Vue normale

Il y a de nouveaux articles disponibles, cliquez pour rafraîchir la page.
À partir d’avant-hierLinuxFr.org : les dépêches
  • ✇LinuxFr.org : les dépêches
  • Android n’autorisera plus que les applications des développeurs autorisés
    Google a annoncé qu'à partir de 2027, seules les applications signées par des développeurs « vérifiés » par Google pourraient s'installer sur les systèmes Android certifiés. Si ce plan est réalisé, il sera impossible de distribuer une application Android sans donner ses données personnelles à Google, et Google pourra interdire à n'importe qui de distribuer des applications Android. lien nᵒ 1 : Annonce officiellelien nᵒ 2 : Annonce pour les développeurs]lien nᵒ 3 : Article 9to5Googlelien nᵒ 4 :

Android n’autorisera plus que les applications des développeurs autorisés

Google a annoncé qu'à partir de 2027, seules les applications signées par des développeurs « vérifiés » par Google pourraient s'installer sur les systèmes Android certifiés. Si ce plan est réalisé, il sera impossible de distribuer une application Android sans donner ses données personnelles à Google, et Google pourra interdire à n'importe qui de distribuer des applications Android.

N'est-ce pas déjà le cas ?

Non. Il est vrai que pour distribuer des applications à travers le Play Store, il faut se faire valider par Google. Par contre, il est possible de distribuer sans l'accord de Google des applications par d'autres canaux, par exemple à travers les plates-formes indépendantes comme F-Droid, ou simplement en mettant une application à disposition sur une page web.

Ça ne concerne que les systèmes Android certifiés, qu'est-ce que ça veut dire ?

Android consiste de deux parties : la partie libre, nommée AOSP, et les Google Mobile Services (GMS). AOSP est libre, et n'importe quel constructeur peut donc l'utiliser. Les GMS sont propriétaires, et pour avoir le droit de les distribuer, un constructeur doit obéir à un certain nombre de règles et se faire certifier par Google.

Comme la plupart des applications propriétaires ne fonctionnent pas sans les GMS, la quasi-totalité des systèmes Android distribués dans le commerce sont certifiés.

Qu'est-ce que ça entraîne pour les distributions alternatives d'Android ?

Les distributions alternatives d'Android (LineageOS, e/OS, CalyxOS, GrapheneOS, etc.) sont basées sur AOSP, et ne dépendent pas de la certification. Elles pourront donc continuer à autoriser l'installation des applications des développeurs non-validés.

Qu'est-ce que ça entraîne pour les applications libres ?

Les développeurs d'applications libres ne pourront plus faire installer leur logiciel sans l'autorisation de Google. Pour certains, ça ne changera probablement pas grand chose, pour d'autres, ça confinera leurs applications aux distributions alternatives d'Android.

Par contre, ça compliquera la contribution au logiciel libre : un contributeur à une application ne pourra plus tester ses changements sur un système Android du commerce, sauf s'il a accès aux clés privées validées par Google.

Commentaires : voir le flux Atom ouvrir dans le navigateur

  • ✇LinuxFr.org : les dépêches
  • Revue de presse de l’April pour la semaine 24 de l’année 2025
    Cette revue de presse sur Internet fait partie du travail de veille mené par l’April dans le cadre de son action de défense et de promotion du logiciel libre. Les positions exposées dans les articles sont celles de leurs auteurs et ne rejoignent pas forcément celles de l’April. [Libération] Clara Chappaz, ministre du Numérique et titulaire de 320 000 euros d'actions… dans le secteur du numérique (€) [Next] Dans les communautés de Wikipédia, l'utilisation de l'IA ne passe pas [Nice-Matin] Inria

Revue de presse de l’April pour la semaine 24 de l’année 2025

Cette revue de presse sur Internet fait partie du travail de veille mené par l’April dans le cadre de son action de défense et de promotion du logiciel libre. Les positions exposées dans les articles sont celles de leurs auteurs et ne rejoignent pas forcément celles de l’April.

[Libération] Clara Chappaz, ministre du Numérique et titulaire de 320 000 euros d'actions… dans le secteur du numérique (€)

✍ Luc Peillon, le vendredi 13 juin 2025.

L’entourage de la benjamine du gouvernement Bayrou assure que ses actions sont administrées «sous mandat de gestion», donc sans intervention possible de sa part.

[Next] Dans les communautés de Wikipédia, l'utilisation de l'IA ne passe pas

✍ Martin Clavey, le vendredi 13 juin 2025.

La fondation Wikimedia a mis en place une fonctionnalité expérimentale de résumé automatique des articles de l’encyclopédie qui s’affichait en tête de page dans la version mobile. Les wikipédiens n’ont pas apprécié et l’ont fait comprendre à la fondation, qui a finalement fait marche arrière avant la fin de la période de tests prévue.

Et aussi:

[Nice-Matin] Inria Academy forme aux logiciels libres (€)

✍ K.Wenger, le vendredi 13 juin 2025.

Le dispositif de formation continue d’Inria accompagne toutes les entreprises qui ont une stratégie d’innovation dans le numérique.

[01net.] Le code d'Android reste open source, mais à quel prix?

✍ Mickaël Bazoge, le jeudi 12 juin 2025.

Peur panique dans la communauté des développeurs AOSP, la version open source d’Android qui sert de base à plusieurs systèmes d’exploitation. Google a livré le code source d’Android 16, en omettant plusieurs documents et ressources. Le moteur de recherche, principal contributeur du projet, veut rassurer ses troupes mais les craintes persistent.

[Le Monde Informatique] La Fondation Linux assure un futur serein à WordPress

✍ Dominique Filippone, le lundi 9 juin 2025.

Alors que les tensions se sont multipliées ces derniers mois entre les hébergeurs de sites WordPress Auttomatic et WP Engine, la Fondation Linux tente de rassurer les utilisateurs. Des mises à jour et des plugins seront distribués de façon indépendante pour stabiliser l’écosystème du célèbre CMS open source.

[usine-digitale.fr] Souveraineté numérique: Copenhague et Aarhus enclenchent leur divorce avec Microsoft

✍ Alice Vitard, le mercredi 4 juin 2025.

Face aux tensions géopolitiques et à la montée des préoccupations sur la souveraineté numérique, les deux principales municipalités du Danemark, Copenhague et Aarhus, se retirent des services de Microsoft. A la clé : une réduction des coûts et la volonté de limiter la dépendance à un acteur étranger dominant. Ce choix provoquera-t-il un effet domino parmi les villes européennes en quête d’alternatives souveraines?

Et aussi:

Commentaires : voir le flux Atom ouvrir dans le navigateur

  • ✇LinuxFr.org : les dépêches
  • Comparatif : GrapheneOS vs LineageOS
    Les deux versions sont basées sur Android 14 et je vous propose un retour d’expérience assez peu technique et amateur mais qui permettra peut-être des découvertes à certains lecteurs et lectrices ! :) Ça n’est pas un compte-rendu minutieux et spécialisé. GrapheneOS vise principalement la sécurité et la vie privée, pour ce faire, l’OS s’arrange à compartimenter les usages (les applications, les contacts, etc.), à promouvoir des pratiques moins permissives et à offrir des arrangements techniques

Comparatif : GrapheneOS vs LineageOS

Les deux versions sont basées sur Android 14 et je vous propose un retour d’expérience assez peu technique et amateur mais qui permettra peut-être des découvertes à certains lecteurs et lectrices ! :) Ça n’est pas un compte-rendu minutieux et spécialisé.

GrapheneOS vise principalement la sécurité et la vie privée, pour ce faire, l’OS s’arrange à compartimenter les usages (les applications, les contacts, etc.), à promouvoir des pratiques moins permissives et à offrir des arrangements techniques dont il ne sera pas vraiment question ici. GrapheneOS n’est compatible qu’avec les smartphones Google Pixel et surtout avec les plus récents car l’équipe s’aligne sur le support officiel.

LineageOS est plutôt destiné à ceux qui désirent un AOSP (Android Open Source Project) un peu personnalisé. On y gagne une compatibilité avec de nombreux appareils, des mises à jour qui dépassent celles des constructeurs (souvent), des facilités de personnalisation. L’appareil est « plutôt » dégooglisé mais pas totalement ; ce n’est pas vraiment son but essentiel.

Sommaire

Installation de GrapheneOS

Déverrouillage OEM via l’OS existant (je suis à chaque fois repassé par la version stock du téléphone, donc celle vendue en magasin), en passant par les options développeur. Il faut ensuite redémarrer et accéder au bootloader. soit en démarrant l’appareil via une combinaison de touches (Power + Vol Bas sur le Pixel 6A), soit, si le débogage USB est activé dans l’OS, via la commande :

$adb -d reboot bootloader

Il faut ensuite aller sur cette page web avec un navigateur compatible (Firefox n’est pas pris en charge à cette heure-ci) : https://grapheneos.org/install/web. Quatre étapes principales y sont nécessaires et accessibles à n’importe quelle personne : l’installateur web fonctionne réellement en 4 clics. Déverrouillage du bootloader, téléchargement de la version actuelle de GrapheneOS, flash de la version téléchargée et verrouillage du chargeur d’amorçage donc.

Problèmes rencontrés : j’ai installé l’OS plusieurs fois pour reproduire la procédure et j’ai eu plusieurs petits soucis, notamment lors de l’étape « Flash release ». Le téléphone s’est mis à redémarrer en boucle, la barre de chargement s’est bloquée, j’ai eu une erreur sans solution derrière (il a fallu soit recharger la page, soit passer en mode de navigation privée sous Chromium, pour ce dernier point, la communauté déconseille cet usage en raison d’un lourd besoin de mémoire vive du navigateur).

Dans l’ensemble, c’est très facile, mais je n’ai pas trop apprécié ces problèmes un peu sortis de nulle part.

Configuration de base de GrapheneOS

C’est minimaliste : langue, fuseau horaire, activation ou non du Wi-Fi, connexion à un réseau, services de localisation.
Le Wi-Fi n’est pas activé de base (un simple bouton permet de l’activer, mais on est vraiment dans cette optique de sécurité/vie privée).
La configuration du mot de passe et de l’empreinte digitale m’a fait noter deux choses : l’une, l’écran clignotait un peu à chaque usage de l’empreinte digitale dans cette phase (le capteur est lumineux puisqu’il est sur l’écran) et, plus important, GrapheneOS n’intègre pas de déverrouillage par schéma, même de grande taille : c’est soit par code, soit par mot de passe soit sans simplement par balayage (c’est-à-dire qu’il n’y a pas de verrouillage). GrapheneOS considère que le schéma donne une illusion de sécurité et n’est donc pas compatible avec la ROM.
Ensuite, on peut restaurer des données, mais je n’ai pu tester.

Arrivée sur GrapheneOS

Arrivée sur GOS

C’est un accueil très minimaliste, tout de noir et de blanc, avec quelques applis.
Vanadium est le navigateur basé sur Chromium développé par l’équipe de GrapheneOS. Un lecteur PDF est inclus.
Il y a un petit gestionnaire d’apps dont vous pouvez voir une impression d’écran (il existe aussi le traditionnel volet déroulant, identique à celui de LineageOS plus bas). Il propose d’ailleurs d’installer Google Play Services, et GrapheneOS permet de l’installer dans un bac à sable.

Apps_GOS

Les options me semblent très normales, avec quelques réglages variés un peu partout. Je note la présence de l’auto-reboot réglé sur 18 heures : cela signifie que si le téléphone n’a pas été utilisé durant 18 heures, alors il redémarre. C’est parce qu’Android semble avoir deux conditions de chiffrement : avant et après le premier déverrouillage. Bref, en gros, c’est plus sécurisé de redémarrer l’ordiphone.
Le code PIN peut aussi être mélangé (les chiffres sont disposés aléatoirement sur l’écran de déverrouillage.
Il y a de nombreux réglages de sécurité et de vie privée dont on peut retrouver la documentation ici : https://grapheneos.org/features
Je n’ai pas pu tester, mais GrapheneOS gère Android Auto.

On peut évidemment basculer en mode de navigation avec des boutons.

Concrètement, il y a beaucoup d’options et l’OS propose souvent des descriptions, mais il est un peu difficile de « tout gérer » à mon avis. J’ai l’avantage d’avoir une utilisation très simple de mon ordiphone, donc je suis peu embêté, mais le tout demande vraiment de se poser la question de ce qu’on veut partager et à qui. C’est le but de l’OS d’ailleurs.

Installation de F-Droid sur GrapheneOS

F-Droid s’installe via le téléchargement de l’APK sur le site Web. J’aurais bien aimé une intégration comme le Google Play, mais ce n’est pas grave.
Comme vous pouvez le voir, les icônes ne s’accordent pas au thème de GrapheneOS, il y a bien une version bêta pour les couleurs des icônes, mais elle ne fonctionne pas pour toutes les applications.

Ce magasin n’est pas forcément conseillé par la communauté qui privilégie le petit magasin de GrapheneOS ou le Play Store qui a été intégré dans un bac à sable.
D’autres solutions existent comme Accrescent (magasin dans lequel les développeurs signent directement leurs applications, sans passer par un intermédiaire supplémentaire comme F-Droid). Aurora n’est pas particulièrement conseillé non plus (la communauté semble préférer la création d’un compte Google).

Style_GOS

Performances de GrapheneOS

C’est rapide, fiable, sans superflu. La batterie tient bien la route (dans mon cas, 50% en 60 heures).

À noter concernant GrapheneOS

  • On ne peut pas être root sur GrapheneOS, mais on peut utiliser adb tout de même (mais pas en root, donc).
  • On ne peut pas allumer la lampe torche via un long appui sur le bouton Power.
  • Caféine n’est pas intégré à l’OS.
  • Le navigateur Vanadium et le lecteur PDF intégré profitent d’une sécurité renforcée.
  • Les services Google sont désactivés de base mais davantage conseillés que d’autres solutions (je rappelle que GrapheneOS vise avant tout la sécurité et la vie privée et même si Google peut poser problème sur ce dernier point, la balance penche en sa faveur une fois tous les calculs faits).
  • GrapheneOS cherche vraiment à compartimenter tous les usages, estimant que c’est d’une importance capitale pour le bien de sa vision. Aussi retrouve-t-on une gestion des sandboxes (ou bacs à sable), des scopes (périmètres) qui limitent les autorisations et évidemment, des profils différents qui sont conseillés.
  • Le débogage USB est désactivé à l’installation.
  • On ne peut pas être root sur GrapheneOS (sauf bricolage) et c’est déconseillé par l’OS.

Installation de LineageOS

La procédure est identique à celle de GrapheneOS jusqu’à l’arrivée dans le chargeur de démarrage. Ensuite, connecté au PC, l’ordiphone est flashé avec fastboot et quelques procédures bien expliquées (je ne les retranscris pas ici parce qu’elles peuvent dépendre de votre matériel, LineageOS étant compatible avec des centaines de smartphones).

La différence principale est que LineageOS ne permet pas de verrouiller le bootloader.

Configuration de base de LineageOS

C’est assez identique à GrapheneOS. J’ai noté plusieurs différences cependant :

  • Il y a une option supplémentaire dans les réglages de localisation : celle-ci peut se servir des réseaux pour accélérer les performances du GPS. L’option peut être désactivée.
  • LineageOS demande si vous acceptez l’envoi d’informations anonymisées permettant d’aider le projet.
  • On peut configurer un schéma de déverrouillage.
  • Pas de souci de clignotement (c’est vraiment un détail).
  • LineageOS demande quel type de navigation on préfère (soit par gestes, soit par boutons apparents ou non)

Arrivée sur LineageOS

Arrivée sur LineageOS

C’est aussi très minimaliste ; un petit volet « Trust » est apparent (pas sur l’impression d’écran), c’est une centralisation de plusieurs informations de sécurité et de vie privée. On peut bien sûr créer plusieurs profils selon les besoins.
Il n’y a pas de lecteur PDF inclus (contrairement à GrapheneOS) : il faudra le télécharger.
Le navigateur est Jelly, il est basé sur Webview (qui est le navigateur d’Android à ce que j’ai compris). C’est assez minimaliste (par exemple, un nouvel onglet ouvre une nouvelle fenêtre… ça peut plaire à certains nostalgiques d’ailleurs !).

Apps_LOS

Les options sont aussi assez variées : il y a également le PIN scrambling mais pas d’auto-reboot.
Android Auto n’est pas géré de base / sur tous les téléphones, mais peut être installé à ce que j’ai compris. À voir donc.

Pas mal de réglages un peu partout, encore plus en mode développeur. La configuration esthétique est plus poussée que sur GrapheneOS comme on peut le voir après cette installation de F-Droid identique à celle de GrapheneOS : on peut changer les icônes, le style de celles-ci. Le menu déroulant n’en profite pas puisqu’il est garni de gros boutons (que je n’aime pas trop) qui existent depuis Android 12. Il y a aussi un mode pour unifier les icônes mais ça ne fonctionne pas non plus avec toutes les applications.
Comme pour GrapheneOS, on peut utiliser d’autres magasins mais F-Droid est bien rempli et fonctionne plutôt bien. J’ai entendu parler de F-Droid Basic ou de Neo Store qui permettent les mises à jour automatiques des applications (F-Droid étant fait pour fonctionner avec d’anciennes versions d’Android).

Style_LOS

  • Caféine est disponible ainsi l’activation de la lampe de poche par pression sur le bouton Power.
  • Il est facile de rooter l’ordiphone.

La vie privée est pas mal respectée mais moins compartimentée que sur GrapheneOS.

Performances de LineageOS

Elles sont très similaires à celles de GrapheneOS.

Conclusion

Ce sont deux roms très intéressantes avec des philosophies assez différentes. Les communautés sont actives et relativement accessibles. GrapheneOS vise la sécurité et la vie privée, LineageOS la personnalisation et la compatibilité avec davantage de matériel. Possiblement une extension de la durée de vie des appareils. Dans sa philosophie, GrapheneOS n’est pas réellement censée durer plus longtemps que le système de base mais rien n’empêche de le garder un peu plus longtemps même si cela casse son design de base.

Voici quelques liens susceptibles de vous intéresser :

Find My Device : une application basée sur les SMS et qui permet de localiser son téléphone, de le faire sonner ou de prendre des photos. C’est surtout en cas de perte. En cas de vol et le téléphone éteint, ce n’est pas très utile (et votre ordiphone sera vite flashé de toute façon).
Blog Wonderfall : pas mal d’informations techniques sur GrapheneOS. Le blog n’est plus trop alimenté mais l’auteur est joignable notamment sur Mastodon.
Comparaison des ROM : un tableau comparatif sur des points techniques et d’usage.

Commentaires : voir le flux Atom ouvrir dans le navigateur

❌
❌