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On ne vivrait pas dans une simulation, et ça m'embête

Vous pouvez ranger la pilule rouge tout de suite les amis car une équipe de physiciens menée par Mir Faizal vient d'affirmer, calculs à l'appui, que notre univers ne peut pas être une simulation informatique.

Et il n'annonce pas ça en mode "On n'a pas encore trouvé LA preuve", non... Apparemment, ce serait ferme et définitif. Et du coup ça me rend un petit peu tristoune et je vais vous expliquer pourquoi.

Leur papier est paru dans le Journal of Holography Applications in Physics, et s'appuie fortement sur une vieille "bombe" mathématique, les théorèmes d'incomplétude de Gödel , publiés en 1931.

En gros, Gödel a démontré que dans tout système de règles un peu costaud, il existe des vérités bien réelles mais qu'on ne pourra jamais démontrer depuis l'intérieur du système.

Faizal et son équipe ont donc repris cette idée en l'appliquant à la réalité et selon eux, le niveau le plus profond de l'univers réclame une "compréhension non-algorithmique". Cela veut dire que c'est un truc qui échappe à toute suite d'étapes programmables.

Et là, le raisonnement se referme tout seul puisque toute simulation est par nature algorithmique . Elle doit donc suivre des règles programmées. Et comme le socle de la réalité, lui n'est pas algorithmique, eh bien aucune simulation ni aucun ordinateur ne pourra jamais le recopier en entier. Bref, d'après eux, on peut tous oublier nos délires de "On est dans la matrice, Néo"...

Cette idée qu'on vive dans une simulation à l'origine, c'est Nick Bostrom qui l'a formulée en 2003, donc bien avant qu'Elon Musk en fasse son petit dada pour impressionner les filles en soirée. J'en avais déjà causé quand des chercheurs suggéraient que la gravité ressemblait à un bug dans la matrice , ou quand une IA se mettait à simuler l'univers sur un simple laptop . Bref, le sujet revient tout le temps ces dernières années !

Maintenant je vous l'accorde, ça reste un papier de maths et de logique et c'est pas une vraie expérience qu'on a réalisé dans le monde réel pour voir si ça se confirme. Donc ça se chamaille déjà sur arXiv pour dire que si ça peut pas se prouver, ça peut encore se discuter.

Donc le débat est loin d'être plié

Mais bon, si ces physiciens ont raison, ça m'embête parce que même si j'y croyais pas vraiment à cette histoire de simulation, c'était quand même bien pratique pour expliquer tout ce qui nous arrivait en ce moment à savoir toute cette connerie ambiante, cette ambiance Idiocratie ou Don't Look Up...etc.

Voilà, je me disais que la partie de Sim était en train de partir en couille. Mais il faut que je me rende à l'évidence, c'est juste comme ça... C'est l'univers, c'est la nature, on avance vers l'inconnu toujours plus loin dans la connerie, et ça ça me fait flipper. Beaucoup plus que des agents Smith et une réalité qui ne serait pas la "vraie" réalité. Désolé ^^

Source

Movies for Hackers - Quand le cinéma programme la réalité

En 1983, le président américain de l’époque, Ronald Reagan a vu le film WarGames lors d’un séjour à Camp David et si vous ne l’avez pas vu, sachez que ce film raconte l’histoire d’un ado qui pirate accidentellement les systèmes de défense américains et manque de déclencher la Troisième Guerre mondiale. Et une semaine après la projection, Ronald a convoqué le Comité des chefs d’état-major interarmées pour leur poser cette simple question : “Est-ce que le scénario est techniquement possible ?

Et la réponse a été, sans surprise été : “oui et c’est même bien pire”.

Alors 15 mois plus tard, Reagan signe la NSDD-145 , qui est la toute première directive présidentielle sur la cybersécurité. Dire que tout est parti d’un film de science-fiction… C’est dingue je trouve et cela illustre parfaitement ce qu’on trouve sur ce site baptisé Movies-for-hackers créé par k4m4. Il s’agit d’une archive “vivante” sur la façon dont Hollywood a façonné la culture tech / hacker durant ces 40 dernières années.

On y trouve donc des thrillers comme Hackers et Blackhat, de la SF comme Matrix et Her, des documentaires type Citizenfour, et même des séries comme Mr. Robot ou Black Mirror. Chaque entrée indique le titre, l’année, et la note IMDb.

C’est simple, clair et efficace. Maintenant si vous regardez chacun de ces films, vous verrez comment ils ont, pour pas mal d’entre eux, influencé fortement la réalité tech qu’ils prétendaient représenter.

Prenez par exemple The Social Network sorti en 2010. Avant ce film, le hacker classique c’était le mec en sweat noir à capuche dans un sous-sol. Mais après Fincher, c’est devenu le dev en hoodie gris qui crée des empires depuis son dortoir universitaire. Ce film a vraiment changé l’image du programmeur dans la tête des gens. Autre exemple, Her de Spike Jonze, sorti en 2013 raconte l’histoire d’un type qui tombe amoureux d’une intelligence artificielle dotée de personnalité et d’émotions. Le film remporte l’Oscar du meilleur scénario original et à l’époque, tout ça paraît totalement impossible. C’est de la science-fiction. Sauf que là, on est 10 ans plus tard, ChatGPT a débarqué et les gens développent maintenant des relations émotionnelles avec des chatbots.

Puis y’a Matrix aussi, sorti en 1999, et ça c’est un autre cas d’école. Le film popularise l’idée que notre réalité pourrait être une simulation. On pensait à l’époque que c’était juste du divertissement pseudo-philosophique, mais aujourd’hui, allez demander à Elon Musk, et à tous ceux qui parlent sérieusement de cette théorie où on serait tous dans une simulation…

The Island de Michael Bay sorti en 2005 est aussi l’un de mes films préférés. Le scénario tourne autour du clonage humain et du trafic d’organes. Scarlett Johansson y joue une clone destinée à être récoltée pour ses organes. En 2005, c’est totalement dystopique mais aujourd’hui, avec CRISPR et les débats sur l’édition génétique, toutes les questions éthiques soulevées par le film se retrouve dans l’actualité scientifique du monde réel.

Et je n’oublie pas non plus Mr. Robot lancé en 2015 qui mérite une mention spéciale. Tous les experts en sécurité informatique ont salué la série pour son réalisme technique, avec du vrai pentesting, des vraies vulnérabilités, des vraies techniques…etc. Et c’est aujourd’hui devenu un outil pédagogique pour toute une génération de pentesters.

Voilà, alors plutôt que de voir ce repo Github comme une simple liste de films à voir quand on aime la culture hacker, amusez-vous à raccrocher chacun d’entre eux avec le monde réel… WarGames et la cybersécurité gouvernementale, Hackers et la culture underground, Matrix et cette théorie de la simulation, Her et les relations humain-IA, The Social Network et la mythologie du fondateur tech…et j’en passe. Je pense que tous ces films ont vraiment façonné la manière dont nous pensons la tech. Cette boucle de rétroaction se poursuit car les dev actuel qui ont grandi en regardant ces films, créent aujourd’hui inconsciemment ce futur qu’ils ont vu à l’écran. Et ça c’est fou !

Bref, si vous cherchez de quoi occuper vos soirées et que vous voulez comprendre d’où vient la culture tech actuelle, Movies-for-hackers fait office de curriculum non-officiel où chaque film est une leçon d’histoire !

Merci à Lorenper pour l’info !

Revue de presse de l’April pour la semaine 43 de l’année 2025

Cette revue de presse sur Internet fait partie du travail de veille mené par l’April dans le cadre de son action de défense et de promotion du logiciel libre. Les positions exposées dans les articles sont celles de leurs auteurs et ne rejoignent pas forcément celles de l’April.

[Le Monde.fr] David Monniaux, directeur de recherche au CNRS: «Que se passerait-il si Trump ordonnait aux Gafam de cesser leurs services cloud à l'égard de nos gouvernements?» (€)

✍ David Monniaux, le dimanche 26 octobre 2025.

TRIBUNE. Dans une tribune au «Monde», le chercheur souligne les dangers de la dépendance numérique européenne à l’égard des géants du Web, soumis à la législation américaine.

L’auteur de l’article a publié le texte de sa tribune avec des notes de bas de page donnant plus de contexte https://filesender.renater.fr/?s=download&token=4e04dc3a-d695-40ec-9515-762694126479

[Next] Municipales: une dizaine d'associations proposent 10 mesures de «désescalade numérique»

✍ Mathilde Saliou, le jeudi 23 octobre 2025.

Aux côtés de l’ingénieur Philippe Bihouix, de la journaliste Célia Izoard ou du neuropsychiatre Boris Cyrulnik, des associations, des coopératives et divers spécialistes des enjeux de sobriété numérique appellent les candidats aux municipales 2026 à se positionner en faveur d’une «désescalade numérique».

[clubic.com] La France, premier pays à investir dans Matrix, le protocole libre sur lequel repose sa messagerie sécurisée

✍ Alexandre Boero, le mardi 21 octobre 2025.

La Direction interministérielle du numérique annonce mardi devenir le premier État partenaire de la Fondation Matrix, qui est derrière le protocole open source qui fait fonctionner Tchap, la messagerie instantanée sécurisée des agents publics.

[Les Echos] Le cloud et l'open source au secours de la conception des puces électroniques

✍ Frank Niedercorn, le mardi 21 octobre 2025.

Kepler une jeune entreprise francilienne développe une nouvelle approche pour concevoir les circuits intégrés sur un marché aujourd’hui contrôlé par trois mastodontes du logiciel.

[01net.] Fin de Windows 10: les naufragés de Windows 11 migrent vers Linux

✍ Geoffroy Ondet, le lundi 20 octobre 2025.

La fin officielle du support de Windows 10 a poussé les naufragés dont le PC est incompatible avec Windows 11 à se tourner vers Linux. Et certaines distributions rencontrent un succès inespéré.

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La gravité serait-elle un bug dans la matrice ?

La gravité serait-elle un bug ou à minima une fonctionnalité de l’univers ?

Cette théorie de Vopson, dont je vais vous parler aujourd’hui, offre une perspective plutôt vertigineuse, et réconcilie physique et informatique d’une manière plutôt… inédite. Imaginez que l’espace-temps ne soit pas un continuum fluide mais une grille de cellules discrètes, comme les pixels d’un écran ou les cases d’une feuille Excel cosmique où dans chaque cellule, il y a des informations sur l’état de l’univers.

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