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France Travail - 26 variables décident si vous êtes suspect

Votre CV en ligne sur le site de France Travail, un métier en tension, un rendez-vous raté il y a 2 ans ? Ce sont 3 des 26 variables qu'un algorithme épluche pour décider si votre dossier part au contrôle. Voilà où on en est.

La Quadrature du Net a publié aujourd'hui, avec la cellule investigation de Radio France, le document interne qui le décrit, présenté au comité d'éthique IA de France Travail le 10 décembre dernier. Son petit nom, c'est "Ciblage du Contrôle de la Recherche d'Emploi" et sous ce titre pompeux, se trouve un arbre de décision entraîné sur 60 000 contrôles passés, qui vous range dans un profil "suspect" ou "non suspect". Les suspects atterrissent alors sur une liste de gens à contrôler en priorité.

Pour l'instant, il tourne sur les ruptures conventionnelles, via 2 campagnes de 7 000 tests environ, mais France Travail veut déjà "étendre l'utilisation du modèle à d'autres publics" et "transmettre chaque mois des listes de contrôle ciblés".

On a donc la liste des 26 variables, mais pas les règles. Personne ne sait donc comment l'arbre les combine, ni à partir de quel seuil vous basculez du côté "suspect". La Quadrature le reconnaît elle-même : "nous ne sommes donc pas en mesure de déterminer, via des simulations, quelles populations sont les plus ciblées par cet outil". Ils ont demandé le code source mais n'y croient pas trop...

Du coup personne ne peut vérifier si le truc discrimine ou pas ! Parmi les variables retenues, y'a la présence d'une activité non salariée, exactement le critère que la CNAF utilise dans son algorithme de scoring pour dégrader la note des gens en emploi précaire, donc si vous bricolez 3 heures en micro-entreprise pour arrondir vos fins de mois, bah ça se paye niveau algo, apparemment :-((. Fallait pas se bouger.

En mai 2025, le directeur général de France Travail déclarait à la Commission d'accès aux documents administratifs "qu'aucun algorithme n'est utilisé dans le cadre du "CRE rénové"", en réponse à une saisine de journalistes de Cash Investigation et voilà que quelques mois plus tard, en interne, on présentait au comité d'éthique cet algorithme "Ciblage du Contrôle de la Recherche d'Emploi".

Alors c'est vrai, les deux formulations ne désignent pas EXACTEMENT le même bout de la chaîne, ok mais apparemment on n'a pas la même définition de ce qu'est une IA "éthique" et "transparente". À mon avis, leur charte est sérieusement à revoir. Dans le document trouvé par la Quadrature, au paragraphe "Pourquoi recourir à l'IA ?", la réponse c'est que ça permettrait une "suppression des a priori" en proposant "des dossiers à contrôler sur la base de critères objectifs" sauf que choisir qui on contrôle, c'est une décision politique, et pas un problème de tri.

La Quadrature parle de "* la transformation d'un problème politique ... en un problème purement technique*", et perso je vois surtout que plus personne n'a à signer la décision maintenant puisque c'est l'IA magique qui décide tout... C'est facile la vie.

Et pendant ce temps, c'est une machine à contrôler les gens qui monte fortement en régime avec 200 000 contrôles en 2017, 730 000 en 2025, et un objectif gouvernemental de 1,5 million en 2027, annoncé par Gabriel Attal.

Avec les allocataires du RSA, inscrits d'office à France Travail depuis le 1er janvier 2025, ça fait plus de 6 millions de personnes potentiellement profilées chaque mois, et vous en faites peut-être partie sans le savoir. Le contrôle lui-même reste mené par un agent (pas une IA, un vrai humain, je précise parce que ce mot agent est trompeur de nos jours ^^), mais c'est la machine qui désigne qui passe sur le grill !

Et l'opacité n'est pas un accident de parcours puisque France Travail a refusé de communiquer la moindre info sur MatchFt, l'IA qui vous envoie des SMS d'offres d'emploi, et sur ChatFt, celle déployée auprès des conseillers. Même pas la documentation technique ou l'analyse d'impact. Pire, face à la CADA , l'institution "n'a même pas pris la peine de motiver sa décision". Même pas un courrier ! Voilà, pour la transparence, on repassera...

C'est pour moi, le même délire que le blocage administratif sans juge ou la reconnaissance faciale en libre-service pour la police dont je vous parlais. C'est une décision unilatérale qui vous tombe dessus, sans explication, et sans recours facile à mettre en œuvre. Sauf qu'ici c'est votre allocation chômage qui est sur la table... J'avais déjà creusé ce que l'IA fait à nos institutions , vous pouvez y jeter un œil.

Bref, La Quadrature appelle à l'abandon de l'algorithme et le document complet est en ligne, donc allez-y jeter un œil.

Source

La France est numéro un mondial de l'IPv6, et en grande partie grâce à Free

La France vient de décrocher un titre plutôt inattendu, celui de championne du monde de l'IPv6, en détrônant l'Inde qui menait la danse depuis un bon moment.

L'IPv6, c'est la "nouvelle" version du système d'adresses qui identifie chaque appareil connecté à internet. Il remplace petit à petit l'IPv4, qui date des années 80 et dont le stock d'adresses, à peine plus de quatre milliards, est épuisé depuis longtemps.

Avec l'IPv6, on passe à un nombre d'adresses tellement gigantesque qu'on ne risque plus jamais d'en manquer, de quoi brancher tous les objets connectés de la planète sans jamais se poser la question.

Le plus amusant, c'est que l'IPv6 existe depuis la fin des années 90, mais son adoption a longtemps traîné, parce que les opérateurs ont préféré bricoler des rustines pour faire durer l'IPv4 plutôt que de tout basculer. Au niveau mondial, Google n'a mesuré que la moitié de son trafic en IPv6 courant 2026, alors autant dire que la France fait vraiment figure d'exception.

Et si elle caracole aujourd'hui en tête du classement, elle le doit en bonne partie à Free. L'opérateur a basculé tout son réseau mobile en IPv6 par défaut à partir de mars 2025, alors qu'avant ça, à peine 1% de ce réseau mobile était compatible.

Résultat, des millions d'abonnés Free Mobile sont passés à l'IPv6 presque sans s'en rendre compte, ce qui a fait bondir les statistiques françaises d'un coup.

Côté fixe, Free faisait déjà figure de bon élève, avec près de 99% de ses abonnés résidentiels activés en IPv6 et même 100% sur ses offres professionnelles, tout simplement le meilleur score du pays.

Dans les faits, la France tourne aujourd'hui autour de 73 à 79% d'adoption selon les différentes mesures, avec grosso modo 87% des clients fixes et 70% des clients mobiles qui sont déjà passés sur le nouveau protocole.

Il reste quand même un sacré angle mort. Seulement un tiers des sites web français sont réellement accessibles en IPv6, donc côté hébergeurs, le travail est loin d'être terminé.

Voir la France finir première sur une techno réseau aussi ingrate, c'est suffisamment rare pour être salué. Et pour une fois, on peut vraiment dire merci à Free.

Source : Univers Freebox

TenMatch - Trouver son tournoi de tennis sans galérer

Tarek, fidèle lecteur de Korben.info m'a envoyé un mail pour me présenter TenMatch , un site web qu'il a codé qui permet de trouver un tournoi de tennis près de chez vous.

Vous le savez, le sport et moi, ça fait 2, alors peu de risque que j'utilise son site. Mais je sais que parmi vous, y'en a qui pratiquent cette forme étrange de ping pong où on est sur la table, comme disait l'autre, alors ça va surement venir se rajouter à vos bookmarks.

La problématique dont s'occupe TenMatch, c'est donc de rechercher pour vous un tournoi du TenUp, qui est l'outil officiel mais reconnu comme une chianlie à utiliser (je vous fais confiance là dessus, j'en sais rien). TenMatch va donc piocher dans les mêmes données publiques de la FFT, les resynchronise chaque nuit, et vous les ressert avec de vrais filtres.

Vous sélectionnez votre classement, la surface que vous voulez, la proximité avec un lieu et même le budget que vous avez, vu qu'une inscription c'est en général 20 balles.

Vous obtenez alors une liste avec les tournois, date par date et vous n'avez plus qu'à vous y inscrire via TenUp. Bref, TenMatch fait le tri, la Fédé encaisse, tout le monde est content.

Bref, si vous tapez dans la baballe, allez jeter un œil à TenMatch. Moi je retourne à mon sport de prédilection, rester assis à vous pondre des articles incroyables !! Et merci à Tarek pour le partage.

Un arc-en-ciel dans le logo de LinuxFR.org

Le mois de juin est le mois des fiertés. C’est l’occasion de diverses mobilisations en faveur des droits des personnes LGBTQIA+, son symbole est le drapeau arc-en-ciel.

Avec cet arc-en-ciel qui nous saute aux yeux, il a été difficile de résister à la tentation d’en évoquer les couleurs. Et, évidemment, ça donne aussi un excellent prétexte pour expliquer en quoi l’informatique a libéré les couleurs.

Quatre variantes de drapeaux des fiertés

Sommaire

Le mois des fiertés, pourquoi ?

Pas récent du tout, le mois des fiertés a été instauré en 1969 à la suite des émeutes de Stonewall à New-York consécutives à une descente de la police dans un bar gay de la ville et son cortège de violences policières et d’arrestations.

L’actualité fait qu’il est toujours essentiel de rappeler les droits des personnes LGBT, quelques exemples : aux USA, l’Iowa a révoqué les règles de protection des personnes transgenres en 2025. Toujours aux USA, les personnes transgenres sont exclues de l’armée. Au Ghana, le Parlement vient de voter une loi visant à criminaliser l’existence des personnes LGBT. En France, le nombre de crimes et délits anti-LGBT est en forte hausse, une violence très marquée politiquement à droite. Et cela va de pair avec des attentats masculinistes susceptibles d’être perpétrés par une population d’hommes de plus en plus jeunes et dangereux et qui inquiète la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). Il n’est même pas nécessaire que les faits soient exacts où qu’il y ait une violence physique, une rumeur peut faire des dégâts.

Il paraît utile de rappeler que l’homosexualité par exemple n’est pas contre-nature. Ainsi nos amis les manchots, qui sont monogames, soit le temps de reproduction, soit toute leur vie peuvent être homosexuels et former des couples qui, comme les manchots australiens Sphen et Magic, peuvent être amenés à couver et élever des poussins.

Quel est le rapport avec LinuxFR.org, outre le fait qu’il s’agit de droits humains fondamentaux qui concernent la vie privée. Travailler dans la sphère informatique n’empêche nullement de se préoccuper de ces questions. On peut citer Mary Ann Horton, qui a, notamment, été pionnière en matière de politique d’égalité d’emploi des personnes transgenres, elle a aussi participé au développement de l’éditeur de texte vi et travaillé sur UNIX et Internet. On peut aussi rappeler Lynn Conway (1938 – 2024) qui a, entre autres, travaillé pour le DARPA (agence américaine de la Défense chargée de projets de recherche militaires) dans le domaine de l’intelligence artificielle et militera aussi pour les droits des personnes transgenres.

Un arc-en-ciel, mais avec combien de couleurs ?

Les couleurs du drapeau de mois des fiertés sont celles de l’arc-en-ciel, ça réunit les couleurs de tous les drapeaux des différents pays. Il faut savoir, cependant, que l’arc-en-ciel est présent dans d’autres drapeaux. Ce sont ainsi les couleurs du drapeau de la paix, du drapeau bouddhiste ou encore du drapeau des peuples andins, le Wiphala.

Comme on peut le voir sur le bandeau qui orne cette dépêche, le nombre de couleurs du drapeau des fiertés n’est pas figé. Il en existe plusieurs variantes (EN), on trouve même sur OpenClipart une version avec les références hexadécimales des couleurs (EN). Ce qui nous mène à la question du nombre de couleurs de l’arc-en-ciel. La réponse n’est pas sept, enfin, pas vraiment.

L’arc-en-ciel apparaît quand le soleil éclaire des zones de pluie, à l’opposé du soleil. Cet évènement météorologique a intéressé, intrigué les êtres humains depuis la nuit des temps et de nombreuses civilisations l’ont relié à des symboles, divins ou autres.

Pour Isaac Newton (1642 – 1727), l’arc-en-ciel compte sept couleurs : rouge, orange, jaune, vert, bleu, indigo et violet. Mais :

Quand il décrit les couleurs qui apparaissent, Newton n’en distingue souvent que cinq (pas l'indigo ou le violet, pas l'orange et l'indigo). Quand il ordonne les couleurs, il en nomme sept. (Bernard Maitte, Histoire de l’arc-en-ciel)

Et si, continue Bernard Maitte, le poète Dante Alighieri (entre 1265 et 1267 – 1321) et le philosophe italien Marsile Ficin (1433 – 1499) voyaient aussi sept couleurs, mais différentes, dans l’arc-en-ciel, ce n’était pas le cas d’Aristote (384 – 322 AEC), des Arabes, dont notamment le mathématicien Alhazen (vers 965 – vers 1039) auteur d’un traité d’optique, du moine Vitellion (1230 – vers 175) lui aussi auteur d’un traité d’optique, de l’astronome allemand Johannes Kepler (1571 – 1630) ou du grand rival de Newton, Robert Hooke (1635 – 1703).

Il est plus que probable que ces sept couleurs auxquelles s’accrochait Newton sans les distinguer étaient plus liées à des raisons qui n’avaient rien à voir avec la physique : suivre les sept notes de la notation musicale par exemple. Par ailleurs, le nombre sept, dans la tradition judéo-chrétienne est lié à nombre de symboliques : les sept jours de la création, les sept péchés capitaux, les sept vertus théologales et cardinales, les sept paroles du Christ en croix, etc. Sans oublier les sept jours de la semaine, on comprendra aisément pourquoi Newton a choisi de parer son arc-en-ciel de sept couleurs. On peut imaginer que s’il avait, dans un monde parallèle, lu les Annales du Disque monde de Terry Pratchett, il aurait décrété que l’arc-en-ciel comportait en fait huit couleurs, la huitième étant l’octarine qui pourrait être « une sorte de jaune-pourpre verdâtre fluorescent » ou « une nuance particulière de rose-violet électrique ». En hexadécimal, ce serait la couleur #CCDD00, en rgb 204, 221, 0 et 8 %, 0 %, 100 %, 13 % en CMJN.

En définitive, il y en a combien ? Selon les cultures, le nombre de couleurs varie : cinq chez les Japonais par exemple. En fait, un arc-en-ciel n’est pas composé de rayures bien nettes mais d’un dégradé du rouge au violet, donc on peut dire une seule couleur si on veut. La vision et l’interprétation du nombre de couleurs peut ainsi dépendre de plusieurs facteurs et notamment celle de la qualité de la perception des couleurs des personnes qui regardent un arc-en-ciel.

Les nuanciers : comment l’informatique a libéré les couleurs

Dans son Traité des couleurs et vernis de 1773, M. Mauclerc, qui se disait marchand épicier, explique (j’ai volontairement gardé les graphies d’origine) :

D’abord l’Homme a eu des Couleurs telles quelles, par l’expression des plantes

puis précise que :

la Chimie les a perfectionnées & rendu plus nombreuses.

Et ajoute en note :

Le tournefol, l’indigo font bleu ; le ſaffran, la gaude, la graine d’avignon font jaune, le ſang-dragon, la cochenille, l’aucus, la garance, l’orſeille font rouge. L’on tire encore de la teinture, des bois tels que du terra-merita, du bois de fernanbouc, du bois d’Inde.

Dès qu’on sort des couleurs « brutes » (et même avec d’ailleurs) il devient nécessaire de pouvoir maîtriser les mélanges afin d’être sûr d’obtenir les mêmes nuances avec le même type de mélange. C’est d’ailleurs suite à des plaintes de clients de la Manufacture des Gobelins sur la qualité de la teinture des laines que le chimiste Michel-Eugène Chevreul (1786 – 1889) se penchera sur les couleurs. Il en ressortira, entre autres, des cercles chromatiques et une recherche sur « Un moyen de définir et de nommer les couleurs d’après une méthode précise et expérimentale », titre d’un exposé qu’il prononcera en 1861 devant l’Académie des sciences de l’Institut de France.

Pantone et Adobe

Les nuanciers sont un moyen de définir et de nommer les couleurs. Il en a existé, il en existe de multiples, sous des formes matérielles diverses. Le plus connu est probablement le nuancier Pantone qui contient quelque chose comme un millier de nuances de couleurs et fait autorité sur la question et c’est, évidemment, un nuancier propriétaire. Il est principalement utilisé en imprimerie et dans le secteur du graphisme. L’une des raisons de sa popularité parmi les graphistes c’est le partenariat noué avec Adobe. Les références Pantone étaient donc dans les logiciels Adobe : Indesign, Illustrator, Photoshop. Et puis arrive le jour de la rupture contractuelle entre les deux partenaires. En 2023, Pantone disparaît des produits Adobe. Nicolas Taffin, co-fondateur des éditions C&F, raconte au micro de France Inter que du jour au lendemain, les utilisateurs et utilisatrices des logiciels Adobe se sont retrouvés avec des fichiers qui avaient perdu leurs couleurs. Tous les fichiers créés avec des versions plus anciennes des logiciels Adobe étaient couverts de pavés noirs en lieu et place des « vieilles » couleurs aux références Pantone.

Une collection de nuanciers

Les nuanciers peuvent être utilisés de diverses façons, quelques exemples.

  • Vendre des produits comme le nuancier de fils à tricoter de la filature Bergère de France.

Nuancier Bergère de France, Idéale
Le nuancier avec ses échantillons de fil à tricoter permet de voir et de toucher les laines pour les choisir plus facilement. Les noms des couleurs figurent à côté des échantillons.

  • Signaler les références des couleurs appliquées sur les surfaces qui vont accueillir les peintures pour pouvoir effectuer un choix définitif.

Bâtiment avec des références de couleur tirées du nuancier Baumit
Les affichettes sur ce bâtiment parisien indiquent la teinte de la peinture selon le nuancier Baumit. Pour la petite histoire, celle avec un point vert est la nuance retenue.

  • Pour les céramistes, savoir comment rendra un oxyde après cuisson selon la terre utilisée.

Nuancier sur grès noir
Nuancier en grès de la céramiste Michèle Fischer, les rayures avec les notations « étain », « K 470 » ou encore « K 470 + étain » indiquent l’oxyde ou la combinaison d’oxydes utilisées.

Des couleurs codées et libérées

La gestion des couleurs en informatique peut se faire de plusieurs façons, et aucune n’est liée à une entreprise commerciale ce qui fait qu’elles sont utilisables universellement, si le matériel les supporte.

Pour commencer : le numéro de code hexadécimal utilisé pour les sites HTML. Il est composé d’une série de six lettres et chiffres. Si KcolorChooser fonctionne correctement, le rouge du premier drapeau des fiertés en haut de la page a comme numéro de code #e40303.

Au début du web, il n’y avait qu’un nombre très limité de couleurs auquel on pouvait se fier, elles ont un nom : navy, lime, etc. Il n’était pas sûr que les logiciels puissent gérer correctement les autres nuances. Depuis cette quinzaine de couleurs, incluant le blanc (#FFFFFF) et le noir (#000000) ont gardé leurs noms.

Les couleurs RVB, pour rouge-vert-bleu ou RGB en version anglaise est un système de codage basé sur trois couleurs primaires qui sont donc le rouge, le vert et le bleu. C’est le système de couleurs des écrans d’ordinateurs, d’ordiphones ou de tablette. On peut écrire le code de répartition des trois couleurs primaires sous la forme de pourcentage, mais le plus souvent sous cette forme : 225–3–3 qui est le rouge #e40303. Cette façon de coder les couleurs a des limites, notamment le RVB ne gère pas les couleurs plus saturées et le fait que, selon les écrans, l’affichage peut avoir des rendus différents.

Le système TSL (HSL en anglais) pour teinte-saturation-luminosité, c’est :

un modèle colorimétrique perceptuel car il se rapproche fortement de la perception physiologique de la couleur par l’œil humain. Dans ce système, les couleurs sont toujours caractérisées par trois dimensions mais qui ont une signification tout autre que dans le modèle RVB, puisqu’elles représentent ici la teinte, la saturation et la luminosité (…).

  • La teinte qui correspond à la perception de la couleur est mesurée sur une échelle circulaire (cercle de chromaticité de Newton) par un angle de 0° à 360°.
  • La saturation mesure le degré de pureté d’une couleur, c’est-à-dire la quantité de gris ajoutée à la couleur. Elle est représentée par le rayon d’une section circulaire du cône et varie de 1 (couleur pure ou saturée) à 0 (niveau de gris correspondant).
  • La luminosité représente le degré d’éclaircissement ou d’assombrissement d’une couleur. Elle est définie selon une échelle linéaire allant de 0 (noir) à 1 (blanc) en passant par tous les niveaux de gris. (Cours Université de Paris).

Et enfin, le modèle de couleurs quadrichromique CMJN pour Cyan (bleu), Magenta, Jaune, Noir qui est celui utilisé en imprimerie offset. La répartition des couleurs primaires est indiquée sous forme de pourcentage de la couleur dans les 100 % de la nuance.

Et si vous voulez vous amuser à calculer vous trouverez même un convertisseur qui vous donne les formules.

Ressources, idées supplémentaires et mot de la fin

Rapide bibliographie pour prolonger le voyage dans les couleurs

Pour créer vos propres palettes pour LibreOffice et GIMP et Inkscape

Les fichiers de palette de LibreOffice sont des.soc, celle de Gimp et Inkscape sont des.gpl. Les deux types de fichiers se glissent dans le dossier palette de l’application. Krita a un autre format de palette.

Des idées de dépêches sur le mois des fiertés

Si vous voulez vous aussi écrire une dépêche sur le mois des fiertés en lien avec les thématiques de LinuxFR.org, ces quelques suggestions, de Benoît Sibaud pour commencer :

Cela pourrait être soit des projets très ciblés, soit des projets non spécialement ciblés mais affichant clairement un soutien, soit des événements, un char de libristes, soit…

Krunch quant à lui pense qu’il y a du potentiel pour écrire des articles sur des informaticien·ne·s/libristes queer célèbres comme : Mary Ann Horton, Jon Hall, Lynn Conway ou Sophie Wilson.

Le mot de la fin

Cette dépêche n’aurait sans doute pas existé si la lecture du livre de Bernard Maitte n’avait pas été suggérée dans un commentaire. Mais je laisse à la chanteuse américaine Dolly Parton le mot de la fin en vous souhaitant un été plein d’arc-en-ciel :

Si tu veux l’arc-en-ciel, tu dois supporter la pluie.

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Decode Quantum à l’envers avec Sébastien Marie de Matmut

Dans cet épisode 86 de Decode Quantum, nous accueillons Sébastien Marie, CIO/CTO de Matmut mais nous faisons les choses à l’envers puisque c’est lui qui nous interviewe, Fanny Bouton (OVHcloud) et moi-même. Pour une fois, nous sommes de l’autre côté du micro. Nous passons en revue la raison de notre entrée dans l’écosystème du quantique, […]

Revue de presse de l’April pour la semaine 16 de l’année 2026

Cette revue de presse sur Internet fait partie du travail de veille mené par l’April dans le cadre de son action de défense et de promotion du logiciel libre. Les positions exposées dans les articles sont celles de leurs auteurs et ne rejoignent pas forcément celles de l’April.

[clubic.com] Sécurix et Bureautix, voici à quoi ressemble vraiment le Linux qui va remplacer Windows en France

✍ Guillaume Belfiore, le samedi 18 avril 2026.

Début avril 2026, la DINUM officialisait sa migration vers Linux. Derrière cette décision, deux projets open source portent des noms qui fleurent bon Astérix : Sécurix et Bureautix. Tour d’horizon d’une initiative qui dépasse largement le simple changement d’OS.

[Numerama] Cal abandonne l'open source face aux failles de sécurité liées à l'IA

✍ Amine Baba Aissa, le vendredi 17 avril 2026.

Cal, application de planification parmi les plus importantes de l’écosystème open source, abandonne sa licence ouverte. En cause: la capacité des IA à analyser du code à la recherche de failles. Un signal qui en dit long sur l’état du logiciel libre.

[Next] Fin de support annoncée pour le Fairphone 3, deux ans de sursis offerts avec /e/OS

✍ Alexandre Laurent, le mercredi 15 avril 2026.

Lancés en 2019, le smartphone Fairphone 3 et sa déclinaison 3 + prendront officiellement leur retraite à compter d’août 2026, a annoncé le constructeur mercredi 15 avril. L’appareil aura donc profité d’un support total de sept ans, supérieur aux cinq années promises initialement par l’entreprise.

[Goodtech] Deutschland-Stack: l'Allemagne impose les formats ouverts

Le mardi 14 avril 2026.

Adieu Microsoft Office, bonjour l’ODF. Deutschland-Stack est le nouveau socle technologique souverain de l’administration allemande.

[InformatiqueNews.fr] La DINUM largue Windows en faveur de Linux… mais quel Linux?

✍ Loïc Duval, le lundi 13 avril 2026.

La DINUM a officialisé sa sortie de Windows au profit de Linux. Une décision historique pour ses 234 agents. Derrière le symbole, un nouveau plan interministériel pourrait redessiner le paysage numérique de l’administration française. À condition de ne pas réinventer la roue chacun dans son coin.

Et aussi:

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Revue de presse de l’April pour la semaine 11 de l’année 2026

Cette revue de presse sur Internet fait partie du travail de veille mené par l’April dans le cadre de son action de défense et de promotion du logiciel libre. Les positions exposées dans les articles sont celles de leurs auteurs et ne rejoignent pas forcément celles de l’April.

[ZDNET] L'administration étudie un poste de travail sous Linux, une circulaire prône l’open source quand «c’est pertinent»

✍ Thierry Noisette, le dimanche 15 mars 2026.

La Dinum étudie le développement d’un poste de travail sous GNU/Linux. Sébastien Lecornu a publié le 5 février une circulaire qui «recommande de privilégier, lorsque c’est pertinent, le recours à des produits open source».

[La Tribune] L’Assemblée passe au crible l’usage d’outils numériques étrangers par les services de l’État

✍ Mathis Beautrais, le dimanche 15 mars 2026.

Une commission d’enquête de l’Assemblée nationale recense les usages d’outils numériques non européens dans les services de l’État, au nom de la souveraineté technologique et démocratique.

[Le Monde.fr] «J’ai décidé de faire mes adieux à Gmail»: ces initiatives pour se passer des Big Tech américaines (€)

✍ Nastasia Hadjadji, le samedi 14 mars 2026.

Accompagnés par des associations, des particuliers et des collectifs abandonnent les Gafam au profit d’autres solutions, libres, sobres, locales et non marchandes.

[Le Monde Informatique] Pourquoi l'IA menace les licences logicielles

✍ Reynald Fléchaux, le vendredi 13 mars 2026.

Comme le montre l’exemple d’une bibliothèque Python, les licences copyleft peuvent facilement être contournées par une réécriture du code dans une IA. Et la problématique concerne aussi le logiciel propriétaire.

[LeMagIT] Dossier: administrez le réseau avec des outils Open source

✍ Cyberhebdo, le mercredi 11 mars 2026.

Ce guide regroupe les solutions incroyablement puissantes et néanmoins accessibles gratuitement pour surveiller le trafic et la sécurité des réseaux. La connaissance de ces outils est considérée comme un avantage dans les entretiens d’embauche.

[Next] Interpellée par le logiciel libre, Bruxelles ajoute un ODS à sa consultation Cybersécurité

✍ Alexandre Laurent, le mercredi 11 mars 2026.

Il n’y a pas de petite victoire. La Document Foundation, qui pilote le développement de la suite bureautique libre et gratuite LibreOffice, s’est félicitée mardi 10 mars d’avoir obtenu gain de cause en 24 heures auprès de la Commission européenne.

[ITforBusiness] Entretien avec Tomasz Blanc, DSI de la DGFiP

✍ Thierry Derouet, le vendredi 27 février 2026.

La Direction générale des Finances publiques administre l’un des SI les plus stratégiques de l’État: près de 800 applications, 5 000 agents, l’impôt sur le revenu, le prélèvement à la source, bientôt des milliards de factures électroniques. À sa tête, Tomasz Blanc raconte comment la DGFiP fait monter en puissance le cloud souverain Nubo, prend le virage de l’IA tout en résorbant la dette technique d’un SI de plus de quarante ans.

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JemaOS : un système d’exploitation français et souverain pour lutter contre l'obsolescence

JemaOS est un projet de système d’exploitation français, développé à Sophia Antipolis, qui propose une réponse concrète aux enjeux de souveraineté et de numérique responsable.

Le contexte est marqué par l’arrêt imminent du support de Windows 10, une transition qui menace de mettre au rebut près de 400 millions de PC encore fonctionnels à travers le monde. Face à cette obsolescence matérielle massive, JemaOS permet de réhabiliter ces parcs informatiques (machines de 2010 à 2025) en offrant une alternative fluide et sécurisée.

Architecture Open-Core et Optimisation Cible

Sous le capot, JemaOS s’appuie sur un modèle Open-Core combinant des briques de Gentoo Linux, Arch Linux et Chromium. Pour garantir des performances maximales sur du matériel ancien, le système mise sur une optimisation par compilation pour l’architecture cible. Cette approche permet de tirer le meilleur parti de chaque processeur, là où des distributions génériques peuvent accuser des lenteurs.

Sécurité par immuabilité et sandboxing

La sécurité du système repose sur deux piliers majeurs :

  • L’immuabilité : Le système de fichiers racine est verrouillé en lecture seule, protégeant le cœur de l’OS contre les corruptions accidentelles ou les écritures malveillantes.
  • Le sandboxing : Toutes les applications et processus sont isolés nativement dans des « bacs à sable ». Cette isolation stricte empêche une faille dans une application de compromettre l’intégralité du système, rendant l’usage d’antivirus tiers obsolète.

Pour l’interface, le choix s’est porté sur Aura Shell (Ash) afin d’offrir une expérience utilisateur réactive et épurée.

Le « dispositif Jema » : le Plug & Play pour s’affranchir des configurations complexes pour les non-initiés

L’aspect le plus original de JemaOS est son mode de déploiement via le dispositif Jema (NdM (rectifiée le 22 mars suite à mise à jour de la doc du projet): qui est au format clé USB mais est « un véritable système embarqué complet. Faisant l'objet d'un brevet, (…) Intégrant son propre processeur, sa mémoire vive (RAM) et son espace de stockage interne). » L’idée est de supprimer toute la complexité habituelle : plus besoin de créer des clés USB bootables, de partitionner des disques ou de modifier des réglages BIOS/UEFI complexes.

On branche le dispositif, et le système démarre. Grâce à un chargeur d’amorçage compatible Secure Boot (via « Enroll MOK »), JemaOS tourne en isolation complète. Il exploite les ressources (CPU/RAM) de la machine hôte sans jamais toucher aux données du disque dur interne.

Écosystème applicatif : PWA et P2P

Pour rester léger, le système déporte la partie logicielle vers des Progressive Web Apps (PWA), dont beaucoup fonctionnent en Peer-to-Peer (P2P) pour garantir la confidentialité :

  • Anima & Nephtys : Messagerie et visioconférence en P2P.
  • JemaNote : Prise de notes avec assistance IA (Mistral).
  • OsiVibe : Un éditeur vidéo 4K multi-pistes qui s’exécute directement dans le navigateur.

Gestion de parc et souveraineté

Le modèle économique semble s’appuyer sur une offre SaaS pour les entreprises, permettant une gestion centralisée assez complète :

  • Pilotage de parc : Suivi des machines, sauvegardes et gestion des droits d’accès.
  • Administration : Gestion des dispositifs Jema et support technique.
  • Souveraineté : L’infrastructure Cloud est hébergée en France, ce qui permet de rester sous protection du RGPD et d’échapper au Cloud Act américain.

Une initiative française intéressante à suivre pour ceux qui s’intéressent au numérique responsable.

NdM: les offres Pro/Ultime/Premium sont orientées entreprises avec un paiement mensuel par utilisateur. Les mises à jour OTA majeures sont payantes. Il est possible d'utiliser JemaOS sans payer (cf la documentation) en désactivant les mises à jour automatiques et installant manuellement les nouvelles versions.
Sur les 14 dépôts publics : la licence varie suivant les dépôts (MIT, AGPLv3, BSD avec clause publicitaire (dont une concernant Google (sic), un dépôt avec le logiciel WidevineCdm propriétaire de Google). La plupart des dépôts n'ont qu'un seul contributeur johnkryptochain, visiblement intéressé par les cryptomonnaies, Telegram et les NFT ; l'autre contributeur a deux commits sur un unique dépôt. L'entreprise qui porte le projet a 10 salariés d'après le site.

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Actualités quantiques de février 2026

Nous voici dans le 78ième épisode de Quantum, le mensuel de l’actualité quantique en France et dans le monde, toujours avec moi-même et Fanny Bouton d’OVHCloud. Au menu de ce mois, des événements dans des endroits inattendus, des conférences scientifiques de haut vol, les actualités de Quobly, Quandela, SQC, PsiQuantum, Scaleway, Quantinuum, sur la correction […]

Jérôme Fourquet : ce qu'Airbnb dit (vraiment) de la France

En 10 ans, Airbnb s'est implanté dans 81 % des communes françaises. Jérôme Fourquet (IFOP) décrypte surtourisme, revitalisation rurale et crise du logement.

L’article Jérôme Fourquet : ce qu'Airbnb dit (vraiment) de la France est apparu en premier sur L'ADN.

X dégringole en France - Elon Musk va bientôt se retrouver tout seul avec ses fachos

Vous vous souvenez de mon article sur la machine à désinformation qu'est devenu X ? Et bien j'ai une bonne nouvelle pour vous :** les Français commencent enfin à se barrer de ce cloaque numérique !! Woohoo \o/ !**

En effet, Médiamétrie vient de sortir les chiffres de novembre 2025 et c'est un massacre pour le réseau social d'Elon. Pour la première fois depuis 2017, X ne figure plus dans le top 50 des marques les plus visitées en France. Le réseau social qui devait "révolutionner la liberté d'expression" (mdrrrr) se retrouve maintenant derrière Dailymotion, Allociné et même Yahoo. YAHOO putain !!! Le site que plus personne n'utilise depuis 15 ans fait mieux que le joujou à 44 milliards de Musk.

En novembre, X comptabilisait 14,4 millions de visiteurs uniques en France. C'est le même niveau que Reddit et pendant ce temps, Facebook et Instagram font trois fois plus d'audience et même LeBonCoin fait deux fois mieux. Le roi autoproclamé de la "free speech" se fait doubler par un site de petites annonces pour vendre des canapés d'occaz, c'est couillon quand même.

Et j'avoue, ça me fait plaisir. Parce que X c'est devenu quoi au juste ? Un repaire à fachos, à complotistes et à bots russes qui se refilent leurs fake news préférées en boucle. Un endroit où l'engagement prime sur la vérité, où les Community Notes arrivent 75 heures trop tard (quand elles arrivent...), et où le système de monétisation récompense littéralement ceux qui propagent de la merde. Souvenez-vous de l'attentat de Sydney où un innocent s'est fait menacer de mort parce que des abrutis cherchaient du clic facile...

Moi j'ai quitté tout ça. X, Facebook, Mastodon, Bluesky... Tous ces réseaux sociaux toxiques où on passe son temps à se foutre sur la gueule et je m'en porte mille fois mieux. Plus de notifications anxiogènes, plus de fils d'actualité conçus pour maximiser et cristalliser les colères, plus de cette économie de l'attention qui nous transforme tous en zombies.

Et visiblement je suis pas le seul à avoir eu cette illumination puisqu'en Europe, l'usage de X a chuté de 10 à 40% selon les pays. Les annonceurs continuent de fuir (qui a envie de voir sa pub à côté d'un tweet négationniste ?) et Musk a viré 80% de ses employés, passant de 7500 à 1500 personnes... donc y'a plus personne pour modérer quoi que ce soit.

Alors maintenant tous ces beaufs vont pouvoir rester entre eux à se branler la nouille sur leurs théories du complot préférées et ils vont pouvoir se persuader mutuellement que le Grand Remplacement c'est vrai, que les vaccins rendent autiste, et que Taylor Swift est une psy-op de la CIA. Grand bien leur fasse. Pendant ce temps, le reste du monde aura déserté leur petit club de losers et la vie continuera sans eux.

Vivement que X.com disparaisse dans les limbes de l'Internet, rejoindre MySpace et Google+ au cimetière des réseaux sociaux has-been. Ce sera bien mérité parce qu'il n'y a plus rien à sauver là bas.

Source

Revue de presse de l’April pour la semaine 43 de l’année 2025

Cette revue de presse sur Internet fait partie du travail de veille mené par l’April dans le cadre de son action de défense et de promotion du logiciel libre. Les positions exposées dans les articles sont celles de leurs auteurs et ne rejoignent pas forcément celles de l’April.

[Le Monde.fr] David Monniaux, directeur de recherche au CNRS: «Que se passerait-il si Trump ordonnait aux Gafam de cesser leurs services cloud à l'égard de nos gouvernements?» (€)

✍ David Monniaux, le dimanche 26 octobre 2025.

TRIBUNE. Dans une tribune au «Monde», le chercheur souligne les dangers de la dépendance numérique européenne à l’égard des géants du Web, soumis à la législation américaine.

L’auteur de l’article a publié le texte de sa tribune avec des notes de bas de page donnant plus de contexte https://filesender.renater.fr/?s=download&token=4e04dc3a-d695-40ec-9515-762694126479

[Next] Municipales: une dizaine d'associations proposent 10 mesures de «désescalade numérique»

✍ Mathilde Saliou, le jeudi 23 octobre 2025.

Aux côtés de l’ingénieur Philippe Bihouix, de la journaliste Célia Izoard ou du neuropsychiatre Boris Cyrulnik, des associations, des coopératives et divers spécialistes des enjeux de sobriété numérique appellent les candidats aux municipales 2026 à se positionner en faveur d’une «désescalade numérique».

[clubic.com] La France, premier pays à investir dans Matrix, le protocole libre sur lequel repose sa messagerie sécurisée

✍ Alexandre Boero, le mardi 21 octobre 2025.

La Direction interministérielle du numérique annonce mardi devenir le premier État partenaire de la Fondation Matrix, qui est derrière le protocole open source qui fait fonctionner Tchap, la messagerie instantanée sécurisée des agents publics.

[Les Echos] Le cloud et l'open source au secours de la conception des puces électroniques

✍ Frank Niedercorn, le mardi 21 octobre 2025.

Kepler une jeune entreprise francilienne développe une nouvelle approche pour concevoir les circuits intégrés sur un marché aujourd’hui contrôlé par trois mastodontes du logiciel.

[01net.] Fin de Windows 10: les naufragés de Windows 11 migrent vers Linux

✍ Geoffroy Ondet, le lundi 20 octobre 2025.

La fin officielle du support de Windows 10 a poussé les naufragés dont le PC est incompatible avec Windows 11 à se tourner vers Linux. Et certaines distributions rencontrent un succès inespéré.

Et aussi:

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Revue de presse de l’April pour la semaine 39 de l’année 2025

Cette revue de presse sur Internet fait partie du travail de veille mené par l’April dans le cadre de son action de défense et de promotion du logiciel libre. Les positions exposées dans les articles sont celles de leurs auteurs et ne rejoignent pas forcément celles de l’April.

[cio-online.com] En Autriche, l'armée renonce à Microsoft Office

✍ Reynald Fléchaux, le vendredi 26 septembre 2025.

Pour ses 16 000 postes de travail, la défense autrichienne migre sur LibreOffice. Un projet préparé depuis 5 ans et qui vise à garantir l’indépendance de ce service régalien.

[Le Monde Informatique] Selon plusieurs fondations, l'infrastructure open source est en danger

✍ Dominique Filippone, le jeudi 25 septembre 2025.

Dans une lettre ouverte plusieurs fondations dont l’OpenSSF met en garde contre les usages irresponsables des solutions ouvertes dans les entreprises et les administrations. Beaucoup les exploitent mais peu participent financièrement aux infrastructures nécessaires.

[Solutions-Numeriques] «Acheter un logiciel est un acte politique»: Olivier Lambert (Vates) appelle à soutenir l'open source européen

✍ Camille Suard, le mercredi 24 septembre 2025.

La Linux Foundation Europe vient de publier son rapport 2025: si les entreprises européennes adoptent massivement l’open source, rares sont celles qui disposent d’une stratégie claire ou d’un pilotage structuré. Cela a pour conséquences directes une dépendance persistante à des technologies extra-européennes, des difficultés à sécuriser la supply chain logicielle et entraîne indéniablement une valeur économique captée ailleurs.

[Dijon Actualités] Windows 10: des associations de Côte-d'Or dénoncent une «taxe Microsoft» imposée aux administrations publiques

✍ Fabien Bauduin, le mercredi 24 septembre 2025.

Dans une lettre ouverte adressée aux 698 communes de Côte-d’Or, aux 17 communautés de communes, au CHU de Dijon, au rectorat de Bourgogne et à d’autres administrations locales, trois associations — Les Amis de la Terre Côte-d’Or, DésobS et Coagul — tirent la sonnette d’alarme. À l’approche de la fin du support de Windows 10, prévue le 14 octobre prochain, elles dénoncent une obsolescence programmée qui aura, selon elles, des conséquences économiques, écologiques et démocratiques considérables

Et aussi:

[La Tribune] Souveraineté numérique: l'Île-de-France remplace Microsoft par des solutions françaises pour centraliser les données des lycéens (€)

✍ Bogdan Bodnar, le mardi 23 septembre 2025.

Les lycées franciliens abandonnent progressivement les solutions Microsoft pour adopter des outils français. Le directeur de la transformation numérique de la région Île-de-France dévoile à La Tribune comment la collectivité migre vers un cloud souverain et des logiciels nationaux pour héberger les données de ses 550 000 élèves et enseignants.

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2,2 millions d'utilisateurs de Linux sur ordinateur en France

Une récente analyse détaillée s’est attachée à quantifier la population d’utilisateurs de systèmes d’exploitation Linux sur ordinateur (hors serveurs) en France. En se basant sur les données publiques de trafic web de Cloudflare Radar et en appliquant une modélisation des comportements, l’étude aboutit à une estimation d’environ 2,2 millions d’utilisateurs uniques. La méthodologie ne se contente pas d’une moyenne globale (3,1 %), mais distingue les usages en fonction des moments de la semaine et de leur volume de trafic respectif. La conclusion principale est que cet usage est massivement personnel : le taux d’usage à domicile (soir et week-end) atteint 4,3 %, soit plus du double du taux observé en environnement professionnel et scolaire (2,15 %).

Un communiqué du CNLL commente cette dynamique et appelle à l’amplifier. La fin de support annoncée de Windows 10 en octobre 2025 agit comme un catalyseur, menaçant de transformer des millions d’ordinateurs parfaitement fonctionnels en déchets électroniques. Ce non-sens écologique et économique va encore pousser de nombreux utilisateurs à considérer des alternatives, et Linux, par sa capacité à redonner vie à ce matériel, apparaît comme l’un des principaux bénéficiaires potentiels de ce mouvement de fond.

Cette croissance, bien que significative, place cependant la France en deçà de la moyenne européenne (3,7 %), et loin derrière des pays comme la Finlande (7,1 %) ou l’Allemagne (5,2 %), comme le révèle le récent Indice Européen de Résilience Numérique (EDRIX). Cette communauté de plus de deux millions de personnes représente donc un levier de souveraineté numérique sous-exploité et une opportunité stratégique pour les entreprises et les pouvoirs publics.

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Bonne nouvelle ! 6% de français utilisent Linux

C’est fou car pendant que vous êtes encore en train de vous galérer avec votre bon vieux Windows, sachez que 6% de vos voisins sont en train d’utiliser Linux en totale détente. C’est en tout cas ce que remonte cette étude du CNLL et d’Abilian qui explique qu’on est maintenant 2,2 millions d’utilisateurs Linux en France.

D’après les données de Cloudflare Radar analysées par Abilian , l’usage personnel de Linux (4,3%) est deux fois plus élevé que l’usage professionnel (2,15%) ce qui montre bien que les gens font du Linux à la maison par choix, et non pas par obligation. D’ailleurs cette tendance s’accentue encore plus le weekend où l’usage des ordinateurs se fait essentiellement à titre personnel.

Comme le dit Stefane Fermigier, co-président du CNLL, dans son communiqué, “Ces chiffres sont une claque aux préjugés !”. Et il a raison même si on est encore en dessous de la moyenne Européenne. Celle-ci est de 3,7% de part de marché Linux alors que la France est à 3,1%. Les champions c’est la Finlande avec 7,1%, suivie de l’Irlande (5,3%) et de l’Allemagne (5,2%), donc on a encore une petite marge de progression.

Mais rassurez-vous, ce n’est pas qu’une question de compétence technique. C’est culturel car là-bas, utiliser Linux c’est normal, alors qu’ici c’est encore un peu un truc de geekos rebelles. Mais c’est en train de changer vite, et vous savez grâce à quoi ? Les jeux vidéo, pardi !! Avec Proton et Steam qui permettent de faire tourner les jeux Windows sur Linux, plein de gamers ont sauté le pas. C’est un des facteurs majeurs de la croissance mondiale de Linux qui atteint maintenant 4,55%.

Le gaming sous Linux c’est le cheval de Troie parfait car les mecs installent Ubuntu pour jouer et découvrent qu’il peuvent aussi bosser dessus, faire de la création, gérer leur vie numérique sans passer par Microsoft…. C’est une vraie prise de conscience.

Aux États-Unis, par exemple, Linux vient de passer la barre des 5% de parts de marché desktop. C’est une progression de 2 points en 2 ans, ce qui est énorme ! En plus avec la fin annoncée de Windows 10 qui force les gens à jeter à la poubelle leur ordinateur qui fonctionne s’ils veulent passer sous Windows 11, ça va encore augmenter je pense… Car Linux (ou ce logiciel magique ) est une solution anti-obsolescence incroyable !

Du coup, la CNLL milite pour qu’en France, on ait une vraie politique “Open Source & Sovereignty First” dans les marchés publics ce qui n’est pas gagné car l’Etat est gangréné par Microsoft… La CNLL veut notamment qu’on applique enfin l’article 16 de la loi République Numérique qui favorise le logiciel libre. Une pétition européenne propose même de créer un “EU-Linux” pour les administrations publiques. Imaginez toutes les mairies et préfectures sous Linux ! Ce serait cool !

Voilà, avoir Linux sur sa machine perso à la maison, c’est comme avoir un potager bio ou manger moins de viande… on le fait pour soi, par conviction, sans forcément militer. Et que Linux devienne mainstream c’est vraiment mon rêve car on n’en peut plus des zélites à barbes qui se définissent humainement de part leur OS, en regardant de haut les “autres”, les noobs, sans jamais leur tendre la main. Le jour où Monique de la Mairie ou Francis de la médiathèque sauront se démerder seuls sous Linux, je pense que leur égo en prendra un coup. Ils passeront alors sous BSD ou un truc encore plus techy parce que ça c’est un VRAI OS DE BONHOMME… ahahahah.

Puis en vrai, y’a encore plein de machines sous Linux que l’étude n’a probablement pas comptabilisées… On a tous chez nous des Raspberry Pi dans des tiroirs, des vieux PC reconverties en NAS, des petits serveurs perso…etc. Donc le vrai chiffre est sûrement bien plus élevé.

Alors oui, c’est vrai, on est encore loin des 72,5% de Windows, mais la tendance est claire. Linux grandit, doucement mais sûrement. Et surtout, c’est un mouvement très doux, très organique, qui n’est pas poussé par une méga-corpo, mais juste par des gens qui veulent reprendre le contrôle de leur ordinateur (et qui en ont marre de payer pour rien aussi, je pense…)

Voilà, donc la prochaine fois que vous croiserez quelqu’un dans une soirée, demandez-vous s’il fait partie des 6% de Français sous Linux ? Vous vous ferez plein de nouveaux amis ;-)

Source CNLL | Source Abilian

MedGPT - L'IA préférée des hypocondriaques

Enfin !!

Oui, enfin, on a une IA médicale française, développée par Synapse Medicine une startup bordelaise, qui va pouvoir confirmer que votre petit mal de tête est bien un cancer du cerveau en phase terminale, exactement comme vous l’aviez lu sur Doctissimo à 3h ce matin après avoir cliqué sur 47 pages de forums où “MoiMêmeJeSais” raconte qu’elle a failli mourir avec les mêmes symptômes.

Cela s’appelle MedGPT et attention, avant que vous ne commenciez à lui demander si votre bubon de sorcière sur le nez est un mélanome, sachez que cet outil est réservé aux professionnels de santé. Médecins généralistes, spécialistes, pharmaciens, infirmiers, sages-femmes… Bref, tous ceux qui ont encore la chance d’avoir un boulot dans notre beau pays riche et développé où 87% du territoire est considéré comme un désert médical .

Hé oui les parisiens, il y a environ 6 millions de Français qui n’ont pas de médecin traitant et dans certaines régions, il faut attendre jusqu’à 1 an pour voir un spécialiste. Du coup, on en est réduit à faire du diagnostic sauvage sur internet ou à prendre un vol Ryanair pour se faire soigner en Belgique ou en Roumanie où ils ont encore des médecins disponibles. Mais bon, revenons à nos moutons numériques…

Selon les concepteurs de MedGPT , leur IA s’appuie sur plus de 50 sources officielles françaises : la Haute Autorité de Santé, l’ANSM, la base Thériaque… Contrairement à ChatGPT qui pourrait vous conseiller de prendre de l’hydroxychloroquine / Ivermectine / azithromycine pour soigner votre Covid parce qu’il est complétement con, MedGPT, lui, utilise uniquement des données médicales françaises validées par la science et les professionnels de santé.

Ils lui ont même fait passer l’ECN 2023 (le concours de médecine) et MedGPT a réussi à se classer dans le top 500 , alors que ChatGPT végète autour de la 2000ème place… Bon, ça reste moins bien qu’un vrai étudiant en médecine (quoique pour les internes aux urgences, j’suis moyen sûr), mais c’est déjà mieux que la moitié des candidats humains.

Et rassurez-vous, less données sont hébergées en France, respectent le RGPD et les normes HDS (Hébergement de Données de Santé). Quand on sait que 66% des médecins américains et 20% des britanniques utilisent déjà ChatGPT pour leur boulot , malgré les risques de fuites de données et de recommandations foireuses… J’suis content que les Français qui étaient coincés entre utiliser un truc pas adapté ou se passer de l’IA, ont maintenant leur solution souveraine.

Alors pour l’instant, MedGPT est en bêta gratuite et limitée à 5 questions par jour. Oui, 5 questions, c’est le nombre de symptômes différents que vous pouvez googler avant de vous convaincre que vous avez la peste bubonique mais bon, après avec un petit VPN, vous pouvez contourner la limite. Notez aussi que l’IA peut faire également des erreurs, donc fiez-vous toujours à votre jugement, à la science et à votre médecin.

C’est gratuit pour le moment, alors autant en profiter avant que ça devienne payant comme tout le reste et qui sait, peut-être qu’un jour on aura une IA capable de faire les ordonnances directement… Woohoo \o/.

Bon, je vous laisse, je vais aller vérifier sur Doctissimo si ma fatigue après avoir écrit cet article n’est pas un symptôme lié à une “dermatite irritative de la région périnéale” ^^.

Merci à Lorenper pour m’avoir fait découvrir cette pépite !

2025 : La France découvre la censure… et le VPN devient mainstream

– Article en partenariat avec Surfshark

C’est officiel, depuis le 4 juin, la Chine France a décidé de jouer les parents stricts du web. Un matin, tu veux juste “faire tes recherches” sur Pornhub ou YouPorn, et paf, “Ce site n’est pas accessible depuis votre pays”. Derrière ce blocage, des débats sans fin sur la protection des mineurs, la morale, la politique, bref, tout ce qui fait qu’on se retrouve à devoir ruser pour accéder à ce qu’on veut. Résultat ? Les VPN ont déjà explosé dans l’Hexagone, et Surfshark s’est imposé comme l’une des planches de salut préférées des internautes frustrés.

Actualités quantiques de janvier 2025

Vous voici dans le 66ième épisode de Quantum, le podcast francophone de l’actualité quantique. Nous reprenons le cours des événements depuis notre épisode spécial de mi-décembre sur Google Willow. Je suis toujours avec Fanny Bouton, ci-devant quantum lead chez OVHcloud. Dans cet épisode, nous revenons sur divers événements comme la Q2B de Santa Clara, le […]

Qu’est-ce que la recherche à risque ?

J’assistais le 7 novembre 2024 au ministère de la recherche et de l’enseignement supérieur à Paris à un séminaire de présentation du programme de “recherche à risque” lancé par l’État fin 2023. J’y étais invité en tant que membre du comité d’experts de sélection des projets à risque du Programme Inria Quadrant (PIQ), Inria étant […]

Actualités quantique d’octobre 2024

Nous voici dans le 63 ième épisode de Quantum, le podcast francophone de l’actualité quantique qui persiste et perdure maintenant depuis plus de 5 ans. Au menu de cet épisode : de nombreux voyages (Grenoble, Munich, New York). Des nouveautés chez Quobly, Quandela, IBM, QuEra, des prix Nobel de physique et de chimie à la sauce […]

Actualités quantiques de mai 2024

Dans le 59e épisode de Quantum, le podcast de l’actualité quantique, Fanny Bouton d’OVHcloud et moi-même décryptons l’actualité événementielle, entrepreneuriale et scientifique du domaine. A noter en particulier les annonces autour de Choose France, celles d’Alice & Bob avec Google et Riverlane, IBM, et aussi les records scientifiques obtenus autour des atomes froids chez Pasqal […]

Actualités quantiques de décembre 2023

Nous démarrons cette année 2024 avec le 54e épisode de Quantum, le podcast francophone de l’actualité quantique. Je suis toujours avec Fanny Bouton, ci-devant quantum lead chez OVHcloud. Nous allons évoquer des événements récents comme la Q2B aux USA à laquelle Fanny a participé, ma visite au Danemark, les nombreuses annonces d’IBM, celles des premiers […]
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