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33 secondes pour lancer un MP3 ? C'est pas VLC, c'est Windows Defender

Hé oui, ENCORE LUI !!

Jonathan Blow, le développeur de Braid et de The Witness, a annoncé hier (le 12 août) sur X qu'il laissait tomber VLC... La raison c'est 33 putain de secondes d'attente entre un clic sur un fichier MP3 et le début de la lecture, sous Windows (évidement). C'est vrai qu'une demi-minute pour lancer un son sur une machine récente, c'est abusé ! Du coup, il est repassé au bon vieux lecteur multimédia de Microsoft.

Son point de vue c'est que "tout un secteur du logiciel open source est dans un état franchement embarrassant" dès qu'il s'agit de tourner Windows. Je peux pas lui donner tord, c'est vrai que le ralentissement est réel sous Windows 11, sans qu'on sache vraiment pourquoi...

Mais heureusement, la réponse de VideoLAN ne s'est pas faite attendre et a replacer correctement le débat. Pour l'équipe de VLC, la lenteur vient d'un bug de Microsoft Defender arrivé avec une mise à jour de Windows 11, qui a mis le cache de plugins de VLC en quarantaine. L'antivirus maison de Windows a donc classé comme suspect, puis mis de côté, un fichier que VLC génère lui-même. VideoLAN écrit qu'il s'est retrouvé là "comme par magie".

Pour remettre VLC d'aplomb, VideoLAN propose donc de réinstaller le logiciel ou de régénérer ce cache. Mais pas besoin d'aller jusqu'à la réinstallation, puisque l'installeur Windows officiel dispose déjà d'un raccourci qu'il faut dans le dossier VideoLAN du menu Démarrer, "VLC media player - reset preferences and cache files".

Ce raccourci lance vlc.exe avec les deux options de remise à zéro, la configuration et le cache de plugins, puis referme aussitôt le lecteur. Ça devrait faire le taf même si attention, vos préférences partent aux chiottes avec le reste, donc si vous avez bricolé vos réglages de sortie audio, vos raccourcis clavier ou vos sous-titres, vous les perdrez. Mais ensuite, le cache, lui, se reconstruira au lancement suivant.

Après régénérer le cache n'empêche pas Defender de le rechoper par la suite. L'autre option, c'est donc d'exclure une bonne fois pour toutes vlc.exe de la liste d'analyse de l'antivirus.

Bref, ce genre de faux positif n'est pas nouveau chez Windows Defender, qui y'a pas longtemps a même pris des certificats DigiCert pour un cheval de Troie, sans parler des ISO Linux qui se font flagger régulièrement .

Voilà, hormis la comm de VLC pour le moment, personne n'a encore publié de détails techniques, et Microsoft n'a rien dit.

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Les poupées russes malveillantes de Curly COMrades

Si vous me lisez depuis longtemps, vous savez que les hackers russes ne manquent jamais d’imagination quand il s’agit de contourner les antivirus… Mais alors là, le groupe Curly COMrades vient de sortir un truc qui déboite du genou de gnome… Ces affreux planquent maintenant leurs malwares dans des machines virtuelles Linux cachées dans des Windows. Oui, des russes qui créent de véritables poupées russes numérique… qui aurait pu prévoir ^^ ?

Et c’est vicieux vous allez voir… les gars activent Hyper-V sur les machines Windows 10 compromises, puis ils y déploient une VM Alpine Linux ultra-minimaliste. 120 Mo d’espace disque et 256 Mo de RAM… C’est tellement léger que ça passe complètement sous les radars des EDR classiques.

Et la beauté du truc, c’est que tout le trafic malveillant qui sort de la VM passe par la pile réseau de Windows grâce au NAT d’Hyper-V. Du coup, pour l’antivirus, tout a l’air de venir de processus Windows parfaitement légitimes.

C’est bien joué non ?

À l’intérieur de cette VM Alpine, les hackers ont installé 2 malwares custom : CurlyShell et CurlCat. Le premier c’est un reverse shell qui communique en HTTPS pour exécuter des commandes à distance. Et le second, c’est un proxy SSH inversé qui encapsule le trafic SSH dans des requêtes HTTP et le fait transiter par un proxy SOCKS. Les deux partagent une grosse partie de leur code mais divergent sur le traitement des données reçues.

Les chercheurs de Bitdefender, en collaboration avec le CERT géorgien, ont documenté cette campagne qui cible principalement la Géorgie et la Moldavie depuis fin juillet 2025. Les attaquants visent surtout les secteurs gouvernementaux, judiciaires et énergétiques… Bref, les infrastructures critiques, comme d’habitude.

Une fois infiltrés, les hackers désactivent alors l’interface de gestion d’Hyper-V pour réduire le risque de se faire griller. Ensuite, ils configurent la VM pour utiliser le Default Switch d’Hyper-V et ajoutent même des mappages domaine-IP personnalisés. Et pour couronner le tout, ils déploient des scripts PowerShell pour l’injection de tickets Kerberos et la persistance via des comptes locaux.

Et les EDR traditionnels, qui se focalisent sur l’analyse des processus au niveau de l’hôte, ne peuvent pas détecter ce qui se passe à l’intérieur de la VM. En fait pour chopper ce genre de menace, il faut des capacités d’inspection réseau avancées… Autant vous dire que la plupart des boîtes n’en sont pas équipées…

Pour lutter contre ça, Bitdefender recommande de ne pas miser sur une seule solution de sécurité, mais d’en empiler plusieurs. D’abord mettre en place une protection du réseau pour bloquer les attaques avant qu’elles n’atteignent les ordinateurs. Y ajouter un système de détection avancé qui surveille en permanence ce qui se passe sur les machines. Et surtout une vraie politique de réduction des risques en fermant tous les services Windows dont on ne se sert pas.

Hé oui, si Hyper-V n’est pas activé d’origine sur les système, c’est bien parce que ça représente un risque supplémentaire, donc si vous ne vous en servez pas, désactivez le.

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Quand Windows Defender se fait avoir par un simple raccourci

Vous savez comme moi que parfois les failles de sécurité les plus dangereuses sont aussi les plus simples. Imaginez-vous un instant, déjouer complètement Windows Defender, le garde du corps intégré de Microsoft, avec juste… un lien symbolique.

Oui, un simple raccourci Windows créé avec la commande mklink , et paf, c’est la protection antivirus qui part en fumée. Et bien c’est exactement ce qu’a déniché un chercheur en sécurité russe connu sous le pseudo de Two Seven One Three .

L’astuce ici, c’est que l’attaque joue avec la manière dont Windows Defender gère ses propres mises à jour. Je vous explique… Vous voyez ce dossier C:\ProgramData\Microsoft\Windows Defender\Platform où l’antivirus range ses exécutables ? Eh bien, chaque mise à jour génère un nouveau sous-dossier avec un numéro de version, genre 4.18.24090.11-0. Et au démarrage, Defender se lance à la recherche de la version la plus fraîche pour s’exécuter.

C’est là que ça devient croustillant car le chercheur a découvert qu’avec des droits administrateur, n’importe qui peut créer un nouveau dossier dans Platform. Microsoft a bien sûr pensé à empêcher l’écriture de fichiers malveillants dans ce répertoire critique, mais la création de nouveaux dossiers reste possible. C’est cette faille apparemment mineure qui devient alors une porte d’entrée majeure.

Voici comment l’attaque se déroule : vous créez un lien symbolique avec un nom de version qui semble plus récent, disons 5.18.25070.5-0. Ce lien dirige vers un dossier que vous contrôlez de A à Z, par exemple C:\TMP\AV.

La commande est un jeu d’enfant :

mklink /D "C:\ProgramData\Microsoft\Windows Defender\Platform\5.18.25070.5-0" "C:\TMP\AV"

Ainsi, au prochain redémarrage de Windows, Defender se dit “Oh chouette, une nouvelle version !” et démarre depuis votre dossier piégé. De là, vous avez alors le contrôle total. Vous pouvez modifier les fichiers de Defender, lui injecter du code via DLL side-loading, ou carrément supprimer les exécutables, car sans ses fichiers principaux, l’antivirus ne peut plus démarrer et toute la protection s’effondre.

Y’a aussi une variante encore plus sournoise détectée en début d’année qui consiste à utiliser Process Monitor avec des liens symboliques, cet outil de monitoring système de Microsoft, avec lequel vous pouvez carrément écraser le fichier principal de Defender au démarrage. Il suffit de créer un lien symbolique C:\Windows\Procmon.pmb qui pointe vers MsMpEng.exe, et Process Monitor fait le sale boulot pour vous pendant le boot.

Les hackers combinent de plus en plus cette approche avec d’autres méthodes comme le BYOVD (Bring Your Own Vulnerable Driver). Par exemple, le groupe de ransomware Akira qui utilise des drivers Intel légitimes pour obtenir un accès kernel et désactiver ainsicomplètement les protections Windows.

Les implications sont énormes car une fois Defender neutralisé, la page Windows Security devient inaccessible car le service n’est plus actif. Il n’y a plus aucune protection en temps réel, plus de détection de malware, rien. La machine devient alors une proie facile pour n’importe quel ransomware ou malware.

Le pire dans tout ça c’est que cette attaque utilise uniquement des outils déjà présents dans Windows. C’est la simplicité même de cette technique qui explique comment elle a pu passer inaperçue si longtemps.

Microsoft n’a pas encore communiqué officiellement sur cette vulnérabilité spécifique déterrée par Two Seven One Three mais vu l’exploitation enfantine et son efficacité redoutable, on peut parier qu’un correctif arrivera rapidement.

En attendant, les entreprises feraient bien de surveiller de très près les modifications dans le dossier Platform de Windows Defender…

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