où l’effort collectif palpite. À la manière d’Octavio Paz, cette visualisation n’explique pas : elle révèle. Elle suspend le regard entre le flux et la forme, entre l’instant et la durée, rappelant le mouvement circulaire de son texte Piedra de sol (1957), où le temps n’avance pas en ligne droite mais revient, se replie et se réinvente. De la même façon, Gource ne raconte pas le développement comme une simple succession de versions, mais comme un présent perpétuel où passé et devenir coexistent à l’écran.

        Chaque apparition de fichier ou de contributeur agit comme un « instant éclair », où le flux se condense et devient visible. La visualisation devient alors un espace de dialogue — entre individus, entre traces, entre silence et action — faisant écho à Blanco (1967), poème de l’espace et de la relation, ouvert à des lectures multiples, sans centre unique. Comme chez Paz, le sens ne naît pas de la juxtaposition de signes, mais de leur mise en relation.

        Cette pluralité en mouvement rejoint la vision cosmopolite de Himno entre ruinas, où les voix du monde se croisent sans se dissoudre. Gource matérialise cette dynamique en montrant le développement comme une constellation d’acteurs dispersés sur la planète, unis par un même espace symbolique. Ici, l’interconnexion n’est pas un simple outil technique : elle est la condition même de l’existence du projet. C’est en cela que Gource rejoint la pensée de Marshall McLuhan, pour qui le « village global » ne désigne pas une uniformisation du monde, mais une intensification des relations, où chaque geste local résonne immédiatement à l’échelle planétaire.

        Enfin, à l’image de Viento entero, où le présent se construit à partir de fragments hérités et réassemblés, Gource fait émerger une œuvre collective à partir de traces, de modifications successives, de strates de mémoire. Dans cette cité-monde interconnectée que McLuhan entrevoyait, la réflexion ne commence plus à partir d’un centre stable, mais du réseau lui-même. Gource en offre une figuration sensible : un village global de code et de lumière, où la création naît du passage, de l’échange et de la rencontre, et où l’interconnexion devient le point de départ de toute pensée commune.

        Chaque contribution devient un souffle, chaque fichier une étoile, et le code collectif se déploie comme un poème en mouvement, où passé et présent, technique et humain, local et global s’entrelacent. C’est ainsi que nous sommes invités à percevoir nos vies numériques au cœur de nos interactions et de nos commits au sein de ce projet planétaire.

        Ainsi, à travers Gource, l’esthétique du processus de collaboration globale propre au logiciel libre apporte une réponse concrète au questionnement du philosophe Byung-Chul Han (Pyŏng-ch’ŏl Han 한병전), qui déplorait la perte de profondeur au profit de surfaces lisses, brillantes et réflexives, mais fondamentalement creuses. Gource, par sa cartographie en constellations des processus collaboratifs du logiciel libre, démontre qu’il est possible d’évoluer au sein d’une constellation scintillante sans renoncer à la profondeur, celle-ci étant incarnée par le code source, l’historique des contributions et le processus open source d’élaboration collective du logiciel libre.

        Contrairement aux œuvres de Jeff Koons, dont la brillance tend à masquer le vide, la visualisation proposée par Gource repose sur un socle profond, multiple et participatif. La surface lumineuse n’y est jamais autonome : elle renvoie toujours à une réalité sous-jacente faite de travail, de temporalité, de négociations, et de coopérations. En ce sens, Gource peut être considéré comme un exemple paradigmatique d’un reflet brillant issu d’un modèle profondément structuré, à l’exact opposé de l’esthétique lisse et creuse dénoncée par Han.

        Par ailleurs, Gource incarne de manière exemplaire un espace de l’altérité, rendu visible par la contribution de chacun. Chaque contributeur y apporte sa perspective singulière, sa sensibilité propre et sa touche personnelle, participant ainsi à une œuvre collective en perpétuel devenir. Cette dynamique rejoint l’analyse d’Eric S. Raymond dans The Cathedral and the Bazaar, lorsqu’il souligne que « The next best thing to having good ideas is recognizing good ideas from your users », rappelant que la richesse du logiciel libre réside précisément dans la reconnaissance et l’intégration des apports de l’autre.

        Enfin, à l’instar des poèmes de Han Shan surgissant sur les rochers ou les murs, Gource fait apparaître un ciel constellé, où chaque contribution éclaire fugitivement la galaxie vivante du projet, révélant la fluidité d’un processus créatif libre et en mouvement.

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        Conclusion

        L’histoire des inutilitaires se déploie comme une poésie vivante, du calcul solitaire à l’intelligence collective. Sur son chemin, des instants inattendus surgissent : Xteddy, simple peluche virtuelle, montre que l’inutile peut étonner, émerveiller et tisser des liens, éveillant réflexion et imagination.

        Les communautés libres insufflent vie à ces créations, leur offrant la force de survivre, d’évoluer et de voyager librement de plateforme en plateforme, à l’instar de Neko.

        Dans un monde de codes et de réseaux, chaque contribution devient une étoile dans le « village global » de McLuhan, où frontières et distances s’effacent. Gource, FSV2 et GopherVR transforment l’exploration numérique en chorégraphie de lumière et de mémoire, révélant l’élan vivant et créatif des communautés du logiciel libre. L’informatique cesse alors d’être purement utilitaire : elle devient poésie, labyrinthe et voyage.

        Mais la survie d’un logiciel ne repose pas seulement sur l’ouverture de son code : elle exige transmission, engagement communautaire et capacité à évoluer. Nous espérons que de plus en plus d’abandonwares et d’inutilitaires suivront le voyage de Neko, passant de l’ombre à la lumière du libre, enrichissant sans cesse l’espace vivant du logiciel. Il est tout aussi crucial que les logiciels déjà libres ne soient pas abandonnés, afin que l’histoire de l’informatique continue de s’écrire dans une dynamique collective et créative, où chacun reste acteur de son informatique, à l’inverse des monopoles évoqués dans XBill.

        Et qu’un jour, nous puissions nous voir dans une de ces constellations cartographiques telle que Gource nous le montre, pour contempler, émerveillés, que dans cette poésie numérique, nous y avons tous participé.

        Bonne année 2026 !

        Pour aller plus loin ensemble en traineau

        Il existe peu de livres consacrés aux inutilitaires, car, comme le pensait IBM (à l’inverse, par exemple, de l’Amiga) et sous son influence sur le domaine, l’informatique était considérée comme une affaire sérieuse. Pourtant, certains ouvrages ont documenté et inspiré ces créations décalées et humoristiques, notamment :

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        Nouvelle année, vœux 2026, voyageons dans le temps

        En cette traditionnelle période de vœux lors du changement d’année, voyons ce qui devrait… changera… pourrait éventuellement changer ou non. Donc une nouvelle fois encore retour sur nos accomplissements passés et projection dans le futur, vers ce que nous aimerions voir plus sur notre site préféré et écouter plus dans notre podcast préféré.

        Bonne année 2026

        Quatre personnes se sont prêtées au jeu de cette dépêche, pas vraiment de vœux, mais un peu quand même. En vrac dans les accomplissements : retours d’expérience, accessibilité, rencontres, arkéologie, transmission, fiabilité, migration, vote électronique, technocritique, documentation et programmation. L’année qui vient, sur LinuxFr.org et Projets Libres, promet d’être fédérée, pérenne, humaine, sobre, excitante, écrite et écoutée, réutilisable, réparable et résiliente.

          Sommaire

          Benoît (Oumph) Sibaud

          Accomplissements, réalisations, progrès de l’année 2025

          Commençons par le serpent de mer de la réduction du retard côté adminsys pour LinuxFr.org : une plus grande partie des services est maintenant portée par une distribution récente (Debian Trixie), avec un mélange de conteneurs lxc et docker. Évidemment on passe toujours trop de temps à gérer du spam et des pénibles. J’ai eu l’occasion de rejouer avec des cartes DRAC pendant les incidents, d’écrire des comptes-rendus d’incident (ne jamais négliger leur importance) et de faire un peu plus de systemd.
          J’ai participé au stand et aux animations sur place lors de la conférence Open Source eXPerience Paris et c’était toujours agréable et remotivant de voir d’autres personnes de l’équipe, de notre lectorat, des libristes connus de longue date et des nouvelles personnes. Le 28 juin 2025, on fêtait les deux ans de la politique de minimisation des données et il ne s’est rien passé car la prochaine étape est en juin 2026 (les premiers comptes avec trois ans d’inactivité).

          Je suis satisfait d’une certaine fiabilité en termes de contenus publiés : les rétrospectives toutes les quinzaines, la traditionnelle dépêche d’appel aux dons, les non moins régulières assemblée générale et publication de bilan et célébration d’anniversaire ou un poisson d’avril.

          En dehors de contenus attendus, j’ai écrit sur les sujets liés à LinuxFr.org (OSI rejointe, incidents du 26 juin et du 26 août), sur des sujets qui m’intéressent (la maintenance, le vote électronique ou le jeu d’apprentissage SQLNoir), des sujets plus tristes (un décès parmi d’autres ou une fin de vie pour un projet), et publié quelques liens sur les licences, la sécurité, le vote électronique, l’Union européenne, les dons, la technocritique et le spam.

          Ce que je voudrais faire, apprendre ou approfondir en 2026

          Déjà dans les reports de 2024, je voudrais m’intéresser au Fediverse et à ActivityPub peut-être, et peut-être à Gemini (le protocole) ? Il y a des travaux en cours sur le service de partage sur les réseaux sociaux share. Par contre j’ai donné moins de conférences en 2024 pour LinuxFr.org et globalement assisté à moins d’événements : donc je réitère l’ambition 2025 de rencontrer plus régulièrement le lectorat ou les personnes contribuant au site ou des publics nouveaux, car c’est appréciable pour le moral et la motivation.

          Hum c’est malheureusement bon on peut garder tel que.

          Des contenus que je voudrais voir plus sur LinuxFr.org ou écouter plus dans le podcast Projets Libres (type de contenu, sujet, etc.)

          De manière générale, je suis toujours intéressé par plus de contenus sur LinuxFr.org (idéalement des dépêches). Mais plus précisément, en termes de sujet, j’aimerai encore et toujours plus d’articles la réparation, la maintenance et la réutilisation, sur la sobriété en informatique, sur la lutte contre la corruption, sur les sujets politiques autour du numérique et des données. Et bien sûr toujours plus de retours d’expérience, de sujets qui ne me viendraient pas à l’idée (sérendipité) et de sujets qui vous passionnent vous (partagez !). Pour Projets Libres, c’est un peu de la triche, j’ai accès à la préparation et j’ai déjà un premier aperçu de la richesse des sujets qui seront traités, mais je sais aussi qu’on compte sur vous pour aider à enrichir les émissions avec vos suggestions diverses et variées.

          Walid (Wawa) Nouh

          Accomplissements, réalisations, progrès de l’année 2025

          L’année 2025 a été chargée puisque 19 émissions ont été diffusées. Nous avons eu aussi l’occasion de parler dans des conférences et des meetups.
          Le podcast continue à gagner en visibilité et d’après nos statistiques OP3 (qui ne sont pas parfaites), pour la première fois deux épisodes ont dépassé les 2000 téléchargements dans le premier mois (Dégooglisons l’évaluation avec Framasoft, et le futur sera fédéré et auto-hébergé avec Elena Rossini).
          J’ai finalement trouvé le temps de poser des mots pour expliquer mon travail sur le podcast, résumé comme ceci : documenter, transmettre, apprendre.
          Bien entendu la grosse actualité de la fin d’année est le rapprochement avec LinuxFr, qui est une suite logique et aussi une reconnaissance de notre travail depuis 2023.
          Pour finir, nous avons eu l’occasion, à travers l’association LinuxFr, de donner des cours d’introduction au logiciel libre dans une école d’ingénieur (Florent Zara, Raphaël Semeteys, Jérôme Herledan et moi-même). Cela confirme mon idée que des prestations annexes sont un moyen intéressant de financer l’édition du podcast et de faire en sorte de ne pas avoir de publicité.

          Ce que je voudrais faire, apprendre ou approfondir en 2026

          Pour cette nouvelle année, Raphaël et moi avons fixé un thème, qui sera la ligne directrice de notre travail sur 2026 : pérennité et résilience.

          – Pérennité, car c’est un sujet qui nous tient à cœur, à travers les épisodes sur les fondations, ou sur les projets qui existent depuis un grand nombre d’années.
          – Résilience : c’est la suite logique de tous les épisodes qui traitent, entre autres du Fediverse, de l’auto-hébergement et de l’informatique responsable et c’est plus que jamais important vu l’actualité géopolitique actuelle.

          Mes souhaits vont sûrement évoluer courant de l’année, mais j’aimerais dans les semaines à venir commencer à tester des OS mobiles basés sur Linux (Ubuntu Touch et PostmarketOS pour commencer), afin de préparer de potentiels épisodes sur le sujet.
          J’aimerais aussi donner plus la parole à des personnes qui utilisent le libre (dans la lignée de l’épisode avec Elena Rossini).
          Bref, beaucoup d’idées, le backlog est d’actuellement une cinquantaine d’épisodes…

          Des contenus que je voudrais voir plus sur LinuxFr.org ou écouter plus dans le podcast Projets Libres (type de contenu, sujet, etc.)

          Je vais surtout passer plus de temps à relire du contenu déjà présent sur LinuxFr :)
          Comme annoncé lors de l’évènement AssocialClub au salon Open Source Experience, il y a toute une intégration du podcast dans et avec LinuxFr à imaginer, cela va être passionnant !

          vmagnin (Vincent)

          Accomplissements, réalisations, progrès de l’année 2025

          Côté accomplissements sur LinuxFr, je suis surtout content d’avoir fait œuvre arkéologique avec ma série automnale de cinq journaux consacrés aux Fiches Libres, au site antique GNULinews et aux Tuxeries (1, 2, 3). Cela a abouti à la modernisation des fiches par Ysabeau et de mon côté à la restauration des Tuxeries, plus de deux cents images et animations du dessinateur JC.

          Toujours à cheval entre passé et futur (donc dans le présent ?), j’ai publié ma dépêche n°7 sur le Fortran. La disparition du service non-libre Netvibes m’a forcé à migrer vers une Pétrolette libre. Et parmi les dépêches auxquelles j’ai contribué sensiblement, je me souviens surtout de Rendez-nous nos boutons !, un questionnement humoristique sur certaines évolutions techniques imposées parfois sans discernement.

          À part ça, en 2025 j’ai migré mes machines de travail d’Ubuntu vers Fedora. Probablement en partie pour retrouver un peu le piment qu’on ressentait à chaque version d’Ubuntu il y a 20 ans. Dans toute vraie passion, il y a apparemment une quête de l’excitation originelle que l’on essaie de retrouver décennie après décennie. Oui, j’essaie aussi de rejouer encore une fois l’excitation pré-adolescente de l’apprentissage de la programmation grâce à Rust. J’ai terminé de lire le livre Développez avec Rust (Dunod).

          Ce que je voudrais faire, apprendre ou approfondir en 2026

          Je suis loin de maîtriser les nouveaux concepts présentés dans ce très bon livre, mais j’ai au moins balayé l’essentiel et j’ai tout 2026, enfin j’espère, pour progresser en Rust. Et aussi avancer un peu dans quelques projets Fortran pro ou perso.

          Continuer à réfléchir sur l’IA et sur la poursuite de l’informatisation du monde. Avec en ce moment comme toile de fond la lecture de La Technique ou l’enjeu du siècle de Jacques Ellul (2ᵉ édition de 1960), qui se termine par : « […] nos plus intimes passions sont connues, publiées, analysées, utilisées. L’on y répond, l’on met à ma disposition exactement ce que j’attendais, et le suprême luxe de cette civilisation de la nécessité est de m’accorder le superflu d’une révolte stérile et d’un sourire consentant. » Après autant de lucidité, on verra si j’ai le courage de lire Le Système technicien (1977) qui se termine par : « L’homme qui aujourd’hui se sert de la technique est de ce fait même celui qui la sert. Et réciproquement seul l’homme qui sert la technique est vraiment apte à se servir d’elle. » Pas glop !

          Bon, ça ne m’empêchera pas d’écouter des podcasts Projets Libres / LinuxFr.org. Et ne soyons pas sombre puisque 2026 est un nombre heureux (voir le site OEIS pour plus de propriétés de 2026).

          Des contenus que je voudrais voir plus sur LinuxFr.org ou écouter plus dans le podcast Projets Libres (type de contenu, sujet, etc.)

          Monomanie technicienne : des trucs sur Rust :-)

          Ysabeau

          Accomplissements, réalisations, progrès de l’année 2025

          Une année moins productive que les précédentes sur le plan informatique, quoique ! En avril un tutoriel sur Mastodon, les balises Alt et deux ou trois autres trucs qui fait partie de ce que je voulais approfondir : l’accessibilité des textes. Par contrecoup, pour mes sites j’essaie d’avoir aussi des images et documents mieux présentés.

          Sinon pour LinuxFr : la dépêche sur Delphine Demange et les compilateurs m’a donné, enfin, l’occasion d’en savoir plus (de découvrir en fait) sur les compilateurs et les commentaires, dont j’ai vraiment apprécié la qualité, de résoudre un mystère vieux de 2020. Avec celle sur la sortie d’Unicode 17 j’ai approfondi ma connaissance des systèmes d’écriture et de ce qui est nécessaire pour qu’il puisse figurer dans le registre Unicode. L’histoire de la convention du mètre et de l’ODF a été aussi un genre d’épopée en ce qui me concerne puisque j’ai profité de l’occasion pour « epubifier » un document complexe avec formules de mathématiques et autres joyeusetés, Le Système métrique décimal. Sa création en France. Son évolution. Ses progrès. Et, évidemment, les fiches libres, que je dois continuer à revoir, ont été sources d’enseignements, j’aime bien l’idée du travail arkéologique. Par contre, j’ai laissé le Transimpressux en jachères.

          Si j’ai relativement peu écrit, j’ai beaucoup tricoté, des bérets, notamment, sur la base d’une méthode que j’ai mise en ligne et qui a réclamé quasiment l’entièreté de mes capacités mathématiques (pas grand-chose). Et en fait, j’aurais pu faire plus simple… Et puis j’ai fait du Banksy.

          Deux versions du marque-page la petite fille au ballon ou les petites filles couleur chocolat tiennent un ballon dans leur main, l’un est en robe rose l’autre en robe jaune
          Marque-pages la petite fille au ballon inspirés de celle de Banksy même si, au final, le résultat est très différent.

          Ce que je voudrais faire, apprendre ou approfondir en 2026

          L’accessibilité, encore et toujours, écrire un ou des tutoriels sur le sujet. Utiliser plus ou mieux Draw pour faire des modèles de jouets de papier. Et, oui, j’ai encore à apprendre sur l’EPUB, et Inkscape. Oh, et continuer des dépêches de la série Transimpressux, il faut vraiment que j’écrive sur l’Unicode dans ce cadre.

          Des contenus que je voudrais voir plus sur LinuxFr.org ou écouter plus dans le podcast Projets Libres (type de contenu, sujet, etc.)

          Des contenus sur l’accessibilité, la réparabilité, le bricolage informatique comme celles du dernier journal de Sébastien Rohaut ou celui d’Ecran Plat sur les clés USB-C lentes. Et aussi plus de contenus sur l’histoire de l’informatique et des logiciels et de l’arkéologique.

          Pour finir

          Nous vous souhaitons tout de même la meilleure année possible (on oscille entre excellence optimisée et résilience robuste ainsi que pérennité soutenable et humour drolatique). Et, bien évidemment, n’hésitez pas à « continuer » cette dépêche dans les commentaires.

          Et un merci à toutes celles et ceux qui font de LinuxFr.org un site enrichi en sérendipité et surprises et de Projets Libres un podcast nimbé de découvertes et bienveillance.

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          Lettre d'information XMPP de novembre 2025

          N. D. T. — Ceci est une traduction de la lettre d’information publiée régulièrement par l’équipe de communication de la XSF, essayant de conserver les tournures de phrase et l’esprit de l’original. Elle est réalisée et publiée conjointement sur les sites XMPP.org et LinuxFr.org selon une procédure définie.

          Bannière de la lettre d'information XMPP

          Bienvenue dans la lettre d'information XMPP, ravi de vous retrouver ! Ce numéro couvre le mois de novembre 2025.

          Comme tout autre projet accompli par la XSF, cette lettre d'information est le résultat du travail volontaire de ces membres et des personnes y contribuant. Si vous êtes satisfait des services et logiciels que vous utilisez peut-être, n'hésitez pas à dire merci ou aider ces projets.

          Vous souhaitez contribuer à l'équipe de communication de la XSF ? Lisez en bas de page.

            Sommaire

            Annonces de la XSF

            Sommet XMPP 28 & FOSDEM 2026

            La XSF planifie le Sommet XMPP 28, qui aura lieu les jeudi 29 et vendredi 30 janvier 2026, à Bruxelles. À la suite du Sommet, la XSF prévoit également d'être présente au FOSDEM 2026, qui auront lieu les samedi 31 janvier et dimanche 1er février 2026. Tous les détails sont disponibles sur notre wiki. Merci de vous enregistrer maintenant si vous prévoyez de participer, cela nous aide pour l'organisation. Cet évènement est naturellement ouvert à toutes les personnes qui sont intéressées pour participer. Faites passer le mot autour de vous !

            Articles XMPP

            XMPP et ActivityPub : 2 approches différentes

            Nouvelles des logiciels XMPP

            Clients et Applications XMPP

            • Dino a publié la version 0.5.1 de son client de discussion moderne et open-source pour le bureau. Il se concentre sur la fourniture d'une expérience Jabber/XMPP épurée et fiable, en gardant à l'esprit votre vie privée.
            • Gajim a publié la version 2.4.0 de son app gratuite et bourrée de fonctionalités pour XMPP. Cette publication apporte les marqueurs de lecture dans les salons, l'amélioration du transfert de fichier, plus de détails sur votre compte, et un grand nombre de petites modifications et corrections de bogues. Merci pour toutes vos contributions ! Vous pouvez voir le changelog pour tous les détails.

            Gajim : votre profile sur la page des comptes

            • Monal a publié sa version 6.4.14 pour iOS et macOS.
            • Monocles a publié sa version 2.0.17 de son client de discussion pour Android. Cette mise à jour apporte certaines corrections telles que des icones de confirmations mieux visibles, la mise à jour et ajout du filtre de la bibliothèque de photos, la correction du menu d'édition photo débordant sur la barre de statut, le paramètre pour toujours utiliser les relais, et l'amélioration de la logique de suppression d'extension, parmi bien d'autres. Prenez connaissance du changelog pour tous les détails !
            • Movim a publié sa version 0.32, nom de code 'Wilk', et sa version 0.32.1 ayant immédiatement suivi. C'est probablement une des plus grosses publication jamais réalisée par le projet. Elle inclut un grand nombre de corrections et des nouvelles fonctionnalités dans 3 domaines principaux proposés par Movim : messageire intantanée, réseautage, vidéoconférence. Jettez un oeil au communiqué de publication officiel et plongez directement dans les apports excitants de cette publication !

            Movim : Partager, liker, et commenter les articles plus facilement

            Serveurs XMPP

            Snikket Server - November 2025 release : C'est prêt ! Nous avons été occupés par la préparation d'une nouvelle publication du logiciel serveur Snikket pour vous faire plaisir. Bien que cette publication n'est pas vraiment étoffée en nouvelles fonctionnalités visibles, un grand nombre de modifications internes et améliorations ont été intégrées dans cette publication pour accroitre la fiabilité et ouvrir la voie à de futurs projets.

            Bibliothèques et outils XMPP

            • python-nbxmpp, une bibliothèque Python qui permet aux applications Python d'utiliser le réseau XMPP, a été publiée en version 6.4.0. L'ensemble des détails est disponible dans le changelog.
            • QXmpp, une bibliothèque serveur et client XMPP multi-plateforme en C++, a été publiée en version 1.12.0. L'ensemble des détails est disponible dans le changelog.
            • slidge-whatsapp, la passerelle WhatsApp vers XMPP basée sur Slidge et whatsmeow, a été publiée en version 0.3.8.
            • Smack, une bibliothèque pour Android et Java, modulaire, portable et facile à utiliser pour des clients XMPP, a été publiée en version 4.5.0 RC1. Merci de tester cette proposition de publication dans vos étapes d'intéragration et rapporter tout problème que vous pourriez rencontrer. Plus il y a de gens testant activement les propositions de publication, moins il restera de problèmes dans la publication finale.
            • xmpp.js, une bibliothèque JavaScript pour XMPP, a été publiée en version 0.14.0. Cette publication apporte une gestion de la connexion plus rapide et plus fiable grace à l'implémentation complète de Stream Management, SASL2, Bind 2 et FAST. Une autre évolution importante est le retrait de toutes les dépendances tierces. L'ensemble des détails est disponible dans le changelog.

            Extensions et spécifications

            La XMPP Standards Foundation développe des extensions à XMPP dans sa série de XEP en plus des RFC XMPP. Des développeuses, développeurs et autres personnes expertes en normes du monde entier collaborent à ces extensions, élaborant de nouvelles spécifications pour les pratiques émergentes et affinant les méthodes existantes. Proposées par n'importe qui, celles qui remportent le plus de succès finissent par être classées comme finales ou actives, selon leur type, tandis que les autres sont soigneusement archivées comme différées. Ce cycle de vie est décrit dans la XEP-0001, qui contient les définitions formelles et canoniques des types, des états et des processus. Vous pouvez en savoir plus sur le processus de normalisation ici. La communication autour des normes et des extensions se fait via la liste de diffusion des normes (archives en ligne).

            Extensions proposées

            Le processus de développement d'une XEP commence par la rédaction d'une idée et sa soumission à l'éditeur XMPP. Dans un délai de deux semaines, le Conseil décide d'accepter ou non cette proposition en tant que XEP expérimentale.

            • Pas de XEPs proposées ce mois-ci.

            Nouvelles extensions

            • Version 0.1.0 de XEP-0507 (Jingle Content Category)
              • Passée à Experimental par vote du Conseil (dg)

            Extensions déférées

            Si une XEP expérimentale n’est pas mise à jour pendant plus de douze mois, elle sera retirée de la catégorie Expérimentale pour être classée comme Déférée. Si une mise à jour intervient, la XEP sera replacée dans la catégorie Expérimentale.

            • Aucune XEP déférée ce mois-ci.

            Extensions mises à jour

            • Version 1.30.0 de XEP-0060 (Publish-Subscribe)
            • Version 0.5 de XEP-0440 (SASL Channel-Binding Type)
              • Gère une possible attaque de l'homme du milieu en rendant la connexion tls-server-end-point comme devant être impérativement implémentée
              • Retire l'intégralité de la section 'Interaction with SASL mechanisms' en la remplacant par 'Business Rules'
              • Amélioration de la section 'Security Considerations'
              • Mises en formes éditoriales mineures
              • Ajout de Thilo Molitor en tant qu'auteur (tm)
            • Version 0.5.0 de XEP-0474 (SASL SCRAM Downgrade)
              • Ajout d'un 'Business Rules' décrivant le comportement du client
              • Make clear that PLAIN still has to be pinned away, if not disabled entirely (tm)
            • Version 0.2.0 de XEP-0492 (Chat notification settings)
              • Amélioration de la spec pour tirer profit du registre du Service Discovery Identities
              • Corrige le schéma XML
              • Déplace l'élément <advanced/> dans l'élément de paramètre de notification
              • Retrait de l'espace de nom (tm)

            Dernier appel

            Les derniers appels sont lancés une fois que tout le monde semble satisfait de l'état actuel d'une XEP. Une fois que le Conseil a décidé que la XEP semble prête, l'Éditeur XMPP émet un dernier appel pour recueillir des commentaires. Les commentaires recueillis lors du dernier appel peuvent aider à améliorer la XEP avant de le renvoyer au Conseil pour qu'il passe à l'état Stable.

            • Pas de Dernier Appel ce mois-ci.

            Extensions stables

            • Version 1.0.0 de XEP-0485 (PubSub Server Information)
              • Passé à Stable par décision du vote du Conseil le 11/11/2025 (XEP Editor(dg))

            Extensions dépréciées

            • Aucune XEP n’a été dépréciée ce mois-ci.

            Extensions rejetées

            • Aucune XEP n’a été rejetée ce mois-ci.

            Salons publics XMPP

            De nouveaux salons et canaux publics sont créés quotidiennement sur le réseau XMPP. Si vous êtes à la recherche de nouvelles discussions intéressantes auxquelles vous joindre, n'hésitez pas à consulter le moteur de recherche de canaux publics pour trouver des groupes ou des communautés qui partagent vos centres d'intérêts !

            • Si vous souhaitez obtenir la liste de tous les canaux, vous pouvez la trouver ici.
            • Si vous vous intéressez à un sujet en particulier, effectuez une recherche par tag !
            • Si vous souhaitez uniquement répertorier les salons dans une langue particulière, ajoutez simplement « lang:xx » dans le champ de recherche, comme dans cet exemple pour la langue espagnole. Veillez simplement à remplacer « es » par la langue souhaitée (par exemple « lang:fr », « lang:de », « lang:pt », etc.).

            Partagez les nouvelles

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            Vous recherchez des offres d'emploi ou souhaitez engager un consultant professionnel pour votre projet XMPP ? Consultez notre tableau d'affichage des offres d'emploi XMPP.

            Contributions et traductions de la lettre d'information

            Il s'agit d'un effort communautaire, et nous tenons à remercier les traductrices et traducteurs pour leur contribution.
            Les bénévoles et les nouvelles langues sont les bienvenues !
            Les traductions de la lettre d'information XMPP seront publiées ici (avec un certain retard) :

            Contributions à la lettre d'information de ce mois-ci :
            emus, cal0pteryx, edhelas, Gonzalo Raúl Nemmi, Ludovic Bocquet, Sonny Piers, XSF iTeam

            Contributions à la traduction :

            • Français : Adrien Bourmault (neox), alkino, anubis, Arkem, Benoît Sibaud, mathieui, nyco, Pierre Jarillon, Ppjet6, Ysabeau
            • Allemand : Millesimus
            • Italien : nicola
            • Portugais : Paulo

            Aidez-nous à créer la lettre d'information

            Cette lettre d'information XMPP est produite en collaboration avec la communauté XMPP. Chaque numéro mensuel est rédigé dans ce simple pad. À la fin de chaque mois, le contenu du pad est fusionné dans le dépôt GitHub de la XSF. Nous sommes toujours ravis d'accueillir de nouvelles personnes contributrices. N'hésitez pas à rejoindre la discussion dans notre groupe de discussion Comm-Team (MUC) et à nous aider ainsi à poursuivre cet effort communautaire. Vous avez un projet et souhaitez le faire connaître ? N'hésitez pas à partager vos actualités ou événements ici, et à les promouvoir auprès d'un large public.

            Tâches que nous effectuons régulièrement :

            • collecte d'actualités dans l'univers XMPP
            • résumés courts d'actualités et d'événements
            • résumé de la communication mensuelle sur les extensions (XEP)
            • révision du projet de lettre d'information
            • préparation d'images pour les médias
            • traductions
            • communication via les comptes des médias

            Hébergement fiscal de projets par la XSF

            La XSF propose un hébergement fiscal pour les projets XMPP. Veuillez postuler via Open Collective. Pour plus d'informations, consultez l'article de blog annonçant cette initiative. Projets actuels que vous pouvez soutenir :

            Licence

            Cette lettre d'information est publiée sous licence CC BY-SA.

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            Lancement de la Journée d'Indépendance Numérique (DI-DAY) suite au 39c3

            Beaucoup de nos services numériques du quotidien sont propulsés en partie voire entièrement par les GAFAM. Les risques de cette dépendance s'illustrent de plus en plus fréquemment dans l'actualité : représailles envers l'ex-Commissaire européen Thierry Breton et des ONG luttant contre la désinformation en ligne, clôture de la boite de courriel du procureur de la Cour Pénale Internationale, …

            Ces vulnérabilités mettent en danger le fonctionnement des démocraties européennes.

            On peut être tenté d'attendre une nouvelle législation européenne, cependant le carburant de ces plateformes est en premier lieu nos données personnelles : quitter ces plateformes réduit à la fois notre exposition personnelle et notre contribution collective à ce système néfaste.

            C'est le sens de l'appel lancé à Hambourg lors du 39ème CCC : le 4 janvier (puis chaque 1er dimanche du mois), faites migrer vos connaissances d'une des plateformes et faites le savoir en utilisant les mots clés #DiDay ou #iDidIt sur le Fediverse.

            Cet appel est soutenu notamment par Wikimedia, Nextcloud et Mastodon, et l'information a été relayée par la 1ère chaîne de TV allemande. Espérons que des acteurs de l'espace francophone s'y joignent rapidement !

            Linux est bien sûr une des alternatives, dont la progression est en bonne voie « grâce » à Microsoft (mouvement qui s'inscrit parfaitement dans les initiatives existantes Adieu Windows ou End Of 10). Mais l'initiative concernent tous les services dépendants de ces plateformes toxiques : messageries instantanées, stockage en ligne, librairies en lignes, … dont la gratuité ou les prix au rabais reposent sur l'exploitation de nos données personnelles.

            Le succès dépend donc de vous qui lisez cet article, et des relais « physiques » qui pourront accompagner ces migrations : cafés réparation, GULLs, librairies physiques, bibliothèques, … mois après mois !

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            LOTemplate nouvelle version 2.2

            LOTemplate est un générateur de documents sous licence AGPL v3 qui permet de générer des documents (ODT, DOCX, ODS, XLSX, PDF, …) à partir d'un document modèle avec des variables et d'un fichier json pour les données.
            Logo LOTemplate

            Comment faire faire à LibreOffice (headless, sans interface graphique) ce que l’on ne peut pas faire avec LibreOffice (GUI, avec interface graphique) ?

            Et comme c’est Noël nous avons ajouté un meilleur système de log en cadeau.

            Dans la version 2.2 de LOTemplate, nous avons ajouté la possibilité d’exporter des PDF en y ajoutant un filigrane de son choix avec comme paramètres :

            • Texte de filigrane
            • Couleur de filigrane
            • Police
            • Taille de police
            • Le nombre de répétition sur la page

            Pour cela, nous utilisons l’API uno de LibreOffice, qui expose plus de paramètres que l’interface graphique de LibreOffice. En effet, si l’on cherche a faire cela dans l’interface graphique de LibreOffice, on ne peut choisir que le texte. Le filigrane apparaît ensuite en vert et à la verticale.

            Options PDF

            Exemple d’un export moche

            Mais en cherchant dans l’aide de LibreOffice, on trouve sur la page d’aide de l’outil d’export PDF en ligne de commande qu’il existe les options suivantes :

            • Watermark
            • WatermarkColor
            • WatermarkFontHeight
            • WatermarkRotateAngle
            • WatermarkFontName
            • TiledWatermark

            C’est donc possible, LibreOffice peut le faire mais uniquement avec l’API uno. Pour faire court, rien ne l’indique dans la doc de l’API uno. Toutefois on retrouve cette page (EN) en date de décembre 2022 qui explique l’amélioration qui permet cela.

            En suivant un des liens de la page on arrive à cette page (EN).

            Et là on peut lire : Fix the problem by only adding the option at an UNO API level for now, this relaxes the hardcoded color without cluttering the UI.

            Super, c’est possible !

            Ce ne sont que des propriétés de l’export PDF. La solution a donc été simple à implémenter, avec un peu de recherche.

            En résumé, savoir chercher sur internet et lire la doc reste encore utile !

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            Un numéro 9 du Lama qui se déchaine un peu plus

            Un nouveau numéro du Lama déchainé sort ce mercredi comme chaque semaine depuis deux mois. Celui-ci est un peu spécial, car totalement réorganisé en dernières minutes. N’ayant pas de plume invitée, une plume s’est infiltrée, modifiant la thématique du numéro.

            Alternative à OBS studio ?

            Il faut savoir que l’organisation de la campagne du Lama déchainé se fait sur la liste de discussion du groupe de travail sensibilisation de l’April. Quand lundi matin, à la place de la réunion hebdomadaire, j’ai lancé un appel à l’aide, nombreuses sont les personnes à avoir répondu présentes. La gazette s’est complétée au fur et à mesure des textes principaux en une demie journée ! (sauf l’écho des assos qui était déjà prêt).

            Donc dans ce numéro 9 intitulé « le libre a gagné » vous retrouverez comme chaque semaine :

            • l’édito de la victoire écrit par Gee, tout comme le dessin humoristique découvert plus haut ;
            • une actu brûlante: l’émission de l'April Libre à vous! a reçu le prix spécial du jury des «Acteurs du Libre» lors du salon OpenSource Expérience ce mercredi 10 décembre 2025. Et que l’ambiance lors de la remise a perturbé ma mémoire (auto-dénonciation) vive les bénévoles du site internet et des musiques, na ! ;
            • une idée à déconstruire proposée par Étienne Gonnu, un salarié de l’association ;
            • Laurent Costy, vice-président de l’April, s’est confié à nos journalistes dans la parole de bénévoles ;
            • La chronique de Libre à vous! mise en avant cette semaine est « Les transcriptions qui redonnent le goût de la lecture » ;
            • Les chiffres de la semaine sont 549 (ou plus précisément 282+64+117+12+14+60) ;
            • L’écho des assos a été confié à l’ALDIL ;
            • Frédéric Couchet, un des co-fondateurs de l’April, a glissé dans sa plume infiltrée sa manière de laisser de la place ;
            • une photo de notre fameux lama tatoué et vernis sur un fairphone, si si ! ;
            • un courrier des lecteurices encore pris dans LinuxFr !

            Sans oublier le logiciel Androïd choisi par Michael, la dernière distribution libre, l'ineptia, le Lama Photonique Interpellant et les mots croisés.

            Lama avec logo de l'April et le texte Quand April fachée, April toujours faire ainsi

            Ce numéro de la gazette est le dernier numéro qui regroupe toutes les rubriques. Le prochain numéro sera un numéro bonus, spécial Noël…

            Plus que 7 jours avant que je ne menace le lama des pires sévices s’il n'atteint pas les 30 000€ de la frise.
            Plus que 15 jours pour adhérer ou faire un don à l’April.

            Merci de votre lecture, de vos commentaires, de vos nombreux relais sur les réseaux sociaux ou ailleurs et, bien sûr, de votre futur soutien !

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            Une rare interview/video de Linus Torvalds : Building the PERFECT Linux PC with Linus Torvalds

            Linus Torvalds est invité dans cette toute récente vidéo sur la chaîne Linus Tech Tips. La vidéo dure presque une heure, ce qui est inhabituellement long pour cette chaîne, et permet de laisser s'exprimer un Linus Torvalds invité. Torvalds s'exprime sur de nombreux sujets tout en regardant un PC « idéal » être monté pour lui et ses travaux sur le noyau Linux.

            Il discute du Libre, Gaming, Linux, Git, A.I., de son travail, dans une atmosphère bon enfant et avec un humour mordant.

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            Blender 5.0 est de sortie

            La version 5.0 de Blender vient de sortir ce 18 novembre 2025. Blender est un logiciel de modélisation, animation, montage, et de rendu en 3D. Il est distribué sous licence GPL depuis 2002.

            Sommaire

            Même si la rétrocompatibilité est cassée sur certaines fonctionnalités, cette sortie est plus — en dehors de la correction de bugs — une amélioration de « qualité de vie » pour les usagers, car elle combine et utilise des concepts déjà implémentés dans la version 4.5 LTS.
            C’est pourquoi cette dépêche couvrira aussi certains aspects de la version précédente (plus certaines notes personnelles).

            Vu que Blender est une sorte de monstre à tout faire (et à rien faire aussi…), bourré de termes internes à sa logique, j’ai préparé un petit lexique qui vous évitera de vous endormir (j’espère !) pendant la lecture.

            Note 1: Les nouveautés sont classées de façon subjective, et donc certaines sont passées à la trappe, pour plus de détails, voir ici.

            Note 2: Suite a une question dans la zone de rédaction sur la compatibilité des Addons (greffons) et des Extensions, la responsabilité incombe aux développeurs des Addons d’assurer la compatibilité entre versions, ce qui redescend sur les utilisateurs évidemment… Les développeurs peuvent consulter cette page et les utilisateurs (des extensions) peuvent se référer à ce site dans les changelogs.

            Lexique préliminaire

            Shaders ou pour les anglophobes, des nuanceurs permettent de donner une apparence à une surface dans un environnement 3D. Sur Wikipédia en plus exhaustif.
            Exemple:
            shader metal

            Les Modificateurs sont des fonctions internes qui modifient un objet de façon non destructive et peuvent être empilés de façon logique (ex : suivre une courbe, lisser, cloner en pavage, etc.) en s’appliquant les uns à la suite des autres.

            Les Geonodes sont un langage de programmation visuel dont l’interface est héritée de celle des shaders. Ils permettent de manipuler la géométrie d’un objet de façon non destructive en accédant à l’API de Blender via des entrées/sorties appelés nœuds. On peut les animer et en configurer l’entrée / sortie (menus, curseurs, boîte de saisie, interface graphique) pour une utilisation plus facile. Ils sont considérés en interne comme des Modificateurs.
            Exemple (cônes instanciés sur sphères instanciées sur plan):
            geonode exemple

            Les Assets sont des bibliothèques d’objets Blender qu’on peut créer et enregistrer pour une utilisation future. Ils s’intègrent à une « scène » par simple cliquer-glisser.

            Le VSE est un éditeur de séquence vidéo, comme Kdenlive (mais avec beaucoup moins de fonctionnalités). L’avantage de l’utiliser dans Blender est son intégration au système de « scènes » du logiciel.

            Le Compositeur permet de modifier un rendu en direct dans la scène 3D, avec des effets que l’on trouve dans la plupart des logiciels de retouche d’image (GIMP, ImageMagick, etc.). Évidemment cela ne s’applique que sur un rendu Blender et donc ne remplace pas les logiciels précédemment cités.
            Exemple : simple passe Hue Saturation Value (HSV)
            compositor passe hsv

            Le Grease Pencil, ou crayon gras, permet de dessiner en vectoriel directement dans la fenêtre de visualisation sur des objets ou des surfaces. Ces tracés sont également des objets 3D manipulables, mais sont « plaqués » dans la perspective de la caméra.
            Exemple (ceci n’est pas un shader avec une image mais un objet Grease Pencil):
            grease pencil exemple


            Assets

            La possibilité de faire ses propres bibliothèques (objets, nœuds, shaders, etc.) a été facilitée : Une scène peut être marquée comme « asset » avec une prévisualisation à créer à partir de la vue caméra et automatiquement importée.
            Les assets peuvent être partagés en tant que fichier .blend en suivant un certain protocole.


            Compositeur et gestion des couleurs

            Déjà présent dans la 4.5
            Ajout des textures procédurales issues de l’éditeur de shader (Briques, Damier, Bruit, etc.).
            D'autres nœuds du compositeur deviennent obsolètes, le compositeur se rapprochant de plus en plus de l’éditeur de shader dans ses fonctionnalités, ce qui amène à…
            Nouveau dans 5.0
            Le compositeur possède maintenant ses propres blocs de données ; ce qui veut dire que les compositions peuvent être portées d’un fichier à l’autre et également être enregistrées en tant qu’assets.
            Plusieurs assets sont fournis à titre d’exemple dans cette sortie (vignette, grain, aberration chromatique, etc.)

            Plus

            • Le nœud « distorsion de lentille » gère maintenant la transparence.
            • Nouveau nœud « Pavage Radial »
            • Ajout de la gestion de couleur ACES 2.0

            L’éditeur de séquence vidéo (VSE)

            Le chapitre précédent implique également qu’on puisse maintenant travailler directement avec le compositeur dans le VSE, ce qui ouvre la voie pour de la post-production en « temps réel ».
            Ainsi, le nouveau modificateur « Compositeur » permet à une grande partie des nœuds du compositeur de s’appliquer aux séquences individuelles du VSE.
            Un exemple vidéo: disponible ici.
            Note perso :
            J’avais l’habitude d’exporter des séquences images rendues avec Blender, puis pré-travaillées avec G'MIC ou GIMP pour les superposer en alpha sur un autre canal du VSE. Maintenant je peux m’en passer, tout du moins pour les opérations simples ; pour les autres, plus complexes ces deux outils me restent indispensables (faut pas abuser, le Compositeur n’est pas la panacée pour moi et à vrai dire, ça a tendance à faire exploser les temps de calcul sur certaines opérations).


            GeoNodes (nœuds de géométrie)

            Des nœuds déjà disponibles dans la 4.5 sont :

            • « Repeat Zone » permet de répéter un groupe de nœuds X fois dans la zone concernée.
            • « Simulation Zone » permet de répéter un groupe de nœuds pour chaque frame dans la zone concernée.

            Nouveau dans la 5.0 :
            Ajout du nœud « Bunddles » qui permet de stocker des valeurs dans un dictionnaire, de combiner des dictionnaires et de les séparer. Très utile pour rendre ses compositions plus lisibles et réutilisables.
            Les GeoNodes deviennent également plus modulaires avec la notion de « Closures », en fait « juste » des groupes de nœuds que l’on peut transformer en fonctions génériques réutilisables.
            Une explication plus détaillée est dispo dans le blog des développeurs.

            Plus

            • Toute une nouvelle série de nœuds pouvant manipuler les volumes.
            • Nouveau nœud « Pavage Radial ».

            Certains GeoNodes font leur apparition dans les modificateurs (et vont en remplacer certains à terme ?)

            • Modificateur « Géométrie comme source » (prend aussi une collection) qui peut se cumuler avec les 3 modificateurs qui suivent
            • Itération d’objet (array) : Circulaire, sur courbe et avec les GUI qui vont bien.
            • Distribution d’objets sur surface
            • Instanciation d’objets sur faces/arêtes/points
            • Courbe comme tube
            • Déformation par lattice (treillis) disponible par menu contextuel

            Note perso :
            L’API ouverte aux GeoNodes s’étoffe de plus en plus, et ça devient très vite très complexe. L’avantage d’avoir une barre de recherche pour les nœuds aide beaucoup, et créer des choses simples pour bricoler des effets reste faisable; mais je pense que la « création de Nodes » va devenir un domaine en soi dans Blender, tout comme le scripting.


            En vrac

            Animation et Rigs

            • Attention : Les données d’animation de la version 5 sont incompatibles avec les versions inférieures à la 4.5.
            • Le greffon « Copy Global transform » a été intégré à Blender.

            Note: Le système d’animation est en train d’être revu assez profondément depuis 2023, et n’étant ni animateur ni rigger je ne peux pas en dire plus. Je vous invite donc à suivre ce lien pour plus d’informations sur les bases de cette refonte.

            Crayon gras (Grease pencil)

            • Ajout du « motion-blur » (flou lié au mouvement)
            • Ajout de deux nouveaux styles de coins

            Note perso :
            Il y a eu beaucoup de mouvements sur cette fonctionnalité, qui est le seul moyen (avec freestyle) de faire du contour direct pour avoir un rendu BD sur des objets 3D. Mais en partant d’une scène, c’est loin d’être magique et il faut vraiment une topologie très propre pour éviter des heures de paramétrage, ou dessiner directement sur les objets (mais vu que je sais pas dessiner !).

            Cycles (Moteur de rendu)

            • Texture de ciel améliorée, avec diffusion multiple de la lumière.
            • La sortie du shader « Déplacement » sur une « Surface de subdivision » est intégrée par défaut.

            EEVEE et fenêtre de visualisation

            • Prise en compte de Vulkan (déjà dans la 4.5)
            • Traitement amélioré du HDR
            • Nouveaux MatCaps
            • Ajout de la surcharge des matériaux sur les calques

            Shaders

            • Nouveau nœud « Pavage Radial ».
            • Nœuds « Closure », « Bundle », « Repeat Zones » disponibles (voir la section GeoNodes).

            Jeu « Dog walk »

            jeu dogwalk
            Le studio blender, une équipe affiliée à la fondation chargée de tester les dernières versions du logiciel au sein de projets concrets, a sorti en juillet 2025 un jeu vidéo nommé « Dog Walk ».
            Une « simulation » de promenade de chien hivernale. Le but initial était de créer/renforcer les outils d’intégration entre Blender et le moteur de jeu Godot.

             Comment débuter ?

            Arrrg, question difficile. Il y a beaucoup trop de ressources, et chaque utilisation est particulière (créer des rendus, animer des séquences d’images, faire de la composition vidéo, faire de l’intégration dans un moteur de jeu) ; donc chaque cas d’usage doit faire l’objet d’une recherche propre (une chose est sure, si vous voulez faire de la CAD, utilisez d’autres logiciels libres !).

            Pour la base de la base et en français, il y a ce lien, c’est daté, mais il y a plein de trucs encore utiles. Sinon il y a le forum Blendertribu, qui semble assez actif.

            Il y a aussi le manuel officiel… pour les barbu/es.

            Pour les impatients, il y a BlenderGuru sur YouTube. Oui « ToiTube » saimal; mais en revanche, le type est là depuis longtemps, explique très bien et a un chouette accent australien pour les anglophones, de plus ses vidéos sont traduites en français.

            Si vous avez d’autres liens à partager n’hésitez pas à commenter ou wikifier.

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            AlternC : La 3.5.x continue à être stable

            AlternC est un projet collaboratif dont l’élément de base constitue un logiciel libre de gestion d’hébergements mutualisés pour Debian.

            Ce projet (sous GPLv2+) se veut facile à installer et à utiliser, s’appuyant uniquement sur des logiciels libres.
            Il contient un système d’installation et de configuration automatique, ainsi qu’un panneau de contrôle accessible par le web, pour la gestion des utilisateurs et des services orientés web.
            Le projet s’adresse à un public faisant de l’administration système et souhaitant déléguer les actions de base d’un hébergement web.

            On peut le comparer à des solutions telles que ISPconfig, cPanel, Plesk, Froxlor…

            Après de nombreuses années la version 3.5 est arrivée début 2025 et se prépare à la suite, on se propose de rattraper ce temps perdu.

            Sommaire

            Qui est derrière AlternC ?

            Le projet est porté par différentes structures tant associatives que professionnelles. Nous n’établissons aucune statistique, toutefois, portée à notre connaissance, on peut citer dans un désordre alphabétique :

            • domainpublic avec environ 500 comptes également ;
            • globenet ;
            • infini  ;
            • koumbit qui représente environ 500 comptes pour 2000 domaines et est contributeur historique ;
            • lautre.net compte un peu moins de 1000 adhérents et plus ou moins autant de comptes AlternC ;
            • marsnet avec un peu moins de 200 comptes pour 500 domaines et plus de 200 listes de diffusion ;
            • neuronexion ;
            • octopuce avec environ 80 instances déployées, contributrice historique, héberge une partie de l’infrastructure du projet ;
            • ouvaton avec environ 6000 (sous-)domaines actifs ;
            • webelys contributeur et animateur de la communauté.

            Enfin une version 3.5

            Un peu de contexte historique

            Entre 2018 et fin 2024, la communauté a eu du mal à s’organiser pour fusionner et proposer une cohérence de développement. Durant cette période, il était alors recommandé d’utiliser une version maintenue avec grande détermination par koumbit.

            De nombreux correctifs ont été proposés dans leur bifurcation amicale. C’était de fait la version la plus avancée et active de ces dernières années. On peut noter également que d’autres membres de la communauté disposaient de branches locales. Par exemple, Octopuce maintenait une version 3.3 avec un portage partiel pour fonctionner sur les anciennes versions de Debian.

            Sans être exhaustif dans tous les développements épars, on peut dire qu’on s’était tous un peu dispersé. Il était difficile de répondre à des besoins opérationnels immédiats et de prendre le recul nécessaire pour une intégration communautaire saine.

            On était arrivé à une situation de déperdition de temps, d’énergie, d’envie conséquente.

            L’objectif de cette version

            Au fil des années, l’objectif principal de la 3.5 a fortement évolué. De l’apport initial d’innovations diverses nous nous sommes recentrés sur l’essentiel. C’est-à-dire :

            • fournir une version unifiée et rationnelle de toutes les variantes connues ;
            • gérer les versions stables (du moins plus récentes) de Debian.

            L’histoire récente de la 3.5

            La communauté AlternC, pour diverses raisons, a fortement tardé pour absorber tout ce retard. Au cours de ces douze derniers mois, on notera les évolutions suivantes :

            • Une 3.5~RC2 absorbant le retard avec les apports de koumbit ;
            • Une 3.5~RC3 absorbant le retard avec Debian et fournissant la compatibilité avec Bookworm ;
            • Une 3.5.0 proposant une version stabilisée compatible de buster à bookworm ;
            • Une 3.5.1 proposant un correctif lors de la mise à jour et une compatibilité avec des changements avec roundcube ;
            • Une 3.5.2 proposant d’autres correctifs mineurs, plus une gestion de SFTP, réparation de la compatibilité du module awstats, maintenir les configurations DKIM/SPF ;
            • Une 3.5.3 proposant des correctifs mineurs, une meilleure gestion des bases de données, la réparation des configurations DNS manuelles, une meilleure prise en charge des versions PHP.

            Il est prévu d’autres versions mineures pour prendre en compte les erreurs restantes.

            Toutes ces versions ont été diffusées sur le dépôt officiel AlternC ou bien directement sur le dépôt github

            Les changements depuis la 3.3

            Des nouveautés diverses et variées

            Sans faire une liste à la Prévert, notons les points suivants :

            • La gestion de Debian Buster à Bookworm ;
            • La gestion de PHP de 5.6 à 8.x ;
            • L’amélioration de la gestion des mails avec une meilleure prise en charge de DKIM, SPF et DMARC ;
            • La gestion de l'autodiscover et autoconfig pour les logiciels de messagerie ;
            • La gestion de SFTP en plus de FTP(S) ;
            • La capacité de gérer des domaines DNSSEC ;
            • Un nouveau thème plus moderne et personnalisable ;
            • La définition de politique de validation de mot de passe.

            De nombreux correctifs

            Les nouveautés ne sont pas le cœur de cette version, on a principalement travaillé sur la stabilisation et la mise en place de correctifs divers et variés commme :

            • le report des correctifs pour roundcube pour buster et sa gestion jusqu’à bookworm ;
            • l’intégration de phpmyadmin jusqu’à bookorm ;
            • des protections CSRF dans les nombreux formulaires ;
            • des ajustements dans les scripts de type cron et alternc.install ;
            • la prise en charge des fonctionnalités d’apache 2.4 ;
            • la prise en charge conditionnel du mode SSL pour apache (permettant des frontaux comme nginx, haproxy…) ;
            • des empreintes de mot de passe plus solide — pour entre autres — dovecot ;
            • des correctifs pour s’aligner sur les évolutiosn de mariadb (longueur des tables, nommages…) ;
            • simplification du javascript pour le panel ;
            • support progresif de systemd ;
            • la bascule progressive du système de traduction vers weblate.

            Un écosystème

            AlternC ne se résume pas à un projet avec une structure monolithique. Il s’agit d’un écosystème avec nombre de plugins.

             Des plugins

            La version 3.5 apporte de nouveaux plugins, pour faciliter leur évolution. Certaines fonctionnalités ont été extraites ou adaptées en ce sens :

            • ACME qui extrait la génération des certificats SSL avec Let's encrypt et le protocole ACME
            • nginx-ssl une seconde approche pour gérer les certificats SSL et offrant un frontal nginx pour gérer https
            • mailman un gros travail de fond a été réalisé pour permettre le passage de maiman2 à mailman3 tout en assurant une retro compatibilité correcte.

             Un générateur de paquet Debian

            AlternC est maintenant fourni avec un générateur automatique de paquets Debian.

            Ainsi on facilite l’arrivée de nouvelle proposition sous forme de plugin. Il est n’est pas nécessaire d’intervenir sur l’intégralité du projet AlternC et on peut se concentrer sur une fonctionnalité donnée.

            Dès l’intégration du depot dans l’organisation AlternC, le plugin sera automatiquement pris en compte et ses paquets Debian prêts à l’emploi via :

            • les releases github
            • le dépôt officiel du projet
            • la mise à disposition des paquets expérimentaux ou dits nightly

            Tout un ensemble de plugins

            Au-delà d’AlternC en soi et des plugins listés avant, on peut trouver à différents niveaux de maturité :

            On peut trouver l’ensemble des plugins AlternC depuis son dépôt : https://github.com/AlternC/

            D’autres outils sont mis à disposition également sur la forge communautaire du projet

            Comment installer ou mettre à jour ?

            Si vous avez déjà un AlternC 3.3.x et que vous voulez migrer vers la 3.5.x, faites une sauvegarde complète et suivez la documentation fournie sur notre aide en ligne

            Il est important de prendre en compte les informations suivantes :

            • La version 3.3 n’est plus officiellement supportée et cesse de fonctionner au-delà de Buster ;
            • La version 3.5.x supporte Buster et Bookworm ;
            • Le support de Bullseye (Debian 11) n’est pas fourni, cela peut fonctionner uniquement le temps de la mise à jour système.

            Participer

            Ensuite ?

            Le cycle de la 3.6 n’est pas encore planifié. Parmi les idées en reflexion nous avons :

            • réduire le support à deux versions stables de Debian (bookworm/trixie)
            • l’amélioration de la qualité du code de base (bash et php) à l’aide de diverses CI/CD
            • la finalisation du système de traduction pour le core et les plugins via weblate

            Le code

            L’ensemble du code du projet est actuellement hébergé chez github.
            Toute personne est la bienvenue. Vous pouvez proposer un nouveau projet de code, remonter des bogues, suggérer des améliorations, traduire, communiquer…

            Nous profitons également de cette nouvelle version pour utiliser le nommage “main” pour la branche principale. C’est plus en adéquation avec notre code de conduite informel et donne également une cohérence sur l’ensemble des projets.

            Les traductions

            Toutes personne souhaitant traduire dans sa langue est la bienvenue. Vous pouvez participer via le service weblate. Nous gérons actuellement principalement trois langues : le français, l’anglais et l’allemand. Nous avons d’autres langues disponibles pour lesquelles un peu d’amour est nécessaire.

            Des services à disposition de la communauté

            En complément, le projet AlternC met à disposition divers services à la communauté. Le principal est le service de DNS secondaires disponible sur le site dédié https://www.alternc.net/
            Ce service permet de synchroniser ses zones sur deux DNS secondaires depuis ses instances AlternC.

            Un autre service est disponible en mettant à disposition des serveurs virtuels jetables pour tester des développements sur différentes distributions Debian (de Jessie à Trixie).

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            Nouvelles sur l’IA de octobre 2025

            L’intelligence artificielle (IA) fait couler de l’encre sur LinuxFr.org (et ailleurs). Plusieurs personnes ont émis grosso-modo l’opinion : « j’essaie de suivre, mais c’est pas facile ».

            Je continue donc ma petite revue de presse mensuelle. Disclaimer : presque aucun travail de recherche de ma part, je vais me contenter de faire un travail de sélection et de résumé sur le contenu hebdomadaire de Zvi Mowshowitz (qui est déjà une source secondaire). Tous les mots sont de moi (n’allez pas taper Zvi si je l’ai mal compris !), sauf pour les citations : dans ce cas-là, je me repose sur Claude pour le travail de traduction. Sur les citations, je vous conseille de lire l’anglais si vous pouvez : difficile de traduire correctement du jargon semi-technique. Claude s’en sort mieux que moi (pas très compliqué), mais pas toujours très bien.

            Même politique éditoriale que Zvi : je n’essaierai pas d’être neutre et non-orienté dans la façon de tourner mes remarques et observations, mais j’essaie de l’être dans ce que je décide de sélectionner ou non.

            Sommaire

            Résumé des épisodes précédents

            Petit glossaire de termes introduits précédemment (en lien : quand ça a été introduit, que vous puissiez faire une recherche dans le contenu pour un contexte plus complet) :

            • System Card : une présentation des capacités du modèle, centrée sur les problématiques de sécurité (en biotechnologie, sécurité informatique, désinformation…).
            • Jailbreak : un contournement des sécurités mises en place par le créateur d’un modèle. Vous le connaissez sûrement sous la forme "ignore les instructions précédentes et…".

            Des nouveautés sur la génération de vidéos

            OpenAI publie Sora 2, son modèle de génération de vidéo, qui produit des scènes d’environ dix secondes à partir d’un prompt textuel. Cette publication pose deux questions : celle des deepfakes, et celle du copyright.

            Sur les deepfakes, OpenAI a annoncé bloquer la génération de vidéos impliquant des personnalités publiques, sauf si ces dernières s’inscrivent sur une liste acceptant cet usage (vous pouvez par exemple générer une vidéo contenant Sam Altman, qui s’est inscrit sur cette liste).

            Sur la propriété intellectuelle, la logique est inversée : initialement, les ayants droits étaient appelés à « se rapprocher d’OpenAI » pour que leur création ne puisse pas être réutilisée par Sora. C’était un pari très audacieux : si le consensus juridique se dirige sur le caractère légal (« fair use ») d’utiliser des données publiques pour entraîner une IA, réutiliser la propriété intellectuelle d’autrui entre dans le cadre des œuvres dérivées, bien plus contraignant ; la plupart des commentateurs s’accordent qu’il y a peu de chances qu’OpenAI puisse gagner une bataille juridique sur ce terrain, si certains ayants droits décident d’aller en justice. OpenAI semble avoir réalisé la même chose, faisant marche arrière une semaine après le lancement ; les ayants droits peuvent maintenant s’inscrire pour accepter que des éléments (personnages, lieux…) de leurs œuvres soient réutilisables par Sora, avec dans le futur un système de rémunération des ayants droit.

            En se fondant sur ce modèle Sora 2, OpenAI décide de lancer un réseau social du même nom. L’idée est de partager vos créations avec vos connaissances, en particulier d’utiliser la capacité de Sora de mettre en scène des personnes pour créer des vidéos vous mettant en scène, vous et vos connaissances.

            Meta lance également une offre similaire avec Vibes, xAI suit le mouvement (sans la partie « réseau social ») avec Grok Imagine

            OpenAI obtient le feu vert pour son casse du siècle

            Résumé rapide de l’affaire :

            • OpenAI a été fondé en 2015 et tant qu’organisation à but non lucratif, avec pour mission de « développer l’Intelligence Artificielle Générale pour le bénéfice de l’humanité ». Rappelons nous qu’en 2015 les larges modèle de langage sont un jouet pour chercheur, que le Winograd schema challenge est l’horizon indépassable pour la compréhension du langage naturel.
            • Afin de pouvoir recevoir des fonds d’investisseurs, en 2019 OpenAI restructure son organisation. OpenAI LLC (peu ou prou l’équivalent d’une SARL) est créé pour recevoir les financements et est l’organisation principale des opérations au jour le jour. L’organisation à but non lucratif existe toujours, et a le contrôle total de l’entreprise.
            • L’entreprise possède une caractéristique assez particulière, "capped for-profit", ce qui signifie que la quantité de profits reçus par les investisseurs est plafonnée (à un certain multiple, négocié au cas par cas, de l’investissement). Tout profit supplémentaire appartient légalement à l’organisation à but non lucratif.

            C’est ce dernier point qui ennuie beaucoup les dirigeants d’OpenAI et les potentiels investisseurs aujourd’hui. Fin décembre 2024, l’entreprise déclare vouloir prendre son indépendance vis-à-vis de l’organisation à but non lucratif. Sur papier, cela est possible : l’entreprise peut racheter le contrôle auprès de l’organisation à but non lucratif, à condition que le prix soit juste (sinon, c’est il s’agit tout simplement d’abus de biens sociaux). Problème : comment évaluer le juste prix ? Celui-ci est composé de deux parties :

            • Le pouvoir de contrôle sur l’entreprise en elle-même, de décider de sa politique (par exemple, en rapport à la sécurité des modèles). Bien intangible, mais qu’il faut bien valoriser.
            • Plus compliqué : le prix aujourd’hui de la totalité des profits futurs après remboursement des investisseurs.

            En 2024, le bruit courait d’une offre à 40 milliards, ce qui a rapidement donné lieu à une levée de boucliers, et l’utilisation par Zvi de l’expression « greatest theft in human history » (que j’ai traduite par « casse du siècle »). En mai 2024, OpenAI annonce renoncer à cette tentative, mais reprend en septembre 2024.

            Aujourd’hui, après avoir négocié avec les procureurs généraux des états du Delaware (là où l’organisation à but non lucratif est incorporée) et de Californie (pour le siège de l’entreprise), OpenAI annonce avoir reçu le feu vert pour une restructuration.

            Dans les grandes lignes :

            • Le pouvoir de contrôle sur l’entreprise reste entièrement dans les mains de l’organisation à but non lucratif.
            • La structure de profits de l’entreprise disparaît (et l’entreprise elle-même, se muant en PBC) pour suivre le modèle plus courant de parts sociales. L’organisation à but non-lucratif obtient 26% de ces parts (à comparer au plus gros investisseurs, Microsoft, qui obtient 27%).

            Est-ce un juste prix ? Zvi défend que non, en nous offrant ces chiffres :

            • Le journaliste d’affaires Matt Levine estime à 272 milliards le plafond de profits allant aux investisseurs.
            • Un chiffre de 1000 milliards de valuation à l’introduction en bourse est utilisé (se référant à celui rapporté par Reuters).
            • Ce qui donne 260 milliards pour l’organisation à but non lucratif dans le nouveau système. Dans l’ancien, le chiffre aurait été plus proche de 500-750 milliards.

            Il faut également prendre en compte que l’objectif d’OpenAI (que ce soit l’organisation ou l’entreprise) reste d’atteindre l’intelligence artificielle générale (AGI). Dans l’hypothèse où cet objectif est atteint, les profits seraient probablement un ou plusieurs ordres de magnitude plus grands (on peut citer ce papier de l’université de Virginie), ce qui élargit encore plus le gouffre entre l’ancien système et le nouveau — dans l’ancien, la quasi totalité des profits appartiendrait au final à l’organisation à but non lucratif, dans le nouveau, 26%.

            Affaire close ? Pas nécessairement : d’autres parties que les procureurs généraux peuvent se saisir de la justice pour contester cette décision. Elon Musk en particulier a déjà dans le passé saisi la justice sur ce sujet, et pourrait encore le faire dans un futur proche.

            En vrac

            DeepMind présente Dreamer 4, un agent capable d’apprendre à naviguer dans un environnement avec très peu de données d’entraînement, en « imaginant » des interactions synthétiques — avec pour objectif d’appliquer cette méthode à la robotique.

            OpenAI publie GPDval, un benchmark cherchant à mesurer au plus près les capacités économiques de l’IA, en se concentrant sur la question de quelles tâches économiquement productives l’IA peut se charger. Sur les tâches sélectionnées (avec pour critère : bien définies, avec un périmètre clair et un contexte simple, dans divers domaines), l’IA reste pour l’instant derrière l’humain, mais plus très loin derrière : la meilleure IA, Opus 4.1, gagne 47.6% (s’acquitte mieux de la tâche) du temps contre un professionnel du domaine.

            Le FLI (Future of Life Institute) publie une lettre ouverte « Statement on Superintelligence » (« Communiqué sur la superintelligence »), trois courtes phrases : « We call for a prohibition on the development of superintelligence, not lifted before there is 1. broad scientific consensus that it will be done safely and controllably, and 2. strong public buy-in. » (« Nous appelons à une interdiction du développement de la superintelligence, qui ne devra être levée qu'après : 1) un large consensus scientifique établissant que cela peut être fait de manière sûre et contrôlable, et 2) une forte adhésion du public »). Parmi les signatures, de nombreux noms de tous horizons : académie, industrie, politique et gouvernement, et même du monde religieux.

            OpenAI lance son propre navigateur, Atlas (pour l’instant, uniquement disponible sous MacOS), intégrant ChatGPT à la plupart des niveaux : autocomplétion dans la barre d’adresse, fonctionnalité « ouvrir une conversation avec le site actuel », emboîtant le pas à Perplexity Comet. Il est fortement probable que les attaques de type « injection de prompt » s’appliquent également, donc prudence.

            DeepSeek publie une mise à jour incrémentale de son IA, DeepSeek 3.2. Essentiellement les mêmes performances que la version précédente, mais à un coût bien plus faible.

            DeepSeek publie également DeepSeek-OCR. Une bestiole difficile à décrire : contrairement à ce que ce nom indique, ce n’est pas un simple OCR (même s’il peut s’acquitter de cette tâche très honorablement), mais une piste de recherche, opérationnaliser « un bon croquis vaut mieux qu’un long discours ». Plus précisément, DeepSeek essaie avec ce système de compresser n (par exemple 10) tokens textuels en 1 token de vision (pour une compression 1:10). Les résultats semblent bons, avec 90% de précision avec une compression 1 pour 10.

            Anthropic étudie la capacité d’introspection de ses modèles, et trouve un résultat positif. Par exemple, les développeurs peuvent identifier un circuit associé à un certain concept (par exemple, « piano »), l’activer, et demander au modèle « À quoi penses-tu actuellement ? » (sans que le concept soit explicitement mentionné dans le prompt) ; le modèle est généralement capable de mentionner le concept.

            DeepMind, en collaboration avec l’université de Yale, publie un modèle open-weight spécialisé dans l’analyse cellulaire. Le modèle semble capable de faire des découvertes inédites.

            Nouvelle confrontation sur le droit d’auteur : Disney met en demeure Character AI.

            Anthropic libère sur github un outil d’évaluation dans le cadre de la sécurité des modèles, utilisé notamment pour évaluer des comportements problématiques comme la flagornerie ou la tromperie.

            Epoch AI publie une visualisation quelques données économiques sur les grands acteurs du secteur.

            Des chercheurs publient une nouvelle méthode pour spécialiser un LLM à un usage précis, sans avoir accès privilégié aux paramètres du modèle lui-même. Cela permet de spécialiser des modèles propriétaires.

            Que se passe-t-il lorsque l’on applique une phase d’apprentissage par renforcement sur des tâches de type « créer de l’engagement sur les réseaux sociaux » ou « augmenter les ventes d’un produit » ? Un papier explore la question, et montre qu’un tel entraînement supplémentaire encourage les modèles à mentir ou répandre de la désinformation, et que l’effet ne disparaît pas en demandant au modèle de ne pas utiliser de telles méthodes dans son « prompt système ».

            Autre papier d’Anthropic sur la sécurité des modèles, montrant qu’il est possible d’« empoisonner » l’entraînement des modèles (c’est-à-dire l’entraîner à donner une réponse spécifique à une entrée ésotérique) à l’aide d’un faible nombre de documents (relativement à la taille du corpus d’entraînement total).

            Du mouvement sur le financement du développement de l’IA : OpenAI est évalué à $500 milliards ; xAI fait une levée de fonds pour $20 milliards ; AMD investit dans OpenAI, ainsi que Nvidia. Un article intéressant fait le parallèle avec certains montages pendant la bulle dot-com, notant également des différences importantes.

            En Janvier, OpenAI annonçait que Microsoft ne serait plus leur fournisseur unique d’infrastructure, citant un manque de capacités. The Information (paywall) révèle que Microsoft craint que les demandes de capacités de OpenAI soient injustifiées et que les satisfaire conduise à terme à mettre en place des capacités qui ne seront pas utilisées.

            Un nouveau benchmark, AutumnBench, assez similaire à ARC-AGI, où l’IA reste loin derrière les performances humaines.

            Un billet de blog intéressant sur les efforts de lobbying de l’industrie de l’IA.

            METR ajoute Sonnet 4.5 à son évaluation, qui arrive pile poil sur la ligne de tendances.

            L’IA (plus précisément : GPT-5 et Gemini 2.5 Pro) obtient un score de médaille d’or sur les Olympiades Internationales d’Astronomie et d’Astrophysique.

            Envie d’apprendre comment fonctionne l’IA ? Andrey Karpathy publie en open-source nanochat, pour entraîner soi-même un modèle minimal, de A à Z.

            ChatGPT se dote d’un système de contrôle parental.

            xAI lance une encyclopédie générée par son IA, Grok, nommée Grokipedia. Elle fait partie de la croisade d’Elon Musk contre ce qu’il considère des biais de gauche sur Wikipedia.

            Un papier étudie en détails la capacité des modèles à résister au jailbreak ou plutôt leur incapacité : aucun modèle ne résiste à un attaquant humain déterminé.

            Anthropic publie son modèle "léger" (moins cher, plus rapide, moins performant), Haiku 4.5.

            Cursor, l’assistant de code propriétaire, développe son propre modèle, Composer.

            Pour aller plus loin

            Par Zvi Mowshowitz

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            Sortie de Fedora Linux 43

            En ce mardi 28 octobre, les utilisateurs du Projet Fedora seront ravis d'apprendre la disponibilité de la version Fedora Linux 43.

            Fedora Linux est une distribution communautaire développée par le projet Fedora et sponsorisée par Red Hat, qui lui fournit des développeurs ainsi que des moyens financiers et logistiques. Fedora Linux peut être vue comme une sorte de vitrine technologique pour le monde du logiciel libre, c’est pourquoi elle est prompte à inclure des nouveautés.

            Bureau de GNOME

            Sommaire

            Expérience utilisateur

            L'environnement de bureau GNOME est proposé dans sa version 49. Cette version apporte comme d'habitude de nombreux changements.
            Tout d'abord l'application Showtime remplace Totem en guise de lecteur vidéo par défaut. Basée sur la bibliothèque GTK4 et libadwaita, elle reprend les canons esthétiques minimalistes des applications GNOME. L'interface s’efface derrière la vidéo, n'affichant que les fonctions de base essentielles.

            De même l'application pour afficher les documents notamment au format PDF passe de Evince à Papers. De la même manière que précédemment, elle utilise la nouvelle pile logicielle plus moderne, cela permet de refaire le visuel de l'application et d'améliorer dans le même temps les performances. La signature numérique des documents est aussi mieux intégrée de même que les annotations des documents.

            L'application de calendrier a eu une amélioration de son accessibilité avec un focus important sur la navigation exclusive au clavier, ce qui a nécessité une refonte de l'interface. L'interface s'adapte en fonction de la taille de l'écran avec notamment la barre latérale qui peut être masquée. Il est également possible d'exporter des événements dans un fichier ICS.

            Le navigateur Web bénéficie de nombreuses améliorations comme un bloqueur de publicités plus efficace avec plus de listes de blocage disponibles. La recherche dans la page est plus complète avec la prise en compte de la casse ou de la recherche de mots entiers uniquement. L'édition des marques pages, ainsi que le menu de sécurité pour la gestion des mots de passes ou des cartes de sécurité, ont été remaniés pour être plus simples.

            La boutique logicielle bénéficie d'une amélioration significative de ses performances, ce qui était son principal point faible en partie à cause du volume de données à gérer pour les différentes applications disponibles provenant des Flatpak. La boutique consomme moins de mémoire, navigue plus rapidement d'une application à une autre et effectue des recherches efficacement.

            La fonctionnalité de bureau distant s'améliore avec la prise en charge des entrées multipoints pour ceux utilisant un écran tactile. De plus le curseur de souris peut fonctionner avec un positionnement relatif ce qui était nécessaire pour quelques applications ou jeux vidéo. Ceux qui le souhaitent peuvent ajouter des écrans virtuels pour une telle session même s'il n'y a pas d'écrans physiques supplémentaires.

            De manière plus générale, l'écran de verrouillage permet de contrôler basiquement les applications multimédia, en particulier pour la musique. Il est d'ailleurs possible d'arrêter ou de redémarrer la machine depuis cet écran de verrouillage en activant l'option idoine avec la commande gsettings set org.gnome.desktop.screensaver restart-enabled true. Le bouton Ne pas déranger passe de la zone de notifications au menu principal de GNOME pour une meilleure cohérence de l'interface.

            Enfin de nouveaux fonds d'écran sont proposés afin d'exploiter les nouvelles capacités des écrans HDR et l'espace de couleur Display P3 qui sont pris en charge sur les machines compatibles. Capacités HDR qui ont été améliorées par ailleurs avec de nouveaux paramètres pour gérer finement la luminosité de ces types d'écran.

            GNOME fonctionnera uniquement en tant que session Wayland, les paquets liés à GNOME pour session X11 sont supprimés. Le projet GNOME a décalé cette décision pour sa prochaine version numérotée 50, mais Fedora maintient le cap car la qualité de ces sessions n'est pas aussi bonne que Wayland faute de tests et de maintenance de la part du projet depuis de nombreuses années. Grâce à XWayland, GNOME reste en capacité d'afficher et de gérer les applications (de plus en plus rares) reposant uniquement sur X11. Cela clôt en un sens la transition vers Wayland pour GNOME entamée il y a 9 ans déjà avec Fedora 25.

            Tous les Spins disposent par défaut de la nouvelle interface web d'Anaconda. Fedora Linux 42 ne l'avait proposée que pour Fedora Workstation, en partie parce que certaines options ont dû être ajoutées pour supporter les Spins. En effet, sous GNOME, une partie de la configuration est faite après l'installation avec l'application GNOME Initial Setup. Par conséquent les spins pourront en plus configurer depuis Anaconda la date et l'heure, le compte utilisateur et le nom de la machine. De même, la configuration de la disposition clavier est gérée de manière légèrement différente. Enfin, l'interface n'est pas forcément affichée par une session de Firefox mais peut l'être via le navigateur web fourni par l'environnement en question.

            Sur les machines x86_64 compatibles UEFI, Anaconda ne permettra plus d'installer Fedora si le format de partitionnement est basé sur MBR au lieu de GPT. Si la norme UEFI autorise une telle configuration, en réalité sa prise en charge correcte dépend des constructeurs et n'est pas bien testée notamment par l'équipe de Fedora ce qui rend une telle configuration peu fiable. De plus, le chargeur de démarrage GRUB2 suppose déjà qu'un système UEFI implique une table de partitions GPT. Cela a été maintenu par Fedora notamment pour permettre son utilisation dans le service cloud AWS qui ne proposait que de tels systèmes à une époque. Mais cette limitation n'a plus lieu d'être et sa suppression simplifie le test et réduit le risque de crashs au moment de l'installation. Cela ne concerne pas les autres architectures comme ARM car leur implémentation repose plus souvent sur MBR et est mieux gérée.

            Écran de verrouillage avec contrôle multimédia

            L'installateur Anaconda utilise le gestionnaire de paquet DNF dans sa 5e version dorénavant. Cela améliore la vitesse des opérations à l'installation de Fedora et uniformise la gestion des paquets au sein de Fedora en simplifiant aussi les tests de la distribution.

            Fin de support de la modularité des paquets RPM dans l'installateur Anaconda. Les modules ont disparu dans Fedora depuis Fedora Linux 39, ce changement devenait nécessaire avec la non prise en charge des modules par DNF 5 qui est utilisé maintenant par Anaconda comme expliqué précédemment. Cela améliore aussi la maintenance d'Anaconda et de sa documentation en supprimant cette spécificité qui n'est plus utilisée.

            Activation de la mise à jour automatique du système pour la variante Fedora Kinoite. Grâce au système atomique, la mise à jour se fait en arrière plan et est appliquée au prochain redémarrage. La fiabilité de l'opération avec la possibilité de revenir à l'état précédent autorise une mise à jour automatique sans trop de problèmes pour simplifier la vie de l'utilisateur et améliorer la sécurité. Les mises à jour des firmware ne sont pas concernées pour des raisons de fiabilité. La mise à jour se fait par défaut de manière hebdomadaire et une notification pour inviter à redémarrer est affichée quand c'est pertinent. Cette fonctionnalité peut être coupée et la fréquence des mises à jour reste configurable.

            La police d'affichage d'émojis Noto Color Emoji utilise son nouveau format basé sur COLRv1 pour améliorer le rendu. Le rendu est meilleur car les images sont vectorielles et non sous forme d'images bitmap qui sont moins jolies quand la taille d'affichage augmente. Le tout en prenant moins d'espace disque.

            Le fichier initrd utilisé lors du démarrage est compressé avec zstd pour un démarrage plus rapide du système et une taille d'installation plus petite. Cela remplace la dépendance au binaire xz utilisé jusqu'alors, les tests montrent une baisse de la taille d'installation de quelques méga octets pour un temps de démarrage réduit de quelques secondes en moins.

            Nouvelle application de lecture vidéos de GNOME

            Gestion du matériel

            La taille de la partition /boot augmente de 1 Gio à 2 Gio par défaut. En effet la taille des firmwares, des initrd, du noyau, etc. ne cessent d'augmenter alors que la partition est restée à 1 Gio depuis 2016. Cela permet de réduire le risque de manquer de place dans un futur proche pour les nouveaux systèmes.

            Prise en charge de la technologie Intel TDX pour exécuter des machines virtuelles avec une plus grande isolation mémoire depuis Fedora Linux. Pour les machines compatibles, cela signifie que chaque machine virtuelle tourne dans un espace mémoire dédié qui est chiffré ce qui apporte des garanties de sécurité et d'intégrité des données pour le système virtualisé.

            Mise à jour de Greenboot vers la réimplémentation en Rust. L'objectif de ce composant est de fournir une vérification du système au démarrage et de redémarrer vers un état précédent du système en cas de défaut constaté ce qui est possible dans un système atomique et améliore l'expérience utilisateur en cas de mise à jour défectueuse. L'utilisateur a par ailleurs la possibilité d'ajouter ses propres tests. La précédente implémentation était en Bash et ne proposait que la prise en charge des systèmes basés sur RPM OSTree. Maintenant il peut gérer les systèmes reposant sur bootc qui est de plus en plus employé.

            Internationalisation

            La police de type monospace aura une police alternative de ce type par défaut en cas de manque dans une langue donnée. Jusqu'ici une police sans-serif était utilisée par défaut ce qui n'était pas idéal car les contextes d'usage sont différents et cela pouvait donner lieu à des comportement imprévisibles suivant les polices installées sur le système. Cela concerne notamment les langues suivantes : l'arabe, l'hébreu, le thaï, le perse, l'hindi, le khmer, etc.

            Administration système

            Le gestionnaire de paquets RPM passe à la version 6.0. Mais les paquets fournis par le projet Fedora utilisent encore le format de la 4e version. Cette version se focalise sur une amélioration de sécurité, par exemple les clés OpenPGP affichent la version complète de l'id de la clé si l'empreinte numérique n'existe pas. Il est possible de fournir plusieurs signatures à un même paquet permettant d'utiliser des clés différentes suivant la provenance et les objectifs. La construction du paquet peut générer automatiquement la signature ce qui est intéressant dans le cadre de l'empaquetage local. Les clés OpenPGP version 6 sont prises en charge de même que les algorithmes dits post quantiques à base de courbes elliptiques. Il est également possible d'utiliser Sequoia-sq au lieu de GnuPG. Les paquets générés avec la 3e version ne sont cependant plus exploitables.

            Réduction du nombre de règles SELinux dontaudit liés au type unlabeled_t. L'objectif de ces règles c'est souvent de réduire le nombre de rapports d'accès anormaux qui sont des faux positifs ou des accès bénins effectués par des applications mal écrites. Cette avalanche de notifications serait contre productive mais cacher ces accès sous le tapis ne permet pas de corriger ces comportements problématiques et complexifie le débogage. L'objectif est de désactiver seulement certaines de ces règles de la politique et non de les supprimer entièrement. Ainsi si le nouveau comportement vous pose problème, vous pouvez exécuter la commande # setsebool -P dontaudit_unlabeled_files 1 pour rétablir le comportement précédent.

            Le paquet gnupg2 pour fournir l'outil de chiffrement est dorénavant découpé en plusieurs sous paquets. Cela permet de réduire la taille du système par défaut car uniquement les paquets nécessaires seront installés par défaut, laissant de côté les binaires plus optionnels. L'autre bénéfice est de simplifier le remplacement par Sequoia-PGP car il nécessite la présence de certains binaires de GnuPG mais en remplace d'autres ce qui n'était pas possible de faire avec un paquet unique. Les installations existantes installeront tous les sous paquets par défaut pour éviter de casser les systèmes existants.

            Le filtre d'impression Foomatic-rip rejette les valeurs inconnues. En effet il est utilisé pour construire des commandes shell, PostScript ou Perl qui sont ensuite exécutées avant d'envoyer la tâche à l'impression via les options FoomaticRIPCommandLine, FoomaticRIPCommandLinePDF et FoomaticRIPOptionSettings. Cette flexibilité permet d'écrire ou de modifier facilement le pilote de l'imprimante en question mais est source de vulnérabilités de sécurité aussi. Pour limiter les risques, par défaut aucune valeur pour ces options ne sont autorisées. L'utilisateur doit exécuter foomatic-hash une fois pour vérifier la validité des options et s'assurer qu'elles ne font rien de problématiques et déplacer le dit fichier dans /etc/foomatic/hashes.d pour autoriser leur utilisation. Cela ne concerne à priori que des vieux pilotes d'imprimantes et une partie de ceux fournis par CUPS ont déjà les validations nécessaires. D'autres devraient venir progressivement. Les pilotes d'imprimantes déjà installés au niveau du système seront aussi automatiquement validés après une mise à niveau vers Fedora Linux 43. À cause de la flexibilité de la méthode d'origine, corriger ou détecter tous les comportements problématiques automatiquement n'est pas possible.

            Le projet 389 Directory Server ne permet plus de modifier ses bases de données BerkeleyDB. Les bases de données utilisaient par défaut LMDB depuis Fedora Linux 40 et l'abandon de BerkeleyDB se fera à priori pour Fedora Linux 45. L'objectif est de permettre la lecture des données pour les migrer vers le nouveau format et ainsi forcer les utilisateurs à effectuer la migration avant son abandon total.

            Nouveau visionneur de documents GNOME

            Le gestionnaire de base de données PostgreSQL est mis à jour à sa 18e version. Cette version améliore les performances dans le sous-système des entrées-sorties asynchrones et dans l'optimiseur des requêtes. D'ailleurs, la migration d'une base de données vers une version suivante conserve les statistiques de l'optimiseur. Une nouvelle fonction uuidv7() permet de générer un UUID autorisant un tri basé sur un critère temporel. Par défaut les colonnes générées, celles dont le contenu est créé durant une opération de lecture, sont virtuelles et ne résident pas sur le disque. Les B-tree index multi-colonnes peuvent être utilisés plus souvent notamment s'il n'y a pas de contraintes sur les premières clés mais uniquement sur la dernière. Le protocole OAuth peut être utilisé pour s'authentifier dorénavant. Comme d'habitude, les versions 17 et 16 de ce logiciel restent disponibles dans les dépôts autorisant une mise à niveau progressive.

            Le gestionnaire de base de données MySQL passe par défaut à la version 8.4. La version 8.4 était déjà proposée dans les dépôts, elle remplace juste la version 8.0 en tant que version de base. Cette dernière reste disponible via le paquet mysql8.0.

            Le serveur de courriels Dovecot est mis à jour vers sa version 2.4. ( https://doc.dovecot.org/2.4.0/installation/upgrade/2.3-to-2.4.html ). Cette version change de manière significative la configuration qui nécessite une adaptation. Il est maintenant possible de stopper une commande mail qui prend du temps proprement. Pour l'authentification, les fonctions de hashage SCRAM-SHA-1-PLUS et SCRAM-SHA-256-PLUS sont maintenant disponibles de même que les liaisons de canal TLS. La bibliothèque Lua permet d’interagir avec le client DNS et HTTP fourni par Dovecot.

            Le serveur d'application Tomcat est mis à jour vers sa version 10.1. Cela signifie qu'il suit la spécification Jakarta EE 10 ce qui implique un nouvel espace de nom qui passe de javax.* à jakarta.*. À cause de ce changement, la compatibilité ascendante n'est pas garantie et une recompilation des applications web est requise. De même l'API interne de Tomcat a beaucoup changé subtilement ce qui rend la compatibilité binaire impossible à garantir et nécessite une revue pour ceux qui interagissent avec ces APIs. Par défaut les requêtes et réponses Web se font en UTF-8 tandis que les sessions ne sont pas conservées après un redémarrage du serveur. Les fichiers de logs ne seront créés que lorsque du contenu doit être écrit dedans. Enfin les paramètres HTTP en commun entre HTTP 2 et 1.1 seront placés au niveau du connecteur HTTP 1.1 pour permettre à la version 2 d'en hériter et limiter ainsi la duplication des paramètres.

            Migration de l'utilitaire de journalisation lastlog à lastlog2. Le premier intérêt de cette migration est de corriger le bogue de l'an 2038 qui n'affecte pas ce dernier. Il peut également utiliser la base de données SQLite 3 pour le stockage. Il utilise aussi des composants PAM pour l'authentification et la sortie est compatible de manière ascendante également. De plus il est légèrement plus performant en augmentant la taille de stockage à partir du nombre d'utilisateurs et non du plus grand id utilisateur dans le lot. Le risque de problèmes de compatibilité devrait être faible. La migration vers le nouveau format sera effectuée automatiquement et des liens symboliques vers les noms des anciens binaires sont créés pour éviter de casser des scripts existants.

            L'information PLATFORM_ID dans os-release est supprimée. Cette information a été ajoutée dans le cadre de la modularité, mais avec l'abandon de celle-ci cette ligne n'est plus nécessaire. Ceux qui se basent sur cette information sont invités à changer d'approche.

            Nouveau gestionnaire de marques-pages de GNOME Web

            Développement

            La chaine de compilation GNU évolue avec binutils 2.45 et glibc 2.42. Pour binutils, les informations sframe générées par l'assembleur sont maintenant conformes avec la spécification SFrame V2. L'assembleur gère les dernières évolutions des architectures RISC-V, LoongArch et AArch64. Il peut également utiliser les directives .errif et .warnif pour avoir un diagnostic contrôlé par l'utilisateur avec des critères qui sont évalués uniquement à la fin de l'assemblage.

            Pour la bibliothèque C glibc, elle prend en charge de nouvelles fonctions mathématiques introduites dans C23 telles que ompoundn, pown, powr, rootn et rsqrt. Elle propose aussi en avance les fonctions valeurs absolues non signées qui seront proposées par la prochaine norme C. Ajout également de la fonction pthread_gettid_np pour connaître l'id d'un thread à partir d'une structure opaque pthread_t. Le cache local dans malloc gagne en performance pour les petites allocations mémoire et peut prendre en charge des blocs à mettre en cache de plus grande taille via l'option glibc.malloc.tcache_max. Le manuel a été particulièrement enrichi pour être plus complet notamment pour les threads, terminaux, systèmes de fichiers, ressources et fonctions mathématiques.

            L'éditeur de lien Gold du paquet binutils-gold est considéré comme déprécié et sera supprimé dans une version future. Fedora Linux a déjà quatre éditeurs de liens : ld.bfd, ld.gold, lld et mold. Se débarrasser de l'un d'entre eux qui n'est plus maintenu par le projet GNU n'est pas un problème et doit améliorer à terme la maintenance.

            Mise à jour de la chaine de compilation LLVM à sa version 21. Les cartes graphiques AMD voient une amélioration de la prise en charge de ROCm de même qu'un effort pour proposer une bibliothèque C pour GPU. Mais les architectures RISC-V ou cartes graphiques de Nvidia ont également quelques améliorations mineures de ce côté. Le compilateur C CLang optimise l’arithmétique des pointeurs avec le pointeur null et comme souvent le suivi des futurs standards C et C++ se poursuit. Le compilateur fait de meilleurs messages d'erreurs pour les erreurs de compilation.

            Côté Fedora, les RPM de ce projet sont compilés avec un profil d'optimisation ce qui devrait significativement améliorer les performances du compilateur maison.

            Le langage Python mue à sa version 3.14. Cette version propose des template strings pour étendre les capacités des f-string afin de plus facilement modifier la valeur de la chaîne de caractères à partir d'autres variables. L'évaluation différée des annotations permet de résoudre les annotations de type qui sont cycliques. De plus, un nouveau module concurrent.interpreters fait son apparition pour permettre l'exécution d'interpréteurs Python dans des fils d'exécution uniques pouvant communiquer entre eux, ouvrant la voie à un vrai parallélisme sans renoncer, pour le moment, au fameux verrou principal nommé GIL. Le module compression accueille l'algorithme zstd qui est de plus en plus utilisé dans divers projets libres. Enfin les UUIDs 6, 7 et 8 font leur apparition, permettant de générer des UUIDs respectant différents critères, les deux premiers autorisent un tri temporel quand le dernier est un assemblage de 3 entiers fournis en paramètre. Il y a évidemment d'autres changements améliorant notamment des performances ou rendant les messages d'erreurs plus clairs.

            Le langage Go passe à la version 1.25. Il est possible dans cette version d'activer le détecteur de fuites de mémoire à la compilation d'un programme par la commande go build -asan, le rapport sera généré à la fermeture du programme. La commande go vet détecte les appels de fonctions sync.WaitGroup.Add mal placés de même que l'usage de fmt.Sprintf("%s:%d", host, port) pour construire des adresses de connexions qui sont invalides en cas d'usage d'IPv6. Un nouveau ramasse-miettes expérimental fait son apparition, il doit réduire l'impact de ces opérations de 10-40% pour un programme standard qui fait beaucoup d'allocations et de désallocations de petits objets. En terme d'expérimentations, un nouveau module expérimental encoding/json/v2 fait son entrée en matière pour l'encodage et le décodage de JSON, qui doit être plus performant pour le décodage tout en supprimant certaines limitations. Pour les développeurs, un nouveau module runtime/trace.FlightRecorder permet de facilement enregistrer la trace d'événements précis dans le programme dans le contexte de débogage tout en étant léger pour ne pas perturber l'exécution du logiciel par les traces complètes habituellement utilisées. Dans le contexte du débogage, le format DWARF5 pour les informations de débogage peut être exploité ce qui améliore la taille du binaire et le temps de l'édition des liens par ailleurs.

            Le langage Perl fourni une réponse brillante avec sa version 5.42. L'accent a été mis pour améliorer les performances dans cette version. Mais en plus de cela, les méthodes peuvent être déclarées avec une visibilité réduite avec l'instruction my method, ces méthodes peuvent être appelées grâce à l'opérateur ->&. Deux nouveaux opérateurs expérimentaux all et any pour vérifier une condition sur l'ensemble, et respectivement aucun, des éléments d'une liste. Un pragma source::encoding peut être apposé sur un fichier source pour détecter les erreurs d'encodage du dit fichier s'il ne correspond pas à celui mentionné. Une classe peut générer automatiquement un setter pour un de ses attributs via l'attribut :writer qui fonctionne de manière analogue à :reader pour le getter.

            La boîte à outils Ruby on Rails démarrera voie 8.0. La gestion de certaines dépendances a été améliorée, en effet pour bénéficier de certaines fonctions telles que les Websockets, les jobs ou le cache il était nécessaire d'utiliser au choix MySQL, PostgreSQL ou Redis. Maintenant SQLite s'ajoute à la liste des possibilités et cela passe par de nouvelles couches d'abstractions Solid Cable, Solid Cache et Solid Queue. Fournir des fichiers statiques repose sur Propshaft au lieu de Sprockets, qui est bien plus simple en tirant profit des changements dans le monde Web opérés depuis 15 ans tels que les frameworks JavaScript ou la bonne gestion des petits fichiers avec le protocole HTTP/2 qui permettent de déléguer la gestion de ces problématiques aux frameworks JavaScript directement. Pour finir, elle propose un moyen simple de générer un template basique mais efficace pour la gestion de l'authentification d'une application, en exécutant bin/rails generate authentication vous obtenez un modèle basique pour la session et l'utilisateur avec des contrôleurs pour la session et l'authentification elle même.

            Nouveau gestionnaire de mots de passe de GNOME Web

            La machine virtuelle Java OpenJDK 25 est fournie. Parmi les changements, un effort a été consenti pour améliorer le mécanisme de l'Ahead-of-Time, la mise en cache de la JVM. Il devient en effet plus facile d'exécuter une application simple pour générer la liste des objets et modules nécessaires pour rendre les prochains lancement plus rapides et de même les profils générés pour accélérer l'application seront immédiatement exploités au démarrage pour également accélérer le lancement de l'application. Le système d'enregistrement des événements est étendu avec la possibilité d'enregistrer précisément le temps d'exécution d'une fonction et sa pile d'appels. Il est possible d'appeler d'autres fonctions ou opérations dans un constructeur avant qu'il n'appelle lui même un autre constructeur du même objet ou de sa classe parente ce qui peut simplifier le code en le rendant plus naturel.

            L'utilitaire dans l'écosystème Java nommé Maven bénéficie de la version 4 en parallèle de la version 3. La version 4 est accessible via le paquet maven4 depuis les dépôts. Parmi les changements fondamentaux, il y a une séparation entre les besoins de compilation et d'utilisation du fichier pom.xml qui mentionnait dans le détail les informations de compilation ou des dépendances ce qui était rarement utile pour les utilisateurs lors du déploiement. Maintenant le fichier destiné à être distribué ne mentionne plus ces informations superflues. Dans ce contexte, un nouveau type de paquet bom est fourni pour générer une liste de composants nécessaires pour ce logiciel ce qui est un atout dans une optique de traçabilité et de suivi des failles de sécurité par exemple. Pour clarifier la différence entre les modules de Maven et ceux de Java, les modules sont renommés subprojects, d'ailleurs ces sous-projets peuvent déduire des informations du parent comme sa version par exemple ce qui rend inutile de le mentionner à nouveau. Les sous-projets peuvent aussi être découverts au sein du projet évitant le besoin de les déclarer explicitement et systématiquement.

            Le compilateur pour le langage Haskell GHC a été mis à jour vers sa version 9.8 et son écosystème Stackage vers la version 23. Le langage fonctionnel dispose des ExtendedLiterals pour préciser le type précis d'un entier défini tel quel dans le code, comme 123#Int8 pour un entier représenté uniquement sur 8 bits. Dans le bas niveau, un logiciel compilé avec -mfma pour permettre l'usage des instructions, qui combinent multiplication et addition (telle que fmaddFloat# x y z qui donne x * y + z) si l'architecture matérielle les supporte ce qui peut améliorer les performances du programme. Il introduit des nouveaux pragmas WARNING et DEPRECATED à des fonctions d'un module pour signaler à un appelant de prêter attention à son utilisation, notamment en cas de suppression planifiée de la dite fonction.

            Le langage de programmation fonctionnel Idris dispose d'une mise à jour majeure vers sa 2e version. La version 1 reposait sur Haskell mais il devenait de plus en plus difficile de le générer avec des versions récentes du compilateur GHC. La version 2 est implémentée en Scheme et repose sur la théorie des types quantifiés, ainsi une variable assignée à une quantité 0 est effacée, assignée à une quantité 1 elle est utilisée une seule et unique fois, etc. Ce changement de paradigme rend de nombreux programmes écrits pour Idris 1 incompatibles. De plus le Prelude du langage ne contient que les éléments strictement nécessaires dans la plupart des programmes non triviaux, le reste est relégué dans dans la bibliothèque base.

            Le compilateur Free Pascal propose des paquets permettant la compilation croisée avec d'autres architectures. Ce changement facilite la compilation de programmes pour d'autres systèmes sans quitter sa Fedora Linux. Les paquets nécessaires sont de la forme fpc-cross-$CPU et fpc-units-$CPU-$OS où le premier fourni le compilateur en lui même à destination d'une architecture matérielle spécifique quand le second fourni des objets précompilés nécessaires la plupart du temps pour générer un programme pouvant s'exécuter sur le matériel et système considéré. Si vous souhaitez compiler pour du Windows x86 il faudra installer par conséquent les paquets fpc-cross-i386 et fpc-units-i386-win32.

            La bibliothèque d'Intel tbb pour paralléliser certaines tâches passe à la version 2022.2.0. Les changements sont relativement mineurs mais à cause de la rupture de compatibilité de l'ABI, les logiciels s'en servant doivent être recompilés pour fonctionner avec cette nouvelle version.

            La signature cryptographique des informations de débogage debuginfod est maintenant vérifiée automatiquement du côté du client. Les paquets RPM fournissaient la dite signature depuis Fedora Linux 39, le client comme serveur prenaient en charge la fonctionnalité, il ne manquait plus qu'une configuration adéquate pour permettre ce changement. Cela se fait en éditant le fichier de configuration /etc/debuginfod/elfutils.urls ainsi :

            ima:enforcing https://debuginfod.fedoraproject.org ima:ignore

            Cela ne le fait que pour les informations de débogage provenant du projet Fedora, pour les autres il faudra activer cela manuellement de manière similaire.
            En cas de signature invalide, les fichiers concernés seront rejetés et considérés comme non disponibles ce qui améliore la fiabilité et la sécurité du débogage.

            La bibliothèque Rust async-std est considérée comme dépréciée avant une suppression future. Il n'est en effet plus maintenu et il est recommandé de passer à la bibliothèque smol à la place.

            La bibliothèque Python python-async-timeout est considéré comme dépréciée avant une suppression future. Cette fonctionnalité est en effet fournie dans la bibliothèque standard depuis Python 3.11 rendant cette bibliothèque obsolète. Cependant une trentaine de paquets s'en servent encore directement rendant sa suppression impossible à ce stade.

            Le paquet python-nose a été retiré. Déprécié par Fedora depuis plus de cinq ans et sans maintenant depuis plus longtemps, sa suppression devenait nécessaire avec l'impossibilité de s'en servir avec la dernière version de Python. Les paquets qui en avaient encore besoin ont été corrigés pour s'en passer.

            Les paquets concernant d'anciennes versions de GTK pour Rust gtk3-rs, gtk-rs-core version 0.18, et gtk4-rs ont été retirés. Ils étaient dépréciés depuis Fedora Linux 42 car non maintenus.

            Projet Fedora

            Koji utilise localement au sein du projet Fedora une instance de Red Hat Image Builder pour générer certaines images qui en dépendent. Cela concerne les images Fedora IoT et Minimal qui étaient construites via l'infrastructure de Red Hat, Koji ne servant que d'orchestrateur côté Fedora. Cela posait quelques soucis dont la possibilité d'intervenir en cas de problèmes mais aussi le fait qu'il était impossible de geler les changements de l'infrastructure aux moments adéquats pour l'élaboration des nouvelles images. Le paquet koji-image-builder a été créé pour permettre d'exécuter cette machinerie localement au sein de l'infrastructure du projet Fedora. L'objectif est d'inclure cela dans Koji intégralement à terme quand ce sera suffisamment testé.

            La génération de l'image Core OS repose sur le fichier de définition de conteneurs Containerfile. Jusqu'ici l'image était conçue via RPM OStree avant d'être convertie en image OCI. L'objectif est donc de sauter l'étape RPM OStree en utilisant les conteneurs, l'image de référence est basée sur une Fedora Linux avec bootc. Cela simplifie la procédure de génération de l'image et permet facilement à quiconque de reproduire ces étapes s'il le souhaite en utilisant podman.

            Arrêt de publication des mises à jour de Core OS sur le dépôt OSTree. Cela fait suite au changement introduit dans la version précédente de Fedora où l'utilisation des images OCI avait débuté et que les nœuds existants allaient progressivement migrer vers ce format. Désormais maintenir la publication de mises à jour OSTree n'a plus de sens et permet de réallouer les ressources humaines et matérielles.

            Le système d'intégration continue de Fedora ne prend plus en charge le format Standard Test Interface. Il évoluait conjointement avec Test Management Tool qui a maintenant les mêmes capacités et continue d'évoluer. N'avoir plus qu'un format permet de simplifier la maintenance et l'outillage. Il y avait de plus en plus d'erreurs liées à l'usage de STI pour certains paquets incitant à faire la migration. Le format TMT a quelques avantages dont une meilleure organisation des tests et des environnements de tests. Les tests sont également reproductibles localement ce qui est important pour la résolution de problèmes. Grâce à l'intégration avec Packit il peut facilement exécuter les tests à partir des sources du logiciel si besoin ce qui est utile en cas de nouvelle version d'un paquet ou voir si un correctif spécifique à Fedora introduit des régressions.

            Les nouveaux paquets recevront automatiquement une nouvelle configuration basée sur Packit pour permettre la gestion automatique de certaines tâches dans le cadre des nouvelles versions de Fedora. Cette étape est faite lors de la création du projet sur le service src.fedoraproject.org, un correctif fournit automatiquement cette configuration initiale. Cela peut être manuellement désactivé lors de la création si un mainteneur ne le souhaite pas. L'intérêt est de simplifier l'accueil de nouveaux empaqueteurs mais aussi d'automatiser certaines tâches par défaut. En cas de nouvelle version d'un composant, le paquet avec cette version sera automatiquement crée pour identifier les éventuels problèmes, et s'il n'y en a pas, permettre de créer automatiquement la nouvelle version du paquet et de la diffuser si l'empaqueteur accepte cette nouvelle version. Cela peut aider à gérer plus de paquets et à mieux les maintenir sur le long terme.

            Nouvelle localisation du bouton Ne pas déranger

            Les bibliothèques statiques fournies par les paquets RPM de Fedora conservent les informations de débogage pour permettre de comprendre l'origine des crashes des applications les exploitant. Cela est rendu possible par la mise à jour du composant debugedit qui permet une telle opération sans trop de problèmes. En effet il peut maintenant collecter les fichiers sources d'une bibliothèque statique et réécrire les chemins vers le répertoire /usr/src/debug comme attendu par les différents outils de débogage. Cependant les informations de débogage sont fournies dans les paquets RPM des binaires pour éviter la complexité de les inclure manuellement pour les développeurs qui en ont besoin dans leur logiciel. L'espace disque nécessaire pour ces informations est considéré comme relativement négligeable pour prendre cette décision. Pour les développeurs qui ne veulent pas des informations de débogage dans leur binaire peuvent exécuter la commande strip -g après l'édition de liens.

            Les macros dédiées pour générer les paquets Python reposant sur setup.py sont dorénavant dépréciées. Cela concerne les macros %py3_build, %py3_install, et %py3_build_wheel. En effet ces macros reposent sur ce script qui ne sera plus maintenu à partir d'octobre 2025 par le projet setuptools. L'objectif est d'inciter et de migrer progressivement ces paquets vers la nouvelle méthode reposant sur les macros %pyproject_* et exploitant le fichier de configuration pyproject.toml. Environ 35% des paquets Python de Fedora sont donc concernés par cette migration à venir qui permettra de moderniser et d'unifier les conventions tout en suivant les bonnes pratiques de l'écosystème Python.

            Les paquets Go sont compilés en utilisant par défaut les dépendances du projet compilé plutôt que d'utiliser systématiquement des dépendances basées sur des RPM gérés par le projet Fedora. En effet les binaires Go sont tous statiquement compilés donc l'objectif de maintenir des dépendances ne sert qu'à la construction des dits paquets. Cela concerne environ 1400 paquets pour générer 400 paquets avec un binaire Go. C'est beaucoup de travail de maintenance et cela limitait la possibilité d'inclure plus de paquets Go car il fallait empaqueter toutes les dépendances nécessaires au préalable. Cependant avec cette méthode il devient plus difficile de corriger les bogues ou problèmes de sécurité introduits par ces dépendances si Fedora ne les récupère pas. Et pour les cas où il est préférable d'avoir les dépendances gérées par le projet, cela sera un travail plus important pour un paquet donné car moins de dépendances seront déjà disponibles dans les dépôts. Le suivi des licences nécessite d'être adapté pour s'assurer qu'il n'y a pas de problèmes de compatibilité mais des outils existent déjà pour réduire cette problématique.

            Les paquets NodeJs utiliseront un nouveau formalisme pour le chemin de leurs dépendances. En effet le répertoire %{_libdir}/node_modules pointait vers un répertoire spécifique à une version de NodeJs comme %{_libdir}/node_modules20 pour la version 20 de NodeJs. Mais cette solution était plutôt pénible avec Fedora qui propose plusieurs versions de NodeJs en parallèle. L'objectif est de mettre en commun %{_libdir}/node_modules pour les modules où c'est possible, et pour ceux qui ont par exemple un binaire WASM, ils seront affectés dans un répertoire dépendant de la version. Cela simplifie la procédure d'empaquetage de ces composants tout en réduisant les doublons et en évitant les incompatibilités. Cela aide également à mettre en évidence les dépendances binaires cachées pour les reconstruire au sein du projet Fedora, ou les supprimer si cela n'est pas possible, à terme.

            Les macros CMake ne fourniront plus de variables d'installation non standards. Cela concerne les variables -DINCLUDE_INSTALL_DIR, -DLIB_INSTALL_DIR, -DSYSCONF_INSTALL_DIR, -DSHARE_INSTALL_PREFIX et -DLIB_SUFFIX. Cela ajoute de la confusion notamment parce que la signification de certaines variables n'est pas transparente comme INCLUDE_INSTALL_DIR qui pourrait attendre des chemins relatifs ou absolus. CMake 3.0 a standardisé beaucoup de choses dans GNUInstallDirs qui sont massivement utilisés depuis. Cela permet de mieux s'intégrer dans l'écosystème de ces projets et limite le risque d'erreurs lors de la construction des paquets.

            L'assembleur YASM est considéré comme déprécié pour utiliser NASM à la place. Il n'est en effet plus maintenu même si encore utilisé dans quelques paquets tel que Firefox. D'autres distributions ont déjà sauté le pas.

            Ajout des nouveaux macros RPM _pkg_extra_*flags pour permettre à chaque paquet d'ajouter des nouvelles options à la compilation à la liste par défaut fournie par le projet Fedora. L'intérêt est d'avoir un moyen standard d'étendre les options de compilation d'un paquet plutôt que chacun les édite à sa sauce et cela permet dans le même temps de voir facilement quels paquets et quelles options sont personnalisés.

            Certaines limitations de l'outil gpgverify utilisé par les mainteneurs de paquets sont corrigées permettant de supprimer des méthodes de contournement associés. En effet l'outil est utilisé pour s'assurer que les sources pour construire le paquet sont bien celles souhaitées. Par exemple il était incapable de lire plusieurs clés GPG fournis dans un fichier dédié comme nginx pouvait le faire. Il était également incapable de gérer automatiquement la signature des sommes de contrôle des archives, il exigeait que l'archive des sources elle même soit signée ce qui n'était pas toujours le cas. Maintenant il prendre également en compte les clés au format keybox. Le tout améliore la maintenance des paquets concernés mais évite aussi la possibilité de contourner la sécurité dans certains cas.

            La communauté francophone

            L'association

            Logo de Borsalinux-fr

            Borsalinux-fr est l'association qui gère la promotion de Fedora dans l'espace francophone. Nous constatons depuis quelques années une baisse progressive des membres à jour de cotisation et de volontaires pour prendre en main les activités dévolues à l'association.

            Nous lançons donc un appel à nous rejoindre afin de nous aider.

            L'association est en effet propriétaire du site officiel de la communauté francophone de Fedora, organise des évènements promotionnels comme les Rencontres Fedora régulièrement et participe à l'ensemble des évènements majeurs concernant le libre à travers la France principalement.

            Si vous aimez Fedora, et que vous souhaitez que notre action perdure, vous pouvez :

            • Adhérer à l'association : les cotisations nous aident à produire des goodies, à nous déplacer pour les évènements, à payer le matériel ;
            • Participer sur le forum, les listes de diffusion, à la réfection de la documentation, représenter l'association sur différents évènements francophones ;
            • Concevoir des goodies ;
            • Organiser des évènements type Rencontres Fedora dans votre ville.

            Nous serions ravis de vous accueillir et de vous aider dans vos démarches. Toute contribution, même minime, est appréciée.

            Si vous souhaitez avoir un aperçu de notre activité, vous pouvez participer à nos réunions mensuelles chaque premier lundi soir du mois à 20h30 (heure de Paris). Pour plus de convivialité, nous l'avons mis en place en visioconférence sur Jitsi.

            La documentation

            Depuis juin 2017, un grand travail de nettoyage a été entrepris sur la documentation francophone de Fedora, pour rattraper les 5 années de retard accumulées sur le sujet.

            Le moins que l'on puisse dire, c'est que le travail abattu est important : près de 90 articles corrigés et remis au goût du jour.
            Un grand merci à Charles-Antoine Couret, Nicolas Berrehouc, Édouard Duliège, Sylvain Réault et les autres contributeurs et relecteurs pour leurs contributions.

            La synchronisation du travail se passe sur le forum.

            Si vous avez des idées d'articles ou de corrections à effectuer, que vous avez une compétence technique à retransmettre, n'hésitez pas à participer.

            Comment se procurer Fedora Linux 43 ?

            Logo de MediaWriter

            Si vous avez déjà Fedora Linux 42 ou 41 sur votre machine, vous pouvez faire une mise à niveau vers Fedora Linux 43. Cela consiste en une grosse mise à jour, vos applications et données sont préservées.

            Autrement, pas de panique, vous pouvez télécharger Fedora Linux avant de procéder à son installation. La procédure ne prend que quelques minutes.

            Nous vous recommandons dans les deux cas de procéder à une sauvegarde de vos données au préalable.

            De plus, pour éviter les mauvaises surprises, nous vous recommandons aussi de lire au préalable les bogues importants connus à ce jour pour Fedora Linux 43.

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            Incident du 26 juin 2025 ayant touché les serveurs de production et de développement

            Ayant simultanément ressenti un trouble dans la force, vos administrateurs des serveurs LinuxFr.org ont noté un souci sur le site hier matin. Et d'autres personnes de l'équipe ont aussi signalé le problème (supervision efficace et réactive par le lectorat).

            Le serveur hébergeant les conteneurs de production et de développement a redémarré (hors de toute opération planifiée) à 06h15 Paris le 26 juin 2025, et contrairement aux redémarrages habituels pour les mises à jour, cela a entraîné un changement des adresses IP internes des conteneurs de production et de développement, après redémarrage (06h18). Tous les services avaient bien redémarré, mais les accès aux sites web n'étaient plus possibles : le serveur web frontal ne pouvait plus joindre les adresses prévues, aboutissant à des réponses techniques 502 Bad Gateway.

            La correction sur les adresses IP a été faite à 08h08 pour la production et 08h16 pour le développement.

            Les deux autres serveurs hébergés au même endroit n'ont pas été affectés.

              Changement d'adresses IP

              Les conteneurs de production et de développement sont configurés en DHCP et gardent normalement les mêmes adresses sur les redémarrages.

              Exemple de redémarrage propre pour des mises à jours de sécurité :

              mai 24 10:06:08 oups dnsmasq-dhcp[1256]: DHCPREQUEST(lxc0) 192.168.0.2 aa:aa:aa:aa:aa:aa
              mai 24 10:06:08 oups dnsmasq-dhcp[1256]: DHCPACK(lxc0) 192.168.0.2 aa:aa:aa:aa:aa:aa prod
              mai 24 10:06:22 oups dnsmasq-dhcp[1256]: DHCPRELEASE(lxc0) 192.168.0.2 aa:aa:aa:aa:aa:aa
              ---redémarrage---
              mai 24 10:08:57 oups dnsmasq-dhcp[1228]: DHCPDISCOVER(lxc0) 192.168.0.2 bb:bb:bb:bb:bb:bb
              mai 24 10:08:57 oups dnsmasq-dhcp[1228]: DHCPOFFER(lxc0) 192.168.0.2 bb:bb:bb:bb:bb:bb
              mai 24 10:08:57 oups dnsmasq-dhcp[1228]: DHCPREQUEST(lxc0) 192.168.0.2 bb:bb:bb:bb:bb:bb
              mai 24 10:08:57 oups dnsmasq-dhcp[1228]: DHCPACK(lxc0) 192.168.0.2 bb:bb:bb:bb:bb:bb prod
              

              (les IP, MAC et interfaces ont été changées)
              On a demande et attribution de l'IP pour une adresse MAC donnée, puis elle est relâchée à l'arrêt de la machine, puis réattribuée au démarrage.

              Incident :

              juin 26 03:57:46 oups dnsmasq-dhcp[951195]: DHCPREQUEST(lxc0) 192.168.0.2 cc:cc:cc:cc:cc:cc
              juin 26 03:57:46 oups dnsmasq-dhcp[951195]: DHCPACK(lxc0) 192.168.0.2 cc:cc:cc:cc:cc:cc prod
              ---redémarrage---
              juin 26 04:18:42 oups dnsmasq-dhcp[1222]: DHCPREQUEST(lxc0) 192.168.0.2 dd:dd:dd:dd:dd:dd
              juin 26 04:18:42 oups dnsmasq-dhcp[1222]: DHCPNAK(lxc0) 192.168.0.2 dd:dd:dd:dd:dd:dd address in use
              juin 26 04:18:46 oups dnsmasq-dhcp[1222]: DHCPDISCOVER(lxc0) dd:dd:dd:dd:dd:dd
              juin 26 04:18:46 oups dnsmasq-dhcp[1222]: DHCPOFFER(lxc0) 192.168.0.100 dd:dd:dd:dd:dd:dd
              juin 26 04:18:46 oups dnsmasq-dhcp[1222]: DHCPREQUEST(lxc0) 192.168.0.100 dd:dd:dd:dd:dd:dd
              juin 26 04:18:46 oups dnsmasq-dhcp[1222]: DHCPACK(lxc0) 192.168.0.100 dd:dd:dd:dd:dd:dd prod
              

              On a demande et attribution de l'IP pour une adresse MAC donnée. Elle n'est pas relâchée à l'arrêt de la machine, n'est pas disponible au redémarrage, et une autre est alors attribuée.

              Nature du redémarrage

              Le redémarrage a été brutal, sans arrêt propre des services. Il ne s'agit donc pas d'un arrêt logiciel propre depuis le serveur.

              La cause possible peut donc être un souci d'instabilité électrique, l'arrêt/extinction physique sur le serveur, un bug ou une faille logicielle, ou encore le redémarrage électrique via la carte d'administration. Cette cause n'est actuellement pas connue.

              Mesures préventives et correctives

              Il pourrait être utile de figer les IP internes et/ou d'assurer la synchronisation/reconfiguration du frontal web.

              Il n'est pas prévu d'avoir de la redondance sur la production à court/moyen terme, donc un souci sur le conteneur de production continuera à avoir un effet visible.

              La supervision peut certainement être améliorée (et l'état des services rendu visible depuis un simple navigateur web).

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              Netvibes.com au rancart, Pétrolette au rendez-vous

              « J'étais tranquille j'étais peinard / je réparais ma mobylette » / la nouvelle a surgi le soir / un truc pas vraiment super-chouette… » Eh oui, le couperet est tombé, les utilisateurs de l'agrégateur de flux Web Netvibes.com ont reçu le 15 avril un courriel de Dassault Systèmes leur annonçant que leur agrégateur préféré aller se désagréger définitivement dans l'atmosphère le 2 juin 2025 à midi, avec toutes leurs données, tel un Starship numérique. Si l'on en croit le début du message, cela est lié au développement d'un nouveau service de l'entreprise nommé 3D UNIV+RSES, avec plein d'IA et tout et tout. Le courriel d'avertissement indique certes comment sauvegarder ses données, mais « et maintenant, Papa / C'est quand qu'on va où ? »

              Sommaire

              Good vibrations 2.0 ou le cubisme informationnel

              Netvibes.com, lancé par une start-up en 2005 et racheté par Dassault Systèmes en 2012, était un lecteur en ligne permettant d'afficher les flux RSS ou Atom dans des petits cadres qu'on pouvait regrouper dans des onglets thématiques. Chaque cadre était configurable (longueur, affichage d'images ou non…) et déplaçable facilement. Les flux se mettaient automatiquement et régulièrement à jour. On pouvait aussi ajouter de petites applications (listes de choses à faire, accès courriels, accès à différents réseaux sociaux, etc.). Wikipedia décrit Netvibes.com comme « un portail Web personnalisable. Représentatif de ce qu'on appelle le Web 2.0 ». En tout cas, c'était un très bon outil de veille que j'utilisais tous les jours depuis belle lurette.

              Lancé en 1990, donc à peu près en même temps que le World Wide Web, le Courrier international nous permettait d'avoir accès à une pluralité de points de vue issus des journaux du monde entier. Un agrégateur de flux, c'est un peu l'équivalent informatique. Il permet un véritable cubisme informationnel. Avoir un onglet News agrégeant des flux de journaux d'horizons politiques différents et de plusieurs pays, c'est échapper à la bulle informationnelle, à la ségrégation sociale créée par les grands réseaux sociaux commerciaux. Car observer depuis le point de vue d'autrui est un bon exercice, même si ça peut parfois être désagréable comme du poil à gratter. Enfin, avec un agrégateur, l'algorithme c'est vous : votre œil survole l'ensemble des titres et capte au vol ce qui l'intéresse ou le surprend.

              J'ai rencard avec Pétrolette

              L'outil libre qui se rapproche le plus de Netvibes.com est Pétrolette, « la page d'actus qui ne sait rien de toi », développée par YPhil en JavaScript. Comme son nom l'indique, Pétrolette n'est pas un gros SUV qui fait tout, même le café, mais une application libre qui essaie de faire au mieux une seule chose : afficher des flux Web dans des cadres classés dans des onglets. Donc disons le tout de suite, il faut oublier les éventuelles autres applications que vous utilisiez dans Netvibes. D'après son CHANGELOG, Pétrolette est en version 1.7 depuis l'été 2023. Le GitLab de Pétrolette est indiqué comme étant un miroir de son Framagit mais est en fait plus à jour, la dernière activité remontant à Noël 2024. C'est là que le développement se passe.

              D'après le compte Mastodon de Pétrolette, suite à des problèmes d'hébergement, l'instance principale est depuis décembre 2024 https://petrolette.onrender.com/ bien que celle-ci soit considérée comme temporaire. Les plus admin pourront bien sûr héberger leur propre instance, soit en local soit sur le Web, par exemple sur https://place.de.ma.mob/ si le domaine n'est pas déjà réservé.

              Procédure migratoire

              Par défaut, quand on va sur l'instance principale, qui est une instance partagée, on a un certain nombre d'onglets pré-remplis, avec en tout plus de trois cents flux. On peut les personnaliser (ce sera stocké en local), mais ce qui nous intéresse ici, c'est migrer de Netvibes à Pétrolette. Voici la procédure :

              • Dans Netvibes.com, sauvegarder ses données en allant dans « Compte > Sauvegarder vos données », choisir le tableau de bord, cliquer sur Exporter (fichier XML).
              • Dans Pétrolette, supprimer tous les onglets par défaut (croix rouges), importer le XML avec « Flux > Ouvrir ».
              • Tous les onglets et flux sont récupérés. Le titre d'un flux apparaîtra quand on clique sur son icône pour le déployer.
              • Déplier et configurer chaque flux (mais on devrait éventuellement aussi pouvoir travailler à partir du .conf pour réduire ce travail fastidieux).

              La configuration est stockée localement sur l'ordinateur et non pas en ligne (on n'a donc pas de compte Pétrolette, donc elle « ne sait rien de toi », elle ne sait pas ce que tu lis). On peut l'exporter dans un fichier .conf au format JSON et l'importer sur un autre PC pour avoir la même configuration.

              Synchronisation ?

              Mais une telle synchronisation manuelle n'est pas idéale et l'application peut utiliser le protocole remoteStorage pour pouvoir partager la même configuration sur plusieurs PC, et en particulier vers l'application 5apps. D'après l'aide, l'instance principale de Pétrolette ne gère que 5Apps (mais le menu affiche également des icônes pour Dropbox et Google Drive, qu'on devrait donc pouvoir utiliser si on héberge sa propre instance).

              On peut s'enregistrer sur 5apps à partir d'un compte GitHub, Bitbucket, GitLab.com ou en se créant un compte (adresse email, identifiant, mot de passe). 5apps vous fournit une « adresse utilisateur » du type login@5apps.com. On peut alors aller dans le menu de Pétrolette, cliquer sur remoteStorage et entrer l'adresse utilisateur pour faire la connexion. Il n'y a plus qu'à autoriser Pétrolette à y accéder et faire de même sur tous vos PC. Pour cela, sur chaque machine, connectez-vous à votre compte 5apps puis dans la liste des « Connected Apps », cliquez sur le lien petrolette.onrender.com, dont l'URL est du type https://5apps.com/rs/oauth/token/123d3215c5484b9a78987e8/launch_app.

              Nouveaux développements

              Ça c'est la théorie, dans la pratique la synchronisation semble problématique, avec un fonctionnement très capricieux, et après discussion avec l'auteur il pourrait bien s'agir d'un bug où l'application s'emmêlerait les pinceaux entre stockage local et stockage distant. C'est la mauvaise nouvelle. La bonne nouvelle (scoop !) c'est que ça pourrait être résolu dans une future Pétrolette 2 à laquelle réfléchit l'auteur !

              Voilà une bonne raison de réfléchir à l'invitation à faire un don au projet Pétrolette dans la fenêtre pop-up qui surgit de temps en temps. Il est en effet possible de faire un don sur Liberapay ou de prendre un abonnement sur Ko-fi : à partir de 1 €/mois le pop-up disparaît. Au-delà, on peut demander à l'auteur de créer un nombre plus ou moins important de flux RSS pour des sites qui n'en proposent normalement pas. Rappelons-nous que dans surveillance://, Tristan Nitot nous avertissait sur notre fâcheuse tendance à aimer la gratuité.

              Retour d'expérience

              Commençons par les points négatifs, ce qui nous permettra de finir sur le positif !

              Points négatifs

              • Lenteur pour mettre à jour les flux : quand on affiche sa page Pétrolette, tous les flux sont mis à jour simultanément, c'est-à-dire même dans les onglets qui ne sont pas affichés.
              • Pas de mise à jour périodique des flux. On peut certes les mettre à jour individuellement en cliquant sur une icône. Mais malheureusement, recharger la page avec F5 permet certes de mettre à jour tous les flux mais nous remet systématiquement sur le premier onglet. Pétrolette 2 proposera peut-être des fonctionnalités pour faciliter les mises à jour des flux.
              • N'affiche pas l'heure de parution des actualités, contrairement à Netvibes. Mais la date et l'heure sont indiquées dans la fenêtre d'aperçu quand on survole un titre.

              Points positifs

              • Les aperçus du texte qui apparaissent au survol de la souris sont plus longs qu'avec Netvibes, et même parfois très longs, ce qui permet d'avoir un bon aperçu du contenu avant un éventuel clic, voire même de s'en passer.
              • La hauteur (en pixels) des cadres peut être réglée plus finement qu'avec Netvibes (où seules trois hauteurs standards étaient disponibles). Cela peut d'ailleurs être utilisé pour augmenter la distance verticale entre deux cadres, ceux-ci étant par défaut collés de façon un peu compacte.
              • Les titres longs apparaissent en entier sur plusieurs lignes, alors qu'ils sont coupés dans Netvibes. Cela peut-être un avantage mais parfois aussi un défaut avec certains sites qui proposent des titres à rallonge (du genre trois lignes sur Developpez.com !) que l'oeil a du mal à lire au vol.
              • Le menu principal propose de déposer un marque-page dans la barre du navigateur. Il contient un script qui d'un clic ajoutera le site de l'onglet courant dans votre Pétrolette.
              • Le champ de recherche permet de chercher un terme dans tous les titres de l'ensemble des onglets. Les zones où il est trouvé apparaissent encadrées en jaune.

              Prêts pour l’équipée sauvage ?

              « Dès que les vents tourneront nous nous en allerons… » Il le faudra bien, le 2 juin tout s'arrête. Et donc tout recommence. On a maintenant toutes les réponses à la question synthétique et sympathique « c'est quand qu'on va où ? » Quand ? On le sait depuis le début et on l'a répété, c'est le 2 juin ! Où ? On espère y avoir apporter une réponse dans cette dépêche.

              Et puis à l'heure où les algorithmes profiteurs des réseaux sociaux commerciaux tendent à enfermer l'utilisateur dans sa bulle informationnelle au seul motif d'optimiser les profits et où les moteurs IA sapent la sérendipité du Web, se balader humblement en mobylette RSS devient une véritable mesure d'hygiène mentale. En plus c'est libre.

              « La Pétrolette », 1895Figure 1 - « Quand j’me balade en mobylette / On dirait l’équipée sauvage ». Ouais, ça carbure librement avec « La Pétrolette » (Duncan & Suberbie, 1895 - 1898) [source : Wikimedia, domaine public].

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              Sortie du gestionnaire d'archives PeaZip 10.4.0

              PeaZip n'a jamais été abordé dans ces colonnes jusqu'à présent, alors qu'il fait partie des outils multi-plateformes permettant une transition en douceur vers le libre. Il a presque dix ans. Sortie le 14 avril, la version 10.4 continue la série 10.0 commencée en octobre 2024.

              PeaZip Linux thème sombre sous Wayland
              PeaZip affiché avec son thème sombre dans Wayland

              Giogio Tani, le développeur de PeaZip publie plusieurs versions chaque année. Le logiciel évolue par petites touches largement testées via les fonctions "expérimentales" des versions précédentes.

              icone de PeaZip

              Je trouve beaucoup d'atouts à PeaZip

              Il est libre, multi-plateformes, multi-architecture, portable (nomade), écrit en FreePascal avec Lazarus, ouvre et écrit plusieurs formats d'archives. Il est rapide et assez léger pour un tout-en-un (11,2 MB). Il est bien maintenu, l'auteur est transparent sur la sécurité, documentation et tutoriels sont conséquents et pédagogiques. L'interface est travaillée, sobre, ergonomique, thémable, configurable, jolie, … N'en jetez plus ! Ah si encore : il est dispo en Gtk et Qt sous X11 et Wayland, et l'auteur l'empaquête à tout va.

              C'est un humble logiciel très bien foutu, très travaillé, utile pour installer des outils libres sur les systèmes proprios afin de les amener en douceur vers Linux ou *BSD (il ne fonctionne pas encore sous Haïku).

              Architectures et systèmes

              • Linux x86_64, x86, ARM, aarch64 ;
              • Windows, ReactOS, Wine ;
              • Darwin, macOS Intel et aarch64 (Apple Silicon), la famille BSD.

              PeaZip propose des fonctions peu courantes

              • Le moteur de scriptage intégré permet de convertir vos opérations graphiques pour les automatiser et les étendre avec des options en ligne de commande ;
              • un chiffrement solide est disponible, avec authentification à double facteur ;
              • l'interface graphique est unifiée sur tous les systèmes et architectures pris en charge, même pour les formats moins courant (zpaq, brotli, zstandard) ;
              • le gestionnaire de fichiers avancé facilite, par exemple, la vérification des sommes de contrôles, la déduplication, la conversion de formats d'archives, la recherche, etc ;
              • c'est un outil portable et nomade qu'on peut copier sur une clé usb, sur le net ou partager en réseau sans l'installer ;
              • PeaZip dispose d'une transparence et des options de suivi pour la vie privée et la sécurité.

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              QEMU 10.0

              Comme tous les ans, Qemu sort une nouvelle version majeure. Le numéro n'implique donc pas de grands bouleversements. Il s'agit plutôt d'une base stable qui va être maintenue et améliorée pendant quelques années. Ainsi, les versions 7, 8 et 9 ont eu des mises à jour en mars 2025.

              Comme d'habitude, les architectures ARM et Risc-V se taillent la part du lion et sont enrichies de nouvelles architectures. Les accès aux stockages sont partout plus rapides, et l'espace utilisateur accède toujours mieux au matériel.

              Qemu est devenu une pièce importante dans le monde des serveurs et des développeurs. En tant qu'émulateur il permet de développer, compiler ou lancer un programme sur un processeur ou une machine différente. Couplé à KVM, XEN ou VMWare, il permet une virtualisation performante.

              Quoi de neuf ?

              L'article de Next résume bien les changements sur ARM et Risc-V. C'est technique, n'étant pas connaisseur je vous y renvoie.

              x86 bénéficie de changements globaux à toutes les architectures avec quelques ajouts spécifiques pour des processeurs Intel. Mon petit doigt impatient de tester me souffle que ça sera plus rapide avec des accès "multithread1" aux périphériques de stockage (virtio-scsi et virtio-blk). L'accès direct au matériel en espace utlisateur continue de s'améliorer (VFIO, fonctions virtuelles d'entrées-sorties).

              Les autres changements concernent l'émulation des architectures HPPA et S390.

              Attention aux trucs enlevés

              À chaque version ou presque, des morceaux sont enlevés. Si vous faites dans l'exotique, ne vous précipitez pas sur la dernière version sans consulter la liste des Removed features.

              Documentation d'introduction pour QEMU et la virtualisation

              En guise de conclusion, voici quelques pistes pour ceux et celles qui débutent avec la virtualisation sous Linux et/ou QEMU. Différentes distributions Linux ont de la documentation sous licence libre. Loin d'être exhaustif, voici quelques choix :


              1. Qu'on me pardonne ce mot, je simplifie pour faire court! ↩

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              20 ans de Fedora-fr : quatrième entretien avec Timothée contributeur des systèmes immuables et KDE

              Dans le cadre des 20 ans de Fedora-fr et du Projet Fedora en lui-même, Nicolas Berrehouc alias Nicosss et moi-même (Charles-Antoine Couret alias Renault) avons souhaité poser des questions à des contributeurs francophones du Projet Fedora et de Fedora-fr.

              La diversité des profils permet de voir le fonctionnement du projet Fedora sous différents angles, au-delà de la distribution, mais aussi comment il est organisé et conçu. Certains points s’appliquent d’ailleurs à d’autres distributions.

              N’oublions pas que le Projet Fedora reste un projet mondial et un travail d’équipe, ce que ces entretiens ne permettent pas forcément de refléter. Mais la communauté francophone a la chance d’avoir suffisamment de contributeurs et de contributrices de qualité pour permettre de donner un aperçu de beaucoup de sous-projets de la distribution.

              Chaque semaine un nouvel entretien sera publié sur le forum Fedora-fr.org, LinuxFr.org et le blog de Renault.

              L’entretien du jour concerne Timothée Ravier, contributeur au Projet Fedora en particulier aux systèmes dits immuables et à l’environnement KDE Plasma.

                Sommaire

                Bonjour Timothée, peux-tu présenter brièvement ton parcours ?

                J’ai commencé à m’intéresser aux logiciels open source autour de 2004 lorsque j’ai découvert Firefox (version 1.0 à l’époque) par l’intermédiaire d’un ami qui l’a téléchargé pour moi sur un CD ré-inscriptible, car je n’avais pas encore l’ADSL à l’époque. J’ai ensuite découvert Linux avec Ubuntu 6.06. Après mes études d’ingénieur en sécurité informatique, j’ai travaillé à l’ANSSI pendant cinq ans sur le projet CLIP OS et je travaille désormais pour Red Hat où je co-dirige l’équipe CoreOS, qui est responsable de la maintenance de Fedora CoreOS et de Red Hat Enterprise Linux CoreOS pour OpenShift.

                Peux-tu présenter brièvement tes contributions au Projet Fedora ?

                Mes contributions à Fedora sont liées à mon intérêt pour les systèmes orientés conteneurs, parfois dénommés immuables (immutable). Je fais ainsi partie de l’équipe qui maintient Fedora CoreOS, je suis un mainteneur des Fedora Atomic Desktops (principalement Silverblue et Kinoite) et je suis membre du KDE Special Interest Group (SIG).

                Qu’est-ce qui fait que tu es venu sur Fedora et que tu y es resté ?

                Je suis passé par plusieurs distributions Linux (Ubuntu, Gentoo, Arch Linux) mais je suis désormais sur Fedora.

                Je pense que les « Four Foundations » de Fedora représentent bien mon parcours :

                • Freedom : Je suis là parce que je suis intéressé par les logiciels libres, car ils permettent un partage, une mise en commun au bénéfice de tous.
                • Features, First : C’est la force de la communauté Fedora d’un point de vue technologique. Je développe ce point dans les questions suivantes.
                • Friends : Je me suis fait des amis dans la communauté Fedora et cela contribue à la bonne ambiance et la motivation pour continuer à contribuer.

                Pourquoi contribuer à Fedora en particulier ?

                Je préfère être proche des projets upstream et des dernières évolutions. C’est pour cela que j’étais pendant un long moment sous Arch Linux.

                Mais le processus pour pousser des changements dans Arch Linux était plutôt flou. Il est important de noter que cela a peut-être changé désormais. Mon expérience date de plus de 6 ans et je crois qu’ils ont un processus de RFC maintenant. Le fonctionnement d’Arch Linux impose aussi des mises à jour régulières et une certaine discipline lors des mises à jour liée au modèle de développement sans version fixe.

                Je commençais alors à m’intéresser de plus en plus aux systèmes à base d’images (CoreOS Container Linux et Fedora Atomic Host à l’époque) et je suis donc allé voir Fedora Atomic Workstation (ancien nom de Silverblue) pour créer une version à base de l’environnement KDE Plasma, qui est devenue Fedora Kinoite.

                Le processus pour pousser des changements dans Fedora est ce qui fait la force de la distribution. Il permet d’obtenir des discussions et des décisions sur les évolutions à apporter à la distribution pour la prochaine version.

                Contribues-tu à d’autres Logiciels Libres ? Si oui, lesquels et comment ?

                En dehors de Fedora, je contribue principalement au développement des projets KDE. Je fais partie de l’équipe qui maintient les applications KDE empaquetées avec Flatpak et publiées sur Flathub.

                Je contribue aussi occasionnellement à différents projets open source en fonction des besoins.

                Utilises-tu Fedora dans un contexte professionnel ? Et pourquoi ?

                Oui, mes ordinateurs professionnels et personnels tournent sous Fedora Kinoite et mes serveurs personnels utilisent Fedora CoreOS. Une partie des serveurs que nous utilisons pour développer et produire les versions de Fedora CoreOS sont aussi sous Fedora CoreOS. D’autres sont sous Red Hat Enterprise Linux CoreOS, car ils font partie d’un cluster OpenShift.

                En gros, nous sommes aussi des utilisateurs directs des logiciels que nous développons.

                Est-ce que tes contributions dans Fedora se font entièrement dans le cadre de ton travail ? Si non, pourquoi ?

                Une grosse partie de mes contributions se font dans le cadre de mon travail, mais toute la partie liée à KDE et aux Fedora Atomic Desktops est faite sur mon temps personnel.

                Est-ce que être employé Red Hat te donne d’autres droits ou opportunités au sein du Projet Fedora ?

                Je n’ai pas plus de droits dans Fedora parce que je travaille pour Red Hat. Je dois suivre tous les processus de Fedora comme n’importe quel contributeur. J’ai d’ailleurs commencé à contribuer à Fedora avant d’avoir été employé par Red Hat.

                En revanche, il est indéniable que cela m’aide pour contribuer, car j’ai régulièrement l’occasion de discuter avec d’autres contributeurs Fedora dans le cadre de mon travail.

                Tu as débuté une carrière dans la sécurité pour finalement travailler pour Red Hat en tant que mainteneur de CoreOS, Silverblue, Kinoite et contributeur à KDE, pourquoi ne pas avoir continué dans la sécurité pour cet écosystème ?

                Quelque part je continue à faire de la sécurité mais sous un autre angle. La sécurité que je faisais avant ne bénéficiait qu’à un petit nombre de personnes qui avait accès aux systèmes que l’on développait. La nouvelle version open source de CLIP OS devait rendre le système plus accessible mais le projet était complexe et je crois qu’il est désormais archivé.

                Je travaille désormais à améliorer la sécurité de Fedora CoreOS et des Fedora Atomic Desktops sans compromettre leur utilisabilité. L’objectif est de fournir une distribution Linux avec des mises à jour robustes qui soit utilisable par des non développeurs.

                Tu participes à CoreOS pour RHEL, CentOS Stream et Fedora. Peux-tu expliquer le but de CoreOS et ses principales caractéristiques ? Quelles sont les différences entre RHEL, CentOS Stream et Fedora à ce sujet ?

                L’objectif pour les systèmes CoreOS est de faire tourner au mieux des applications dans des conteneurs. Pour Fedora CoreOS, c’est un système minimal, avec des mises à jour automatiques, proposant à la fois podman et moby-engine (Docker) installés par défaut, prêt à faire tourner des conteneurs sur un seul nœud ou dans le cadre d’un cluster Kubernetes.

                Pour Red Hat Enterprise Linux CoreOS (et CentOS Stream CoreOS), ce sont des systèmes qui forment le socle d’OpenShift (et d’OKD), une plateforme qui intègre plein de projets open source dont Kubernetes.

                Bien qu’il n’y ait pas une correspondance exacte un pour un dans la liste des logiciels inclus, Fedora CoreOS est l’upstream de CentOS Stream CoreOS et Red Hat Enterprise Linux CoreOS, de la même façon que Fedora est l’upstream de CentOS Stream, qui l’est de Red Hat Enterprise Linux.

                L’architecture atomic a gagné du terrain sur les systèmes pour le bureau avec Silverblue et Kinoite et devient relativement populaire, peux-tu expliquer quel en est l’intérêt d’une telle conception pour ce genre de systèmes ?

                Le principal intérêt pour un utilisateur est la robustesse et rapidité des mises à jour. Celles-ci sont préparées en arrière plan alors que le système fonctionne normalement. Il suffit alors de redémarrer pour mettre à jour son système. Il n’y a pas d’attente supplémentaire ni à l’extinction ni au démarrage.

                Si une mise à jour échoue, le système reste dans l’état actuel, et il est possible de réessayer plus tard.
                Si une mise à jour introduit un problème important empêchant le démarrage du système par exemple, il est possible de redémarrer et de choisir la version précédente dans le menu de démarrage de GRUB.

                Les utilisateurs sont aussi poussés à utiliser Flatpak pour installer leurs applications graphiques et toolbox (ou distrobox) pour utiliser les applications en ligne de commandes dans des conteneurs.

                Quels sont les défis techniques de proposer cette conception dans ces systèmes par rapport à CoreOS par exemple ?

                La principale différence est la présence d’une interface graphique. Les applications graphiques doivent être parfois adaptées pour fonctionner avec Flatpak. C’est désormais le cas de la plupart d’entre elles.

                Tu y contribues en tant que membre de Fedora Atomic Desktops SIG, peux-tu expliquer son rôle dans Fedora et ton activité dedans ?

                Le rôle du Fedora Atomic Desktops SIG est de regrouper l’ensemble des contributeurs Fedora des différentes variantes Atomic : Silverblue, Kinoite, Sway Atomic et Budgie Atomic. Bien que chacun de ces systèmes propose un environnement de bureau distinct, ils partagent énormément d’éléments, tant au niveau des composants de base du système que de l’infrastructure Fedora. Le SIG permet donc de regrouper les contributeurs pour pouvoir les inclure dans les prises de décisions qui impactent ces systèmes.

                Je participe à la maintenance des Fedora Atomic Desktops et plus principalement de Silverblue et Kinoite. Cela peut impliquer des mises à jour de paquets, des corrections de bugs dans des projets upstream ou des rajouts de fonctionnalités pour améliorer l’expérience sur ces systèmes. Je surveille aussi que tous les Atomic Desktops continuent de recevoir des mises à jour régulièrement.

                Penses-tu qu’un jour ces systèmes atomic deviendront la référence par défaut ? Si oui à quelle échéance ? Quelles sont les difficultés actuelles à résoudre ?

                Je l’espère ! Il est impossible de donner une échéance et cela ne dépend pas vraiment de moi. La difficulté la plus importante est la prise en charge du matériel et les pilotes qui ne sont pas intégrés dans Fedora. C’est un problème que l’on ne peut pas résoudre dans Fedora à cause des contraintes légales et qui sont traitées par le projet Universal Blue, dont la variante Bazzite (https://bazzite.gg/), est très populaire.

                Pour la problématique des pilotes, est-ce que l’initiative du noyau unifié (d’avoir une image universelle et signée comprenant le noyau, initrd, la ligne de commande) te semble être une solution à cette problématique ?

                Ces deux sujets ne sont pas liés.

                Le problème des pilotes externes au noyau Linux upstream est divisé en deux cas principaux :

                • Les pilotes propriétaires : Ils ne seront jamais ajoutés directement à Fedora pour des raisons légales et de licence.
                • Les pilotes open source mais non inclus dans le noyau Linux upstream : Fedora met à jour le noyau Linux très régulièrement et suit les nouvelles versions stables peu de temps après leur sortie officielle. Il faut donc que ces pilotes soient mis à jour pour suivre les nouvelles versions du noyau et cela demande toujours du temps lorsque ceux-ci ne font pas partie du noyau upstream.

                Les images noyau unifiées (Unified Kernel Images ou UKI) incluent le noyau, l’initrd et la ligne de commande du noyau dans un seul fichier. Cela présente des avantages pour mettre en place une chaîne de boot mesurée, notamment à l’aide du TPM, et donc pour offrir de meilleures garanties de sécurité. Leur intégration est encore en cours dans les variantes CoreOS et Atomic Desktops.

                Les développeurs et administrateurs systèmes ont souvent besoin d’outils qui à ce jour nécessitent souvent de recourir à rpm-ostree plutôt que Flatpak ou Fedora toolbox dans le cadre d’un système immuable. Penses-tu que ces verrous sont un réel problème et qu’ils seront éventuellement résolus dans le temps ?

                L’un des objectifs de la nouvelle initiative conteneurs bootables (« Bootable Containers ») est justement de rendre plus ergonomique la modification du système de base. Le système est distribué sous forme d’une image de conteneur standard (image OCI) et il est possible de la modifier à l’aide d’un Containerfile / Dockerfile et d’outils natifs aux conteneurs. Cela permet aux utilisateurs de ré-utiliser leurs habitudes et outils pour modifier aussi leur système de façon sûre et de partager le résultat à l’aide d’un registre d’image de conteneurs.

                Nous allons aussi ajouter à nouveau dnf (version 5) dans ces images de conteneurs pour mettre à disposition des utilisateurs une interface familière et toutes les options de dnf lors de la construction de ces images.

                Une autre piste est d’utiliser le concept des extensions systèmes de systemd (systemd system extensions ou sysexts), qui permettent d’ajouter du contenu dynamiquement à un système sans perdre les avantages de la gestion à base d’images. Les sysexts utilisent la même technologie que pour les conteneurs (overlayfs) pour ajouter des éléments (merge) au contenu des dossiers /usr et /opt de l’image de base. Je suis en train d’investiguer cette option pour rendre son usage ergonomique pour ces systèmes : https://github.com/travier/fedora-sysexts.

                Il est aussi possible de modifier temporairement le système en utilisant un système de fichier temporaire monté au-dessus des emplacements en lecture seule (overlayfs). Les fichiers de /usr peuvent alors être modifiés et de nouveaux paquets RPM installés à la demande. Les modifications disparaîtront au redémarrage.

                Tu participes aussi à l’équipe de KDE SIG, peux-tu expliquer son rôle dans Fedora et ton activité dedans ?

                L’objectif du KDE SIG est de proposer la meilleure expérience possible de KDE sur Fedora. Nous suivons et contribuons aussi au développement de KDE upstream.

                Je participe au KDE SIG en tant que mainteneur de Kinoite et développeur KDE.

                GNOME reste le bureau principal de Fedora à ce jour, cependant la qualité de l’intégration de KDE progresse depuis de nombreuses années maintenant, penses-tu que la qualité entre les deux est aujourd’hui équivalente ? Est-ce que les contributions pour KDE sont freinées de par le statut de GNOME au sein du projet ?

                C’est une question très difficile, car elle est très subjective. J’utilise principalement KDE sur mes systèmes, mais j’apprécie énormément le travail de design fait sur GNOME. Pour moi c’est un choix personnel.

                D’un point de vue technologique, il est possible de trouver des éléments “meilleurs” dans GNOME que dans KDE et l’inverse.

                Il n’y a pas de bénéfice à opposer ces deux projets. C’est au contraire la collaboration qui améliore l’expérience utilisateur.

                Je ne pense pas que les contributions à KDE soient freinées par le status de GNOME dans Fedora.

                L’équipe KDE SIG a récemment proposé d’améliorer le statut de KDE au sein du projet, quitte à même remplacer GNOME pour Fedora Workstation, peux-tu expliquer cette demande ? Penses-tu qu’un jour KDE remplacera GNOME au sein de Fedora ou de RHEL par exemple ?

                L’idée des membres soutenant cette proposition (qui ne vient pas uniquement de personnes faisant partie du KDE SIG) est de remettre en question la place de GNOME « par défaut » dans le projet Fedora (notamment Fedora Workstation). Poser cette question force le projet à clarifier les critères qui font qu’un environnement de bureau est considéré comme majeur et donc autorisé à être représenté par une “édition” comme Fedora Workstation. Tous les environnements de bureau non-GNOME ne sont actuellement pas bien présentés sur le site de Fedora notamment.

                Il est important pour un projet communautaire de pouvoir justifier ses choix, que l’on soit d’accord ou non avec les arguments présentés. Si ces choix sont perçus comme arbitraires (« c’est comme ça que cela a toujours été », « c’est un employé de Red Hat qui l’a décidé »), alors le projet Fedora perd en crédibilité. Il faut, par exemple, pouvoir justifier que GNOME est un bon choix à présenter aux utilisateurs découvrant Fedora.

                Je ne pense pas que KDE va “remplacer” GNOME dans Fedora et ce n’est pas vraiment l’idée derrière cette proposition qui a été formulée explicitement de la sorte pour forcer la discussion. L’objectif est de rendre KDE plus visible dans Fedora.

                Pour ce qui est de remplacer GNOME dans RHEL, c’est peu probable et cela serait une décision de Red Hat.

                Penses-tu que Fedora est une distribution de référence pour utiliser KDE aujourd’hui ? Par le passé OpenSUSE, Kubuntu ou Mageia étaient souvent recommandées pour utiliser cet environnement.

                Oui ! :) Fedora propose depuis plusieurs années les dernières versions de KDE à des fréquences très proches des sorties upstream. Nous sommes actuellement l’une des premières distributions à proposer le bureau KDE Plasma dans sa version 6. Le KDE SIG suit et participe activement au développement de KDE upstream et certains développeurs KDE recommandent désormais Fedora.

                Je travaille avec Fedora Kinoite à rendre le développement de KDE plus abordable, notamment pour le test des versions en cours de développement.

                Si tu avais la possibilité de changer quelque chose dans la distribution Fedora ou dans sa manière de fonctionner, qu’est-ce que ce serait ?

                Je regrouperai l’intégralité des dépôts Git, codes sources, projets, suivi des bugs, etc. sur une (ou plusieurs) instance GitLab hébergée par le projet Fedora. C’est un projet qui est désormais en cours pour migrer vers Forgejo. Finies les instances Pagure (forge de développement Git), plus de Bugzilla (suivi des bugs). Il faudrait aussi abandonner les listes de diffusion pour utiliser Discourse à la place (transition aussi en cours).

                D’un point de vue personnel, la migration du projet KDE vers GitLab fut un facteur déterminant dans ma capacité à contribuer au projet KDE. Le mode de contributions à l’aide de Pull Requests / Merge Requests à travers une interface web est devenu un standard qui réduit significativement la difficulté pour un premier contributeur à participer à un projet.

                Je pense que c’est la prochaine étape importante pour rendre le développement de Fedora plus accessible et donc pour attirer plus de contributeurs.

                À l’inverse, est-ce qu’il y a quelque chose que tu souhaiterais conserver à tout prix dans la distribution ou le projet en lui-même ?

                Le processus pour proposer un changement (Change Process). C’est la clé de ce qui fait de Fedora une distribution à la pointe, qui évolue à chaque nouvelle version et qui pousse l’écosystème en avant.

                Que penses-tu de la communauté Fedora-fr que ce soit son évolution et sa situation actuelle ? Qu’est-ce que tu améliorerais si tu en avais la possibilité ?

                Malheureusement, je n’ai pas eu beaucoup d’interactions avec la communauté Fedora-fr, donc je n’ai pas grand-chose à dire.

                Quelque chose à ajouter ?

                Merci pour l’entretien !

                Si vous souhaitez en apprendre plus sur ces systèmes, je vous recommande les documentations officielles des projets ou les présentations que j’ai réalisées (une ou deux en français).

                Merci Timothée pour ta contribution !

                Conclusion

                Nous espérons que cet entretien vous a permis d’en découvrir un peu plus sur les systèmes immuables de Fedora et l’environnement KDE Plasma.

                Si vous avez des questions ou que vous souhaitez participer au Projet Fedora ou Fedora-fr, ou simplement l’utiliser et l’installer sur votre machine, n’hésitez pas à en discuter avec nous en commentaire ou sur le forum Fedora-fr.

                À dans 10 jours pour un entretien avec Thomas Canniot, ancien traducteur de Fedora en français et fondateur de l’association Fedora-fr.

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                WoPiX, un serveur WOPI libre, indépendant, simple et léger

                Un serveur WOPI (Web application Open Platform Interface) permet à un logiciel client de modifier un fichier stocké sur un serveur. C'est la couche indispensable pour qu'OnlyOffice, LibreOffice (Collabora Online) et d'autres suites bureautiques puissent être utilisés sur le web. Ainsi, lorsque vous réclamez l'ouverture d'un document depuis votre navigateur web, vous vous connectez à la suite bureautique en ligne avec une URL particulière, contenant, entre autres, le nom du fichier à ouvrir. La suite bureautique peut alors discuter avec le serveur WOPI pour récupérer le document. Les lectures, écritures et modifications d'un document sont gérées par le serveur WOPI, à la demande de la suite bureautique. Le protocole a été créé par Microsoft en 2012, la révision 14.5 de WOPI est sortie le 18 février 2025.

                Les serveurs WOPI libres de Nextcloud, Seafile, Tracim… ne sont pas indépendants. Comme je voulais utiliser Collabora Online sans déployer un NextCloud complet, j'ai écrit un serveur WOPI très simple. Il est utilisé depuis plus d'un an sans problème et il est libre. Il est écrit en Java.

                J'ai commencé ce développement car je travaille sur deux lieux privés différents avec un ordinateur à chaque endroit, un NAS dans l'un d'eux et je communique entre les deux machines à l'aide d'un dépôt git sur le NAS. Ça fonctionne relativement bien pour des fichiers qui n'ont pas vocation à rester ouverts dans des applications, mais pour des fichiers ODS ou ODT qui restent ouverts, c'est plus compliqué car je me retrouve souvent avec des versions concurrentes sur les deux machines. J'ai donc regardé du côté des suites de collaboration en ligne.

                À une époque , je me servais d'Etherpad et de son équivalent tableur Ethercalc. Mais ces logiciels manquent de fonctionnalités, surtout le tableur. Problème supplémentaire : j'ai déjà beaucoup de fichiers aux formats LibreOffice.

                Ça tombe bien, il y a la suite LibreOffice online, éditée par Collabora Online (CODE). Le problème — comme souligné par une dépêche — c'est qu'une fois CODE installé, tu te retrouves à poil avec rien qui marche : il faut un serveur utilisant le protocole WOPI.

                Pour éviter d'installer tout un NextCloud, j'ai écrit un petit serveur WOPI. C'est du Java avec Spring Boot. Le serveur est très simple, sur le principe que plus un système est simple, moins il a de chances de tomber en panne.

                Par exemple, il n'y pas de droits d'accès et on ne peut pas avoir plusieurs utilisateurs simultanés. Il faudrait mettre en œuvre le système de verrous et le système de droits d'accès (faire reposer les droits d'accès sur les droits du système de fichier, implique d'avoir un utilisateur sur la machine pour chaque utilisateur du logiciel). Cela n'a pas été implanté parce que je suis le seul utilisateur sur ma machine. Mais ce ne serait pas long à développer.

                Le serveur une fois lancé expose des services REST, accessibles par la suite bureautique, mais aussi un service https qui permet d'afficher la liste des fichiers. Cette liste de fichier est cliquable et permet de se connecter à Libre Office avec la bonne URL. C'est la raison des paramètres proxyHost et code URL de l'application : être en mesure de générer la bonne URL.

                Liste des fichiers

                Le code est prévu pour avoir plusieurs backends à l'aide d'une interface. Le seul mis en œuvre pour l'instant c'est un stockage sur disque local (avec auto discovery : on lui donne un répertoire et il expose tout les documents du répertoire).

                Il consomme peu de ressources, la charge dépendra plus de Collabora Online ou d'OnlyOffice. Le serveur WOPI se contente de lire un fichier à l'ouverture et de l'écrire de temps en temps (comme lors des enregistrements automatiques).

                Il n'est pas testé avec OnlyOffice. En principe WOPI est une norme et ça devrait fonctionner.

                On peut le lancer avec java -jar. C'est du Spring Boot. On pourrait utiliser systemd. De mon côté, je l'ai mis dans un container docker qui lance la commande suivante

                java -Dlogging.level.root=INFO \
                     -Dlogging.level.org.wopiserver=INFO \
                     -Dserver.port=8880 \
                     -jar /opt/app/app.jar \
                     --baseDir /mnt/docs \
                     --disableTLSCheck \
                     --codeURL https://172.17.0.8:9980 \
                     --proxyHost 192.168.124.252

                Le code de WoPiX est dispo sur github et je suis ouvert à toute requête :-)

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                Proxmox Virtual Environment 8.4 est disponible

                Proxmox Server Solutions GmbH a publié la version 8.4 de sa plate-forme de virtualisation libre Proxmox Virtual Environment (VE). Proxmox VE est sous licence GNU Affero GPLv3. Proxmox Server Solutions propose un support d’entreprise à partir de 115 € par an et par processeur.

                Principales nouveautés de la version 8.4

                • Migration à chaud avec des dispositifs médiés :
                  Les dispositifs médiés permettent de partitionner les ressources matérielles physiques en plusieurs dispositifs virtuels. Il est désormais possible de migrer des machines virtuelles (VM) en cours d’exécution utilisant des dispositifs médiés, tels que les vGPU NVIDIA.

                • API pour les solutions de sauvegarde tierces :
                  Proxmox VE propose une API qui simplifie le développement de plug-ins par les fournisseurs de solutions de sauvegarde externes. Ces solutions de sauvegarde tierces peuvent désormais implémenter directement des fonctionnalités de sauvegarde et de restauration dans Proxmox VE, tout en tirant parti de fonctionnalités avancées.

                • Passage direct de répertoires via Virtiofs :
                  La version 8.4 offre la possibilité de partager des fichiers et des répertoires directement entre un hôte et les machines virtuelles (VM) exécutées sur cet hôte. Cette fonctionnalité est rendue possible par virtiofs, qui permet aux machines virtuelles d’accéder aux fichiers et répertoires de l’hôte sans surcharger le système de fichiers réseau. Les systèmes invités Linux modernes sont dotés de la prise en charge native de virtiofs, tandis que pour les invités Windows, l'utilisation de cette fonctionnalité nécessite un logiciel supplémentaire.

                • Mises à jour de tous les composants libres :
                  Proxmox VE 8.4 est basé sur Debian 12.10 (“Bookworm”), mais utilise par défaut le noyau Linux 6.8.12. Cette version de Proxmox VE inclut des mises à jour vers les dernières versions des principales technologies open source pour les environnements virtuels, telles que QEMU 9.2.0, LXC 6.0.0. La solution est livrée avec ZFS 2.2.7 et Ceph Squid 19.2.1.

                D’autres améliorations incluent un mécanisme de filtrage de sauvegarde plus robuste, des améliorations de la pile SDN (réseau défini par logiciel), et de nouvelles options dans l’installateur ISO.

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                Logiciels libres pour la comptabilité d'entreprise

                Où l’on s’essaie à dresser un panorama des logiciels comptables libres. À l’origine de cette dépêche, une recherche d’un logiciel de paye libre où il a semblé que cela pouvait être utile.

                Il s’agit bien de logiciels de comptabilité pour un usage professionnel ou associatif, pas de gestion de finances personnelles qui ont fait l’objet d’une autre dépêche il y a quelque temps. Évidemment, il n’y a aucune prétention à l’exhaustivité, mais plus à donner un panel de logiciels avec quelques idées pour choisir le vôtre, le cas échéant. N’hésitez pas à les essayer quand c’est possible et à croiser les informations pour vous faire votre opinion. Les fiches sont succinctes, mais c’est l’occasion pour vous d’écrire plein de nouvelles dépêches puisque la plupart de ces logiciels n’ont pas eu de présentations récentes sur LinuxFr.org.
                Image d’illustration

                  Sommaire

                  Entrons tout de suite dans le vif du sujet. Voici des courtes présentations avec des points forts et des points faibles qui se dégagent des expériences des rédacteurs et rédactrices. Pour vous aider à faire un choix, cette liste est suivie d’explications plus générales.

                  Compta.libremen.com

                  logo compta libremen
                  Compta libremen com est un logiciel de compta en partie double, simple et efficace. Il utilise une interface web sans fioritures. Le logiciel est écrit en Perl et s’appuie sur Postgresql et mod_Perl, avec un serveur Apache. Un fork amical fournit une image Docker et quelques améliorations. Libremen propose une offre en ligne.
                  Commentaires de l’auteur recueillis par courriel : on a un peu d’aide à la saisie, il y a les raccourcis claviers (calcul du numéro de pièce, recopie de la ligne précédente) et aussi les fenêtres déroulantes pour les numéros de compte, plus le fait que le navigateur enregistre les dernières saisies ; je crois avoir documenté toutes les fonctions, la documentation est dite “minimum”, le logiciel est minimaliste par essence, donc la doc aussi :-)

                  Interface web
                  Aide à la saisie oui
                  Saisie au km oui
                  Intègre documents TVA, export FEC
                  Comptabilité en partie double
                  Comptabilité analytique oui, champ “Libre”
                  Imports écritures en CSV
                  Exports écritures en CSV
                  Transmission automatisée non
                  En réseau oui, et aussi sur Internet
                  Documentation oui, minimum
                  Forum non

                  Diacamma

                  logo Diacamma
                  Le logiciel existe en deux versions, Diacamma Asso pour les associations et Diacamma Syndic pour les copropriétés. Diacamma utilise une interface web, avec un serveur intégré. Un installeur est fourni pour Windows, macOSX et Linux (Debian conseillée). Le CHATONS Sleto propose une offre en ligne.

                  Interface web
                  Aide à la saisie oui
                  Saisie au km non
                  Intègre achats, ventes, factures, adhérents, documents et +
                  Comptabilité en partie double
                  Comptabilité analytique oui, simplifiée
                  Imports écritures comptables, articles, contacts
                  Exports écritures en CSV
                  Transmission automatisée non
                  En réseau oui, et aussi sur Internet
                  Documentation oui, complète
                  Forum restreint aux connectés, gratuit
                  • Points forts : le facturier qui permet aussi de faire des statistiques des ventes et d’éditer des factures et des reçus, le récapitulatif à gauche de l’écran, une vision comptable par « journaux auxiliaires ».
                  • Points faibles : les fenêtres modales pour les écritures, la saisie par « journal auxiliaire » qui alourdit le processus, le vocabulaire pas très adapté au secteur.
                  • Licence : GNU General Public License 3
                  • Site : https://www.diacamma.org/

                  Dolibarr

                  logo Dolibarr
                  Dolibarr est un puissant ERP pour tous types d’entreprises et d’associations. Il existe des pré-sélections des modules nécessaires à votre activité. Dolibarr utilise une interface web avec des serveurs web et SQL. Un installeur est fourni pour Windows et des paquets pour plusieurs distributions Linux. Beaucoup d’offres d’hébergement existent. Il réunit une forte communauté, surtout francophone. Le développement est très actif.
                  Notez qu’on parle souvent de Dolibarr sur LinuxFr.org et qu’un journal sur une migration d’ERP a produit des interventions de haut niveau.

                  Interface web
                  Aide à la saisie oui
                  Saisie au km
                  Intègre achats, ventes, factures, adhérents, documents, stock, et plein d’autres
                  Comptabilité simplifiée ou en partie double
                  Comptabilité analytique oui
                  Imports écritures comptables
                  Exports des journaux, du Grand Livre, et des écritures sous différents formats
                  Transmission automatisée
                  En réseau oui, et aussi sur Internet
                  Documentation oui, complète
                  Forum oui
                  • Points forts : il est possible d’ajouter des extensions avec le magasin d’application, le dolistore. Dolibarr est également disponible chez certains hébergeurs à travers Softaculous. Une gestion fine des droits par groupe d’utilisateurs et par utilisateurs. Avec certains droits réservés aux utilisateurs internes c’est-à-dire ceux qui ne sont ni client ni fournisseur.
                  • Points faibles : l’aspect « usine à gaz » de Dolibarr et sa prise en main qui peut être ardue.
                  • Licence : GNU GPL V3 et plus
                  • Site : http://www.dolibarr.org
                  • Dolibarr sur LinuxFr.org.

                  Ekyagri

                  logo Ekyagri
                  Une solution en ligne de gestion d’exploitation agricole.

                  Interface web
                  Aide à la saisie oui
                  Saisie au km
                  Intègre achats, ventes, factures,
                  Comptabilité en partie double
                  Comptabilité analytique oui
                  Imports écritures comptables
                  Exports
                  Transmission automatisée
                  En réseau oui, et aussi sur Internet
                  Documentation oui, complète
                  Forum oui
                  • Points forts : la facilité de la saisie des écritures, la gestion des immobilisations, sa conception bien pensée pour le secteur. L’aide est bien faite, elle indique notamment des niveaux de difficultés des tâches. On peut la télécharger au format PDF.
                  • Points faibles : le site n’est pas très clair sur la récupération des données. On n’a pas de module de recherche sur l’aide en ligne et rien n’est indiqué sur les sauvegardes.
                  • Licence : AGPL v3
                  • Site : https://ekylibre.com/ekyagri/

                  ENDI

                  logo endi

                  Interface web
                  Aide à la saisie oui
                  Saisie au km
                  Intègre achats, ventes, factures,
                  Comptabilité en partie double
                  Comptabilité analytique oui
                  Imports écritures comptables
                  Exports
                  Transmission automatisée
                  En réseau oui, et aussi sur Internet
                  Documentation oui, complète
                  Forum oui

                  ERPNext / Dokos

                  Titre de l’image
                  Un puissant ERP créé en Inde, le fork Dokos est la version française. Écrit en Python et JavaScript au-dessus d’une base Postgresql. Modulaire, il se positionne comme Odoo (voir ci-dessous). Comparons-les : l’interface est plus austère, la renommée moindre entraîne peu de contributeurs tiers à proposer des modules, l’équipe est plus petite, mais tout aussi dynamique, ERPNext évolue vite, il est basé sur le framework FRAPPÉ qui est stable et permet d’extraire les applications de l’ERP, l’ensemble est intégralement libre.

                  Interface web
                  Aide à la saisie oui
                  Saisie au km
                  Intègre achats, ventes, factures, documents, stock et plein d’autres modules
                  Comptabilité en partie double
                  Comptabilité analytique oui
                  Imports écritures comptables
                  Exports écritures en CSV
                  Transmission automatisée
                  En réseau oui, et aussi sur Internet
                  Documentation oui, complète
                  Forum oui

                  Frappebook

                  Logo FrappeBook
                  Même équipe qu’ERPNext. C’est juste le morceau comptable d’ERPNext, refait en application de bureau et portable par dessus SQLite. Pour les petites entreprises.

                  • Points forts : Application portable, on peut l’emmener sur sa clef USB. L’interface est sobre et bien finie.
                  • Points faibles : au lancement on se retrouve dans une compta anglo-saxonne, il faut paramétrer pour avoir une compta “européenne”.
                  • Licence : GNU General Public Licence version 3
                  • Site : https://frappebooks.com/
                  • Code source : https://github.com/frappe/books

                  Galette

                  Titre de l’image
                  Sous le nom sympathique et tarabiscoté de Galette (Gestionnaire d’Adhérents en Ligne Extrêmement Tarabiscoté mais Tellement Efficace) se cache un logiciel à destination des associations.

                  Interface web
                  Aide à la saisie oui
                  Saisie au km
                  Intègre achats, ventes, factures, adhérents
                  Comptabilité simplifiée ou en partie double
                  Comptabilité analytique oui
                  Imports écritures comptables
                  Exports
                  Transmission automatisée
                  En réseau oui, et aussi sur Internet
                  Documentation oui, complète
                  Forum oui
                  • Points forts : Il est très facile à prendre en main, en comptabilité simple ou double. Il y a une aide en ligne copieuse ainsi qu’une liste d’entraide. Le logiciel propose plusieurs plans comptables (Au moins deux pour les plans comptables français et d’autres pour la plupart des pays européens). On peut aussi ajouter son propre plan comptable. Il offre des fonctionnalités de comptabilité analytique. On peut utiliser sa propre instance, récupérer la base de données ou exporter la comptabilité sous divers formats (CSV, FEC, ODS et XLSX). Il est possible d’importer une comptabilité dans ces formats. Le logiciel est en constante évolution, avec un développeur très réactif. Des modules permettent de gérer aussi les paiements en ligne (puisque c’est aussi un logiciel de gestion de facturations et de clients). Il y a un module PdV (point de vente, caisse).
                  • Points faibles :
                  • Licence : GNU General Public Licence version 3
                  • Site : https://galette.eu/site/fr/
                  • Code source : https://github.com/galette/galette
                  • Galette sur linuxFr.org.

                  GnuCash

                  logo GnuCash
                  GnuCash figure dans la bibliothèque logicielle de la plupart des distributions Linux. C’est un logiciel qui fait aussi bien la comptabilité personnelle que la comptabilité professionnelle. Il propose des fonctionnalités de CRM de base : gestion des adresses des clients et des fournisseurs.

                  Interface Bureau (Gtk)
                  Aide à la saisie oui
                  Saisie au km
                  Intègre
                  Comptabilité en partie double
                  Comptabilité analytique oui
                  Imports écritures comptables
                  Exports
                  Transmission automatisée
                  En réseau
                  Documentation oui, complète
                  Forum oui
                  • Points forts : on peut paramétrer des écritures répétitives (paiements mensuels par exemple) et le logiciel vous le rappelle dans des délais fixés par vous à l’ouverture. Sa bibliothèque de rapports (ou états) est riche : bilan, comptes de résultat, portefeuille d’action, facture, quittance, graphiques. Et c’est personnalisable souvent. Les rapprochements bancaires se font avec pré-affectation des comptes grâce à de l’inférence bayésienne.
                  • Points faibles : Il n’y a pas de plan comptable intégré, il faut l’ajouter. Ni de fonctionnalité d’import d’un plan comptable (ou alors, je n’ai pas trouvé), pas de comptabilité analytique, non plus. Il n’est pas complètement traduit en français et la traduction est un peu étonnante parfois. La prise en main n’est pas évidente.
                  • Systèmes d’exploitation : Windows, MacOS, GNU/Linux, Unixes
                  • Interface : graphique
                  • Licence : GNU General Public License Version 2 ou Version 3
                  • Site : https://gnucash.org/
                  • Code source : https://sourceforge.net/projects/gnucash/
                  • GnuCash sur linuxFr.org (dépêches anciennes).

                  Grisbi

                  logo Grisbi
                  Un logiciel qui fonctionne tout seul et qui est souvent fourni dans les distributions Linux. Il est surtout utilisable pour les finances personnelles, mais il propose un mode comptabilité libérale et peut être utilisé par des micro-entreprises.

                  Interface Bureau (GTK-3)
                  Aide à la saisie oui
                  Saisie au km
                  Intègre achats, ventes, factures,
                  Comptabilité en partie double
                  Comptabilité analytique oui
                  Imports écritures comptables
                  Exports
                  Transmission automatisée
                  En réseau oui, et aussi sur Internet
                  Documentation oui, complète
                  Forum oui
                  • Points forts : il n’est pas compliqué à installer, on peut importer des fichiers au format CSV (évidemment) mais aussi aux formats QIF, OFX et Gnucash. Pour les rapprochements bancaires, soit dit en passant, choisir le format QIF c’est encore celui qui fait le mieux le travail. Et on peut l’exporter au format QIF ou CSV. Deux formats souvent utilisés par les logiciels de comptabilité. Il propose un pratique simulateur de crédit. Il est assez facile à prendre en main. Quand on fait un rapprochement bancaire, pour une comptabilité personnelle, en bout de course, on a une bonne partie des écritures comptables qui sont saisies.
                  • Points faibles : pas de comptabilité analytique, pas de compte de résultat ni de bilan et, évidemment, il n’est pas possible d’éditer des factures. L’interface GTK avait quelques bugs sous Windows (il y a plusieurs années, peut-être corrigés depuis), comme des menus déroulants qui empêchent de valider un formulaire tant qu’on a pas cliqué à côté pour les fermer.
                  • Logiciel inspiré de l’ex MsMoney (qui n’est plus vendu par Microsoft)
                  • Licence : GNU General Public License Version 2
                  • Site : https://fr.grisbi.org/
                  • Code source : https://github.com/grisbi/grisbi
                  • Grisbi sur LinuxFr.org.

                  Laurux

                  logo Laurux

                  Laurux intègre les outils classiques de gestion d’entreprise : comptabilité, facturation, gestion de stock et tous les composants nécessaires aux prises de décisions cohérentes. Développé en Gambas avec Qt à destination des PME, son auteur a aussi voulu créer un logiciel simple d’installation et d’utilisation livré avec toute la documentation utile. L’auteur fournit une attestation individuelle de conformité, obligatoire dans la loi française. Son forum communautaire est accueillant.

                  Interface Bureau (Qt)
                  Aide à la saisie oui
                  Saisie au km
                  Intègre achats, ventes, factures, point de vente
                  Comptabilité en partie double
                  Comptabilité analytique oui
                  Imports écritures comptables
                  Exports plein de formats
                  Transmission automatisée
                  En réseau oui, et aussi sur Internet
                  Documentation oui, complète
                  Forum oui
                  • Points forts : Logiciel multiposte performant et fiable. Gestion de la compta, des stocks et achats/devis/factures très simples. Se prend en mains sans trop de complication. Et des développeurs présents, c’est hyper important de souligner le travail de Patrick et Damscot. Pour être plus large, j’ai, par le passé, utilisé Adicom, EBP, l’AS400 (une usine à gaz de fou ce logiciel), et un autre système dans le négoce également. Avec Laurux, je retrouve les avantages de l’AS400 sans avoir les complications d’utilisation.
                  • Points faibles :
                  • Licence : GNU General Public Licence version 3
                  • Site : https://www.laurux.fr/
                  • Code source :
                  • Laurux sur LinuxFr.org.

                  Ledger

                  Avatar de Ledger
                  Ledger est un outil en ligne de commande, qu’on nourrit avec de simples fichiers textes. La puissance de la ligne de commande en fait tout l’intérêt. Développé en C++ il a été porté sur de nombreux autres langages. Ledger ne fait que la comptabilité en partie double. Plusieurs extensions facilitent son utilisation, sans entraver la rapidité de saisie.

                  Interface Console (terminal)
                  Aide à la saisie oui
                  Saisie au km
                  Intègre
                  Comptabilité en partie double
                  Comptabilité analytique oui
                  Imports écritures comptables
                  Exports
                  Transmission automatisée
                  En réseau oui, et aussi sur Internet
                  Documentation oui, complète
                  Forum oui
                  • Points forts : Adapté pour les compte-rendus, donc en complément d’un autre logiciel. Il est super puissant car facilement scriptable.
                  • Points faibles : Par contre, il a très peu de garde-fous. On peut mettre n’importe quelle transaction, il ne dira rien. J’avais dans l’idée de faire des scripts pour automatiser/sécuriser des transactions classiques (dépenses sur une clef, vente d’un lot, etc.) mais j’ai arrêté d’être syndic bénévole avant de le faire (marre de courir après les impayés d’un copropriétaire)
                  • Licence : BSD
                  • Site : https://www.ledger-cli.org/
                  • Code source : https://github.com/ledger/ledger

                  Noalyss (autrefois PHPCompta)

                  logo Noalyss
                  Au départ centré sur la compta, Noalyss est devenu un logiciel de gestion d’entreprise très complet. Noalyss utilise une interface web avec des serveurs web et Postgresql. Des paquets et une procédure d’installation existent pour Linux, Windows et MacOSX. Activement développé en Belgique, sa communauté importante est conviviale.

                  Interface web
                  Aide à la saisie oui
                  Saisie au km ?
                  Intègre achats, ventes, factures, stock, documents, etc.
                  Comptabilité en partie double
                  Comptabilité analytique oui
                  Imports écritures comptables
                  Exports
                  Transmission automatisée ?
                  En réseau oui, et aussi sur Internet
                  Aide docu, wiki, tutos
                  Communauté forum, liste

                  Odoo

                  logo Odoo

                  Odoo est un puissant ERP, modulaire, utilisé par des micro-entreprises comme des multinationales. L’entreprise Odoo connaît une croissance rapide depuis vingt ans, et emploie plus de 2000 personnes dans le monde. Le fondateur d’Odoo poste régulièrement des dépêches annonçant les nouvelles versions d’Odoo sur LinuxFr.org, et un journal sur une migration d’ERP a produit des interventions de haut niveau. Odoo est écrit en Python et utilise Postgresql, son interface est écrite en XML et Javascript. Il est facile à installer.

                  Interface web
                  Aide à la saisie oui
                  Saisie au km
                  Intègre achats, ventes, factures, stocks, documents et plein d’autres modules
                  Comptabilité en partie double
                  Comptabilité analytique oui
                  Imports écritures comptables
                  Exports
                  Transmission automatisée
                  En réseau oui, et aussi sur Internet
                  Documentation oui, complète
                  Forum oui
                  • Points forts : L’interface est uniformisée, ergonomique et soignée. Le développement est intense depuis plus de vingt ans, appuyé sur l’entreprise Odoo et une large communauté d’intervenants et d’utilisateurs. Des milliers de modules sont disponibles. Documentation facile à lire, complétée par un forum et un grand nombre de sites, vidéos et livres. Énormément d’intégrations à des services d’État ou privés. La communauté s’est regroupée dans l’OCA Odoo Community Association qui maintient les anciennes versions et développe des centaines de modules libres de haute qualité. L’OCA propose aussi un outil de montée de versions.
                  • Points faibles : L’Apps Store Odoo est de qualité très diverse, certains modules ne sont pas libres, pour installer la comptabilité libre française, il faut s’y retrouver entre plusieurs modules. C’est plus simple pour les pays anglo-saxons.
                  • Licence : GNU General Public Licence version 3 et propriétaire
                  • Site : https://www.odoo.com
                  • Code source : https://github.com/odoo/odoo
                  • Odoo sur LinuxFr.org.

                  OpenConcerto

                  logo OpenConcerto
                  OpenConcerto est un progiciel de gestion intégrée (PGI ou ERP). Sa cible : les entreprises, grandes ou petites. C’est une application java à installer sur chaque poste utilisateur. Guillaume Maillard, son auteur, est un vieil habitué de LinuxFr.org.

                  Interface Bureau (version Web prévue en 2023)
                  Aide à la saisie oui
                  Saisie au km oui
                  Intègre achats, ventes, factures, stock, paye, documents
                  Comptabilité en partie double
                  Comptabilité analytique oui
                  Imports écritures comptables
                  Exports FEC (DGFIP), EBP, Sage, Relation experts (Coala), Quadratus, Cegid CCMX
                  Transmission automatisée SEPA
                  En réseau oui, et aussi sur Internet
                  Documentation oui, complète
                  Forum oui
                  • Points forts : la comptabilité est facile à prendre en main. Il y a une version pour macOS (ce qui est à relever compte tenu de la rareté des logiciels comptables pour ce système d’exploitation). S’agissant d’un progiciel de gestion intégrée : il y a aussi des fonctionnalités de gestion commerciale, de suivi des stocks et de préparation des commandes. Plusieurs modules complémentaires existent comme un module d’OCR qui permet, à partir d’une facture numérisée, de la saisir automatiquement dans le logiciel, ou bien un module de paye (seul module payant) : fiches de paye, journaux de paye et déclarations.
                  • Points faibles : c’est très complet et donc un peu complexe pour une micro-entreprise. Certaines fonctionnalités manquent de clarté et d’exemples d’utilisation. La lecture du guide de démarrage ou du manuel (79€) est conseillée. L’équipe de développement manque de temps pour discuter sur les évolutions mais répond généralement aux questions qu’on lui pose sur le forum. Les données ne sont pas stockées de la même manière entre la version monoposte (un fichier H2) et multiposte (Postgresql). Bien choisir au début, sinon il sera difficile de changer.
                  • Licence : GNU General Public Licence version 3
                  • Site : https://www.openconcerto.org
                  • Code source : https://code.openconcerto.org/listing.php?repname=OpenConcerto
                  • OpenConcerto sur LinuxFr.org.

                  Paheko (ex Garradin)

                  Logo de Paheko

                  Un logiciel principalement destiné aux associations, qui peut aussi être utilisé par des micro-entreprises. On l’utilise via un navigateur, il y a même une application pour mobile. C’est un logiciel complet de gestion d’association : membres, cotisation, comptabilité, communication.

                  Interface web
                  Aide à la saisie oui
                  Saisie au km
                  Intègre achats, ventes, factures,
                  Comptabilité en partie double
                  Comptabilité analytique oui
                  Imports écritures comptables
                  Exports
                  Transmission automatisée
                  En réseau oui, et aussi sur Internet
                  Documentation oui, complète
                  Forum oui
                  • Points forts : il est très facile à prendre en main, il y a une aide en ligne copieuse ainsi qu’une liste d’entraide. Le logiciel propose cinq plans comptables (associatif 1999 et 2018, Plan Comptable Général (PCG), Comités Sociaux et Économiques, copropriétés et plan comptable belge). On peut aussi ajouter son propre plan comptable. Il offre des fonctionnalités de comptabilité analytique. On peut utiliser sa propre instance, récupérer la base de données ou exporter la comptabilité sous divers formats (CSV, FEC, ODS et XLSX). Il est possible d’importer une comptabilité dans ces formats. Et, il est en constante évolution avec un développeur très réactif.
                  • Points faibles : pas de lettrage, pas de gestion directe des écritures périodiques.
                  • Licence : GNU Alfredo General Public Licence version 3
                  • Site : https://paheko.cloud
                  • Code source : https://fossil.kd2.org/paheko/doc/trunk/doc/index.md
                  • Paheko sur LinuxFr.org, cherchez aussi à Garradin.

                  Tryton

                  logo Tryton
                  Tryton est un puissant ERP pour entreprises de toutes tailles. Il est accessible via un client Web, une application native ou bien une ligne de commande en Python. L’application cliente est dispo pour Windows, Mac et Linux, le serveur est empaqueté pour plusieurs distributions Linux. Comme Odoo dont il est un fork, Tryton est basé sur une architecture trois tiers écrite en Python (et un peu de ECMAScript version 6) avec PostgreSQL comme base de données. Les auteurs nous parlent régulièrement de Tryton sur LinuxFr.org.

                  Interface Bureau, Web, Console
                  Aide à la saisie oui
                  Saisie au km oui
                  Intègre achats, ventes, factures, stock, projet, etc.
                  Comptabilité en partie double
                  Comptabilité analytique oui
                  Imports CSV, AEB43, CODA, OFX ou CAMT.053
                  Exports FEC ou CSV
                  Transmission automatisée Chorus, SEPA
                  En réseau oui, et aussi sur Internet
                  Documentation oui
                  Forum oui
                  • Points forts : L’interface est uniformisée, une fois comprise on s’y retrouve quel que soit le module. Un grand choix de modules permet de couvrir tout type d’activité. On peut tout paramétrer, ajouter des champs, en masquer, adapter des modules… Le développement est très actif, la fondation Tryton rassemble beaucoup d’entreprises et de projets, dont GNU Health. Les montées de version sont prises en charge automatiquement.
                  • Points faibles : L’interface est austère, il y a un très grand nombre d’options. C’est difficile à prendre en main sans être accompagné (mais c’est normal).
                  • Licence : GNU General Public Licence version 3
                  • Site : https://www.tryton.org/
                  • Code source : https://www.tryton.org/download#source
                  • Tryton sur LinuxFr.org.

                  D’autres listes, d’autres articles

                  Bien entendu, il manque plein de logiciels. On s’est limité à ceux qu’on a pu tester. Si ce petit résumé ne vous suffit pas ou n’est plus à jour, voici des sites avec des listes complémentaires (merci d’indiquer en commentaire si vous en connaissez d’autres).

                  Alors, un logiciel de comptabilité pour quoi faire ?

                  Avant tout pour faciliter la saisie comptable, fastidieuse quand elle est faite sur du papier (ou des tablettes de cire à l’origine !). Toutes les formes de comptabilité demandent une rigueur, des connaissances, du calcul et du temps — c’est un métier. Le logiciel comptable facilite tout ça.
                  Mais aussi pour l’automatisation du suivi comptable, c’est-à-dire la production automatique de synthèses lisibles et compréhensibles. Vous pensez peut-être au bilan, mais on a couramment besoin de consulter toutes les dépenses électriques ou toutes les recettes de pub sur LinuxFr.org. On a aussi besoin d’envoyer périodiquement ces synthèses à l’administration, comme la transmission des recettes de TVA.
                  Enfin, la comptabilité enregistre toutes sortes d’opérations, produites par d’autres logiciels spécialisés (salaires, fabrication, factures, etc.). Intégrer tout cela dans un même outil permet de gagner du temps et d’éviter les fautes de frappe (une facture génère automatiquement les écritures comptables correspondantes). Ça donne des logiciels plus ou moins touffus, certains intégrant toute la gestion d’entreprise, voire tous les outils de travail de l’entreprise — on les nomme ERP (ou PGI en français).

                  Note sur les ERP ou PGI

                  Quand SAP et les AS400 régnaient en maître sur ce domaine, les ERP étaient exclusivement de très gros logiciels intégrant non seulement la gestion et la comptabilité, mais aussi la production, la vente, le décisionnel, etc. La forte adaptation aux processus de l’entreprise via un paramétrage puissant, était leur gros atout et justifiait un coût d’installation très élevé. On en est même venu à appeler «SAP» ce type de logiciels.
                  La langue évoluant sans cesse, de nos jours on appelle ERP tout logiciel intégrant la gestion, le point de vente, la compta et deux trois outils de moindre importance, tandis qu’on les nommait autrefois «logiciels de gestion». Mais la puissance n’est pas la même (le besoin de formation non plus !). On a donc essayé de distinguer dans la liste un puissant ERP paramétrable et adaptable aux processus de l’entreprise, d’un logiciel intégrant les outils de gestion.

                  Quel logiciel de comptabilité adopter ?

                  Comme on va le voir, il y a beaucoup de critères, des vérifications, des questions à se poser. Les articles déjà mentionnés de LWN.net montrent assez bien les implications de vos choix. Si vous avez de quoi faire adapter l’outil à vos besoins, choisissez un ERP, puissant ou non.

                  Quel logiciel sélectionner pour sa comptabilité ? Ça dépend.

                  Ça dépend de votre statut fiscal, lequel est déterminé par votre chiffre d’affaires sauf dans certains cas précisés par la loi, et ça dépend si vous voyez la comptabilité comme un outil de gestion ou une obligation fiscale. Vous pouvez donc tenir une comptabilité pour des raisons fiscales, pour des raisons légales ou pour des raisons pratiques (ou les trois). Mais pour les mêmes raisons, vous pouvez tenir différentes formes de comptabilité :

                  1. une comptabilité dite recettes-dépenses, semblable à votre budget familial, très courante dans les associations regroupant des bénévoles et ne vendant rien (un cahier suffit) ;
                  2. une comptabilité simplifiée, dite de trésorerie, à peu près semblable à la première : vous classez les opérations bancaires, et vous rentrez les factures de vos fournisseurs, elle est classiquement permise par l’administration pour de faibles chiffres d’affaires ;
                  3. une comptabilité en partie double, fiable et difficile, inventée par les marchands il y a quelques millénaires pour mieux gérer leurs entreprises ;
                  4. une comptabilité analytique, qui complique les deux précédentes, mais permet de suivre très précisément les dépenses et recettes affectées à une opération, et perfectionne donc la gestion.

                  Sauf la première, ces comptabilités s’appuient sur une classification conventionnelle des opérations qu’on appelle le [plan comptable]]. Celui-ci varie selon les pays et votre statut juridique. L’utilisation du Plan comptable permet de produire les synthèses mentionnées plus haut — du calcul de la TVA au Bilan d’exercice.
                  Il y a des plans comptables tout prêts, adaptés à des activités particulières (comme les associations), mais tous dérivent d’un Plan comptable plus général. Votre logiciel doit permettre d’importer ou de créer le Plan comptable souhaité.

                  En passant, sachez qu’il y a des types de comptabilité, et que leur choix ne permet pas de suivre les mêmes choses. Par exemple, le monde anglo-saxon suit plutôt les finances tandis que le Vieux Continent suit plutôt les biens. Mais là, on rentre dans des débats de professionnels qu’il n’est pas nécessaire d’aborder, d’autant que les frontières (comptables) bougent en ce moment. Vérifiez ce qui est permis auprès de l’administration. Reposons notre question préalable en y répondant du point de vue pratique :

                  Quel logiciel sélectionner pour sa comptabilité ? Ça dépend. Bis.

                  Rappelons que beaucoup de logiciels ne se limitent pas à la comptabilité pure, mais intègrent d’autres outils utiles à la gestion (graphiques des recettes, gestion de cotisations, édition de factures, transmission automatisée aux administrations, etc.). Et attention, les écrans de saisie proposés dans les logiciels sont des aides dont un utilisateur expérimenté se passe très bien.

                  La comptabilité est une obligation, c’est peut-être obscur, fastidieux, vous la faites à reculons, mais la vie est ce qu’elle est, nous sommes dans le système, il faut donc y passer, chaque jour, semaine, année… Alors le meilleur choix, passe aussi par la facilité d’installation, les couleurs, la facilité de prise en main, etc.

                  Tout dépend donc surtout de vous :

                  • si vous avez besoin d’aides à la saisie ou non,
                  • si vous préférez des outils intégrés,
                  • si un outil intégré dédié à votre activité est un plus pour vous,
                  • si votre statut fiscal impose une compta en partie double,
                  • si vous la faites régulièrement pour la gestion de votre structure,
                  • si vous avez besoin d’exporter les données pour votre expert-comptable (vérifiez les formats possibles avec lui),
                  • si vous voulez un outil en réseau, voire en ligne sur internet,
                  • si vous avez déjà utilisé un logiciel et que vous vous y retrouvez.

                  NB Si qui peut le plus, peut le moins, sachez toutefois rester modestes si vous manquez de temps et de compétences, parce que les outils intégrés demandent une certaine maîtrise. Eh oui ! plus vous intégrez de trucs, plus il faut remplir et paramétrer les trucs avant d’utiliser la partie comptable. Par exemple, sur le cas simple d’une vente, avec un outil intégré il faudra avoir créé les produits, leurs taxes, le client, son bon de commande et les moyens de paiements avant d’attaquer la partie comptable.

                  Attention aux obligations fiscales françaises (utilisées lors d’un contrôle fiscal)

                  En application du 3° bis du I de l'article 286 du Code général des impôts (CGI), toute personne assujettie à la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) qui effectue des livraisons de biens et des prestations de services à destination de clients particuliers et qui enregistre les règlements reçus en contrepartie au moyen d’un logiciel ou d’un système de caisse, est tenue d’utiliser un logiciel ou un système qui satisfasse aux conditions d’inaltérabilité, de sécurisation, de conservation et d’archivage des données en vue du contrôle de l’administration fiscale.

                  Tous les détails dans l’article du Bulletin Officiel des Finances Publiques - Impôts (BOFIP) TVA - Régimes d’imposition et obligations déclaratives et comptables - Obligations d’ordre comptable - Obligation d’utilisation de logiciels ou systèmes de caisse sécurisés

                  Format Fichier des Écritures Comptables (FEC)

                  Fichier texte tabulaire de 18 champs délimités par barres verticales ou par tabulations, ayant un nommage et un encodage précis ou éventuellement au format XML. Ce format est utilisé par la DGFiP pour pouvoir faire un contrôle automatisable de la comptabilité. Elle fournit un utilitaire de validation de format pour Windows.

                  Les points de vente

                  En France, la loi « anti-fraude » de 2016 et l’article 286 du Code des impôts imposent une certification des logiciels de caisse (c’est-à-dire des points de vente qui collectent des espèces) pour éviter les trucages de la comptabilité via modifications du code-source. Ah ben alors fini le libre ? Mais non mon bon, les logiciels libres sont autorisés, on en a beaucoup parlé sur LinuxFr.org. Toutes les structures n’y sont pas tenues, typiquement il faut être assujetti à la TVA.
                  NB Depuis la loi de finance 2018, article 105, les logiciels de comptabilité n’ont pas à être certifiés.

                  Si vous avez encore des doutes, consultez la FAQ en français facile écrite par l’équipe de Dolibarr.

                  La gestion de la paie

                  On n’en a pas beaucoup parlé alors que cette dépêche a commencé avec la recherche d’un logiciel de paie libre. Disons tout de suite qu’il est préférable de s’appuyer sur des professionnels, en effet la gestion de la paye repose sur trois piliers :

                  1. la fiche de paie et les déclarations afférentes
                  2. l’émission et la conservation sécurisée de la fiche de paie
                  3. la saisie comptable

                  Certains logiciels ont des modules de gestion des payes (OpenConcerto pour la paie française, Odoo pour plusieurs pays…). L’avantage est de faciliter les écritures comptables. Mais attention, la gestion de la paye impose un suivi juridique et un suivi des taux des cotisations, car le cadre légal varie selon les professions, les salaires et varie aussi dans le temps. Cette actualisation permanente est faite par les professionnels (comptables et experts comptables). Sauf à bien connaître votre profession ou à être dans un cadre relativement simple (par exemple celui des intermittents du spectacle en France), vous gagnerez du temps, de l’argent et de la « légalité » en passant par des professionnels. Les options les plus courantes sont de choisir un cabinet d’expertise comptable ou un service en ligne (nettement moins cher). Lisez ou relisez les commentaires du forum.

                  S’agissant de la saisie et du traitement comptable de la paie, n’importe quel logiciel de comptabilité peut le faire, les logiciels de paye étant souvent susceptibles de mâcher le travail à ce niveau-là.

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                  Rendez-nous nos boutons !

                  Cette dépêche fait suite à celle sur les interfaces temps réel ainsi qu’a celle sur l’informatique sans écran. C’est une dépêche de réac qui se plaint que c’était bien mieux avant et qu’on ferait bien d’écouter les anciens un peu plus.

                  Sommaire

                  C’est une note du blog de ploum qui m’a fait réaliser que l’on a besoin de remettre des boutons, des touches, des joysticks, des potentiomètres linéaires et autres boules de pointage (trackball), souris (boutons et molette), manettes… sur nos ordinateurs, télés, ordiphones, bagnoles et autres mixeurs à soupe mouchard. C’est urgent à l’heure où même nos guitares sont menacées par les écrans tactiles. Bref, une bonne interface Humain/Machine passe par un retour tactile de nos actions : on veut des boutons !

                  ChatGpt refuse de dessiner les ados boutonneux

                  Figure 1 - Refus catégorique de ChatGPT. Peut-être que « Dessine moi un adolescent avec plein de moutons » aurait été mieux accepté. Big Data implique Big Culture, non ?

                  Retour vers le futur boutonneux

                  Avant de râler et de déclencher la Guerre des boutons, interrogeons-nous sur ces objets du quotidien. On est sérieux à nôtre âge, on n’a plus dix-sept ans.

                  Si on considère les touches des claviers d’instruments de musique comme les ancêtres du bouton, alors on peut remonter jusqu’à l’Antiquité et aux premiers orgues : l’hydraule, orgue où l’air est mis sous pression par une chute d’eau, date en effet du IIIe siècle avant notre ère (Ctésibios d’Alexandrie). C’est aussi le premier instrument à clavier. Ses touches avaient probablement des mécanismes très simples et il n’y avait pas de touches blanches et noires, comme dans cette reconstitution d’un orgue antique (avec même le son dans la vidéo). Vers 320-322 de notre ère, Claudien écrit un poème contenant ces vers :

                  « Qu’un autre enfantant, par une légère pression, des sons au loin retentissant, modère les mille voix de mille tuyaux d’airain, les fasse tonner sous ses doigts errants, et d’une onde profondément agitée par le jeu du levier, tire d’harmonieuses modulations. » (Panégyrique sur le consulat de Flavius Mallius Theodorus)

                  Reconstitution d’un orgue romainFigure 2 - Reconstitution d’un orgue romain. [Source : Wikimedia, domaine public]

                  On trouve déjà dans cette description le constat qu’il suffit d’appuyer sur un bouton pour déclencher des tâches mobilisant une grande puissance. Seize siècles plus tard, en pleine guerre froide et deux ans après la crise des missiles de Cuba, le jeune Bob Dylan (22 ans) chante dans With God On Our Side (The Times They Are A-Changin’, 1964) :

                  One push of the button
                  And a shot the world wide

                  USS Growler launch controlFigure 3 - Tableau de bord des missiles de croisière nucléaires du sous-marin USS Growler (1958-1964). [Source : Wikimedia, licence : CC-BY-SA par Flintmichigan]

                  C’est en fait dans les deux dernières décennies du XIXe siècle, avec la diffusion de l’électricité dans les villes, que se produit la grande éruption des boutons. Nous avons bien sûr oublié à quel point c’était magique à l’époque ! Mais on s’inquiète aussi rapidement de l’avènement d’une humanité presse-bouton :

                  Plotnick cite un éducateur et activiste de 1916 déplorant que le fait d’appuyer sur un bouton « semble nous décharger de toute nécessité de se sentir responsable quant à ce qui se passe derrière le bouton ».

                  Les récits d’anticipation s’en emparent. Par exemple, Edward Morgan Forster publie en 1909 une nouvelle intitulée The Machine Stops (La Machine s’arrête) dans laquelle les êtres humains vivent sous terre isolés chacun dans une pièce, quasiment sans contact physique, la Machine satisfaisant tous leurs besoins :

                  Puis elle activa la lumière, et la vue de sa chambre, inondée de lumière et constellée de boutons électriques, la revigora. Il y avait des boutons et des interrupteurs partout - des boutons pour demander de la nourriture, de la musique, des vêtements. Il y avait le bouton du bain chaud, qui faisait surgir du sol une cuve en (faux) marbre, remplie à ras bord d’un liquide chaud et désodorisé. Il y avait le bouton du bain froid. Il y avait le bouton qui produisait de la littérature. Et il y avait bien sûr les boutons qui lui permettaient de communiquer avec ses amis. La chambre, bien que ne contenant rien, était connectée avec tout ce qui lui importait dans le monde. (Version originale en ligne sur The Project Gutenberg et version française éditée par l’échappée)

                  C’était mieux avant ! (On était jeune)

                  Tout râleur qui tient à sa crédibilité se doit de râler en connaissance de cause. On n’ira donc pas jusqu’à prétendre que c’était mieux sans bouton et on se contentera de notre vécu : c’était mieux avant quand il y avait de vrais boutons ! Qu’on pouvait pressurer et qui faisaient de vrais sons, « des clip, crap, des bang, des vlop et des zip », qui résistaient, qui vibraient, qui glissaient ! Bref, qui nous donnaient des sensations.

                  Hard Rock Cafe Florence - Touchscreen with The Doors quoteFigure 4 - Malgré cet appel touchant, les portes de la perception semblent désormais presque fermées. Le monde est devenu plat et lisse ; les êtres humains se sont enfermés dans leur caverne numérique. [Source : Wikimedia, licence : CC-BY par SunOfErat]

                  Bien que la technologie des écrans tactiles soit assez ancienne, c’est surtout l’envolée des ventes de smartphones et tablettes autour de 2010 qui va propager les interfaces tactiles à d’autres objets du quotidien : des appareils électroménagers jusqu’aux voitures, pour le meilleur et pour le pire. Probablement parce qu’un écran tactile avec des menus permet de remplacer de nombreux boutons et aussi par effet de mode (ça fait moderne, en attendant les interfaces cérébrales). Dans nos interfaces graphiques, telles que GTK, on retrouve des ersatz de boutons : interrupteurs On/Off, boutons radio (quand on presse sur l’un, l’autre ressort), commutateurs (switches), etc. Mais tout ça manque de relief !

                  Sur les lecteurs de K7, on pouvait avoir des boutons poussoir qui remettaient à zéro le compteur (mécanique). Et également des boutons qu’on poussait vers le bas et qui restaient bloqués (lecture) ou non (éjection). Press the Eject and Give Me the Tape est par exemple le titre d’un album live du groupe britannique Bauhaus sorti en 1982.

                  RadioShack CTR-119Figure 5 - Un magnétophone : appuie sur Eject et file-moi la K7 ! [Source : Wikimedia, domaine public]

                  Sur une chaîne Hi-Fi, on trouve de bons gros boutons cylindriques que l’on peut prendre à pleine main. Ils peuvent être continus (par exemple pour le volume), c’est-à-dire que ce sont des potentiomètres rotatifs, ou à crans (par exemple pour sélectionner une source). Ces gros boutons ont été longtemps également utilisés pour sélectionner les fréquences des stations de radio et ils faisaient bouger un curseur au-dessus des graduations. Sur nos chaînes, on peut aussi avoir des boutons de type manette, avec deux positions ou plus. Sur les radio-K7 on pouvait également rencontrer des potentiomètres linéaires pour régler le volume ou la tonalité. On les utilise aussi sur les égaliseurs, comme ci-dessous.

                  Sharp CD-S400 Hi-Fi system, ca. 1993Figure 6 - Une éruption de boutons divers et variés, sensations garanties [source : Wikimedia, licence : CC0].

                  Dans la suite de cette dépêche, on va surtout évoquer les boutons poussoir (qu’ils restent bloqués ou non) car ce sont ceux que l’on rencontre le plus dans les interfaces tactiles. Mais le discours serait similaire pour les autres types de boutons.

                  Ça change quoi ? Un bouton c’est un bouton, non ?

                  Le problème de l’écran tactile, c’est que c’est l’écran qui est tactile, qui touche, qui sent notre doigt. Le doigt, quant à lui, sent juste qu’il a touché une surface, mais il ne sait pas s’il est au bon endroit. L’écran est soi-disant tactile, mais c’est avant tout un écran, ce qui implique la vue. Lorsque l’on touche le bouton avec son doigt, on le cache. Pour savoir s’il on a bien appuyé sur le bouton il faut donc retirer son doigt et regarder à nouveau si le bouton virtuel a changé d’état.

                  Du point de vue de l’utilisateur, on a donc plutôt affaire à des « boutons visuels » plutôt qu’à un « écran tactile ». Tout au plus l’émission d’un clic électronique ou d’une vibration non localisée confirmera qu’on a appuyé sur un bouton (parmi d’autres).

                  Avec de vrais boutons, c’est du 3D. Si on a mémorisé leur disposition, on peut s’en sortir sans la vue, uniquement au toucher. Intéressant quand on conduit par exemple, les doigts se promènent par exemple sur les six boutons pour choisir la station de radio et trouvent sans problème le troisième bouton. Une personne aveugle sera bien démunie face à un écran tactile. Un bouton mécanique est quant à lui vraiment tactile, c’est-à-dire que les doigts le sentent : le toucher prédomine alors sur la vision. D’ailleurs en français, les « boutons » d’un clavier, qu’il soit musical ou informatique, s’appellent des touches.

                  On peut aussi noter que les vrais boutons sont généralement en nombre limité (car ça prend de la place et ça coûte). Ils permettent donc d’effectuer les actions les plus courantes. Les écrans permettent de créer des menus, pour des choix plus complexes. Mais cela peut être redoutable pour certaines personnes âgées, qui n’ont pas été habituées à ces technologies, ou dont les fonctions cérébrales déclinent. Ne parlons même pas des mises à jours logiciels incessantes qui changent l’aspect et la disposition des menus.
                  Le pire étant le manque de performance (c'est rarement temps réel) qui nous force souvent à ré-apppuyer pour se retrouver avec un comportement que l'on avait pas prévu quand ça se débloque.

                  Autre problème, on a parfois besoin de protéger ses doigts avec des gants, qu’il fasse froid ou qu’on soit en train de faire une activité dangereuse pour les mains. Un bon vieux bouton reste généralement utilisable. Même avec des moufles, on pourra encore y arriver si les boutons ne sont pas trop rapprochés !

                  Technician mounting glove on Hoshides EMU during SSATA traning for Expedition 32Figure 7 - Parfois on doit travailler avec des gants, ce qui entraîne une perte au niveau tactile. Il y a vraiment là de quoi faire la moue. [Source : Wikimedia, domaine public]

                  Revenons sur le son. Les boutons sur lesquels on appuie émettent souvent un son qui constitue un retour sensoriel supplémentaire qui nous indique si nous les avons correctement enfoncés. Au point que l’on parle de « cliquer » sur le bouton d’une souris plutôt que d’appuyer dessus. On a donc à la fois un retour tactile (une certaine résistance ou vibration) et un retour sonore, en plus de l’éventuel retour visuel si on regarde le bouton.

                  Avec un écran dit tactile, le retour tactile est justement bien maigre, on ne fait qu’effleurer les choses : la pression exercée importe peu, la résistance opposée par l’écran sera la même si j’appuie sur le soit-disant bouton ou à côté ! Et le vibreur de mon téléphone fera vibrer tout le téléphone au lieu de ne faire vibrer que l’endroit où j’ai appuyé. Triste topique…

                  Le patch de Colombia

                  Les constructeurs d'ordiphone s'échinent à virer les boutons de leurs appareils ? Qu'à cela ne tienne, des étudiants de l'Université de Colombia proposent une coque pour en remettre !

                  Sans aucune connexion électrique, ces étudiants proposent de faire vibrer le téléphone au moyen de clapet et ressort et de les détecter en utilisant l'accéléromètre.

                  Coque_Boutons_Colombia

                  Le type de vibration reçue permet à un logiciel de traitement du signal de détecter le type de bouton actionné et ainsi récupérer la fonctionnalité perdue.

                  C'est intéressant, mais pourquoi ne pas tout simplement nous rendre nos boutons !

                  L’urgence ergonomique

                  Nous savons bien que les temps changent, mais il ne faut pas céder à la mode sans raison. L’écran tactile peut être adapté à certaines machines ou situations et pas à d’autres. Faut-il vraiment « être absolument moderne », juste pour le plaisir ? Non, il faut être absolument ergonomique. Alors, si vous ne voulez pas vous faire appeler Arthur, rendez-nous nos bons vieux boutons là où ils sont parfaitement adaptés à nos besoins ! Rouvrons les portes de la perception !

                  RimbaudFigure 8 - Un adolescent peut aussi avoir des boutons au niveau de son gilet. De plus, en voilà un qui ne sourit pas et n’a pas l’air niais. Ce qui finalement justifie peut-être le refus de ChatGPT en haut de cette dépêche. [Source : Wikimedia, Étienne Carjat (1871), domaine public]

                  Bibliographie

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                  20 ans de Fedora-fr : deuxième entretien avec Remi empaqueteurs de paquets RPM

                  Dans le cadre des 20 ans de Fedora-fr (et du Projet Fedora en lui-même), nous – Charles-Antoine Couret (Renault) et Nicolas Berrehouc (Nicosss) – avons souhaité poser des questions à des contributeurs francophones du Projet Fedora et de Fedora-fr.

                  Grâce à la diversité des profils, cela permet de voir le fonctionnement du Projet Fedora sous différents angles pour voir le projet au-delà de la distribution mais aussi comment il est organisé et conçu. Notons que sur certains points, certaines remarques restent d’application pour d’autres distributions.

                  N’oublions pas que le Projet Fedora reste un projet mondial et un travail d’équipe ce que ces entretiens ne permettent pas forcément de refléter. Mais la communauté francophone a la chance d’avoir suffisamment de contributeurs de qualité pour permettre d’avoir un aperçu de beaucoup de sous projets de la distribution.

                  Chaque semaine un nouvel entretien sera publié sur le forum Fedora-fr.org, LinuxFr.org et le blog de Renault.

                  L’entretien du jour concerne Remi Collet (pseudo remi), empaqueteur du Projet Fedora en particulier concernant l’écosystème PHP.

                    Sommaire

                    Peux-tu présenter brièvement ton parcours ?

                    40 ans, c’est long !

                    J’ai découvert l’informatique à une époque préhistorique où l’on travaillait sur des terminaux (texte) connectés à de gros systèmes avec des langages oubliés (Cobol…). Ensuite j’ai eu la chance de voir les choses changer.

                    Travaillant pendant 20 ans dans une grande administration française, et parallèlement dans une université à la gestion du matériel pédagogique. J’ai vu arriver les ordinateurs personnels, les premiers réseaux locaux, GNU, Linux, Windows, Internet… Rapidement à l’université (veille technologique) et progressivement dans le monde professionnel. Les solutions OpenSource ont toujours été au cœur de mon activité, et la contribution un but personnel.

                    Au départ développeur, je suis aussi devenu administrateur système et réseau.

                    Je travaille désormais chez Red Hat comme développeur, principalement chargé de PHP.

                    Peux-tu présenter brièvement tes contributions au Projet Fedora ?

                    Lorsque j’ai migré mon ordinateur personnel sous Linux il y a plus de 20 ans, j’ai passé beaucoup de temps sur les forums, pour apprendre des autres et aider les nouveaux.
                    Cela a été très formateur.

                    Ensuite je me suis investi dans la maintenance de paquets RPM pour mes besoins et pour partager. Et je me suis concentré sur le monde PHP.

                    Qu’est-ce qui fait que tu es venu sur Fedora et que tu y es resté ?

                    J’ai commencé avec Red Hat Linux 5 (1997), qui est devenu Fedora Core, puis Fedora. Au départ c’est le hasard d’un serveur livré avec un CD. Et depuis j’ai toujours été fidèle à l’une des premières distributions majeures.

                    Pourquoi contribuer à Fedora en particulier ?

                    Parce que c’est “la” distribution où les choses changent.

                    Peux-tu préciser les éléments qui confirment cela de ton point de vue ?

                    L’exemple le plus marquant est sans doute “systemd” qui a provoqué lors de sa sortie un débat technique très vif, mais qui est désormais sur toutes les distributions (ou presque).

                    Contribues-tu à d’autres Logiciels Libres ? Si oui, lesquels et comment ?

                    Principalement PHP et de nombreux projets autour (extensions, bibliothèques, applications…).

                    Utilises-tu Fedora dans un contexte professionnel ? Et pourquoi ?

                    Oui, depuis 1997 avec l’installation d’un serveur d’accès à Internet. Et aujourd’hui sur tous mes serveurs et postes de travail.

                    Tu as été recruté par Red Hat alors que tu étais déjà dans la communauté de Fedora, comment cela s’est passé ?

                    Depuis la fusion de Fedora Core + extras (2007), j’étais devenu le mainteneur du paquet PHP. Donc quand Red Hat a cherché à recruter un mainteneur spécifique pour PHP (2012), j’étais le mieux placé.

                    Ils t’ont contacté ou tu as postulé ?

                    Ils m’ont contacté (cooptation), ce qui tombait bien puisque je cherchais un nouvel emploi.

                    Est-ce que la contribution à Fedora a été un élément déterminant dans le processus ?

                    Clairement oui, ainsi que mon implication dans PHP, en amont.

                    Est-ce que tes contributions dans Fedora se font entièrement dans le cadre de ton travail ? Si non, pourquoi ?

                    Non.
                    Je contribuais au Projet Fedora avant de rejoindre Red Hat, et si j’ai la chance de pratiquer ma passion (l’OpenSource) dans mon travail, je continue aussi en dehors. Ma position m’a aussi permis d’augmenter mes contributions sur les autres projets.

                    Par contre, aujourd’hui je cherche à maintenir un équilibre afin de garder une vie privée et sociale saine.

                    Est-ce que être employé Red Hat te donne d’autres droits ou opportunités au sein du Projet Fedora ?

                    Non (en dehors du temps), et heureusement. Fedora est avant tout un projet communautaire.

                    Tu es actif au sein de SIG PHP, quel est le rôle de cette équipe de travail et de ton activité dans cette équipe ?

                    Ce groupe n’a jamais été très actif, et je suis désormais pratiquement seul.

                    Tu es également contributeur au sein du projet PHP lui-même, quelle est la nature de ton travail pour ce projet ?

                    Je contribue régulièrement au code, surtout sur des corrections de défauts rapportés par les utilisateurs de mon dépôt, de Fedora ou de RHEL. Je maintiens aussi quelques extensions (zip, mailparse, rpminfo…). Je participe aussi activement au processus de publication des nouvelles versions (QA avant annonce).

                    Quels bénéfices retires-tu de travailler sur les deux aspects du projet PHP à savoir upstream mais aussi sur la conception de ces paquets ?

                    Il me semble indispensable de communiquer entre l’amont (le projet PHP) et l’aval (le Projet Fedora). Être impliqué dans les 2 projets simplifie énormément les choses. Et évidement, il est plus facile de faire évoluer un projet lorsqu’on y contribue activement.

                    Quelles simplifications cela comporte plus en détail selon toi ?

                    Lorsqu’un utilisateur de Fedora (ou de mon dépôt) signale un bug, il est plus simple de le corriger en étant contributeur, soit directement, soit par le dialogue avec les autres développeurs.

                    De même pour les évolutions de la distribution qui peuvent avoir un impact sur PHP (exemple: l’intégration à systemd).

                    Et la réciproque est vraie pour les évolutions du projet qui peuvent affecter la distribution (exemple: la suppression d’extension ou l’ajout de nouvelles fonctionnalités nécessitant de nouveaux outils).

                    Être actif dans une communauté permet d’être connu et reconnu et donc d’être écouté.

                    Tu as aussi l’un des dépôts externes les plus populaires et actifs de Fedora centré sur PHP, pourquoi as-tu créé ce dépôt ? Pourquoi tu continues à l’alimenter alors que le projet Fedora fourni déjà PHP ?

                    Ce dépôt existe depuis 2005 et me permettait de partager mon travail avant de contribuer à Fedora.

                    Aujourd’hui c’est là que je prépare les évolutions avant qu’elles soient intégrées dans Fedora (puis dans CentOS Stream, puis dans RHEL). Par exemple PHP 8.3 présent dans Fedora 40 était dans mon dépôt depuis presque 1 an (Juin 2023, version 8.3.0alpha1)

                    Alors que Fedora fournit une seule version de PHP et une cinquantaine d’extensions, mon dépôt propose 5 versions (même 10 pour EL), ~150 extensions et 2 modes d’installation.

                    Pourquoi ne pas utiliser le système de COPR pour ce travail ?

                    Copr est très intéressant pour les petits projets. Dans mon cas, ce sont des milliers de paquets. Et Copr n’est pas adapté pour les modules, ni pour les quelques paquets non libres que je maintiens (ex: Oracle).

                    Peux-tu expliquer l’importance du mainteneur de paquet dans la distribution ? Quels choix il faut effectuer, les difficultés techniques rencontrées, etc.

                    C’est celui qui essai de coordonner les projets amont / aval et les utilisateurs en essayant de satisfaire des besoins parfois incompatibles de stabilité, de compatibilité, d’innovation.

                    Les “Modules” de Fedora étaient censés être un pilier de Fedora.next pour fournir différentes versions des piles technologiques, comme PHP, pour une version donnée de Fedora. Maintenant que c’est abandonné, peux-tu expliquer les raisons derrière cet échec ? Pour un empaqueteur, quelles ont été les difficultés derrière ?

                    https://blog.remirepo.net/post/2024/03/29/DNF-5-and-Modularity. Je retiendrais que ce projet répondait avant tout à un besoin de distribution entreprise qui n’est pas vraiment utile à Fedora avec un cycle de version très rapide (6 mois).

                    La complexité du système de construction a peut-être été une raison de son échec.

                    Tu as aussi écrit la documentation française pour faire ses propres paquets RPM et tu as aidé de nombreux francophones à réaliser leurs premiers paquets, qu’est-ce qui t’intéresse à guider les débutants dans cette activité ?

                    Le partage.
                    Accompagner un débutant est toujours passionnant, humainement et techniquement. Cela permet aussi de répondre à des questions qu’on ne se pose pas forcément, et donc de se remettre en cause.

                    Les paquets traditionnels ne sont plus l’unique voie d’avoir un logiciel qui tourne sous Fedora. Avec Flatpak, Snap ou des solutions tels que Docker / Podman cela devient possible de s’en affranchir. Comment vois-tu l’évolution des paquets au sein d’une distribution dans Fedora ? Que penses-tu de ces évolutions ?

                    Avant on cherchait à créer une distribution cohérente ou chaque composant était partagé et utilisé par les autres (une sorte de Lego).

                    Aujourd’hui, et je le regrette, beaucoup ont abandonné cet objectif et beaucoup de projets préfèrent embarquer tous les composants qu’ils utilisent.

                    C’est le cas de PHP avec “composer”, de langages comme Rust où la notion de bibliothèques partagées n’existe même plus. Flatpack / Snap n’en sont qu’un développement extrême.

                    N’est-ce pas aussi parce que cela résout certaines problématiques liées à la rigidité des paquets qui rendent notamment la cohabitation de versions différentes délicates ou de rendre l’environnement de travail plus modulaire ?

                    Je pense que cela ne résout rien. On sait parfaitement installer plusieurs versions d’une bibliothèque simultanément.

                    Disons que c’est la solution de facilité, on n’essaie même plus de faire propre. Sans parler des projets qui embarquent des copies modifiées, sans que les modifications soient reversées ou discutées.

                    Si tu avais la possibilité de changer quelque chose dans la distribution Fedora ou dans sa manière de fonctionner, qu’est-ce que ce serait ?

                    La communauté Fedora est composée de gens passionnés. La passion entraine parfois des positions excessives et des discussions sans consensus possible.
                    La communauté des contributeurs a tué de beaux projets, comme les « Softwares Collections » ou les “modules”. Je trouve cela dommage.

                    Peux-tu expliquer ce que sont les Software Collections et pourquoi cela n’a pas abouti ? Quelles différences avec les modules notamment ?

                    Les Software Collections permettent une méthode standard d’installation de plusieurs versions d’une application sans conflit espace de nom différent, installation sous /opt et sans risque d’altération du système de base.

                    Le projet ayant été développé par Red Hat pour les besoins de sa distribution Entreprise il a provoqué un vif débat technique (ex: non respect de la FHS, ce qui a été corrigé par la suite) et a même provoqué l’épuisement et le départ de 2 membres du FPC.

                    La complexité d’utilisation (activation de la SCL) a aussi été des raisons de leur détestation.

                    Ce besoin étant quasi inexistant pour Fedora, personne n’a eu la force d’améliorer la solution qui a été abandonnée.

                    Les modules permettent de fournir plusieurs versions alternatives d’une application, mais sans permettre une installation simultanée. Fonctionnellement c’est comme si chaque version est disponible dans un dépôt différent qu’il suffit d’activer.

                    À l’inverse, est-ce qu’il y a quelque chose que tu souhaiterais conserver à tout prix dans la distribution ou le projet en lui-même ?

                    La passion justement, qui reste un moteur indispensable. S’il n’y a plus de passion, plus de plaisir, autant arrêter (j’ai abandonné quelques projets pour cela).

                    Que penses-tu de la communauté Fedora-fr que ce soit son évolution et sa situation actuelle ? Qu’est-ce que tu améliorerais si tu en avais la possibilité ?

                    La communauté Fedora est surtout composée de contributeurs. D’autres distributions ont une communauté d’utilisateurs et sont excellentes pour leur promotion.

                    Je n’ai malheureusement pas d’idée magique pour augmenter la communauté Fedora-Fr.

                    Je pense aussi que les contributeurs français sont souvent actifs dans la communauté globale (en anglais) plutôt que dans la communauté française.

                    Trouves-tu que c’est spécifique à la communauté francophone ?

                    Je ne sais pas, je ne connais pas trop les autres communautés, mais je rencontre beaucoup de nationalités différentes dans la communauté anglophone.

                    Merci Remi pour ta contribution !

                    Conclusion

                    Nous espérons que cet entretien vous a permis d’en découvrir un peu plus sur l’empaquetage de Fedora.

                    Si vous avez des questions ou que vous souhaitez participer au Projet Fedora ou Fedora-fr, ou simplement l’utiliser et l’installer sur votre machine, n’hésitez pas à en discuter avec nous en commentaire ou sur le forum Fedora-fr.

                    À dans 10 jours pour un entretien avec Emmanuel Seyman, ancien président de Borsalinux-fr et actuel empaqueteur dans l’écosystème du langage Perl.

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                    Raspberry Pi 5, évolution ou révolution ?

                    Les méandres de l'espace de rédaction sont parfois mystérieux. La rédaction de certaines dépêches s'étalent parfois sur de long mois, parfois sans même comprendre pourquoi la dépêche ne part pas vers le stade de la publication. C'est ce qui est arrivé à cette dépêche qui ne suit donc pas autant qu'elle aurait pu l'actualité de la sortie de la nouvelle mouture de la microcarte de la Fondation Raspberry Pi, qui porte le nom très original de Raspberry Pi 5. Cette dépêche - qui nous offre une comparaison de cette nouvelle édition avec son illustre ancêtre ainsi qu'une investigation de ses nouveautés - reste substantielle et il nous a semblé qu'il valait mieux la publier même tardivement plutôt que de la plonger dans l'oubli éternel.

                      Sommaire

                      Cette dépêche ne traitera pas de l’ensemble de ce que l’on peut faire, la précédente dépêche sur les SoC faite pour la sortie de la Raspberry Pi 4 est toujours d’actualité en ce qui concerne ces sujets.

                      Comparaison entre Raspberry Pi 4 et Raspberry Pi 5

                      Sorti en 2019, le RPi4 avait fait forte impression—mais quasiment en constante pénurie entre 2020 et 2023, il commençait par accuser le coup par rapport à la concurrence du Rockchip RK3588 (Quad-core Cortex-A76 + Quad-core Cortex-A55).

                      Aussi, la Raspberry Pi 5 introduit des avancées significatives par rapport à la Raspberry Pi 4, dont le Tableau 1 présente une synthèse des différences.

                      Composants Raspberry Pi 4 Raspberry Pi 5
                      SoC Broadcom BCM2711 Broadcom BCM2712
                      CPU Quad-core Cortex-A72 (1.8 GHz) Quad-core Cortex-A76 (2.4 GHz)
                      GPU VideoCore VI (500 MHz) VideoCore VII (800 MHz)
                      Mémoire 1, 2, 4, 8 GB LPDDR4-3200 SDRAM 4, 8 GB LPDDR4X-4267 SDRAM
                      Wi-Fi Dual-band 802.11ac Dual-band 802.11ac
                      Bluetooth 5.0, BLE 5.0, BLE
                      USB 2 USB 3.0, 2 USB 2.0, 1 Type-C port 2 USB 3.0, 2 USB 2.0, 1 Type-C port
                      Stockage MicroSD MicroSD (SDR104⟹R/W↗ˣ²) + ligne PCIe pour NVME M.2 SSD
                      Ethernet Gigabit Ethernet Gigabit Ethernet
                      Puissance Jusqu’à 7.5 W 2 modes : jusqu’à 15 W et jusqu’à 25 W
                      Gestion HDMI 2 HDMI 2.0 (1 gérant 4k@60 Hz) 2 HDMI 2.0 (tous les deux gérant 4k@60 Hz)
                      Format vidéo H.264 (AVC) H.265 (HEVC)
                      PCIe Non 1 lane PCIe pour périphériques haute performance
                      Bouton d’alimentation Non Oui

                      Tableau 1 : comparatif des Raspberry Pi 4 et 5

                      Détail des améliorations de la Raspberry Pi 5

                      La Raspberry Pi 5 introduit des avancées significatives par rapport à la Raspberry Pi 4, en particulier avec l’introduction du southbridge RP1. Voici une comparaison détaillée mettant en évidence les principales différences et l’impact du RP1 :

                      • Processeur : La Raspberry Pi 5 est équipée d’un CPU ARM Cortex-A76, une amélioration substantielle par rapport au Cortex-A72 trouvé dans la Raspberry Pi 4. Cette mise à niveau fait que la Pi 5 est deux à trois fois plus rapide que son prédécesseur.
                      • RAM : La Raspberry Pi 5 utilise de la LPDDR4X-4267 SDRAM, nettement plus rapide que la LPDDR4-3200 SDRAM utilisée dans la Pi 4. Cette amélioration offre plus de bande passante, contribuant à des performances globalement plus rapides.
                      • Puissance graphique : La Raspberry Pi 5 dispose d’un GPU VideoCore VII plus puissant, cadencé à 800 MHz et prenant en charge OpenGL ES 3.1 et Vulkan 1.2. C’est une avancée par rapport au GPU VideoCore VI de la Raspberry Pi 4, qui prend en charge OpenGL ES 3.1 et Vulkan 1.0. Le GPU de la Pi 5 comprend également un nouveau processeur de signal d’image pour la gestion des données des caméras.
                      • Chip RP1 Southbridge : La puce RP1 est une innovation majeure dans la Raspberry Pi 5. Elle agit comme un southbridge, gérant la plupart des fonctions I/O (entrée/sortie), réduisant ainsi la charge sur le CPU. Cela permet une augmentation de la bande passante I/O, bénéficiant aux dispositifs de stockage, USB et autres périphériques.
                      • Vitesse des cartes MicroSD : Le port microSD de la Pi 5 prend en charge le mode haute vitesse HDR 104 avec les cartes microSD UHS-1, offrant des vitesses de lecture de 80-90 Mbps, soit le double de la vitesse de 40-50 Mbps de la Pi 4.
                      • Ports USB : Dans la Raspberry Pi 5, chacun des deux ports USB 3.0 dispose d’une bande passante dédiée de 5 Gbps, grâce à la puce RP1. C’est une amélioration par rapport à la Pi 4, où les deux ports USB 3.0 partageaient la bande passante de 5 Gbps.
                      • Connecteur PCIe : La Pi 5 inclut un connecteur PCIe (PCI Express), une nouvelle addition répondant à la demande pour des interfaces plus rapides. Cependant, l’interface PCIe de la Pi 5 n’est pas un connecteur M.2 standard ; elle nécessite un câble ruban pour se connecter à un HAT, et le dispositif M.2 se connectera au HAT. Caractéristiques
                      • Un bouton marche/arrêt : Eh oui, on est quand même dans le 3ᵉ millénaire ;-)
                      • Alimentation : Tout comme la Raspberry Pi 4, la Raspberry Pi 5 utilise un connecteur d’alimentation au format USB Type-C. En revanche, doublement de la puissance oblige, la puissance nécessaire à son fonctionnement passe de 7.5 W à 15 W, il faudra donc une alimentation en 3A minimum pour être tranquille. À noter que si vous souhaitez utiliser des périphériques externes qui consomment beaucoup comme des disques durs ou SSD, il est conseillé d’avoir une alimentation de 25 W (5A). La Raspberry Pi détecte si l’alimentation fournit plus de puissance et passe la limite de consommation USB à 1,6A au lieu de 1,2A.

                      Raspberry Pi 5 : Nouveau South Bridge RP1 vs Raspberry Pi 4

                      Le RP1 est un contrôleur d’entrée/sortie (I/O) conçu pour le Raspberry Pi 5, représentant le programme d’ingénierie le plus complexe et coûteux entrepris par Raspberry Pi, avec un développement s’étendant sur plus de sept ans et ayant coûté environ 25 millions de dollars. Ce contrôleur est le premier produit phare de Raspberry Pi à utiliser une puce conçue en interne​.

                      Architecture du South Bridge RP1

                      — Description : Le RP1 est un southbridge de 12×12 mm avec un pas de 0.65 mm en BGA (Ball Grid Array), fournissant la majorité des capacités d’E/S pour la Raspberry Pi 5.
                      — Caractéristiques : Il comprend un point de terminaison PCIe 2.0 à 4 voies, un contrôleur Ethernet MAC Gigabit et deux contrôleurs hôtes USB 3.
                      — Améliorations : Plus du double de la bande passante USB utilisable par rapport à la Raspberry Pi 4.
                      — Documentation RP1 : RP1 Datasheet

                      Sources des informations sur le RP1

                      — L’article d’Eben Upton pour annoncer le RP1 : RP1 : the silicon controlling Raspberry Pi 5 (ce court article est accompagné d’une vidéo YT de 35 minutes à ce sujet, mais dont le contenu est reproduit textuellement en suivant un lien)
                      — Lien direct vers la vidéo YT : RP1 : the silicon controlling Raspberry Pi 5

                      Impacts du RP1

                      Le RP1 constitue une avancée importante, puisque les GPIOs “physiques” de la carte ne sont plus directement reliées aux GPIOs du microprocesseur et de leurs fonctions possibles (SPI/I2C/UART/I2S) attribuées par le fondeur dans le silicium.

                      1. Connectivité principale : Le RP1 se connecte à un processeur d’application (AP) via un bus PCIe 2.0 x4, consolidant de nombreux contrôleurs numériques et PHYs analogiques pour les interfaces externes du Raspberry Pi 5​​.
                      2. Contrôle du trafic : Le tissu interne du RP1 permet de prioriser le trafic en temps réel de la caméra et de l’affichage sur le trafic non en temps réel de l’USB et de l’Ethernet. Des signaux de qualité de service (QoS) sur le lien PCI Express soutiennent la priorisation dynamique entre le trafic provenant du RP1 et le trafic des maîtres de bus en temps réel et non en temps réel au sein de l’AP​​.
                      3. Fonctionnalités supplémentaires : Pour une flexibilité maximale des cas d’utilisation, le RP1 dispose de plusieurs fonctionnalités telles qu’un contrôleur DMA à huit canaux pour les périphériques à basse vitesse, trois PLL intégrées pour la génération d’horloges vidéo et audio indépendantes, un convertisseur analogique-numérique à cinq entrées, 64kB de SRAM partagée, et des générateurs de base temporelle pour le rythme de la DMA ou pour le debouncing des événements GPIO​​​​.
                      4. Gestion des contrôleurs de bus : Les modules de régulation intégrés à chaque port de contrôleur de bus permettent de surveiller ou de limiter leur comportement. Ces modules régulent le flux de données selon le nombre de transactions en attente, assurent le respect des limites d’adresses AXI et PCIe, et disposent de compteurs statistiques pour évaluer la qualité de service ou les performances.
                      5. Interfaces clés externes : Le RP1 fournit des interfaces externes clés telles que deux contrôleurs XHCI indépendants connectés à un seul PHY USB 3.0 et un seul PHY USB 2.0, deux contrôleurs de caméra MIPI CSI-2 et deux contrôleurs d’affichage MIPI DSI connectés à deux PHY transceivers MIPI DPHY à 4 voies partagées, et un contrôleur d’accès média (MAC) intégré pour l’Ethernet Gigabit​​​​.
                      6. Compatibilité et évolution : Le RP1 maintient la compatibilité avec la gamme de fonctions offerte sur le Raspberry Pi 4 Model B, tout en permettant une évolution vers des processus de géométrie réduite, sans avoir à reproduire tous les éléments analogiques du système. Cela pourrait permettre à changer plus facilement de fournisseur de SoC.

                      Évolution des performances

                      Afin de permettre de mieux visualiser les évolutions des performances Alasdair Allan a fait un benchmark complet dont certains éléments sont repris ici.

                      Tout d’abord une analyse des performances du CPU avec geekbench. Les Figures 1 et 2 montrent une augmentation des performances en single core d’approximativement 2.2x,
                      performances single core

                      Figure 1. : Comparaison des performances single core entre RPi4 et 5
                      performances multi core

                      Figure 2. : Comparaison des performances multi core entre RPi4 et 5

                      Compilation de différents benchmarks entre RPi 4 et 5

                      Benchmark Unités Raspberry Pi 4 Raspberry Pi 5 Augmentation de Performance
                      Sysbench Mono-Thread MBps 699 1041 x1,49
                      Sysbench Multi-Thread MBps 2794 4165 x1,49
                      Stress-ng Mono-Thread op/s 104,78 182,68 x1,74
                      Stress-ng Multi-Thread op/s 413,12 737,21 x1,78
                      Bzip Mono-Thread secondes 44,98 20,53 x2,19
                      Bzip Multi-Thread secondes 28,59 14,36 x1,99
                      Gimp Redimensionner secondes 67,01 29,95 x2,24
                      Gimp Rotation secondes 77,24 32,77 x2,36
                      Gimp Niveaux Auto secondes 80,52 34,64 x2,32
                      Gimp Masque Flou secondes 115,16 49,71 x2,32
                      Speedometer 2.1 score 20,5 62,5 x3,05
                      Glmark2 score 97 202 x2,08
                      Openarena Timedemo FPS 8,77 27,05 x3,08
                      RAMspeed Écriture MBps 4391 29355 x6,69
                      RAMspeed Lecture MBps 5902 27931 x4,73
                      HDparm Lecture MBps 43,81 90,05 x2,06
                      dd Écriture MBps 34,49 61,23 x1,78
                      Iozone 4 K Écriture RAND MBps 9,38 15,22 x1,62
                      Iozone 4 K Lecture RAND MBps 4,71 4,6 x0,98
                      Temps de démarrage secondes 33,4 19,1 x1,74

                      performances des I/O

                      La Figure 3. issue du travail d’Adafruit permet de mettre à jour le graphique sur la vitesse performance de la commutation des I/O proposé dans la dépêche sur la RPi4. La Figure 4. quant à elle montre une légère amélioration de la performance par Watt sur le nouveau modèle.

                      Titre de l’image
                      Figure 3. Évolution de la vitesse de commutation d’une sortie numérique

                      Titre de l’image
                      Figure 4. Évolution de la performance en fonction de la puissance électrique

                      Interfaces USB et Ethernet

                      — Interfaces: Le RP1 fournit deux interfaces USB 3.0 et deux interfaces USB 2.0, ainsi qu’un contrôleur Ethernet Gigabit.
                      — Source: Circuit Digest – The New Raspberry Pi 5 is here

                      Le Gigabit Ethernet fourni par le RP1 est en tout point semblable à celui du RBPi4 (voir : RP1 : the silicon controlling Raspberry Pi 5:

                      Liam 13:21: So we’ve got the Ethernet MAC but not the PHY. So the Ethernet’s brought out to an RGMII interface, which then connects to an on-board Ethernet PHY.

                      Eben 13:35: And this is a fairly similar architecture to Raspberry Pi 4, except that in that case, the MAC was in the Broadcom device, but there was still an external – in fact exactly the same external – PHY, [BCM]54213. Cool. So that’s the overall structure of the design.

                      Interfaces MIPI CSI/DSI

                      Ces interfaces d’entrée/sortie vidéo peuvent être qualifiées d’historiques dans l’écosystème RaspberryPi puisqu’elles sont présentes depuis la version 1. Le RBPi5 apporte toutefois une nouveauté assez remarquable par rapport à ses prédécesseurs : au lieu d’avoir un port CSI (pour une caméra) et un port DSI (pour un écran), les ports du RBPi5 peuvent être configurés pour l’une ou l’autre fonction. Malheureusement, cela s’est traduit par des changements notables au niveau de la disposition des composants sur la carte, qui ne sont pas sans susciter quelques grincements de dents parmi les utilisateurs.

                      Les points discutables/discutés

                      Le réarrangement de la carte

                      — Le port audio a disparu, pour laisser sa place au port MIPI DSI (qui peut faire CSI à présent), lui-même remplacé, au-dessus du lecteur de carte microSD, par un connecteur FPC exposant les lignes PCIe.
                      — le port DSI est passé de 15 pins à 22 pins (comme sur la carte CMIo4)
                      — Et, encore une fois, les ports Ethernet et USB ont été inversés.

                      Si cela ne pose pas de problèmes particuliers pour un utilisateur lambda, de nombreux projets basés sur les cartes RasperryPi à la recherche de performance de calcul (et donc potentiellement intéressés par ce nouveau RBPi5) doivent entièrement revoir la conception de leur matériel.

                      Le non réarrangement de la carte

                      C’est un reproche que l’on peut trouver dans de nombreux témoignages : mettre un HAT (carte d’extension) sur un RBPi, juste au dessus du CPU, c’est un non-sens en termes de refroidissement (et ce, quelle que soit la version du RBPi).
                      Mais, pour relativiser, on peut dire la même chose de quasiment toutes les autres solutions alternatives au RBPi.

                      Les limites du format carte de crédit

                      Ce format (86x56 mm) est devenu une référence pour presque tous les acteurs du monde des SBC. Et donc, il s’agit là aussi d’un constat plus général, non spécifiquement adressé à RaspberryPi. Mais sachant que ce sont les locomotives du marché, peut être pourraient-ils initier une nouvelle approche…
                      Certes, ce format permet d’élaborer des solutions compactes, mais l’on peut constater :

                      — qu’augmenter la puissance et les fonctionnalités des puces embarquées tout en restant sur ce format conduit à un gaspillage inutile de ressources : il est en effet impossible d’implémenter toutes les fonctionnalités matérielles proposées par les puces sur une si petite surface, et par ailleurs il devient difficile de refroidir efficacement le système.
                      — pour exposer le port PCIe, RaspberryPi a supprimé le port audio, déplacé le port DSI ; mais pour alimenter le bouzin, il vous faut du 5V 4A. Ensuite un peu tout le monde se trouve planté là : débrouillez-vous.

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                      Sortie d’AgentJ en 2.1 - Une nouvelle version majeure depuis la 1.6

                      AgentJ est une solution anti-spam utilisé pour filtrer et bloquer les messages indésirables (spams) en entrée et en sortie.
                      Ce logiciel est une solution sous licence GNU Affero General Public License V3.

                      Voici une description générale de ses fonctionnalités :

                      • Filtrage du spam : Identifie les messages non sollicités ou suspects (spams) à l'aide d'algorithmes qui analysent le contenu, les adresses d'envoi, et d'autres facteurs.
                      • Apprentissage automatique : Utilise des techniques d'apprentissage automatique pour s'adapter aux nouveaux types de spam et améliorer son efficacité au fil du temps.
                      • Blocage des adresses : Peut bloquer ou mettre sur liste noire certaines adresses e-mail, domaines, ou adresses IP connues pour envoyer des spams.
                      • Authentification humaine : La première fois qu'un nouvel expéditeur vous contacte, un mail de confirmation lui est envoyé pour vérification
                      • Rapports et statistiques : Fournis des rapports pour suivre le nombre de spams bloqués, les tendances, et d'autres informations utiles pour les administrateurs.
                      • Personnalisation : Permet de définir des règles spécifiques, de créer des listes blanches (whitelist) et noires (blacklist), et d'adapter le niveau de filtrage en fonction des besoins.
                      • Gestion multi domaines mail distincts ou miroir.
                      • Rapport quotidien pour les utilisateurs qui les informe des mails en attente de déblocage.

                      Logo AgentJ
                      Cette nouvelle version 2.1 amène son lot d’améliorations, mais elle est surtout marquée par une amélioration majeure : la gestion des mails envoyés / le filtrage de mail en sortie.

                      Filtrage de mails en sortie

                      Cela permet de gérer l’ensemble du flux de mails sortants.

                      Apprentissage des mails sortants

                      Cette fonctionnalité permet que, lors d’un envoi de mail par un utilisateur interne, les destinataires (to, cc et cci) soient automatiquement autorisés.
                      Nous retrouverons les adresses autorisées comme les adresses actuelles avec comme précision « autorisée par envoi de mail ».

                      Paramétrage du taux d’envoi de mail

                      L’objectif est de permettre le paramétrage du nombre de mails par heure, par utilisateur. Le paramétrage pourra se faire soit pour le domaine mail, soit pour un groupe d’utilisateur, soit pour un utilisateur.
                      Sur un compte utilisateur, il sera indiqué le taux en vigueur et l’usage actuel pour l’utilisateur.

                      Alerte sur évènements indésirables

                      Cette fonctionnalité permettra de paramétrer un envoi d’alerte à un ou des mails spécifiques.
                      Les alertes pourront être envoyées lors des événements suivant :
                      • Spam (le niveau considéré comme Spam sera réglable)
                      • Virus
                      • Dépassement du taux d’envoi

                      Recherche de mail

                      Nous avons ajouté une recherche de mail avancé pour l’administrateur.

                      Recherche mail

                      Libération depuis le rapport mail

                      Maintenant, il n’est plus nécessaire de se loguer pour libérer un mail depuis le rapport quotidien envoyé par AgentJ un simple clique suffit.

                      Amélioration du tableau de bord

                      Nous avons amélioré le rendu du tableau de bord des statistiques

                      Tableau de bord

                      Prévisualisation sécurisée des emails

                      Vous pouvez désormais prévisualiser vos emails bloqués avant de décider de les libérer (ou non).

                      Prévisualisation mail

                      Test de performance

                      Nous avons effectué des tests de performance sur un VM avec 4 cœurs et 4 Go de RAM avec les paramétrages par défaut. AgentJ traite 10 000 mails en 11 min. Pour précision, les tests ont été effectués avec l’envoi de mail valides, car ils sont les plus longs en traitement comparé à des spams.

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                      Atelier : Mieux comprendre l'impact du Cyber Resilience Act sur les pratiques Open Source !

                      ATELIER du lundi 31 mars de 11h30 à 13h30 à Paris (participation en ligne possible).

                      Titre de l'image

                      Etes-vous prêts pour les échéances de 2026 et 2027 du Cyber Resilience Act (CRA) ?

                      Le CRA est un dispositif adpoté par la Commission Européenne en 2024 pour répondre à la vulnérabilité accrue aux cyberattaques des entreprises et services publics européens,. Il vise à renforcer la cybersécurité et la cyberrésilience des produits logiciels (et matériels qui comportent des éléments numériques) connectés.

                      Le premier guide de conformité au CRA dédié aux acteurs de l’open source, proposé par le CNLL et inno³ a pour objectif de faciliter la compréhension du CRA et les effets attendus, et de proposer des recommandations concrètes.

                      N'attendez pas pour commencer à évaluer vos obligations nouvelles à venir et les adaptations nécéssaires de vos processus, rejoignez l'atelier du 31 mars !

                      📅 Quand ? Le 31 mars de 11h30 à 13h30, la rencontre sera suivie d'un buffet pour les personnes sur place.

                      📍 Où ? 137 Boulevard de Magenta 75010 Paris (nombre de places limité, participation en ligne possible).

                      L'objectif est de rendre la session de discussion la plus active possible, n'hésitez pas à lire d'un œil critique et intéressé le guide en amont. Vous pouvez même nous envoyer dès aujourd'hui vos diverses questions ou remarques afin de nous aider à préparer l'atelier : mission-cra-cnll@framagroupes.org.

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                      GIMP 3.0 RC3 est sorti

                      Note : cette dépêche est une traduction de l'annonce officielle de la sortie de GIMP 3.0 RC3 du 10 février 2025 (en anglais).

                      Nous sommes ravis de partager la troisième version candidate de GIMP 3.0 pour ce qui (nous l'espérons) sera la dernière série de tests communautaires avant la version stable ! Cette version fait suite à la récente conférence GIMP 3 and Beyond de Jehan au FOSDEM 2025.

                        Sommaire

                        Corrections de bogues et changements importants

                        Alors que nous réduisions les quelques derniers bogues majeurs à néant, nous avons effectué un certain nombre de modifications qui selon nous nécessitent un sérieux coup d’œil de la communauté.
                        Jetez-en donc un, d’œil, sur les points suivants lorsque vous essayerez la Release Candidate:

                        Nouvelle version de GTK3

                        Juste à temps pour GIMP 3.0, une nouvelle version de GTK3 est sortie !
                        Entre autres changements, GTK 3.24.48 inclut des correctifs pour plusieurs bugs affectant GIMP avec des patchs initialement fournis par Jehan, comme un crash dans Wayland lors du déplacement de calques et des problèmes de texte dans certains widgets avec des langues de droite à gauche. Nous tenons à remercier Carlos Garnacho et Matthias Clasen pour leur aide sur ces patchs respectifs.

                        GTK 3.24.48 ajoute également la prise en charge de la version 2 de xdg_foreign pour Wayland (la v1 reste prise en charge en tant que solution de secours). Plus précisément, l'absence de cette prise en charge provoquait le blocage de GIMP avec certaines actions sur KDE/Wayland, ce qui est désormais corrigé.

                        En raison de ces problèmes (certains d'entre eux rendant GIMP vraiment instable sur Wayland), nous recommandons aux empaqueteurs de mettre à jour vers la dernière version de GTK3 lors de l'empaquetage de notre RC3. Cependant, veuillez nous informer si vous remarquez des régressions ou d'autres problèmes résultant de la nouvelle version de GTK3.

                        Améliorations du graphe d'images

                        Grâce à l'édition non destructive dans GIMP, les utilisateurs peuvent désormais empiler plusieurs filtres les uns sur les autres. Ces filtres fonctionnent généralement dans un format à haute résolution de bits, de sorte que les informations de l'image ne sont pas perdues. Cependant, la sortie de chaque filtre était convertie vers et depuis la résolution de l'image d'origine lors de l'empilement. Ainsi, si l'image n'était que de 8 bits, une grande quantité d'informations était perdue dans ces conversions constantes. Jehan a résolu ce problème en convertissant uniquement au format de l'image lorsque le filtre est censé être fusionné, plutôt que dans des piles non destructives. Comme il s'agit d'un changement important dans le fonctionnement des filtres, nous souhaitons que davantage d'utilisateurs testent ce changement pour détecter d'éventuelles régressions.

                        Changements dans Projection Thread-safe

                        Lorsque des modifications sont apportées à une image (comme une peinture), la projection de l'image doit être « vidée » pour afficher les nouvelles modifications à l'écran. Certains aspects de ce processus n'étaient pas « thread-safe », ce qui signifie que lorsque votre ordinateur utilisait plusieurs threads pour accélérer le travail, ils pouvaient entrer en conflit les uns avec les autres et provoquer un plantage. Cela a été observé dans notre fonctionnalité d'expansion automatique de calques. Jehan a corrigé la fonction pour qu'elle soit entièrement thread-safe. Cependant, les modifications apportées au multithreading peuvent laisser des bugs bien cachés, donc des tests communautaires supplémentaires seraient utiles.

                        Procédures privées

                        Le navigateur de base de données procédurale de GIMP montre aux développeurs de greffons et de scripts toutes les fonctions auxquelles ils peuvent accéder. Jusqu'à présent, il affichait également les fonctions « privées » qui ne sont utilisées qu'en interne. Jehan a ajouté un indicateur pour masquer ces fonctions. Dans un premier temps, nous avons ratissé trop large et caché certaines fonctions publiques importantes. Bien que nous ayons corrigé ces cas, nous aimerions que la communauté nous donne plus de détails pour nous assurer que nous n'avons oublié aucune fonction publique mal étiquetée.

                        Améliorations

                        Bien que nous soyons toujours en phase de gel des fonctionnalités majeures jusqu'à la version stable de GIMP 3.0, quelques améliorations mineures et autonomes ont été apportées aux greffons.

                        Script-fu

                        API Filtre

                        Le nouvel appel PDB (gimp-drawable-merge-filter) permet aux auteurs de Script-fu d'utiliser des étiquettes pour spécifier les propriétés des filtres. Cela donnera aux utilisateurs de Script-fu la même flexibilité pour appeler et mettre à jour les filtres que les développeurs de greffons C et Python ont dans l'API GIMP 3.0. À titre d'exemple, voici un appel au filtre Emboss :

                        (gimp-drawable-merge-new-filter mask-emboss "gegl:emboss" 0 LAYER-MODE-REPLACE 1.0 "azimuth" 315.0 "elevation" 45.0 "depth" 7 "type" "emboss")
                        

                        Vous pouvez voir plus d'exemples dans notre dépôt de scripts.

                        Nouvelle syntaxe de passage des arguments par noms

                        Dans Script-Fu, toutes les fonctions générées à partir de la procédure PDB des greffons doivent désormais être appelées avec une toute nouvelle syntaxe d'argument nommé, inspirée de la variante Racket de Scheme.

                        Par exemple, disons que votre greffon souhaite appeler le greffon Foggify, au lieu d'appeler :

                        (python-fu-foggify RUN-NONINTERACTIVE 1 (car (gimp-image-get-layers 1)) "Clouds" '(50 4 4) 1.0 50.0)

                        Vous devez maintenant appeler :

                        (python-fu-foggify #:image 1 #:drawables (car (gimp-image-get-layers 1)) #:opacity 50.0 #:color '(50 4 4))

                        Cela présente quelques avantages :

                        • des appels beaucoup plus auto-documentés, d'autant plus que certains greffons ont beaucoup d'arguments (on pouvait donc se retrouver avec des fonctions avec une douzaine d'entiers ou de flottants et c'était très déroutant) ;
                        • l'ordre des arguments n'a plus d'importance ;
                        • vous pouvez ignorer les arguments lorsque vous les appelez avec des valeurs par défaut ;
                        • cela permet d'améliorer les procédures des greffons dans le futur en ajoutant de nouveaux arguments sans casser les scripts existants.

                        Ce dernier point en particulier est important, et l'ordre des arguments n'avait plus d'importance lors de l'appel de procédures PDB depuis l'API C, ainsi que toutes les liaisons introspectées. Script-Fu était la seule interface restante dont nous disposions qui se souciait encore de l'ordre et du nombre d'arguments. Ce n'est plus le cas et c'est donc un grand pas vers une API beaucoup plus robuste pour GIMP 3 !

                        Formats de fichiers

                        Toutes les modifications apportées aux greffons de chargement d'images sont vérifiées avec le cadriciel de tests automatisés créé par Jacob Boerema pour éviter les régressions.

                        PSD

                        En plus des corrections de bogues telles que l'enregistrement correct des images fusionnées CMJN, Jacob Boerema a ajouté la prise en charge du chargement des fichiers PSD LAB 16 bits par canal. Il a également mis à jour la boîte de dialogue d'exportation PSD pour utiliser les fonctions d'exportation de métadonnées intégrées de GIMP.

                        DDS

                        CMYK Student a implémenté la prise en charge très demandée du chargement d'images DDS avec prise en charge BC7. Jacob Boerema a travaillé pour corriger la compatibilité avec les fichiers DDS exportés à partir d'anciennes versions de GIMP.

                        AppImage: c'est officiel !

                        Après neuf mois d'incubation (le nombre est une simple coïncidence 🙂), nous présentons un « nouveau » format de distribution pour les utilisateurs Linux : .AppImage. Au départ, nous l'utilisions comme format interne pour les tests, comme déjà évoqué dans des articles précédents. Les efforts de Bruno Lopes nous ont permis d'améliorer le processus de construction. Nous sommes maintenant confiants avec l'AppImage générée et nous avons donc pour objectif de la rendre officielle.

                        En tant que package officiel en amont, aucun greffon tiers sophistiqué ou autre binaire arbitraire qui ne soit pas une dépendance de GIMP n'est ajouté pour ne pas le « surcharger ». C'est ce que certains appellent GIMP « vanilla », un GIMP propre mais complet pour la production (c'est-à-dire pour une utilisation générale).

                        Comme tout format d'empaquetage, il a ses propres caractéristiques et limites. Dans le cas de l'AppImage de GIMP, les outils inclus tels que gimp-console* et gimp-debug-tool* nécessitent une extraction préalable du fichier .AppImage avec la commande --appimage-extract. De plus, en partie à cause de la conception d'AppImage, les commandes qui pointent vers $PWD ne fonctionneront pas. Ces deux limitations de fonctionnalités sont les seules connues à ce jour. Donc, si vous en trouvez d'autres ou même des bogues, veuillez les signaler sur notre outil de suivi.

                        Divers

                        • Il est maintenant plus facile de charger des images depuis Google Drive ainsi que d'autres plateformes distantes ou dans le cloud, sans avoir a sélectionner un format de fichier pour essayer de l'ouvrir.

                        • Notre processus de création génère désormais des icônes supplémentaires avec l'extension -rtl, qui sont automatiquement utilisées avec les langues s'écrivant de droite à gauche. Les icônes de flèches gauche et droite en sont un exemple : elles sont désormais orientées dans la bonne direction dans les deux types de langues.

                        • Les développeurs de greffons n'ont plus besoin de créer des boutons de sélection de fichiers personnalisés - GimpProcedureDialog les crée désormais automatiquement lorsqu'un paramètre de type de fichier est utilisé. Vous pouvez également spécifier si le bouton sert à ouvrir ou à enregistrer des fichiers et des dossiers.

                        • Rupert Weber a continué ses efforts pour nettoyer notre greffon BMP. De plus, il travaille actuellement à ajouter la prise en charge de l'importation de profils de couleurs dans les BMP, qui, espérons-le, sera prête dans une future version.

                        • CMYK Student a mis à jour le greffon ICNS avec une nouvelle prise en charge des types d'icônes « ic05 » et des formats d'icônes ARGB. Ils ont également corrigé un bogue lors du chargement d'anciens formats ICNS sans masque de transparence. Lukas Oberhuber a aidé à diagnostiquer et à résoudre un bogue connu dans le format ICNS qui faisait que notre icône macOS affichait des pixels brouillés dans les petites tailles.

                        GEGL

                        La version 0.4.54 de GEGL contient également quelques améliorations et corrections de bogues. Thomas Manni a mis à jour le filtre Noise Spread pour éviter les bogues lorsqu'il est appliqué à des groupes de calques vides. Jonny Robbie a ajouté de nouvelles options et de nouveaux types de papier au filtre Negative Darkroom, et a optimisé certaines opérations en virgule flottante dans GEGL dans son ensemble.

                        Statistiques

                        Depuis GIMP 3.0 RC2, dans le dépôt principal de GIMP :

                        • 85 rapports ont été fermés comme RÉPARÉS ;
                        • 56 demandes de fusion ont été acceptées ;
                        • 335 commits ont été poussés ;
                        • 19 traductions ont été mises à jour : basque, bulgare, catalan, chinois (Chine), danois, néerlandais, finnois, géorgien, italien, norvégien nynorsk, persan, portugais, slovaque, slovène, espagnol, suédois, turc, ukrainien, vietnamien.

                        33 personnes ont contribué à des modifications ou des correctifs à la base de code de GIMP 3.0.0 RC3 (l'ordre est déterminé par le nombre de commits ; certaines personnes sont dans plusieurs groupes) :

                        • 13 développeurs pour le code principal : Jehan, Alx Sa, Jacob Boerema, Lloyd Konneker, Anders Jonsson, Thomas Manni, Bruno, Daniele Forsi, Lloyd Konneker, Lukas Oberhuber, Rupert, cheesequake, Øyvind Kolås ;
                        • 10 développeurs de greffons ou modules : Alx Sa, Jacob Boerema, Jehan, Rupert, Lloyd Konneker, Anders Jonsson, Bruno, Daniel Novomeský, Daniele Forsi, lillolollo ;
                        • 19 traducteurs : Alan Mortensen, Alexander Shopov, Nathan Follens, Kolbjørn Stuestøl, Hugo Carvalho, Asier Sarasua Garmendia, Ngọc Quân Trần, Jordi Mas, Marco Ciampa, Sabri Ünal, Anders Jonsson, Danial Behzadi, Ekaterine Papava, Jiri Grönroos, Jose Riha, Luming Zh, Martin, Rodrigo Lledó, Yuri Chornoivan ;
                        • 1 Concepteur de thème : Alx Sa ;
                        • 6 contributeurs pour la compilation, l’empaquetage ou l’intégration continue : Bruno, Jehan, Lloyd Konneker, Alx Sa, Rupert, Jacob Boerema.

                        Contributions sur d'autres dépôts dans GIMPverse (l'ordre est déterminé par le nombre de commits) :

                        • GEGL 0.4.54 est composé de 11 commits de 16 contributeurs : Øyvind Kolås, Alexander Shopov, Hugo Carvalho, JonnyRobbie, Alan Mortensen, Anders Jonsson, Asier Sarasua Garmendia, Bartłomiej Piotrowski, Jehan, Martin, Nathan Follens, Nils Philippsen, Rodrigo Lledó, Sam L, Thomas Manni, Yuri Chornoivan ;
                        • ctx a enregistré 233 commits depuis la sortie de RC2 par 1 contributeur : Øyvind Kolås ;
                        • gimp-data a enregistré 6 commits de 4 contributeurs : Bruno, Jehan, Alx Sa, Andre Klapper ;
                        • gimp-test-images (nouveau référentiel pour les tests de prise en charge des images) a enregistré 5 commits de 2 contributeurs : Jacob Boerema, Alx Sa ;
                        • la version gimp-macos-build (scripts de packaging macOS) a eu 6 commits par 2 contributeurs : Lukas Oberhuber, Bruno ;
                        • la version flatpak a eu 12 commits par 3 contributeurs après la version RC2 : Bruno Lopes, Jehan, Hubert Figuière ;
                        • notre site web principal a eu 42 commits par 6 contributeurs : Jehan, Alx Sa, Bruno, Jacob Boerema, Andre Klapper, Petr Vorel ;
                        • notre site web de développement a eu 18 commits par 5 contributeurs : Jehan, Bruno, Lukas Oberhuber, Alx Sa, Anders Jonsson ;
                        • notre documentation 3.0 comptait 373 commits de 13 contributeurs : Andre Klapper, Kolbjørn Stuestøl, Nathan Follens, Jacob Boerema, Alan Mortensen, Yuri Chornoivan, Dick Groskamp, ​​Jordi Mas, Alevtina Karashokova, Alx Sa, Anders Jonsson, Daniele Forsi, Hugo Carvalho.

                        N'oublions pas de remercier toutes les personnes qui nous aident à trier dans Gitlab, à signaler les bugs et à discuter des améliorations possibles avec nous.
                        Notre communauté est également profondément reconnaissante envers les guerriers d'Internet qui gèrent nos divers canaux de discussion ou comptes de réseaux sociaux tels que Ville Pätsi, Liam Quin, Michael Schumacher et Sevenix !

                        Remarque : compte tenu du nombre de parties dans GIMP et de la façon dont nous obtenons des statistiques via les scripts « git », des erreurs peuvent se glisser dans ces statistiques. N'hésitez pas à nous dire si nous avons oublié ou mal classé certains contributeurs ou contributions.

                        Autour de GIMP

                        Miroirs de téléchargement

                        Depuis la publication de la nouvelle version 3.0RC2, deux nouveaux miroirs ont été ajoutés :

                        • Saswata Sarkar, Gurugram, Inde ;
                        • Hoobly Classifieds, États-Unis.

                        Les miroirs sont importants car ils aident le projet en répartissant la charge pour des dizaines de milliers de téléchargements quotidiens. De plus, en ayant des miroirs répartis dans le monde entier, nous garantissons que tout le monde peut avoir un accès rapide au téléchargement de GIMP.

                        Comment citer GIMP dans la recherche

                        GIMP est souvent utilisé dans la recherche et est donc cité dans diverses publications scientifiques. Un chercheur utilisant GIMP pour le traitement d'images astronomiques nous a contactés pour savoir comment citer GIMP correctement, d'autant plus qu'il est utilisé pour effectuer une étape importante de son algorithme.

                        Comme cela semble être une question intéressante, nous avons mis à jour notre page « Citing GIMP and Linking to Us » avec une nouvelle sous-section « Citing GIMP in research » contenant la conclusion de cette discussion.

                        En particulier, une entrée BibTex, destinée aux chercheurs utilisant LaTeX pour gérer leur bibliographie, est disponible sur ce lien pour simplifier votre travail. Par exemple, disons que vous utilisez ce RC3 pour vos recherches, vous pouvez citer GIMP avec cette entrée :

                        @software{GIMP,
                            author = {{The GIMP Development Team}},
                            title = {GNU Image Manipulation Program (GIMP), Version 3.0.0-RC3. Community, Free Software (license GPLv3)},
                            year = {2025},
                            url = {https://gimp.org/},
                            note = {Version 3.0.0-RC3, Free Software}
                        }

                        Merci à Cameron Leahy pour ce morceau de code BibTex !

                        Télécharger GIMP 3.0 RC3

                        Vous trouverez toutes nos versions officielles sur le site officiel de GIMP (gimp.org) :

                        • Linux AppImages pour x86 et ARM (64 bits) ;
                        • Linux Flatpaks pour x86 et ARM (64 bits) ;
                        • Installateur Windows universel pour x86 (32 et 64 bits) et pour ARM (64 bits) ;
                        • Paquet MSIX (GIMP Preview) pour x86 et ARM (64 bits) ;
                        • Paquets macOS DMG pour le matériel Intel ;
                        • Paquets macOS DMG pour le matériel Apple Silicon.

                        D'autres paquets réalisés par des tiers devraient évidemment suivre (paquets de distributions Linux ou *BSD, etc.).

                        Et ensuite ?

                        Nous apprécions vraiment tous les tests et commentaires de la communauté que nous avons reçus au cours des deux dernières versions candidates !
                        Nous espérons que ce sera la dernière version candidate avant la version stable 3.0. Notre objectif est maintenant de terminer la résolution des quelques bugs restants dans notre liste de jalons 3.0, tout en gardant un œil sur les nouveaux rapports résultant des changements dans RC3.

                        N’oubliez pas que vous pouvez faire un don et financer personnellement les développeurs de GIMP, afin de contribuer et d’accélérer le développement de GIMP. L’engagement de la communauté aide le projet à se renforcer !

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                        Première publication libre de Multigit

                        Multigit est un outil graphique conçu pour simplifier la gestion de projets composés de beaucoup de dépôts git.

                        Une image et une vidéo valant mieux qu'un long discours, voici à quoi ça ressemble:

                        Screenshot

                        Je l'ai développé dans le cadre de mon travail chez IDEMIA où nous sommes souvent confrontés à plus de trente (voire plus de soixante) dépôts à gérer conjointement sur un projet. Dans ce contexte, la moindre opération git devient un mini-défi qu'il fallait relever quotidiennement.

                        Multigit est abouti et stable, il est utilisé au quotidien par plus d'une centaine de personnes (sous Windows), depuis plusieurs années. Mon employeur m'a aimablement autorisé à le publier en Open Source, ce dont je lui sais gré. Il est publié sous licence Apache 2.0

                        La problématique de gestion de plusieurs dépôts git conjoints pour un projet est assez peu répandue dans le monde du logiciel libre. Mais beaucoup plus dans le monde de l'entreprise. En effet, git ne gère pas la notion de droit d'accès à une partie d'un dépôt. La seule façon de restreindre l'accès à certains parties d'un projet est donc de créer un dépôt spécifique pour les y stocker, avec des droits d'accès au niveau du dépôt. Ajoutons à cela beaucoup de personnes, beaucoup de projets parfois complexes, beaucoup de sous-projets, beaucoup d'historique et on se retrouve avec une gestion des sources particulièrement complexe. Complexe … avant l'arrivée de Multigit en tout cas.

                        Installation

                        Sous Linux, la seule option d'installation disponible à l'heure actuelle est Python + pip, ou encore mieux avec pipx:

                            $ sudo apt install python-pipx
                            $ pipx install multigit_gx
                            $ multigit
                        

                        Sous Windows, un installeur graphique click-and-play vous permettra d'arriver au même résultat.

                        J'ai bien tenté de fournir un snap pour Linux mais snap est conçu pour empêcher à peu près tout ce que veut faire Multigit: accèder à tous vos fichiers et lancer des programmes de votre distribution (git, gitk, …)

                        Je ferai mieux dans la prochaine version. D'ailleurs, si vous avez des recommandations pour un packaging moderne, simple, facile à maintenir et couvrant toutes les distributions Linux, je suis preneur.

                        Contribution

                        Le projet est géré sous GitHub, les contributions ou les retours sont les bienvenus.

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