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  • Projets Libres saison 4 épisode 15 : met de la vie privée dans ton smartphone !
    Nous reprenons la série sur les smartphones, avec un panorama de solutions existantes si l'on veut se passer de l'Android Google ou fourni par un fabricant. Avec Antoine (fla) de Framasoft, nous abordons les sujets suivants : Quelles sont les différences entre un PC et un smartphone ? Comment faire en sorte d'utiliser un smartphone Android tout en garantissant sa vie privée ? A qui s'adresser pour installer alternatives d'Android plus respectueuses ? Peut-on installer Linux sur son télépho

Projets Libres saison 4 épisode 15 : met de la vie privée dans ton smartphone !

Projets Libres : mets de la vie privée dans ton smartphone !

Nous reprenons la série sur les smartphones, avec un panorama de solutions existantes si l'on veut se passer de l'Android Google ou fourni par un fabricant.

Avec Antoine (fla) de Framasoft, nous abordons les sujets suivants :

  • Quelles sont les différences entre un PC et un smartphone ?
  • Comment faire en sorte d'utiliser un smartphone Android tout en garantissant sa vie privée ?
  • A qui s'adresser pour installer alternatives d'Android plus respectueuses ?
  • Peut-on installer Linux sur son téléphone ?

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  • Dons aux associations, épisode 14
    Cette dépêche est la quatorzième de sa série, après celles de 2011, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022, 2023 et 2024. Elle tient compte des suggestions des années passées. 2025, l’année du desktop GNU/Linux, ou pas, cette année encore, je m’adresse à toi libriste, qui procrastine en se disant qu’il reste quasi tout décembre pour faire des dons en 2025, déductibles des impôts ou non. Toute l’année on escompte soutenir telle ou telle action sur tel ou tel sujet qui nous

Dons aux associations, épisode 14

16 décembre 2025 à 08:26

Cette dépêche est la quatorzième de sa série, après celles de 2011, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022, 2023 et 2024. Elle tient compte des suggestions des années passées.

Montre ton amour au Libre

2025, l’année du desktop GNU/Linux, ou pas, cette année encore, je m’adresse à toi libriste, qui procrastine en se disant qu’il reste quasi tout décembre pour faire des dons en 2025, déductibles des impôts ou non. Toute l’année on escompte soutenir telle ou telle action sur tel ou tel sujet qui nous méritait vraiment, car c’est important. Donnons quelques exemples d’associations de promotion et défense du Libre, des droits dans l’espace numérique ou de la liberté d’expression, dont les dons sont déductibles en France : Acrimed, Amnesty France, Basta!, Debian France, Musique Libre / Dogmazic (via EVL), Disclose, Framasoft, Fédération internationale pour les droits humains (FIDH), Fonds pour une Presse Libre, la Contre-Voie, Libre à Toi / Radio Cause Commune, Ligue des Droits de l’Homme (LDH), Open Food Facts, OpenStreetMap France, Politis, Reporterre, Reporters Sans Frontières (RSF), Wikimédia France, (qui n’est pas la Wikimedia Foundation états-unienne qui collecte aussi des dons), etc.

    Sommaire

    Toi libriste, comme tu fais vivre les principes du Libre, que tu contribues à des projets libres et défends des idées, tu soutiens aussi des associations ne bénéficiant pas de la déductibilité des dons en France (par exemple, des associations jugées trop dérangeantes ou trop critiques par le gouvernement… ou des associations européennes ou non, voire des associations n’ayant jamais fait la démarche, comme LinuxFr). Citons par exemple AFUL, April, Debian CH (déductible en Suisse), European Digital Rights (EDRi), En Vente Libre, Exodus Privacy, FACIL, FFII, FreeBSD Foundation, FSF (avec une longue liste de méthodes pour donner), FSFE (déductibilité dans plusieurs pays), Paheko, GNOME et GIMP, Haiku (déductible aux États‐Unis), IHateMoney, Internet Archive (déductible aux États‐Unis), KDE e.V (déductible en Allemagne), Khaganat (via EVL), La Mouette, Léa-Linux, LILA, LQDN, Ma Dada, Mageia (via EVL), , Nos Oignons, noyb, OKFN, PHP Foundation, le podcast Projets Libres, SlackBuild.org, Tails (déductible en Allemagne), TechInquiry (déductible aux États-Unis), Toile Libre, Tor (déductible aux États-Unis et en Europe), Ubuntu-Fr, XSF, Yunohost, etc. (notez qu’elles peuvent parfois avoir la déductibilité des dons dans d’autres pays, voir la décision C-318/07 mentionnée plus bas).

    Cette dépêche récurrente vit aussi grâce à vos remarques, propositions d’ajouts, de compléments et vos retours sur les systèmes fiscaux et les dons dans vos pays respectifs. N’hésitez pas à la commenter pour l’enrichir. Bien que récurrente, cette dépêche est mise à jour et enrichie chaque année.

    Précision : la dépêche parle bien de « don » (je soutiens sans rien obtenir à titre personnel), pas de « financement participatif avec contrepartie » (je cofinance en échange de goodies ou avantages), les deux étant destinés à des choses différentes. Si vous avez lu jusqu’ici, un dessin xkcd sur le sujet en récompense (et d’autres images plus loin pour récompenser les libristes patients qui liront jusqu’au bout).

    Pourquoi les associations ayant des permanents ont des besoins récurrents d’argent ? (tiré de l’épisode 12 mais mis à jour)

    Quand une association veut passer de zéro à un permanent ou à un permanent de plus, elle n’a généralement pas en réserve de quoi le payer sur une année complète. Elle prend donc un risque avec une visibilité sur x mois (comme n’importe quel chef d’entreprise), en faisant de son mieux pour que l’argent rentre (le nouveau permanent va « produire », une campagne de communication ou d’appel à don ou autres sera lancée, une subvention sera recherchée, une convention sera signée avec tel ou tel, des goodies seront vendus, etc.).

    Soutenez Framasoft, parce que le Libre n’est pas qu’une question de logiciel

    Une association qui ne veut pas s’embêter à rechercher des fonds ou qui ne vise pas à passer le cap du premier permanent n’a pas du tout ce souci et peut être très indolente si elle veut.

    Dès qu’il y a un besoin récurrent de payer des salariés, de payer à date les charges de l’employeur — qu’il faut prévoir à trois mois s’il faut gérer un préavis de licenciement économique ou pas, etc. —, cela devient plus compliqué (comme pour n’importe quel chef d’entreprise). Une association militante qui ne prendrait pas de risque financier du tout, ce n’est pas envisageable à mon avis. Toute la question étant de savoir combien elle réussit à faire rentrer d’argent au moment où c’est nécessaire, si elle peut continuer à embaucher pour grossir, faire plus d’actions ou faire mieux, si elle doit licencier, ou bien si elle doit stagner ou continuer ainsi dans l’immédiat.

    Donc, oui, on a toujours l’impression que les associations ayant des permanents recherchent de l’argent (et décembre est particulier, car c’est la fin de l’exercice fiscal et traditionnellement la période des dons défiscalisés, notamment côté humanitaire associé aux bons sentiments des fêtes de fin d’année). Et oui, en décembre, la Croix Rouge ou le Secours Populaire, April, RSF, LQDN, la FSF, Amnesty, Framasoft et bien d’autres font des appels à don.

    Soutenons La Quadrature du Net !

    En dehors de la simple mais cruciale question de la trésorerie (pérennité / continuité), il y a bien évidemment aussi les projets et actions futures à financer. Citons par exemple la justification de Framasoft (une dizaine de permanents) en six points :

    1. parce que l’enfermement, c’est maintenant ;
    2. pour plus d’alternatives libres ;
    3. parce que les gentils, c’est nous !
    4. pour décider où vont vos impôts (avec défiscalisation) ;
    5. parce que l’économie du don rend indépendant ;
    6. pour changer le monde ensemble.

    Quelques chiffres : « Chacun s’accorde pour estimer que près de 90% des associations fonctionnent exclusivement grâce à leurs bénévoles. Vitale dans ces associations, cette ressource humaine reste essentielle dans les 10 à 12% d’associations employant des salariés »
    « en 2022, l’emploi privé non lucratif au sein des associations et des fondations représente plus de 155 000 employeurs, plus de 2 millions de salariés, soit 9,5% du total des salariés du secteur privé, et une masse salariale de plus de 54,4 milliards d’euros (près de 7% de la masse salariale du secteur privé) » (Recherche et Solidarités)

    Et sur l’évolution des bénévoles et du mécénat de compétences :

    « Les 25-34 ans sont de plus en plus nombreux à s’engager (30% en 2024 pour 22% en 2019), quand les 70 ans et plus perdent 10 points pour n’être que 24% aujourd’hui. »
    « En 2024, 9% des Français sont présents chaque semaine dans leurs associations, ils étaient 10% en 2019 et 12,5% en 2010. »
    « Ces tendances fragilisent la colonne vertébrale des associations, à savoir celles et ceux qui les font vivre au quotidien qui se trouvent privées de l’expérience et de la disponibilité des seniors »
    « Parmi les perspectives positives, le mécénat de compétences poursuit sa percée avec 27% de bénévoles tentés par l’expérience en 2024 ; ils étaient 23% en 2022 et 20% en 2019. » (Recherche et Solidarités et France Générosités)

    Petit rappel sur les impôts en France (tiré de l’épisode 10 mais mis à jour)

    • l’article 200 du Code général des impôts prévoit pour un particulier une déduction fiscale de 66 % (réduction d’impôt sur le revenu dans la limite de 20 % du revenu imposable, reportable sur cinq ans en cas de dépassement de ce plafond) des dons vers les associations d’intérêt général ou reconnues d’utilité publique ; ce pourcentage monte même à 75 % pour les organismes d’aide aux personnes en difficulté (dans la limite de 521 €, au‐delà, on retombe sur les 66 %) ;
    • l’article 238 bis du CGI prévoit une déduction fiscale de 60 % des dons pour une entreprise (réduction d’impôt sur le revenu ou d’impôt sur les sociétés dans la limite de 5 ‰ du chiffre d’affaires hors taxes, reportable sur cinq ans en cas de dépassement de ce plafond) vers les associations d’intérêt général ou reconnues d’utilité publique ;
    • fiche pratique ServicePublic.fr : « À noter : l’organisme peut être en France ou dans un État membre de l’Union européenne : Allemagne, Autriche, Belgique, Bulgarie, Chypre, Croatie, Danemark, Espagne, Estonie, Finlande, France, Grèce, Hongrie, Irlande, Italie, Lituanie, Lettonie, Luxembourg, Malte, Pays-Bas, Pologne, Portugal, République tchèque, Roumanie, Slovaquie, Slovénie, Suède, en Islande, en Norvège ou au Liechtenstein. S’il n’est pas agréé, vous devez justifier qu’il a un objectif et des caractéristiques similaires aux organismes situés en France et pouvant bénéficier du dispositif. »
    • loi n° 2021-1109 du 24 août 2021 : « Art. 222 bis.-A l’exception de ceux mentionnés au 3 de l’article 200, les organismes qui délivrent des reçus, des attestations ou tous autres documents par lesquels ils indiquent à un contribuable qu’il est en droit de bénéficier des réductions d’impôt prévues aux articles 200,238 bis et 978 sont tenus de déclarer chaque année à l’administration fiscale, dans les délais prévus à l’article 223, le montant global des dons et versements mentionnés sur ces documents et perçus au cours de l’année civile précédente ou au cours du dernier exercice clos s’il ne coïncide pas avec l’année civile ainsi que le nombre de documents délivrés au cours de cette période ou de cet exercice. »

    France générosités mentionne des évolutions récentes (juillet 2024), notamment le fait que les dons des particuliers aux organismes d’intérêt général qui concourent à l’égalité entre les femmes et les hommes ouvrent droit à réduction d’impôt et la prorogation jusqu’au 31 décembre 2026 du plafond dérogatoire de 1 000 € applicable aux dons retenus pour la réduction d’impôt de 75 % accordée au titre des dons versés aux organismes qui apportent une aide gratuite aux personnes en difficulté.

    France générosités rappelle aussi les limites légales :

    Exemple pour un particulier : je suis imposable et donne 99 € à l’association XYZ bénéficiant de la déductibilité des dons à hauteur de 66 %. Mon don me coûte en fait (au final) 33 €, j’ai temporairement avancé 66 € qui seront ensuite déduits de mon imposition fiscale (dit autrement, j’ai choisi l’attribution de 66 € du budget de l’État).

    Soutenir Framasoft

    Autres infos :

    Les dons en France

    « Dans ce climat de défiance, les associations et fondations font figure d’exception. Si leur niveau de confiance baisse légèrement (60 %, soit -4 points par rapport à 2024), elles restent mieux perçues que la plupart des institutions publiques et politiques. »
    « Près de 4 Français sur 5 (77%) déclarent avoir déjà effectué un don. » (contre 80% en 2024)
    « Donateurs réguliers 44% »
    « Les donateurs réguliers se sentent plus chanceux, plus engagés, plus heureux, plus solidaires, plus intégrés »
    (Baromètre de la Confiance dans les Associations et Fondations 2025)

    « Le Baromètre de la générosité 2024 révèle une progression des dons des particuliers de +1,9% en euros courants en 2024 par rapport à 2023 (hors dons d’urgence médiatisée). Cette hausse compense tout juste l’inflation. »
    « progression des dons réguliers (par prélèvement automatique) : +4,4% par rapport à 2023 »
    (Baromètre de la générosité 2024)

    « l’augmentation des investissements est aussi due à des coûts d’acquisition en hausse (+ 28%) en raison d’une concurrence accrue pour atteindre 33 € de coût d’acquisition moyen par donateur sur les campagnes de fin d’année (CFA) 2022 du panel de l’étude mais pour un don moyen de 172 € (+ 10%). »
    (Baromètre Orixa Fundraising 2023)

    Petit rappel sur les impôts d’autres pays (tiré de l’épisode 12 mais mis à jour)

    Forcément, je connais mieux le sujet pour la France, mais voici néanmoins quelques infos glanées pour d’autres pays (et je ne doute pas que les visiteurs compléteront dans les commentaires) :

    Exemple de dons (source)

    Exemple de dons financiers et parfois de temps

    « Sacrifier une partie de son revenu pour faire un don à une association, c’est une affaire sérieuse. » (patrick_g)
    Liste non exhaustive de dons financiers ou de temps à des associations du Libre ou pour libérer quelque chose :

    Pour les exemples plus ou moins exhaustifs sur les 11 premières années de cette série de dépêches, voir la section de l’année 2022

    Exemple de dons de matériel ou ressources

    Pour les exemples plus ou moins exhaustifs sur les 11 premières années de cette série de dépêches, voir la section de l’année 2022.

    Johann « nojhan » — CC-BY-SA-fr, LAL, GFDL

    Diffusion des idées et questionnements autour du don

    Pour les exemples plus ou moins exhaustifs sur les 11 premières années de cette série de dépêches, voir la section de l’année passée.

    Lettre au Père Noël — Clément Clem Quaquin — Licence Art libre

    Don à une entreprise ? (tiré de l’épisode 11 mais mis à jour)

    Une question un peu annexe ici vu le titre « dons aux associations » mais qui a déjà été posée ici ou sur LinuxFr.org : peut‐on faire un don (sans contrepartie) à une entreprise ? Pour prendre quelques sites que j’aime bien : Next.ink anciennement Next INpact (SARL de presse) a opté pour un mélange de comptes premium (avec contrepartie, donc), publicités et dons. Voir les appels à dons 2023 pour le Fonds pour une presse libre ou Next.ink par exemple). Tandis que Reflets.info (SAS) accepte les dons.

    Lors d’une recherche rapide précédente, j’avais vu évoquer l’utilisation du compte 7713 « libéralités perçues » du plan comptable, d’un justificatif clair pour la comptabilité (un expert comptable et/ou un notaire sont évoqués), d’une exonération de TVA si aucune vente de bien ou de service n’est associée. Bref, la question des taxes et impôts à payer pour le donateur (60 % entre non‐parents ?) et l’entreprise n’est pas forcément claire. Cela reste assez flou et hypothétique, et ça mériterait une question aux impôts.

    « Oups, j’ai procrastiné sur mes dons » généré avec https://framalab.org/gknd-creator/.

    Logiciels libres pour gérer les dons (tiré de l’épisode 12 mais mis à jour)

    La question avait été posée lors de l’épisode 3 de cette série de dépêches : quel(s) logiciel(s) libre(s) utiliser pour faire les dons ? Ou pour les gérer ? En général, pour les faire, un navigateur fait l’affaire : paiement en ligne, réception de l’éventuel reçu fiscal, réception d’un éventuel message de remerciement.

    Pour les reçus fiscaux, il convient de les conserver avec les documents des impôts pendant le temps nécessaire (suivant la législation locale).

    Pour les dons via des intermédiaires, par exemple Liberapay ou HelloAsso, il faut conserver soigneusement les identifiants du compte créé pour l’année suivante.

    Si vous avez opté pour l’adhésion à une structure plutôt que le don, vous allez recevoir des identifiants aussi et probablement une lettre interne ou des choses du genre, ainsi que certainement une convocation à une assemblée générale annuelle.

    Et si vous avez opté pour versement régulier (virement ou prélèvement), ça ne change pas fondamentalement les choses ; éventuellement, l’organisme qui prélève vous prévient un peu avant chaque prélèvement par courriel.

    Il existe aussi dans le Libre des logiciels ou des événements spécialement prévus pour les dons :

    À ma connaissance, le site HelloAsso, structure ayant obtenu son agrément « Entreprise solidaire d’utilité sociale », évoqué dans un commentaire de 2015, n’utilise pas une plate‑forme libre, contrairement à Liberapay.

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    • Revue de presse de l’April pour la semaine 12 de l’année 2025
      Cette revue de presse sur Internet fait partie du travail de veille mené par l’April dans le cadre de son action de défense et de promotion du logiciel libre. Les positions exposées dans les articles sont celles de leurs auteurs et ne rejoignent pas forcément celles de l’April. [clubic.com] Meta et Llama: la stratégie de revenus cachée derrière l'IA open source [Le Monde.fr] Ã Framasoft, la priorité, c'est le changement de société [cio-online.com] Licences Microsoft: l'Education Nationale joue

    Revue de presse de l’April pour la semaine 12 de l’année 2025

    Cette revue de presse sur Internet fait partie du travail de veille mené par l’April dans le cadre de son action de défense et de promotion du logiciel libre. Les positions exposées dans les articles sont celles de leurs auteurs et ne rejoignent pas forcément celles de l’April.

    [clubic.com] Meta et Llama: la stratégie de revenus cachée derrière l'IA open source

    ✍ Naïm Bada, le samedi 22 mars 2025.

    Derrière l’apparente générosité de Meta avec son modèle d’IA Llama se cache une stratégie commerciale bien ficelée. Un document judiciaire révèle que l’entreprise de Mark Zuckerberg partage les revenus générés par les sociétés hébergeant ses modèles d’intelligence artificielle.

    [Le Monde.fr] À Framasoft, la priorité, c'est le changement de société

    ✍ Angie Gaudion, le vendredi 21 mars 2025.

    Angie Gaudion, chargée de relations publiques au sein de Framasoft, revient sur l’histoire de l’association, son financement, son évolution, leur positionnement dans l’écosystème numérique et, plus largement, le soutien apporté aux communs numériques.

    [cio-online.com] Licences Microsoft: l'Education Nationale joue au mauvais élève

    ✍ Reynald Fléchaux, le vendredi 21 mars 2025.

    Alors que la dépendance de l’économie française à la technologie américaine interroge, l’Education Nationale renouvelle ses licences Microsoft.

    Et aussi:

    [ZDNET] Comment la Fondation Linux veut lutter contre les menaces de cybersécurité sur les logiciels libres

    ✍ Steven Vaughan-Nichols, le jeudi 20 mars 2025.

    Comment faire la différence entre les développeurs de logiciels libres dignes de confiance et les pirates informatiques? Voici une idée de la fondation Linux.

    [l'Informé] L'hébergement de nos données de santé chez Microsoft au coeur d'une vive polémique (€)

    ✍ Marc Rees, le mercredi 19 mars 2025.

    Dans des échanges de courriers tendus avec l’administration, l’élu Modem Philippe Latombe s’agace de la lenteur prise par le Health Data Hub pour migrer vers une solution souveraine.

    [Silicon] Les logiciels libres entrés au SILL en ce début d'année 2025

    ✍ Clément Bohic, le mercredi 19 mars 2025.

    D’AutoHotKey à SPVIEW, voici les dernières entrées au SILL (Socle interministériel de logiciels libres).

    [Les Numeriques] Traitement de texte collaboratif: voici l'alternative open source et française à Google Docs

    ✍ Antoine Roche, le mercredi 19 mars 2025.

    La Suite numérique du gouvernement se dote d’une nouvelle sérieuse corde à son arc avec Docs, un éditeur de texte collaboratif, qui a le bon goût d’être open source.

    [Next] Wikimedia rejette les mises en demeure du Point qui contiennent «de graves erreurs»

    ✍ Martin Clavey, le vendredi 14 mars 2025.

    L’hebdomadaire le Point a envoyé deux mises en demeure à la Fondation Wikimedia demandant entre autres de supprimer deux sections de l’article de l’encyclopédie qui lui est consacré. Il accuse aussi de diffamation la lettre ouverte publiée par des bénévoles dénonçant les pressions subies par l’un de leurs membres. La fondation ne donnera pas suite, explique un de ses conseillers juridiques.

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    • Dons aux associations, épisode 13
      Cette dépêche est la treizième de sa série, après celles de 2011, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023. Elle tient compte des suggestions des années passées. Bissextile ou pas, cette année encore, je m’adresse à toi libriste, qui procrastine en se disant qu’il reste quasi tout décembre pour faire des dons en 2024, déductibles des impôts ou non. Toute l’année on escompte soutenir telle ou telle action sur tel ou tel sujet qui nous méritait vraiment, car c’est impo

    Dons aux associations, épisode 13

    Cette dépêche est la treizième de sa série, après celles de 2011, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023. Elle tient compte des suggestions des années passées.

    Montre ton amour au Libre

    Bissextile ou pas, cette année encore, je m’adresse à toi libriste, qui procrastine en se disant qu’il reste quasi tout décembre pour faire des dons en 2024, déductibles des impôts ou non. Toute l’année on escompte soutenir telle ou telle action sur tel ou tel sujet qui nous méritait vraiment, car c’est important. Donnons quelques exemples d’associations de promotion et défense du Libre, des droits dans l’espace numérique ou de la liberté d’expression, dont les dons sont déductibles en France : Acrimed, Amnesty France, Basta!, Debian France, Disclose, Framasoft (20 ans <3), Fédération internationale pour les droits humains (FIDH), Fonds pour une Presse Libre, Libre à Toi / Radio Cause Commune, Ligue des Droits de l’Homme (LDH), Open Food Facts, OpenStreetMap France, Politis, Reporterre, Reporters Sans Frontières (RSF), Wikimédia France, (qui n’est pas la Wikimedia Foundation états-unienne qui collecte aussi des dons), etc. Ce premier mardi de décembre (jour de rédaction de cette dépêche) est aussi le Giving Tuesday (aussi appelée journée mondiale de la générosité et de la solidarité).

      Sommaire

      Et comme tu fais vivre les principes du Libre, que tu contribues à des projets libres et défends des idées, tu soutiens aussi des associations ne bénéficiant pas de la déductibilité des dons en France (par exemple, des associations jugées trop dérangeantes ou trop critiques par le gouvernement… ou des associations européennes ou non, voire des associations n’ayant jamais fait la démarche, comme LinuxFr). Citons par exemple AFUL, April, Debian CH (déductible en Suisse), European Digital Rights (EDRi), En Vente Libre, Exodus Privacy, FACIL, FFII, FreeBSD Foundation, FSF (avec une longue liste de méthodes pour donner), FSFE (déductibilité dans plusieurs pays), Paheko, GNOME et GIMP, Haiku (déductible aux États‐Unis), IHateMoney, Internet Archive (déductible aux États‐Unis), KDE e.V (déductible en Allemagne), Léa-Linux, LILA, LQDN, Mageia, Nos Oignons, noyb, OKFN, PHP Foundation, SlackBuild.org, Tails (déductible en Allemagne), TechInquiry (déductible aux États-Unis), Toile Libre, Tor (déductible aux États-Unis et en Europe], Ubuntu-Fr, XSF, etc. (notez qu’elles peuvent parfois avoir la déductibilité des dons dans d’autres pays, voir la décision C-318/07 mentionnée plus bas).

      Cette dépêche récurrente vit aussi grâce à vos remarques, propositions d’ajouts, de compléments et vos retours sur les systèmes fiscaux et les dons dans vos pays respectifs. N’hésitez pas à la commenter pour l’enrichir. Bien que récurrente, cette dépêche est mise à jour et enrichie chaque année.

      Précision : la dépêche parle bien de « don » (je soutiens sans rien obtenir à titre personnel), pas de « financement participatif avec contrepartie » (je cofinance en échange de goodies ou avantages), les deux étant destinés à des choses différentes. Si vous avez lu jusqu’ici, un dessin xkcd sur le sujet en récompense (et d’autres images plus loin pour récompenser les libristes patients qui liront jusqu’au bout).

      Pourquoi les associations ayant des permanents ont des besoins récurrents d’argent ? (tiré de l’épisode 12 mais mis à jour)

      Quand une association veut passer de zéro à un permanent ou à un permanent de plus, elle n’a généralement pas en réserve de quoi le payer sur une année complète. Elle prend donc un risque avec une visibilité sur x mois (comme n’importe quel chef d’entreprise), en faisant de son mieux pour que l’argent rentre (le nouveau permanent va « produire », une campagne de communication ou d’appel à don ou autres sera lancée, une subvention sera recherchée, une convention sera signée avec tel ou tel, des goodies seront vendus, etc.).

      Soutenez Framasoft, parce que le Libre n’est pas qu’une question de logiciel

      Une association qui ne veut pas s’embêter à rechercher des fonds ou qui ne vise pas à passer le cap du premier permanent n’a pas du tout ce souci et peut être très indolente si elle veut.

      Dès qu’il y a un besoin récurrent de payer des salariés, de payer à date les charges de l’employeur — qu’il faut prévoir à trois mois s’il faut gérer un préavis de licenciement économique ou pas, etc. —, cela devient plus compliqué (comme pour n’importe quel chef d’entreprise). Une association militante qui ne prendrait pas de risque financier du tout, ce n’est pas envisageable à mon avis. Toute la question étant de savoir combien elle réussit à faire rentrer d’argent au moment où c’est nécessaire, si elle peut continuer à embaucher pour grossir, faire plus d’actions ou faire mieux, si elle doit licencier, ou bien si elle doit stagner ou continuer ainsi dans l’immédiat.

      Donc, oui, on a toujours l’impression que les associations ayant des permanents recherchent de l’argent (et décembre est particulier, car c’est la fin de l’exercice fiscal et traditionnellement la période des dons défiscalisés, notamment côté humanitaire associé aux bons sentiments des fêtes de fin d’année). Et oui, en décembre, la Croix Rouge ou le Secours Populaire, April, RSF, LQDN, la FSF, Amnesty, Framasoft et bien d’autres font des appels à don.

      Soutenons La Quadrature du Net !

      En dehors de la simple mais cruciale question de la trésorerie (pérennité / continuité), il y a bien évidemment aussi les projets et actions futures à financer. Citons par exemple la justification de Framasoft (une dizaine de permanents) en six points :

      1. parce que l’enfermement, c’est maintenant ;
      2. pour plus d’alternatives libres ;
      3. parce que les gentils, c’est nous !
      4. pour décider où vont vos impôts (avec défiscalisation) ;
      5. parce que l’économie du don rend indépendant ;
      6. pour changer le monde ensemble.

      Quelques chiffres : « Chacun s’accorde pour estimer que près de 90% des associations fonctionnent exclusivement grâce à leurs bénévoles. Vitale dans ces associations, cette ressource humaine reste essentielle dans les 10 à 12% d’associations employant des salariés »
      « en 2022, l’emploi privé non lucratif au sein des associations et des fondations représente plus de 155 000 employeurs, plus de 2 millions de salariés, soit 9,5% du total des salariés du secteur privé, et une masse salariale de plus de 54,4 milliards d’euros (près de 7% de la masse salariale du secteur privé) » (Recherche et Solidarités)

      Et sur l’évolution des bénévoles et du mécénat de compétences :

      « Les 25-34 ans sont de plus en plus nombreux à s’engager (30% en 2024 pour 22% en 2019), quand les 70 ans et plus perdent 10 points pour n’être que 24% aujourd’hui. »
      « En 2024, 9% des Français sont présents chaque semaine dans leurs associations, ils étaient 10% en 2019 et 12,5% en 2010. »
      « Ces tendances fragilisent la colonne vertébrale des associations, à savoir celles et ceux qui les font vivre au quotidien qui se trouvent privées de l’expérience et de la disponibilité des seniors »
      « Parmi les perspectives positives, le mécénat de compétences poursuit sa percée avec 27% de bénévoles tentés par l’expérience en 2024 ; ils étaient 23% en 2022 et 20% en 2019. » (Recherche et Solidarités et France Générosités)

      Petit rappel sur les impôts en France (tiré de l’épisode 10 mais mis à jour)

      • l’article 200 du Code général des impôts prévoit pour un particulier une déduction fiscale de 66 % (réduction d’impôt sur le revenu dans la limite de 20 % du revenu imposable, reportable sur cinq ans en cas de dépassement de ce plafond) des dons vers les associations d’intérêt général ou reconnues d’utilité publique ; ce pourcentage monte même à 75 % pour les organismes d’aide aux personnes en difficulté (dans la limite de 521 €, au‐delà, on retombe sur les 66 %) ;
      • l’article 238 bis du CGI prévoit une déduction fiscale de 60 % des dons pour une entreprise (réduction d’impôt sur le revenu ou d’impôt sur les sociétés dans la limite de 5 ‰ du chiffre d’affaires hors taxes, reportable sur cinq ans en cas de dépassement de ce plafond) vers les associations d’intérêt général ou reconnues d’utilité publique ;
      • fiche pratique ServicePublic.fr : « À noter : l’organisme peut être en France ou dans un État membre de l’Union européenne : Allemagne, Autriche, Belgique, Bulgarie, Chypre, Croatie, Danemark, Espagne, Estonie, Finlande, France, Grèce, Hongrie, Irlande, Italie, Lituanie, Lettonie, Luxembourg, Malte, Pays-Bas, Pologne, Portugal, République tchèque, Roumanie, Slovaquie, Slovénie, Suède, en Islande, en Norvège ou au Liechtenstein. S’il n’est pas agréé, vous devez justifier qu’il a un objectif et des caractéristiques similaires aux organismes situés en France et pouvant bénéficier du dispositif. »
      • loi n° 2021-1109 du 24 août 2021 : « Art. 222 bis.-A l’exception de ceux mentionnés au 3 de l’article 200, les organismes qui délivrent des reçus, des attestations ou tous autres documents par lesquels ils indiquent à un contribuable qu’il est en droit de bénéficier des réductions d’impôt prévues aux articles 200,238 bis et 978 sont tenus de déclarer chaque année à l’administration fiscale, dans les délais prévus à l’article 223, le montant global des dons et versements mentionnés sur ces documents et perçus au cours de l’année civile précédente ou au cours du dernier exercice clos s’il ne coïncide pas avec l’année civile ainsi que le nombre de documents délivrés au cours de cette période ou de cet exercice. »

      France générosités mentionne des évolutions récentes (juillet 2024), notamment le fait que les dons des particuliers aux organismes d’intérêt général qui concourent à l’égalité entre les femmes et les hommes ouvrent droit à réduction d’impôt et la prorogation jusqu’au 31 décembre 2026 du plafond dérogatoire de 1 000 € applicable aux dons retenus pour la réduction d’impôt de 75 % accordée au titre des dons versés aux organismes qui apportent une aide gratuite aux personnes en difficulté.

      Exemple pour un particulier : je suis imposable et donne 99 € à l’association XYZ bénéficiant de la déductibilité des dons à hauteur de 66 %. Mon don me coûte en fait (au final) 33 €, j’ai temporairement avancé 66 € qui seront ensuite déduits de mon imposition fiscale (dit autrement, j’ai choisi l’attribution de 66 € du budget de l’État).

      Soutenir Framasoft

      Autres infos :

      Les dons en France (tiré de l’épisode 11 mais mis à jour)

      « 51 % des Français déclarent avoir donné au moins une fois en 2023 à une fondation ou à un organisme caritatif (+1 point par rapport à 2022). »

      (Baromètre de la solidarité 2024)

      « En 2023, la générosité des Français tient bon dans un contexte encore difficile, avec une progression de 2,1% des dons par rapport à 2022 en euros courants. » (ainsi que la « poursuite de la baisse des petits dons » et un « focus sur les urgences médiatisées »)

      (Baromètre de la générosité 2023)

      « l’augmentation des investissements est aussi due à des coûts d’acquisition en hausse (+ 28%) en raison d’une concurrence accrue pour atteindre 33 € de coût d’acquisition moyen par donateur sur les campagnes de fin d’année (CFA) 2022 du panel de l’étude mais pour un don moyen de 172 € (+ 10%). »
      (Baromètre Orixa Fundraising 2023)

      « L’étude de Recherches & Solidarités montre une progression de 6,3% du montant total des dons déclarés au titre de l’IR en 2022 par rapport à 2021.
      L’étude de Recherches & Solidarités montre une progression de 3,9% du nombre de foyers fiscaux donateurs en 2022 par rapport à 2021. »
      (Étude 2023 sur les dons déclarés 2022 – Recherches & Solidarités)

      « en 2022 : en moyenne, les donateurs de 35-54 ans correspondent à une pénétration de 5,5% des Français de cette tranche d’âge. Soit le plus faible taux comparé aux autres tranches d’âge. » (Étude sur le don des 35-54 ans – France)

      Admincal indique que « seulement 4,61 % des entreprises assujettis à l’Impôt sur les Sociétés (IS) déduisent des dons du mécénat ».

      Selon Infodon.fr (via une enquête Ifop pour France générosités, réalisée sur un échantillon représentatif de la population française (4031 personnes) – Mai 2023)
      « 69% des Français déclarent soutenir financièrement assos et fondations, « 46 % donnent au moins une fois par an ». À comparer avec les chiffres donnés en 2022 (72% 48%), 2021 (58%, 45%) et 2020 (52%, 40%).

      Petit rappel sur les impôts d’autres pays (tiré de l’épisode 12 mais mis à jour)

      Forcément, je connais mieux le sujet pour la France, mais voici néanmoins quelques infos glanées pour d’autres pays (et je ne doute pas que les visiteurs compléteront dans les commentaires) :

      Exemple de dons (source)

      Exemple de dons financiers et parfois de temps

      « Sacrifier une partie de son revenu pour faire un don à une association, c’est une affaire sérieuse. » (patrick_g)
      Liste non exhaustive de dons financiers ou de temps à des associations du Libre ou pour libérer quelque chose :

      Pour les exemples plus ou moins exhaustifs sur les 11 premières années de cette série de dépêches, voir la section de l’année 2022

      Exemple de dons de matériel ou ressources

      Pour les exemples plus ou moins exhaustifs sur les 11 premières années de cette série de dépêches, voir la section de l’année 2022.

      Johann « nojhan » — CC-BY-SA-fr, LAL, GFDL

      Diffusion des idées et questionnements autour du don

      Pour les exemples plus ou moins exhaustifs sur les 11 premières années de cette série de dépêches, voir la section de l’année passée.

      Lettre au Père Noël — Clément Clem Quaquin — Licence Art libre

      Don à une entreprise ? (tiré de l’épisode 11 mais mis à jour)

      Une question un peu annexe ici vu le titre « dons aux associations » mais qui a déjà été posée ici ou sur LinuxFr.org : peut‐on faire un don (sans contrepartie) à une entreprise ? Pour prendre quelques sites que j’aime bien : Next.ink anciennement Next INpact (SARL de presse) a opté pour un mélange de comptes premium (avec contrepartie, donc), publicités et dons. Voir les appels à dons 2023 pour le Fonds pour une presse libre ou Next.ink par exemple). Tandis que Reflets.info (SAS) accepte les dons.

      Lors d’une recherche rapide précédente, j’avais vu évoquer l’utilisation du compte 7713 « libéralités perçues » du plan comptable, d’un justificatif clair pour la comptabilité (un expert comptable et/ou un notaire sont évoqués), d’une exonération de TVA si aucune vente de bien ou de service n’est associée. Bref, la question des taxes et impôts à payer pour le donateur (60 % entre non‐parents ?) et l’entreprise n’est pas forcément claire. Cela reste assez flou et hypothétique, et ça mériterait une question aux impôts.

      « Oups, j’ai procrastiné sur mes dons » généré avec https://framalab.org/gknd-creator/.

      Logiciels libres pour gérer les dons (tiré de l’épisode 12 mais mis à jour)

      La question avait été posée lors de l’épisode 3 de cette série de dépêches : quel(s) logiciel(s) libre(s) utiliser pour faire les dons ? Ou pour les gérer ? En général, pour les faire, un navigateur fait l’affaire : paiement en ligne, réception de l’éventuel reçu fiscal, réception d’un éventuel message de remerciement.

      Pour les reçus fiscaux, il convient de les conserver avec les documents des impôts pendant le temps nécessaire (suivant la législation locale).

      Pour les dons via des intermédiaires, par exemple Liberapay ou HelloAsso, il faut conserver soigneusement les identifiants du compte créé pour l’année suivante.

      Si vous avez opté pour l’adhésion à une structure plutôt que le don, vous allez recevoir des identifiants aussi et probablement une lettre interne ou des choses du genre, ainsi que certainement une convocation à une assemblée générale annuelle.

      Et si vous avez opté pour versement régulier (virement ou prélèvement), ça ne change pas fondamentalement les choses ; éventuellement, l’organisme qui prélève vous prévient un peu avant chaque prélèvement par courriel.

      Il existe aussi dans le Libre des logiciels ou des événements spécialement prévus pour les dons :

      À ma connaissance, le site HelloAsso, structure ayant obtenu son agrément « Entreprise solidaire d’utilité sociale », évoqué dans un commentaire de 2015, n’utilise pas une plate‑forme libre, contrairement à Liberapay.

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      • Projets Libres! Saison 3 épisode 5 : Framasoft a 20 ans! Dégooglisons Internet
        Pour ce second épisode de l'histoire de Framasoft, nous revenons sur la période 2014 -> 2024, et la mise en place de l'initiative Degooglisons Internet. Avec Pouhiou, Pierre-Yves Gosset et Christophe Masutti, nous discutons autour des sujets suivants : la situation de Framasoft en 2014 la naissance de Degooglisons Internet la création et la fréquence de sortie des services le financement de Framasoft le décommissionnement des services en ligne chez Framasoft l'essaimage, la décentralisatio

      Projets Libres! Saison 3 épisode 5 : Framasoft a 20 ans! Dégooglisons Internet

      Pour ce second épisode de l'histoire de Framasoft, nous revenons sur la période 2014 -> 2024, et la mise en place de l'initiative Degooglisons Internet.

      Avec Pouhiou, Pierre-Yves Gosset et Christophe Masutti, nous discutons autour des sujets suivants :

      • la situation de Framasoft en 2014
      • la naissance de Degooglisons Internet
      • la création et la fréquence de sortie des services
      • le financement de Framasoft
      • le décommissionnement des services en ligne chez Framasoft
      • l'essaimage, la décentralisation et la création des CHATONS
      • la contribution aux projets comme Sympa, Nextcloud ou Etherpad
      • le passage de relai sur Mobilizon
      • Framasoft et l'engagement politique

      Bonne écoute !

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      • Projets Libres! Saison 3 épisode 4 : Framasoft a 20 ans! Les dix premières années
        Cet épisode est le premier d'une série de deux épisodes sur l'histoire de l'association Framasoft. Avec Alexis Kauffmann, un de ses fondateurs, et Pierre-Yves Gosset, son premier salarié, nous revenons sur les dix première années de l'asso. Parmi les sujets abordés : les débuts de Framasoft le rapport avec l'éducation nationale la création de l'asso et du forum l'arrivée de Pierre-Yves Gosset, le premier salarié les projets physiques (Framakey et Framabooks) les identités graphiques de Framas

      Projets Libres! Saison 3 épisode 4 : Framasoft a 20 ans! Les dix premières années

      Cet épisode est le premier d'une série de deux épisodes sur l'histoire de l'association Framasoft.
      Avec Alexis Kauffmann, un de ses fondateurs, et Pierre-Yves Gosset, son premier salarié, nous revenons sur les dix première années de l'asso.

      Parmi les sujets abordés :

      • les débuts de Framasoft
      • le rapport avec l'éducation nationale
      • la création de l'asso et du forum
      • l'arrivée de Pierre-Yves Gosset, le premier salarié
      • les projets physiques (Framakey et Framabooks)
      • les identités graphiques de Framasoft
      • le départ d'Alexis Kauffmann
      • Ce que les invités retiennent de cette période.

      Bonne écoute !

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      • Argos Panoptès : la supervision de sites web simple et efficace
        Il y a un nouveau venu parmi les logiciels de supervision : Argos Panoptès ! Loin de la complexité des Nagios, Centreon, Icinga et autres mastodontes qui font le café, Argos Panoptès (on l’appellera Argos dans la suite de ce texte) ne surveille que des sites web, ce qui lui permet d’être bien plus simple et léger. Argos a été développé par Alexis Métaireau pour Framasoft dans le cadre de Framaspace (du Nextcloud fourni gracieusement par Framasoft aux associations et collectifs militants). Fram

      Argos Panoptès : la supervision de sites web simple et efficace

      Il y a un nouveau venu parmi les logiciels de supervision : Argos Panoptès !

      Loin de la complexité des Nagios, Centreon, Icinga et autres mastodontes qui font le café, Argos Panoptès (on l’appellera Argos dans la suite de ce texte) ne surveille que des sites web, ce qui lui permet d’être bien plus simple et léger.

      Argos a été développé par Alexis Métaireau pour Framasoft dans le cadre de Framaspace (du Nextcloud fourni gracieusement par Framasoft aux associations et collectifs militants).
      Framasoft a fait appel à un prestataire, faute de temps disponible pour développer nous-même l’outil.

      Sommaire

      Pourquoi cet outil ? Lorsque l'on prévoit de créer plein d’espace Nextcloud, il semble pertinent de les surveiller.
      Et comme Framasoft prévoit de déployer jusqu’à 10 000 espaces, il fallait quelque chose qui tienne la route… ce que le Shinken de l’association ne permettait pas : trop de sondes à exécuter, trop peu de temps pour le faire et on se retrouve avec des coups de sondes pas assez fréquents, laissant les sites avec des problèmes avec de trop longs délais de détection.

      Sans compter que Shinken est en Python 2, qui est obsolète depuis déjà bien longtemps.

      Le passage à une nouvelle solution de supervision complète (nous lorgnons sur Icinga) étant trop chronophage pour le temps que nous avons à lui consacrer pour l’instant, nous avons préféré partir sur une solution de surveillance de sites web, suivant l’adage UNIX « un logiciel qui fait une seule chose, mais qui la fait bien ».

      Mais enfin, y a déjà des outils pour ça !

      Anakin : « J’ai besoin d’un logiciel de supervision ». Padme, tout sourire : « Donc tu vas en prendre un qui existe ? ». Anakin ne dit rien et la regarde avec un rictus. Padme, inquiète : « Tu vas en prendre un qui existe, hein ? »

      Bien sûr ! Nous avons testé statping-ng et Uptime Kuma mais avec nos très nombreux sites à surveiller, cela les mettait à genoux… ou alors c’est le navigateur qui ne tenait pas : ces deux solutions affichent sur la page d’accueil l’état de tous les sites à surveiller, et avec un historique de leur état en plus. Lorsque l'on veut surveiller des centaines de sites avec au moins trois coups de sondes chacun (un pour vérifier que le site HTTP redirige bien vers la version sécurisée, un pour vérifier que la version sécurisée répond bien, et un pour vérifier l’expiration du certificat du site), ça fait énormément d’appels AJAX au serveur quand on consulte le site et soit c’est le serveur qui a du mal, soit c’est le navigateur qui peine.

      Ainsi est née l’idée du développement d’une solution qui remplisse notre cahier des charges

      Le nom

      Argos Panoptès fait référence au géant aux cent yeux de l’antiquité grecque, « Panoptès » signifiant « celui qui voit tout ».

      Le cahier des charges

      Il était simple mais toutefois complet, rédigé par votre serviteur (étant adminSys et développant aussi, j’avais mon idée sur ce que je voulais déployer et ce que j’aurais voulu coder moi-même) :

      • un langage simple, qui peut attirer du monde pour les contributions : Python ;
      • un langage moderne : la cible était Python 3.11, à savoir la version de Debian Bookworm ;
      • le support d’une base de donnée robuste : PostgreSQL ;
      • une architecture agents / serveur, permettant d’ajouter des agents pour les coups de sondes au fur et à mesure de l’augmentation des besoins. Ceci pour éviter le goulot d’étranglement constaté sur Shinken (l’ajout de plus d’agents Shinken n’étant pas possible puisque Python2) ;
      • une configuration simple et automatisable : l’infrastructure de Framasoft étant gérée via Salt, de même que la configuration des sondes de Shinken, il était vital de pouvoir créer la configuration des sites à surveiller de façon programmatique. Le YAML fut choisi pour cela ainsi que pour sa simplicité de lecture par un humain ;
      • divers moyens de notifications, courriel et Gotify a minima.

      Quelqu’un susurre « PostgreSQL » à l’oreille d’une autre personne, on voit un bras couvert de chair de poule

      Le code

      Le code d’Argos est sur la forge logicielle de Framasoft : https://framagit.org/framasoft/framaspace/argos/.

      Une suite de tests est exécutée en intégration continue, ainsi que du linting, ce qui permet d’éviter autant que possible les régressions et de maintenir un style de code uniforme.

      Pour les dépendances, rien d’exotique (et c’est tant mieux !) :

      • Click pour l'interface en ligne de commande ;
      • FastAPI est le cadriciel qui nous permet d'exposer l'API HTTP ;
      • HTTPX est utilisé pour émettre des requêtes asynchrones dans les agents ;
      • Jinja gère la mise en page ;
      • Pydantic est utile pour s'assurer que les données correspondent à nos attentes ;
      • SQLAlchemy est l'ORM que nous utilisons pour nous connecter à notre base de données et lancer des requêtes ;
      • Alembic est utilisé pour les migrations de bases de données ;
      • Tenacity un petit utilitaire pour réessayer une fonction en cas d'erreur ;
      • Uvicorn est l'outil utilisé pour faire tourner notre serveur ;
      • Gunicorn est le serveur WSGI HTTP recommandé pour la production.

      Pour aider les potentiels contributeurs, une partie du site officiel est dédiée au développement.

      L’API d’Argos est auto-documentée : en installant Argos, vous aurez des pages de documentation aux formats Swagger et Redoc.

      Le fonctionnement en production

      Si Argos a été annoncé sur le Framablog mi-mai 2024, cela faisait déjà plusieurs mois que la version de développement était en production.

      Capture d’écran de la page de statut d’Argos

      Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’Argos tient ses promesses ! Il est rapide… très rapide !

      Lors du dernier démarrage à vide d’une version de développement, Argos a lancé ses 2145 tests configurés à une vitesse impressionnante : il ne lui a fallu qu’une minute et 15 secondes pour tous les effectuer.

      L’API présentant un point permettant de connaître le nombre de sondes dans chaque état (les classiques ok, warning, critical et unknown), nous avons ajouté une sonde à notre Shinken pour intégrer les résultats d’Argos dans celui-ci.

      En effet, avoir un outil dédié, c’est sympa, mais si ça fait une page web de plus à consulter, c’est enquiquinant. La centralisation de la supervision au sein de Shinken permet de contourner ce problème.

      Le futur

      Depuis la première version et une version de micro-changements, la majeure partie des modifications s’est concentrée sur l’amélioration de la documentation, ainsi que sur la simplification de la configuration et de l’installation.

      Quelques nouvelles fonctionnalités seront de la partie, réduisant quelques frictions rencontrées depuis la mise en production de la dernière version.

      Les contributions sont les bienvenues (peut-être quelqu’un intégrera-t-il les notifications via Apprise ?) 😉

      One more thing

      Framasoft est actuellement en pleine campagne de collecte de fonds dans le cadre de la démarche de soin de nos services en ligne « Dorlotons Dégooglisons » (mais ça, vous le saviez peut-être déjà).

      Merci de nous soutenir si vous le pouvez ! 🙂

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      • Rencontres Professionnelles du Logiciel Libre RPLL #4
        La 4e édition des Rencontres Professionnelles du Logiciel Libre (RPLL) se déroulera la journée du lundi 10 juin 2024 de 9h à 18h à l’Hôtel de La Métropole, 20 rue du Lac à Lyon. L'entrée est gratuite mais l'inscription est obligatoire ! Cette année encore, de nombreuses entreprises viendront tenir un stand et présenter quelques conférences. Nous attendons également plusieurs associations comme Framasoft, April et OpenStreetMap. lien nᵒ 1 : Site officiel des RPLLlien nᵒ 2 : L'association PLOS

      Rencontres Professionnelles du Logiciel Libre RPLL #4

      24 avril 2024 à 19:04

      La 4e édition des Rencontres Professionnelles du Logiciel Libre (RPLL) se déroulera la journée du lundi 10 juin 2024 de 9h à 18h à l’Hôtel de La Métropole, 20 rue du Lac à Lyon.

      L'entrée est gratuite mais l'inscription est obligatoire !

      Cette année encore, de nombreuses entreprises viendront tenir un stand et présenter quelques conférences. Nous attendons également plusieurs associations comme Framasoft, April et OpenStreetMap.

      Hôtel de la Métropole de Lyon

      Les RPLL sont organisées par PLOSS-RA (Ploss Auvergne Rhône-Alpes) qui regroupe une trentaine d’Entreprises du Numérique Libre (ENL) de la région Auvergne-Rhône-Alpes. Ces acteurs du Libre et de l’Open-Source ont pour objectif de favoriser la "coopétition", de développer, structurer et solidifier un écosystème dynamique.

      Stands RPLL

      Le salon s’adresse à toutes les entreprises, collectivités, associations, universités et écoles qui trouveront des réponses à l’ensemble de leurs besoins numériques, techniques et fonctionnels.

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