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Saute mout’ombre !

— Article rédigé par l’ami Remouk (DansTonChat) – Merci à lui —

Plongez dans l’ombre de SCHiM, petit jeu indé sorti sur toutes les plateformes en juillet ; réellement unique en son genre, SCHiM invite les joueurs à sauter d’ombre en ombre dans un environnement à la fois relaxant et vivant. Si si je vous jure c’est sympa comme tout !

Dans SCHiM, chaque ombre devient un chemin potentiel et chaque rayon de lumière une barrière. C’est un jeu qui repose sur une idée simple mais originale : votre personnage est un « schim », l’esprit d’un objet, d’une chose ou d’un être vivant, normalement lié à son ombre. Or, vous voilà séparé de l’humain dont vous habitiez l’ombre… Il va falloir le rattraper !

On contrôle donc notre petite tâche d’ombre à travers des niveaux conçus avec ingéniosité, en sautant de l’ombre d’un objet à une autre. En vue de dessus, on peut changer l’angle de la caméra à tout moment pour mieux se repérer ou ajuster nos sauts. On peut aussi profiter d’ombres mobiles (vélos, voitures… Oiseaux ?) pour aller plus loin. 🙂

Heureusement la prise en main est super simple et super agréable. Ça se joue de manière très fluide, il y a des passages un peu technique mais surtout une bonne dose d’exploration / analyse et des jeux de perception. Ceci étant dit, il est possible de partir en mode speedrun et là, ça devient très technique. 😀

Visuellement et même artistiquement (musiques…) SCHiM possède une patte très originale, un style abstrait assez captivant, des animations fluides et rigolotes… Chaque niveau raconte sa propre petite histoire à travers les ombres et la lumière, aucun dialogue, c’est tout mignon.

En terme de durée de vie, y a vraiment pas mal de niveaux. Ça reste un « petit » jeu (comptez environ 5h pour en voir le bout) mais si vous accrochez bien au délire, il y a du challenge supplémentaire (soit avec le côté speedrun que j’évoquais, soit avec certains objets (très) bien cachés à trouver).

Donc voilà, en somme, SCHiM est un jeu super original, rafraîchissant et bien construit. Une expérience zen qui va demander un bon sens de l’orientation et un peu de réflexion. Visuellement marquant, on est vite embarqué dans cette petite aventure. Vous l’avez compris, je conseille ! C’est un joli moment à passer.

Le jeu est disponible sur toutes les plateformes du moment : PC (Steam), Nintendo Switch, Playstation & Xbox !

TopSpin 2K25 : service compris

— Article rédigé par l’ami Remouk (DansTonChat) – Merci à lui —
— Contient des liens affiliés Amazon —

En 2024, les fans de tennis ont été gâtés : Reebok a ressuscité ses baskets classiques Court Victory Pump, Zendaya a joué un double mixte sulfureux à l’écran dans Challengers, et maintenant l’une des plus grandes séries de jeux vidéo de tennis, j’ai nommé TopSpin 2K25, est de retour après 13 ans d’absence. Mais est-ce que ce retour est un smash gagnant ou un simple coup droit un peu mou du coude ?

Parlons de ce qui nous intéresse en premier lieu : le gameplay. Et on peut dire que TopSpin 2K25 brille par sa prise en main et la marge de progression offerte. Les commandes sont simples et réactives, permettant des échanges dynamiques qui rappellent la vitesse et la tension du sport. Une fois qu’on a pris le pli, c’est très satisfaisant ! Le jeu propose également l’un des tutoriels les plus complets que j’ai jamais rencontrés dans le genre, avec plus d’une heure de mini-défis pour maîtriser les bases et les tactiques avancées. 👌

Les mouvements des joueurs sont fluides, y a une certaine inertie un peu « simulation », et chaque coup de raquette est ressenti à l’écran. Les échanges sont intenses, avec des glissades sur terre battue, des volées acrobatiques et des montées au filet qui réussissent 1 fois sur 5. 😀 Le système de jauge d’énergie ajoute une dimension stratégique : faut-il économiser son souffle pour un super coup ou risquer la fatigue ? C’est avec plein de petits éléments de ce genre que le jeu brille vraiment, offrant une expérience de tennis assez intense.

Graphiquement, c’est pas mal du tout. Les stades sont jolis, des courts en dur de l’US Open aux pelouses impeccables de Wimbledon. Les joueurs me semblent reconnaissables, avec des visages détaillés et des animations réalistes, mais un peu rigides parfois… Disons qu’on ne les confondrait pas avec des humains. 😀 Je n’aime pas trop les musiques (question de goût) mais avec les applaudissements du public, les bruits d’impacts ou les commentaires, l’ambiance sonore est bien foutue, immersive.

Le menu, un peu bordélique, propose pas mal d’options. Le mode MyCareer est le cœur du jeu, avec des tournois ATP, des défis spéciaux et des entraînements ciblés. Attention toutefois à la gestion de l’énergie, car une baisse trop importante peut entraîner des blessures. Les options de personnalisation sont également nombreuses, des tenues aux raquettes en passant par les animations de célébration. On peut créer notre propre joueur/joueuse et le/la personnaliser au fur et à mesure qu’on débloque des objets. Mauvais goût assuré. 😀

Cité plus haut, le mode Tennis School est idéal pour les débutants, avec des leçons interactives pour apprendre les bases, tandis que le mode Legendary Matches recrée des duels historiques entre légendes du tennis. J’y connais rien mais c’est sympa ! Et bien sûr le mode en ligne nous permet d’affronter d’autres gamers à l’autre bout de la planète… Il y a de quoi faire !

Malheureusement, TopSpin 2K25 n’est pas exempt de défauts. Son mode MyCareer peut parfois sembler laborieux, et le nombre de joueurs sous licence est un peu limité comparé à la variété de stades disponibles. Mais le plus gros point noir reste la monétisation. Les microtransactions sont très présentes, notamment pour débloquer des tenues et des animations de célébration. Bien que cela n’affecte pas directement le gameplay, il est dommage de voir ce genre d’éléments derrière un paywall

Cela dit tout n’est pas payant, car depuis sa sortie, TopSpin 2K25 a reçu plusieurs mises à jour et DLC gratuits qui ont enrichi l’expérience de jeu : nouveaux joueurs sous licence, stades supplémentaires, textures affinées, animations retravaillées, effets de lumière améliorés, et même de nouveaux défis en ligne. Il semble y avoir un vrai suivi, c’est sympa !

Bref bref. Je recommande chaudement ce TopSpin 2K25 aux fans de tennis, on fait difficilement mieux en terme de plaisir de jeu et de contenu, mais il ne révolutionne pas le genre. Il n’y a pas de concurrence, donc c’est facile à dire, mais c’est le meilleur jeu du moment, et c’est VRAIMENT un bon jeu. Préparez-vous à servir !

Achetez TopSpin 2K25 sur PS5, sur PS4, sur PC (Steam) ou sur Xbox 🎾

Le pays d’en-dessous

— Article rédigé par l’ami Remouk (DansTonChat) – Merci à lui —

The Land Beneath Us : derrière ce nom bizarre se cache une belle petite surprise pour les fans de dungeon-crawler en tour par tour, un roguelite à la progression bien dosée, un gameplay tactique avec pas mal d’originalité. Je vous en dis plus… Ci-dessous ! 😉

Tout commence après une intro un peu chelou, dont l’ambiance guillerette et cartoon contraste complètement avec le jeu : on est dans bas-fonds d’un univers cybernétique, informatique, à base de gros pixels et d’effets de lumières/3D super jolis, de glitchs visuels et de musique électronique posant une atmosphère intrigante.

En vue de dessus, on déplace notre robot case par case. Chaque mouvement ou attaque, c’est un tour de jeu : les ennemis agiront en même temps, comme dans ce bon vieux NetHack… On utilise surtout haut, bas, gauche, droite, pour se mouvoir mais aussi pour donner des coups. Sympa : on choisi une arme par direction ! À nous de créer des synergies et essayer de faire face à toutes les situations.

À cela s’ajoute quelques mécaniques bienvenues : des améliorations d’armes, des reliques qui nous ajoutent ou améliorent nos compétences, une téléportation, mais aussi des combos à base de « puces » électroniques ! En gros, des pouvoirs qui seront lancés après avoir effectué un certain enchainement de mouvement. En prévoyant bien son coup, ça peut être dévastateur ou salvateur, bref, c’est cool. 🙂

Qui dit roguelite, dit progression entre chaque partie. Là-dessus c’est bien dosé, on débloque régulièrement des éléments qui nous offrent de nouvelles possibilités, nous permettent d’aller plus loin, ou nous facilitent carrément la vie (skills, emplacements d’inventaire, + de choix dans le loot…). Bien sûr, une fois le jeu « terminé », on peut continuer mais en ajoutant des handicaps ; pour finir le jeu à 100% il va falloir être bon !

Je ne vais pas parler du scénario, car honnêtement, je n’ai rien compris (je pense que c’est dû à la traduction française, parce que vraiment, c’était pas clair…), mais l’ambiance qui s’en dégage est super sympa, un truc un peu dark genre purgatoire, mélangé à des personnages assez rigolos… Et une histoire de révolte. 🤷

Niveau technique, si vous appréciez le genre comme moi, vous allez kiffer. 🙂 C’est très joli, très lisible et clair malgré de (très) gros pixels parfois. L’atmosphère est superbe. Le seul truc un peu relou, c’est que quand on choisi une arme, on ne peut pas voir en même temps les armes qu’on a déjà… À part ça c’est bien foutu, tant qu’on prend le temps de peser le choix de nos actions (une erreur peut s’avérer fatale).

J’ai vraiment passé un super moment, c’est un jeu prenant et assez « reposant », en dehors de certains combats tendus. Les runs durent environ 30-45 minutes, on se surprend à les enchaîner pour découvrir le monde suivant, pour débloquer des capacités, des puces, ou tenter une nouvelle approche au niveau des pouvoirs / armes.

Pour environ 15€ vous pouvez foncer ! Une démo est disponible sur les différentes plate-formes, je vous invite à vous faire votre propre avis, en espérant que vous passerez un bon moment à collecter des âmes dans ce donjon tactique ! 🤖

Retrouver The Land Beneath Us sur PC (Steam)Nintendo SwitchPlaystationXbox

BZZZT le platformer qui fait mouche

— Article rédigé par l’ami Remouk (DansTonChat) – Merci à lui —
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ZX8000 est un mignon petit robot (certainement une version très évoluée du cultissime ZX80) créé par Emily et Norbert, qui va devoir se mettre à l’action pour contrecarrer les plans du machiavélique Badbert qui perdu toute empathie. :'( On va contrôler un ZX8000 super agile et le faire évoluer dans des épreuves de plate-forme millimétrée : BZZZT !

Présenté lors du dernier Indie World pour sa sortie future sur Nintendo Switch, BZZZT est cependant déjà accessible sur PC (Steam). Ce petit jeu a été pensé et créé par (quasiment) une seule personne : Karel Matejka. Vous le connaissez peut-être via son pseudo ko.dll car, depuis des années, il poste sur Insta et Twitter des créations, graphismes et animations en pixel-art de toute beauté. 🤩

Sur l’aspect sonore il s’est fait aidé par son ami Martin Linda, qui fait des bruitages au top, mais surtout des musiques excellentes, vous vous surprendrez à vous dodeliner de la tête et vous enjailler entre deux cris de rage contre une scie circulaire qui a bougé trop tôt. 😭

Je trouve l’aspect artistique et technique excellent ; on est à fond dans l’univers 16-bit (sonorités, pixel-art…) mais en profitant des bonus de notre époque (effets graphiques modernes, éclairage fins, jeu parfaitement fluide, pistes audio sans limitation…). C’est un peu le meilleur des deux mondes.

Niveau gameplay, ici aussi tout est au poil. 👌 C’est un jeu de plate-forme à la Super Meat Boy : niveaux courts présentant un challenge certain. Il faut aller vite, chopper le « rythme » du stage, utiliser à bon escient nos différents pouvoirs comme le double saut, le dash, et autres surprises qu’on débloque au fur et à mesure.

La difficulté est vraiment bien dosée : tout d’abord il est possible de jouer avec un système de vie, ou pas, en mode die & retry. Mais aussi, vous pouvez vous contenter de « juste » finir un niveau, ou alors le finir en choppant toutes les vis, ou alors en mode time attack, ou alors en trouvant les petits secrets cachés ici et là… Et alors, ça devient nettement plus compliqué. 🙂

Il y en a pour tout le monde ! La durée de vie est un peu courte (comptez 3 à 5 heures selon votre niveau), même si le jeu dispose d’une très bonne rejouabilité via les différentes objectifs. Cela étant dit, son prix est plutôt en adéquation : 12€ ! Bref, c’est un très joli 🤖🤖🤖🤖/5 car j’ai adoré ce petit bonbon nostalgique & digitalisé !

Disponible sur Steam et bientôt sur Switch avec, si j’ai bien compris, quelques petites nouveautés en plus… À vous de voir si vous préférez attendre ou pas. 😉

Retrouvez BZZZT sur PC (Steam) ou Nintendo Switch

Ikki veut jouer avec moi ?

— Article rédigé par l’ami Remouk (DansTonChat) – Merci à lui —
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Je ne sais pas qui a eu cette idée et encore moins qui l’a validée, mais fallait le faire. 😅 Créer une suite à Ikki (appelé aussi Boomerang ou encore Farmers Rebellion), jeu considéré comme ultra pourri, sorti dans les années 80 sur la première Nes et en salles d’arcade, mélanger son concept initial au déjà culte Vampire Survivors, y ajouter une couche multijoueur… Et voici Ikki Unite sur PC et Nintendo Switch !

Ikki Unite est donc un clone de Vampire Survivors : notre personnage, au milieu de l’écran, attaque automatiquement pour se défendre face aux vagues d’ennemis qui essayent de le buter. Haut, bas, gauche, droite, et c’est parti ! Ikki dispose tout de même de sa propre originalité, à commencer par le contexte : on incarne différents membres du peuple qui se rebellent contre le magistrat maléfique.

Il s’agit de le renverser : nous avons donc différents objectifs à accomplir (souvent combattre un boss) et pour se faire, il faudra explorer la map afin de se rendre au bon endroit, éclater un max de sbires farfelus pour faire de l’XP, ramasser objets et bonus, bref, progresser sur le chemin.

Car oui, on progresse, on débloque de nouveaux pouvoirs, de nouvelles armes, qui elles-mêmes deviennent de plus en plus puissantes. On recrute aussi d’autres personnages qui vont nous suivre et nous prêter main forte. Ça change de la formule classique, et l’aspect mignon / débile est bien rigolo aussi !

Du roguelite simple, efficace, super plaisant. L’autre originalité de Ikki Unite, et c’est dans le nom, c’est l’aspect multijoueur : on peut faire équipe jusqu’à 16 joueurs en ligne pour mener à bien la révolution ! ✊ Super chaotique et super fun. 😁 C’est là que les différentes classes de personnage (combattants, amplificateurs, explorateurs et soigneurs) prennent toute leur dimension.

Il y a d’ailleurs 16 personnages différents à jouer, de quoi varier les plaisirs et casser un peu la répétitivité inhérente à ce style de jeu. Niveau contenu y a pas mal de choses, c’est bien fourni. On sent que les développeurs se sont fait plaisir !

Pour conclure, Ikki Unite ne paie pas de mine, mais il a tout de même son charme, sa valeur ajoutée, son intérêt à lui, et rien que ça c’est cool. 🙂 Si vous appréciez le genre ça change un peu. Pour ma part, j’aurais du mal à vous dire si ça vaut ses 12 à 15€ (selon la plateforme) quand « l’original » est à 5€ maximum… Au pire, attendez une petite promo. 🙃

Retrouvez Ikki Unite sur PC (Steam) ou Nintendo Switch

Le retour du Roi (pas du tout)

— Article rédigé par l’ami Remouk (DansTonChat) – Merci à lui —

Mini article pour un mini jeu, mélangeant puzzle et petites histoires : celles d’un jeune homme qui rêve d’être roi. 👑 À nous de le mener vers le bon chemin ! Plusieurs histoires car si l’on démarre toujours au même endroit, différentes issues sont possibles dans Storyblocks: The King. Disponible en téléchargement sur Switch, PS4/PS5, XBox et Microsoft Store depuis… Aujourd’hui ! 😮

Le principe est tout simple : on dispose de tuiles, toutes identiques, elles ont la forme d’un domino. Il faut les positionner pour créer un chemin menant notre point de départ à une des sorties disponibles sur le terrain. Quelques contraintes : le chemin ne doit pas proposer de « fourches » ou de boucles, et doit absolument utiliser toutes les tuiles proposées !

Dit comme ça, cela pourrait sembler super facile… Et ça l’est. 😀 Hormis quelques moments où on doit réorganiser nos tuiles pour tomber tout pile sur une sortie, il y a peu d’erreurs possibles. Il manque une vraie part de réflexion : peut-être avec des tuiles différentes, des passages obligatoires… Dommage.

Aussi, les contrôles, sur console en tout cas (jeu testé sur Switch), requièrent trop de précision, le stick est trop sensible. Donc on se goure souvent… Ça casse parfois les couil… le côté zen de l’expérience. La partie sonore est sans grand intérêt. Les différents petits récits, débloqués à chaque nouvel embranchement que l’on choisira d’atteindre, sont malheureusement trop basiques. Pas très bien écrits, peu recherchés.

Bon vous l’aurez compris, ce petit jeu dispose d’un concept sympa mais qui aurait mérité d’être creusé avec des mécaniques supplémentaires, des histoires plus travaillées, un gameplay + agréable… C’est une petite déception. 🙁 Mais alors pourquoi en parler ? La première raison c’est que j’ai reçu une version du jeu pour le tester, donc je respecte mon engagement. La deuxième, ce sera pour vous éviter de perdre une poignée d’euros en voyant ce concept et cet habillage si sympa, si jamais vous le croisez par hasard sur un store et qu’il vous fait de l’œil. 😉 En espérant qu’ils fassent mieux lors d’un 2nd volet ! 🙏

Sagres : Pierre, Papier, Pirate !

— Article rédigé par l’ami Remouk (DansTonChat) – Merci à lui —

1480, Portugal, l’âge d’or de l’exploration. Jeune navigateur de retour au pays, vous retombez sur Lucia, votre amie d’enfance, à la recherche de son père… Et décidez de partir ensemble à la découverte du monde, tout en cherchant des indices pour le retrouver ! D’une PIERRE deux coups. 🙂

Sagres est un jeu de gestion et d’exploration, avec un brin de tactique. Vous débutez avec un petit bateau ; pour commencer il vous faut recruter un équipage, vous fournir en rations de nourriture et d’eau, et choisir une destination. Pour cela, ça tombe bien, la guilde nous propose des “missions”, il s’agit principalement de lieux ou points d’intérêts (pyramide de Gizeh, le Mont St Michel…) à découvrir.

À savoir que la carte du jeu représente notre belle planète Terre, avec les pays qu’on connaît, les principales villes, les ports, les véritables « merveilles » de notre monde… ! C’est super sympa car naviguer nous fait réviser notre géographie. 🧑‍🎓 Et ça permet de savoir replacer / contextualiser certains lieux et constructions que l’on doit dénicher.

Pour mener à bien une expédition, si on a aucune idée d’où aller : soit on y va à l’aveugle (je conseille pas), soit on discute dans les tavernes pour trouver des indices (vers quelle ville se diriger, etc.). Quand on remplit un contrat, on gagne de l’or et de la réputation, pour être mieux vu auprès du royaume, monter en grade, et s’approcher de la vérité concernant le papa de Lucia.

Pour contrôler le bateau : haut, bas, gauche, droite, et avec la souris on tourne la voile pour prendre le vent. Facile. Parfois, un événement se produit : une avarie, un trésor à récupérer, une rencontre hasardeuse… Il peut se passer pas mal de choses, il va falloir optimiser les skills de notre fiche personnage et les utiliser intelligemment. Et quand on tombe sur des pirates (ou pire…) : BASTON !

Les combats se déroulent au tour par tour, à base de pierre, papier, ciseaux ! Ce n’est pas complètement du hasard, heureusement, puisque notre jauge d’intuition permet de deviner certains choix de l’adversaire. On pourra aussi modifier son “deck” de “coups” disponibles pour optimiser nos chances. Gagner booste le moral de l’équipage, qu’il va falloir maintenir de différentes manières (la meilleure : se bourrer la gueule au bistrot). 🍺

Différents pays, donc différents langages. Quand on tombe sur un dialecte inconnu, des caractères bizarres s’affichent à l’écran : on comprend rien. Notre personnage principal pourra apprendre progressivement de nouvelles langues (et donc parfois, seuls certains mots seront compréhensibles), mais surtout, on va pouvoir recruter des navigateurs / traducteurs, et ainsi obtenir facilement de nouveaux indices ou de meilleurs prix sur les marchandises.

Les navigateurs demandent une chambre perso, et puis les marchandises ont besoin de place sur le bateau, pareil pour les vivres et l’équipage… Il va falloir améliorer son navire, l’optimiser selon nos besoins / envies, ou alors carrément en acheter un meilleur. 🤩 Bref, comme dans tous les bons jeux de ce genre : il y a plein de branches de gameplay à assimiler. Au début ça fait un peu peur, mais au final on appréhende chaque élément au fur et à mesure, et la progression se fait tranquillement, c’est super satisfaisant.

J’espère avoir réussi à vous expliquer un peu à quoi ressemble Sagres. Les musiques et le graphisme (pixel art) sont mignons comme tout, la boucle de gameplay est assez répétitive mais originale, avec de temps en temps des petits trucs pour renouveler. C’est très chill, agréable à jouer. Je lui donne ⚓⚓⚓/5

Disponible uniquement sur PC et en anglais, pour 20€ je trouve ça un poil cher, mais avec une petite réduc’ c’est parfait. Le jeu est long et complet. 👌 Et puis : une démo est dispo pour se faire sa propre idée, je vous conseille d’y jeter un œil ! 🦜

Acheter Sagres sur Steam

Prison Breakaway

— Article rédigé par l’ami Remouk (DansTonChat) – Merci à lui —
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Imaginez-vous participer à une audition, pour faire le spectacle le plus impressionnant de la planète ! Sauf que votre Yo-Yo mange le costume de l’empereur Eddie, qui se retrouve en calebut’ devant toute la cour… Et lance à vos trousses une armée de manchots ! Bon ok c’est dur à imaginer. 😁 C’est pourtant ce qui arrive à la pétillante Penny dans son tout premier jeu, par les créateurs de l’excellent Sonic Mania : Penny’s Big Breakaway !

Ok disons-le tout de suite : les premières images font peur. C’est ULTRA coloré, ça bouge super vite, le design de Penny et de son Yo-Yo/chien sont très bizarres, pour ne pas dire moches, l’histoire n’a aucun sens… Mais accrochez-vous quelques minutes. On s’habitue assez vite, on prend doucement le personnage en main, on apprécie progressivement le gameplay avant de tomber carrément sous le charme de ce platformer 3D bourré d’idées et de challenge.

Concrètement, on dirige Penny, que l’on contrôle à la manière d’un Mario depuis qu’il a découvert la troisième dimension. Mais aussi son Yo-Yo ! Soit avec le stick droit (le mode « pro ») soit avec les boutons (mode « simple »). Grâce au yo-yo, on peut se balancer dans les airs, foncer droit devant, s’accrocher, ou carrément l’utiliser comme une roue, ce qui permet de garder notre vitesse comme Sonic quand il se met en boule !

Plein d’option à notre disposition, on s’amuse à faire des acrobaties pour passer de plateforme en plateforme, éviter les pièges, trouver son chemin, aider les personnages qui peuplent les niveaux… D’ailleurs, tous les PNJ ont une petite phrase à dire, c’est super marrant. 🙂 Parfois ils nous filent un objectif à accomplir. Il y a aussi des objets secrets à trouver qui peuvent être très bien planqués, ou difficiles d’accès, afin d’atteindre le fameux 100%.

Techniquement, c’est plutôt une réussite. Qu’on aime ou pas la patte graphique (finalement : j’adore), c’est ultra fluide, très bien animé, la manette est SUPER réactive… Un vrai plaisir ! OK j’ai eu 4 ou 5 bugs de collision (genre je traverse un mur) sur l’entièreté du jeu. Mais rien de grave, on recommence immédiatement et hop. D’ailleurs les devs ont déjà posté des correctifs et continuent. Les musiques sont vraiment géniales, c’est Tee Lopes, le même compositeur que Sonic Mania. 💙

Au-delà du plaisir de jeu, j’apprécie le fait qu’on peut appréhender les mondes comme bon nous semble : soit en mode exploration, à fouiller les niveaux pour tout découvrir (et tomber par hasard sur un bonhomme paumé en haut d’une montagne), soit en mode scoring, à prendre les chemins les plus périlleux et tenter des acrobaties folles en faisant un max de combos, soit carrément en mode speedrun, à foncer tête baissée, à chercher les meilleurs raccourcis en conservant sa vitesse !

Y en a pour tous les goûts… Enfin, à partir du moment où vous aimez les jeux de plateformes bien sûr. 🙂 Voir la fin du jeu ne m’a pas semblé particulièrement difficile, même si certains passages étaient corsés. En revanche, c’est une autre paire de manche que de viser le 100%, de faire les niveaux bonus (à débloquer dans le menu, d’ailleurs y aussi des petits bonus temporaires qu’on peut acheter dans le menu, entre les niveaux), bref si vous voulez du défi, vous allez être servis. La communauté speedrun est déjà à fond, c’est beau à voir !

Bref, ce Penny’s Big Breakaway SEMBLE moche et confus, mais ce n’est pas le cas. C’est simplement riche, très riche, dès le début du jeu, TOUT plein de choses nous assaillent. Y a pas mal de boutons, d’acrobaties, des couleurs qui pètent de partout, les manchots qui nous pourchassent, des objectifs secondaires… Les développeurs tiennent à ce que les gamers exigeants y trouvent leur compte, à base de speedrun, de combos infinis, de raccourcis dans tous les sens… Mais vous pouvez très bien vous contenter des mouvements de base, explorer tranquillement, profiter de l’excellente construction des niveaux, et kiffer ce monde complètement délirant !

C’est un gameplay millimétré comme on aime, agréable et précis, un univers bien débile et fun, une OST fraîche, une bonne durée de vie (j’ai mis presque 9h à voir la fin sans viser le 100%, et la rejouabilité est énorme), une fluidité à toute épreuve, c’est un très très bon 🪀🪀🪀🪀/5

Acheter Penny’s Big Breakaway sur PC (Steam)SwitchPS5Xbox

Inkulinati : chien et lapin compris

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Prendre une feuille de papier dans son classeur d’école, et dessiner des petits bonshommes armés, des monstres, les faire se battre les uns les autres, les découper au ciseau, ajouter des catapultes, des échelles, les rayer, gommer des éléments, recommencer… Vous faisiez ça aussi, vous, quand vous étiez petits ? Inkulinati reprend ce concept mais le transpose dans une époque médiévale et fantastique. 🪄

Remplacez votre feuille d’écolier par un parchemin, votre criterium par une plume et de l’encre, ajoutez un peu de magie pour que les personnages prennent vie et bougent réellement sur le papier, et voilà : vous pouvez imaginer exactement à quoi ressemble ce jeu de stratégie / tactique en tour par tour !

Pour expliquer le gameplay de manière très simple, mais un peu foireuse, imaginez un Worms en tour par tour. Donc en gros c’est un RPG tactique où on donne des ordres un par un : déplacement, attaque, utiliser un pouvoir, passer son tour… Sauf que comme dans Worms, c’est en vue de côté, avec des armes à distance et beaucoup d’humour.

Déjà, nos unités (épéistes, chevaliers, lanciers (?!) et autres… Y a genre 50 unités différentes) sont des animaux rigolos. Et puis ils n’hésitent pas à montrer leurs fesses, par exemple, pour étourdir l’ennemi. Normal. Les petits dialogues et textes, disséminés un peu partout, prêtent toujours à sourire, c’est léger, c’est marrant, c’est cool ! Il faut ramasser de l’encre sur le terrain (ou en voler) pour pouvoir dessiner de nouvelles créatures. Malin.

Les combats, assez tactiques, intéressants, et parfois ardus, demandent réflexion, puis sont enrobés d’une ganache roguelite. C’est à dire que les évènements sont déterminés de manière procédurales, on choisit un peu notre chemin pour viser la facilité ou bien des récompenses à débloquer (monstres, pouvoirs, trésors…) qui nous serviront pour la suite… Afin de mieux recommencer et faire une meilleure run !

Il y a aussi un mode Joueur contre Joueur, mais je n’ai pas eu l’occasion de le tester. Sur le papier, ça ne peut qu’être cool, car les combats contre le CPU sont cools. 😀 Franchement c’est un bon petit jeu de stratégie, rigolo mais proposant un gameplay solide, si vous appréciez le genre vous pouvez foncer !

Acheter Inkulinati sur Nintendo Switch – PC (Steam, Gog, Epic) – XboxPlayStation

Promenade : un genre de squid game

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Un enfant qui tombe dans l’eau, un poulpe qui le sauve, voilà le début d’une grande amitié… Et d’une grande aventure ! 🚀 Dans Promenade (sur Switch, PC, Xbox ou PlayStation), on incarne le jeune Nemo et son pote poulpe, qui parcourent un monde imaginaire, à la croisée des rêves, dans le but de réparer « le grand ascenseur » et découvrir ce qu’il y a, tout là haut !

Disclaimer : je connais personnellement Maxence (designer du jeu et un de deux développeurs) ainsi que Manon (animatrice 2D). Donc mon avis sera biaisé, mais (spoiler) j’ai très sincèrement passé un excellent moment à finir cette aventure, je trouve qu’ils ont fait un taff de zinzin, c’est bien foutu sur tous les plans alors que c’est leur 1er jeu, donc ça mérite un petit coup de projecteur !

Promenade se présente comme un jeu de plateforme/exploration « ouvert », à la manière d’un Mario Odyssey mais en 2D, avec un hub dans lequel on se balade à notre guise, où l’on remplit les objectifs que l’on veut, dans l’ordre que l’on veut. Certains accès (portes, trous…) nous amènent dans des donjons à énigme, ou face à des petits challenges, voire nous transportent vers des niveaux bien plus complets, ce sont d’autres univers carrément, bref y a pas mal de choses à faire et à découvrir. 😁

Le monde se dévoile progressivement, soit en réparant « le grand ascenseur », soit en débloquant de nouveaux pouvoirs pour notre poulpe adoré, ce qui nous permet d’aller dans des endroits auparavant inaccessibles. L’idée initiale du gameplay, plutôt originale, c’est d’attraper ennemis et objets à distance en lançant le poulpe dessus, puis de s’en servir pour faire un double saut… Voire triple ou quadruple saut si on récupère quelque chose alors qu’on est encore en l’air !

Il y a aussi une roulade à la Donkey Kong Country, des jumps « allongés », et peut-être même quelques surprises. 🤫 Les contrôles sont réactifs et l’inspiration Nintendo, dans la manière dont est conçu le jeu, est évidente. Le level design nous fait comprendre instinctivement les différentes mécaniques, et profite de tous les mouvements à disposition, c’est souvent malin et astucieux, perso c’est toujours un chouette sentiment de satisfaction quand on comprend quoi faire, comment le faire, et qu’on y arrive. 🙂

Dans la même veine, l’aspect exploration est composé de petites énigmes calées un peu partout, il faut un bon sens de l’observation et faire preuve de logique (y a des trucs bien planqués). De mémoire, rien ne m’a semblé être tiré par les cheveux, et je crois qu’il n’y a aucun dialogue ou énigme basée sur du texte, tout est fait à partir de pictogrammes, et ça fonctionne bien ! Cool pour les plus jeunes.

J’ai terminé l’aventure en une douzaine d’heures (pas loin du 100%), et si voir la fin me semble accessible de 7 à 77 ans, y a quelques passages qui vont demander un esprit affuté ou une certaine dextérité (ou les deux). Les gamers aguerris pourront chercher le 100%, voire s’adonner au time-attack pour un challenge + relevé. Ah mais j’ai pas dit : les musiques, même si elles manquent parfois un peu d’ampleur, sont ultra jolies et nous mettent grave dans l’ambiance, et est-ce que j’ai dit que les animations de Manon sont incroyables ? Parce qu’elles le sont. 😁 C’est trop choupi, on croirait du dessin animé, ça rend tous ces mondes et créatures super vivants.

Conflit d’intérêt oblige, je ne vais pas mettre de note, mais je vous invite au moins à tester la démo qui est dispo sur toutes les plateformes du moment. Ça c’est gratuit. Ensuite si ça vous plaît, sachez que Promenade est dispo entre 20€ et 35€ selon les plateformes et la version souhaitée (physique ou dématérialisée). 💰

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Born of Bread : jeu de pain, jeu de vilain

Nous avons du pain sur la planche ! Encore une fois il s’agit de sauver le monde bien sûr, mais jamais, ô grand jamais, nous n’avions comme protagoniste une miche de pain. Ça, c’est original ! Préparez-vous à vivre une jolie aventure avec Tipain et ses co-pains. 😉

Dans la lignée des Paper Mario, dont il est directement inspiré, Born of Bread est un mélange de RPG (on recrute une équipe qu’on équipe, qu’on fait évoluer, on a des combats en tour par tour avec des QTE pour optimiser les effets…) et d’exploration/aventure avec des dialogues bien rigolos. Si vous aimez les jeux de mots et le pain, vous allez être servi !

Sur le plan artistique, c’est vraiment cool : graphismes léchés, un mélange 2D/3D de toute beauté (même si ça n’a aucun sens d’avoir des personnages plats, contrairement à Paper Mario), de belles animations, de chouettes musiques, des cinématiques bien foutues, on est vite immergé dans cet univers absurde.

Pour les connaisseurs, le gameplay ne propose rien de nouveau (hormis quelques délires à base de « spectateurs » lors de nos bastons) mais c’est une recette (miam) efficace et éprouvée, ça fonctionne vraiment très bien. En dehors de quelques énigmes un peu bizarres, les dialogues et affrontements s’enchaînent de manière fluide, le scénario est bien rythmé, c’est top !

J’ai été embêté par quelques bugs et plantages, il faut espérer que les développeurs sortent un patch pour que ce soit parfait. 🤞 L’autre truc « un peu » gênant, c’est que finalement, le jeu reste en-dessous de ses modèles. Pour être honnête, si vous avez une Switch, j’aurais tendance à vous conseiller de choper Super Mario RPG ou d’attendre le remake de Paper Mario : La Porte Millénaire.

Mais si vous n’avez pas de console Nintendo, alors Born of Bread est un très bon paliatif, une aventure qui se mange sans faim ! C’est complètement décalé, fun, frais, d’une durée de vie maîtrisée (environ 15h), une belle découverte ! Je lui donne 🥖🥖🥖🥖🥖🥖🥖/10

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