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  • Banques en ligne : l’authentification forte doit-elle imposer Android ou iPhone ?
    L’obligation croissante d’utiliser une application mobile bancaire pour valider des opérations sensibles devient un problème bien réel pour une partie des usagers : personnes sans smartphone, téléphones trop anciens, appareils non compatibles, ou encore systèmes alternatifs et dégooglisés. Le sujet n’est pas seulement bancaire. Il touche aussi aux logiciels libres, à la liberté de choix technique, et plus largement à l’exclusion numérique. Lorsqu’une opération essentielle ne peut plus être vali

Banques en ligne : l’authentification forte doit-elle imposer Android ou iPhone ?

26 avril 2026 à 16:37

L’obligation croissante d’utiliser une application mobile bancaire pour valider des opérations sensibles devient un problème bien réel pour une partie des usagers : personnes sans smartphone, téléphones trop anciens, appareils non compatibles, ou encore systèmes alternatifs et dégooglisés.

Le sujet n’est pas seulement bancaire. Il touche aussi aux logiciels libres, à la liberté de choix technique, et plus largement à l’exclusion numérique. Lorsqu’une opération essentielle ne peut plus être validée que depuis une application propriétaire distribuée dans les écosystèmes de Google ou d’Apple, l’accès au service dépend alors d’un canal technique unique.

Le cas de BoursoBank a récemment relancé la discussion sur LinuxFr. Dans mon cas, lors d’opérations sécurisées, l’interface web m’a renvoyé vers l’application mobile comme unique moyen de validation. Certaines pages d’aide de la banque évoquent pourtant des solutions alternatives ou de secours, mais le service client m’a indiqué aujourd’hui qu’il n’existait en pratique pas d’autre moyen de valider ces opérations sans l’application mobile.

C’est précisément ce décalage entre la communication affichée, l’expérience réelle et la réponse du support qui pose problème. Il laisse l’usager dans une situation d’incertitude, y compris lorsqu’il cherche à quitter ce modèle pour une autre banque, sans garantie de ne pas retrouver la même contrainte quelques mois plus tard.

Cette évolution interroge : pourquoi ne pas proposer systématiquement des alternatives robustes, comme un second facteur indépendant de l’application mobile ?

Dans ce contexte, une pétition a été lancée pour demander que les banques opérant en France proposent au moins une méthode de validation forte utilisable sans application mobile imposée. Elle met en avant un principe simple : une banque peut être sécurisée sans réserver de fait ses services aux smartphones Google ou Apple.

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  • Projets Libres saison 4 épisode 15 : met de la vie privée dans ton smartphone !
    Nous reprenons la série sur les smartphones, avec un panorama de solutions existantes si l'on veut se passer de l'Android Google ou fourni par un fabricant. Avec Antoine (fla) de Framasoft, nous abordons les sujets suivants : Quelles sont les différences entre un PC et un smartphone ? Comment faire en sorte d'utiliser un smartphone Android tout en garantissant sa vie privée ? A qui s'adresser pour installer alternatives d'Android plus respectueuses ? Peut-on installer Linux sur son télépho

Projets Libres saison 4 épisode 15 : met de la vie privée dans ton smartphone !

Projets Libres : mets de la vie privée dans ton smartphone !

Nous reprenons la série sur les smartphones, avec un panorama de solutions existantes si l'on veut se passer de l'Android Google ou fourni par un fabricant.

Avec Antoine (fla) de Framasoft, nous abordons les sujets suivants :

  • Quelles sont les différences entre un PC et un smartphone ?
  • Comment faire en sorte d'utiliser un smartphone Android tout en garantissant sa vie privée ?
  • A qui s'adresser pour installer alternatives d'Android plus respectueuses ?
  • Peut-on installer Linux sur son téléphone ?

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  • Revue de presse de l’April pour la semaine 40 de l’année 2025
    Cette revue de presse sur Internet fait partie du travail de veille mené par l’April dans le cadre de son action de défense et de promotion du logiciel libre. Les positions exposées dans les articles sont celles de leurs auteurs et ne rejoignent pas forcément celles de l’April. [Next] Fin de Windows 10: la solution viendra-t-elle du libre? [ZDNET] Logiciel libre: la Démarche NIRD, pour un numérique inclusif dans les établissements scolaires [Les Numeriques] 'Android ne sera plus jamais le même

Revue de presse de l’April pour la semaine 40 de l’année 2025

Par : echarp
7 octobre 2025 à 07:15

Cette revue de presse sur Internet fait partie du travail de veille mené par l’April dans le cadre de son action de défense et de promotion du logiciel libre. Les positions exposées dans les articles sont celles de leurs auteurs et ne rejoignent pas forcément celles de l’April.

[Next] Fin de Windows 10: la solution viendra-t-elle du libre?

✍ Mathilde Saliou, le jeudi 2 octobre 2025.

Alors que le support de Windows 10 se termine le 14 octobre, de multiples associations invitent les internautes à passer au logiciel libre, pour faire durer leurs équipements et gagner en autonomie.

Et aussi:

[ZDNET] Logiciel libre: la Démarche NIRD, pour un numérique inclusif dans les établissements scolaires

✍ Thierry Noisette, le mardi 30 septembre 2025.

La Démarche NIRD (Numérique Inclusif, Responsable, Durable), appuyée par une douzaine d’établissements pilotes, pose pour ‘condition nécessaire mais non suffisante, l’adoption concrète et graduelle de Linux’ dans l’école, le collège ou le lycée.

[Les Numeriques] 'Android ne sera plus jamais le même': comment Google va anéantir les applications et stores alternatifs

✍ Aymeric Geoffre-Rouland, le lundi 29 septembre 2025.

En imposant aux développeurs de s’enregistrer officiellement, Google s’apprête à devenir l’arbitre unique des applications Android. F-Droid, la plateforme d’apps libres, tire la sonnette d’alarme : ces règles pourraient bien sonner le glas de la diversité et de l’innovation indépendante. Explications.

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  • Android n’autorisera plus que les applications des développeurs autorisés
    Google a annoncé qu'à partir de 2027, seules les applications signées par des développeurs « vérifiés » par Google pourraient s'installer sur les systèmes Android certifiés. Si ce plan est réalisé, il sera impossible de distribuer une application Android sans donner ses données personnelles à Google, et Google pourra interdire à n'importe qui de distribuer des applications Android. lien nᵒ 1 : Annonce officiellelien nᵒ 2 : Annonce pour les développeurs]lien nᵒ 3 : Article 9to5Googlelien nᵒ 4 :

Android n’autorisera plus que les applications des développeurs autorisés

Google a annoncé qu'à partir de 2027, seules les applications signées par des développeurs « vérifiés » par Google pourraient s'installer sur les systèmes Android certifiés. Si ce plan est réalisé, il sera impossible de distribuer une application Android sans donner ses données personnelles à Google, et Google pourra interdire à n'importe qui de distribuer des applications Android.

N'est-ce pas déjà le cas ?

Non. Il est vrai que pour distribuer des applications à travers le Play Store, il faut se faire valider par Google. Par contre, il est possible de distribuer sans l'accord de Google des applications par d'autres canaux, par exemple à travers les plates-formes indépendantes comme F-Droid, ou simplement en mettant une application à disposition sur une page web.

Ça ne concerne que les systèmes Android certifiés, qu'est-ce que ça veut dire ?

Android consiste de deux parties : la partie libre, nommée AOSP, et les Google Mobile Services (GMS). AOSP est libre, et n'importe quel constructeur peut donc l'utiliser. Les GMS sont propriétaires, et pour avoir le droit de les distribuer, un constructeur doit obéir à un certain nombre de règles et se faire certifier par Google.

Comme la plupart des applications propriétaires ne fonctionnent pas sans les GMS, la quasi-totalité des systèmes Android distribués dans le commerce sont certifiés.

Qu'est-ce que ça entraîne pour les distributions alternatives d'Android ?

Les distributions alternatives d'Android (LineageOS, e/OS, CalyxOS, GrapheneOS, etc.) sont basées sur AOSP, et ne dépendent pas de la certification. Elles pourront donc continuer à autoriser l'installation des applications des développeurs non-validés.

Qu'est-ce que ça entraîne pour les applications libres ?

Les développeurs d'applications libres ne pourront plus faire installer leur logiciel sans l'autorisation de Google. Pour certains, ça ne changera probablement pas grand chose, pour d'autres, ça confinera leurs applications aux distributions alternatives d'Android.

Par contre, ça compliquera la contribution au logiciel libre : un contributeur à une application ne pourra plus tester ses changements sur un système Android du commerce, sauf s'il a accès aux clés privées validées par Google.

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  • Agir contre les appels commerciaux
    Sans aucun doute suite à une erreur de votre part, selon les spammeurs, vous avez laissé cochée une case autorisant la transmission de vos coordonnées à des « partenaires », et voilà que vous recevez des appels commerciaux non sollicités. En France, plusieurs dispositifs permettent de prévenir ces appels (pour d’autres pays, on laisse les francophones compléter dans les commentaires). lien nᵒ 1 : Bloctellien nᵒ 2 : SpamBLocker sur githublien nᵒ 3 : SpamBlocker sur f-droidlien nᵒ 4 : Décision de

Agir contre les appels commerciaux

Sans aucun doute suite à une erreur de votre part, selon les spammeurs, vous avez laissé cochée une case autorisant la transmission de vos coordonnées à des « partenaires », et voilà que vous recevez des appels commerciaux non sollicités. En France, plusieurs dispositifs permettent de prévenir ces appels (pour d’autres pays, on laisse les francophones compléter dans les commentaires).

Sommaire

Bloctel

Créée en 2016 pour succéder à divers dispositifs pré-existants qui étaient censés limiter le spam téléphonique (liste orange pour interdire l’utilisation de l’annuaire pour collecter un numéro de téléphone, liste Pacitel respectée au bon vouloir des sociétés de démarchage), la plateforme Bloctel permet d’inscrire des numéros dans une liste gérée par un organisme indépendant (tout du moins depuis 2021, auparavant le service était géré par les démarcheurs eux-mêmes…). Les sociétés de démarchage ont l’obligation de transmettre leur liste de prospects à l’organisme, qui les expurgera des numéros dont les titulaires ont demandé le blocage. Une fois son compte créé sur Bloctel, on peut :

  • inscrire ou réinscrire des numéros dans la liste (cette inscription est à renouveler tous les 3 ans),
  • désinscrire des numéros précédemment inscrits,
  • signaler tout appel commercial reçu malgré son inscription dans la liste.

Maintenir sa propre liste de démarcheurs

Les ordiphones proposent tous une fonctionnalité de blocage de numéros de téléphone pour lesquels on ne veut pas être contacté. À chaque appel, on peut donc ajouter un numéro dans sa liste de blocage. Cependant, si on n’a pas répondu au téléphone il est difficile de savoir si l’appel manqué était légitime ou non, et donc s’il faut bloquer le numéro ou le rappeler… pour savoir ce qu’il en est, on peut chercher le numéro de téléphone directement dans un (meta-)moteur de recherche, on se verra proposer de nombreux sites qui offrent un espace de commentaires pour chaque numéro.

L’ARCEP (Autorité de régulation des communications électroniques et des postes) a publié le 1ᵉʳ septembre 2023 une liste de numéros que les démarcheurs sont obligés d’utiliser pour émettre des appels : si on reçoit un appel depuis un de ces numéros, on peut considérer que c’est du spam. Cela concerne les numéros commençant par 0162, 0163, 0270, 0271, 0377, 0378, 0424, 0425, 0568, 0569, 0948 ou 0949 en zone +33 (France métropolitaine), 09475 en zone +590 (Guadeloupe, Saint-Martin, Saint-Barthélemy ), 09478 ou 09479 en zone +262 (La Réunion, Mayotte et autres territoires de l’Océan Indien), 09476 en zone +594 (Guyane) et 09477 en zone +596 (Martinique).

Utiliser une application

Des applications peu transparentes

Il existe dans les magasins d’applications des téléphones Android et Iphone de multiples applications proposant qu’à chaque appel reçu son téléphone aille interroger une base de données sur le web pour identifier s’il s’agit d’un appel commercial puis d’agir en conséquence (rejet de l’appel par exemple). Chaque application peut cumuler plusieurs défauts, comme :

  • être elle-même initiatrice de publicité sur le téléphone (il est dommage de remplacer une forme de spam par une autre…),
  • nécessiter des droits démesurés sur le téléphone (à charge pour l’utilisateur de modifier ces droits si son téléphone et l’application le permettent),
  • manquer de transparence : toutes les informations des appels sont envoyées sur internet, ces données risquent d’être exploitées par d’autres démarcheurs,
  • consommer trop de batterie : l’application nécessite d’être exécutée en arrière plan, la consommation de batterie est donc continue et l’effet peut être significatif en ce qui concerne l’autonomie du téléphone.

L’application SpamBlocker

Les utilisateurs d’ordiphones basés sur AOSP (android, /e/, lineageOS, replicant, etc.) peuvent utiliser l’application SpamBlocker qui simplifie le blocage de numéros de téléphone en masse. Il s’agit d’un logiciel libre disponible gratuitement dans le dépôt par défaut de f-droid qui nécessite une liste restreinte de droits, qui n’incluent notamment pas l’accès à internet afin que vos informations personnelles restent en local sur le téléphone. Le blocage en masse de préfixes entiers de numéros de téléphones est rendu possible par la prise en compte des expressions rationnelles, par exemple si on ne veut pas être dérangé en Martinique, il suffit de mettre dans la liste noire l’entrée 5969477.* (les numéros doivent être saisis format international), et décider ce qu’on en fait (rejeter, laisser sonner dans le vide, décrocher/raccrocher). Voici la configuration à mettre en place pour la France métropolitaine :

capture d’écran de la configuration de SpamBlocker incluant tous les numéros de France métropolitaine

À l’usage, il n’est pas apparu de baisse d’autonomie d’un téléphone utilisant cette application.

Et les SMS ?

Les fonctionnalités de blocage des appels intégrées aux téléphones et à SpamBlocker peuvent aussi s’appliquer aux SMS. Il existe des plages de numéros de téléphone virtuels qu’il peut être tentant de bloquer, mais cela présente un risque de blocage de messages légitimes provenant d’utilisateurs d’applications utilisant de tels numéros. Il n’y a pas (encore ?) en France de norme en ce qui concerne les numéros de démarcheurs par SMS, il est cependant possible :

  • d’être désinscrit de la liste d’un démarcheur en envoyant « STOP » au numéro émetteur d’un de ses SMS,
  • de signaler un spam en transférant le message gratuitement au 33700 (on recevra par la suite un message demandant de préciser l’émetteur et l’heure du message).

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  • Retour d’expérience sur l’utilisation de GrapheneOS (ROM Android libre)
    Suite à la dépêche Comparatif : GrapheneOS vs LineageOS, je souhaitais faire part d’un retour d’expérience sur l’utilisation de GrapheneOS sur un téléphone Android Pixel 7a. Ce commentaire est repris ici sous forme de dépêche. Sommaire PixelOS Installation Interface Fonctionnalités spécifiques/avancées de PixelOS GrapheneOS Installation Interface Applications et « stores » Gestion des autorisations Séparation des usages Détail des approches suivies 1ʳᵉ approche 2ᵉ approche (test en cours)

Retour d’expérience sur l’utilisation de GrapheneOS (ROM Android libre)

Suite à la dépêche Comparatif : GrapheneOS vs LineageOS, je souhaitais faire part d’un retour d’expérience sur l’utilisation de GrapheneOS sur un téléphone Android Pixel 7a. Ce commentaire est repris ici sous forme de dépêche.

    Sommaire

    Le point de départ est celui d’un utilisateur sensible aux logiciels libres mais qui utilise un téléphone Android Samsung « comme tout le monde », avec :

    • Utilisation du Google Play Store, avec un compte Google personnel
    • Utilisation d’un compte Google professionnel
    • Utilisation du Samsung store, avec un compte Samsung
    • Utilisation d’une montre connectée Samsung avec appli Samsung health

    L’utilisateur a déjà expérimenté par le passé les solutions suivantes :

    • UbuntuOS (abandonné rapidement par manque d’applications)
    • LineageOS, avec Micro-G + « signature spoofing » pour permettre l’installation des applications bancaires

    PixelOS

    Installation

    La mise en œuvre du système « stock » installé sur le smartphone est très facile et simple d’utilisation. Les téléphones Pixel proposent des fonctionnalités « avancées » spécifiques qui sont proposées au démarrage, avec à chaque fois le jeu de « voulez-vous activer cette fonctionnalité ? Si oui, acceptez le contrôle des données suivantes… »
    On est dans un environnement full google, donc avec quelques habitudes à changer me concernant venant d’un environnement Samsung (la surcouche de l’OS est différente).

    Interface

    Launcher Pixel avec une barre de recherche Google qui ne peut pas être enlevée (The search bar cannot be removed from the bottom of the home screen, it's part of the Pixel Launcher https://support.google.com/pixelphone/thread/133065648/is-there-any-way-to-remove-the-google-search-bar-from-the-home-screen?hl=en), sinon tout est fluide / "beau"

    Fonctionnalités spécifiques/avancées de PixelOS

    • Déblocage du téléphone par reconnaissance faciale (probablement un cauchemar en termes de privacy, mais je pourrais comprendre pourquoi une personne lambda souhaiterait activer ce service)
    • « Double tap » au dos du téléphone pour lancer une action (dans mon cas : la lampe torche)
      • On peut utiliser Torchie pour une fonctionnalité proche (https://f-droid.org/fr/packages/in.blogspot.anselmbros.torchie/)
      • Les fonctions d’urgence « avancées » fournies par l’application « sécurité personnelle » (https://play.google.com/store/apps/details?id=com.google.android.apps.safetyhub&hl=fr&gl=US)
      • L’application est disponible sur le playstore mais ne fonctionne pas sur GrapheneOS
      • Il existe une fonction d’urgence « de base » dans GrapheneOS (AOSP ?) (appuyer 5x sur power pour lancer un appel d’urgence vers le 112)
      • Dans PixelOS, il y a un conflit de raccourcis entre « appuyer 5x sur power pour lancer un appel d’urgence » et l’option « appuyer 2x pour lancer l’appareil photo » (quand les deux sont activées : l’appareil photo prend le dessus)
    • Paiements NFC (non accessibles sur GrapheneOS)
      • Certaines applications de paiement autres que Google Wallet peuvent fonctionner (par ex. Paylib)
    • Fonctionnalité « bien être numérique », notamment le fait de passer l’écran en noir & blanc à partir d’une certaine heure pour tenter de limiter le temps devant les écrans. L’application existe dans le Play Store (https://play.google.com/store/apps/details?id=com.google.android.apps.wellbeing&hl=fr&gl=US) mais impossible à retrouver depuis le client Play Store sur le téléphone.
      • Il existe probablement des alternatives

    GrapheneOS

    Installation

    Procédure d’installation web très simple et rassurante. C’est la première fois que je me verrai recommander ce type d’install à un utilisateur non technique (alors que la procédure d’install de LineageOS - à l’époque ou j’ai essayé - est complexe et obscure, avec le risque de se planter à plusieurs étapes).

    Interface

    • Le bureau par défaut est très minimaliste et pas très accueillant (je sais que cela peut paraître peu important, mais le fond noir + icônes en noir & blanc peut rebuter / n’est pas aussi accueillant que le système de base).
    • Le clavier par défaut m’a dérangé (après des années à utiliser le clavier Gboard), surtout pour l’écriture « swipe » (que je pratique souvent quand j’écris un message à une main).

    Applications et « stores »

    Pour le Store Google, il est possible d’installer plusieurs « briques » de l’éco-système :

    • Google Services Framework (GSF), dont dépendent :
      • Google Play services + Google Play Store (interdépendants) On peut donc choisir : rien du tout, GSF pour les applis qui en dépendent, ou les trois.

    Gestion des autorisations

    • Les possibilités sont très fournies = positif (permet de limiter les accès réseau, les accès stockage)
    • Les possibilités sont très fournies = complexe à gérer : il faut se poser des questions / passer du temps à configurer les choses.
      • Exemple : la synchronisation des contacts Google ne se fait pas sans la permission « Contacts » dans l’appli « Google Services Framework ».

    Séparation des usages

    Il existe deux approches possibles de séparation des usages :

    • Utilisation d’un « user profile » : il s’agit d’un profil complètement distinct. On peut passer de l’un à l’autre assez facilement. Les deux profils ne peuvent pas se parler, sauf via les notifications croisées (https://www.youtube.com/watch?v=WjrANjvrSzw)
    • Utilisation d’un « work profile » : ici on utilise un seul profil, mais à l’intérieur duquel on vient activer la fonctionnalité « work profile » d’Android pour séparer les usages (via une application tierce telle que Shelter, https://www.youtube.com/watch?v=20C0FD7mGDY pour une explication détaillée)

    Détail des approches suivies

    1ʳᵉ approche

    • Profil « owner » avec Shelter
      • Profil « Personnel » = pas de services Google
      • Profil « Professionnel » = Services Google avec compte personnel
    • 2ᵉ Profil « Travail » = Services Google avec compte professionnel

    Ce qui bloque : je voulais utiliser la fonctionnalité « work profile » d’Android avec Shelter pour isoler mon compte Google personnel. Hors c’est ce compte qui jusqu’ici synchronise les contacts. Les applications par défaut de GrapheneOS ne gèrent pas cette synchro (autrement que via import/export manuel, ou alors je n’ai pas trouvé comment). Si on veut quelque chose qui s’intègre tout seul il faut passer par les applications Google de Téléphone/Contacts/Calendrier. Hors ces applications ne peuvent pas devenir « applications par défaut » (pour remplacer celles existantes de GrapheneOS) dans le « work profile », c’est le profil personnel qui gère cette configuration.

    2ᵉ approche (test en cours)

    • Profil « owner » (unique, sans Shelter) = Services Google avec compte personnel
    • 2ᵉ Profil « Travail » (unique, sans Shelter) = Services Google avec compte professionnel

    Ce qui bloque : j’utilise le téléphone à la fois pour le pro & perso, sauf que le fait d’avoir deux profils implique de jongler systématiquement entre les deux profils. Trop compliqué au quotidien.

    3ᵉ approche (d’ici une semaine)

    • Profil « owner » avec Shelter
      • Profil « standard » = Services Google avec compte personnel
      • Profil « work » = Services Google avec compte personnel

    Détails : utilisation sans les services Google

    Synchronisation des contacts & agendas

    La première problématique c’est la synchro des contacts et des agendas. Pour se passer de Google sur ce point, il faut mettre en place au préalable un service de partage de contact / agenda :

    Bref c’est un projet en tant que tel, pas forcément à la portée de tous

    Quid des applications non libres hébergées sur le play store

    À ce stade, pour accéder à d’éventuelles applications uniquement présentes sur le Play Store, il est possible de :

    • passer par l’application Aurora
    • passer par apkmirror pour les télécharger une à une

    Cependant, de nombreuses applications du Play Store requièrent l’installation du Google Services Framework (« GSF ») pour fonctionner.

    Me concernant, j’ai la liste suivante d’applications que j’ai pu récupérer par ce biais (et qui fonctionnent sans GSF) :

    • Appli Banque (SG)
    • Paiement NFC via Paylib (pas encore testé « en vrai » mais l’appli s’installe sans broncher)
    • Deezer (musique)
    • Somfy (alarme)
    • NetAtmo (thermostat connecté)
    • Doctolib (Santé)
    • Appli mutuelle (Alan)
    • Freebox connect (utilitaire freebox)
    • Wifiman (utilitaire réseau)

    Certaines applications nécessitent le GSF, c’est le cas notamment de :

    Détails : Utilisation avec les services Google

    Dans un profil séparé

    J’ai mis du temps à comprendre / trouver comment activer la fonctionnalité de profils multiples (alors que c’est simple) : Paramètres > Système > Utilisateurs multiples > Autoriser plusieurs utilisateurs (https://www.youtube.com/watch?v=SZ0PKtiXTSs)

    Le profil séparé à l’avantage d’être comme un « deuxième téléphone ». C’est aussi un inconvénient pour les personnes qui ne sont pas prêtes à faire cet « effort » (passer de l’un à l’autre), même si les notifications « cross profile » aident sur ce point.
    Il faut reproduire sur chacun des profils toutes les « custo » faites (changement de launcher, de clavier, configurations diverses, etc).

    Via la fonction « work profile » d’Android

    La fonction work profile fournit une séparation moins forte, mais c’est aussi plus « pratique » au quotidien car toutes les applications (et les comptes) sont dans un seul profil. J’ai testé via l’application Shelter.

    Avantages :

    • Tout est accessible dans le même profil
    • Dans le tiroir d’application, on retrouve deux « onglets » séparant les applications « perso » et « pro ».

    Inconvénients :

    • Comme pour le profil séparé, il y a une « double maintenance »
      • Ex: en cas d’utilisation de deux profils Google Play (profil perso + pro), il faut faire les mises à jour « des deux côtés »
    • Il faut bien choisir dans quel contexte on souhaite installer chaque application
    • Je n’ai pas trouvé comment faire pour 1. Synchroniser mon compte Google perso dans le « work profile » de Shelter et 2. faire remonter ces informations dans les applications « contacts » et « téléphone » par défaut de GrapheneOS. C’est le profil « Personnel » qui va dicter quelles applications par défaut sont utilisées.

    Conclusion, cas d’usages et « threat model » (modèle de menace)

    J’ai passé beaucoup plus de temps que prévu à comprendre GrapheneOS, tester différentes solutions et configurer les options / trouver des alternatives. Je suis bien conscient que plusieurs « problèmes » remontés pourraient tout simplement être résolus si j’acceptais de faire les choses différemment. Cela me pousse à m’interroger sur le compromis à choisir entre sécurité / respect de la vie privée / facilité d’utilisation ? Cette question dépend bien sur du modèle de menace (« threat model ») de chacun.

    Sécurité

    GrapheneOS répondrait parfaitement à des contraintes de sécurité « forte » pour des personnes étant journaliste / activiste / lanceur d’alerte / député. Dans ce cas d’usage, le coût de la sécurité est accepté.

    Vie privée

    GrapheneOS apporte un choix indéniable permettant à chacun de trouver le meilleur usage possible.

    Facilité d’utilisation

    Dans mon cas d’usage, je trouve que la fonction de profil séparé apporte trop de friction au quotidien, et je suis prêt à tout rassembler au sein du même profil. L’utilisation de deux téléphones différents (un perso / un pro) pourrait être une alternative. De la même manière, je n’ai pas encore passé le pas de me séparer de mon compte Google (pour la synchro des contacts / agendas), donc pour le moment je continue d’utiliser le Play Store. À terme, j’essaierai de ne plus en dépendre.

    Note : l’impact du matériel (« hardware ») sur la vie privée

    • Un casque Bluetooth Bose nécessite l’app « Bose Connect » qui dépend de GSF/Play Store
    • Un casque Bluetooth Samsung Buds2 Pro nécessite l’app Samsung qui demande la création d’un compte cloud chez eux
    • L’application Google Wallet me permet de régler mes courses via paiement NFC, mais donne accès par ce biais à un pan entier de données personnelles

    À chaque fois la question est : est-ce utile ou pas ? Puis-je facilement m’en passer ?

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    • Des cycles, des applis et des données
      Avec son plus d’un quart de siècle, il serait temps que LinuxFr se penche sur un sujet qui concerne la population en situation de procréer, soit quelques milliards d’individus, et qui concerne aussi à peu près tout le monde puisqu’il est question de données privées sensibles ; soit encore plus de milliards de personnes. Vous l’avez probablement deviné, il sera donc question des cycles féminins, des applis sous licences libres pour Android servant à le suivre et des données qu’elles récoltent, et

    Des cycles, des applis et des données

    Avec son plus d’un quart de siècle, il serait temps que LinuxFr se penche sur un sujet qui concerne la population en situation de procréer, soit quelques milliards d’individus, et qui concerne aussi à peu près tout le monde puisqu’il est question de données privées sensibles ; soit encore plus de milliards de personnes. Vous l’avez probablement deviné, il sera donc question des cycles féminins, des applis sous licences libres pour Android servant à le suivre et des données qu’elles récoltent, et également de suggestions d’alternatives.

    Théorie de manchots avec des protections hygiéniques entre les ailes le dernier a un ordiphone

    Sommaire

    Le cycle féminin, de la complexité de la gestion du temps

    Un petit rappel qui peut être utile. Le cycle féminin, qui débute au premier jour des règles, est, le plus souvent, de vingt-huit jours, presque comme celui de la Lune qui est d’un peu plus de vingt-sept jours. Il est marqué, à mi-parcours, par une ovulation qui rend les femmes fécondables. Cette coïncidence a fait écrire des âneries, notamment à Aristote :

     Les menstruations ont tendance à se produire naturellement pendant la lune décroissante […]. Car cette période du mois est plus froide et plus humide à cause de la déperdition et de la disparition de la Lune.1

    Les cycles peuvent, en fait, être plus ou moins longs selon les femmes, durer plus ou moins longtemps et être plus ou moins abondants. Et cela change au cours du temps. Un cycle est considéré comme court lorsqu’il dure moins de vingt-deux jours, et long lorsqu’il dure plus de trente-cinq jours2. Un retard de règles peut être le signe d’une grossesse, de problèmes de santé ou du début de la ménopause. La survenue des menstruations plus tôt dans le cycle peut être aussi source d’inquiétude. Surveiller son cycle n’est donc pas inutile. Une jeune fille peut être fécondée dès l’apparition de ses règles, entre onze et treize ans généralement. La grossesse la plus précoce que l’on connaisse est celle de Lina Medina qui a eu un enfant à cinq ans et demi et avait été réglée à trois ans et elle n’est pas la seule petite fille à avoir subi une grossesse précoce.

    Tout cela s’applique aux femmes qui ne bénéficient pas de contraception orale. Les autres peuvent, ou non, selon les contraceptifs, avoir des saignements.

    Des données sensibles

    Le suivi des menstruations concernant un très vaste public, de (très) nombreuses applications existent pour ordiphone : on peut en retrouver quelque chose comme une centaine sur le Play Store, voire plus. Elles proposent toutes basiquement un calendrier où noter les jours des règles avec la possibilité de paramétrer l’ajout d’autres informations :

    • abondance des règles,
    • relations sexuelles, protégées ou non,
    • symptômes physiques,
    • symptômes mentaux

    Ce qui fait beaucoup, beaucoup de données très sensibles si elles sont soigneusement et régulièrement remplies. Des données qui peuvent intéresser des entreprises ou des pouvoirs publics, qui ne se font pas faute de les utiliser.

    Ainsi, en 2019, des applis partageaient gentiment à des fins de revenus publicitaires les données sur Facebook, sans autorisation des personnes concernées. Certaines femmes pendant certaines périodes de leur cycle pouvant être plus susceptibles d’être influencées par des messages publicitaires bien choisis.

    Aux États-Unis, depuis la révocation du droit à l’avortement3 les données collectées par ces applications font craindre qu’elles ne causent des préjudices aux femmes les plus vulnérables. Et les applis peuvent, ont intérêt à, ou ne refuseront pas de collaborer avec la police pour traquer les femmes susceptibles d’avorter.

    Une quinzaine d’experts onusiens estiment que la pénalisation de l’avortement dans quatorze États états-uniens :

    pourrait conduire à des violations des droits des femmes à la vie privée, à l’intégrité et à l’autonomie corporelles, à la liberté de pensée, de conscience, de religion ou de conviction, à l’égalité et à la non-discrimination et à la protection contre la torture et les traitements cruels, inhumains et dégradants, ainsi que contre la violence fondée sur le genre.

    Ce qui concerne des millions de personnes.

    Les mêmes experts constatent que :

    ces interdictions d’avortement dans de nombreux États américains se sont accompagnées d’une érosion constante et rapide du droit à la vie privée, les forces de l’ordre s’appuyant de plus en plus sur des données électroniques pour traquer les personnes souhaitant avorter ou celles qui les aident et les encouragent à le faire. La plupart de ces données peuvent être consultées sans mandat.

    Ce qui vaut spécifiquement pour l’avortement aux USA, vaut pour tout et partout, notamment l’érosion constante du droit à la vie privée. Par exemple, Google admet que les utilisateurs de Chrome peuvent être suivis dans le mode Incognito. Et on rappellera qu’en France, les services de police judiciaires peuvent accéder aux ordiphones à notre insu et qu’on a l’obligation de donner le code de déverrouillage d’un ordiphone sous certaines conditions4.

    Basiquement, comme d’habitude :

    • on donne le moins possible de données,
    • on choisit ses applis, logiciels, réseaux sociaux, magasins en ligne, etc.,
    • on protège ses données.

    Et, accessoirement (⁉) on lit régulièrement LinuxFr ou ces questions sont souvent traitées, notamment avec les étiquettes vie_privée, pistagedonnées personnelles, ainsi que dans la section sécurité.

    Les applis de suivi des menstruations pour Android sur F-Droid

    S’il paraît nécessaire de recourir à une appli de suivi des menstruations, les critères de choix doivent être, d’une part, qu’elle ne collecte aucune donnée, et, d’autre part, que l’on puisse la télécharger de préférence anonymement.

    Sur F-Droid, il y a quatre applis5, dans l’ordre alphabétique BlueMoon, Drip, Log 28 et Periodical, on les retrouve aussi sur le Play Store. Elles sont sous licence GNU-GPL et LGPL. Toutes les quatre permettent d’ajouter beaucoup d’informations sur la santé physique ou mentale et les relations sexuelles. Ces informations ne sont pas nécessaires pour le suivi des menstruations. Elles affirment toutes que les données ne sont stockées que sur le téléphone et ne sont en aucune façon collectées. Seule Periodical est traduite en français, les trois autres sont en anglais.

    BlueMoon : menstruation et contrôle de la fertilité

    Des quatre applis, c’est celle qui exige la version d’Android la plus récente puisqu’elle n’est accessible qu’à partir des versions 8.

    Captures d’écran de l’appli de suivi des menstruations BlueMoon

    BlueMoon prétend suivre les menstruations et la sexualité des utilisatrices. L’écran d’ajout d’une info propose clairement le choix entre les règles, où on précise l’abondance du flux (trois niveaux), et la sexualité. Dans le second cas de figure, l’appli propose d’indiquer le type d’activité (solo, partenaire, groupe) et demande quel type de contraception, à choisir entre huit propositions. Dans les paramètres de l’appli, on peut configurer la surveillance de la prise de pilules contraceptives : cela se manifeste par une notification vous rappelant de la prendre.

    Il est possible de sauvegarder et de restaurer les données, mais dans un format propre à l’application. On peut aussi les supprimer.

    Fiche technique

    • Android 8.0 et plus
    • Licence GNU GPL v3
    • Version 1.0.4 (5), février 2024
    • Développé par Nibs Grob
    • La fiche sur le site F-Droid
    • Le dépôt de l’appli.

    Drip : une esthétique sobre, un mot de passe et des notifications

    Drip est peut-être l’appli la plus aboutie des quatre en termes de fonctionnalités. L’objectif de l’appli, telle qu’elle se définit elle-même :

    rappelez-vous que vous n’avez pas besoin d’une appli pour comprendre votre cycle ! Cependant, drip veut vous aider et faciliter le suivi de vos règles, plus facile et plus sûr.

    Captures d’écran de l’appli de suivi des menstruations drip

    Pour marquer un jour : il faut indiquer les saignements (bleedings) en cochant leur intensité, de spotting (traces) à heavy (abondant). Cela s’affichera sur le calendrier avec des couleurs rouges dont l’intensité varie selon l’importance du flux. Il faut le faire pour chaque jour. Il est possible de marquer un jour et de l’exclure du suivi menstruel. L’appli peut, sur demande, envoyer des notifications quelques jours avant la date prévisible des règles.

    Les statistiques indiquent les durées minimum et maximum des cycles, l’écart-type et le nombre de cycles.

    On peut protéger l’accès à l’appli par un mot de passe, exporter ou importer les données au format CSV et les effacer du téléphone.

    Fiche technique

    • Android 6 et plus pour la dernière version, la version 0.1905.29-beta (3) de 2020 est compatible Android 4.1 et plus
    • Licence GNU GPL v3
    • Version 1.2311.14 (25), janvier 2024
    • Développé par Bloody Health GbR
    • La fiche sur le site F-Droid
    • Le site de l’appli.

    Log28, pour les vieux ordiphones sous Android 4

    Comme pour la précédente : on ajoute des jours en indiquant les saignements. Ici, pas d’indication d’intensité du flux, mais on peut saisir des notes au besoin. La maintenance de Log28 semble en stase : la dernière version date de 2020.

    Captures d’écran de l’appli de suivi des menstruations log28

    L’écran Overview (Aperçu) indique combien de jours il reste, ou, selon la date, le nombre de jours antérieurs à la date du jour. Il permet de faire défiler horizontalement les informations par jour. Dans Add Info (Ajouter des infos) on peut rajouter des notes et d’autres éléments si on a paramétré l’appli pour ce faire. Par défaut tout est coché, sur les captures d’écran de suivi, je n’ai gardé que les Physicals Symptoms (symptômes physiques) et uniquement Bleeding (saignements).

    Dans Calendar (calendrier) on a un aperçu mensuel et on peut faire défiler les mois dans le sens vertical. Et enfin, le menu History (historique) indique les dates de début des cycles, sur la période ainsi que le nombre de jours des règles et celui des cycles. En haut, figurent les moyennes des durées des cycles et des règles. Et c’est tout.

    Fiche technique

    • Android 4 ou plus
    • Licence : LGPL 3 uniquement
    • Version 0.6 .2, octobre 2020
    • Développé par Waterbird Software
    • La fiche de l’appli sur F-Droid
    • Le dépôt de l’appli.

    Periodical, facile à utiliser et en français

    Periodical a le mérite, outre d’être traduite en français, d’être d’une utilisation très simple. Elle s’ouvre sur le calendrier : on appuie sur un jour et elle vous demande s’il faut le marquer comme premier jour des règles. Il n’y a rien d’autre à indiquer ! On peut, bien sûr, « Modifier les détails » pour ajouter d’autres informations, l’intensité par exemple de 1 (léger) à 4 (abondant). L’abondance des flux figure sur le calendrier sous forme de points, de 1 à 4 donc.

    Captures d’écran de l’appli de suivi des menstruations Periodical

    Le calendrier est en couleurs : rouge pour les jours des règles (comme c’est original  !), bleu pour les jours fertiles et jaune pour les autres. Ça ne peut pas se configurer. Il y a un historique avec les moyennes, un historique détaillé par jour. On peut sauvegarder les données au format json.gz ou les restaurer. Et enfin, l’appli a une aide bien complète et bien faite.

    Des quatre, c’est, de mon point de vue, la plus facile à utiliser, mais peut-être la moins réussie sur le plan esthétique.

    Fiche technique

    • Android 5 et plus
    • En français, licence GNU GPL v3.0 ou plus
    • Version 1.75 (99), octobre 2023
    • La fiche de l’appli sur F-Droid
    • Le site de l’appli.

    À quoi servent ces applis ?

    À quoi servent-elles, ou plutôt comment servent-elles ?

    Elles sont, bien évidemment, utilisées pour suivre le flux et pour prévoir les dates, plus ou moins exacte, des prochaines règles et, par conséquent, faire les courses nécessaires afin de ne pas être pris au dépourvu. On peut aussi, par contrecoup prendre certains rendez-vous, médicaux notamment, en fonction, ou encore des jours de congé.

    Elles peuvent aussi être utiles pour les informations de santé en permettant de repérer rapidement un retard des règles et, selon les cas de figure : s’en réjouir, s’en inquiéter, consulter, etc.

    Elles sont susceptibles d’être utilisées dans un but procréatif : repérer les jours les plus fertiles du cycle. Pour un couple dont un (ou les deux) membre se déplace souvent, cela peut être utile pour programmer les déplacements dans la mesure du possible.

    Peut-on les utiliser à des fins contraceptives ? Non si on ne se base que sur les dates d’ovulation ! Enfin pas si on ne veut vraiment pas avoir d’enfant. En revanche, oui si on a besoin d’un suivi de la prise de pilule.

    Et des alternatives

    Suivre ses menstruations n’est pas indispensable, mais, si on en ressent le besoin, une appli n’est pas le seul moyen. Avec ces alternatives, plus ou moins élaborées, les risques de dispersion des données dans la nature numérique sont quasiment nuls.

    On peut faire ça « à l’ancienne » donc sur du papier. Les diaristes peuvent utiliser leur journal : « cher journal, aujourd’hui les anglais ont débarqué, et ça fait un mal de chien. » On peut utiliser un calendrier, ou un agenda. Ça se fabrique et se vend toujours.

    Si vous n’avez pas de calendrier imprimé sous la main, ni envie d’en acheter un, vous pouvez télécharger et imprimer par exemple :

    • un calendrier fait avec Inkscape, la version d’origine est en anglais et vous la modifierez en même pas quinze minutes avec Inkscape en faisant un Rechercher-Remplacer pour le texte et en passant par l’éditeur XML pour les polices (ce logiciel est une merveille),
    • un calendrier annuel pour Calc, à personnaliser car il est en allemand, il s’imprime sur une feuille A4,
    • un pack de calendriers pour Calc. Prendre le fichier « calendrier_perpetuel_annuel_v16 ». La liste des années s’arrête à 2014 mais on peut la modifier et ça fonctionne très bien pour les années à partir de 2024.

    Et, si on préfère passer par l’ordinateur, les calendriers sous Calc ci-dessus peuvent servir. Mais si, en plus, on veut pouvoir s’amuser avec les données avec des calculs et la possibilité d’ajouter des diagrammes, vous pouvez récupérer ce classeur de Suivi des menstruations qui ne fait que ça et ne s’occupe pas des symptômes ou de votre vie sexuelle. En prime, il est utilisable avec Collabora Office pour Android (pas super confortablement). Il est très certainement améliorable et vous pouvez aussi le « détourner » pour d’autres usages après tout. Il est possible de le compliquer pour rajouter tout ce que vous voulez, donc les symptômes, le budget, etc. Il repose principalement sur des plages, des styles et des formules et des formats conditionnels.

    Pour finir, je tiens à remercier celles et ceux qui, sur Mastodon, m’ont donné des pistes pour la rédaction de cette dépêche.


    1. Citation reprise par Marie Desange, Cycles menstruels et cycles lunaires : il y a bien un lien mais pas celui que l’on croit, Presse santé, 25 août 2021. 

    2. Si vous voulez en savoir plus sur la question, Cycle menstruel (règles) : calcul, durée, ovulation, schéma du site Le Journal des femmes, est vraiment bien fait. 

    3. Le droit à l’avortement consiste à pouvoir interrompre volontairement une grossesse sans que cela soit un délit, à pouvoir bénéficier de soins médicaux pour ce faire sans avoir à justifier quoi que ce soit ni dépendre d’une autorisation, et à ne pas risquer de poursuites pénales en cas de fausse couche. Amnesty International considère que c’est un soin de santé de base. Les grossesses sont à chaque fois des risques pour les mères : une femme meurt toutes les deux minutes pendant la grossesse ou l’accouchement. 

    4. Sur le sujet de la surveillance et la démocratie, je vous renvoie à article d’Asma Mhalla Techno-politique de la surveillance de la revue Le Grand Continent. 

    5. Tout au moins, je n’ai repéré que ces quatre là. 

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    • Comparatif : GrapheneOS vs LineageOS
      Les deux versions sont basées sur Android 14 et je vous propose un retour d’expérience assez peu technique et amateur mais qui permettra peut-être des découvertes à certains lecteurs et lectrices ! :) Ça n’est pas un compte-rendu minutieux et spécialisé. GrapheneOS vise principalement la sécurité et la vie privée, pour ce faire, l’OS s’arrange à compartimenter les usages (les applications, les contacts, etc.), à promouvoir des pratiques moins permissives et à offrir des arrangements techniques

    Comparatif : GrapheneOS vs LineageOS

    Les deux versions sont basées sur Android 14 et je vous propose un retour d’expérience assez peu technique et amateur mais qui permettra peut-être des découvertes à certains lecteurs et lectrices ! :) Ça n’est pas un compte-rendu minutieux et spécialisé.

    GrapheneOS vise principalement la sécurité et la vie privée, pour ce faire, l’OS s’arrange à compartimenter les usages (les applications, les contacts, etc.), à promouvoir des pratiques moins permissives et à offrir des arrangements techniques dont il ne sera pas vraiment question ici. GrapheneOS n’est compatible qu’avec les smartphones Google Pixel et surtout avec les plus récents car l’équipe s’aligne sur le support officiel.

    LineageOS est plutôt destiné à ceux qui désirent un AOSP (Android Open Source Project) un peu personnalisé. On y gagne une compatibilité avec de nombreux appareils, des mises à jour qui dépassent celles des constructeurs (souvent), des facilités de personnalisation. L’appareil est « plutôt » dégooglisé mais pas totalement ; ce n’est pas vraiment son but essentiel.

    Sommaire

    Installation de GrapheneOS

    Déverrouillage OEM via l’OS existant (je suis à chaque fois repassé par la version stock du téléphone, donc celle vendue en magasin), en passant par les options développeur. Il faut ensuite redémarrer et accéder au bootloader. soit en démarrant l’appareil via une combinaison de touches (Power + Vol Bas sur le Pixel 6A), soit, si le débogage USB est activé dans l’OS, via la commande :

    $adb -d reboot bootloader
    

    Il faut ensuite aller sur cette page web avec un navigateur compatible (Firefox n’est pas pris en charge à cette heure-ci) : https://grapheneos.org/install/web. Quatre étapes principales y sont nécessaires et accessibles à n’importe quelle personne : l’installateur web fonctionne réellement en 4 clics. Déverrouillage du bootloader, téléchargement de la version actuelle de GrapheneOS, flash de la version téléchargée et verrouillage du chargeur d’amorçage donc.

    Problèmes rencontrés : j’ai installé l’OS plusieurs fois pour reproduire la procédure et j’ai eu plusieurs petits soucis, notamment lors de l’étape « Flash release ». Le téléphone s’est mis à redémarrer en boucle, la barre de chargement s’est bloquée, j’ai eu une erreur sans solution derrière (il a fallu soit recharger la page, soit passer en mode de navigation privée sous Chromium, pour ce dernier point, la communauté déconseille cet usage en raison d’un lourd besoin de mémoire vive du navigateur).

    Dans l’ensemble, c’est très facile, mais je n’ai pas trop apprécié ces problèmes un peu sortis de nulle part.

    Configuration de base de GrapheneOS

    C’est minimaliste : langue, fuseau horaire, activation ou non du Wi-Fi, connexion à un réseau, services de localisation.
    Le Wi-Fi n’est pas activé de base (un simple bouton permet de l’activer, mais on est vraiment dans cette optique de sécurité/vie privée).
    La configuration du mot de passe et de l’empreinte digitale m’a fait noter deux choses : l’une, l’écran clignotait un peu à chaque usage de l’empreinte digitale dans cette phase (le capteur est lumineux puisqu’il est sur l’écran) et, plus important, GrapheneOS n’intègre pas de déverrouillage par schéma, même de grande taille : c’est soit par code, soit par mot de passe soit sans simplement par balayage (c’est-à-dire qu’il n’y a pas de verrouillage). GrapheneOS considère que le schéma donne une illusion de sécurité et n’est donc pas compatible avec la ROM.
    Ensuite, on peut restaurer des données, mais je n’ai pu tester.

    Arrivée sur GrapheneOS

    Arrivée sur GOS

    C’est un accueil très minimaliste, tout de noir et de blanc, avec quelques applis.
    Vanadium est le navigateur basé sur Chromium développé par l’équipe de GrapheneOS. Un lecteur PDF est inclus.
    Il y a un petit gestionnaire d’apps dont vous pouvez voir une impression d’écran (il existe aussi le traditionnel volet déroulant, identique à celui de LineageOS plus bas). Il propose d’ailleurs d’installer Google Play Services, et GrapheneOS permet de l’installer dans un bac à sable.

    Apps_GOS

    Les options me semblent très normales, avec quelques réglages variés un peu partout. Je note la présence de l’auto-reboot réglé sur 18 heures : cela signifie que si le téléphone n’a pas été utilisé durant 18 heures, alors il redémarre. C’est parce qu’Android semble avoir deux conditions de chiffrement : avant et après le premier déverrouillage. Bref, en gros, c’est plus sécurisé de redémarrer l’ordiphone.
    Le code PIN peut aussi être mélangé (les chiffres sont disposés aléatoirement sur l’écran de déverrouillage.
    Il y a de nombreux réglages de sécurité et de vie privée dont on peut retrouver la documentation ici : https://grapheneos.org/features
    Je n’ai pas pu tester, mais GrapheneOS gère Android Auto.

    On peut évidemment basculer en mode de navigation avec des boutons.

    Concrètement, il y a beaucoup d’options et l’OS propose souvent des descriptions, mais il est un peu difficile de « tout gérer » à mon avis. J’ai l’avantage d’avoir une utilisation très simple de mon ordiphone, donc je suis peu embêté, mais le tout demande vraiment de se poser la question de ce qu’on veut partager et à qui. C’est le but de l’OS d’ailleurs.

    Installation de F-Droid sur GrapheneOS

    F-Droid s’installe via le téléchargement de l’APK sur le site Web. J’aurais bien aimé une intégration comme le Google Play, mais ce n’est pas grave.
    Comme vous pouvez le voir, les icônes ne s’accordent pas au thème de GrapheneOS, il y a bien une version bêta pour les couleurs des icônes, mais elle ne fonctionne pas pour toutes les applications.

    Ce magasin n’est pas forcément conseillé par la communauté qui privilégie le petit magasin de GrapheneOS ou le Play Store qui a été intégré dans un bac à sable.
    D’autres solutions existent comme Accrescent (magasin dans lequel les développeurs signent directement leurs applications, sans passer par un intermédiaire supplémentaire comme F-Droid). Aurora n’est pas particulièrement conseillé non plus (la communauté semble préférer la création d’un compte Google).

    Style_GOS

    Performances de GrapheneOS

    C’est rapide, fiable, sans superflu. La batterie tient bien la route (dans mon cas, 50% en 60 heures).

    À noter concernant GrapheneOS

    • On ne peut pas être root sur GrapheneOS, mais on peut utiliser adb tout de même (mais pas en root, donc).
    • On ne peut pas allumer la lampe torche via un long appui sur le bouton Power.
    • Caféine n’est pas intégré à l’OS.
    • Le navigateur Vanadium et le lecteur PDF intégré profitent d’une sécurité renforcée.
    • Les services Google sont désactivés de base mais davantage conseillés que d’autres solutions (je rappelle que GrapheneOS vise avant tout la sécurité et la vie privée et même si Google peut poser problème sur ce dernier point, la balance penche en sa faveur une fois tous les calculs faits).
    • GrapheneOS cherche vraiment à compartimenter tous les usages, estimant que c’est d’une importance capitale pour le bien de sa vision. Aussi retrouve-t-on une gestion des sandboxes (ou bacs à sable), des scopes (périmètres) qui limitent les autorisations et évidemment, des profils différents qui sont conseillés.
    • Le débogage USB est désactivé à l’installation.
    • On ne peut pas être root sur GrapheneOS (sauf bricolage) et c’est déconseillé par l’OS.

    Installation de LineageOS

    La procédure est identique à celle de GrapheneOS jusqu’à l’arrivée dans le chargeur de démarrage. Ensuite, connecté au PC, l’ordiphone est flashé avec fastboot et quelques procédures bien expliquées (je ne les retranscris pas ici parce qu’elles peuvent dépendre de votre matériel, LineageOS étant compatible avec des centaines de smartphones).

    La différence principale est que LineageOS ne permet pas de verrouiller le bootloader.

    Configuration de base de LineageOS

    C’est assez identique à GrapheneOS. J’ai noté plusieurs différences cependant :

    • Il y a une option supplémentaire dans les réglages de localisation : celle-ci peut se servir des réseaux pour accélérer les performances du GPS. L’option peut être désactivée.
    • LineageOS demande si vous acceptez l’envoi d’informations anonymisées permettant d’aider le projet.
    • On peut configurer un schéma de déverrouillage.
    • Pas de souci de clignotement (c’est vraiment un détail).
    • LineageOS demande quel type de navigation on préfère (soit par gestes, soit par boutons apparents ou non)

    Arrivée sur LineageOS

    Arrivée sur LineageOS

    C’est aussi très minimaliste ; un petit volet « Trust » est apparent (pas sur l’impression d’écran), c’est une centralisation de plusieurs informations de sécurité et de vie privée. On peut bien sûr créer plusieurs profils selon les besoins.
    Il n’y a pas de lecteur PDF inclus (contrairement à GrapheneOS) : il faudra le télécharger.
    Le navigateur est Jelly, il est basé sur Webview (qui est le navigateur d’Android à ce que j’ai compris). C’est assez minimaliste (par exemple, un nouvel onglet ouvre une nouvelle fenêtre… ça peut plaire à certains nostalgiques d’ailleurs !).

    Apps_LOS

    Les options sont aussi assez variées : il y a également le PIN scrambling mais pas d’auto-reboot.
    Android Auto n’est pas géré de base / sur tous les téléphones, mais peut être installé à ce que j’ai compris. À voir donc.

    Pas mal de réglages un peu partout, encore plus en mode développeur. La configuration esthétique est plus poussée que sur GrapheneOS comme on peut le voir après cette installation de F-Droid identique à celle de GrapheneOS : on peut changer les icônes, le style de celles-ci. Le menu déroulant n’en profite pas puisqu’il est garni de gros boutons (que je n’aime pas trop) qui existent depuis Android 12. Il y a aussi un mode pour unifier les icônes mais ça ne fonctionne pas non plus avec toutes les applications.
    Comme pour GrapheneOS, on peut utiliser d’autres magasins mais F-Droid est bien rempli et fonctionne plutôt bien. J’ai entendu parler de F-Droid Basic ou de Neo Store qui permettent les mises à jour automatiques des applications (F-Droid étant fait pour fonctionner avec d’anciennes versions d’Android).

    Style_LOS

    • Caféine est disponible ainsi l’activation de la lampe de poche par pression sur le bouton Power.
    • Il est facile de rooter l’ordiphone.

    La vie privée est pas mal respectée mais moins compartimentée que sur GrapheneOS.

    Performances de LineageOS

    Elles sont très similaires à celles de GrapheneOS.

    Conclusion

    Ce sont deux roms très intéressantes avec des philosophies assez différentes. Les communautés sont actives et relativement accessibles. GrapheneOS vise la sécurité et la vie privée, LineageOS la personnalisation et la compatibilité avec davantage de matériel. Possiblement une extension de la durée de vie des appareils. Dans sa philosophie, GrapheneOS n’est pas réellement censée durer plus longtemps que le système de base mais rien n’empêche de le garder un peu plus longtemps même si cela casse son design de base.

    Voici quelques liens susceptibles de vous intéresser :

    Find My Device : une application basée sur les SMS et qui permet de localiser son téléphone, de le faire sonner ou de prendre des photos. C’est surtout en cas de perte. En cas de vol et le téléphone éteint, ce n’est pas très utile (et votre ordiphone sera vite flashé de toute façon).
    Blog Wonderfall : pas mal d’informations techniques sur GrapheneOS. Le blog n’est plus trop alimenté mais l’auteur est joignable notamment sur Mastodon.
    Comparaison des ROM : un tableau comparatif sur des points techniques et d’usage.

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    • Projets libres ! Episode 15 : /e/OS, un OS android dégoogelisé
      Dans ce nouvel épisode, nous partons à la rencontre de Gaël Duval, pour parler de /e/OS. /e/OS est une version d'Android dégoogelisée, que Gaël a créé. Avec lui nous abordons les sujets suivants : ses expériences passées la genèse du projet l'articulation entre le projet communautaire et la société commerciale (Murena) les différentes sources de financement la collaboration avec les fabricants de téléphones, en particulier Fairphone le travail sur les smartphones Murena, le retour d'expérienc

    Projets libres ! Episode 15 : /e/OS, un OS android dégoogelisé

    Dans ce nouvel épisode, nous partons à la rencontre de Gaël Duval, pour parler de /e/OS.
    /e/OS est une version d'Android dégoogelisée, que Gaël a créé.

    Avec lui nous abordons les sujets suivants :

    • ses expériences passées
    • la genèse du projet
    • l'articulation entre le projet communautaire et la société commerciale (Murena)
    • les différentes sources de financement
    • la collaboration avec les fabricants de téléphones, en particulier Fairphone
    • le travail sur les smartphones Murena, le retour d'expérience du Murena 1 et le Murena 2
    • la FairTEC
    • les défis à venir du projet

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