Découvrez la grande conférence annuelle des contributeurs du projet collaboratif de cartographie OpenStreetMap : State of the Map !
L'édition 2026 se déroulera pour la première fois en région parisienne, du 28 au 30 août à Champs-sur-Marne.
On vous explique tout avec Benoît Peyon, administrateur de l'association OSM France et membre du comité d'organisation.
Cet épisode est le premier d'un nouveau format (10 minutes), dédié à la présentation des conférences de l'univers du libre.
Un dev prénommé Yllan vient de sortir
OS9Map
, une application qui affiche OpenStreetMap directement sur Mac OS 9. Oui, je parle bien du système d'exploitation de 1999 qui ronronnait sur nos vieux PowerPC.
Pour l'installer, c'est un bon vieux fichier .sit à décompresser (StuffIt Expander sur la machine d'époque, The Unarchiver si vous passez par un Mac moderne), et il vous faudra un PowerPC sous OS 9 avec 16 Mo de RAM (32 recommandés) et une connexion qui passe par Open Transport. Une fois lancé, vous avez alors une recherche d'adresses qui tape dans Nominatim, le moteur de géocodage d'OpenStreetMap, et vous pouvez mettre vos endroits favoris en signets pour y revenir d'un clic depuis le menu. Bref, un vrai petit client carto !
Et c'est là que je trouve ça beau puisque 16 Mo de RAM pour afficher une carte mondiale interactive, c'est très peu. Pour vous situer, un seul onglet Chrome aujourd'hui c'est plusieurs centaines de Mo, donc faut saluer l'exploit d'Yllan.
Maintenant si l'idée d'une carte minimaliste vous parle, dans le genre bien dépouillé j'avais aussi joué avec
MapSCII
qui balance le monde entier en ASCII dans un terminal. OS9Map joue dans une autre cour, mais on retrouve un peu la même philosophie.
Le truc qui rend tout ça possible, c'est évidemment OpenStreetMap qui propose toutes ses données en accès libre ! Alors rien que pour ça, merci à OpenStreetMap et ses contributeurs.
Et puis si vous n'avez plus de PowerPC qui traîne au grenier, vous pouvez quand même goûter à OS 9 dans votre navigateur via
Infinite Mac
.
OS9Map est en version 1.0.0 et se télécharge gratuitement
sur le site de yllan
.
Vous utilisez Google Maps pour vos balades ou vos trajets en bagnole, comme tout le monde. Sauf que vous savez aussi bien que moi ce que ça implique... Google qui sait où vous êtes, où vous allez, à quelle heure vous bougez, et combien de temps vous passez chez votre nouvelle voisine (pas assez longtemps à son goût).
Mais bonne nouvelle les amis, y'a une alternative qui existe depuis un moment et qui mérite vraiment qu'on s'y intéresse. Ça s'appelle
Organic Maps
et c'est exactement ce que son nom suggère : des cartes propres, sans pesticides publicitaires ni tracking chimique.
Le principe est simple. Vous téléchargez les cartes des régions qui vous intéressent, et ensuite vous pouvez naviguer en mode 100% offline. Pas besoin de réseau, pas de connexion data qui se vide à l'étranger, rien. Votre téléphone devient un vrai GPS autonome, comme au bon vieux temps des Tomtom, mais en mieux.
Côté vie privée, c'est le jour et la nuit avec les apps classiques. Zéro pub, zéro tracking et surtout l'app a été vérifiée par Exodus Privacy Project et TrackerControl, donc c'est pas juste du blabla marketing. Même pas besoin de créer un compte pour l'utiliser, vous installez et hop c'est parti.
Pour les randonneurs et cyclistes, c'est là que ça devient vraiment sympa puisqu'Organic Maps affiche les courbes de niveau, les profils d'élévation, les sentiers de rando et les pistes cyclables. Y'a même un mode navigation turn-by-turn avec guidage vocal, et depuis 2024 le support Android Auto est dispo pour l'utiliser en voiture.
Les cartes viennent d'OpenStreetMap, donc c'est collaboratif et parfois plus à jour que ce qu'on trouve chez Google, surtout pour les petits chemins et les POI un peu obscurs. Perso, j'ai déjà trouvé des trucs sur OSM qui n'existaient même pas sur Maps, genre des fontaines d'eau potable en pleine montagne ou des refuges paumés.
L'app est dispo sur
iOS
,
Android
(y compris sur
F-Droid
pour les allergiques au Play Store), et même sur Linux en
Flatpak
. C'est open source sous licence Apache 2.0, donc vous pouvez aller fouiller le code si ça vous chante. Le projet est financé par des dons et des fondations comme NLnet, et pas par la revente de vos données de localisation.
Après la recherche est moins puissante que Google Maps, ce qui est normal vu qu'ils ont pas des milliards à claquer en IA. Et les infos de trafic en temps réel, bah y'en a pas. Mais pour de la rando, du vélo, ou même des trajets quotidiens quand on connaît un peu le coin, c'est largement suffisant.
Bref, si vous en avez marre de sentir le regard de Google dans votre dos à chaque déplacement, ou si vous voulez juste une app GPS qui marche sans réseau, foncez sur Organic Maps. C'est gratuit, et ça fait le taf !
Cette revue de presse sur Internet fait partie du travail de veille mené par l’April dans le cadre de son action de défense et de promotion du logiciel libre. Les positions exposées dans les articles sont celles de leurs auteurs et ne rejoignent pas forcément celles de l’April.
Avec le soutien de Musk à Trump et aux extrêmes droites européennes, un mouvement se forme pour quitter X/Twitter. Mastodon, réseau social non lucratif et respectueux des données, est la première alternative. Rencontre avec son responsable technique.
OpenStreetMap, ou OSM, est un projet collaboratif au service de tous, utilisé par un nombre croissant de personnes et acteurs à travers le monde. Cette gigantesque base de données cartographique contributive en open source (données ouvertes) a largement de quoi taquiner l’omnipotent Google Maps.
La licence ODbL (Open Database License) est notamment celle choisie par la communauté OpenStreetMap. Il s’agit d’une licence copyleft spécialement conçue pour les bases de données.
Jean-Christophe BECQUET, membre du bureau de la Fédération des pros d’OSM, se dit fier de cette publication du guide pratique « Tout savoir sur la licence ODbL ». Il s’agit d’un remarquable effort de pédagogie pour bien comprendre les droits et les devoirs inscrits dans cette licence libre.
« ODbL = le cercle vertueux du partage ».
ODbL est aussi la licence retenue par Open Food Facts et plus de 4700 jeux de données en opendata sur le portail data.gouv.fr.
Vous êtes-vous déjà demandé à quoi ressemblerait une carte du monde dans votre terminal ? Et bien grâce à MapSCII, vous allez le découvrir. En effet, ce fantastique outil en ligne de commande vous permet d’explorer le monde entier en ASCII, directement depuis votre terminal.
MapSCII est ce qu’on appelle un « renderer de tuiles vectorielles » (à mes souhaits) basé sur Node.js qui transforme les données d’OpenStreetMap en caractères Braille et ASCII pour les terminaux compatibles xterm. Avec MapSCII, vous pouvez donc naviguer sur la carte en utilisant simplement votre souris pour faire glisser et zoomer, ou en utilisant les flèches de votre clavier.
Mais MapSCII ne se contente pas de vous montrer une simple carte statique. Il vous permet également de découvrir les points d’intérêt autour de n’importe quel endroit. Que vous cherchiez des restaurants, des parcs ou des monuments historiques, MapSCII vous aidera à les trouver.
L’une des fonctionnalités les plus intéressantes de MapSCII est sa capacité à personnaliser le look des couches de la carte en utilisant les styles Mapbox. Vous pouvez ainsi adapter l’apparence de la carte selon vos préférences. et il peut se connecter à n’importe quel serveur de tuiles vectorielles public ou privé. Il est même fourni avec un serveur optimisé basé sur OSM2VectorTiles, vous permettant ainsi d’accéder à des données cartographiques mondiales de haute qualité.
Vous pouvez également l’utiliser hors ligne en chargeant des fichiers MBTiles ou VectorTiles locaux. C’est particulièrement utile si vous partez en randonnée dans une zone sans connexion Internet (LOL) !
C’est compatible avec la plupart des terminaux Linux et macOS et le plus beau c’est que c’est entièrement développé en JavaScript !
Pour installer MapSCII, rien de plus simple. Si vous avez Node.js version 10 ou supérieure, il vous suffit d’exécuter la commande
npx mapscii
Vous pouvez également l’installer de manière globale sur votre système avec
npm install -g mapscii
Et sur les distributions Linux qui le permettent, vous pouvez même installer MapSCII avec snap :
sudo snap install mapscii
Une fois installé, lancez simplement mapscii dans votre terminal et laissez-vous guider.
Après si comme moi, vous avez la méga flemme, y’a un serveur Telnet qui vous permet de tester à distance. Ouvrez un terminal et lancez la connexion suivante :
telnet mapscii.me
Utilisez les flèches pour vous déplacer, ‘a’ et ‘z’ pour zoomer, ‘c’ pour basculer en mode caractères Braille, et ‘q’ pour quitter.
Du coup, ça peut permettre de faire des trucs cool comme intégrer une map dans un outil TUI ou un jeu d’aventure textuel où les joueurs exploraient un monde en ASCII !
De nombreux projets de logiciel libre (*) bénéficient du programme de financement européen Next Generation Internet (NGI). Or celui-ci est en danger. Pour prendre conscience de l'effet éventuel, il suffit de se rappeler que ce programme est fréquemment mentionné dans de nombreuses conférences du Libre, associé à de nombreux projets communautaires et relié à des éléments libres essentiels (voir l'étiquette next_generation_internet et la liste des signataires).
(*) ce n'est le cas de LinuxFr.org et cela ne change rien à notre propos.
Pour tous les projets libres bénéficiant de ce précieux soutien, l'association LinuxFr signe la lettre publique ci-dessous, et vous invite à contacter vos parlementaires pour rappeler l'importance du programme et le pérenniser.
Depuis 2020, les programmes Next Generation Internet (NGI), sous-branche du programme Horizon Europe de la Commission Européenne financent en cascade (notamment, via les appels de NLnet) le logiciel libre en Europe. Cette année, à la lecture du brouillon du Programme de Travail de Horizon Europe détaillant les programmes de financement de la commission européenne pour 2025, nous nous apercevons que les programmes Next Generation Internet ne sont plus mentionnés dans le Cluster 4.
Les programmes NGI ont démontré leur force et leur importance dans le soutien à l'infrastructure logicielle européenne, formant un instrument générique de financement des communs numériques qui doivent être rendus accessibles dans la durée. Nous sommes dans l'incompréhension face à cette transformation, d'autant plus que le fonctionnement de NGI est efficace et économique puisqu'il soutient l'ensemble des projets de logiciel libre des plus petites initiatives aux mieux assises. La diversité de cet écosystème fait la grande force de l'innovation technologique européenne et le maintien de l'initiative NGI pour former un soutien structurel à ces projets logiciels, qui sont au cœur de l'innovation mondiale, permet de garantir la souveraineté d'une infrastructure européenne. Contrairement à la perception courante, les innovations techniques sont issues des communautés de programmeurs européens plutôt que nord-américains, et le plus souvent issues de structures de taille réduite.
Le Cluster 4 allouait 27.00 millions d'euros au service de :
"Human centric Internet aligned with values and principles commonly shared in Europe" ;
"A flourishing internet, based on common building blocks created within NGI, that enables better control of our digital life" ;
"A structured eco-system of talented contributors driving the creation of new internet commons and the evolution of existing internet commons".
Au nom de ces enjeux, ce sont plus de 500 projets qui ont reçu un financement NGI0 dans les 5 premières années d'exercice, ainsi que plus de 18 organisations collaborant à faire vivre ces consortia européens.
NGI contribue à un vaste écosystème puisque la plupart du budget est dévolu au financement de tierces parties par le biais des appels ouverts (open calls). Ils structurent des communs qui recouvrent l'ensemble de l'Internet, du matériel aux applications d'intégration verticale en passant par la virtualisation, les protocoles, les systèmes d'exploitation, les identités électroniques ou la supervision du trafic de données. Ce financement des tierces parties n'est pas renouvelé dans le programme actuel, ce qui laissera de nombreux projets sans ressources adéquates pour la recherche et l'innovation en Europe.
Par ailleurs, NGI permet des échanges et des collaborations à travers tous les pays de la zone euro et aussi avec les widening countries1, ce qui est actuellement une réussite tout autant qu’un progrès en cours, comme le fut le programme Erasmus avant nous. NGI est aussi une initiative qui participe à l’ouverture et à l’entretien de relation sur un temps plus long que les financements de projets. NGI encourage également à l'implémentation des projets financés par le biais de pilotes, et soutient la collaboration au sein des initiatives, ainsi que l'identification et la réutilisation d'éléments communs au travers des projets, l'interopérabilité notamment des systèmes d'identification, et la mise en place de modèles de développement intégrant les autres sources de financements aux différentes échelles en Europe.
Alors que les États-Unis d’Amérique, la Chine ou la Russie déploient des moyens publics et privés colossaux pour développer des logiciels et infrastructures captant massivement les données des consommateurs, l’Union Européenne ne peut pas se permettre ce renoncement. Les logiciels libres et open source tels que soutenus par les projets NGI depuis 2020 sont, par construction, à l’opposée des potentiels vecteurs d’ingérence étrangère. Ils permettent de conserver localement les données et de favoriser une économie et des savoirs-faire à l’échelle communautaire, tout en permettant à la fois une collaboration internationale. Ceci est d’autant plus indispensable dans le contexte géopolitique que nous connaissons actuellement. L’enjeu de la souveraineté technologique y est prépondérant et le logiciel libre permet d’y répondre sans renier la nécessité d’œuvrer pour la paix et la citoyenneté dans l’ensemble du monde numérique.
Dans ces perspectives, nous vous demandons urgemment de réclamer la préservation du programme NGI dans le programme de financement 2025.
Tels que définis par Horizon Europe, les États Membres élargis sont la Bulgarie, la Croatie, Chypre, la République Tchèque, l’Estonie, la Grèce, la Hongrie, la Lettonie, la Lituanie, Malte, la Pologne, le Portugal, la Roumanie, la Slovaquie et la Slovénie. Les pays associés élargies (sous conditions d’un accord d’association) l’Albanie, l’Arménie, la Bosnie-Herzégovine, les Îles Féroé, la Géorgie, le Kosovo, la Moldavie, le Monténégro, le Maroc, la Macédoine du Nord, la Serbie, la Tunisie, la Turquie et l’Ukraine. Les régions élargies d’outre-mer sont: la Guadeloupe, la Guyane Française, la Martinique, La Réunion, Mayotte, Saint-Martin, Les Açores, Madère, les Îles Canaries. ↩
Cette revue de presse sur Internet fait partie du travail de veille mené par l’April dans le cadre de son action de défense et de promotion du logiciel libre. Les positions exposées dans les articles sont celles de leurs auteurs et ne rejoignent pas forcément celles de l’April.
Journées OpenStreetMap. La FAQ de Panoramax. Meredith Whittaker (Signal) et la concentration des IA. Gaël Duval et les smartphones Murena. Plaidoyer pour le mentorat des contributeurs occasionnels.
A partir de l’exemple de Linux, Noémie Kempf, autrice du «Pouvoir des communautés»*, explique comment l’approche communautaire peut favoriser le développement de votre entreprise.
Derrière ce terme, la direction interministérielle du numérique regroupe une suite d’outils bureautique et de collaboration à destination des agents publics. Voici ce qu’il contient.
La 4e édition des Rencontres Professionnelles du Logiciel Libre (RPLL) se déroulera la journée du lundi 10 juin 2024 de 9h à 18h à l’Hôtel de La Métropole, 20 rue du Lac à Lyon.
Cette année encore, de nombreuses entreprises viendront tenir un stand et présenter quelques conférences. Nous attendons également plusieurs associations comme Framasoft, April et OpenStreetMap.
Les RPLL sont organisées par PLOSS-RA (Ploss Auvergne Rhône-Alpes) qui regroupe une trentaine d’Entreprises du Numérique Libre (ENL) de la région Auvergne-Rhône-Alpes. Ces acteurs du Libre et de l’Open-Source ont pour objectif de favoriser la "coopétition", de développer, structurer et solidifier un écosystème dynamique.
Le salon s’adresse à toutes les entreprises, collectivités, associations, universités et écoles qui trouveront des réponses à l’ensemble de leurs besoins numériques, techniques et fonctionnels.
sujet principal : l’IGN (Institut national de l’information géographique et forestière) et les Géocommuns, avec Sébastien Soriano, Directeur général de l’IGN
la chronique « Pépites libres » de Jean-Christophe Becquet, vice-président de l’April, sur le thème des données géographiques libres pour les territoires (rediffusion).
la chronique « Les transcriptions qui redonnent le goût de la lecture » de Marie-Odile Morandi sur « Critiquer le numérique », deuxième conférence du triptyque de Louis Derrac
Rendez‐vous en direct chaque mardi de 15 h 30 à 17 h sur 93,1 FM en Île‐de‐France. L’émission est diffusée simultanément sur le site Web de la radio Cause Commune.
Mardi 19 mars 2024, notre sujet principal portera sur les logiciels libres pour les journalistes d'investigation. Si vous avez des questions, n’hésitez pas à les mettre en commentaires de cette dépêche.