Vue lecture

Il y a de nouveaux articles disponibles, cliquez pour rafraîchir la page.

Revue de presse de l’April pour la semaine 30 de l’année 2026

Cette revue de presse sur Internet fait partie du travail de veille mené par l’April dans le cadre de son action de défense et de promotion du logiciel libre. Les positions exposées dans les articles sont celles de leurs auteurs et ne rejoignent pas forcément celles de l’April.

[Numerama] Faille Januscape: comment OVHcloud a patché 1 million de VM

✍ Amine Baba Aissa, le mardi 21 juillet 2026.

Dans un article de blog détaillé, le CISO d’OVHcloud raconte comment l’hébergeur français a corrigé en urgence une faille critique dans le logiciel qui fait tourner ses machines virtuelles, sur un parc d’un million d’entre elles.

[Les Numeriques] Migrer vers le logiciel libre ne suffira pas: le format de fichier reste le vrai verrou de Microsoft

✍ Aymeric Geoffre-Rouland, le lundi 20 juillet 2026.

La souveraineté numérique française se joue jusque dans l’extension d’un fichier. Derrière les DOCX, XLSX et PPTX qui circulent chaque jour dans l’administration, le standard OOXML entretient une dépendance invisible à Microsoft, jusque dans la conservation de la mémoire publique.

[Numerama] IA open source vs open weight: quelles sont les différences?

✍ Amine Baba Aissa, le dimanche 19 juillet 2026.

Deux termes, une confusion permanente et une industrie qui en joue: open source et open weight n’ont rien à voir, et la distinction pèse aujourd’hui sur des enjeux de souveraineté et de sécurité.

Et aussi:

Commentaires : voir le flux Atom ouvrir dans le navigateur

Revue de presse de l’April pour la semaine 29 de l’année 2026

Cette revue de presse sur Internet fait partie du travail de veille mené par l’April dans le cadre de son action de défense et de promotion du logiciel libre. Les positions exposées dans les articles sont celles de leurs auteurs et ne rejoignent pas forcément celles de l’April.

[Les Echos] Aussi efficace, moins cher mais moins déployé… le paradoxe de l'IA open source (€)

✍ Florian Dèbes, le dimanche 19 juillet 2026.

A l’image du nouveau modèle Kimi K3 de Moonshot AI, l’open source chinoise vient mordre les talons des champions américains comme Anthropic et OpenAI. Mais les Américains gardent une longueur d’avance dans les entreprises.

Et aussi:

[Numerama] «Sans exception», Musk promet l'open source total de X

✍ Amine Baba Aissa, le mercredi 15 juillet 2026.

Elon Musk a promis, sur X, de publier l’intégralité du code source de la plateforme une fois une revue de sécurité achevée. Mais sa précédente promesse de transparence, plus limitée, montre déjà les limites de l’exercice.

[clubic.com] La France dépend à 80 % des logiciels américains, déplorent les députés, qui militent pour l'open source

✍ Alexandre Boero, le jeudi 4 juin 2026.

Après plusieurs mois d’auditions, la commission d’enquête parlementaire sur les vulnérabilités numériques de la France a rendu son verdict mercredi. Elle déplore la dépendance massive aux géants américains et fait des propositions fortes pour bâtir une véritable souveraineté numérique.

Et aussi:

Commentaires : voir le flux Atom ouvrir dans le navigateur

La France est numéro un mondial de l'IPv6, et en grande partie grâce à Free

La France vient de décrocher un titre plutôt inattendu, celui de championne du monde de l'IPv6, en détrônant l'Inde qui menait la danse depuis un bon moment.

L'IPv6, c'est la "nouvelle" version du système d'adresses qui identifie chaque appareil connecté à internet. Il remplace petit à petit l'IPv4, qui date des années 80 et dont le stock d'adresses, à peine plus de quatre milliards, est épuisé depuis longtemps.

Avec l'IPv6, on passe à un nombre d'adresses tellement gigantesque qu'on ne risque plus jamais d'en manquer, de quoi brancher tous les objets connectés de la planète sans jamais se poser la question.

Le plus amusant, c'est que l'IPv6 existe depuis la fin des années 90, mais son adoption a longtemps traîné, parce que les opérateurs ont préféré bricoler des rustines pour faire durer l'IPv4 plutôt que de tout basculer. Au niveau mondial, Google n'a mesuré que la moitié de son trafic en IPv6 courant 2026, alors autant dire que la France fait vraiment figure d'exception.

Et si elle caracole aujourd'hui en tête du classement, elle le doit en bonne partie à Free. L'opérateur a basculé tout son réseau mobile en IPv6 par défaut à partir de mars 2025, alors qu'avant ça, à peine 1% de ce réseau mobile était compatible.

Résultat, des millions d'abonnés Free Mobile sont passés à l'IPv6 presque sans s'en rendre compte, ce qui a fait bondir les statistiques françaises d'un coup.

Côté fixe, Free faisait déjà figure de bon élève, avec près de 99% de ses abonnés résidentiels activés en IPv6 et même 100% sur ses offres professionnelles, tout simplement le meilleur score du pays.

Dans les faits, la France tourne aujourd'hui autour de 73 à 79% d'adoption selon les différentes mesures, avec grosso modo 87% des clients fixes et 70% des clients mobiles qui sont déjà passés sur le nouveau protocole.

Il reste quand même un sacré angle mort. Seulement un tiers des sites web français sont réellement accessibles en IPv6, donc côté hébergeurs, le travail est loin d'être terminé.

Voir la France finir première sur une techno réseau aussi ingrate, c'est suffisamment rare pour être salué. Et pour une fois, on peut vraiment dire merci à Free.

Source : Univers Freebox

KamTape - Le site qui ressuscite le YouTube de 2005

Moi je me suis lancé en 2004 et un an plus tard il y a YouTube qui débarquait. C'était bien avant de se faire racheter par Google. Et j'avoue que j'en attendais pas grand-chose. Parce qu'à l'époque, on était vraiment sur des connexions pourries et la vidéo, c'était un truc très américain.

Mais à l'époque, moi de ce que je me souviens de YouTube, c'est que c'était très brut ça. On pouvait mettre des étoiles sur les vidéos pour les noter. Il y avait des catégories vraiment fourre-tout. Et puis c'était surtout pas mal de vidéos filmées au caméascope et numérisées après. Qui étaient bien pourries en termes de qualité.

Et voilà que un certain JR s'est dit que ce serait trop cool de reconstruire tout ça comme à l'époque. Et voilà comment est né KamTape , lancé en août 2023.

Si vous n'avez pas connu YouTube à ses débuts, vous allez kiffer parce que la reconstitution va très loin. Tout y est. Il y a les catégories d'époque (Gadgets & Games, Howto & DIY, Pets & Animals…), la notation avec les étoiles, les playlists, les favoris et bien sûr les abonnements.

Ah, et petite précision, il n'y a surtout aucun algorithme pour vous suggérer du contenu. Il n'y a pas de recommandation, il n'y a pas de page d'accueil qui vous connaît mieux que votre propre mère. Donc pour dénicher la vidéo de vos rêves, il faut cliquer au pif dans les catégories et hop, surprise !

La page d'accueil de KamTape, avec ses vidéos qui plafonnent à 400 vues.

Ce qui est cool, c'est qu'on peut même uploader ses propres vidéos, donc les youtubeurs là qui passez votre temps à vous plaindre de YouTube, vous savez quoi faire maintenant ^^.

Ah les trucs rigolos aussi c'est le Fact Sheet , qui reprend quasiment mot pour mot les vrais communiqués de presse de YouTube de l'époque en changeant juste le nom.

Du coup, la plateforme revendique très sérieusement 70 millions de vidéos vues par jour, 6 millions de visiteurs uniques et une place de 18e site le plus visité d'Internet... alors que leurs vidéos dépassent rarement les 400 vues.

Voilà, c'est un sacré portail temporel. Et puis surtout, c'est pas le seul dans ce délire, puisqu'il existe toute une scène de "revivals" qui ressuscitent les vieilles plateformes : BitView, VidLii, EraCast et compagnie, avec des wikis communautaires qui documentent leurs pannes et leurs changements de propriétaires comme s'il s'agissait de multinationales.

Et des pannes, KamTape en a connu un paquet ! Mais bon, un site qui plante de temps en temps, ça fait aussi partie du charme du early-web. En tout cas, si ce genre de plongée dans le web d'avant vous parle, allez fouiller Internet Artifacts , et pour la même ambiance côté jeux, y'a RetroAssembly qui tourne direct dans le navigateur.

Source

Revue de presse de l’April pour la semaine 28 de l’année 2026

Cette revue de presse sur Internet fait partie du travail de veille mené par l’April dans le cadre de son action de défense et de promotion du logiciel libre. Les positions exposées dans les articles sont celles de leurs auteurs et ne rejoignent pas forcément celles de l’April.

[Frandroid] Windows passe sous les 60 % de parts de marché sur PC de bureau

✍ Ulrich Rozier, le jeudi 9 juillet 2026.

Windows repasse sous la barre des 60 % des ordinateurs de bureau dans le monde, une première depuis des années. Linux, lui, s’installe durablement au-dessus des 4 %.

[LCP - Assemblée Nationale] Numérique: le rapport de la commission d'enquête sur les vulnérabilités de la France a été adopté

✍ Adèle Daumas, le mercredi 8 juillet 2026.

Les députés de la commission d’enquête sur les ‘vulnérabilités systémiques dans le secteur du numérique et les risques pour l’indépendance de la France’ ont adopté, ce merceredi 8 juillet, le rapport rédigé par Cyrielle Chatelain (Ecologiste et social). Les conclusions et les recommandations du rapport seront rendues publiques la semaine prochaine.

[Les Echos] «A un moment, il faut faire un arbitrage de coûts»: ces entreprises qui utilisent déjà des modèles d'IA chinois (€)

Le lundi 6 juillet 2026.

Entre tensions géopolitiques, restrictions américaines sur les modèles avancés et explosion des factures, les entreprises se tournent vers des modèles d’IA chinois en open source, malgré leurs orientations controversées.

Commentaires : voir le flux Atom ouvrir dans le navigateur

Revue de presse de l’April pour la semaine 27 de l’année 2026

Cette revue de presse sur Internet fait partie du travail de veille mené par l’April dans le cadre de son action de défense et de promotion du logiciel libre. Les positions exposées dans les articles sont celles de leurs auteurs et ne rejoignent pas forcément celles de l’April.

[Les Numeriques] “J'ai voulu créer une app gratuite, open source et respectueuse de la vie privée”: Saracroche, le logiciel qui veut mettre fin aux démarchages téléphoniquess

✍ Corentin Bechade, le jeudi 2 juillet 2026.

Né il y a un peu plus d’un an, Saracroche est rapidement devenu un phénomène en France. Pensée pour échapper au fléau des appels indésirables, l’app s’est taillé une excellente réputation au fil des mises à jour. Nous nous sommes entretenus avec Camille Bouvat, son développeur principal, pour savoir comment cette petite solution toulousaine a réussi à s’imposer comme une référence sur le marché.

[The Conversation] Abondance, rareté, open source: et si le débat sur l'IA se trompait d'étage?

✍ Bruno Deffains, le jeudi 2 juillet 2026.

Et si les performances affichées de l’IA générative cachaient un autre enjeu, celui du discernement. Et sur ce terrain, l’Europe possède des atouts certains.

[Goodtech] Conformité au CRA: l'écosystème open source se dote d'une formation gratuite

Le jeudi 2 juillet 2026.

À l’approche de l’échéance de septembre 2026 du Cyber Resilience Act, l’Eclipse Foundation lance l’ORC Learning Hub pour guider les développeurs.

[Le Monde Informatique] Comment l'Éducation nationale a construit le cloud Nuage pour le partage de fichiers

✍ Matthew Finnegan, le mercredi 1 juillet 2026.

Basée sur des briques open source comme Nextcloud, la plateforme Nuage donne aux agents du ministère la possibilité de stocker et partager leurs documents tout en conservant les données sur des infrastructures publiques.

[Numerama] Godot interdit le code généré par IA dans son moteur open source

✍ Amine Baba Aissa, le mercredi 1 juillet 2026.

Débordée par l’afflux de pull requests de faible qualité, la Fondation Godot, à l’origine du moteur de jeu vidéo open source et gratuit utilisé pour créer des jeux 2D et 3D, a décidé de durcir sa politique de contribution, allant jusqu’à bannir le code généré par des agents IA.

[ZDNET] Libre et open source express: Europe numérique, le pape et le Libre, communautés toxiques, Wikipédia

✍ Thierry Noisette, le mardi 30 juin 2026.

Revue de web: Pierre Baudracco (BlueMind) et Jean-Baptiste Kempf (VLC) parlent de l’Europe. Une référence aux logiciels libres dans l’encyclique de Léon XIV? Sexisme bien présent. Un cofondateur banni de Wikipédia.

[Silicon.fr] Comment l'UE se représente l'open source en France

✍ Clément Bohic, le lundi 29 juin 2026.

La Commission européenne a mis à jour son rapport sur l’état de l’open source en France. Voici quelques éléments ajoutés pour la période 2023-2026.

[ZDNET] La souveraineté numérique à l'ONU: au cœur de la dynamique mondiale pour remplacer les géants américains par des technologies open source

✍ Steven Vaughan-Nichols, le lundi 29 juin 2026.

La souveraineté numérique s’est imposée comme le thème central de la Semaine de l’open source des Nations unies de cette année, de nombreux participants estimant que l’open source constitue désormais une infrastructure essentielle et qu’on ne peut pas faire confiance aux entreprises américaines.

Et aussi:

[ZDNET] 'La mutualisation, ça marche à fond!' L'Adullact, le logiciel libre au service des collectivités

✍ Thierry Noisette, le dimanche 28 juin 2026.

L’association libriste des collectivités territoriales, née en 2002, est forte d’un demi-millier d’adhérents. Premier de deux retours sur son 10e congrès, à Montpellier.

Commentaires : voir le flux Atom ouvrir dans le navigateur

Revue de presse de l’April pour la semaine 26 de l’année 2026

Cette revue de presse sur Internet fait partie du travail de veille mené par l’April dans le cadre de son action de défense et de promotion du logiciel libre. Les positions exposées dans les articles sont celles de leurs auteurs et ne rejoignent pas forcément celles de l’April.

[clubic.com] Cybersécurité: la Linux Foundation va mettre l'open source en ordre de bataille face à l'IA

✍ Naïm Bada, le vendredi 26 juin 2026.

Trouver une faille critique dans un projet open source réclamait des semaines de travail et une expertise pointue. Un bon modèle d’IA peut faire la même chose en quelques minutes. La Linux Foundation a décidé que ça devait changer.

Et aussi:

[Goodtech] Fin de Windows 10: Microsoft accorde un sursis, l'April passe à l'offensive

✍ Rédaction, le vendredi 26 juin 2026.

Microsoft décale la fin du support de Windows 10 à octobre 2027. L’association April en profite pour accélérer sa campagne de migration vers Linux.

Et aussi:

Voir aussi:

[Journal du Net] La souveraineté européenne passera-t-elle par le hardware open source?

✍ Guillaume Renouard, le jeudi 25 juin 2026.

La souveraineté européenne passera-t-elle par le hardware open source ? Le fait de dépendre de technologies propriétaires américaines pour le hardware, comme celui qui est utilisé pour fondre des puces ou faire tourner des centres de données, est problématique.

[Systematic Paris-Region] Open source et souveraineté numérique: Pierre Baudracco appelle l'Europe à mieux soutenir les éditeurs des logiciels libres

✍ Laetitia Jeanne, le jeudi 25 juin 2026.

L’Europe reconnaît de plus en plus l’open source comme un levier stratégique de souveraineté numérique. Une avancée saluée par Pierre Baudracco, fondateur de BlueMind, co-président du CNLL et président du Hub Open Source de Systematic Paris-Region, qui appelle désormais à des mesures concrètes pour faire émerger de véritables alternatives européennes.

Commentaires : voir le flux Atom ouvrir dans le navigateur

Migrer de WordPress vers Hugo

Passer du système de gestion de contenu WordPress au générateur de sites statiques Hugo c’est changer de paradigme, il faut savoir ce que l’on va gagner et ce que l’on va perdre et il faut retrousser ses manches, un jour viendra où cela se fera en un clic, mais ce n’est pas aujourd’hui !

Sommaire

Avant même de se poser la question comment, on peut se poser la question : pourquoi ?

Avec WordPress chaque page repose sur du PHP, un programme est exécuté qui peut faire de nombreuses actions, il y a une base de données. WordPress est un des classiques LAMP (Linux, Apache, MySql, PHP) et consorts, il nécessite l’installation de multiples composants. Quand le contenu à délivrer doit s’adapter au contexte utilisateur et à d’autres facteurs, c’est approprié, pour un site de commerce ça l’est, s’il s’agit d’une vitrine statique, ça ne l’est pas. Entre les deux on trouve le blog, qui peut se balancer d’un côté ou de l’autre si l’on souhaite gérer des accès utilisateurs, suivre les pages ou ajouter des interactions.

Avec Hugo, le site est généré une seule fois puis les pages sont délivrées, à l’ancienne dirait-on. À la grande époque où l’on éditait le HTML à la main et on publiait son site via FTP. Sauf qu’avec Hugo on manipule du Markdown plutôt que du HTML. Le Markdown est pratique, c’est l’héritage pragmatique d’Aaron Schwartz dont on peut encore trouver la trace dans le code PHP de génération. Le Markdown lui-même porte une étincelle de liberté, il est désormais normalisé dans la RFC 7763. Et on utilise le programme Hugo qui est un binaire fourni, ou bien compilé depuis du code Go, pour générer des pages HTML. Le site généré peut être délivré en http par Hugo ou bien par n’importe quel serveur web. Hugo repose aussi sur des en-têtes front-matter dans les fichiers Markdown qui est une extension plus récente.

Sortir de WordPress c’est sortir d’une zone de confort et ce sera nécessairement perdre des fonctionnalités, comme l’édition en ligne directe intégrée par exemple, le suivi de vues et les formulaires.

C’est aussi faire un choix simplificateur, économe et efficace. Beaucoup moins énergivore il est aussi beaucoup plus efficace et rapide. Il est aussi beaucoup plus facile à déployer qu’un WordPress puisqu’en définitive ce n’est qu’un binaire et un thème.
Une autre bonne raison de migrer est la sécurité, comme a pu le faire le projet Xubuntu à la fin de l’année dernière suite à la compromission de leur site de téléchargement sous WordPress

Mais pourquoi Hugo et pas une autre solution, par exemple Jekyll ?

Hugo est la version la plus efficace, écrit en Go et compilé, les performances se rapprochent sans les égaler de celles de Rust ou de C. Et il est maintenu, dispose d’une communauté qui maintient des thèmes permettant de facilement avoir un rendu à la mode. Jekyll est en Ruby qui n’est pas le plus performant des langages mais est très versatile. Jekyll est apparu avant Hugo ce qui explique sa notoriété.

Ces deux logiciels ont popularisé la génération de sites statiques, mais ce ne sont pas les seuls, eleventry par exemple a déjà été couvert par un journal sur LinuxFr.org.

Ma vie, mon œuvre

Dans mon cas je ne me suis pas posé la question puisque je réponds à une demande d’une personne qui a déjà fait son choix, il faut migrer !

Avant de me lancer dans l’aventure j’ai dû me renseigner, parce que j’opère bien un site statique qui me sert de vitrine et celui-ci est en Markdown sous Git, mais tout est fait à la main et je ne connais pas Hugo. Je ne suis pas non plus un grand utilisateur de WordPress, que j’ai toujours trouvé lourd, et d’ailleurs j’ai toujours eu un faible pour les challengers, et je m’étais penché sur Joomla qui a les mêmes défauts. Utiliser ces CMS c’est déjà avoir appris une façon de penser, avec les pages et les posts, cela ne m’a jamais paru intuitif.

Donc j’étais absolument et résolument prêt pour cette migration !

Vous pouvez à ce moment me demander pourquoi donc l’ai-je fait ?

Parce qu’un ami me l’a demandé, parce qu’il rémunère pour cela et parce que je trouve que cela va dans le bon sens. Celui de l’éco-responsabilité, une sobriété qui ne transige pas avec la qualité et un mouvement vers plus d’indépendance.

Donc je me renseigne.

WordPress via le navigateur, Hugo via le terminal

Si vous ne souhaitez pas utiliser de terminal et des scripts shells, alors je serais d’avis de vous déconseiller fortement de vous lancer dans l’aventure Hugo.
Parce qu’Hugo c’est du Web as code, très exactement l’inverse du WYSIWYG le PETALE Pris à l’écrit tel à l’écran. Tout se fait en Markdown dans votre éditeur favori.
Cela s’opère souvent via Git et le fait de pousser le commit git vers le serveur régénère le contenu du site.
S’il est possible de le faire via un VSCodium, je reste sur mon Emacs favori, mais évidemment ceci un choix très personnel.
Un bon éditeur de texte capable de te laisser saisir des codes Markdown est absolument nécessaire, un éditeur de texte dans ce cas ce n’est pas un traitement de texte, Libreoffice par exemple ne m’apparait pas comme l’outil adapté, mais je vous laisse juge.

On installe le plugin, clic ! On importe le résultat et c’est fini !

C’est assez évident en fait il suffit de suivre ce que propose le projet Hugo en matière de migration vers Hugo.

Ça c’est ce que l’on souhaite et j’y ai presque cru.

Il n’y a pas de plugin WordPress officiel pour exporter vers Hugo, mais il y en a pour exporter en Jekyll. Sachant que Hugo sait importer du Jekyll, cela semble évident.

Tout d’abord il faut importer le plugin sous WordPress.
Si cela semble évident quand le plugin est disponible dans le magasin des plugins WordPress, cela ne l’est plus quand il faut l’installer à la main.

Dans mon cas, et peut être dans le vôtre aussi vous n’avez pas installé le WordPress, il vous a été fourni en tant que service hébergé, et c’est pourquoi vous êtes limités aux plugins officiels, quand encore, on vous y autorise.

Donc en suivant le lien de migration depuis WordPress je lis (en anglais, mais je vous offre gratuitement la traduction) :

wordpress-to-hugo-exporter

Un plugin en un clic qui convertit tous les posts, pages, taxonomies, metadata, et settings en Markdown et YAML et déposable dans Hugo. (Note: Si vous avez des difficultés avec ce plugin, vous pouvez exporter le site pour Jekyll et utiliser le convertisseur intégré à Hugo listé ci-dessus)

Oui mais non, je n’ai pas accès au backend.

Et pourquoi ne pas juste installer un plugin officiel comme celui dont wordpress-to-hugo-exporter dérive ? Le jekyll-exporter

Ce n’est pas un échec, mais ça n’a pas marché.

Après l’installation du plugin et l’utilisation de l’export le site me réponds avec aplomb : 500 Internal ERROR.

Plutôt que d’abandonner, je cherche sur le projet source s’il y a un bug en cours et effectivement : Issue #400 sur wordpress-static-site-exporter. Sur ce, je rajoute mes informations sur le bug et j’attends une réponse.

Donc le ça fonctionne en un clic n’aura pas tenu bien longtemps, en attendant un correctif je me penche sur une alternative. Mais ne vous inquiétez pas, nous y reviendrons, si vous avez suivi le lien de l’issue vous le savez déjà !

Exportez votre site WordPress et appliquez un outil magique !

Ce n’est pas bien grave, il y a d’autres outils…

blog2md
Fonctionne sur l’XML exporté depuis le site gratuit votre VOTRE-DOMAIN.wordpress.com. Cela sauve aussi les commentaires approuvés sous forme YOUR-POST-NAME-comments.md à côté des posts.

Ce projet n’a pas évolué depuis quatre ans, je ne vais pas choisir cette option.

wordhugopress
Un petit utilitaire écrit en Java qui exporte le site WordPress depuis la base de donnée et les resources (c’est-à-dire par exemple les images) stockées localement ou à distance. Ainsi la migration depuis des backups est possible. Support de multiples sites vers un seul site Hugo.

Je n’ai pas accès à la base de données où à l’export des backups, je ne vais pas choisir cette option non plus.

wp2hugo

Celui-ci est un très bon candidat, sauf que je vends mon travail et la licence de cet outil est Attribution-NonCommercial-ShareAlike 4.0 International, donc je ne vais pas choisir cette option. Si mon budget avait été très important j’aurais envisagé de contacter l’auteur pour négocier, mais ce n’est pas le cas.

Donc aucun de ces autres outils ne répond à mes besoins.

La vérité est ailleurs ?

Oui, mais il n’y a pas que site Hugo de référence non plus.

Les forums et en particulier https://discourse.gohugo.io/t/wordpress-migration-url-rewriting/3827, mais il a été écrit il y a presque dix ans…
Et dans mes pérégrinations hors des sentiers battus des scripts Python émergent https://www.infinitescript.com/2024/01/migrate-from-wordpress-to-hugo/.
Ce guide aussi m’a inspiré https://fr.benchwiseunderflow.in/blog/guide-complet-migration-wordpress-hugo/ ceci dit fournir les scripts Python dans son blog sans l’indentation, ce n’est pas ce qui se fait de mieux.

Voici la liste des projets que j’ai regardés, je n’en ai testé qu’une sous partie entre ceux utilisant de l’IA ou pour lesquelles mon utilisation ne respecterait pas la licence et celles dont le contenu semble trop vieux…

Site Commentaire langage html -> markdown license testé
https://github.com/benbalter/wordpress-to-jekyll-exporter plugin officiel nécessite une migration supplémentaire jekyll -> hugo php wordpress plugin Markdownify GPL-3.0
https://github.com/SchumacherFM/wordpress-to-hugo-exporter basée sur une version du projet ci-dessus mais datant de 2014, a dérivé depuis. Ce n’est hélas pas un plugin officiel php wordpress plugin Markdownify GPL-3.0-or-later
https://github.com/lonekorean/wordpress-export-to-markdown travailler sur l’export en XML it won’t migrate GUID correctly nodeJs javascript turndown -
https://github.com/bradfeld/wp-to-hugo plus complet mais : IA generated Claude / typescript via API strip WordPress block comments nodeJs typescript turndown MIT License (& IA ?) Non : IA
https://github.com/ashishb/wp2hugo attachment page post wp_navigation wp comments footnote go [[site_scrapping_vers_Hugo#johanneskaufmann_html_to_markdown]] Attribution-NonCommercial-ShareAlike 4.0 Non, licence non commerciale et c’est un travail commercialisé
https://github.com/helgeklein/WordPress-Hugo-Migration-Scripts-HTML-Markdown/ https://helgeklein.com/blog/scripted-wordpress-html-to-hugo-markdown-migration/ post_type in (“post”, “page”)… donc pas de gestion des blocks python BeautifulSoup MIT
https://github.com/some-programs/exitwp https://web.archive.org/web/20221120194327/https://www.justindunham.net/migrating-from-wordpress-to-hugo/ 2019 ? page et post + item_type_filter python beautifulsoup html2text ~ GNU GPL 3
https://github.com/dreikanter/wp2md issues https://github.com/dreikanter/wp2md/issues python html2text
https://fr.benchwiseunderflow.in/blog/guide-complet-migration-wordpress-hugo/ status “publish” post_type “post”, “page” le code fourni est à copier coller et non fonctionnel python pandoc
https://www.infinitescript.com/2024/01/migrate-from-wordpress-to-hugo/ post de blog contenant le code python utilisé python re (regular expression python)
https://github.com/palaniraja/blog2md Le projet a 4 ans et part de blogger et non de WordPress javascript ? absence de licence non testé

C’est wordpress-export-to-markdown qui a remporté une partie du travail. Cela a nécessité l’installation de node puisque le code est en javascript.

J’exporte donc le site via la fonction standard d’export de site WordPpress qui fourni un fichier XML.

Cet export contient tout sauf les images et les autres ressources, donc il faudra que l’outil puisse les rechercher, et donc que le site WordPress soit toujours activé. Ceci ne peut donc pas se faire sur un site indisponible ou bien même déjà arrêté.

On installe Hugo

Et il faut un serveur, une vraie machine avec une adresse IP publique, un serveur web.
Là où pour du WordPress un hébergeur fournit la solution, en Hugo le plus classique est tout de même de mettre en place son propre serveur. Avec tout ce qui va bien, et le certificat pour HTTPS.

Mais avant de faire le pas, cela s'installe en local sur une machine de développement avec docker, podman, inclus ou bien même directement puisque ce n’est qu’un exécutable.

sur une machine Linux :

sudo apt install hugo

ou

snap install hugo

Il suffit de lancer hugo server dans le répertoire du projet hugo et se connecter sur localhost avec l’URL qui a été fournie dans le terminal.

Dans le cas d’une migration vous aurez forcément à modifier de nombreuses pages de votre site qui comportent des problèmes de code markdown mal converti depuis le HTML.

Et il vous faudra utiliser des scripts, dans votre langage préféré, mais dans tous les cas l’utilisation d’expressions régulières sera nécessaire. C’est-à-dire : il faut connaître un minimum de programmation.

Voici le genre de commande qui recherche tous les fichiers avec l’extension.md et supprime le 'Proudly powered by WordPress' dedans :

text='Proudly powered by <a href="https://wordpress.org" rel="nofollow">WordPress</a>'
find content -name '*.md' -print0 | xargs -0 sed -i 's|'"$text"'||g'

Attention cette commande fonctionne, car le texte $text est compatible avec la syntaxe de commande sed en particulier utiliser un '|' dans la variable text serait problématique.

En suivant la procédure d’installation rapide https://gohugo.io/getting-started/quick-start/ on va créer un dépôt git. Si par la suite on souhaite le répliquer pour le tester ailleurs alors il ne faudra pas oublier les submodules pour le thème, sinon la génération du site rendra un site vide.

git clone user@server:quickstart --recurse-submodules mon_site
cd mon_site
hugo server

On termine avec un firefox http://localhost:1313 par exemple pour voir en local.

on pourra alors éditer le contenu sous content avec notre éditeur préféré et créer un commit git quand nous sommes contents de notre résultat local.

git add content
git commit -m 'édition numero xx du site'
git push

Cela doit pousser sur le git parent le contenu. Si le git parent est attaché à la production alors la production est mise à jour ainsi.

C’est pas beau hein ?

Le contenu généré par l’outil de migration ayant été copié dans le répertoire content du projet Hugo, il suffit de lancer le serveur Hugo pour qu’il soit délivré sur le port indiqué en console. En se connectant avec un navigateur firefox https://localhost:1313, le contenu apparait…

Ah j’oubliais, en Hugo toute la présentation est contrôlée par le thème, ici le thème choisi est ananke, c’est celui proposé dans la documentation de démarrage rapide de Hugo

Il y a du contenu, certes mais quand même il y a eu des dégâts collatéraux.

Cliquez sur l’image pour voir la vidéo.

vue comparée du site avant et pendant migration

Les blocs réutilisables de WordPress

Il s’agit d’une fonctionnalité ajoutée dans l’éditeur de WordPress Gutemberg, la possibilité de créer des blocs réutilisables qui seront référencés dans d’autres pages ou bien même dans d’autres blocs

Pratiquement tous les outils d’export ne conservent pas les items qui ne sont ni de type page ni de type post et quand ils conservent les autres type, ils ne gèrent pas les blocs réutilisables.

Dans le fichier d’export.xml de WordPress on les retrouve ainsi :

<item>
…
<wp:post_id>610</wp:post_id>
…
</item>

et sont utilisés par référence :

<!-- wp:block {"ref":610} /-->

Dans mon cas pour l’outil wordpress-export-to-markdown, j’ai créé une demande de fonctionnalité pour le support des blocs réutilisables.

En pratique les outils perdent complètement le contenu de ces blocs.

Une façon de résoudre le problème est d’utiliser la source HTML générée par WordPress directement et de la convertir en Markdown.

Les <figure>

Hugo ne gère pas le tag <figure>, il faut supprimer ces tags, sinon les images qu’ils contiennent n’apparaissent juste pas. Or WordPress génère souvent des blocks HTML avec des tags figure.

Voici un script bash qui supprime le tag figure partout dans tous les fichiers.md de content.

find_files=(find content -name '*.md' -print0)
command2=(xargs -0 sed -i 's|</\?figure[^>]*[>]||g;')
"${find_files[@]}" | "${command2[@]}"

URL permanentes

Il est crucial que les pages migrées se retrouvent au même endroit après migration. C’est crucial car cela fait partie du SEO, votre référencement, si vos pages changent de place, les moteurs de recherche vont vous perdre, tout comme les références depuis tout autre site.

En Hugo c’est le champ urldans l’entête front-matter du fichier markdown qui sert à indiquer où la page destinée à être délivrée.
Cette URL peut être totalement différente du répertoire dans lequel le fichier se trouve, même s’il est conseillé de conserver la mẽme hiérarchie, c’est une solution pratique.

URL relatives

WordPress délivre toutes ses pages avec des URL absolues dans le corps c’est-à-dire avec le nom du site intégré dans l’URL, ceci est un souci quand on souhaite déplacer le site, ou bien avec un site réplica lui aussi accessible en ligne mais sous une autre URL.

Les expressions régulières sont là pour ça, il faut supprimer http://monsite du début des toutes les URL. Pour rappel, à l’intérieur d’une page HTML un lien href='/article/linuxfr.html' est une référence relative dans le site courant, si l’URL du site est https://example.com alors le lien avec l’URL absolue est au lien `href='https://example.com/article/linuxfr.html'.

Si vous ne faites pas vous pourriez avoir la surprise lors de l’arrêt du site WordPress de ne plus avoir les images et autres ressources, car elles étaient sur le site original et non sur le nouveau site migré !

voici un exemple en bash

find_files=(find content -name '*.md' -print0)
command2=(xargs -0 sed -i "s|https://${site_domain}||g")
"${find_files[@]}" | "${command2[@]}"

Le menu

Le menu a été perdu, c’est ballot !
Via l’export Hugo il n’y a pas de menu du tout, il est perdu.
Dans WordPress le menu est supporté par du CSS les classes wp-block-navigation…
En Hugo c’est le thème qui le gère, ici avec ananke il faut rajouter des entrées de menu avec menu.main, dans mon cas j’ai rajouté le menu globalement dans le fichier de configuration Hugo, mais il y a plusieurs façons de définir les menus en Hugo.

Un site WordPress c’est un site web comme un autre

Une autre approche est de considérer qu’un site WordPress c’est un site web comme un autre.
Un navigateur n’a pas de code particulier pour visualiser un site WordPress, donc un site WordPress est juste un site web, certes avec beaucoup de JavaScript et CSS, mais un site web.
Et un site web, ça se siphonne, et c’est facile, il suffit de regarder le projet internet archive, par exemple le site de LinuxFr.org le 2 avril 2018 pour s’en convaincre, il est très facile de récupérer le contenu visible d’un site web, à condition de connaître tous les points d’entrée et en pratique il suffit de partir de la page principale.
Puisque vous migrez un site que vous possédez, il n’y a pas de souci à utiliser un aspirateur de site.

Une fois le site récupéré, il y a des convertisseurs Markdown.

En particulier j’ai employé le convertisseur de HTML vers Markdown de Johannes Kaufmann, qui est aussi une base pour d’autres projets de conversion pour des applications particulières dont WordPress.

Et le tour est joué ! Ou presque…

On repart de zéro et on mélange tout

Si aucune des solutions ne fonctionne, chacune permet de créer une partie du site. En utilisant toutes les générations on peut récupérer les meilleurs pages.

Dans mon cas le plugin officiel de migration de jekyll vers hugo a été corrigé et j’ai donc pu l’utiliser.

En utilisant aussi des parties générées depuis le site statique, j’ai obtenu un résultat acceptable, mais cela ne s’est pas fait sans une série de petits scripts en bash à base de find et de sed et donc d’expression régulières, les fameuses regex.

Variations mais pas sur le même thème

Une fois le contenu cohérent, il est temps de tester d’autres thèmes Hugo pour donner au site une apparence différente.
Ces thèmes aussi peuvent être personnalisés. La notion de thème existe déjà dans WordPress, donc vous ne devez pas être surpris, mais les thèmes de WordPress ne peuvent pas être transposés tels quels dans Hugo, par exemple le thème twentytwo désormais classique ne se résout pas en la copie de son continu sur Hugo.
Mais passer à Hugo c’est aussi l’opportunité de se démarquer.

Commentaires : voir le flux Atom ouvrir dans le navigateur

Revue de presse de l’April pour la semaine 25 de l’année 2026

Cette revue de presse sur Internet fait partie du travail de veille mené par l’April dans le cadre de son action de défense et de promotion du logiciel libre. Les positions exposées dans les articles sont celles de leurs auteurs et ne rejoignent pas forcément celles de l’April.

[ZDNET] La Commission européenne a reculé sur le logiciel libre, critiquent les libristes

✍ Thierry Noisette, le dimanche 21 juin 2026.

Bien qu’il marque des progrès, le projet de règlement européen publié par la Commission de Bruxelles a reculé, en particulier sur le principe du ’libre par défaut’, dénoncent le CNLL et l’April. La bataille va s’engager dans le ’trilogue’ avec le Parlement européen et le Conseil.

Et aussi:

[Next] Mastodon se lance dans les newsletters

✍ Mathilde Saliou, le jeudi 18 juin 2026.

Outre des collections, la version 4.6 de Mastodon propose des newsletters, une fonctionnalité qui permettra aux internautes de suivre les travaux des…

[Sud Ouest] Saint-Loubès: les logiciels libres s'invitent à la médiathèque

✍ Jean-Pierre Nowak, le jeudi 18 juin 2026.

Des bénévoles de l’Association bordelaise des utilisateurs de logiciels libres et de Libre Tic ont animé un atelier pour présenter les avantages de l’informatique ouverte aux usagers de Saint-Loubès

[ZDNET] L'arrivée d'Euro-Office 1.0 sème la zizanie dans le monde de l'open source: «La compatibilité n'est pas synonyme de souveraineté»

✍ Steven Vaughan-Nichols, le mardi 16 juin 2026.

La nouvelle alternative open source basée sur le cloud à Microsoft 365 et Google Workspace est désormais disponible. Les partisans de LibreOffice critiquent vivement sa dépendance vis-à-vis des formats de documents Microsoft.

[Silicon.fr] L'open source n'est plus 'gratuit par défaut'

✍ Philippe Leroy, le mardi 16 juin 2026.

Utiliser un modèle open source implique désormais de comprendre son entraînement, de documenter précisément son usage, de garantir sa conformité avec les exigences réglementaires selon la classification du système.

Et aussi:

[cio-online.com] Open Source: la Cnaf s'engage dans le projet Catala de l'Inria

✍ Emmanuelle Delsol, le lundi 15 juin 2026.

L’administration va contribuer au projet Open Source pour améliorer son moteur de règles et traduire le droit en code pour le calcul des prestations.

[Basta!] «Se soucier des usagers»: un fournisseur d'accès à Internet citoyen veut reprendre SFR à la place de Bouygues, Free et Orange

✍ Rachel Knaebel, le vendredi 12 juin 2026.

Bouygues, Free et Orange ont annoncé un accord pour reprendre, et démanteler, l’entreprise SFR. Il y avait pourtant une offre alternative, à 1 euro, venue d’un fournisseur d’accès à Internet associatif, comme il en existe des dizaines en France.

[Les Numeriques] Je me suis passé de Google pendant un mois grâce à /e/OS et au Fairphone 6: la vie privée à portée de clics

✍ Corentin Bechade, le vendredi 12 juin 2026.

Il n’y a pas qu’iOS et Android dans la vie. Si Google et Apple ont largement vampirisé le marché mobile, il existe une alternative européenne plus respectueuse de vos données personnelles et de votre vie privée: /e/OS. Après un mois d’utilisation, voici mon avis sur cet OS entièrement émancipé des géants du web.

[cio-online.com] Walter Arnaud devient Dinum ; l'Etat accélère dans la création de l'Ariane

✍ Reynald Fléchaux, le vendredi 12 juin 2026.

Les deux chargés de mission, censés repenser les rôles de la Dinum et de la DITP, en prennent la tête, suite au conseil des ministres du 10 juin. Le signe de la volonté du gouvernement d’accélérer dans la reprise en main de la stratégie numérique de l’Etat.

Commentaires : voir le flux Atom ouvrir dans le navigateur

Revue de presse de l’April pour la semaine 24 de l’année 2026

Cette revue de presse sur Internet fait partie du travail de veille mené par l’April dans le cadre de son action de défense et de promotion du logiciel libre. Les positions exposées dans les articles sont celles de leurs auteurs et ne rejoignent pas forcément celles de l’April.

[Stratégies] La souveraineté numérique, à quel prix?

✍ Martin Carnot, le jeudi 11 juin 2026.

264 milliards d’euros. C’est ce que les entreprises européennes versent chaque année à des acteurs américains pour leurs logiciels et services cloud, selon l’étude Asterès publiée en avril 2025. Un montant comparable à la facture énergétique du continent, qui en dit long sur l’enjeu de la souveraineté numérique.

[ICTjournal] Lancement d'Euro-Office, sous le feu des critiques de LibreOffice

✍ Yannick Chavanne, le jeudi 11 juin 2026.

Développée à partir d’un fork d’OnlyOffice et soutenue par plusieurs organisations européennes, Euro-Office entend promouvoir une alternative locale aux suites bureautiques dominantes. The Document Foundation, éditeur de LibreOffice, dénonce toutefois un projet en contradiction avec certains principes de souveraineté numérique.

Et aussi:

[Silicon.fr] Open source: ce que l'UE vise désormais

✍ Clément Bohic, le mardi 9 juin 2026.

La nouvelle stratégie open source de l’UE ouvre des pistes en matière de gouvernance, de résilience et de commande publique.

[clubic.com] Les Big Tech contrôlent plus de 70% du cloud européen: l'UE vient d'allouer 2 milliards d'euros à l'open source

✍ Guillaume Belfiore, le lundi 8 juin 2026.

La Commission européenne a publié en fin de semaine dernière son paquet de souveraineté technologique. Ce dernier combine un Chips Act 2.0, une législation sur le cloud et l’IA, une feuille de route sur l’énergie et une stratégie open source inédite. Et il était temps. Aujourd’hui, l’UE achète plus de 80% de ses technologies numériques à des fournisseurs non européens.

Commentaires : voir le flux Atom ouvrir dans le navigateur

Revue de presse de l’April pour la semaine 23 de l’année 2026

Cette revue de presse sur Internet fait partie du travail de veille mené par l’April dans le cadre de son action de défense et de promotion du logiciel libre. Les positions exposées dans les articles sont celles de leurs auteurs et ne rejoignent pas forcément celles de l’April.

[Les Numeriques] Ce navigateur open source ferme ses contributions, le code généré par IA sème trop le chaos

✍ Nassim Chentouf, le dimanche 7 juin 2026.

Le code généré par IA sème le chaos chez Ladybird, navigateur open source. Résultat, c’est la fin des contributions extérieures. Il n’y aura que les responsables du projet qui pourront toucher au code.

[Le Monde.fr] L’association HOP obtient un procès contre le fabricant d’imprimantes Epson

Le mardi 2 juin 2026.

Une première audience aura lieu à Nanterre le 2 juillet, huit ans après la plainte déposée par Halte à l’obsolescence programmée (HOP). L’association reproche notamment au constructeur de réduire à dessein la durée de vie de ses cartouches d’encre.

[Les Numeriques] 'Argent public, code public': le logiciel libre devient prioritaire, l'Europe veut en finir avec Microsoft dans ses administrations

✍ Aymeric Geoffre-Rouland, le lundi 1 juin 2026.

La Commission européenne élève le logiciel libre au rang d’instrument de politique industrielle, au même titre que les semi-conducteurs. Le CNLL salue l’ambition, mais pointe un budget qui frise l’anecdotique.

Et aussi:

[ZDNET] La sécurité open source est dans un état déplorable: IBM et Red Hat parient que 5 milliards de dollars et 20 000 ingénieurs pourront y remédier

✍ Steven Vaughan-Nichols, le lundi 1 juin 2026.

Le projet Lightwell est une initiative basée sur l’IA visant à détecter et à corriger les failles de sécurité dans les logiciels libres à une échelle industrielle. Voici ce que nous savons à ce jour.

Commentaires : voir le flux Atom ouvrir dans le navigateur

Revue de presse de l’April pour la semaine 22 de l’année 2026

Cette revue de presse sur Internet fait partie du travail de veille mené par l’April dans le cadre de son action de défense et de promotion du logiciel libre. Les positions exposées dans les articles sont celles de leurs auteurs et ne rejoignent pas forcément celles de l’April.

[actu.fr] Dans le Perche, les logiciels «en accès libre» sont favorisés face aux géants de la tech

✍ Vincent Guerrier, le dimanche 31 mai 2026.

Plus économiques et plus souverains: les logiciels libres sont utilisés par la CdC du Pays de Mortagne-au-Perche (Orne), qui propose aux usagers de rejoindre le mouvement.

[ZDNET] La Commission européenne élève le logiciel libre au rang de levier de politique industrielle

✍ Thierry Noisette, le dimanche 31 mai 2026.

La Commission va publier son projet sur la souveraineté technologique, incluant une stratégie open source de l’UE qui donne une priorité au logiciel libre dans la commande publique de cloud et d’IA.

[Les Numeriques] Le logiciel libre l'emporte: Polytechnique dit non à Microsoft et déclenche une vague de rébellion dans les universités

✍ Aymeric Geoffre-Rouland, le dimanche 31 mai 2026.

C’est un coup de théâtre qui secoue le monde de l’enseignement supérieur et de la tech française. Après des mois d’une guerre de tranchées juridique, la direction de l’École polytechnique a officiellement capitulé en suspendant son projet de migration vers Microsoft 365. Attaquée par le Conseil National du Logiciel Libre (CNLL), la prestigieuse école de Palaiseau a dû reculer. Une victoire éclatante pour les défenseurs de la souveraineté numérique, qui redoutaient de voir les données de la recherche française livrées sur un plateau aux lois extraterritoriales américaines.

[ZDNET] Euro-Office: l'alternative open source et souveraine à Microsoft Office et Google Docs arrive le 9 juin

✍ Steven Vaughan-Nichols, le vendredi 29 mai 2026.

Des entreprises technologiques européennes lanceront la première version stable d’Euro-Office le mois prochain, offrant aux gouvernements et aux entreprises du monde entier une alternative souveraine clé en main à Microsoft Office et Google Docs.

[ZDNET] CrowdStrike et Google démantèlent GlassWorm, le botnet qui ciblait les développeurs open source

✍ Kim Mi-jeong, le jeudi 28 mai 2026.

Actif depuis deux ans, GlassWorm est spécialement conçu pour compromettre les développeurs open source, voler leurs identifiants et injecter des malwares dans des dépôts GitHub.

Commentaires : voir le flux Atom ouvrir dans le navigateur

Revue de presse de l’April pour la semaine 21 de l’année 2026

Cette revue de presse sur Internet fait partie du travail de veille mené par l’April dans le cadre de son action de défense et de promotion du logiciel libre. Les positions exposées dans les articles sont celles de leurs auteurs et ne rejoignent pas forcément celles de l’April.

[Slate.fr] La France se prépare à larguer les géants américains de la tech, l'Europe pourrait suivre

✍ Juliette Boyer, le dimanche 24 mai 2026.

La France semble être la cheffe de file d’un mouvement croissant en Europe, cherchant à atteindre au plus vite la souveraineté numérique pour ne plus dépendre des États-Unis, ni de l’humeur de son président, Donald Trump.

[Les Numeriques] Bye bye Microsoft Office: Euro-Office, l'alternative gratuite qui a séduit 2 millions d'Européens, arrive cet été

✍ Aymeric Geoffre-Rouland, le mercredi 20 mai 2026.

Chaque matin, des millions d’Européens ouvrent Word, Excel ou PowerPoint sans y penser. Ce réflexe quotidien alimente une dépendance colossale à Microsoft. Neuf entreprises du continent ont récémment lancé Euro-Office, une suite bureautique gratuite et open source, pour y mettre fin. En France, 330 000 agents de l’Éducation nationale l’ont déjà adoptée.

[Solutions Numeriques & Cybersécurité] Souveraineté numérique: une coalition européenne de l'open source veut imposer l'examen systématique des alternatives ouvertes

✍ Charlotte Rabatel, le mercredi 20 mai 2026.

Plusieurs acteurs européens de l’open source demandent à Bruxelles d’inscrire dans la loi un principe «Open Source First». Leur proposition: obliger les administrations à évaluer et documenter l’existence d’alternatives open source avant tout recours à une solution propriétaire.

[Les Numeriques] “C'est ingérable”: Linux, pilier de l'open source mondial, fait face à la plus grande crise de son histoire à cause de l'IA

✍ Aymeric Geoffre-Rouland, le lundi 18 mai 2026.

La mailing list sécurité du noyau Linux, l’une des infrastructures les plus critiques de l’open source mondial, est en train de craquer sous le poids des rapports de bugs générés par intelligence artificielle. Linus Torvalds a pris la parole ce dimanche 17 mai pour dénoncer une situation devenue, selon lui, ingérable.

Commentaires : voir le flux Atom ouvrir dans le navigateur

Revue de presse de l’April pour la semaine 20 de l’année 2026

Cette revue de presse sur Internet fait partie du travail de veille mené par l’April dans le cadre de son action de défense et de promotion du logiciel libre. Les positions exposées dans les articles sont celles de leurs auteurs et ne rejoignent pas forcément celles de l’April.

[Les Numeriques] “Le logiciel libre, chez nous, c'est stratégique”: comment le fisc français a banni Microsoft pour protéger vos impôts

✍ Aymeric Geoffre-Rouland, le mercredi 13 mai 2026.

C’est le secret le mieux gardé de Bercy: le système d’information le plus sensible de l’État ne doit rien aux géants américains. Alors que la souveraineté numérique est souvent un vœu pieux, la DGFiP a déjà fait sa révolution. En excluant Microsoft et le Cloud US, l’administration fiscale garantit l’étanchéité totale de vos données face aux lois de Washington. Enquête sur un modèle d’indépendance unique en France.

[Next] La gendarmerie a économisé 1/2 milliard d'euros grâce au Libre et Linux en 20 ans (€)

✍ Jean-Marc Manach, le mardi 12 mai 2026.

Le directeur de l’agence du numérique des forces de sécurité intérieure (ANFSI) reconnaît que la gendarmerie avait migré sur Linux «en mode très militaire, un peu brutal». Il estime a contrario que «la souveraineté se gagne aussi sur le terrain des ressources humaines», ce pourquoi «depuis 30 ans la gendarmerie cultive une filière pour avoir des professionnels de très haut niveau».

Et aussi:

[Journal du Net] Quand l'open source s'ouvre aux utilisateurs finaux: le nouveau défi des éditeurs

✍ Simon Morlat, le mardi 12 mai 2026.

L’open source amorce un virage stratégique: moins de briques techniques, plus de solutions prêtes à l’emploi. Une évolution clé pour élargir son marché et peser face aux acteurs propriétaires.

[Le Monde Informatique] Red Hat peine à convaincre sur la souveraineté numérique

✍ Pierre Khan, le mardi 12 mai 2026.

Juridique: Red Hat, qui n’opère pas directement d’infrastructures cloud - c’est IBM qui porte l’offre commune Sovereign Core - tente d’élargir la notion de…

[clubic.com] 'Créer des GAFAM européens aurait les mêmes conséquences funestes' - Interview YunoHost

✍ Guillaume Belfiore, le lundi 11 mai 2026.

Quatorze ans plus tard, avec désormais 500 applications disponibles, YunoHost conserve une ambition intacte : rendre l’auto-hébergement accessible à tous, sans ligne de commande obligatoire. Avec les tensions géopolitiques qui replacent la souveraineté numérique au cœur du débat, le projet a le vent en poupe.

[Next] Dans l'IA, la Chine bouscule son monde avec sa stratégie open source

✍ Mathilde Saliou, le lundi 11 mai 2026.

Derrière le bras de fer qui oppose la Chine et les États-Unis dans l’accès aux semi-conducteurs, la Chine séduit un nombre croissant d’entreprises et d’institutions avec ses modèles open source.

[ITforBusiness] DINUM-DITP: fusion stratégique ou aveu d'impuissance?

✍ Thierry Derouet, le lundi 11 mai 2026.

En annonçant la fusion de la DINUM et de la DITP, Sébastien Lecornu promet de «remettre de l’ordre» dans le numérique public. La formule résume l’urgence: des cyberattaques qui se multiplient, des clouds internes peu mutualisés, des outils souverains inégalement adoptés, une IA publique encore en phase de test et, au fond, une question de gouvernance que l’État repousse depuis des années: qui pilote réellement son système d’information?

Commentaires : voir le flux Atom ouvrir dans le navigateur

Ibou Explorer - L'anti-Google Discover français

Y'a un nouveau projet français qui débarque face à Google, et celui-là va vous plaire, j'en suis sûr !

Ça s'appelle Ibou Explorer, et c'est porté par Sylvain Peyronnet (oui, un des deux frères du SEO français bien connus dans le milieu) et Guillaume Pitel. Leur site vient d'ouvrir en beta publique et pour vous résumer ça rapidement, disons que c'est un équivalent direct de Google Discover, mais en mieux évidemment !! Et c'est surtout la première brique d'un ensemble plus large qui inclura à terme un vrai moteur de recherche conversationnel d'ici fin 2026.

Au capital, on retrouve Xavier Niel et Bpifrance et derrière le rideau, l'infrastructure indexe déjà 500 milliards de pages, donc y'a de quoi faire...

Sylvain Peyronnet et Guillaume Pitel, les deux cofondateurs derrière Babbar et Ibou ( crédit BDM )

Pour vous situer un peu ce qu'ils proposent, Ibou Explorer c'est un flux d'articles personnalisé, dans l'idée de Google Discover, mais bâti sur une philosophie inverse où la sélection se fait sur la valeur éditoriale plutôt que sur l'engagement. Les sources sont également très diversifiées, et le projet se veut "anti-bulle filtrante".

Une fois inscrit, vous récupérez un feed propre avec que des choses sérieuses et sans fake news, qui vous plairont. Ça nous change de Discover qui pousse du clickbait à longueur de journée... vous verrez, ça saute aux yeux direct !

Petit flashback quand même pour donner un peu de contexte... Sylvain Peyronnet, je l'ai croisé y'a plus de 10 ans maintenant je dirais, lors de l'une de leurs formations. Ex-Chief Science Officer de Qwant, ancien prof de fac, vingt ans d'algos de moteur de recherche dans les pattes et avec son frère Guillaume Peyronnet, ils forment le duo SEO qui tient le blog technique de référence en France et qui édite Yourtext.guru .

Mais attention à ne pas confondre côté Ibou puisque c'est Sylvain qui prend la casquette CEO, avec Guillaume Pitel (homonyme du frangin niveau prénom, mais aucun lien familial ^^) à la technique. Guillaume Pitel est un ingénieur EPITA, docteur en info, et fondateur d'eXenSa, qui a créé le crawler Barkrowler de Babbar il y a quelques années.

Et du coup ça a du sens car Babbar tourne depuis six ans, a crawlé 3 300 milliards de pages, leur graphe pèse 7 000 milliards de liens, et leurs deux crawlers actifs (Barkrowler et IbouBot) avalent 2 à 3 milliards de pages par jour. C'est à l'échelle de ce que font les géants du web.

Et c'est cette infra qui alimente déjà Explorer, et c'est aussi elle qui servira de socle au futur moteur de recherche conversationnel. Leur algo de ranking propriétaire s'appelle Mimesis et il est plutôt fin puisqu'il est capable de faire de la recherche hybride dense-sparse qui agrège une centaine de signaux par document, le tout entraîné et calibré via du LLM-as-a-Judge.

L'interface d'Ibou Explorer, la beta publique disponible

Côté philosophie, le manifeste Ibou tient en 4 engagements : respecter les éditeurs (crawl conforme aux directives, vitesses adaptées pour ne pas charger les serveurs), valoriser les créateurs (journalistes, blogueurs, photographes, devs), servir la curiosité plutôt que l'engagement, et défendre un web ouvert.

Que demande le peuple ?

Et côté concurrence, le contraste avec Google est très brutal je trouve. Avec son AI Overviews, Mountain View fait fondre les clics vers les sources, capture la valeur, garde l'audience, et laisse les créateurs avec les miettes. J'en parlais déjà l'an dernier en disant que le web tel qu'on le connaît allait disparaître et heureusement, Ibou vient prendre exactement le contre-pied de tout ça avec une attribution systématique des sources, un renvoi réel de trafic vers les éditeurs, et une totale transparence sur l'algorithme via leur Substack où ils détaillent les choix techniques.

Côté IA, leur position est nuancée et plutôt saine, je trouve. Les contenus travaillés avec l'aide de l'IA restent acceptables, mais ce qui est pénalisé c'est le « slop », c'est à dire ce contenu massivement généré sans valeur ajoutée qui inonde le web depuis deux ans. Ça rejoint d'ailleurs ce que je racontais sur le SEO à l'ère de l'IA y'a pas longtemps.

Bref, avec Ibou, ils veulent récompenser l'humain qui produit, et pas les fermes à contenu des référenceurs de caniveau.

Donc si ça vous dit de tester Explorer, allez sur explorer.ibou.io , validez votre mail, et choisissez quelques thématiques. Vous obtiendrez un flux personnalisé qui apprendra ensuite de vos clics. Le hic, c'est qu'un système qui apprend de vos clics peut quand même tendre vers un effet de bulle, donc on verra à l'usage si Ibou arrive vraiment à éviter ce phénomène.

Le vrai moteur de recherche conversationnel, lui, est annoncé comme je vous le disais pour fin 2026, avec une verticale images encore en cours de développement.

Et côté investisseurs, c'est du solide : Xavier Niel a rejoint le capital aux côtés de Go Capital, Bpifrance, Normandie Participations et AD Normandie (la boîte est basée en Normandie). Les outils SEO existants (Babbar, Yourtext.guru) financent encore la R&D, et la roadmap de monétisation parle de freemium, API, B2B selon ce qui prendra. On verra bien...

Maintenant le vrai défi reconnu par Sylvain lui-même, c'est la notoriété de son service face au "réflexe Google". Donc comme pour toutes les alternatives à Google , le combat se joue autant côté usage que côté tech.

Mais moi, je suis content de voir des gens s'attaquer enfin à ce mur-là avec une vraie infra derrière et pas juste un wrapper d'API à la con.

La beta Explorer est dispo dès maintenant en cliquant ici ! Ah et y'a aussi des applications pour Android et iOS !

Revue de presse de l’April pour la semaine 19 de l’année 2026

[Les Numeriques] Le pingouin de Linux fête ses 30 ans, voici l'histoire incroyable de Tux

✍ Nassim Chentouf, le dimanche 10 mai 2026.

Tux fête ses 30 ans. Le pingouin emblématique de Linux est né le 9 mai 1996. La mascotte créée par Larry Ewing est, depuis, l’image du logiciel libre. On la retrouve sur des systèmes d’exploitation, des produits dérivés et des dizaines de memes Internet qui dépeignent sa rivalité avec Windows. Retour sur l’histoire de ce pingouin légendaire.

[ZDNET] 10 000 milliards de téléchargements submergent désormais les référentiels open source: voici la nouvelle stratégie

✍ Steven Vaughan-Nichols, le jeudi 7 mai 2026.

Les entreprises traitent ces référentiels comme s’il s’agissait de CDN. La Linux Foundation et ses partenaires estiment que cela suffit. Voici le plan.

[Next] Souveraineté: les acteurs du libre plaident pour une meilleure organisation des financements

✍ Martin Clavey, le jeudi 7 mai 2026.

Devant la commission d’enquête sur la souveraineté numérique de l’Assemblée nationale, plusieurs acteurs du libre (Mastodon, l’April, Framasoft, France Numérique libre…) ont poussé les parlementaires à prendre notamment exemple sur le modèle allemand de financement des projets de logiciels libres.

[Le Figaro] Nicolas Carpi (Deltablot): «Le logiciel libre n'est plus un choix technique, c'est un acte de gouvernance»

Le lundi 4 mai 2026.

Face à la domination des grands éditeurs technologiques américains, un nombre croissant d’organisations européennes réévaluent leurs choix en matière d’infrastructures numériques. Au cœur de cette réflexion, le logiciel libre, longtemps cantonné à des usages techniques, s’impose…

Commentaires : voir le flux Atom ouvrir dans le navigateur

Revue de presse de l’April pour la semaine 18 de l’année 2026

Cette revue de presse sur Internet fait partie du travail de veille mené par l’April dans le cadre de son action de défense et de promotion du logiciel libre. Les positions exposées dans les articles sont celles de leurs auteurs et ne rejoignent pas forcément celles de l’April.

[l'Humanité.fr] Et si les USA nous débranchaient: «Il faut repenser notre rapport à la technologie», analyse la présidente de l'April (€)

✍ Pierric Marissal, le jeudi 30 avril 2026.

Pour sortir de notre dépendance au numérique états-unien, remplacer un Google par un équivalent européen est voué à l’échec. Il faut penser d’autres modèles non prédateurs, à l’image du logiciel libre, nous explique Magali Garnero, présidente de l’April (Association pour la promotion du logiciel libre) et membre de Framasoft.

Et aussi:

[The Conversation] «Dégoogliser» l'éducation? Le modèle alternatif de PeerTube

✍ Laurent Tessier, le lundi 27 avril 2026.

Si les outils des Gafam sont très présents sur les ordinateurs des élèves et de leurs professeurs, des solutions libres sont développées dans l’éducation nationale. Quelques exemples.

[ZDNET] Requiem pour 300 millions d'ordis: obsèques contre l'obsolescence programmée chez Microsoft

✍ Thierry Noisette, le lundi 27 avril 2026.

Sept associations, dont l’April et Que Choisir Ensemble, ont manifesté par des funérailles symboliques devant le siège de Microsoft France. Elles dénoncent le gaspillage forcé par le passage à Windows 11, OS pour lequel de nombreux ordinateurs ne sont pas compatibles.

Et aussi:

Commentaires : voir le flux Atom ouvrir dans le navigateur

Revue de presse de l’April pour la semaine 17 de l’année 2026

Cette revue de presse sur Internet fait partie du travail de veille mené par l’April dans le cadre de son action de défense et de promotion du logiciel libre. Les positions exposées dans les articles sont celles de leurs auteurs et ne rejoignent pas forcément celles de l’April.

[JHM] Gull 52, l'association qui veut développer le logiciel libre

✍ Ervan Couderc, le jeudi 23 avril 2026.

L’association Gull 52 est mobilisée par la Ville de Saint-Dizier à l’occasion de la Semaine du numérique. Ses membres défendent un apprentissage du numérique sans restriction et un nouveau regard sur l’obsolescence du matériel informatique.

Et aussi:

[clubic.com] Euro-Office vs OnlyOffice: le conflit qui pourrait redéfinir les limites du logiciel libre

✍ Naïm Bada, le mercredi 22 avril 2026.

La licence open source la plus utilisée au monde contient une ambiguïté vieille de 18 ans. Il a fallu un fork européen pour la faire exploser.

[ZDNET] «C'est comme donner les plans d'une chambre forte»: pourquoi l'IA a poussé cette entreprise à abandonner l'open source

✍ Steven Vaughan-Nichols, le mardi 21 avril 2026.

Cal fait passer son programme open source phare à un modèle propriétaire, car elle ne peut pas faire face aux risques liés au piratage de son code source par l’IA.

Et aussi:

[cio-online.com] L'Etat sur Linux? La Dinum rejoue le numéro du village gaulois

✍ Reynald Fléchaux, le mardi 21 avril 2026.

Avec Securix et Bureautix, la Direction interministérielle du numérique veut basculer d’ici fin de l’année ses 250 PC sur NixOS. En espérant faire tache d’huile au sein de l’administration d’Etat, au sein de laquelle coexistent d’autres initiatives sur le poste de travail Linux.

Et aussi:

[20 minutes online] Dépendance numérique: la Suisse cherche à s'affranchir de Microsoft

Le dimanche 19 avril 2026.

À peine Microsoft 365 déployé, les autorités fédérales étudient déjà des alternatives, dans un contexte où l’Europe se montre vulnérable face aux décisions de Washington.

[Les Numeriques] Le Fairphone 3 part à la retraite après 7 ans de prise en charge… mais le libre prend la relève

✍ Corentin Bechade, le vendredi 17 avril 2026.

Commercialisé pour la première fois en 2019, le Fairphone 3 va cesser de recevoir des mises à jour logicielles dès le mois de juin prochain. La fin d’une longue carrière. Heureusement, des solutions alternatives existent.

Commentaires : voir le flux Atom ouvrir dans le navigateur

Revue de presse de l’April pour la semaine 16 de l’année 2026

Cette revue de presse sur Internet fait partie du travail de veille mené par l’April dans le cadre de son action de défense et de promotion du logiciel libre. Les positions exposées dans les articles sont celles de leurs auteurs et ne rejoignent pas forcément celles de l’April.

[clubic.com] Sécurix et Bureautix, voici à quoi ressemble vraiment le Linux qui va remplacer Windows en France

✍ Guillaume Belfiore, le samedi 18 avril 2026.

Début avril 2026, la DINUM officialisait sa migration vers Linux. Derrière cette décision, deux projets open source portent des noms qui fleurent bon Astérix : Sécurix et Bureautix. Tour d’horizon d’une initiative qui dépasse largement le simple changement d’OS.

[Numerama] Cal abandonne l'open source face aux failles de sécurité liées à l'IA

✍ Amine Baba Aissa, le vendredi 17 avril 2026.

Cal, application de planification parmi les plus importantes de l’écosystème open source, abandonne sa licence ouverte. En cause: la capacité des IA à analyser du code à la recherche de failles. Un signal qui en dit long sur l’état du logiciel libre.

[Next] Fin de support annoncée pour le Fairphone 3, deux ans de sursis offerts avec /e/OS

✍ Alexandre Laurent, le mercredi 15 avril 2026.

Lancés en 2019, le smartphone Fairphone 3 et sa déclinaison 3 + prendront officiellement leur retraite à compter d’août 2026, a annoncé le constructeur mercredi 15 avril. L’appareil aura donc profité d’un support total de sept ans, supérieur aux cinq années promises initialement par l’entreprise.

[Goodtech] Deutschland-Stack: l'Allemagne impose les formats ouverts

Le mardi 14 avril 2026.

Adieu Microsoft Office, bonjour l’ODF. Deutschland-Stack est le nouveau socle technologique souverain de l’administration allemande.

[InformatiqueNews.fr] La DINUM largue Windows en faveur de Linux… mais quel Linux?

✍ Loïc Duval, le lundi 13 avril 2026.

La DINUM a officialisé sa sortie de Windows au profit de Linux. Une décision historique pour ses 234 agents. Derrière le symbole, un nouveau plan interministériel pourrait redessiner le paysage numérique de l’administration française. À condition de ne pas réinventer la roue chacun dans son coin.

Et aussi:

Commentaires : voir le flux Atom ouvrir dans le navigateur

Revue de presse de l’April pour la semaine 15 de l’année 2026

Cette revue de presse sur Internet fait partie du travail de veille mené par l’April dans le cadre de son action de défense et de promotion du logiciel libre. Les positions exposées dans les articles sont celles de leurs auteurs et ne rejoignent pas forcément celles de l’April.

[clubic.com] La France et l'open source: qui sont les moutons noirs et pourquoi ça traîne encore?

✍ Guillaume Belfiore, le samedi 11 avril 2026.

La France affiche son ambition pour la souveraineté numérique via le logiciel libre. Pourtant, la réalité du terrain est plus nuancée. L’État déploie ses propres outils comme LaSuite mais signe aussi un contrat de 152 millions d’euros avec Microsoft. Cette transition est beaucoup moins fluide que prévu.

[Silicon.fr] L'Etat réaffirme son intention de réduire ses dépendances IT

✍ Philippe Leroy, le vendredi 10 avril 2026.

L’Etat veut accélérer sa démarche pour limiter la dépendance numérique aux solutions extra-européennes.

Et aussi:

[GinjFo] VeraCrypt menacé sur Windows: Microsoft bloque et fragilise tout le projet

✍ Jérôme Gianoli, le jeudi 9 avril 2026.

Dans l’univers du chiffrement, il y a des outils important à l’image de VeraCrypt. Héritier direct de TrueCrypt, ce logiciel open source s’est imposé au fil des années comme une référence pour protéger des fichiers, des partitions ou des disques entiers. Mais aujourd’hui, son avenir sur Windows se retrouve brutalement menacé par une décision de Microsoft.

Et aussi:

[Le Monde Informatique] HackerOne suspend les primes de son bug bounty à cause de l'IA

✍ Maxwell Cooter, le mardi 7 avril 2026.

Le programme de chasse aux vulnérabilités HackerOne ne versera plus de primes liées à leurs découvertes. Le recours à l’IA, qui facilite grandement les failles trouvées, rebat le modèle économique de ce type de plateformes.

[Goodtech] Fin de la licence CoLibre: l'April dénonce un recul stratégique

Le lundi 6 avril 2026.

L’association April vient d’exprimer son profond regret suite à l’annonce de la non-reconduction de la licence professionnelle CoLibre. Une décision motivée par des contraintes budgétaires qui interroge sur la stratégie de formation numérique au sein de l’université française.

Commentaires : voir le flux Atom ouvrir dans le navigateur

Revue de presse de l’April pour la semaine 14 de l’année 2026

Cette revue de presse sur Internet fait partie du travail de veille mené par l’April dans le cadre de son action de défense et de promotion du logiciel libre. Les positions exposées dans les articles sont celles de leurs auteurs et ne rejoignent pas forcément celles de l’April.

[ZDNET] Consortium européen pour les communs numériques: l'EDIC sur les rails

✍ Thierry Noisette, le samedi 4 avril 2026.

Le Français Laurent Rojey a été choisi comme directeur de l’EDIC. Chez les cinq Etats fondateurs, l’Agence de technologie souveraine de l’Allemagne recrute, pour trois mois à deux ans, pour des projets open source.

[clubic.com] 80 000 agents de l'Assurance Maladie basculent sur les outils numériques français de l'État, vive la souveraineté!

✍ Alexandre Boero, le mercredi 1 avril 2026.

LaSuite continue de conquérir les administrations françaises. L’Assurance Maladie a officialisé, mercredi, le déploiement de la suite collaborative hexagonale auprès de ses 80 000 agents, un nouveau signal fort pour la souveraineté numérique de l’État.

[ZDNET] Libre et open source express: Mastodon, Echirolles, fin de Wikinews, Libre vs propriétaire

✍ Thierry Noisette, le mardi 31 mars 2026.

Revue de web: grand lifting pour Mastodon. Témoignage sur le Libre en municipalité. Wikimedia va arrêter Wikinews. ‘Alternative’, pas ‘équivalence’, une BD pour expliquer les différences libre-propriétaire aux non-initiés.

[La Voix du Nord] Wimille: avec «Libre en fête», l’accès libre pour tous au numérique ce samedi (€)

✍ Olivier Roussel, le mardi 31 mars 2026.

Organisé nationalement par l’April (Association nationale pour la promotion du logiciel libre) et ses partenaires, cet événement met à l’honneur le logiciel libre, la culture libre, et les valeurs d’écocitoyenneté.

Commentaires : voir le flux Atom ouvrir dans le navigateur

Revue de presse de l’April pour la semaine 13 de l’année 2026

Cette revue de presse sur Internet fait partie du travail de veille mené par l’April dans le cadre de son action de défense et de promotion du logiciel libre. Les positions exposées dans les articles sont celles de leurs auteurs et ne rejoignent pas forcément celles de l’April.

[ouest-france.fr] Chemillé-en-Anjou. Libre en fête: deux jours pour célébrer les logiciels libres et la culture du partage

Le mardi 24 mars 2026.

Les bénévoles de l’Échange de savoir, qui se retrouvent tous les vendredis matin, mais aussi bénévoles dans le groupe GULL (Groupe d’utilisateurs de logiciels libres) sont prêts pour la Fête du libre. Ce sera l’occasion de parler de systèmes d’exploitation autres que Windows et totalement gratuits, mais aussi de logiciels comme la suite bureautique Libre office ou GIMP, un logiciel de retouche photo aussi puissant que Photoshop.

[ZDNET] Pourquoi l'IA est à la fois une malédiction et une bénédiction pour les logiciels libres - selon les développeurs

✍ Steven Vaughan-Nichols, le mardi 24 mars 2026.

L’IA a transformé la sécurité du code, accaparant du temps, de l’attention et sapant le moral. Mais, bien utilisée, elle peut être utile. Voici comment.

Et aussi:

[ZDNET] Allemagne: le format ODF obligatoire dans l'administration

✍ Thierry Noisette, le samedi 21 mars 2026.

The Document Foundation, qui gère LibreOffice, salue la décision du ministère allemand du Numérique, qui impose le format ODF dans l’administration fédérale, refusant ainsi le contesté OOXML de Microsoft.

Et aussi:

Commentaires : voir le flux Atom ouvrir dans le navigateur

Revue de presse de l’April pour la semaine 11 de l’année 2026

Cette revue de presse sur Internet fait partie du travail de veille mené par l’April dans le cadre de son action de défense et de promotion du logiciel libre. Les positions exposées dans les articles sont celles de leurs auteurs et ne rejoignent pas forcément celles de l’April.

[ZDNET] L'administration étudie un poste de travail sous Linux, une circulaire prône l’open source quand «c’est pertinent»

✍ Thierry Noisette, le dimanche 15 mars 2026.

La Dinum étudie le développement d’un poste de travail sous GNU/Linux. Sébastien Lecornu a publié le 5 février une circulaire qui «recommande de privilégier, lorsque c’est pertinent, le recours à des produits open source».

[La Tribune] L’Assemblée passe au crible l’usage d’outils numériques étrangers par les services de l’État

✍ Mathis Beautrais, le dimanche 15 mars 2026.

Une commission d’enquête de l’Assemblée nationale recense les usages d’outils numériques non européens dans les services de l’État, au nom de la souveraineté technologique et démocratique.

[Le Monde.fr] «J’ai décidé de faire mes adieux à Gmail»: ces initiatives pour se passer des Big Tech américaines (€)

✍ Nastasia Hadjadji, le samedi 14 mars 2026.

Accompagnés par des associations, des particuliers et des collectifs abandonnent les Gafam au profit d’autres solutions, libres, sobres, locales et non marchandes.

[Le Monde Informatique] Pourquoi l'IA menace les licences logicielles

✍ Reynald Fléchaux, le vendredi 13 mars 2026.

Comme le montre l’exemple d’une bibliothèque Python, les licences copyleft peuvent facilement être contournées par une réécriture du code dans une IA. Et la problématique concerne aussi le logiciel propriétaire.

[LeMagIT] Dossier: administrez le réseau avec des outils Open source

✍ Cyberhebdo, le mercredi 11 mars 2026.

Ce guide regroupe les solutions incroyablement puissantes et néanmoins accessibles gratuitement pour surveiller le trafic et la sécurité des réseaux. La connaissance de ces outils est considérée comme un avantage dans les entretiens d’embauche.

[Next] Interpellée par le logiciel libre, Bruxelles ajoute un ODS à sa consultation Cybersécurité

✍ Alexandre Laurent, le mercredi 11 mars 2026.

Il n’y a pas de petite victoire. La Document Foundation, qui pilote le développement de la suite bureautique libre et gratuite LibreOffice, s’est félicitée mardi 10 mars d’avoir obtenu gain de cause en 24 heures auprès de la Commission européenne.

[ITforBusiness] Entretien avec Tomasz Blanc, DSI de la DGFiP

✍ Thierry Derouet, le vendredi 27 février 2026.

La Direction générale des Finances publiques administre l’un des SI les plus stratégiques de l’État: près de 800 applications, 5 000 agents, l’impôt sur le revenu, le prélèvement à la source, bientôt des milliards de factures électroniques. À sa tête, Tomasz Blanc raconte comment la DGFiP fait monter en puissance le cloud souverain Nubo, prend le virage de l’IA tout en résorbant la dette technique d’un SI de plus de quarante ans.

Et aussi:

Commentaires : voir le flux Atom ouvrir dans le navigateur

Revue de presse de l’April pour la semaine 8 de l’année 2026

Cette revue de presse sur Internet fait partie du travail de veille mené par l’April dans le cadre de son action de défense et de promotion du logiciel libre. Les positions exposées dans les articles sont celles de leurs auteurs et ne rejoignent pas forcément celles de l’April.

[ZDNET] Élections municipales: l'April propose son pacte du logiciel libre aux candidats

✍ Thierry Noisette, le dimanche 22 février 2026.

L’association libriste propose aux candidats aux élections des 15 et 22 mars de signer un pacte autour de trois objectifs, dont la priorité aux logiciels libres et la contribution à leur pérennité.

Voir aussi:

[TG+] Echirolles: l'écosystème open source isérois se rassemble à La Rampe+

✍ Alexandre Martinez, le jeudi 19 février 2026.

À La Rampe, scène culturelle emblématique d’Échirolles, l’événement AlpOSS (Alpes Open Source Software) a une nouvelle fois réuni, mardi 17 février, éditeurs, prestataires, collectivités et utilisateurs autour de l’open source.

[Numerama] «C’est un fiasco total», le code indigeste généré par IA épuise les modérateurs open-source

✍ Amine Baba Aissa, le mercredi 18 février 2026.

Dans un article publié le 18 février 2026, le média britannique The Register revient sur l’exaspération de nombreux modérateurs open source confrontés au fait de devoir vérifier et corriger des demandes de modification de code boostées par IA. Une gronde qui pousse bon nombre de projets à adopter des mesures de précaution.

Et aussi:

[Silicon.fr] Le virage open source que les entreprises ne peuvent plus ignorer

✍ David Szegedi, le mardi 17 février 2026.

Si l’approche open source représente un territoire inconnu, notamment pour les organisations qui ne l’ont pas encore déployée et qui manquent de maturité en la matière, elle offre une véritable flexibilité.

[ZDNET] Comment l'Anssi veut soutenir l'open source, et en tirer profit

✍ Gabriel Thierry, le lundi 16 février 2026.

L’agence de Vincent Strubel vient de mettre à jour sa politique sur ce sujet, un domaine où elle est active depuis plusieurs années.

Commentaires : voir le flux Atom ouvrir dans le navigateur

Revue de presse de l’April pour la semaine 7 de l’année 2026

[Alliancy] La CAIH dévoile un plan stratégique et lance un programme open source pour réduire la dépendance numérique des hôpitaux

✍ Tiago Gil, le jeudi 12 février 2026.

La centrale d’achat informatique hospitalière (CAIH) engage une nouvelle feuille de route sur cinq ans et initie le programme Alternative, destiné à bâtir un socle numérique souverain pour les systèmes d’information de santé.

[LeMagIT] L’Anssi réaffirme son engagement en faveur du logiciel libre (€)

✍ Valéry Rieß-Marchive, le mercredi 11 février 2026.

L’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information vient de réitérer son engagement en faveur du logiciel libre. Dans la continuité d’une politique établie et confortée de longue date.

Et aussi:

[Républik IT] Les candidats aux Municipales vont-ils adopter le Logiciel Libre?

✍ Bertrand Lemaire, le mercredi 11 février 2026.

L’APRIL relance son initiative «Pacte du Logiciel Libre» à l’occasion du prochain scrutin municipal.

Et aussi:

Voir aussi:

[ZDNET] LibreOffice dénonce le format OOXML

Le mercredi 11 février 2026.

The Document Foundation (TDF) intensifie sa critique contre Microsoft, accusant le géant américain de privilégier ses intérêts commerciaux au détriment de l’interopérabilité.

[Les Numeriques] “Le vibe coding tue l'open-source”: quand l'IA dévore ce qui la nourrit, les économistes sonnent l'alerte

✍ Aymeric Geoffre-Rouland, le lundi 9 février 2026.

Quand un développeur demande à Claude ou ChatGPT d’écrire du code, l’IA pioche dans des milliers de bibliothèques libres sans que l’humain ne lise jamais leur documentation. Résultat: les mainteneurs de ces projets open-source, qui vivent de la visibilité générée par les visites et les interactions, voient leur audience s’effondrer. Une étude économique chiffre ce paradoxe: l’IA qui accélère le développement logiciel asphyxie l’écosystème qui le rend possible.

Commentaires : voir le flux Atom ouvrir dans le navigateur

Wikipedia vs archive.today - 700 000 liens en sursis

Un peu moins de 700 000 liens, c'est le nombre de références vers archive.today que Wikipedia envisage de supprimer d'un coup ! Et la raison est assez dingue... en fait le service d'archivage a planqué du code DDoS dans son CAPTCHA afin d'attaquer le blog d'un mec qui a eu le malheur de chercher l'identité du fondateur du site.

L'histoire est tordue vous allez voir...

En 2023, un blogueur du nom de Jani Patokallio publie un article sur son blog Gyrovague pour tenter d'identifier le créateur d'archive.today, un certain "Denis Petrov" (probablement un pseudo). Pas de quoi fouetter un chat, sauf que le principal intéressé n'a visiblement pas kiffé.

Du coup, un bout de JavaScript s'est retrouvé comme de par hasard dans la page CAPTCHA du service, exécutant une requête vers le blog de Patokallio toutes les 300 millisecondes. Chaque visiteur qui passait par le CAPTCHA devenait alors un soldat involontaire d'une attaque DDoS.

Et le bonhomme ne s'est pas arrêté là... il a ensuite menacé de créer un site porno avec le nom du blogueur. On est vraiment dans la réponse proportionnée, clairement.

Le souci, c'est que Wikipedia utilise archive.today de manière MASSIVE. Cela représente 695 000 liens répartis sur environ 400 000 pages. C'est le deuxième fournisseur d'archives de toute l'encyclopédie !

Du coup, les éditeurs se retrouvent face à un sacré dilemme. D'un côté, on a ceux qui veulent tout blacklister parce que "la sécurité de vos lecteurs, ça passe avant les citations". Et de l'autre, ceux qui rappellent que le service contient des archives qu'on ne trouve NULLE PART ailleurs, même pas sur la Wayback Machine .

Bon courage pour trouver un remplaçant les mecs !

Et petit détail qui n'en est pas un, au passage... En fait, archive.today sert aussi à contourner des paywalls. C'est pratique pour vérifier des sources, ou lire de supers articles sans payer mais techniquement c'est illégal.

Mais quand la source originale a disparu, on fait comment ? Et c'est là tout l'intérêt de ces services d'archivage.

Bon, les paywalls, on comprend tous pourquoi ça existe. Produire de l'info de qualité, ça coûte un bras. Sauf que c'est quand même un truc un peu naze. Vous bossez, vous produisez un contenu top, et au final y'a que 10 personnes qui payent pour le lire. Et ce sont les mêmes 10 personnes qui sont pigistes et qui vont reprendre votre info pour la diffuser gratuitement sur leur média ! On le voit avec Mediapart... des enquêtes énormes derrière un paywall, et toute la presse qui reprend leurs scoops sans payer. Je trouve ça vraiment dommage.

Moi, ce que j'aime dans le fait d'écrire sur le web, c'est que vous me lisiez. Et mettre du contenu derrière un paywall, ça voudrait dire que plein d'entre vous ne me liraient plus. C'est pour cela que même le contenu que je réserve en avant-première sur Patreon , au bout de quelques semaines, je le libère pour tout le monde.

Quand je vois The Verge par exemple qui en met dans tous les sens... ben j'y vais plus. J'ai pas envie de payer un abonnement de plus pour une valeur ajoutée pas folle. C'est un peu comme les bandeaux cookies, à savoir un effet de bord regrettable du web moderne. On doit faire avec parce que personne n'a trouvé mieux comme idée...

Bref, entre les DDoS vengeurs, les 700 000 liens en sursis et les paywalls qui pourrissent tout ... le web ouvert, c'est pas gagné les amis. Voilà voilà.

Source

Le prochain Drupalcamp se déroulera à Grenoble les 9, 10 et 11 avril 2026 prochain

L’association Drupal France & Francophonie organise la 13ème édition du Drupalcamp les 9, 10 et 11 avril 2026 au campus Universitaire Grenoble Alpes de Grenoble (France, Isère 38). Drupal est « un système de gestion de contenu (CMS) libre et open-source publié sous la licence publique générale GNU et écrit en PHP ».

Après Rennes en 2024, puis un Barcamp à Perpignan en 2025, cette année 2026 nous emmène au pied des montagnes à Grenoble pour un format de 3 jours de rencontres, soit deux journées de conférences les jeudi et vendredi. La journée du samedi est réservée à la contribution.

Des moments d’ateliers et micro-formation sont également au programme, pour faire de cet évènement une réussite d’un point de vue communauté autour du projet Open Source Drupal.

Le Drupalcamp Grenoble c’est la rencontre de la communauté francophone autour du logiciel libre Drupal. Ouvert à toutes et tous, les rencontres, conférences et ateliers permettent d’adresser à un public toujours plus large des sujets et thématiques diversifiées.

Notre objectif principal est de rendre la création de sites plus simple et la gestion des contenus plus intuitive pour tous. Comme de fédérer les utilisateurs et professionnels qui utilisent Drupal au quotidien.

Du simple curieux au développeur expert, tous ceux qui s’intéressent à Drupal et aux logiciels libres pourront participer à cette manifestation rythmée par :

  • des conférences (jeudi 9 et vendredi 10 avril), données par des professionnels reconnus et des membres de la communauté Drupal au cours desquels des thématiques nouvelles seront explorées,
  • des sessions de découverte étayées par des démonstrations à l’intention d’un public plus néophyte,
  • une journée de formation gratuite (Drupal in a Day) dédiée à l’initiation pour que les curieux puissent se lancer dans la création de leur premier site (sur inscription)
  • des moments de réseautage et de convivialité avec, notamment, la très attendue soirée communautaire !

Informations pratiques : Campus Universitaire Grenoble Alpes qui se situe à Saint-Martin d'Hères
https://grenoble2026.drupalcamp.fr/

Contact : drupalcamp@drupal.fr

Commentaires : voir le flux Atom ouvrir dans le navigateur

Revue de presse de l’April pour la semaine 6 de l’année 2026

Cette revue de presse sur Internet fait partie du travail de veille mené par l’April dans le cadre de son action de défense et de promotion du logiciel libre. Les positions exposées dans les articles sont celles de leurs auteurs et ne rejoignent pas forcément celles de l’April.

[Républik IT Le Média] Achats numériques de l'État: encore une circulaire pour de bonnes pratiques

✍ Bertrand Lemaire, le jeudi 5 février 2026.

Une nouvelle circulaire travaillée par trois ministères va être publiée pour fixer une doctrine d’achats numériques de l’État. Une de plus.

[Next] Le vibe coding met en danger l’open-source selon des économistes

✍ Martin Clavey, le mercredi 4 février 2026.

En générant du code à partir de multiples sources des logiciels libres, le vibe coding détourne en même temps nombre d’utilisateurs des personnes qui ont créé ces logiciels. Les financements, les rapports de bugs et les discussions s’amenuisent en parallèle à la destruction des communautés d’utilisateurs, constatent des chercheurs en économie.

Et aussi:

[clubic.com] Les logiciels de caisse libres sauvés par la loi de finances 2026

✍ Alexandre Boero, le mercredi 4 février 2026.

La loi de finances 2026, enfin votée, rétablit l’auto-attestation des logiciels de caisse, après un an de mobilisation. Les éditeurs de solutions libres peuvent enfin respirer.

Et aussi:

Voir aussi:

Commentaires : voir le flux Atom ouvrir dans le navigateur

Revue de presse de l’April pour la semaine 5 de l’année 2026

Cette revue de presse sur Internet fait partie du travail de veille mené par l’April dans le cadre de son action de défense et de promotion du logiciel libre. Les positions exposées dans les articles sont celles de leurs auteurs et ne rejoignent pas forcément celles de l’April.

[Les Numeriques] Bye bye Windows 11: comment j'ai appris à ne plus m'en faire et à aimer Linux

✍ Diogo Ribeiro, le dimanche 1 février 2026.

Quitter Windows 11 a été la meilleure décision que j’ai prise en 2025. Un an après avoir installé Linux sur mon PC portable, petit bilan de mon Pacs avec l’OS open source, qui vit aujourd’hui une véritable résurgence aux marges des déboires de Microsoft.

[Next] Et si Linus Torvalds passait la main? Le noyau Linux a son plan de continuité d’activité

✍ Alexandre Laurent, le jeudi 29 janvier 2026.

L’équipe en charge du noyau Linux a formalisé les modalités d’un plan de continuité d’activité destiné à préparer l’évolution de la gouvernance du projet si Linus Torvalds venait à en laisser les rênes.

[ZDNET] Cybersecurity Act 2: Bruxelles sacrifie la souveraineté du cloud européen sur l'autel du marché

✍ Xavier Biseul, le mardi 27 janvier 2026.

La révision du règlement cyber européen exclut les critères de souveraineté dans la délivrance de certifications cloud. Un revers pour la France qui, dans la dernière version du SecNumCloud, offre une immunité aux lois extraterritoriales américaines comme Cloud Act.

[Numerama] La France veut remplacer Microsoft Teams et Google Meet par «Visio», un outil souverain pour les appels vidéo

✍ Nicolas Lellouche, le lundi 26 janvier 2026.

Les attaques récentes de Donald Trump contre l’Europe ont réveillé les consciences de nombreux pays européens qui militent désormais pour réduire leur dépendance aux États-Unis. Dans un communiqué envoyé le 26 janvier 2026, Bercy annonce avoir pour projet de lancer son propre outil de visioconférence d’ici 2027, pour réduire son exposition à d’éventuels coups de pression.

Et aussi:

[clubic.com] Le père du logiciel libre n'aime ni l'IA, ni les voitures connectées, ni les smartphones

✍ Guillaume Belfiore, le lundi 26 janvier 2026.

Richard Stallman, fondateur du projet GNU, a donné une conférence de près de 2h30 à l’institut Georgia Tech le 23 janvier dernier. Le militant du logiciel libre de 72 ans y a critiqué le paysage de l’industrie tech actuelle : il critique à tour de rôle l’intelligence artificielle, les voitures connectées et les smartphones.

[ZDNET] 'Préserver notre santé mentale': cURL suspend son bug bounty, face aux mauvaises contributions par IA

✍ Thierry Noisette, le dimanche 25 janvier 2026.

Le logiciel libre suspend son programme de bug bounty après avoir reçu en peu de temps trop de contributions sans intérêt: «Le flux actuel de signalements surcharge l’équipe de sécurité de cURL, et cette mesure vise à réduire le bruit.»

Commentaires : voir le flux Atom ouvrir dans le navigateur

Revue de presse de l’April pour la semaine 4 de l’année 2026

Cette revue de presse sur Internet fait partie du travail de veille mené par l’April dans le cadre de son action de défense et de promotion du logiciel libre. Les positions exposées dans les articles sont celles de leurs auteurs et ne rejoignent pas forcément celles de l’April.

[clubic.com] 'Si nous voulons des logiciels libres, nous devons les payer' - Interview CryptPad

✍ Guillaume Belfiore, le dimanche 25 janvier 2026.

Des suites bureautiques alternatives, il en existe plusieurs. Mais au-delà du modèle open source, la promesse d’un environnement collaboratif entièrement chiffré reste très rare. C’est sur ce point que l’entreprise française CryptPad entend se différencier.

[clubic.com] Booster l'open source: Bruxelles reçoit des centaines de réponses pour faire avancer le projet

✍ Guillaume Belfiore, le lundi 19 janvier 2026.

Lancée début janvier, la consultation publique sur l’open source européen n’est pas passée inaperçue. Celle-ci a collecté déjà près de 600 réponses en seulement quelques jours, émanant d’organisations, de sociétés ou de citoyens.

[Le Monde Informatique] La Dinum davantage impliquée dans les achats IT de l'Etat

✍ Reynald Fléchaux, le lundi 19 janvier 2026.

Une circulaire en préparation doit renforcer le poids de la DSI de l’Etat dans les achats numériques du secteur public. Et les transformer en levier de souveraineté.

[l'Humanité.fr] Comment s'émanciper des GAFAM? (1/2) (€)

✍ Magali Garnero, le mercredi 14 janvier 2026.

Leurs milliards de profits financent un lobbying contre toute réglementation. S’en libérer, c’est reprendre le contrôle sur nos outils et nos données.

Voir aussi:

Commentaires : voir le flux Atom ouvrir dans le navigateur

NeoCities - Refaire du vrai web comme à l'époque

Je suis complètement passé à côté car j'étais en vacances lors de leur dernière mise à jour... mais j'ai franchement halluciné en retombant sur NeoCities ces jours-ci. Si vous avez connu l'époque bénie de GeoCities , quand le web était moche mais vivant, alors vous allez kiffer.

NeoCities, c'est tout simplement l'héritier spirituel de cette époque... mais en mieux ! Leur philosophie c'est de redonner le contrôle aux gens et ramener la créativité brute sur le web, tout ça sans publicité, sans trackers ni cookies et sans vendre vos données à des IA aux dents pourries.

L'interface de NeoCities - sobre, efficace et sans fioritures ( Source )

Vous l'aurez compris parce que vous êtes malin, c'est un service d'hébergement de sites statiques. Vous lui balancez votre HTML, votre CSS et vos bouts de JavaScript, et hop, votre site est en ligne ! Comme ça on esquive le couple moteur + base de données PHP/MySQL qui rame ou qui se fait hacker tous les quatre matins. Là au moins c'est sécurisé, c'est rapide, et c'est surtout ultra-libre.

J'ai fait à peu près le même move moi-même en 2024, en migrant mon site dynamique sur une version statique. Et je pense que vous avez apprécié parce que le site est beaucoup plus rapide à charger, la navigation est beaucoup plus agréable, et chaque jour mon trafic augmente, ce qui est un bon signe quand même. Je viens justement d'en faire un petit retour d'expérience sur ma page LinkedIn Korben .

En effet, j'ai arrêté de partager mes articles sur mes réseaux sociaux il y a peu, et j'ai retiré la pub AdSense en juin dernier. Je pensais que cela aurait eu un impact négatif fort sur mon trafic, alors qu'en fait c'est tout le contraire qui s'est produit ! Et comme mes revenus ne sont plus corrélés à la quantité d'articles que je fais chaque jour, je n'ai plus aucune pression. Alors je m'amuse à écrire comme un porc ou pas du tout en fonction du temps dont je dispose, des idées folles qui me passent par la tête, et de mes problèmes de sommeil ^^.

Allez, je ferme la parenthèse pour revenir à NeoCities.

Déjà leur offre gratuite envoie du bois puisque vous avez le droit à 1 Go de stockage et 200 Go de bande passante par mois. C'est laaaaargement suffisant pour faire un site qui déchire avec des GIFs animés horribles et vos meilleures réflexions sur la vie. Je vous invite vraiment aller voir la galerie des sites ici , c'est incroyable.

Après vous pouvez aussi soutenir le projet et devenir un "Supporter" pour 5$/mois, vous passerez alors à 50 Go de stockage, 3 To de bande passante, et surtout la possibilité d'utiliser votre propre nom de domaine.

Si ça vous chauffe, je vous conseille vraiment de prendre l'option payante avec votre propre nom de domaine, parce que comme ça le jour où vous voudrez déménager vote site, ce sera beaucoup plus simple. Avoir son NDD à soi, c'est vraiment le truc que je conseille à tout le monde, parce que le jour où le service ferme, vous perdez votre communauté !

Ce qui est vraiment génial avec NeoCities c'est également l'aspect social. On retrouve les fameux "WebRings" comme à l'époque... Si vous n'avez pas connu, bande de bébés, c'était des sites qui se liaient les uns aux autres pour former des anneaux thématiques. C'était vraiment chouette. On retrouve aussi sur NeoCities un système de tags pour découvrir des trucs cool, comme à l'ancienne, bien loin des algo de réseaux sociaux qui vous enferment dans une bulle.

Là on explore le web comme on le faisait en 1998, avec curiosité et un max de sérendipité !

Et pour les plus barbus d'entre vous, sachez qu'il existe même un outil en ligne de commande (CLI) pour déployer vos fichiers au taquet sans passer par l'interface web. C'est nickel pour intégrer ça dans vos workflows de dev.

Forcément, ça me rappelle quand GeoCities a été supprimé . On a tous chialé nous les vieux parce que c'était un pan entier de l'histoire du net qui partait en fumée. Alors heureusement que des initiatives comme celle-là existent pour préserver cet esprit de liberté sur le web et permettre à tous, même ceux qui n'ont pas de compétences techniques, d'avoir un petit bout de web rien qu'à eux.

Ouais je déteste l'élitisme de certaines personnes qui, parce qu'elles maitrisent 2 ou 3 trucs sous Ubuntu, se la jouent chefaillon face aux gens normaux qui aimeraient bien juste partager des trucs à eux, sans forcément plonger dans la fosse à purin des services de microblogging ou devenir à leur tour un de ces "sapusépaslibré" qui se la racontent.

Et justement, Neocities est à la croisée des chemins. C'est pas auto-hébergé mais c'est pas un GAFAM, c'est éthique, c'est simple à utiliser, c'est payant oui mais c'est pas si cher que ça. C'est même open source ! Alors si vous avez un projet de site perso qui traîne, et que vous n'avez pas envie de vous fader la technique, c'est peut-être le moment de vous lancer comme à l'ancienne !

Mais attention, et c'est un webmaster qui a débuté en 1997 qui vous dit ça : Vous risquez d'y passer vos nuits !!!

Revue de presse de l’April pour la semaine 3 de l’année 2026

Cette revue de presse sur Internet fait partie du travail de veille mené par l’April dans le cadre de son action de défense et de promotion du logiciel libre. Les positions exposées dans les articles sont celles de leurs auteurs et ne rejoignent pas forcément celles de l’April.

[Numerama] Contrôles CAF: comment fonctionne le nouvel algorithme de data mining?

✍ Amine Baba Aissa, le dimanche 18 janvier 2026.

Alors que le dispositif avait suscité de nombreuses critiques au sein d’associations en France, la CNAF a choisi de ne pas renoncer à son algorithme de contrôle des allocataires et vient de déployer un nouveau modèle de «data mining».​ Cette fois, l’organisme mise sur une communication plus transparente et a décidé

[Mediapart] Wikipédia, les 25 ans d'une utopie réussie devenue le punching-ball de l'extrême droite (€)

✍ Dan Israel, le jeudi 15 janvier 2026.

L’encyclopédie en ligne, gratuite et coopérative, a été lancée le 15 janvier 2001. Avec 65 millions d’articles en 326 langues, son succès a dépassé toutes les attentes, malgré les critiques régulière…"

[Républik IT Le Média] Software Heritage: dix ans de préservation du patrimoine applicatif

✍ Bertrand Lemaire, le mercredi 14 janvier 2026.

Le 28 janvier 2026, Software Heritage fêtera ses dix ans à l’Unesco. Morane Gruenpeter, directrice de la verticale Open-Science, et Bastien Guerry, responsable des partenariats, présentent cette initiative qui vise à préserver le patrimoine applicatif quelque soit le sort des éditeurs ou les feuilles de route de ceux-ci.

[ZDNET] Logiciel libre et souveraineté: la Commission européenne lance un appel à contributions

✍ Thierry Noisette, le lundi 12 janvier 2026.

La Commission propose jusqu’au 3 février aux développeurs, entreprises et communautés open source, administrations et chercheurs de contribuer à la future stratégie européenne d’écosystème numérique ouvert. En identifiant les obstacles à l’adoption de l’open source et en suggérant des mesures concrètes.

Et aussi:

Commentaires : voir le flux Atom ouvrir dans le navigateur

Iran - La chasse aux sorcières version Starlink s'intensifie

Bon, on savait que c’était tendu en Iran pour chopper un peu d’Internet libre, mais là on passe clairement au niveau supérieur dans la traque technologique.

En effet, si vous pensiez que poser une antenne Starlink sur votre toit en scred suffisait pour échapper aux mollahs, vous allez être déçus. On n’est plus sur du "je cache le routeur derrière un ficus et tout ira bien", mais sur un mélange de coupures massives, de brouillage, et de chasse aux terminaux qui ressemble très fort à de la guerre électronique.

Déjà, rappelons un peu le contexte... Quand l’État coupe Internet et bride même le téléphone, Starlink devient systématiquement la bouée. Normal c'est de la connexion satellite, donc ça passe partout. Mais le Wall Street Journal raconte que, ces derniers jours, les autorités ont commencé à fouiller et confisquer des paraboles, notamment dans l’ouest de Téhéran, avec des perturbations plus fortes le soir, au moment où les gens descendent dans la rue. Forcément avoir du Starlink c’est illégal et les kits sont passés en contrebande via des bateaux depuis Dubaï, ou par la route via le Kurdistan irakien, etc. Bref, le tuyau vers l'Internet libre est rare, cher, risqué… mais vital pour sortir des vidéos de ce qui se passe dans le pays.

Dishy, l’antenne Starlink pour les intimes, est une antenne à réseau phasé qui dirige son énergie vers le satellite. Mais le truc à comprendre, c’est que "faisceau étroit" ne veut pas dire "invisible" car comme toute émission radio, ça laisse une empreinte. Du coup, un terminal qui transmet peut être détecté, surtout si en face il y a des moyens sérieux de radiogoniométrie / SIGINT (repérer qu’il y a une source, estimer une direction, recouper depuis plusieurs points, etc.).

Et à partir du moment où on peut recouper des mesures, on n’est plus très loin de remonter à un quartier… voire plus précis selon les moyens et la densité de capteurs.

Et justement, c'est là qu'on sort du folklore puisqu'avec tout ce qui se passe actuellement en Iran, il y a une intensification des efforts pour brouiller le service ainsi qu'une chasse active aux utilisateurs. Sur le volet "matos", on voit par exemple circuler des noms de systèmes russes présentés comme capables de repérer des terminaux Starlink (certains médias russes ont même mis en avant un système surnommé "Borshchevik") mais ce genre d’étiquette et les performances annoncées sont difficiles à vérifier indépendamment depuis l’extérieur. Ce qui est sûr en tout cas, c’est que sur le terrain, l’Iran traite ça comme une cible de guerre électronique, et pas comme un simple routeur interdit.

Autre point important chez Starlink, c'est le GNSS (GPS & co). On entend souvent que les affreux s'amusent à brouiller le GPS, donc l’antenne ne sait plus où elle est, donc ça marche plus. Mais la réalité est moins binaire car oui, le brouillage/spoofing GNSS peut compliquer ou empêcher la mise en service, dégrader la stabilité, ou foutre le bazar dans la synchronisation, surtout si le terminal a été déplacé ou redémarre en zone hostile. Mais selon les versions, les firmwares et les conditions radio, ça va plutôt d'un "ça rame" à un "ça coupe". Ce n'est donc pas forcément un interrupteur magique universel même si pour le régime iranien, ça reste une arme efficace pour rendre l’accès instable au moment où les gens en ont le plus besoin.

Évidemment, côté utilisateurs, c’est système D sur fond de parano (justifiée), et de créativité. On a vu passer des paraboles planquées sous des structures ou déguisées en objets du quotidien et beaucoup font attention au "bruit" autour de l'antenne... Par exemple certains évitent de laisser un Wi-Fi qui hurle “SALUT JE SUIS LÀ” au voisinage et passent sur du filaire quand c’est possible. Parce qu’au-delà du lien satellite, le premier truc qui peut trahir, c’est aussi tout ce qui rayonne localement (Wi-Fi, équipements, habitudes de trafic…). Et quand en face y'a des gens qui fouillent, confisquent, et cherchent des preuves, chaque détail compte.

L’Iran aurait même poussé le dossier à l’Union Internationale des Télécommunications (ITU, ONU) afin de tenter de faire interdire le service d'Elon Musk sur son territoire. Mais les États-Unis et Starlink résistent à l’idée d’appliquer ce bannissement au-delà du fait de couper des terminaux identifiés. En clair, c'est pas juste une chasse technique mais c’est aussi une bataille diplomatique et juridique pour l'Iran.

Mais alors si Starlink devient trop dangereux ou trop instable, qu’est-ce qu’il reste au peuple iranien ? Hé bien là, on passe en mode plan B / plan C. Par exemple, certains regardent du côté des messageries capables de faire du relais local / du store-and-forward , des réseaux mesh à l’ancienne en Bluetooth / Wi-Fi direct, pour faire passer des messages de proche en proche quand Internet est mort. Ça ne remplace pas une connexion, c'est certain, mais ça peut maintenir une circulation d’infos dans une ville, et parfois faire remonter des messages vers une passerelle qui, elle, a accès au monde extérieur.

On parle aussi beaucoup du "satellite-to-cell / direct-to-device" c'est à dire envoyer des SMS via satellite avec un téléphone standard. La techno existe et avance, oui, mais attention, ce n’est pas non plus une baguette magique activable n’importe où, car ça dépend des déploiements, des accords opérateurs, des fréquences, et… du fait que le régime ne vous mette pas des bâtons dans les roues par d’autres moyens. Disons donc que c’est une possibilité à garder en tête mais pas un joker garanti à ce jour.

Et puis il y a les hacks "crypto" qui reviennent dans les discussions dès qu’un pays se retrouve isolé. Là aussi, il faut être précis car recevoir des infos via satellite (genre l’état de la blockchain Bitcoin) c’est un truc connu, mais émettre une transaction vers le réseau, il faut quand même un canal de sortie quelque part (une passerelle, un relais, une connexion, même indirecte). Donc oui, il y a des bricolages via despasserelles (SMS, relais, etc.), mais ce n’est pas du "Bitcoin par SMS directement vers les nœuds" comme par magie.

Dernier point, parce qu’on voit passer des chiffres et des infographies qui donnent beaucoup de chiffres... Tant que la coupure Internet rend la vérification infernale, il faut être prudent sur les chiffres qu'on nous annonce sur la situation dans le pays. Par contre, sur la partie forensique réseau des initiatives comme Whisper compilent des signaux techniques (BGP, instabilités, etc.) qui aident à comprendre comment un pays comme l'Iran se fait effacer d’Internet et ça, c’est une pièce très utile du puzzle, même si ça ne remplace pas une enquête indépendante sur le terrain.

Voilà, je trouve ça très moche ce qui se passe là bas et voir que la technologie, qui devrait être un pont, devient un champ de bataille, ça me révolte. Alors en attendant, un grand respect aux bidouilleurs et autres geeks qui se trouvent là-bas et qui risquent gros pour juste nous envoyer de l'info sur ce qui se passe vraiment chez eux.

Revue de presse de l’April pour la semaine 2 de l’année 2026

Cette revue de presse sur Internet fait partie du travail de veille mené par l’April dans le cadre de son action de défense et de promotion du logiciel libre. Les positions exposées dans les articles sont celles de leurs auteurs et ne rejoignent pas forcément celles de l’April.

[Le Monde.fr] «Les Gafam ont colonisé progressivement nos imaginaires» (€)

✍ Fabrizio Defilippi, le samedi 10 janvier 2026.

TRIBUNE. L’essor de l’intelligence artificielle, et avec elle d’images produites rapidement, a entraîné un appauvrissement de la créativité en ligne, au point de susciter une vague de nostalgie pour le Web tel qu’il existait auparavant, souligne Fabrizio Defilippi, spécialiste des cultures numériques, dans une tribune au «Monde».

[Le Monde.fr] «La domination de la Chine dans l'IA open source est un défi pour les Etats-Unis» (€)

✍ Alexandre Piquard, le jeudi 8 janvier 2026.

CHRONIQUE. La concurrence entre modèles propriétaires et modèles ouverts et gratuits d’intelligence artificielle est au cœur de l’affrontement économique et idéologique entre l’Amérique de Trump et la Chine de Xi Jinping, explique Alexandre Piquard dans sa chronique.

Et aussi:

[EurActiv] La Commission européenne veut commercialiser l'open source pour en faire un levier de souveraineté numérique FR

✍ Maximilian Henning, le mercredi 7 janvier 2026.

La Commission européenne entend renforcer la souveraineté numérique de l’UE en favorisant la commercialisation des logiciels open source développés en Europe, selon une consultation publiée mardi 6 janvier.

[ZDNET] Linux sera invincible en 2026

✍ Steven Vaughan-Nichols, le lundi 5 janvier 2026.

Linux et l’open source s’apprêtent à connaître une année faste, avec la croissance de PDM sur les ordinateurs de bureau, la montée en puissance de Rust et toujours plus de sécurité.

[France Info] Arrêter la dépendance à Google: Côte-d'Or Street, première numérisation des routes proposée par un département, 'un véritable enjeu de souveraineté'

✍ Auberi Verne, le mercredi 31 décembre 2025.

Le Département de Côte-d’Or a lancé, fin décembre, son propre service de navigation virtuelle sur le réseau routier. Une façon d’assurer son indépendance face à l’hégémonie du géant Google Street View.

Et aussi:

[ZDNET] Libre et open source express (1/2): dons aux assos, exclusion numérique, Acteurs du Libre, Science ouverte, collectivités

✍ Thierry Noisette, le mardi 30 décembre 2025.

En bref. Et vous, qui soutenez-vous? Ce que peuvent faire les entreprises contre l’exclusion numérique, par Emmaüs Connect. Lyon, Grenoble et d’autres villes, retours d’expérience sur l’adoption de solutions libres

Et aussi:

Commentaires : voir le flux Atom ouvrir dans le navigateur

CENI - La Chine vient de mettre en service l'héritier d'ARPANET

Vous vous souvenez d'ARPANET, ce réseau militaire américain des années 60-70 qui a donné naissance à Internet ? En 2006, les États-Unis ont remis le couvert avec GENI, un autre réseau de recherche afin de tester les technologies futures du web et qui a fonctionné durant plus d'une décennie avant de s'éteindre progressivement jusqu'en 2023.

Et aujourd'hui, devinez qui vient de prendre le relais ?

La Chine, évidemment !

Le pays vient en effet d'annoncer la mise en service officielle de CENI, pour China Environment for Network Innovation, qui est ni plus ni moins que la première infrastructure nationale chinoise dédiée à l'innovation dans les technologies réseau. Et les specs font un peu peur je dois dire...

Il s'agit d'un réseau qui relie 40 villes chinoises via plus de 55 000 km de fibre optique et qui a nécessité plus de 10 ans de construction. Le truc est capable de supporter 128 réseaux hétérogènes simultanément et de mener 4 096 tests de services en parallèle... Niveau chiffres, c'est assez costaud.

Pour vous donner une idée de ce que ça peut faire, ils ont effectué un test de transfert avec le radiotélescope FAST dans la province du Guizhou. Résultat, 72 téraoctets de données transférées vers la province du Hubei en à peine 1,6 heure sur une distance d'environ 1 000 km. Un calcul rapide nous donne un débit proche des 100 Gbit/s soutenu sur la durée... Sur une connexion fibre grand public à 1 Gbit/s, ce même transfert aurait pris environ une semaine.

Mais le plus impressionnant, c'est la stabilité du bouzin. D'après Liu Yunjie, le chef scientifique du labo Zijin Mountain, CENI affiche zéro perte de paquets lors des tests avec une gigue de latence inférieure à 20 microsecondes, même à pleine charge, sur un backbone de 13 000 km traversant 13 provinces et gérant 10 000 services déterministes. Ce sont des performances qu'on ne voit pas tous les jours...

Et côté applications, c'est le feu ! Huawei et Baidu sont déjà sur le coup pour tester leurs technos respectives, notamment pour des modèles d'IA avec 100 milliards de paramètres, dont chaque itération ne prend que 16 secondes grâce aux débits de CENI pour synchroniser les GPU. Y'a aussi le support des technologies 5G-A et 6G qui est prévu, ainsi que des applications pour l'industrie, l'énergie, la santé et l'éducation.

Et leur prochaine étape, ça va être de connecter 100 universités et entreprises leaders au réseau.

L'objectif avoué de CENI, c'est donc de développer des innovations "5 à 10 ans en avance sur l'industrie" et de, je cite, "prendre l'initiative dans la compétition internationale en matière de cyberespace". Bref, c'est aussi une question de souveraineté technologique et de positionnement géopolitique.

Screenshot

La Chine reprend donc explicitement le flambeau des projets de recherche réseau américains désormais abandonnés. ARPANET a ouvert la voie dans les années 70, GENI a pris le relais jusqu'en 2023, et maintenant c'est CENI qui devient le laboratoire mondial pour les architectures réseau du futur.

Et avec ses 221 brevets déposés, 139 droits d'auteur logiciels et 206 normes internationales et nationales, le projet a déjà une belle base de propriété intellectuelle...

Donc on verra bien ce qui en sortira dans les années à venir...

Source

Revue de presse de l’April pour la semaine 50 de l’année 2025

Cette revue de presse sur Internet fait partie du travail de veille mené par l’April dans le cadre de son action de défense et de promotion du logiciel libre. Les positions exposées dans les articles sont celles de leurs auteurs et ne rejoignent pas forcément celles de l’April.

[Goodtech] «Libre à vous!»: découvrez quel prix spécial du jury a reçu cette émission de radio

Le jeudi 11 décembre 2025.

L’émission de l’April, «Libre à vous!», vient de remporter le prix spécial du jury des «Acteurs du libre» pour son rôle crucial dans la défense des libertés informatiques.

[Génération NT] HDMI 2.1 bridé sur la Steam Machine: la faute à Linux!

✍ Mathieu M., le mardi 9 décembre 2025.

La nouvelle Steam Machine de Valve, bien que matériellement compatible avec le HDMI 2.1, sera limitée par son logiciel. En cause: SteamOS, basé sur Linux, ne peut intégrer les pilotes open source nécessaires, bloqués par le HDMI Forum. Valve doit donc trouver des parades, comme la compression de couleurs, pour offrir du 4K à 120 Hz, mais avec des compromis.

[leParisien.fr] Un bug informatique menace de bloquer le RER A et huit lignes de métro en 2038

✍ Candice Doussot, le mardi 9 décembre 2025.

Le tribunal administratif de Paris a condamné, jeudi 13 novembre, Alstom à réparer un défaut logiciel grave affectant le RER A, huit lignes de métro et six lignes de tramway. Sans correction, ces rames s’arrêteront le 19 janvier 2038.

[Les Numeriques] “Il est temps d'envisager sérieusement de quitter Windows”: l'appel de 20 associations pour passer sous Linux

✍ Corentin Bechade, le lundi 8 décembre 2025.

Fort de son succès récent sur l’allongement de la durée des mises à jour de Windows 10, le collectif «Non à la taxe Windows passe désormais la deuxième en faisant ouvertement campagne pour une bascule vers le logiciel libre.

Et aussi:

Commentaires : voir le flux Atom ouvrir dans le navigateur

Revue de presse de l’April pour la semaine 49 de l’année 2025

Cette revue de presse sur Internet fait partie du travail de veille mené par l’April dans le cadre de son action de défense et de promotion du logiciel libre. Les positions exposées dans les articles sont celles de leurs auteurs et ne rejoignent pas forcément celles de l’April.

[ZDNET] 'Non à la taxe Windows': 20 organisations appellent à passer au logiciel libre

✍ Thierry Noisette, le dimanche 7 décembre 2025.

20 organisations invitent à passer au Libre et demandent la liberté de choix informatique, dès l’acte d’achat, avec l’affichage des coûts des licences et la possibilité d’acheter un ordinateur sans système d’exploitation imposé.

Et aussi:

[Goodtech] Logiciels de caisse: le Parlement veut rétablir l'auto-attestation et sauver l'open source

Le jeudi 4 décembre 2025.

Victoire en vue pour le logiciel libre en France: après l’Assemblée, le Sénat vote la fin de la certification tierce obligatoire pour les logiciels de caisse, jugée trop coûteuse et inadaptée. L’avis de l’APRIL.

[Génération NT] L'ascension de Linux: le géant Windows est-il vraiment en danger?

✍ Mathieu M., le mercredi 3 décembre 2025.

Longtemps cantonné à une niche d’experts, Linux connaît une croissance spectaculaire sur les PC de bureau. Sa part de marché a triplé en quatre ans, largement alimentée par des utilisateurs fuyant un Windows jugé trop contraignant. Entre la fin du support de Windows 10 et l’essor du gaming, l’OS libre est devenu une alternative crédible pour des millions de personnes.

[ZDNET] Le nouveau modèle open source de DeepSeek est-il le dernier coup de pelle porté à l'IA propriétaire?

✍ Webb Wright, le mercredi 3 décembre 2025.

Avec des résultats impressionnants, la dernière version open-source du modèle d’IA chinois relance la question de savoir si les modèles propriétaires en valent la peine.

Commentaires : voir le flux Atom ouvrir dans le navigateur

L'archéologie numérique - Fouiller là où plus personne ne cherche

Vous cherchez un vieux driver obscur de 2003, une démo technique jamais rééditée, ou ce vieux shareware DOS que personne n’a archivé ? Pas de souci, vous allez sur Google qui vous crache 3 liens morts et vous renvoie sur Reddit ou je ne sais où ailleurs… et vous abandonnez l’idée en vous disant que ça n’existe plus.

Mais sachez que pendant que vous galérez sur le web de surface, il existe tout un écosystème de réseaux zombies où les fichiers continuent de circuler comme si de rien n’était. eMule tourne toujours (oui), et des index FTP affichent carrément des milliards de fichiers encore dispo.

Bienvenue dans l’archéologie numérique pratique où aujourd’hui, on va apprendre à fouiller là où personne ne cherche plus. Et petit rappel utile, je vais vous parler ici uniquement de fichiers publics et légitimes (genre des drivers, des freewares, des docs, des archives de projets…etc), et pas de téléchargement illégal.

Mais avant de plonger dans ces réseaux, parlons un petit peu avant de sécurité parce que vous allez quand même télécharger des fichiers d’origines douteuses. Donc, utilisez une VM Linux légère (Ubuntu 22.04 LTS dans VirtualBox, ou une install minimal), avec un VPN avec kill-switch activé, un antivirus avec scan automatique, et un gestionnaire de téléchargement comme JDownloader2 avec des filtres activés.

Alors, pourquoi isoler sa machine AVANT de télécharger, me direz-vous ?

Hé bien parce qu’un fichier vérolé dans une VM, vous effacez la VM. Alors qu’un fichier vérolé sur votre machine principale, vous commencez à négocier avec votre week-end.

On commence donc par le web indexé étendu. Google indexe beaucoup de choses c’est vrai, mais pas tout (et pas partout). Et les opérateurs de recherche, c’est juste l’art de poser les bonnes contraintes : site:, guillemets, filetype:, intitle:… c’est documenté noir sur blanc chez Google donc je vous laisse lire tout ça , mais voici un exemple…

`site:vogonsdrivers.com "Voodoo3" driver`

ou

`site:catalog.update.microsoft.com "nom du périph"`

…pour tomber sur des pages que personne ne linke plus, mais qui existent encore. Et si vous voyez un “Index of /” sur un serveur, traitez ça comme un miroir public, mais surtout pas comme une invitation à aspirer tout le disque au risque de vous faire ban ou de voir le site se mettre en croix.

Bonus moteur de recherche rien que pour vous, Yandex peut parfois remonter des résultats différents (langues, régions, caches), mais oubliez le mythe “anti-DMCA magique” car Yandex retire aussi les liens qui vont vers du contenu sous copyright.

Voilà, utilisez plusieurs moteurs de recherche pour multiplier les angles de recherche. C’est un bon début.

Ensuite, Archive.org que vous connaissez tous, ne se limite pas aux vieilles versions de sites web. Le move le plus propre c’est de coller l’URL d’origine dans la Wayback Machine et vous remonterez le temps. Et si vous voulez jouer au chirurgien (URLs mortes, patterns, dates), il y a même une API CDX qui interroge l’index des captures, comme ça, un driver disparu en 2008 a peut-être été crawlé. Ou pas. Mais bon, ça prend 30 secondes à vérifier donc pourquoi se priver ?

Il restait aussi, c’est vrai, des dinosaures qui traînaient comme Uloz.to, longtemps cité comme “cimetière vivant”, mais qui malheureusement a annoncé la fin du partage public en 2023. En revanche, pour les vieux drivers et outils, vous avez des spots nettement plus propres tels que VOGONS Drivers (vintage hardware) et même le Microsoft Update Catalog pour des drivers connus.

Mais attention au piège des faux liens car sur certains vieux hébergeurs et pages louches, une grosse partie des résultats récents sont des redirections vers des sondages, des installateurs chelous ou des malwares. La règle c’est donc de privilégier les uploads anciens, de vérifier la taille du fichier, et de comparer avec une taille attendue. Par exemple, une ISO de 150 Ko, c’est un fake évident ! Et si un hash est disponible sur un forum, vérifiez-le (idéalement en SHA-256).

Bon, et maintenant on va passer à un truc vraiment puissant : l’archéologie FTP.

Mamont’s Open FTP Index et son moteur de recherche affichent plus de 4,29 milliards de fichiers listés. La plupart de ces serveurs ont été configurés dans les années 2000 et certains traînent encore en mode portes ouvertes du coup, on y trouve des sauvegardes de sites web morts, des miroirs de projets, des archives de docs, de vieilles photos et parfois des drivers perdus. C’est l’Internet Archive version anarchique et non-curée.

Vous pouvez par exemple chercher par extension (.zip, .rar, .7z), vous triez par date, et vous privilégiez les serveurs qui ressemblent à des miroirs publics (projets, universités, labos). Et si vous voulez un index avec stats visibles, y’a une alternative qui s’appelle NAPALM FTP Indexer et qui annonce environ 459 millions de fichiers répartis sur 1 437 serveurs FTP, avec une date d’update affichée.

Par contre, petit piège classique, y’a beaucoup de serveurs FTP publics qui bloquent l’accès web, mais acceptent les clients FTP. Donc si un index affiche un lien mort, essayez avec un client FTP en lecture seule (FileZilla, lftp…). Sur l’anonymous FTP, quand c’est activé. Le combo classique c’est user: anonymous (et parfois un mail en mot de passe, juste pour la forme). Et une fois encore, ce qui est accessible n’est pas toujours prévu pour être siphonné donc prenez uniquement ce dont vous avez besoin.

Et si vous cherchez des fichiers vraiment rares, on ne peut pas ignorer le P2P décentralisé. C’est vrai que tout le monde est passé au streaming, mais il reste une communauté silencieuse qui fait tourner eMule depuis 2004 et comme le réseau Kad (Kademlia) fonctionne sans serveur central côté recherche, ça change tout en termes de résilience. Aujourd’hui c’est plus niche, mais c’est justement là que des fichiers ultra-spécifiques survivent.

Si vous voulez rester clean, téléchargez eMule depuis la source officielle . Ah et sous Mac et Linux, y’a aMule aussi. Ça me rappelle tellement de souvenirs !

Bien sûr, les fichiers rares peuvent mettre des jours à arriver et contrairement à BitTorrent où vous voyez “50 seeders”, eMule affiche juste “En attente” donc télécharger un fichier rare demande de la patience. Laissez tourner, et vous verrez bien… c’est souvent la condition du succès.

BitTorrent avec BiglyBT , c’est l’évolution moderne de tout ça puisque ce client supporte DHT, et il a une intégration I2P et Tor via plugin. La fonctionnalité “Swarm Discoveries” sert également à découvrir des torrents.

Gnutella et Shareaza, par contre, c’est le réseau zombie. Très peu d’utilisateurs, mais certaines archives uniques n’existent que là donc si vous avez épuisé eMule et BitTorrent, tentez Shareaza en dernier recours.

Une technique un peu old-school mais qui marche encore (dans les cas légitimes) c’est également l’URL guessing. Donc littéralement deviner les URLs. Vous trouvez site.com/download/v1.0.zip, mais il vous faut la v0.9. Testez site.com/download/v0.9.zip, puis v1.1, v2.0. Beaucoup de projets laissent traîner des anciennes versions sans les lier publiquement.

Et pour finir, Usenet qui est payant c’est vrai, un peu complexe, mais parfois très efficace. Usenet existe depuis 1980 et fonctionne comme un système distribué de serveurs qui se répliquent des messages. Aujourd’hui, côté binaire, faudra passer par un provider (rétention, vitesse, complétion) comme Eweka ou Newshosting. Y’a aussi des indexeurs NZB pour chercher comme NZBgeek, ou NZBfinder.

Votre succès avec Usenet dépend de deux paramètres très terre-à-terre : la rétention (combien de temps c’est gardé) et la complétion (si toutes les pièces existent). Un fichier de 2010 peut être incomplet si des parties ont sauté alors si la complétion est basse, vous perdez votre temps. Par contre, si elle est haute, Usenet est un bulldozer.

Je le redis encore une fois, ne JAMAIS double-cliquer sur un .exe récupéré dans la nature. Vérifiez les signatures quand il y en a, comparez les hashes, et testez d’abord en VM isolée. Hé oui, VirusTotal peut aider, mais un upload n’est pas forcément privé donc évitez d’y envoyer des fichiers sensibles, et ne confondez pas 0 détection avec 0 risque.

Voilà, cet Internet profond dont je parle n’a rien à voir avec le dark web, Tor et tout ça… C’est simplement l’Internet d’avant Google qui continue de tourner en silence avec ses miroirs, ses archives, ses réseaux P2P sans tête, et ses serveurs oubliés. Tout ça fonctionne encore, mais personne ne les explore vraiment. Grâce à cet article, vous venez donc d’apprendre à fouiller ces cyber ruines où 99% des gens ne pensent jamais à chercher.

Pour aller plus loin dans l’archéologie numérique, j’ai compilé les sources qui m’ont aidé à préparer ce modeste guide : Lost Media Wiki Forum pour la communauté, Mamont et NAPALM FTP Indexer pour l’archéo FTP, Internet Archive + CDX API pour la Wayback, la doc eMule et Steiner et al. (IMC 2007) pour Kad, BiglyBT + Swarm Discoveries pour BitTorrent, VOGONS Drivers et Software Heritage pour la préservation propre.

Revue de presse de l’April pour la semaine 48 de l’année 2025

Cette revue de presse sur Internet fait partie du travail de veille mené par l’April dans le cadre de son action de défense et de promotion du logiciel libre. Les positions exposées dans les articles sont celles de leurs auteurs et ne rejoignent pas forcément celles de l’April.

[Place Gre'net] L'Isère en bonne place des labels Territoire numérique libre 2025

✍ Florent Mathieu, le vendredi 28 novembre 2025.

Plusieurs collectivités de l’Isère, la Ville d’Échirolles en tête, ont été distinguées par les labels Territoire numérique libre 2025.

[Numerama] Comment cet incontournable logiciel de conception 3D a permis aux hackers d'infiltrer le monde de l'animation

✍ Amine Baba Aissa, le jeudi 27 novembre 2025.

Dans un rapport publié le 24 novembre 2025, l’équipe de recherche de la société de cybersécurité Morphisec revient sur une vaste campagne cybercriminelle visant les utilisateurs de Blender. Ce logiciel de conception 3D open source est largement utilisé par les freelances ainsi que par certaines entreprises du secteur de l’animation et du jeu vidéo.

[ZDNET] Open-source pratique: 7 logiciels que vous seriez prêt à payer tellement ils sont bons (mais oui ils sont gratuits)

✍ Jack Wallen, le jeudi 27 novembre 2025.

Ces programmes sont gratuits, mais vous serez sans doute prêt à débourser quelques deniers pour les acquérir. Et voici pourquoi.

[Les Numeriques] “Près d'un million de téléchargements”: cette alternative Linux à Windows 11 fait un énorme carton

✍ Aymeric Geoffre-Rouland, le mercredi 26 novembre 2025.

La distribution Linux destinée aux transfuges de Windows vient d’annoncer un million de téléchargements en cinq semaines. Derrière ces chiffres, une stratégie aussi opportuniste qu’efficace face aux exigences matérielles de Windows 11.

[Next] Accusé d'être un outil pour criminels, GrapheneOS rompt avec la France

✍ Vincent Hermann, le mardi 25 novembre 2025.

Un article du Parisien sur le système Android alternatif GrapheneOS a créé une polémique: le système mobile serait une «botte secrète» pour les narcotrafiquants. L’équipe du projet a réagi radicalement, en retirant toutes ses ressources de France. La polémique a enflé en quelques jours, créant une cassure diplomatique dans l’univers open source.

Et aussi:

Commentaires : voir le flux Atom ouvrir dans le navigateur

Revue de presse de l’April pour la semaine 47 de l’année 2025

Cette revue de presse sur Internet fait partie du travail de veille mené par l’April dans le cadre de son action de défense et de promotion du logiciel libre. Les positions exposées dans les articles sont celles de leurs auteurs et ne rejoignent pas forcément celles de l’April.

[clubic.com] Victoire pour les logiciels libres de caisse et commerçants français, qui disent 'merci' aux députés

✍ Alexandre Boero, le vendredi 21 novembre 2025.

L’Assemblée nationale redonne de l’air aux éditeurs de logiciels de caisse. Un amendement adopté jeudi rétablit l’auto-attestation, alternative bienvenue à une certification qui mettait en péril les petites structures.

Tout reste à refaire au Sénat, car l’Assemblée nationale a finalement rejeté le projet de loi de finances.

[Next] Eugen Rochko cède les rênes de Mastodon, qui consolide sa gouvernance

✍ Alexandre Laurent, le jeudi 20 novembre 2025.

Dix ans après le lancement du projet, Eugen Rochko cède les rênes à un trio déjà très impliqué dans le développement de Mastodon et du fédivers. La petite équipe qui pilote le projet confirme avoir engagé les travaux nécessaires à la création d’une association à but non lucratif de droit belge. Celle-ci doit faire perdurer la volonté historique de son fondateur : créer une alternative aux réseaux sociaux détenus par des milliardaires.

[Goodtech] L'April lance une campagne de soutien: 30 000 € nécessaires pour poursuivre ses actions

Le jeudi 20 novembre 2025.

L’association April, pilier français du logiciel libre, appelle à récolter 30 000 € pour poursuivre ses actions en 2025. Une campagne originale, «Le Lama Déchaîné», retrace ses engagements.

[ZDNET] Sur la souveraineté numérique, Macron appelé à soutenir l'IA open source

✍ Christophe Auffray, le mardi 18 novembre 2025.

Pour renforcer la souveraineté, des éditeurs de l’IA plaident pour un soutien à l’IA open source, notamment via la commande publique.

Et aussi:

[Le Temps] L'école obligatoire genevoise est acquise à Linux, et cela intéresse le Ministère français de l'éducation nationale (€)

✍ Grégoire Barbey, le lundi 17 novembre 2025.

Le Département de l’instruction publique a développé ces vingt dernières années une approche centrée sur les logiciels libres pour l’enseignement. Le Service écoles-médias l’a présentée mercredi à un représentant du Ministère de l’éducation nationale

Commentaires : voir le flux Atom ouvrir dans le navigateur

Revue de presse de l’April pour la semaine 46 de l’année 2025

[clubic.com] GAIA-X est mort, vive EuroStack

✍ Guillaume Belfiore, le dimanche 16 novembre 2025.

Face aux tensions entre les États-Unis et l’Union européenne et à la crainte d’une dépendance technologique américaine, Nextcloud a vu ses demandes de clients tripler au premier semestre. Son PDG nous explique comment cette plateforme open source, désormais adoptée par des dizaines de millions d’utilisateurs en Europe, symbolise aujourd’hui la souveraineté numérique face aux géants du cloud américain.

[01net.] Souveraineté européenne: ces 40 organisations appellent à miser sur l'IA open source

✍ Stéphanie Bascou, le vendredi 14 novembre 2025.

45 organisations dont Mozilla et Mistral AI demandent aux dirigeants français, allemand et européen de miser sur l’intelligence artificielle open source pour réduire leur dépendance aux modèles d’IA propriétaires et favoriser la construction d’une souveraineté numérique.

[Sud Ouest] Pessac: un dimanche de convivialité et d'échanges dans l'emblématique salle des fêtes du quartier de France

✍ Didier Velasco, le mardi 11 novembre 2025.

Le Syndicat de quartier de France a organisé une journée conviviale autour du logiciel libre GNU-Linux, avec les associations Terre d’Adeles et Abul, pour les Pessacais

[Sud Ouest] Rochefort: si vous choisissiez un logiciel libre après l'arrêt de Windows 10?

✍ Kharinne Charov, le lundi 10 novembre 2025.

Samedi 15 novembre, des experts du numérique responsable vous apprendront à adopter un logiciel libre pour prolonger la vie de vos ordis et vous détacher des Gafam

[Le Monde.fr] Wikipédia: vilipendée par les conservateurs, ébranlée par l'IA, l'encyclopédie sous pression (€)

✍ Morgane Tual, le lundi 10 novembre 2025.

A bientôt 25 ans, l’encyclopédie est confrontée à plusieurs difficultés: accusations de biais «wokistes», contributeurs menacés, contenus générés par intelligence artificielle, baisse de fréquentation… Face à ces problèmes, Wikipédia tient bon. Jusqu’à quand?

Commentaires : voir le flux Atom ouvrir dans le navigateur

Revue de presse de l’April pour la semaine 45 de l’année 2025

Cette revue de presse sur Internet fait partie du travail de veille mené par l’April dans le cadre de son action de défense et de promotion du logiciel libre. Les positions exposées dans les articles sont celles de leurs auteurs et ne rejoignent pas forcément celles de l’April.

[LeMagIT] L’open source comme vecteur de souveraineté, un argument discuté (€)

✍ Gaétan Raoul, le vendredi 7 novembre 2025.

Red Hat défend l’open source comme garantie de souveraineté numérique, mais cette position divise les experts. En cause, un discours ambiant tendant à démultiplier les définitions de la souveraineté.

[Les Echos] Les acteurs publics accélèrent leur quête d'indépendance numérique

✍ Catherine Moal, le mercredi 5 novembre 2025.

Face aux enjeux de souveraineté numérique, l’Etat et ses institutions accélèrent la mise en place de solutions locales. L’Urssaf prépare une infrastructure open source, et l’Ecole polytechnique suspend sa migration vers Microsoft. Une dynamique qui pourrait inspirer d’autres acteurs publics.

[ouest-france.fr] Fin de Windows 10: son astuce pour sauver son vieil ordinateur

✍ Mathilde Obert, le mardi 4 novembre 2025.

Prévue pour octobre 2025 et décalée d’un an, la fin des mises à jour de Windows 10 concerne des millions d’utilisateurs dont les ordinateurs ne sont pas compatibles avec Windows 11. Pour ceux qui veulent conserver leur PC plutôt que d’en acheter un neuf, une alternative existe: l’installation du logiciel libre Linux. Huit «parrains» et «marraine » dans la Sarthe proposent d’aider gratuitement les utilisateurs à le mettre en place. Davy Nguyen en fait partie. Il nous explique

Commentaires : voir le flux Atom ouvrir dans le navigateur

La véritable histoire des noms de domaine

Vous vous êtes déjà demandé comment on est passé de six extensions de domaine en 1985 à plusieurs milliers aujourd’hui ? Ou qui a enregistré le tout premier .com de l’histoire ? Hé bien vous allez pouvoir découvrir tout ça grâce au site dotcom.press qui a compilé 40 ans d’histoire des noms de domaine dans une chronologie interactive plutôt bien foutue.

Si comme moi, vous aimez vous plonger dans l’Histoire d’Internet, allez jeter un œil !

L’idée du projet, c’est donc de raconter l’évolution technique et humaine du web à travers le prisme des noms de domaine. Car derrière chaque .com, .org ou .net, il y a une histoire faite de batailles juridiques, de décisions politiques, d’arnaques monumentales, et parfois d’anecdotes complètement WTF.

La page couvre la période allant de 1983 à 2026, avec des événements clés présentés chronologiquement. Vous découvrirez par exemple que les 5 premières extensions (.com, .org, .edu, .gov, .mil) ont été définies en octobre 1984 dans la RFC 920, mais n’ont été mises en ligne qu’en 1985 accompagné de .net ajouté sur le tard. Ou encore que Network Solutions a eu le monopole complet de l’enregistrement des domaines jusqu’en 1999, quand l’ICANN a fini par leur imposer de la concurrence.

Le site explique aussi les enjeux autour des noms de domaine. Par exemple pourquoi Verisign détient toujours le monopole du .com et du .net en 2025, avec plus de 170 millions de domaines enregistrés et 1,5 milliard de dollars de revenus annuels. Ou comment le prix de gros d’un domaine est passé de 100 dollars dans les années 90 à 9 dollars en 1999, puis 6 dollars en 2000.

Il y a aussi des trucs plus exotiques comme l’histoire du .yu yougoslave volé pendant les guerres des Balkans ou comment voice.com a été acheté pour 30 millions de dollars en 2019, et n’affiche aujourd’hui qu’un texte moche et une adresse email.

Bref c’est une super timeline avec des images d’époque, des citations d’experts comme Tim Berners-Lee (évidemment), et des liens vers des tas de ressources complémentaires si vous voulez creuser un sujet.

Voilà, je me suis dit que si vous enseignez l’informatique, ou si vous bossez dans le web, ça devrait vous plaire.

Bonne lecture !

Revue de presse de l’April pour la semaine 44 de l’année 2025

Cette revue de presse sur Internet fait partie du travail de veille mené par l’April dans le cadre de son action de défense et de promotion du logiciel libre. Les positions exposées dans les articles sont celles de leurs auteurs et ne rejoignent pas forcément celles de l’April.

[ZDNET] Alternatives open source: la Commission européenne va créer un consortium pour les communs numériques

✍ Thierry Noisette, le vendredi 31 octobre 2025.

La France et l’Allemagne sont parmi les membres fondateurs. «L’une des priorités stratégiques de l’Europe est de renforcer les alternatives ouvertes, interopérables et souveraines.»

[ICTjournal] Le chef de l'armée suisse veut une alternative à Microsoft 365

✍ René Jaun, le vendredi 31 octobre 2025.

La Confédération déploie Microsoft 365 dans l’ensemble de ses départements. Mais le Groupement Défense ne peut en tirer que peu d’avantages, puisqu’il lui est interdit de stocker ses documents classifiés dans le cloud de Microsoft. Le chef de l’armée veut une alternative.

[Le Monde.fr] Elon Musk lance Grokipedia, son Wikipédia jugé biaisé idéologiquement

Le mardi 28 octobre 2025.

Les premiers contenus de cette encyclopédie en ligne, générés par intelligence artificielle, révèlent une orientation marquée, notamment sur des sujets comme Black Lives Matter.

[ZDNET] Pourquoi l'open source pourrait ne pas survivre à l'essor de l'IA générative

✍ David Gewirtz, le lundi 27 octobre 2025.

L’IA générative est peut-être en train d’éroder les fondements des logiciels libres. La provenance, les licences et la réciprocité sont en train de s’effondrer.

Commentaires : voir le flux Atom ouvrir dans le navigateur

Revue de presse de l’April pour la semaine 43 de l’année 2025

Cette revue de presse sur Internet fait partie du travail de veille mené par l’April dans le cadre de son action de défense et de promotion du logiciel libre. Les positions exposées dans les articles sont celles de leurs auteurs et ne rejoignent pas forcément celles de l’April.

[Le Monde.fr] David Monniaux, directeur de recherche au CNRS: «Que se passerait-il si Trump ordonnait aux Gafam de cesser leurs services cloud à l'égard de nos gouvernements?» (€)

✍ David Monniaux, le dimanche 26 octobre 2025.

TRIBUNE. Dans une tribune au «Monde», le chercheur souligne les dangers de la dépendance numérique européenne à l’égard des géants du Web, soumis à la législation américaine.

L’auteur de l’article a publié le texte de sa tribune avec des notes de bas de page donnant plus de contexte https://filesender.renater.fr/?s=download&token=4e04dc3a-d695-40ec-9515-762694126479

[Next] Municipales: une dizaine d'associations proposent 10 mesures de «désescalade numérique»

✍ Mathilde Saliou, le jeudi 23 octobre 2025.

Aux côtés de l’ingénieur Philippe Bihouix, de la journaliste Célia Izoard ou du neuropsychiatre Boris Cyrulnik, des associations, des coopératives et divers spécialistes des enjeux de sobriété numérique appellent les candidats aux municipales 2026 à se positionner en faveur d’une «désescalade numérique».

[clubic.com] La France, premier pays à investir dans Matrix, le protocole libre sur lequel repose sa messagerie sécurisée

✍ Alexandre Boero, le mardi 21 octobre 2025.

La Direction interministérielle du numérique annonce mardi devenir le premier État partenaire de la Fondation Matrix, qui est derrière le protocole open source qui fait fonctionner Tchap, la messagerie instantanée sécurisée des agents publics.

[Les Echos] Le cloud et l'open source au secours de la conception des puces électroniques

✍ Frank Niedercorn, le mardi 21 octobre 2025.

Kepler une jeune entreprise francilienne développe une nouvelle approche pour concevoir les circuits intégrés sur un marché aujourd’hui contrôlé par trois mastodontes du logiciel.

[01net.] Fin de Windows 10: les naufragés de Windows 11 migrent vers Linux

✍ Geoffroy Ondet, le lundi 20 octobre 2025.

La fin officielle du support de Windows 10 a poussé les naufragés dont le PC est incompatible avec Windows 11 à se tourner vers Linux. Et certaines distributions rencontrent un succès inespéré.

Et aussi:

Commentaires : voir le flux Atom ouvrir dans le navigateur

CryptPad et Decidim présentés au prochain webinaire de la série "Open Source by OW2"

Dans le cadre de sa série de webinaires "Open Source by OW2", la parole sera donnée aux projets CryptPad et Decidim, le jeudi 6 novembre à 16h00.

Webinar 6

Cette série de webinaires « Open Source by OW2 » est dédiée aux innovations open source, aux projets et à la communauté OW2, ainsi qu’aux opportunités de financement open source dont le programme européen NGI. Découvrez de nouveaux projets, des technologies, de l’innovation, des modèles ouverts au sens large (science/données/matériel/éducation/normes/protocoles/etc.), mais aussi des biens communs numériques, des financements, des modèles économiques, de la coopération et de l’impact social. Chaque webinaire mettra en avant un projet OW2 et un projet financé par NGI.

Agenda :

  • 16h00 : Introduction par Catherine Nuel, Chargée de communication OW2
  • 16h05 : CryptPad, la suite bureautique entièrement open source et chiffrée de bout en bout, présentée par David Benqué, XWiki.
  • 16h25 : Decidim, la plateforme de démocratie participative open source, soutenue par NGI-Zero Commons, présentée par Bertille Mazari, Open Source Politics.
  • 16h40 : Conclusion

L’inscription est gratuite mais obligatoire. Les présentations ont lieu en anglais. N’hésitez pas à diffuser l’invitation pour la session du 6 novembre.

Commentaires : voir le flux Atom ouvrir dans le navigateur

Revue de presse de l’April pour la semaine 42 de l’année 2025

Cette revue de presse sur Internet fait partie du travail de veille mené par l’April dans le cadre de son action de défense et de promotion du logiciel libre. Les positions exposées dans les articles sont celles de leurs auteurs et ne rejoignent pas forcément celles de l’April.

[Les Numeriques] Windows 10 s'arrête aujourd'hui, mais ne paniquez pas: on vous explique vos 4 vraies options

✍ Aymeric Geoffre-Rouland, le mardi 14 octobre 2025.

C’est le grand jour. Après une décennie de bons et loyaux services, Windows 10 s’éteint. La fin du support intervient aujourd’hui pour la majorité des utilisateurs, mais les Européens obtiennent un délai supplémentaire. Entre migration forcée, solutions de contournement et émancipation vers le libre, plusieurs chemins s’ouvrent désormais.

Et aussi:

[Next] Anne Le Hénanff, nouvelle ministre de l'intelligence artificielle et du numérique

✍ Martin Clavey, le lundi 13 octobre 2025.

Après avoir mené un premier gouvernement pendant 14 h il y a une semaine, Sébastien Lecornu a de nouveau proposé une liste de ministres au président de la République, Emmanuel Macron. Approuvée, cette liste a été publiée au Journal officiel.

Et aussi:

[Next] L'École polytechnique reporte sa migration vers Microsoft 365

✍ Alexandre Laurent, le lundi 13 octobre 2025.

L’École polytechnique aurait finalement pris la décision de reporter sine die la migration programmée de ses services vers les outils hébergés de l’offre Microsoft 365, révèle la Lettre dans son édition du 10 octobre.

Et aussi:

[ZDNET] L'État allemand remplace Microsoft Exchange et Outlook par une messagerie électronique open source

✍ Steven Vaughan-Nichols, le lundi 13 octobre 2025.

En Allemagne, le Schleswig-Holstein est passé de Microsoft Exchange et Outlook à Open-Xchange et Thunderbird pour sa messagerie électronique.

Et aussi:

Commentaires : voir le flux Atom ouvrir dans le navigateur

Revue de presse de l’April pour la semaine 41 de l’année 2025

Cette revue de presse sur Internet fait partie du travail de veille mené par l’April dans le cadre de son action de défense et de promotion du logiciel libre. Les positions exposées dans les articles sont celles de leurs auteurs et ne rejoignent pas forcément celles de l’April.

[clubic.com] Intel voudrait un meilleur retour sur investissement pour… ses projets open-source

✍ Mélina Loupi, le samedi 11 octobre 2025.

Intel diffuse depuis plusieurs années une variété de logiciels open source largement utilisés dans le secteur technologique. Récemment, Kevork Kechichian, à la tête de la division Data Center chez Intel, a indiqué que l’entreprise souhaite que ses contributions apportent un avantage plus direct à ses propres produits, et non principalement à ses concurrents.

[Next] La Free Software Foundation a 40 ans: nouveau président et projet de téléphone libre

✍ Vincent Hermann, le jeudi 9 octobre 2025.

L’ONG a fêté ses 40 ans le 4 octobre. Elle a profité d’un évènement dédié pour faire plusieurs annonces, dont la nomination de son nouveau président, Ian Kelling. La FSF a également provoqué une petite surprise en annonçant un projet de téléphone libre, nommé sobrement LibrePhone.

[Reporterre] Fin de Windows 10: ne jetez pas votre PC trop vite!

✍ Benjamin Douriez, le mardi 7 octobre 2025.

Face aux critiques, Microsoft consent à prolonger d’un an le support pour Windows 10. Mais sous conditions. Le point sur les différentes solutions pour éviter de jeter les PC concernés.

[Paperjam News] La blague de l'open source base de souveraineté

✍ Thierry Labro, le mardi 23 septembre 2025.

L’open source est un colosse aux pieds d’argile: si, à ses balbutiements, il louait la noble ambition de libérer la créativité, les Big Tech ont compris avec internet, puis avec le lancement de leurs propres produits, qu’elles n’avaient pas intérêt à laisser le logiciel libre se développer. Aujourd’hui, elles contrôlent financièrement et humainement tous les acteurs majeurs. Même l’UE doit s’extirper du guêpier dans lequel elle s’est fourrée.

Commentaires : voir le flux Atom ouvrir dans le navigateur

Revue de presse de l’April pour la semaine 40 de l’année 2025

Cette revue de presse sur Internet fait partie du travail de veille mené par l’April dans le cadre de son action de défense et de promotion du logiciel libre. Les positions exposées dans les articles sont celles de leurs auteurs et ne rejoignent pas forcément celles de l’April.

[Next] Fin de Windows 10: la solution viendra-t-elle du libre?

✍ Mathilde Saliou, le jeudi 2 octobre 2025.

Alors que le support de Windows 10 se termine le 14 octobre, de multiples associations invitent les internautes à passer au logiciel libre, pour faire durer leurs équipements et gagner en autonomie.

Et aussi:

[ZDNET] Logiciel libre: la Démarche NIRD, pour un numérique inclusif dans les établissements scolaires

✍ Thierry Noisette, le mardi 30 septembre 2025.

La Démarche NIRD (Numérique Inclusif, Responsable, Durable), appuyée par une douzaine d’établissements pilotes, pose pour ‘condition nécessaire mais non suffisante, l’adoption concrète et graduelle de Linux’ dans l’école, le collège ou le lycée.

[Les Numeriques] 'Android ne sera plus jamais le même': comment Google va anéantir les applications et stores alternatifs

✍ Aymeric Geoffre-Rouland, le lundi 29 septembre 2025.

En imposant aux développeurs de s’enregistrer officiellement, Google s’apprête à devenir l’arbitre unique des applications Android. F-Droid, la plateforme d’apps libres, tire la sonnette d’alarme : ces règles pourraient bien sonner le glas de la diversité et de l’innovation indépendante. Explications.

Commentaires : voir le flux Atom ouvrir dans le navigateur

❌