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Music Decoy - Apple Music ne se lancera plus tout seul

Vous appuyez sur la touche ▶ Play de votre clavier pour mettre en pause une vidéo. Et c'est ce couillon d'Apple Music qui s'ouvre en grand alors que vous n'avez rien demandé. Ou alors vous branchez votre casque Bluetooth, et le revoilà qui débarque comme votre ex à votre anniversaire. Sachez que si ce truc vous rend dingue depuis des années (moi le premier), les Low-Tech Guys (Alin Panaitiu, le dev derrière Lunar) ont pondu Music Decoy , une petite app gratuite qui règle le problème une bonne fois pour toutes.

Et cette app minimaliste ne fait rien d'autre que tourner en arrière-plan en se faisant passer pour l'app Musique, avec le même identifiant interne, le fameux com.apple.Music. Comme ça, quand vous appuyez sur Play, macOS regarde, voit que "Musique" est déjà là, et ne lance rien. Rideau on ferme ! Pour l'installer, suffit de faire brew install --cask music-decoy en ligne de commande, ou de passer par le ZIP à télécharger si vous préférez cliquer cliquer cliquer...

Ensuite, vous lancez, et voilà, y'a même pas d'icône.

Maintenant pour comprendre pourquoi il faut en arriver là, sachez qu'un petit démon nommé rcd (Remote Control Daemon) gère les touches média sur votre Mac. À chaque pression sur la touche Play, il vérifie si une app joue déjà du son. Si oui, il lui envoie la commande. Si non... bah il ouvre Apple Music par défaut, parce qu'Apple a décidé que c'était ça que vous vouliez. Merci les gars !

Toute l'astuce de Music Decoy, c'est donc qu'il occupe le terrain. L'alternative la plus connue, noTunes , surveille le système et referme Musique dès qu'elle tente de s'ouvrir. Donc il doit tourner en permanence pour monter la garde. Music Decoy, lui, fait juste croire que Musique tourne déjà. Donc il n'y a rien à surveiller ni à refermer. C'est mieux je trouve... Et comme c'est open source , vous pouvez aller voir vous-même les quelques lignes qui suffisent à berner le système ^^.

Et si vous écoutez vraiment de la musique, mais sur Spotify par exemple, vous pouvez carrément rediriger la touche Play vers elle grâce à cette commande dans le Terminal :

defaults write com.lowtechguys.MusicDecoy mediaAppPath /Applications/Spotify.app

Et pour revenir en arrière en mode "Si tu reviens j'annule tout", un defaults delete com.lowtechguys.MusicDecoy mediaAppPath et basta.

Vous l'aurez compris, comme Music Decoy squatte l'identité d'Apple Music, vous ne pourrez plus lancer la vraie app Musique tant qu'il tourne. Et y'a certaines applications qui essaient de dialoguer avec Musique, comme VLC, qui risquent de tousser au passage. Donc si vous ouvrez Apple Music dix fois par jour, bah passez votre chemin les amigos.

Et pour le quitter, comme il n'a ni icône ni menu, il faudra passer par le Moniteur d'activité ou taper un petit killall 'Music Decoy' dans le Terminal comme tout bon barbu.e qui se respecte.

Après si installer cette app vous saoule, il vous reste la méthode bourrine, à savoir faire un launchctl unload -w /System/Library/LaunchAgents/com.apple.rcd.plist pour désactiver complètement rcd. Mais là vous flinguez le play/pause et toutes les commandes de lecture légitimes d'un coup.

Music Decoy fait donc plus dans la dentelle, et si vous l'ajoutez à vos ouvertures au démarrage, vous n'y penserez plus jamais. C'est dans la lignée de ces petits softs dont je vous parle souvent, qui réparent les oublis de macOS, comme Boring Notch pour l'encoche ou iFetch pour reprendre la main sur iCloud.

Bref, un petit soft qui fait pas grand chose mais qui le fait bien.

Fraude bancaire : des smartphones fantômes dans le cloud dupent les banques

Les fraudeurs n'ont plus besoin de vrais téléphones pour vider des comptes bancaires. Des smartphones virtuels hébergés dans le cloud, louables quelques centimes de l'heure, imitent sans problème de vrais appareils et passent sous le radar des systèmes anti-fraude.

Un smartphone qui n'existe pas

Group-IB vient de publier un rapport qui fait froid dans le dos. Des plateformes comme GeeLark, Redfinger ou LDCloud proposent de louer des smartphones Android virtuels hébergés dans des datacenters, pour 0,10 à 0,50 dollar de l'heure. À la base, ils sont prévus pour tester des apps ou gérer plusieurs comptes.

Sauf que les fraudeurs ont très vite compris l'intérêt du truc. Ces téléphones fantômes reproduisent tout ce qui fait un vrai smartphone : identifiant unique, adresse IP locale, géolocalisation crédible, et même des données de capteurs comme l'accéléromètre ou le gyroscope.

Votre banque croit parler à un iPhone à Paris. En réalité, c'est un serveur quelque part en Asie. Et le pire, c'est que ça marche. Les systèmes anti-fraude qui se basent sur l'empreinte de l'appareil n'y voient que du feu.

Revolut et Wise en vitrine sur le darknet

Là où ça devient concret, c'est quand on regarde ce qui se vend sur les forums criminels. Des comptes bancaires pré-vérifiés sur Revolut ou Wise, créés via ces cloud phones, s'échangent entre 50 et 200 dollars.

On parle de comptes mules utilisés pour recevoir et faire transiter de l'argent volé. Le tout à échelle industrielle. Côté chiffres, c'est vertigineux : 485 millions de livres de pertes liées à la fraude au Royaume-Uni en 2022.

Aux États-Unis, Deloitte projette 14,9 milliards de dollars d'ici 2028, contre 8,3 milliards en 2024. Et la France n'est pas épargnée, avec 618 millions d'euros de fraude bancaire au premier semestre 2025, en hausse de 7 % par rapport à 2024.

Comment les détecter ?

Group-IB a quand même identifié quelques indices. Un cloud phone n'a en général aucune application par défaut installée. Sa batterie reste bloquée à 100 %. Et surtout, les capteurs de mouvement ne bougent jamais, ce qui est impossible avec un vrai téléphone que quelqu'un tient dans la main.

Le problème, c'est que ces indices sont marginaux face à l'ampleur du phénomène. Les solutions proposées passent par de l'analyse comportementale, de la modélisation par graphes et une meilleure corrélation entre l'appareil et son environnement réseau.

Les banques vont devoir arrêter de se fier uniquement à l'empreinte du téléphone pour vérifier que vous êtes bien vous.

Le modèle de sécurité des banques basé sur l'identification de l'appareil est en train de prendre l'eau. Ces cloud phones sont en location libre, parfaitement légaux, et n'importe qui peut en louer un.

Et puis il faut le dire, les néobanques qui ont misé à fond sur la fluidité d'ouverture de compte se retrouvent avec le revers de la médaille. Quand ouvrir un compte prend deux minutes depuis un téléphone virtuel à 50 dollars, on imagine bien que les fraudeurs ne se privent pas.

Source : Info Security

Apple lance Creator Studio : FCP, Logic et Pixelmator dans un abonnement unique (et ça vaut le coup ?)

Vous le savez, Apple et les abonnements, c'est une grande histoire d'amour. Après Apple Music, Apple TV+, Apple Arcade et Apple One, la firme de Cupertino vient de dégainer une nouvelle offre qui risque de faire du bruit dans le petit monde des créatifs : Apple Creator Studio .

Si vous en avez marre de payer vos licences logicielles au prix fort (ou si au contraire, vous détestez le modèle par abonnement), asseyez-vous, on va regarder ça de près.

La nouvelle suite Apple Creator Studio ( Source )

Concrètement, Apple Creator Studio, c'est un bundle "tout-en-un" qui regroupe la crème de la crème des logiciels pro de la Pomme.

Ainsi, pour 12,99 € par mois (ou 129 € par an), vous accédez à :

  • Final Cut Pro (Mac et iPad)
  • Logic Pro (Mac et iPad)
  • Pixelmator Pro (Mac et... iPad ! Oui, j'y reviens)
  • Motion et Compressor
  • MainStage

Et pour faire bonne mesure, ils ajoutent des fonctionnalités "premium" et de l'IA dans Keynote, Pages et Numbers.

Alors, première réaction à chaud : le prix est agressif. Très agressif.

Si on fait le calcul, acheter Final Cut Pro (299 €), Logic Pro (199 €) et Pixelmator Pro (49 €) en version perpétuelle, ça coûte une petite fortune. Là, pour le prix d'un abonnement Netflix, vous avez toute la suite. Pour les étudiants, c'est même indécent : 2,99 € par mois. Adobe doit commencer à suer à grosses gouttes avec son Creative Cloud à plus de 60 balles... loool.

Mais ce n'est pas juste un repackaging car Apple en profite pour lancer Pixelmator Pro sur iPad. C'était l'un des chaînons manquants et l'app a été optimisée pour le tactile et l'Apple Pencil, et intègre des outils d'IA comme la Super Résolution (un peu comme ce que propose Upscayl , un outil libre que j'adore).

Pixelmator Pro débarque enfin sur iPad ( Source )

Côté vidéo, Final Cut Pro gagne des fonctionnalités "intelligentes" (comprenez : bourrées d'IA). On note l'arrivée du Montage Maker sur iPad, qui monte vos rushs tout seul en se basant sur les "meilleurs moments" (mouais, à tester), et surtout une fonction Beat Detection qui cale automatiquement vos cuts sur le rythme de la musique. Ça, pour les monteurs qui font du clip ou du vlog dynamique, c'est un gain de temps monstrueux. C'est d'ailleurs le genre d'optimisation dont je parlais dans mon article sur mon process de tournage .

L'interface de Final Cut Pro avec les nouvelles fonctions IA ( Source )

Bon, tout ça c'est bien beau, mais il y a un "mais".

Le modèle par abonnement, c'est aussi la perte de la propriété car auand vous achetez une licence à vie, le logiciel est à vous (enfin, façon de parler, mais vous voyez l'idée). Là, si vous arrêtez de payer, vous perdez vos outils. Et quand on voit comment Apple peut parfois verrouiller des comptes sans préavis , mettre tous ses œufs créatifs dans le même panier iCloud, ça peut faire peur.

C'est donc encore une fois un gros changement... Même si Apple garde (pour l'instant) l'option d'achat unique pour les versions Mac. Mais pour combien de temps ?

Et surtout, les nouvelles fonctionnalités IA semblent être malheureusement réservées à ce modèle "Studio".

Bref, si vous démarrez dans la création ou si vous êtes étudiant, c'est une aubaine incroyable. Après pour les vieux briscards qui aiment posséder leurs outils, c'est peut-être le début de la fin d'une époque. Perso, je suis partagé entre l'excitation d'avoir Pixelmator sur mon iPad et la tristesse de voir encore un abonnement à la con s'ajouter à la pile.

À vous de voir si le jeu en vaut la chandelle.

Disponibilité prévue le 28 janvier !

Source

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