L’apparition de l’IA Mythos, présentée comme capable de détecter rapidement des failles informatiques majeures, montre que les capacités offensives dans le cyberespace progressent très vite. Cette évolution pourrait rendre les systèmes nucléaires plus vulnérables et augmenter le risque d’erreurs, de sabotage ou d’escalade accidentelle.
L’apparition de l’IA Mythos, présentée comme capable de détecter rapidement des failles informatiques majeures, montre que les capacités offensives dans le cyberespace progressent très vite. Cette évolution pourrait rendre les systèmes nucléaires plus vulnérables et augmenter le risque d’erreurs, de sabotage ou d’escalade accidentelle.
Claude Mythos est une intelligence artificielle de pointe, développée par la société Anthropic, dont les capacités avancées en cybersécurité offensive suscitent autant de fascination que d’inquiétude. Gguy/ShutterstockL’apparition de l’IA Mythos, présentée comme capable de détecter rapidement des failles informatiques majeures, montre que les capacités offensives dans le cyberespace progressent très vite. Cette évolution pourrait rendre les systèmes nucléaires plus vulnérables et augmenter le ri
Claude Mythos est une intelligence artificielle de pointe, développée par la société Anthropic, dont les capacités avancées en cybersécurité offensive suscitent autant de fascination que d’inquiétude.Gguy/Shutterstock
L’apparition de l’IA Mythos, présentée comme capable de détecter rapidement des failles informatiques majeures, montre que les capacités offensives dans le cyberespace progressent très vite. Cette évolution pourrait rendre les systèmes nucléaires plus vulnérables et augmenter le risque d’erreurs, de sabotage ou d’escalade accidentelle.
En 1983, le film WarGames imaginait un adolescent qui, entré par accident dans un système informatique du Pentagone, déclenchait un programme de simulation, lequel était interprété comme un prélude à une guerre nucléaire. Le film avait tant marqué Ronald Reagan qu’il avait interrogé ses conseillers sur la possibilité d’une telle intrusion dans les systèmes américains les plus sensibles. Une semaine plus tard, la réponse était venue : « Monsieur le Président, le problème est bien plus grave que vous ne le pensez. »
Les politiques autour de l’armement nucléaire reposent sur une série de paris, souvent lointains, sur l’avenir de la dissuasion nucléaire. D’abord, les pays dotés de l’arme nucléaire considèrent que la peur de leur riposte suffira toujours à empêcher un adversaire de les attaquer en premier, et qu’ils disposeront toujours de l’expertise et de la chance nécessaires pour prévenir des explosions accidentelles. Ils estiment donc que la possession de l’arme nucléaire sera pour eux, au cours des décennies à venir, source de sécurité et non d’insécurité.
Mais il existe un autre pari, bien plus implicite : celui que les arsenaux nucléaires, qui sont des systèmes technologiques complexes et hautement digitalisées, ne possèdent aucune vulnérabilité cyber qui pourrait être exploitée par un acteur souhaitant empêcher son fonctionnement normal.
La récente percée de l’intelligence artificielle Mythos révèle à quel point les conditions de ce pari peuvent changer sur le long terme.
Mythos et l’avenir de la cybersécurité
Le 7 avril 2026, la compagnie Anthropic – qui commercialise la série de grands modèles de langages (LLM) Claude – annonçait la création de son nouveau modèle d’intelligence artificielle (IA) : « Mythos ». Ce modèle, qui n’a pas été mis sur le marché mais rendu disponible à un groupe de travail restreint composé d’une douzaine des principaux géants américains de la technologie (Google, Microsoft, Apple, NVidia, Amazon Web Services, etc.), obtiendrait un taux de succès sans précédent en matière de détection des failles dans les systèmes informatiques.
Mythos aurait ainsi été capable de détecter, avec un impressionnant taux de succès, des failles « zero-day » dans différents navigateurs informatiques, logiciels ou systèmes d’exploitation. Une faille « zero-day » est une faille de sécurité critique dans un système d’information, contre laquelle aucune protection n’existe pour l’instant, rendant ainsi possible une attaque laissant un délai de « zéro jour » pour réagir. Selon Anthropic, Mythos aurait réussi à développer en un temps record (sans doute moins d’une journée) des méthodes permettant d’exploiter ces failles avec un taux de succès de 72,4 %, largement supérieur aux autres modèles existants.
Si ces informations proviennent de la compagnie elle-même – qui a tout intérêt à exagérer les résultats –, certaines preuves publiques ont toutefois été apportées. Sylvestre Ledru, le directeur de l’ingénierie chez Mozilla responsable du navigateur Firefox, a déclaré que Mythos avait permis de découvrir un nombre « proprement hallucinant » de vulnérabilités dans leurs logiciels. Une faille de sécurité vieille de près de vingt-sept ans, ayant survécu à un grand nombre d’audits, a par exemple été découverte dans un système d’exploitation libre très utilisé par des services de sécurité informatique, OpenBSD.
Même dans le cas où Mythos ne serait pas à la hauteur des performances annoncées, le développement des LLM depuis le début des années 2020 a montré à quel point leurs performances s’améliorent vite. Nous faisons donc face à une accélération du développement des capacités offensives et de la diffusion de celles-ci à un nombre d’acteurs plus large. Cela signifie une potentielle tendance à la hausse de la probabilité de succès d’une cyberattaque, ainsi qu’une augmentation du nombre absolu de ces attaques.
La vulnérabilité des arsenaux nucléaires
Pour comprendre la vulnérabilité des armes nucléaires aux cyberattaques, il faut avoir à l’esprit le fait que par « arsenal nucléaire », on entend bien plus qu’un stock de têtes nucléaires. Le fonctionnement normal des arsenaux nucléaires modernes repose sur une large configuration de technologies : têtes nucléaires, missiles permettant de transporter ces armes, technologies de communication (permettant d’assurer que l’ordre soit transmis depuis le président jusqu’à l’opérateur chargé d’actionner ces armes), ainsi qu’un ensemble de technologies d’alerte avancée servant à surveiller le ciel à la recherche de potentiels signaux d’une attaque nucléaire adverse. Ces éléments doivent être capables de communiquer entre eux pour assurer le contrôle de ces armes.
Et ils sont plus nombreux qu’on pourrait le penser. Comme le note Herbert Lin, chercheur à l’Université de Stanford et auteur d’une étude sur les cybermenaces contre les armes nucléaires, la métaphore du « bouton nucléaire » est simplifiée : une fois que le président appuie dessus, un ensemble de « cyber-boutons » doivent être pressés pour déclencher les opérations nucléaires, et les contrôler – autant d’échelons où des attaques informatiques pourraient s’insérer pour empêcher, par exemple, l’arrivée de l’information pertinente.
Le président pourrait ne pas recevoir suffisamment d’informations – ou ne pas en recevoir du tout – pour déterminer qu’une attaque est en cours. Ou alors, il pourrait ne pas être en mesure de communiquer à ses forces sous-marines l’ordre de tir. Pis, on pourrait voir se réaliser le scénario catastrophe imaginé depuis les années 1950 : un faux ordre de tir pourrait être communiqué aux opérateurs de missiles.
Les scénarios n’ont pas besoin d’être aussi radicaux : l’ordre pourrait être communiqué, mais avec un retard, ou ne pas être communiqué à l’ensemble des forces, menant à une riposte moindre que celle désirée. Ladite riposte pourrait être bloquée : en 2010, un centre de commandement américain a perdu la communication avec une cinquantaine de missiles nucléaires pendant près d’une heure. Un adversaire pourrait savoir tirer profit de telles failles.
On peut aussi imaginer des actions cyber contre les armes elles-mêmes, le hardware plutôt que le software de l’arsenal. Bien sûr, les acteurs de la sécurité nucléaire ne se contentent pas d’attendre qu’une attaque survienne sur l’un de ces systèmes. Ils développent et testent leurs capacités défensives de manière continue. Le problème est que la complexité des systèmes existants ne permet pas d’affirmer avec certitude qu’il n’existe « aucune vulnérabilité ».
Cela ne signifie pas non plus que des vulnérabilités existent nécessairement. Mais cela veut dire qu’aucun acteur n’est en mesure de savoir s’il y en a. Alors, faut-il craindre que l’arsenal nucléaire français, ou bien n’importe quel autre arsenal ciblant la France, soit « hacké » dans le futur ?
En fait, on ne sait pas. Des scénarios de ce type sont de l’ordre du possible : il n’existe pas de large système d’information complexe dont on puisse garantir, avec une totale certitude, la fiabilité totale. L’évolution des outils permettant des cyberattaques, et leur potentielle diffusion auprès d’un large nombre d’acteurs étatiques et non étatiques, rend ce type de scénario futur potentiellement plus probable et, dans tous les cas, plausible.
Un nouveau pari sur le futur
Mythos met en lumière une nouvelle modalité du pari nucléaire, née du développement des nouvelles technologies et de leur intégration aux arsenaux nucléaires.
Nous parions d’abord sur l’absence de vulnérabilité au sein de ces systèmes – alors même qu’il est impossible de mesurer cette probabilité avec certitude. Elle évolue avec le temps, au rythme des systèmes mis à jour, remplacés, connectés à d’autres. Si une vulnérabilité existe malgré tout, nous parions ensuite sur le fait que, en temps voulu, l’évolution des capacités offensives dans le cyberespace sera constamment égalée, et toujours à temps, par l’évolution des capacités défensives – y compris à l’ère de l’intelligence artificielle. Là encore, cette probabilité est elle aussi indéterminable, puisque le développement de capacités défensives est réactif : il se fait en fonction de la connaissance que l’on a de la nature des capacités offensives et des vulnérabilités existantes, qui sont indéterminables.
Nous faisons donc le pari que nos défenses contre les cyberattaques, et celle des autres États dotés d’armes nucléaires, seront suffisantes. Dans le cas contraire, alors on fait le pari que la chance sera de notre côté et que les vulnérabilités existantes ne seront pas détectées – comme celle qui existait depuis 27 ans dans le code d’OpenBSD. Il s’agit d’un pari sur la chance puisque dans ce scénario, c’est l’incapacité ou l’absence de volonté adverse, sur laquelle nous n’avons aucun contrôle, à développer des capacités efficaces qui nous sauve.
La capacité des pratiques existantes de contrôle à remplir leur tâche est rendue plus incertaine par l’arrivée de grands modèles d’IA capables de détecter des vulnérabilités et concevoir des cyberattaques de façon massive et automatisée. Faire le choix d’une politique de sécurité fondée sur les armes nucléaires revient à parier sur le fait que, dans le futur comme par le passé, la chance restera toujours de notre côté.
Ce travail a été financé par le Conseil Européen de la Recherche (ERC) au titre du programme-cadre de l’Union européenne pour la recherche et l'innovation Horizon Recherche (projet RITUAL DETERRENCE, convention de subvention n°101043468).
Le conflit en cours en Iran montre la dépendance avancée des armées états-unienne et israélienne à l’IA militaire, notamment pour le ciblage et la planification des frappes. Le bombardement d’une école à Minab, le 28 févier, présenté comme une erreur de ciblage et ayant causé la mort de 168 civils, principalement des enfants, met en lumière les risques juridiques, les failles des systèmes et les problèmes de responsabilité.
Le conflit armé contre l’Iran lancé le 28 février dernier par Washing
Le conflit en cours en Iran montre la dépendance avancée des armées états-unienne et israélienne à l’IA militaire, notamment pour le ciblage et la planification des frappes. Le bombardement d’une école à Minab, le 28 févier, présenté comme une erreur de ciblage et ayant causé la mort de 168 civils, principalement des enfants, met en lumière les risques juridiques, les failles des systèmes et les problèmes de responsabilité.
Le conflit armé contre l’Iran lancé le 28 février dernier par Washington et Tel-Aviv a été rapidement qualifié de « première guerre de l’IA ». Une assertion en réalité trompeuse à divers égards. Non seulement l’IA a-t-elle déjà été utilisée de façon intensive dans des conflits récents, notamment par Israël à Gaza, mais, plus largement, l’IA, en tant que moyen numérique de traitement et d’analyse de données, entretient une longue histoire avec les conflits armés, dont les fondements techniques remontent à la Seconde Guerre mondiale.
Certes, la situation iranienne se distingue par le niveau de sophistication sans précédent de ces moyens et par la dépendance inédite des armées à leur égard. Elle diffère également du conflit à Gaza en ce que, cette fois, l’IA a été déployée contre un adversaire étatique dans le cadre d’une guerre de haute intensité. Enfin, jamais les États n’avaient aussi ouvertement communiqué sur leur recours à ces systèmes. C’est cette communication conjuguée aux conséquences dramatiques de certaines frappes qui invite à s’interroger sur la compatibilité de ces pratiques avec le droit international.
Les faits : l’utilisation de l’IA dans la guerre en Iran
L’utilisation de l’IA par Israël dans sa guerre contre le Hamas avait été révélée par le journal +972. Ce média avait exposé ce que bon nombre de spécialistes soupçonnaient depuis quelques années. Dans le cadre du conflit en Iran, en revanche, ce sont les autorités américaines elles-mêmes qui ont annoncé leur emploi de l’IA.
Effectivement, les forces militaires américaines ont admis avoir recouru à des systèmes d’IA pour établir et trier la liste des objectifs à une vitesse fulgurante. Ce procédé aurait entraîné plus de 1 000 frappes, qualifiées de très précises, durant les vingt-quatre premières heures du conflit. Elles se seraient notamment servies du système Maven Smart System, un projet conjoint utilisant un logiciel d’IA de surveillance et de collecte de données de Palantir, couplé au système d’IA générative Claude, développé par Anthropic.
Cependant, lors du premier jour de guerre, l’une des frappes américaines a visé une école de Minab, causant la mort d’environ 170 victimes civiles, principalement des enfants. Les États-Unis ont reconnu leur responsabilité dans cette frappe, présentée comme une erreur. L’école était en effet située à proximité d’une base navale des Gardiens de la révolution. Elle faisait autrefois partie intégrante du même complexe, avant d’en être séparée. C’est donc une information non actualisée qui aurait conduit à autoriser la frappe.
Une telle méprise n’est pas anodine. De nombreux médias et ONG ont rapidement établi le lien entre l’école et la base navale. Il a ainsi été avancé que l’armée américaine aurait probablement ciblé ce bâtiment sur la base de données obsolètes en suivant aveuglément une recommandation issue d’un système d’IA sans procéder à la vérification qui s’imposait.
La licéité de l’utilisation de l’IA
Dans quelle mesure l’utilisation de l’IA pour mener ces frappes, et l’erreur commise, sont-elles licites au regard du droit international ?
Il convient d’abord de préciser que l’IA n’est pas interdite en tant que telle par le droit des conflits armés (DCA, également appelé droit international humanitaire). Pour l’heure, aucune règle juridique n’envisage spécifiquement la question de sa licéité. Pour autant, la question n’évolue pas dans un vide juridique. Les règles générales du DCA s’appliquent à la conduite des hostilités, quels que soient les moyens et méthodes déployés.
L’une de ces règles est le principe de distinction selon lequel seules les cibles militaires peuvent faire l’objet d’attaques, les personnes civiles et les biens civils devant être préservés. Viser directement une école, comme celle de Minab, en l’absence de tout objectif militaire en son sein, constitue donc une violation manifeste de ce principe. Il est toutefois peu probable que l’armée américaine ait eu l’intention délibérée de détruire l’école en tant que telle. Comme indiqué, il s’agit plus vraisemblablement d’une erreur d’identification de la cible, possiblement liée à un système d’IA entraîné sur des données obsolètes, datant de l’époque où le bâtiment était encore rattaché à la base navale.
En conséquence, la violation est plutôt relative au principe de précaution. Ce dernier prescrit notamment que les parties au conflit doivent faire tout ce qui est pratiquement possible pour vérifier que les objectifs à attaquer sont bien des objectifs militaires. En l’espèce, l’armée américaine ne semble pas avoir procédé aux vérifications nécessaires pour s’assurer que la cible était une école. Une vérification élémentaire, comme celle effectuée par certains médias, aurait pu rapidement dissiper le moindre doute.
Il faut rappeler que, lors de la guerre à Gaza, il avait été rapporté que des soldats israéliens ne disposaient parfois que de vingt secondes pour valider une cible, ce qui interroge sur la possibilité matérielle de respecter effectivement ce principe. Les préoccupations relatives à l’IA militaire se cristallisent souvent autour de la question de l’autonomie et du risque qu’un système désigne et engage seul une cible ; c’est l’enjeu des systèmes d’armes létales autonomes. Cet exemple démontre toutefois qu’un contrôle humain formellement maintenu peut n’être que fictif si l’opérateur ne dispose ni du temps ni de l’esprit critique nécessaires pour évaluer une recommandation algorithmique.
Du côté iranien, il y a lieu de relever que le principe de précaution n’a pas davantage été respecté. Ce principe impose non seulement des obligations à l’attaquant, mais requiert également de l’attaqué qu’il prenne certaines précautions passives : les parties doivent notamment éloigner les personnes civiles et les biens de caractère civil des objectifs militaires. En l’espèce, transformer un bâtiment d’une base navale en école, tout en la maintenant à proximité immédiate du reste du complexe militaire, exposait délibérément cette installation civile aux risques liés à la conduite des hostilités.
Quelles responsabilités juridiques, politiques et morales ?
La responsabilité individuelle. L’attaque ne constitue pas un crime de guerre.
Si l’attaque constitue une violation du DCA, il est probable qu’aucun militaire américain ne soit condamné pour de tels faits. Outre les questions de compétence juridictionnelle, le principal obstacle tient à ce que ni la violation du principe de précaution ni les erreurs conduisant à des violations du DCA ne constituent des crimes de guerre au sens du droit international pénal.
L’acte matériel est bien caractérisé, mais l’élément intentionnel, c’est-à-dire la volonté de commettre l’infraction, fait défaut. Le régime de responsabilité pénale internationale actuel ne reconnaît pas la responsabilité pour négligence dans ce contexte. Cette approche pragmatique pourrait néanmoins évoluer. D’une part, si les erreurs algorithmiques de ciblage se multiplient, le caractère « raisonnable » de l’erreur sera de plus en plus difficile à invoquer et l’utilisation consciente d’un système connu pour ses défaillances pourrait induire une forme d’intention indirecte de cibler des civils. D’autre part, le droit pourrait à l’avenir se développer pour sanctionner les militaires qui, par leur négligence, causent la mort de civils.
La responsabilité des entreprises d’IA. Un bras de fer entre puissances économique et politique.
Un autre point de vigilance tient au rôle des entreprises privées spécialisées en IA qui détiennent aujourd’hui la majeure partie des compétences technologiques mobilisées sur le champ de bataille. Ces entreprises pourraient être tenues responsables lorsqu’elles développent des systèmes défaillants, mais, au-delà de cette responsabilité, une question morale et politique fondamentale se pose au regard de la vente de technologies d’IA à des fins militaires.
Juste avant l’entrée en guerre des États-Unis, Anthropic, qui produit le système Claude, s’était opposé à une coopération sans limite avec le Pentagone, notamment sur les armes autonomes, en invoquant ses engagements éthiques et les limites de fiabilité technique de ses systèmes pour les usages envisagés. Le Pentagone avait alors accusé Anthropic de trahison, bien que ses systèmes continuent d’être utilisés par l’armée.
D’autres entreprises du secteur, comme OpenAI, Google, Amazon ou Microsoft, semblent, quant à elles, collaborer sans réserve avec les armées, s’imposant de facto comme de véritables entreprises de défense. Il est intéressant de noter que des entreprises, normalement guidées par le profit, ont parfois plus d’états d’âme en la matière que certains États pourtant garants de l’intérêt général.
La responsabilité étatique. Répondre de ses actes et prévenir les prochaines violations.
Les États qui développent et utilisent l’IA militaire portent une responsabilité particulière. En l’espèce, les États-Unis engagent leur responsabilité internationale pour la commission d’un fait internationalement illicite. Cette responsabilité sera, certes, difficile à mettre en œuvre dans la pratique. Mais au-delà, il émerge une responsabilité tant juridique que politique. Aux termes de l’article 1 commun aux conventions de Genève, les États ont en effet l’obligation de respecter et de faire respecter le DCA. Or, le développement de l’IA militaire tend à miner ce respect, voire à favoriser et à dissimuler les violations du droit.
Divers mécanismes pourraient endiguer ce phénomène, comme la formation des militaires aux spécificités des systèmes d’IA, l’élaboration de règles d’engagement propres à l’IA, des garanties techniques de fiabilité et de transparence des systèmes ainsi que des tests et évaluations réguliers. Plusieurs initiatives internationales appellent à intégrer de telles mesures au sein de nouveaux instruments juridiques. Pourtant, la volonté politique fait défaut, notamment chez les États à l’avant-garde du développement et de l’utilisation de l’IA militaire.
Ainsi, Pete Hegseth, secrétaire à la défense des États-Unis, semble en réalité agir dans le sens contraire. Il a récemment limogé des conseillers juridiques militaires qu’il considérait comme des entraves à la bonne conduite des hostilités et a qualifié les règles d’engagement de stupides. Plus largement, les États-Unis s’opposent à toute réglementation juridique internationale de l’IA militaire. L’IA apparaît ainsi comme à la fois l’un des moteurs et le révélateur d’une érosion profonde du DCA.
Jacques Lacan disait : « Le réel, c’est quand on se cogne. » L’accident de Minab constitue un évènement dramatique qui confirme les risques sur lesquels les experts en IA militaire alertent depuis plusieurs années et qui aurait dû susciter bien davantage de réactions.
En réalité, cette information semble avoir été éclipsée par d’autres considérations perçues comme plus urgentes et plus visibles dans le cadre de cette guerre, à commencer par le risque nucléaire. L’accident de Minab n’aura pas été l’électrochoc attendu pour inciter les États à s’entendre sur un cadre juridique spécifique applicable à l’IA militaire. Il reste à savoir si un tel électrochoc est encore possible ou même souhaitable.
Louis Perez ne travaille pas, ne conseille pas, ne possède pas de parts, ne reçoit pas de fonds d'une organisation qui pourrait tirer profit de cet article, et n'a déclaré aucune autre affiliation que son organisme de recherche.
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et suggère une sorte de traité de dissuasion similaire à celui appliqué pour l'utilisation des armes nucléairesL'ancien PDG de Google, Eric Schmidt, a comparé l'IA aux armes nucléaires et a demandé la mise en place d'une administration d'alerte semblable à l'abolition mutuellement garantie qui empêche les pays les plus puissants du monde de s'entre-tuer. Eric Schmidt a évoqué les dangers de l'IA lors d'un forum sur la séc
Eric Schmidt pense que l'IA est aussi puissante que les bombes nucléaires et suggère une sorte de traité de dissuasion similaire à celui appliqué pour l'utilisation des armes nucléaires
L'ancien PDG de Google, Eric Schmidt, a comparé l'IA aux armes nucléaires et a demandé la mise en place d'une administration d'alerte semblable à l'abolition mutuellement garantie qui empêche les pays les plus puissants du monde de s'entre-tuer. Eric Schmidt a évoqué les dangers de l'IA lors d'un forum sur la sécurité,...
OpenAI supprime discrètement l'interdiction d'utiliser ChatGPT à des fins "militaires et de guerre", une décision lourde de conséquences à cause de l'utilisation croissante de l'IA dans les conflits.OpenAI supprime l'interdiction des termes "militaire et guerre" de sa politique d'autorisation d'utilisation. "Compte tenu de l'utilisation de systèmes d'IA dans le ciblage des civils à Gaza, la décision de supprimer ces mots est un moment important", a averti un analyste...
OpenAI supprime discrètement l'interdiction d'utiliser ChatGPT à des fins "militaires et de guerre", une décision lourde de conséquences à cause de l'utilisation croissante de l'IA dans les conflits.
OpenAI supprime l'interdiction des termes "militaire et guerre" de sa politique d'autorisation d'utilisation. "Compte tenu de l'utilisation de systèmes d'IA dans le ciblage des civils à Gaza, la décision de supprimer ces mots est un moment important", a averti un analyste...
Les puces Nvidia utilisées pour alimenter l'IA avancée trouvent leur place dans l'armée chinoise malgré le blocus américain,
les entreprises trouvent des moyens de contourner les sanctions L'entreprise américaine Nvidia fabrique des puces puissantes qui alimentent un essor mondial de l'intelligence artificielle. Cependant, les États-Unis limitent le type de puces que Nvidia peut vendre en Chine afin de freiner le développement de l'IA dans le pays. Malgré cela, des contrebandiers contournent
Les puces Nvidia utilisées pour alimenter l'IA avancée trouvent leur place dans l'armée chinoise malgré le blocus américain, les entreprises trouvent des moyens de contourner les sanctions
L'entreprise américaine Nvidia fabrique des puces puissantes qui alimentent un essor mondial de l'intelligence artificielle. Cependant, les États-Unis limitent le type de puces que Nvidia peut vendre en Chine afin de freiner le développement de l'IA dans le pays. Malgré cela, des contrebandiers contournent...
La DARPA veut transposer automatiquement le code C en Rust à l'aide de l'IA, le ministère américain de la Défense a lancé un projet d'IA qui peut automatiser la conversion de l'ancien code C en RustLe ministère américain de la défense, par l'intermédiaire de la DARPA, a lancé un projet visant à développer des outils d'apprentissage automatique capables d'automatiser la conversion de codes C hérités en Rust. Un événement en ligne est déjà prévu dans le courant du mois pour les personnes souhaitan
La DARPA veut transposer automatiquement le code C en Rust à l'aide de l'IA, le ministère américain de la Défense a lancé un projet d'IA qui peut automatiser la conversion de l'ancien code C en Rust
Le ministère américain de la défense, par l'intermédiaire de la DARPA, a lancé un projet visant à développer des outils d'apprentissage automatique capables d'automatiser la conversion de codes C hérités en Rust. Un événement en ligne est déjà prévu dans le courant du mois pour les personnes souhaitant...
La DARPA lance un concours de deux ans visant à développer un programme s'appuyant sur l'IA,
pour détecter et corriger les bogues dans le code open source La DARPA (Agence pour les projets de recherche avancée de défense) du Département de la Défense des États-Unis a lancé un concours de deux ans visant à développer un programme alimenté par l'intelligence artificielle capable de scanner des millions de lignes de code open source, d'identifier les failles de sécurité et de les corriger sans in
La DARPA lance un concours de deux ans visant à développer un programme s'appuyant sur l'IA, pour détecter et corriger les bogues dans le code open source
La DARPA (Agence pour les projets de recherche avancée de défense) du Département de la Défense des États-Unis a lancé un concours de deux ans visant à développer un programme alimenté par l'intelligence artificielle capable de scanner des millions de lignes de code open source, d'identifier les failles de sécurité et de les corriger sans intervention...
L'Ukraine s'empresse de créer des drones de guerre dotés de capacités d'IA, qui l'aideront à surmonter le brouillage des signaux par les Russes et permettront aux drones de travailler en groupes plus importantsLes startups technologiques ukrainiennes s'efforcent de développer des drones de guerre dotés d'intelligence artificielle, afin de surmonter le brouillage des signaux par les Russes et de permettre aux drones d'opérer en groupes plus importants. Des entreprises comme Swarmer sont à l'avant
L'Ukraine s'empresse de créer des drones de guerre dotés de capacités d'IA, qui l'aideront à surmonter le brouillage des signaux par les Russes et permettront aux drones de travailler en groupes plus importants
Les startups technologiques ukrainiennes s'efforcent de développer des drones de guerre dotés d'intelligence artificielle, afin de surmonter le brouillage des signaux par les Russes et de permettre aux drones d'opérer en groupes plus importants. Des entreprises comme Swarmer sont à l'avant-garde,...
Les robots tueurs de la Chine arrivent : les grandes puissances ont commencé à développer des "robots tueurs" entièrement autonomes et dotés d'une IA
pour remplacer leurs soldats sur le champ de batailleLa révolution robotique se met de plus en plus au service des forces armées des grandes puissances. Un nouveau rapport indique que les robots tueurs autonomes de la Chine sont en passe de servir l'armée chinoise sur le champ de bataille d'ici deux ans. Cette évolution ouvre la voie à une...
Les robots tueurs de la Chine arrivent : les grandes puissances ont commencé à développer des "robots tueurs" entièrement autonomes et dotés d'une IA pour remplacer leurs soldats sur le champ de bataille
La révolution robotique se met de plus en plus au service des forces armées des grandes puissances. Un nouveau rapport indique que les robots tueurs autonomes de la Chine sont en passe de servir l'armée chinoise sur le champ de bataille d'ici deux ans. Cette évolution ouvre la voie à une...
L'Ukraine utilise l'IA pour accélérer un programme de déminage qui prendrait plus de 700 ans avec les méthodes traditionnelles
et les ressources actuellesL'Ukraine est confrontée à un défi monumental en matière de déminage des nombreuses mines terrestres russes disséminées à travers le pays. Cette tâche herculéenne pourrait prendre jusqu'à 700 ans si elle était effectuée en utilisant des méthodes traditionnelles. Pour rendre cette mission titanesque plus gérable, le pays a recours...
L'Ukraine utilise l'IA pour accélérer un programme de déminage qui prendrait plus de 700 ans avec les méthodes traditionnelles et les ressources actuelles
L'Ukraine est confrontée à un défi monumental en matière de déminage des nombreuses mines terrestres russes disséminées à travers le pays. Cette tâche herculéenne pourrait prendre jusqu'à 700 ans si elle était effectuée en utilisant des méthodes traditionnelles. Pour rendre cette mission titanesque plus gérable, le pays a recours...
Le pape demande aux dirigeants du G7 d'interdire l'utilisation d'armes autonomes
Car « les machines ne devraient jamais décider de la vie ou de la mort d'un être humain »Le pape François a prononcé un discours historique devant les dirigeants du G7, les exhortant à reconnaître qu'ils ont le pouvoir de décider si l'intelligence artificielle devient un outil terrifiant ou créatif, et leur demandant d'interdire l'utilisation d'armes autonomes dans les guerres. Sa sortie s'inscrit dans la suite du..
Le pape demande aux dirigeants du G7 d'interdire l'utilisation d'armes autonomes Car « les machines ne devraient jamais décider de la vie ou de la mort d'un être humain »
Le pape François a prononcé un discours historique devant les dirigeants du G7, les exhortant à reconnaître qu'ils ont le pouvoir de décider si l'intelligence artificielle devient un outil terrifiant ou créatif, et leur demandant d'interdire l'utilisation d'armes autonomes dans les guerres. Sa sortie s'inscrit dans la suite du...
ARX Robotics doit répondre à au moins deux exigences de l'Otan : ces robots doivent être simples à construire de façon décentralisée et suffisamment nombreux pour pouvoir être déployés en masse.
Socièté ARX robotic
https://cdn.prod.website-files.com/64bee21410bc55bb1f106bee/666684eb8559a901bb71302c_Press%20Release%20ARX%20Robotics_Seed%20Round.pdf
# lutte anti-drones
https://www.forcesoperations.com/tag/lutte-anti-drones/
# Voir aussi :
IA guerre http://actu.azqs.com/geeknik/p/i/?a=normal&am
ARX Robotics doit répondre à au moins deux exigences de l'Otan : ces robots doivent être simples à construire de façon décentralisée et suffisamment nombreux pour pouvoir être déployés en masse.
Dans un combat de F-16, l'IA et les pilotes humains sont « à peu près à égalité », et « nous pouvons construire des machines capables de faire ces tâches mieux que les hommes », affirme Frank KendallL'intelligence artificielle qui contrôle le F-16 dans lequel le secrétaire à l'armée de l'air Frank Kendall a volé s'est bien comportée face à un pilote humain expérimenté dans les combats aériens, a déclaré M. Kendall le 8 mai. M. Kendall s'est dit surpris par l'intérêt croissant des médias pour son
Dans un combat de F-16, l'IA et les pilotes humains sont « à peu près à égalité », et « nous pouvons construire des machines capables de faire ces tâches mieux que les hommes », affirme Frank Kendall
L'intelligence artificielle qui contrôle le F-16 dans lequel le secrétaire à l'armée de l'air Frank Kendall a volé s'est bien comportée face à un pilote humain expérimenté dans les combats aériens, a déclaré M. Kendall le 8 mai. M. Kendall s'est dit surpris par l'intérêt croissant des médias pour son...
IA et l'arsenal nucléaire : un responsable américain exhorte la Chine et la Russie à déclarer que l'IA ne contrôlera pas les armes nucléaires,
un consensus international est-il possible ? Dans un monde où la technologie évolue à un rythme sans précédent, la question du contrôle des armes nucléaires prend une nouvelle dimension. Récemment, un haut fonctionnaire américain a exhorté la Chine et la Russie à rejoindre les États-Unis, la France et la Grande-Bretagne en déclarant que seuls les humain
IA et l'arsenal nucléaire : un responsable américain exhorte la Chine et la Russie à déclarer que l'IA ne contrôlera pas les armes nucléaires, un consensus international est-il possible ?
Dans un monde où la technologie évolue à un rythme sans précédent, la question du contrôle des armes nucléaires prend une nouvelle dimension. Récemment, un haut fonctionnaire américain a exhorté la Chine et la Russie à rejoindre les États-Unis, la France et la Grande-Bretagne en déclarant que seuls les humains,...
Des responsables mondiaux d'organisations diverses appellent au bannissement des robots tueurs et des armes pilotées par des IA :
« C'est le tournant Oppenheimer de notre génération »La conférence avec pour thème « l'humanité à la croisée des chemins : systèmes d'armement autonomes et défis de la régulation » s'est tenue à Vienne en Autriche, les 29 et 30 avril 2024. Elle a rassemblé des États, des représentants des Nations unies, des organisations internationales et régionales, des universitair
Des responsables mondiaux d'organisations diverses appellent au bannissement des robots tueurs et des armes pilotées par des IA : « C'est le tournant Oppenheimer de notre génération »
La conférence avec pour thème « l'humanité à la croisée des chemins : systèmes d'armement autonomes et défis de la régulation » s'est tenue à Vienne en Autriche, les 29 et 30 avril 2024. Elle a rassemblé des États, des représentants des Nations unies, des organisations internationales et régionales, des universitaires,...
L'armée de l'air US affirme que des F-16 contrôlés par l'IA ont effectué des combats aériens avec des humains, et que l'avion robot a été conçu pour s'auto-contrôler pour ne pas nuire au pilote ou à la celluleL'armée de l'air américaine a confirmé publiquement le mercredi 17 avril le premier combat aérien réussi entre un avion de chasse piloté par une intelligence artificielle (IA) et un avion piloté par un humain.Le combat aérien entre l'IA et l'homme a été réalisé dans le cadre du programme Ai
L'armée de l'air US affirme que des F-16 contrôlés par l'IA ont effectué des combats aériens avec des humains, et que l'avion robot a été conçu pour s'auto-contrôler pour ne pas nuire au pilote ou à la cellule
L'armée de l'air américaine a confirmé publiquement le mercredi 17 avril le premier combat aérien réussi entre un avion de chasse piloté par une intelligence artificielle (IA) et un avion piloté par un humain.
Le combat aérien entre l'IA et l'homme a été réalisé dans le cadre du programme Air...
Lavender, l'IA qui dirige les bombardements israéliens contre le Hamas, provoque la mort de 15 à 20 civils comme dommages collatéraux par frappe
D'après une récente et glaçante enquêteAprès le système d'intelligence artificielle dénommé « Gospel », c'est au tour de « Lavender » de faire surface dans une récente et glaçante enquête sur la mise à contribution de l'intelligence artificielle par Israël contre les militants du Hamas. Lavender permet d'opérer la traque et la frappe des dirigeants du.
Lavender, l'IA qui dirige les bombardements israéliens contre le Hamas, provoque la mort de 15 à 20 civils comme dommages collatéraux par frappe D'après une récente et glaçante enquête
Après le système d'intelligence artificielle dénommé « Gospel », c'est au tour de « Lavender » de faire surface dans une récente et glaçante enquête sur la mise à contribution de l'intelligence artificielle par Israël contre les militants du Hamas. Lavender permet d'opérer la traque et la frappe des dirigeants du...
L'Ukraine déploie des drones capables d'aller de façon autonome à la recherche de cibles et de les abattre
Dans un contexte de multiplications des appels à réglementer les usages de l'IAUne vidéo du collecteur de fonds ukrainien Serhii Sternenko, publiée le 20 mars, présente un drone d'attaque doté d'un système de reconnaissance automatique de la cible qui vise un char d'assaut russe à longue distance. Même après la perte de la liaison vidéo, le drone réussit son attaque. Le tableau qui intervi
L'Ukraine déploie des drones capables d'aller de façon autonome à la recherche de cibles et de les abattre Dans un contexte de multiplications des appels à réglementer les usages de l'IA
Une vidéo du collecteur de fonds ukrainien Serhii Sternenko, publiée le 20 mars, présente un drone d'attaque doté d'un système de reconnaissance automatique de la cible qui vise un char d'assaut russe à longue distance. Même après la perte de la liaison vidéo, le drone réussit son attaque. Le tableau qui intervient...
Des dizaines de scientifiques de renom signent une initiative visant à prévenir l'utilisation d'armes biologiques par l'IA, l'accord reconnaît que l'IA présente des risquesUn accord récemment signé par plus de 90 scientifiques de renom, dont des lauréats de prix Nobel, vise à encadrer l'utilisation de l'intelligence artificielle (IA) dans le domaine de la biologie, en particulier pour éviter le développement d'armes biologiques potentiellement dévastatrices. L'accord reconnaît que bien que les..
Des dizaines de scientifiques de renom signent une initiative visant à prévenir l'utilisation d'armes biologiques par l'IA, l'accord reconnaît que l'IA présente des risques
Un accord récemment signé par plus de 90 scientifiques de renom, dont des lauréats de prix Nobel, vise à encadrer l'utilisation de l'intelligence artificielle (IA) dans le domaine de la biologie, en particulier pour éviter le développement d'armes biologiques potentiellement dévastatrices. L'accord reconnaît que bien que les...
La France va lancer une agence dédiée au développement de l'intelligence artificielle à usage militaireDans un contexte de protestations contre l'IA militaire et l'AGILa France va lancer une agence dédiée au développement de l'intelligence artificielle à usage militaire. Cette décision fait suite à des échecs à répétition des négociations sur les robots tueurs aux Nations unies. En effet, bon nombre de pays sont lancés dans le développement de robots tueurs autonomes au mépris des appels à régle
La France va lancer une agence dédiée au développement de l'intelligence artificielle à usage militaire Dans un contexte de protestations contre l'IA militaire et l'AGI
La France va lancer une agence dédiée au développement de l'intelligence artificielle à usage militaire. Cette décision fait suite à des échecs à répétition des négociations sur les robots tueurs aux Nations unies. En effet, bon nombre de pays sont lancés dans le développement de robots tueurs autonomes au mépris des appels à réglementer...
L'armée de l'air américaine va introduire 1 000 drones contrôlés par l'IA pour améliorer ses capacités de combat aérienet réduire les coûts des avions militaires standard pilotés par des soldatsLe Pentagone poursuit ses investissements dans la conception et le développement de véhicules militaires autonomes contrôlés par l'IA. Un rapport révèle que l'armée de l'air américaine envisage d'introduire 1 000 drones contrôlés par l'IA pour améliorer ses capacités de combat aérien. Ces drones accompagn
L'armée de l'air américaine va introduire 1 000 drones contrôlés par l'IA pour améliorer ses capacités de combat aérien et réduire les coûts des avions militaires standard pilotés par des soldats
Le Pentagone poursuit ses investissements dans la conception et le développement de véhicules militaires autonomes contrôlés par l'IA. Un rapport révèle que l'armée de l'air américaine envisage d'introduire 1 000 drones contrôlés par l'IA pour améliorer ses capacités de combat aérien. Ces drones accompagneront...
Palantir remporte un contrat de 178 Mns $ pour construire une station terrestre appelée TITAN dotée d'une IA pour l'armée américainele système est qualifié de "premier véhicule défini par l'IA"Palantir intensifie ses efforts visant à faire de l'IA un acteur important sur les théâtres d'opérations. L'entreprise vient de remporter un contrat de 178 millions de dollars pour construire une station au sol pour l'armée américaine. Le système, appelé TITAN (Tactical Intelligence Targeting Access...
Palantir remporte un contrat de 178 Mns $ pour construire une station terrestre appelée TITAN dotée d'une IA pour l'armée américaine le système est qualifié de "premier véhicule défini par l'IA"
Palantir intensifie ses efforts visant à faire de l'IA un acteur important sur les théâtres d'opérations. L'entreprise vient de remporter un contrat de 178 millions de dollars pour construire une station au sol pour l'armée américaine. Le système, appelé TITAN (Tactical Intelligence Targeting Access...
Des essaims de « robots tueurs » équipés d'IA constitueraient l'avenir de la guerre, ces systèmes d'armes étant capables de prendre des décisions de manière autonome, sans supervision humaineL'émergence de « robots tueurs » autonomes dotés d'intelligence artificielle (IA), qui pourraient révolutionner le paysage de la guerre préocupe. Ces systèmes d'armes automatisés, en cours de développement par les grandes puissances telles que les États-Unis, sont capables de prendre des décisions létales...
Des essaims de « robots tueurs » équipés d'IA constitueraient l'avenir de la guerre, ces systèmes d'armes étant capables de prendre des décisions de manière autonome, sans supervision humaine
L'émergence de « robots tueurs » autonomes dotés d'intelligence artificielle (IA), qui pourraient révolutionner le paysage de la guerre préocupe. Ces systèmes d'armes automatisés, en cours de développement par les grandes puissances telles que les États-Unis, sont capables de prendre des décisions létales...
Le Pentagone étudie les utilisations militaires des grands modèles de langage (LLM), qui peuvent soutenir et potentiellement perturber la planification et la prise de décision militairesScale AI définira la voie à suivre par le Pentagone pour tester et évaluer les grands modèles de langage. L'entreprise créera un cadre complet de test et d'évaluation pour l'IA générative au sein du ministère de la défense.Le Chief Digital and Artificial Intelligence Office (CDAO) du Pentagone a demandé à Scale A
Le Pentagone étudie les utilisations militaires des grands modèles de langage (LLM), qui peuvent soutenir et potentiellement perturber la planification et la prise de décision militaires
Scale AI définira la voie à suivre par le Pentagone pour tester et évaluer les grands modèles de langage. L'entreprise créera un cadre complet de test et d'évaluation pour l'IA générative au sein du ministère de la défense.
Le Chief Digital and Artificial Intelligence Office (CDAO) du Pentagone a demandé à Scale AI...
Le Royaume-Uni et ses alliés cherchent à armer l'Ukraine avec des essaims de drones animés par intelligence artificielleEt ravive le débat sur l'utilisation de l'IA sur les champs de batailleLe Royaume-Uni collabore avec d'autres pays, dont les États-Unis, pour fournir à l'Ukraine des milliers de nouveaux drones animés par intelligence artificielle et capables d'attaquer des cibles russes. Le tableau ravive le débat sur l'utilisation de l'intelligence artificielle sur les champs de bataille. En.
Le Royaume-Uni et ses alliés cherchent à armer l'Ukraine avec des essaims de drones animés par intelligence artificielle Et ravive le débat sur l'utilisation de l'IA sur les champs de bataille
Le Royaume-Uni collabore avec d'autres pays, dont les États-Unis, pour fournir à l'Ukraine des milliers de nouveaux drones animés par intelligence artificielle et capables d'attaquer des cibles russes. Le tableau ravive le débat sur l'utilisation de l'intelligence artificielle sur les champs de bataille. En...
Des manifestants se rassemblent devant des bureaux d'OpenAI et Google pour protester contre l'IA militaire et l'AGI :« Mettez une pause sur ces développements, car nous ne voulons pas mourir » Les manifestations sont organisées par les groupes Pause AI et No AGI. Elles demandent sans détour aux ingénieurs d'entreprises comme OpenAI et Google d'abandonner leurs travaux sur des systèmes d'intelligence artificielle à usage militaire et sur l'intelligence artificielle générale. Motif : les machines.
Des manifestants se rassemblent devant des bureaux d'OpenAI et Google pour protester contre l'IA militaire et l'AGI : « Mettez une pause sur ces développements, car nous ne voulons pas mourir »
Les manifestations sont organisées par les groupes Pause AI et No AGI. Elles demandent sans détour aux ingénieurs d'entreprises comme OpenAI et Google d'abandonner leurs travaux sur des systèmes d'intelligence artificielle à usage militaire et sur l'intelligence artificielle générale. Motif : les machines...